- il y a 2 jours
Ce mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, les députés ont été nombreux à interpeler le ministre de l'Intérieur sur les attaques racistes proférées sur la chaine Cnew à l'égard du nouveau maire LFI de Saint Denis : "la honte !" a lancé le député insoumis Éric Coquerel qui accuse les membres du gouvernement d'alimenter un climat raciste. Laurent Nunez et Sébastien Lecornu ont eu l'occasion de lui répondre et ont tous deux dénoncé une accusation scandaleuse et fausse. Le ministre de l'Interieur a par ailleurs affirmé que l'étude des propos dont le nouveau maire a fait l'objet était en cours pour envisager une procédure judiciaire contre la chaine du groupe Bolloré.
Autre sujet qui a marqué cette séance, la mobilisation des enseignants contre les suppressions de postes prévues par le budget 2026. Selon la député socialiste Chantal Jourdan, le gouvernement "prépare des déserts éducatifs" alors que le député insomis Alexis Corbière accuse le ministre de l'Education de se cacher "derrière le médiocre argument de la démographie". Et Edouard Geffray de lui répondre que les suppressions étaient inférieures à la baisse démographie en cours.
La hausse des carburants a également été évoquée à plusieurs reprises ce mardi. La ministre de l'Énergie s'est voulue rassurante et a annoncé que des aides ciblées étaient encore à l'étude en ce moment.
Autre thèmes mis en avant par les députés ce mardi 31 mars : le scandale dans le périscolaire, la crise à Cuba ou encore les violences lors des élections municipales.
Autre sujet qui a marqué cette séance, la mobilisation des enseignants contre les suppressions de postes prévues par le budget 2026. Selon la député socialiste Chantal Jourdan, le gouvernement "prépare des déserts éducatifs" alors que le député insomis Alexis Corbière accuse le ministre de l'Education de se cacher "derrière le médiocre argument de la démographie". Et Edouard Geffray de lui répondre que les suppressions étaient inférieures à la baisse démographie en cours.
La hausse des carburants a également été évoquée à plusieurs reprises ce mardi. La ministre de l'Énergie s'est voulue rassurante et a annoncé que des aides ciblées étaient encore à l'étude en ce moment.
Autre thèmes mis en avant par les députés ce mardi 31 mars : le scandale dans le périscolaire, la crise à Cuba ou encore les violences lors des élections municipales.
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00:00:00Mes chers collègues, bonjour, la séance est ouverte.
00:00:04L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:00:08La première va être posée par monsieur Stevie Gustave pour le groupe écologiste et social.
00:00:19Monsieur le ministre, nègre je suis, nègre je resterai,
00:00:26écrivait Aimé Césaire, député de la République française.
00:00:29Ces mots sont des mots de dignité.
00:00:31Ils nous rappellent qu'on peut être noir et français,
00:00:34qu'on peut venir d'un quartier populaire et diriger une ville,
00:00:37et qu'en République, ce n'est pas l'origine qui compte, c'est le suffrage universel.
00:00:42En démocratie, on combat un élu sur ses idées ou sur son bilan.
00:00:47Mais quand on attaque un élu pour sa couleur de peau ou pour son origine,
00:00:50ce n'est plus de la politique, c'est du racisme.
00:00:53Et quand cela vise des élus noirs qui accèdent à des responsabilités,
00:00:57il faut le dire clairement, c'est de la négrophobie.
00:01:00Pendant longtemps, la République ne ressemblait pas encore à tout son peuple.
00:01:04Aujourd'hui, les choses changent.
00:01:06Des enfants d'ouvriers, des enfants d'immigrés, des enfants des quartiers populaires
00:01:10deviennent maires, adjoints, députés, élus.
00:01:14Et ce qui dérange encore certains, ce n'est pas ce que nous faisons,
00:01:17c'est simplement que nous soyons là.
00:01:19On parle souvent des enfants de la République, mais les enfants de la République ont des visages.
00:01:24Ils ont des prénoms.
00:01:25Et ces prénoms racontent la France.
00:01:28Bali, Chahidati, Anna, Leslie, Yaya, Mariam, Mohamed, Kwami, Ali, Mélissa, Adama,
00:01:37Bassi, Abdelkader, Idir, Landry.
00:01:40Ces femmes et ces hommes ont été élus par le peuple français.
00:01:43Leur légitimité ne se discute pas, elle se respecte.
00:01:46Ma question est simple.
00:01:48Que compte faire le gouvernement pour lutter contre le racisme,
00:01:51la désinformation et toutes les tentatives de faire passer des élus pour illégitimes
00:01:55à cause de leur origine ou de leur couleur de peau ?
00:01:58Le gouvernement compte-t-il saisir l'ARCOM lorsque des médias laissent diffuser
00:02:03des propos racistes ou diffamatoires contre des élus de la République ?
00:02:07Quelles mesures comptez-vous prendre pour mieux accompagner et protéger
00:02:11les élus victimes de haine et de menaces ?
00:02:14Je vous remercie.
00:02:16Merci, monsieur le député.
00:02:17La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:02:27Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député,
00:02:32évidemment, votre préoccupation, je la partage et l'ensemble du gouvernement la partage.
00:02:38Il ne m'a pas échappé que le premier prénom que vous avez nommé est celui du nouveau maire de
00:02:43Saint-Denis.
00:02:44Il ne m'a pas échappé cela, comme les propos qui ont été tenus par certains éditorialistes,
00:02:49chroniqueurs de la chaîne CNews, ne nous ont pas échappé non plus.
00:02:53Ce sont des propos qui sont ignobles, inacceptables, et je les ai dénoncés dès hier, dès hier matin, sur RTL.
00:03:01Ce sont des propos qui ne sont absolument pas acceptables.
00:03:05Je voudrais simplement vous dire également, monsieur le député, que la France que vous décrivez,
00:03:08c'est la France que nous avons tous ici en partage.
00:03:11C'est cette France-là que nous avons en partage.
00:03:13Ce n'est pas la nouvelle France, ce n'est pas la France qui serait en train de disparaître.
00:03:17C'est la France de la République, c'est la France de la cohésion nationale,
00:03:21c'est la France qui reconnaît tous ses enfants, quelle que soit leur origine, qui reconnaît tous ses enfants.
00:03:26C'est cette France-là que nous voulons défendre et que nous défendrons.
00:03:30Alors évidemment, ces propos qui sont inacceptables peuvent relever d'incrimination pénale.
00:03:36Et évidemment, ces propos sont à l'étude, je peux vous le confirmer, nous sommes à l'étude,
00:03:40de savoir s'ils relèvent de l'appel à la discrimination raciale, de l'un jour public.
00:03:45Et vous savez que le racisme, puisque c'est bien de cela dont il s'agit,
00:03:48qui n'est pas une opinion, qui est un poison, qui est un déni pénal,
00:03:52le racisme est souvent une circonstance aggravante.
00:03:55Alors vous nous interrogez également sur la saisine de l'ARCOM.
00:03:59Oui, l'ARCOM a été saisi par certains parlementaires, je vous le confirme.
00:04:02Nous suivons cela évidemment de très près, nous allons continuer à suivre cela de très près.
00:04:06Mais ces propos-là, ces propos-là, tels qu'ils ont été tenus,
00:04:10je peux vous assurer que comme ministre de l'Intérieur,
00:04:12et je m'adresse évidemment sous l'autorité du Premier ministre au nom de l'ensemble du gouvernement,
00:04:16nous allons les expertiser.
00:04:18S'il doit y avoir des poursuites pénales, il y aura des poursuites pénales.
00:04:21En tout cas, la France que vous décrivez, c'est la France que nous aimons,
00:04:24celle dans laquelle nous nous inscrivons, fiers et fidèles de porter les valeurs de la République.
00:04:29Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:04:32La parole est à présent à madame Estelle Youssoufa pour le groupe IOT.
00:04:36Merci, madame la présidente.
00:04:37Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre.
00:04:40Votre gouvernement a annoncé des mesures vendredi pour limiter l'impact de la hausse des prix du carburant,
00:04:45mais rien n'a été annoncé pour les foyers ruraux ou ceux des territoires ultramarins ou corse,
00:04:51qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture.
00:04:54Pour Mayotte, le choc pétrolier est le coût de massue de trop.
00:04:59Demain, 30 centimes de hausse à la pompe à essence, dont Total a le monopole sur notre île.
00:05:051 000 euros de plus pour les containers qui importent la totalité de ce que nous consommons.
00:05:1140% de hausse des tarifs du fret.
00:05:13Dans les supermarchés, la nourriture atteint des prix records.
00:05:17Les prix des billets d'avion explosent, alors que c'est notre seul moyen d'aller nous soigner, étudier, travailler,
00:05:24voir nos familles à la Réunion ou dans l'Hexagone.
00:05:27Que dire de la nouvelle taxe carbone imposée par l'Union européenne depuis le 1er janvier sur les matériaux de
00:05:32construction ?
00:05:33Le ciment, les tôles, les tiges en acier, les parpaings indispensables à Mayotte pour se reconstruire
00:05:39sont devenus des produits de luxe.
00:05:42Mayotte, je vous le dis ici, est à l'agonie.
00:05:4470% des Mahorais vivent sous le seuil de pauvreté.
00:05:48Il n'y a quasiment pas de transport en commun.
00:05:50Nous ne pouvons pas faire jouer une quelconque concurrence.
00:05:53A cause de la taille de notre marché, nos entreprises ne peuvent pas faire face.
00:05:58Monsieur le Premier ministre, après le cyclone Chido, pendant que la crise de l'eau continue,
00:06:03voire maintenant les prix de l'essence, des containers, de la nourriture, des billets d'avion et des matériaux de
00:06:09construction explosés,
00:06:11s'est achevé Mayotte.
00:06:12Ce n'est plus une question de cherté de la vie, c'est une question de survie qui est devenue
00:06:17hors de prix,
00:06:18une reconstruction que personne ne peut se payer.
00:06:21Monsieur le Premier ministre, quelles sont les mesures spécifiques que vous avez prévues pour Mayotte,
00:06:26pour les Outre-mer, pour la Corse ?
00:06:28Je vous remercie.
00:06:30Merci beaucoup, Madame la députée.
00:06:32La parole est à Madame Naïman Moutchou, ministre des Outre-mer.
00:06:38Merci, Madame la Présidente.
00:06:40Mesdames, Messieurs les députés, Madame la députée Youssoufa.
00:06:42Je comprends bien évidemment l'inquiétude de nos compatriotes dans les Outre-mer face à la hausse des prix du
00:06:48carburant,
00:06:49couplée, comme vous l'avez dit, au contexte de la vie chère en général.
00:06:54Je voudrais vous dire que dans les départements région d'Outre-mer, d'abord nous avons un mécanisme particulier de
00:07:00fixation des prix du carburant.
00:07:02C'est un dispositif de réglementation, de plafonnement, qui permet d'avoir chaque 1er avril un prix du carburant
00:07:08qui se comptabilise par rapport au mois précédent.
00:07:11Ce qui fait que pour le mois de mars qui vient de s'écouler, il y a eu un rôle
00:07:14d'amortisseur.
00:07:15La hausse, elle va se comptabiliser à partir de demain, effectivement, 1er avril.
00:07:19Vous avez raison, il va y avoir cette même augmentation mécanique que dans l'Hexagone,
00:07:23puisque notamment à Mayotte, désormais, le carburant transite par Singapour.
00:07:28Ça signifie concrètement, puisque j'ai les chiffres, que nous aurons des prix du carburant un peu moins supérieurs,
00:07:36un peu moins supérieurs à ce que nous avons dans l'Hexagone.
00:07:391,97 pour le sans-plomb, 1,90 pour le gazole.
00:07:43On est en moyenne dans l'Hexagone à 2,32 euros, 2,24 euros.
00:07:47Je veux dire également que nous assurons la sécurité des approvisionnements.
00:07:51Ça, c'est important que nous puissions concrètement le dire à nos compatriotes.
00:07:56Vous savez que nous suivons la situation heure par heure.
00:07:59C'est ce qui a fait que le gouvernement a décliné un premier plan,
00:08:02une première réponse à destination des transporteurs, des agriculteurs, des pêcheurs.
00:08:05Une enveloppe de 70 millions d'euros qui va aussi concerner, bien évidemment, les territoires des Outre-mer.
00:08:13Nous sommes en vigilance constante et nous nous adapterons en fonction de l'évolution de cette situation.
00:08:19Moi, je suis évidemment en lien quotidien avec le préfet.
00:08:22Pour les autres sujets que vous avez évoqués, vous avez raison, sur le prix des billets d'avion,
00:08:26Giovanni William, député, s'est vu confier une mission sur ce sujet.
00:08:30Il a entamé le travail il y a quelques semaines déjà pour que nous puissions apporter des réponses
00:08:34que j'espère que nous intégrerons auprès de la loi Vichert, tout comme sur le prix du ciment.
00:08:39Je porte ce combat, madame la députée, au niveau européen.
00:08:41Vous pouvez compter sur moi.
00:08:42Merci, madame la ministre.
00:08:44Madame la députée.
00:08:46Vous l'avez dit, c'est le préfet qui fixe les prix des carburants en Entremers.
00:08:50Vous avez la main.
00:08:51C'est aussi à Matignon que mon collègue Colombani attend que le Premier ministre signe sa mission parlementaire
00:08:58pour étudier le prix des carburants en Corse.
00:09:01On attend votre signature.
00:09:02Je vous remercie.
00:09:03Merci beaucoup, madame la députée.
00:09:06Avant de lui donner la parole, je suis heureuse de souhaiter en votre nom la bienvenue à madame Véronique Ludman,
00:09:12qui est devenue députée de la quatrième circonscription de l'Oise le 2 mars dernier.
00:09:19Vous avez la parole pour le groupe Horizon.
00:09:22Je vous remercie, madame la présidente.
00:09:24Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'Education nationale.
00:09:28Il y a trois ans, jour pour jour, la première ministre Elisabeth Borne promettait de changer de méthode pour l
00:09:36'école en proposant trois ans d'anticipation avant toute fermeture de classe.
00:09:42Trois ans plus tard, qu'en reste-t-il ?
00:09:45Ce matin même, les enseignants sont en grève.
00:09:48Il est annoncé que des centaines de classes fermeront à la rentrée.
00:09:52La méthode n'a donc pas changé.
00:09:55Alors oui, la démographie scolaire décline.
00:09:58Oui, l'Europe vieillit.
00:10:00Mais ce vertige démographique ne saurait devenir l'alibi d'un renoncement éducatif.
00:10:06Bien au contraire, il devrait être le signal d'une ambition nouvelle.
00:10:12Moins d'élèves, cela devrait signifier plus d'attention pour chacun d'entre eux,
00:10:17mais surtout initier une réorganisation ambitieuse et pluriannuelle pour l'avenir de l'école.
00:10:24C'est précisément ce combat que porte le groupe Horizon et Indépendant.
00:10:30Dans le cadre de notre journée d'initiative parlementaire,
00:10:34nous avons inscrit la proposition de loi de notre collègue Pierre Henriet
00:10:39visant à valoriser les regroupements pédagogiques intercommunaux
00:10:42tout en sécurisant leur financement.
00:10:46Car l'avenir de l'école doit se construire avec les territoires.
00:10:50Notre école, Monsieur le Ministre, ne tombe pas en ruine par accident,
00:10:55mais sous le poids d'une logique comptable et administrative,
00:10:59d'un métier d'enseignant méprisé dans sa rémunération
00:11:02et contesté dans son autorité d'un niveau qui chute et d'un climat délétère.
00:11:09Alors, Monsieur le Ministre, ma question est simple.
00:11:12Comptez-vous engager une réflexion pour une refondation structurelle
00:11:16de notre modèle éducatif et êtes-vous prêts à soutenir notre proposition de loi
00:11:22sur les regroupements pédagogiques intercommunaux ?
00:11:24Je vous remercie.
00:11:25Merci beaucoup, Madame la députée.
00:11:29La parole est à Monsieur Edouard Jeffray, ministre de l'Education nationale.
00:11:34Un peu de silence, s'il vous plaît.
00:11:36Merci, Madame la Présidente.
00:11:37Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Ludman.
00:11:40Je partage évidemment votre inquiétude devant le vertige démographique
00:11:45et devant le déchirement que constituent des fermetures de classes
00:11:47singulièrement au milieu rural.
00:11:49Je repartage avec vous...
00:11:51Oui, c'est un déchirement.
00:11:53Je repartage quelques données avec vous avant de vous répondre sur le fond.
00:11:57Ces données démographiques, c'est que nous perdons actuellement
00:11:59par rapport à il y a 10 ans, une génération tous les 4 ans.
00:12:03Nous avons le taux de fécondité de 1916
00:12:05et le nombre d'enfants de 1942 avec 28 millions d'habitants de plus.
00:12:09Et nous perdons chaque année 100 à 150 000 aides dans le système éducatif.
00:12:14Compte tenu de ces éléments, et je suis d'accord avec vous,
00:12:17on ne peut pas se borner à une logique comptable et annuelle.
00:12:21Il faut évidemment qu'on ait une vision pluriannuelle.
00:12:24Il faut évidemment qu'on y travaille avec les collectivités locales,
00:12:26dans une double logique en réalité.
00:12:28D'un côté, une logique d'aménagement du territoire,
00:12:30parce que oui, l'école est un élément d'aménagement du territoire,
00:12:33évidemment.
00:12:34Et de l'autre, une logique aussi d'adaptation de l'offre scolaire.
00:12:38Quelle doit être l'offre scolaire pour les enfants qui sont aujourd'hui en maternelle
00:12:41et qui, quand ils passeront le bac dans 15 ans,
00:12:46le passeront dans un système éducatif où il y aura 25% d'élèves en moins.
00:12:50Donc très concrètement, les observatoires des médecins rurales,
00:12:53qui avaient été lancés notamment par ma prédécesseure, Elisabeth Borne,
00:12:56sont généralisés à tout le territoire,
00:12:58et ils doivent nous permettre de dessiner un chemin,
00:13:01non pas seulement à un an, à trois ans ou à cinq ans,
00:13:03mais même à dix ans.
00:13:04J'aurai d'ailleurs cette semaine l'occasion,
00:13:06enfin l'ADEP aura l'occasion de publier les chiffres à dix ans,
00:13:08parce que j'ai demandé qu'on ait une vision à dix ans pour le système éducatif.
00:13:11Et ensuite, on travaillera, maintenant que les élus locaux ont été,
00:13:14le nouveau conseil ministre pour été élu,
00:13:16avec les élus locaux, à la fois sur la logique de l'offre scolaire
00:13:19et sur la logique de son organisation.
00:13:21Et c'est pour ça qu'évidemment, je serai en soutien de la proposition là-dessus sur l'ERPI,
00:13:25qui vient ainsi consolider une logique justement d'aménagement du territoire,
00:13:28raisonnable et raisonnée, dans une perspective démographique hélas sinistrée.
00:13:31Je vous remercie.
00:13:33Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:13:34La parole est à madame Hélène Laporte, le Rassemblement national.
00:13:40Merci, madame la présidente.
00:13:42Ma question s'adresse à madame Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture.
00:13:45Madame la ministre, lors de votre arrivée rue de Varennes, je cite, il y a un an et demi,
00:13:49vous affirmiez vouloir avancer vite et ne jamais renoncer lorsqu'il s'agit de l'intérêt général.
00:13:54Aujourd'hui, partout en France et dans mon département du Lot-et-Garonne,
00:13:57le constat de nos agriculteurs est clair, ce qui avance vite, c'est le déclin de nos filières.
00:14:02Impuissance face à la crise internationale, plus de 50% sur le prix du GNR depuis début mars.
00:14:07Face à cela, vous annoncez un plan dérisoire de 70 millions d'euros,
00:14:10avec des reports de cotisations, un étalement des impôts, des prêts à court terme,
00:14:14rien qui ne règle le fond du problème.
00:14:16Quand actionnerez-vous enfin tous les leviers fiscaux ?
00:14:19Je pense à la TVA au tarif d'assises.
00:14:22Impuissance face à l'intransigeance de la Commission qui vient de rejeter la demande de suspension du MACF
00:14:27dans un contexte d'explosion du coût des engrais.
00:14:29Nous sommes le second contributeur net.
00:14:32Quand imposerez-vous un juste rapport de force à l'échelle européenne ?
00:14:36Impuissance face à un carcan réglementaire toujours plus lourd.
00:14:39Il y a eu deux décrets publiés sur les sept prévus par la loi du 11 août 2025.
00:14:43La réintroduction de l'acétamipride est écartée du futur projet de loi d'urgence.
00:14:48Quand engagerez-vous réellement la levée des contraintes ?
00:14:51Impuissance face aux enjeux hydriques.
00:14:53Les projets sont toujours à l'arrêt.
00:14:54Les infrastructures réalisées sont interdites d'utilisation par la justice comme à Sainte-Solines.
00:15:00Alors que nos territoires sont soumis aux inondations,
00:15:02on empêche nos exploitations de se prévenir contre la sécheresse par le stockage.
00:15:06Jusqu'à quand ?
00:15:07Impuissance aussi face à la politique de la Commission européenne sur le libre-échange,
00:15:11avec le passage en force sur l'accord avec le Mercosur,
00:15:13un accord avec l'Australie qui multiplie par 10 les quotas d'importation de bœuf.
00:15:17Là encore, quand la France, par votre voix, va-t-elle s'opposer réellement à ce suicide agricole ?
00:15:23Madame la Ministre, depuis un an et demi, nos agriculteurs ont entendu beaucoup de compassion,
00:15:27mais vu trop peu d'actes.
00:15:29Un exemple intégré à la loi d'urgence,
00:15:31c'est disposition de notre proposition sur l'obligation d'étiquetage.
00:15:35Et il est inutile de prendre pour bouclier le droit européen,
00:15:38car pour la PPL vers Morel interdisant l'importation des produits
00:15:41et en reçu les substances interdites dans l'Union européenne,
00:15:43cela ne vous a posé absolument aucun problème.
00:15:46Ici et maintenant, notre agriculture a besoin d'actes concrets.
00:15:50Merci.
00:15:50Merci Madame Laporte.
00:15:53La parole est à Madame Annie Gennevard, ministre en charge de l'Agriculture.
00:15:58Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés,
00:16:01Madame la députée Hélène Laporte.
00:16:03Tout d'abord, laissez-moi vous dire que depuis un an,
00:16:06nous avons fait beaucoup de choses.
00:16:08Le contrôle administratif unique,
00:16:09la loi d'orientation agricole,
00:16:11la loi visant à lever les entraves,
00:16:12elle a été votée, Madame la députée,
00:16:14vous le savez, vous l'avez votée,
00:16:16l'accélération des versements de la PAC,
00:16:18les plans de soutien, hydraulique, culture méditerranéenne,
00:16:21viticulture, grande culture,
00:16:23j'ai géré plusieurs crises sanitaires,
00:16:24un nombre incroyable,
00:16:25l'ADNC, l'IHAP,
00:16:27et j'en passe.
00:16:28Les conférences de la souveraineté alimentaire
00:16:31avec une programmation,
00:16:33une planification inédite,
00:16:35les assises du sanitaire,
00:16:36et désormais, ce projet de loi,
00:16:39ce projet de loi d'urgence
00:16:40qui va être examiné ici même,
00:16:42donc nous n'avons pas chômé
00:16:44durant cette année.
00:16:46Alors, vous évoquez plusieurs sujets.
00:16:48Tout d'abord, sur le GNR,
00:16:50Madame la députée,
00:16:51vous avez examiné le budget cette année,
00:16:54le projet de loi de finances de 2026,
00:16:56vous avez vu que nous consacrons
00:16:581,3 milliard à l'allègement
00:17:00de la fiscalité du GNR.
00:17:02L'Etat, avec la dernière proposition
00:17:05qui a été faite,
00:17:06ne prend pas un centime de fiscalité
00:17:08sur les droits d'accès du GNR.
00:17:11Donc, il faut quand même mesurer l'effort,
00:17:13l'effort de la solidarité nationale
00:17:15en faveur de nos agriculteurs.
00:17:17Maintenant, votre proposition sur l'étiquetage.
00:17:20Vous savez, toutes les bonnes idées
00:17:21sont bonnes à prendre,
00:17:22et c'est une bonne idée.
00:17:24Et je puis vous dire
00:17:26que sur la mention de l'origine,
00:17:29je suis complètement d'accord avec vous,
00:17:31mais il se fait qu'il y a
00:17:34une réglementation européenne,
00:17:36ce qui ne doit pas nous empêcher de faire.
00:17:39Nous avons fait bouger les lignes
00:17:41sur l'étiquetage de l'origine de la viande.
00:17:43Nous le ferons également
00:17:45à la manière des Italiens
00:17:47sur des expérimentations
00:17:48sur certains produits.
00:17:49Et les mesures que nous allons prendre
00:17:51dans la future loi d'urgence
00:17:53sur l'achat public dans les cantines
00:17:57permettra précisément
00:17:58d'activer des achats
00:18:00de produits français et européens.
00:18:03Merci beaucoup, madame la ministre.
00:18:05Merci beaucoup.
00:18:06Le sujet mériterait de long développement,
00:18:08mais nous en reparlerons.
00:18:10Merci beaucoup.
00:18:11La parole est à présent
00:18:12à monsieur Vincent Trébuchet
00:18:14pour le groupe UDR.
00:18:20Ma question s'adresse
00:18:21à la ministre de la Santé et des Familles.
00:18:24Madame la ministre,
00:18:25les témoignages d'enfants victimes
00:18:27de violences dans le périscolaire
00:18:28affluent désormais de toute la France.
00:18:31Ils disent l'horreur
00:18:32et révèlent une défaillance grave
00:18:33de notre politique de protection de l'enfance.
00:18:36Il y a trois jours,
00:18:37nous apprenions à nouveau
00:18:38qu'un enfant de trois ans
00:18:39aurait été violé dans les toilettes
00:18:41de l'école maternelle Voltaire à Paris.
00:18:44Ce que met au jour
00:18:45le mouvement MeToo École
00:18:46n'est pas une succession
00:18:47de cas isolés,
00:18:48mais une réalité installée
00:18:49faite d'agressions sexuelles,
00:18:51de viols, d'alertes
00:18:52sans réponse immédiate.
00:18:54Partout,
00:18:55de l'affaire Bétarame
00:18:56au dysfonctionnement
00:18:57de l'aide sociale à l'enfance,
00:18:58en passant par les cas
00:18:59d'inceste parental,
00:19:01le même schéma se répète.
00:19:02La parole de l'enfant
00:19:03est mise en doute.
00:19:04Les signalements
00:19:05ne sont pas suivis
00:19:06d'effets immédiats.
00:19:07Et les adultes mis en cause
00:19:09ne sont pas écartés,
00:19:10mais souvent seulement
00:19:11déplacés.
00:19:12Selon la civise,
00:19:13160 000 enfants
00:19:14subissent chaque année
00:19:15des violences sexuelles
00:19:16dans notre pays,
00:19:17dont près de la moitié
00:19:18dans des institutions
00:19:19censées les protéger.
00:19:21Madame la ministre,
00:19:22il faut avoir le courage
00:19:23de nommer les choses.
00:19:24Nous sommes face
00:19:25à un système de prédation
00:19:27rendu possible
00:19:28par des failles de l'Etat
00:19:29dans sa mission
00:19:30de protection
00:19:31des plus vulnérables
00:19:32entre tous.
00:19:33Ce n'est pas juste
00:19:34un sujet municipal.
00:19:36Ce n'est pas juste
00:19:37un sujet parisien.
00:19:38C'est la responsabilité
00:19:39de l'Etat
00:19:40qui a failli.
00:19:42Madame la ministre,
00:19:43je m'adresse à vous
00:19:43en tant que députée
00:19:44et en tant que père.
00:19:45Les familles
00:19:46brisent le silence.
00:19:47Mais après,
00:19:48que deviennent
00:19:48leurs signalements ?
00:19:50Comment expliquer
00:19:51que des personnes signalées
00:19:52puissent encore
00:19:52être au contact
00:19:53d'enfants ?
00:19:55Enfin,
00:19:55alors que vous avez récemment
00:19:56annoncé la présentation
00:19:57d'un projet de loi dédié
00:19:58à la protection de l'enfance,
00:20:00pouvez-vous nous assurer
00:20:01qu'il ne laissera place
00:20:03à aucun angle mort
00:20:04et que nous ne découvrirons
00:20:06pas dans quelques mois
00:20:07un scandale
00:20:08dans un nouveau pan
00:20:08de la petite enfance ?
00:20:10Je vous remercie.
00:20:11Merci,
00:20:11monsieur le député.
00:20:12La parole est à madame
00:20:13Stéphanie Riste,
00:20:14ministre de la Santé.
00:20:16Merci,
00:20:17madame la présidente.
00:20:18Merci,
00:20:19monsieur le député,
00:20:20Vincent Trébuchet
00:20:21pour votre question
00:20:22qui nous concerne tous,
00:20:23qui nous met tous
00:20:24collectivement
00:20:25face à nos responsabilités.
00:20:27Vous posez la question
00:20:28de la protection des enfants
00:20:29dans le périscolaire,
00:20:30mais il s'agit
00:20:31de la protection
00:20:32de tous nos enfants.
00:20:33Et c'est ce à quoi
00:20:34nous travaillons
00:20:36avec le garde des Sceaux
00:20:37pour présenter
00:20:37un projet de loi
00:20:38mi-mai au Conseil des ministres
00:20:40et qui permettra
00:20:41d'apporter
00:20:43des mesures
00:20:44de protection des enfants,
00:20:46dont notamment
00:20:47le certificat
00:20:49d'honorabilité,
00:20:50en tout cas
00:20:50la vérification
00:20:51des antécédents judiciaires
00:20:52de toute personne
00:20:54travaillant
00:20:54avec des enfants
00:20:56pour diminuer
00:20:57ce risque
00:20:57qui malheureusement
00:20:59que ce soit
00:21:00dans le périscolaire
00:21:01mais aussi
00:21:01et malheureusement
00:21:03pour les enfants
00:21:03confiés à la protection
00:21:05de l'enfance
00:21:07sont l'objet
00:21:08de scandales
00:21:09que nous voyons
00:21:10régulièrement.
00:21:11Donc oui,
00:21:11monsieur le député,
00:21:12je peux vous affirmer
00:21:13que collectivement
00:21:14avec les collectivités,
00:21:15avec les départements,
00:21:17nous travaillons
00:21:18pour améliorer
00:21:19la protection des enfants
00:21:20et ce projet de loi
00:21:21va arriver prochainement.
00:21:23Au-delà de ça,
00:21:24ma collègue
00:21:25ministre des Sports
00:21:27qui est aussi
00:21:27en charge
00:21:29des mesures
00:21:30sur le périscolaire
00:21:31à rencontrer
00:21:32évidemment
00:21:32les différents collectifs
00:21:34et ensemble,
00:21:34je l'ai dit
00:21:35avec le garde des Sceaux,
00:21:36avec la ministre des Sports,
00:21:37la ministre des Collectivités
00:21:38que nous travaillons
00:21:39pour être efficaces.
00:21:40Je crois que ce que nous avons besoin
00:21:41c'est que rapidement
00:21:43nous puissions avoir
00:21:43des mesures votées
00:21:45qui entraînent
00:21:46une véritable amélioration
00:21:48pour la protection
00:21:49de nos enfants.
00:21:50Je vous remercie.
00:21:51Merci beaucoup,
00:21:52madame la ministre.
00:21:54Monsieur le député.
00:21:55Madame la ministre,
00:21:56les familles disent déjà
00:21:57que ce plan sera insuffisant.
00:21:58Il en faudra beaucoup plus
00:21:59pour regagner leur confiance.
00:22:01Je vous remercie.
00:22:03La parole est à présent
00:22:04à monsieur Eric Coquerel
00:22:05pour le groupe
00:22:05La France Insoumise.
00:22:11La honte.
00:22:12Oui,
00:22:13vous devriez être
00:22:14accablés de honte.
00:22:15Vous,
00:22:16responsable politique
00:22:17dont plusieurs ici
00:22:18et médias
00:22:19qui avaient alimenté
00:22:20une campagne raciste
00:22:21et plus particulièrement
00:22:22négrophobe.
00:22:23Une campagne doublée
00:22:24de mépris de classe
00:22:25vis-à-vis d'élus
00:22:26issus de villes populaires
00:22:28et, le comble pour vous,
00:22:29insoumis
00:22:30ou assimilés par vous
00:22:31à France Insoumise.
00:22:33Bali Bagayoko
00:22:34a concentré
00:22:35tous vos tirs
00:22:35jusqu'au Sailly
00:22:36sur CNews
00:22:37convoquant l'imaginaire raciste
00:22:39pour le comparer
00:22:39à un grand singe
00:22:40et la ville de Saint-Denis
00:22:42à une tribu primitive.
00:22:43Bali Bagayoko
00:22:44a concentré
00:22:45tous les tirs
00:22:46parce que,
00:22:47maire de la deuxième ville
00:22:47d'Ile-de-France,
00:22:48il se revendique
00:22:49héritier de l'immigration
00:22:51et du programme
00:22:52de rupture
00:22:52plébiscité par les électeurs
00:22:54parce que,
00:22:55par essence,
00:22:56vous l'estimez
00:22:57illégitime
00:22:58depuis votre supériorité
00:22:59construite
00:23:00de caste,
00:23:01de classe
00:23:02et, consciemment ou pas,
00:23:03de race
00:23:03dans le système
00:23:04que vous perpétuez
00:23:05a inventé le concept
00:23:06pour asseoir sa domination
00:23:08et justifier
00:23:09l'esclavage
00:23:10et la colonisation.
00:23:11Oui,
00:23:12diffamer
00:23:12Bali Bagayoko
00:23:13en dénonçant
00:23:14sans preuve
00:23:14des accointances
00:23:15avec des dealers,
00:23:16c'est du racisme.
00:23:18Oui,
00:23:18cette campagne
00:23:19contre ces nouveaux maires
00:23:20et leur soutien
00:23:21fustigé pour quelques haies
00:23:22pourtant si fréquentes
00:23:24en France
00:23:24lors des soirées électorales,
00:23:26c'est du racisme.
00:23:28Sédicieux
00:23:28aurait osé
00:23:29le président Macron
00:23:30abject,
00:23:31a dit monsieur Attal.
00:23:32Oui,
00:23:33les rappels alors
00:23:34des ministres d'Unaise,
00:23:35Amiez et Berger,
00:23:36c'est du racisme.
00:23:37Une tempête volontaire
00:23:39dans un verre d'eau
00:23:40sur la foi
00:23:40d'un site d'extrême droite.
00:23:42Et voilà,
00:23:42Bali Bagayoko
00:23:43faussement accusé
00:23:44d'écarter des fonctionnaires
00:23:45en raison de leur opinion
00:23:47alors qu'il n'a que rappelé
00:23:48leur obligation
00:23:49d'appliquer le programme
00:23:50issu des urnes.
00:23:52Un principe évident
00:23:53et le droit d'un maire
00:23:54sauf s'il est noir,
00:23:55insoumis
00:23:56et élu en Seine-Saint-Denis.
00:23:58Donc,
00:23:58que compte faire
00:23:59le gouvernement
00:23:59de la chaîne
00:24:00de l'Empire Bolloré
00:24:01au-delà d'études
00:24:03après ces nouvelles sorties racistes
00:24:04qui nous font honte ?
00:24:06Allez-vous présenter
00:24:07des excuses
00:24:07pour avoir alimenté
00:24:09ce climat raciste
00:24:10vis-à-vis de Bali Bagayoko
00:24:11ou allez-vous continuer
00:24:12à faire honte
00:24:13à la République ?
00:24:17Merci,
00:24:17monsieur le député.
00:24:18La parole est à monsieur
00:24:19Laurent Nunez,
00:24:20ministre de l'Intérieur.
00:24:25Merci,
00:24:25madame la présidente,
00:24:26mesdames et messieurs
00:24:27les députés,
00:24:28monsieur le président Coquerel.
00:24:30D'abord,
00:24:31je vais redire
00:24:31ce que je viens de dire
00:24:32à l'instant.
00:24:33Vous nous faites
00:24:34un procès d'intention,
00:24:36je dis bien d'intention.
00:24:37Il n'y a pas un membre
00:24:38du gouvernement,
00:24:38il n'y a pas un responsable
00:24:39du socle commun
00:24:41qui ait tenu
00:24:42les propos que vous dites
00:24:43et que vous qualifiez
00:24:44de raciste.
00:24:46Rendez-vous compte
00:24:46de ce que vous dites.
00:24:48De raciste.
00:24:49Je redis
00:24:50ce que j'ai dit
00:24:51en début de cette séance
00:24:52de questions d'actualité.
00:24:53Le maire de Saint-Tenier
00:24:55a été élu démocratiquement.
00:24:56Les propos
00:24:57qui ont été tenus
00:24:57contre lui
00:24:58sur CNews
00:24:59sont ignobles,
00:25:00inacceptables,
00:25:00nous les condamnons fermement.
00:25:02S'il relève du pénal,
00:25:03il y aura des poursuites.
00:25:04L'Arc-Om est saisi,
00:25:05nous serons attentifs
00:25:06aux suites
00:25:06qui y seront données.
00:25:08C'est ça la France,
00:25:09c'est ça notre République,
00:25:10ça n'est pas la nouvelle France
00:25:11que vous appelez de vos vœux
00:25:12ou ce n'est pas la France
00:25:12qui disparaît.
00:25:13C'est la France d'aujourd'hui,
00:25:14cette France
00:25:15qui accueille
00:25:16tous ses enfants,
00:25:17quelle que soit leur origine
00:25:19et qui reconnaît
00:25:19tout leur talent,
00:25:20tout leur mérite,
00:25:21au cas d'espèce
00:25:21par l'élection
00:25:22qui n'est pas contestée,
00:25:23qui est incontestable.
00:25:25Maintenant,
00:25:25Monsieur le Président,
00:25:27pardon de vous rappeler
00:25:28que quelque endroit
00:25:30que l'on se trouve
00:25:31du territoire de la République,
00:25:32il est normal
00:25:33que des ministres
00:25:33de la République,
00:25:34et les préfets le feront,
00:25:35rappellent à toutes et à tous
00:25:36ce que sont les règles
00:25:38de la République.
00:25:40Et quand des propos
00:25:41sont tenus
00:25:42par quelques personnes
00:25:43qu'ils soient,
00:25:44quand des propos
00:25:45sont tenus
00:25:45et qu'il nous semble
00:25:46qu'ils débordent
00:25:47des cadres
00:25:48des règles applicables,
00:25:49il est normal
00:25:49que nous le rappelions.
00:25:51Voilà.
00:25:52Il n'y a là-dedans,
00:25:53Monsieur le Président,
00:25:54aucune forme de racisme.
00:25:56C'est l'application
00:25:57des lois de la République.
00:25:58Et quand nous rappelons
00:25:59un élu à la règle,
00:26:01nous ne regardons pas
00:26:02son origine,
00:26:03nous ne regardons pas
00:26:04de quelle partie
00:26:04il émane.
00:26:05Partout sur le territoire français
00:26:07s'appliquent
00:26:07les mêmes lois de la République.
00:26:10Merci beaucoup,
00:26:11Monsieur le Ministre.
00:26:12S'il vous plaît,
00:26:13Madame la Présidente Pannot.
00:26:16La parole est à Madame Sylvie Bonnet
00:26:19pour le groupe droite républicaine.
00:26:22Merci, Madame la Présidente.
00:26:24Ma question s'adresse
00:26:25à Monsieur le ministre
00:26:26de l'Economie.
00:26:27Monsieur le ministre,
00:26:28je vous partage aujourd'hui
00:26:29une grande inquiétude
00:26:30et une attente
00:26:32qui s'exprime
00:26:32dans nos circonscriptions,
00:26:34celle de la France
00:26:35qui travaille.
00:26:36Vous avez annoncé
00:26:37des mesures
00:26:38pour venir en soutien
00:26:39de nos agriculteurs,
00:26:40de nos pêcheurs,
00:26:41de nos transporteurs.
00:26:42C'est un premier pas,
00:26:44mais ce n'est pas suffisant.
00:26:46Le gouvernement
00:26:47a également annoncé
00:26:48l'élargissement
00:26:49à 700 000 foyers
00:26:50du chèque énergie,
00:26:52une aide accordée
00:26:53uniquement
00:26:53sur des critères sociaux,
00:26:55sans prise en compte
00:26:56des contraintes spécifiques
00:26:57de la France
00:26:58qui travaille.
00:26:59Cette France
00:27:01qui vit
00:27:01en périphérie
00:27:02de nos villes
00:27:03ou en milieu rural,
00:27:05comme dans mon département
00:27:06de la Loire.
00:27:07Cette France
00:27:08qui se lève tôt
00:27:09et qui n'a pas
00:27:10d'autre choix
00:27:11que de prendre
00:27:12sa voiture
00:27:13pour aller travailler.
00:27:15Cette France
00:27:16qui n'est pas nécessairement
00:27:17éligible
00:27:18aux chèques énergie
00:27:20ou autres aides sectorielles,
00:27:22mais qui a pourtant
00:27:23vu son plein de diesel
00:27:24augmenter
00:27:25de 25 euros
00:27:26en quelques semaines.
00:27:28Je pense
00:27:29à nos infirmières libérales,
00:27:30à nos aides à domicile,
00:27:32aux AVSH,
00:27:33à nos artisans du bâtiment.
00:27:35Je pense
00:27:35à tous ceux
00:27:36qui,
00:27:36dans nos territoires,
00:27:37n'ont ni transports en commun
00:27:39à proximité,
00:27:40ni la possibilité
00:27:41de se rendre à vélo
00:27:42sur leur lieu de travail,
00:27:43ni les moyens
00:27:44d'acquérir
00:27:44un véhicule électrique.
00:27:47Cette France
00:27:48qui travaille
00:27:48constate aussi
00:27:49que sur une hausse
00:27:50de 50 centimes
00:27:51du litre de gasoil,
00:27:52près de 10 centimes
00:27:53supplémentaires
00:27:54sont perçus
00:27:55par l'Etat
00:27:56au titre de la TVA.
00:27:57Personne ne comprendrait
00:27:58que l'Etat
00:27:59puisse ainsi bénéficier
00:28:01de la hausse des prix
00:28:02au détriment
00:28:03de ceux qui travaillent.
00:28:04Monsieur le ministre,
00:28:05êtes-vous prêt
00:28:06à mettre en place
00:28:07un principe simple ?
00:28:08Que chaque euro
00:28:09de recette supplémentaire
00:28:11engrangé par l'Etat
00:28:12soit rendu
00:28:13en baisse de taxes
00:28:14à la France
00:28:15qui travaille.
00:28:16Merci beaucoup,
00:28:17Madame la députée.
00:28:18La parole est à Madame
00:28:19Maude Bréjon,
00:28:20ministre en charge
00:28:21de l'énergie.
00:28:22Présidente,
00:28:22Mesdames et Messieurs
00:28:23les députés,
00:28:24Madame la députée Bonnet,
00:28:25vous le savez,
00:28:25on a d'abord aidé
00:28:27les urgences
00:28:28qui ont été face à nous,
00:28:29les agriculteurs,
00:28:30les pêcheurs
00:28:31pour qui il n'était
00:28:31plus rentable
00:28:32d'aller en mer,
00:28:33les transporteurs
00:28:34qui étaient confrontés
00:28:35à des réelles difficultés.
00:28:36Pour autant,
00:28:37toutes ces aides nécessaires
00:28:39n'épuisent pas
00:28:40la question
00:28:40des travailleurs
00:28:41qui roulent beaucoup
00:28:43et vous l'avez dit
00:28:44à juste titre,
00:28:45on pense aux infirmières,
00:28:47on pense aux aides-soignantes
00:28:48et des aides dédiées,
00:28:50spécifiques,
00:28:52ciblées,
00:28:53bornées dans le temps
00:28:53sont actuellement
00:28:55à l'étude,
00:28:55en lien et à la demande
00:28:56du Premier ministre
00:28:57parce que nous savons
00:28:58la difficulté
00:28:59auxquelles ils sont confrontés.
00:29:01Il y a évidemment
00:29:02des négociations en cours
00:29:04pour une revalorisation globale
00:29:05qui sont en discussion
00:29:06avec l'ACNAM,
00:29:08c'est aussi quelque chose
00:29:08d'important
00:29:09et nous travaillons
00:29:10pour ces publics prioritaires
00:29:12à des réponses
00:29:13qui sont aussi
00:29:14et qui doivent aussi être
00:29:15des réponses structurelles.
00:29:17Il y a des réponses d'urgence
00:29:18et elles sont impératives
00:29:20et il y a des réponses
00:29:21de long terme
00:29:21et les publics
00:29:22que vous avez cités,
00:29:24ces travailleurs
00:29:25qui roulent beaucoup,
00:29:26doivent être
00:29:28les premiers ciblés
00:29:29par ces réponses structurelles
00:29:31et par le plan d'électrification
00:29:33qu'on annoncera
00:29:34la semaine prochaine.
00:29:35Merci beaucoup,
00:29:36Madame la Ministre.
00:29:38La parole est à présent
00:29:40à Madame Marine Amelé
00:29:42pour le groupe
00:29:42Rassemblement National.
00:29:48Merci, Madame la Présidente.
00:29:51Madame la Ministre de la Santé,
00:29:53les Français ont peur
00:29:54pour leurs enfants.
00:29:56La protection de l'enfance
00:29:57est malheureusement
00:29:58dans notre pays
00:29:59un sujet délaissé.
00:30:01Les manquements
00:30:01de l'autorité publique
00:30:02dans ce domaine
00:30:03font douter
00:30:04un grand nombre
00:30:04d'acteurs et d'observateurs
00:30:06de la réelle volonté
00:30:08des politiques
00:30:08d'affronter
00:30:09les vrais problèmes.
00:30:11Les chiffres
00:30:11qui circulent
00:30:12par exemple
00:30:12sur l'aide sociale
00:30:13à l'enfance
00:30:14font état
00:30:14de près de 20 000 mineurs
00:30:16qui sont de près
00:30:17ou de loin
00:30:18victimes de réseaux
00:30:19pédocriminels.
00:30:20Dans le même ordre d'idées,
00:30:22les différents scandales
00:30:23qui ont émaillé
00:30:23l'actualité
00:30:24du périscolaire
00:30:25dans la ville de Paris
00:30:26démontrent à l'évidence
00:30:27le manque criant
00:30:28de réaction
00:30:29des pouvoirs publics.
00:30:31Sur des faits criminels
00:30:32de ce type,
00:30:33il est inacceptable
00:30:34que la seule réponse publique
00:30:36ne se limite
00:30:36qu'à faire sauter
00:30:37de petits fusibles
00:30:38sans jamais aller chercher
00:30:40la chaîne
00:30:40de responsabilité supérieure.
00:30:42Plus incroyable encore
00:30:44le scandale
00:30:44Epstein,
00:30:45pourtant mondial,
00:30:46qui touche notre pays
00:30:47depuis que ce criminel
00:30:49avait une résidence
00:30:50régulière à Paris.
00:30:52Il n'a à ce jour
00:30:53pas donné lieu
00:30:54à des suites judiciaires.
00:30:56Perquisition en 2029,
00:30:58classement sans suite
00:30:59en 2020
00:31:00et sous la pression
00:31:01de l'opinion publique,
00:31:02réouverture en 2026.
00:31:04Comme c'est étrange.
00:31:05Une défiance légitime
00:31:07de l'opinion
00:31:08grandit vis-à-vis
00:31:08de cet immobilisme
00:31:10des pouvoirs publics.
00:31:11Comme pour le trafic
00:31:12de drogue,
00:31:13au pire,
00:31:13vous ne faites rien,
00:31:14au mieux,
00:31:15vous donnez l'impression
00:31:16de livrer en pâture
00:31:17à l'opinion
00:31:18le petit dealer
00:31:18du coin de la rue
00:31:19pour mieux épargner
00:31:20le réseau criminel.
00:31:22Madame la Ministre,
00:31:23entre l'ASE
00:31:24ou votre simple réponse
00:31:25aux vrais problèmes,
00:31:26notamment en matière
00:31:27de prostitution,
00:31:28est une loi sur l'adoption
00:31:29et un tour de France
00:31:31des départements,
00:31:33après votre silence
00:31:34assourdissant
00:31:35concernant les faits
00:31:36criminels
00:31:36qui ont eu lieu
00:31:37à Paris
00:31:37et le manque
00:31:38de réaction judiciaire
00:31:39sur le volet français
00:31:40de l'affaire Epstein,
00:31:41ma question est la suivante
00:31:43et je reprends d'ailleurs
00:31:44à mon compte
00:31:45les interrogations
00:31:46de Marlène Schiappa
00:31:47dans une récente interview.
00:31:49Comment expliquer
00:31:50une telle impunité,
00:31:52une telle réticence,
00:31:53une telle indifférence ?
00:31:55Les pouvoirs publics
00:31:56vont-ils enfin réagir ?
00:31:58Merci Madame la députée.
00:32:00La parole est à Madame Stéphanie Riste,
00:32:02ministre de la Santé.
00:32:08Merci Madame la Présidente.
00:32:10Madame la députée Amalette,
00:32:12j'avoue ne pas avoir tout compris
00:32:16dans votre question.
00:32:17Je ne rentrerai pas
00:32:18dans des positions
00:32:20par rapport
00:32:20à des faits de justice
00:32:22qui sont en cours.
00:32:23Par contre,
00:32:23je peux vous répondre
00:32:24sur ce qui concerne
00:32:25la protection des enfants.
00:32:27J'ai déjà commencé
00:32:28à le faire tout à l'heure.
00:32:30Je ne peux pas vous laisser dire
00:32:31que les 130 000 professionnels
00:32:33qui travaillent auprès des enfants
00:32:35ne prennent pas en compte
00:32:36la protection des enfants.
00:32:37Je ne peux pas vous laisser dire
00:32:39que des départements de France
00:32:40qui ont mis 12 milliards de plus
00:32:43en 2024
00:32:44ne prennent pas en compte
00:32:46la protection des enfants
00:32:47et que le gouvernement
00:32:48ne fait rien.
00:32:48Nous avons,
00:32:49avec le garde des Sceaux,
00:32:50réuni le premier comité stratégique
00:32:54interministériel
00:32:54de la protection des enfants
00:32:56puisque nous devons
00:32:56évidemment prendre en compte
00:32:58les difficultés
00:32:59qu'ont ces enfants
00:33:01qui sont souvent
00:33:02des enfants confiés à la ZEU.
00:33:04D'ailleurs,
00:33:04aussi dans les phénomènes
00:33:06de pédo-criminalité,
00:33:08de prostitution,
00:33:09beaucoup de ces enfants
00:33:10sont concernés
00:33:11quand ils sont confiés
00:33:13à la ZEU.
00:33:13Pour cela,
00:33:14nous avons mis des choses
00:33:15en place.
00:33:16Par exemple,
00:33:17sur leur santé
00:33:18où depuis le 1er janvier,
00:33:20le parcours coordonné
00:33:21renforcé
00:33:22de ces enfants
00:33:23permet de prendre en charge
00:33:24toutes leurs demandes
00:33:25en soins
00:33:26prises en charge
00:33:27par l'assurance maladie
00:33:28avec des véritables
00:33:29parcours coordonnés
00:33:30pour baisser
00:33:31et pour améliorer
00:33:32la différence
00:33:33d'espérance de vie
00:33:34qu'ils ont
00:33:34avec la population
00:33:35d'enfants
00:33:36pas confiés.
00:33:37Nous avons,
00:33:38et je l'ai dit,
00:33:39avec le garde des Sceaux
00:33:40et travaillé
00:33:41un projet de loi
00:33:43qui sera présenté,
00:33:44vous le caricaturez
00:33:45alors qu'il me semble
00:33:46que ce projet de loi
00:33:47pourra faire consensus
00:33:48évidemment
00:33:49pour améliorer
00:33:50la protection
00:33:51de tous nos enfants,
00:33:52certes ceux de la ZEU,
00:33:53mais pas que.
00:33:54Et d'autre part,
00:33:55nous continuons
00:33:56à nous mobiliser
00:33:59pour que ces enfants,
00:34:00vous l'avez dit,
00:34:01juste une transformation
00:34:03de l'adoption,
00:34:03mais Madame la députée,
00:34:04c'est très important
00:34:05que ces enfants
00:34:06qui sont beaucoup
00:34:07institutionnalisés
00:34:07dans notre pays
00:34:08par rapport
00:34:09à d'autres pays,
00:34:10puissent demain
00:34:10avoir des perspectives
00:34:11de vie,
00:34:12avoir des cellules
00:34:13d'accueil familial
00:34:15qui pourra les accueillir.
00:34:18Merci beaucoup
00:34:19Madame la Ministre.
00:34:21La parole est à présent
00:34:22à Madame Chantal Jourdan
00:34:23pour le groupe socialiste.
00:34:25Merci Madame la Présidente.
00:34:27Ma question s'adresse
00:34:28à Monsieur le Ministre
00:34:29de l'Education nationale.
00:34:31Aujourd'hui,
00:34:31des milliers d'enseignants,
00:34:33parents et élus
00:34:34sont mobilisés
00:34:35partout en France
00:34:36contre la suppression
00:34:37de 4000 postes
00:34:38d'enseignants.
00:34:39Au nom du groupe
00:34:40socialiste et apparenté,
00:34:41je tiens à leur adresser
00:34:42aujourd'hui
00:34:43tout notre soutien.
00:34:44Votre mesure pousse
00:34:46à la fermeture
00:34:47de nombreuses classes
00:34:47sur tout le territoire,
00:34:49dont les effets
00:34:49se font particulièrement
00:34:51sentir
00:34:52dans les zones rurales
00:34:53et les quartiers populaires.
00:34:55La jeunesse
00:34:56ne peut pas payer
00:34:57le prix
00:34:57de la rigueur budgétaire.
00:35:00L'éducation
00:35:01et l'égalité
00:35:01des chances
00:35:02doivent être
00:35:03nos priorités.
00:35:05Les organisations
00:35:06professionnelles
00:35:07nous le répètent
00:35:07depuis des mois.
00:35:08Le service public
00:35:09est déjà exsangue.
00:35:11Par exemple,
00:35:11les collèges
00:35:12et lycées ruraux
00:35:13subissent sans cesse
00:35:14des absences de profs
00:35:15non remplacés
00:35:16et un manque
00:35:16de moyens humains
00:35:17constant.
00:35:18En continuant ainsi,
00:35:20ce sont des déserts
00:35:21éducatifs
00:35:22qui se préparent.
00:35:24Dans ma circonscription
00:35:25de l'Orne,
00:35:26comme dans tant d'autres,
00:35:27cette mesure
00:35:27fragilise lourdement
00:35:29les équipes
00:35:29et dégrade
00:35:30la qualité de l'enseignement.
00:35:32au lycée,
00:35:33les options,
00:35:34spécialités,
00:35:35projets
00:35:36doivent être offerts
00:35:37de façon équitable
00:35:39sur tout le territoire.
00:35:41Par ailleurs,
00:35:42l'inclusion
00:35:42doit constituer
00:35:44notre ambition
00:35:46sociétale.
00:35:49Les jeunes
00:35:50qui ont participé
00:35:52aux travaux
00:35:52du CESE
00:35:53sur le temps
00:35:54de l'enfant
00:35:54ou sur la santé mentale
00:35:56l'expriment clairement.
00:35:58Ils veulent apprendre
00:35:59et être accompagnés
00:36:01par plus de professeurs,
00:36:02plus d'infirmières,
00:36:03plus de psychologues
00:36:04et plus d'AESH.
00:36:06Alors,
00:36:06monsieur le ministre,
00:36:07la baisse démographique
00:36:08ne justifie pas
00:36:09ces suppressions de postes.
00:36:10Vous devriez saisir
00:36:11ce ralentissement
00:36:12pour réduire
00:36:13les effectifs par classe
00:36:14et améliorer
00:36:15les conditions
00:36:15d'apprentissage.
00:36:16Les derniers résultats
00:36:18de l'évaluation PISA
00:36:19le montrent.
00:36:21Le niveau
00:36:21des élèves français
00:36:22est en nette régression.
00:36:23En 10 ans,
00:36:23la France a perdu
00:36:2410 places
00:36:25dans le classement.
00:36:26Alors,
00:36:27monsieur le ministre,
00:36:27votre gouvernement
00:36:28est-il prêt
00:36:29à revenir
00:36:29sur ces suppressions
00:36:30de postes
00:36:31qui ont des effets
00:36:32sans précédent
00:36:33sur l'enseignement
00:36:34et l'avenir
00:36:34de nos jeunes ?
00:36:35Merci,
00:36:36madame la députée.
00:36:37La parole est à
00:36:38monsieur Edouard Jeffray,
00:36:40ministre de l'Éducation nationale.
00:36:44Merci,
00:36:44madame la présidente,
00:36:45madame la députée,
00:36:46madame la députée,
00:36:46Jourdan.
00:36:47Je ne vais pas revenir
00:36:48sur ce que je disais
00:36:48tout à l'heure
00:36:48et sur l'importance
00:36:49de la chute démographique.
00:36:51En l'occurrence,
00:36:51néanmoins,
00:36:52dans l'Orne,
00:36:52j'y reviendrai
00:36:53dans quelques secondes,
00:36:54elle est assez considérable.
00:36:56Je vais me permettre
00:36:57de faire écho
00:36:59saisir l'occasion,
00:37:00je dirais,
00:37:01de cette triste aubaine
00:37:02pour être un élève par classe.
00:37:04C'est effectivement
00:37:04ce que nous faisons.
00:37:06Jamais le nombre
00:37:07d'élèves par classe
00:37:07n'a été aussi bas
00:37:08dans le premier degré
00:37:09dans l'histoire
00:37:10du système éducatif.
00:37:12Nous ne sommes pas encore
00:37:13à la moyenne de l'OCDE
00:37:14pour une raison très simple,
00:37:15c'est que les autres pays
00:37:16de l'OCDE
00:37:16ont la démographie
00:37:17que nous avons actuellement
00:37:18depuis 20 ans.
00:37:22Si nous ne tirons pas
00:37:24la moindre conséquence
00:37:25de la démographie,
00:37:26il va se passer
00:37:26quelque chose
00:37:27de très simple
00:37:28dans 7-8 ans,
00:37:29quelle que soit
00:37:29la couleur politique
00:37:30du gouvernement
00:37:30qui sera alors
00:37:31aux commandes,
00:37:32c'est que nous n'aurons
00:37:33plus besoin
00:37:34de recruter
00:37:35dans 7-8 ans
00:37:35des professeurs
00:37:36pendant quelques années.
00:37:37Très concrètement,
00:37:38nous aurons cassé
00:37:38la machine à recruter.
00:37:40Ce que je préconise,
00:37:42et c'est complètement
00:37:43indépendant
00:37:43de toute forme
00:37:44de conviction
00:37:47partisane,
00:37:47c'est que nous devons
00:37:48avoir un intéressage
00:37:49en douceur,
00:37:50c'est-à-dire que nous ne
00:37:51suivons pas la démographie,
00:37:52nous ne la suivons pas
00:37:52cette année,
00:37:53sinon nous allons
00:37:53supprimer deux fois
00:37:54plus de postes.
00:37:55Il faut un intéressage
00:37:56en douceur
00:37:56pour en réalité
00:37:57baisser le progressisme
00:37:58de nombre d'élèves
00:37:59par classe
00:38:00et ne pas créer
00:38:01une crise de recrutement
00:38:02à l'horizon 7-8 ans
00:38:03qui ne manquera pas
00:38:03d'arriver autrement.
00:38:05Et s'agissant de l'ORNE,
00:38:06puisqu'on a pris
00:38:07l'exemple de l'ORNE
00:38:07qui est effectivement
00:38:08intéressant,
00:38:10dans l'ORNE,
00:38:10entre 2017 et 2025,
00:38:12nous avons perdu
00:38:1217% d'élèves,
00:38:1417% d'élèves,
00:38:15c'est 3 300 élèves de moins.
00:38:18Nous allons continuer
00:38:19malheureusement
00:38:19à en perdre
00:38:192 ou 3%
00:38:20cette année
00:38:21et effectivement,
00:38:22nous supprimons
00:38:2217 postes.
00:38:23Mais en vis-à-vis,
00:38:24et j'insiste aussi
00:38:24parce que vous l'avez aussi mentionné,
00:38:26je préconise,
00:38:27et c'est d'ailleurs
00:38:28ce que nous avons fait
00:38:28dans le cadre
00:38:29de la loi de finances,
00:38:30de renforcer
00:38:31les effectifs,
00:38:32non pas des professeurs,
00:38:33mais des autres personnels,
00:38:34infirmières,
00:38:35assistantes sociales,
00:38:36psychologues
00:38:37et nationales.
00:38:37Nous avons créé
00:38:38300 de plus
00:38:39cette année
00:38:39parce que nous réamorçons
00:38:39les concours,
00:38:40parce que nous avons
00:38:41des concours
00:38:41à 200-250 postes par an,
00:38:42donc on fait plus de 100
00:38:43à 30%
00:38:44les concours
00:38:45et évidemment
00:38:46les augmentations
00:38:47d'AESH
00:38:47plus de 1000 cette année.
00:38:48Je vous remercie.
00:38:49Merci beaucoup,
00:38:50Monsieur le Ministre.
00:38:51La parole est à présent
00:38:52à Monsieur Stéphane Bouchot
00:38:54pour le groupe
00:38:54Ensemble pour la République.
00:38:57Merci,
00:38:58Madame la Présidente.
00:38:59Madame la Ministre
00:39:00de la Mer et de la Pêche,
00:39:021,10€ le litre
00:39:03de gasoil maritime,
00:39:04voilà une conséquence
00:39:06très directe
00:39:06de la guerre
00:39:07au Moyen-Orient
00:39:07qui impacte
00:39:08un secteur
00:39:08déjà fragilisé,
00:39:10celui de la pêche.
00:39:11Quand près de 40%
00:39:12du chiffre d'affaires
00:39:13d'un chalutier
00:39:14par en frais de carburant,
00:39:16alors les navires
00:39:17restent taquets.
00:39:18Quand aujourd'hui,
00:39:1931 mars,
00:39:20après la fermeture
00:39:21d'un mois
00:39:21du golfe de Gascogne,
00:39:23les pêcheurs
00:39:23de la façade atlantique
00:39:24sont plus restés à terre
00:39:25qu'ils ne sont sortis
00:39:27en mer,
00:39:28alors c'est le monde
00:39:29de la mer
00:39:29qui vacille.
00:39:31Madame la Ministre,
00:39:32vous êtes venu
00:39:32dans ma circonscription
00:39:33au Sable d'Olonne
00:39:34vendredi rencontrer
00:39:35les acteurs de la filière.
00:39:37Tous vous ont dit
00:39:38leur très forte inquiétude
00:39:39quant à leur avenir.
00:39:40Tous vous ont exprimé
00:39:42avec une grande dignité
00:39:43leur profond désarroi.
00:39:45Dès lors,
00:39:46l'aide de 20 centimes
00:39:47par litre annoncée
00:39:49est à la fois
00:39:49bienvenue
00:39:50et nécessaire.
00:39:51Elle témoigne
00:39:52de l'engagement
00:39:52du gouvernement.
00:39:53Mais cette bouffée d'air
00:39:54ne saurait masquer
00:39:55le mal plus profond
00:39:56qui touche ce secteur
00:39:57depuis trop longtemps.
00:39:58Les crises à répétition
00:40:00pour lesquelles
00:40:01la politique du carnet de chèques
00:40:02a été préférée
00:40:02aux réformes structurelles
00:40:04ont montré leurs limites,
00:40:06d'autant plus
00:40:07dans le contexte budgétaire
00:40:08actuel.
00:40:09Il est donc urgent
00:40:10de repenser
00:40:10le modèle de gestion
00:40:11de la pêche
00:40:12dans notre pays
00:40:13et en Europe
00:40:14en incluant
00:40:15la révision des quotas,
00:40:16l'accompagnement
00:40:17de la décarbonation
00:40:18des flottes,
00:40:18la valorisation
00:40:19des produits de la mer
00:40:20et l'amélioration
00:40:21de la gouvernance
00:40:22pour intégrer
00:40:23l'ensemble
00:40:23des parties prenantes.
00:40:25Dans les deux rapports
00:40:26parlementaires
00:40:26qui vous ont été remis
00:40:27ces derniers mois,
00:40:28des propositions
00:40:29sont sur la table.
00:40:30Ce qu'il faut,
00:40:31c'est bâtir un avenir,
00:40:33pas seulement colmater
00:40:34les brèches
00:40:34car la guerre
00:40:34peut malheureusement durer.
00:40:36Je sais,
00:40:36Madame la Ministre,
00:40:37qu'avec le gouvernement,
00:40:38vous portez ces enjeux
00:40:39avec détermination.
00:40:40Ce travail collectif,
00:40:41nous sommes prêts,
00:40:42ici,
00:40:43à l'Assemblée nationale,
00:40:44à le mener avec vous.
00:40:45Hier,
00:40:46vous étiez à Bruxelles
00:40:47pour obtenir
00:40:47une révision
00:40:48du cadre juridique européen,
00:40:50condition indispensable
00:40:51pour assurer
00:40:52la survie
00:40:53d'un secteur majeur
00:40:53pour notre souveraineté alimentaire.
00:40:55Les attentes sont fortes,
00:40:57Madame la Ministre.
00:40:58Pouvez-vous nous en décliner
00:40:59les résultats ?
00:41:00Je vous remercie.
00:41:01Merci beaucoup,
00:41:02Monsieur le député.
00:41:02La parole est à Madame
00:41:03Catherine Chabot,
00:41:05ministre déléguée
00:41:06chargée de la mer
00:41:06et de la pêche.
00:41:07Merci, Madame la Présidente.
00:41:09Mesdames et Messieurs
00:41:10les députés,
00:41:10Monsieur le député
00:41:11Stéphane Buchou,
00:41:13un grand merci
00:41:13pour votre présence
00:41:15vendredi.
00:41:15J'en profite
00:41:16pour remercier
00:41:17aussi tous vos collègues
00:41:18qui me remontent
00:41:19aussi la situation
00:41:20dans les ports.
00:41:22Nous étions effectivement
00:41:23au sable d'Olonne
00:41:24et nous avons pu mesurer
00:41:25le désarroi des pêcheurs
00:41:27qui ont subi
00:41:27de manière immédiate
00:41:29les impacts
00:41:29du conflit
00:41:30au Moyen-Orient.
00:41:32Certains navires
00:41:33sont restaqués.
00:41:35C'est aussi
00:41:36toute la filière,
00:41:37les maréilleurs,
00:41:38les criés,
00:41:39les ports
00:41:39qui est impacté
00:41:40par cette hausse
00:41:41du carburant
00:41:41et vous l'avez dit,
00:41:43parfois c'est 30 à 40%
00:41:44du chiffre d'affaires.
00:41:45Alors je leur dis
00:41:46qu'ils ne sont pas seuls
00:41:47et vous avez pu
00:41:48entendre mes propos
00:41:49vendredi
00:41:49dès le début
00:41:50du conflit
00:41:51avec Maude Bréjon.
00:41:52Nous avons réuni
00:41:53des représentants
00:41:54de la filière
00:41:56avec les metteurs
00:41:56en marché,
00:41:57les banques
00:41:58pour construire
00:41:59un dialogue
00:41:59afin que chacun
00:42:01à son échelle
00:42:02joue le jeu.
00:42:03Le 23 mars,
00:42:04vous le savez,
00:42:05nous avons répondu
00:42:05aux besoins immédiats
00:42:07des entreprises
00:42:08en ouvrant
00:42:08un droit
00:42:09au report
00:42:09de cotisation sociale
00:42:11et à l'échelonnement
00:42:12des échéances fiscales.
00:42:14Mais la situation
00:42:14que nous surveillons
00:42:15de près évolue
00:42:17et elle évolue vite
00:42:18et le gouvernement
00:42:19est intervenu
00:42:20en conséquence.
00:42:21Vous le savez,
00:42:21vendredi,
00:42:22un accompagnement
00:42:23des secteurs prioritaires
00:42:24et la pêche en été
00:42:24a été annoncé.
00:42:27L'ensemble des navires
00:42:28bénéficiera
00:42:29au mois d'avril
00:42:30d'un remboursement
00:42:30sur facture
00:42:31de 20 centimes
00:42:32par litre
00:42:33du carburant.
00:42:34J'ai porté
00:42:35ce projet hier
00:42:36auprès
00:42:37de la Commission européenne
00:42:38afin d'obtenir
00:42:39la validation
00:42:41de ce régime
00:42:42d'aide
00:42:42exceptionnel.
00:42:43Mais vous l'avez dit,
00:42:44nous devons travailler
00:42:45de manière
00:42:46beaucoup plus structurelle
00:42:47et notamment
00:42:48sur la décarbonation
00:42:49du secteur.
00:42:51Il faut l'accélérer.
00:42:52La flotte de pêche
00:42:53est vieillissante
00:42:54et c'est également
00:42:55ce que j'ai demandé
00:42:55au Conseil hier
00:42:56avec deux mesures.
00:42:59Utiliser la possibilité
00:43:00d'utiliser
00:43:01les fonds publics européens
00:43:02pour moderniser
00:43:03la flotte
00:43:03mais aussi lever
00:43:04les freins
00:43:05à la réforme
00:43:07de la politique
00:43:08commune des pêches
00:43:08pour pouvoir
00:43:09décarboner les flottes.
00:43:11Il existe des projets
00:43:12à nous déaccélérer.
00:43:13Je vous remercie.
00:43:14Madame la Ministre,
00:43:15merci beaucoup.
00:43:16La parole est à présent
00:43:18à Monsieur Alexis Corbière
00:43:19pour le groupe
00:43:19Écologiste et Social.
00:43:23Monsieur le ministre
00:43:24de l'Éducation nationale,
00:43:25j'y reviens.
00:43:26L'école publique
00:43:27est en danger
00:43:27et avec elle
00:43:28la promesse exigeante
00:43:29d'une république
00:43:30sociale et émancipatrice.
00:43:32Aujourd'hui
00:43:32est jour de mobilisation
00:43:34dans l'éducation nationale.
00:43:36J'apporte avec mon groupe
00:43:37tout le soutien
00:43:37aux enseignants
00:43:38et aux parents d'élèves
00:43:39qui ont manifesté.
00:43:40Ils sont notre fierté.
00:43:42Contrairement à ce que vous avez dit,
00:43:43il ne s'agit pas
00:43:44d'un atterrissage
00:43:45en douceur
00:43:46de quelques mesures
00:43:47démographiques
00:43:48mais d'une politique
00:43:48brutale.
00:43:49Je dis bien brutale
00:43:50et qu'on en juge.
00:43:51Vous prévoyez
00:43:52pour la rentrée prochaine
00:43:53pas moins de 3256
00:43:55suppressions de postes,
00:43:571891 dans le maternel
00:43:59et l'élémentaire.
00:44:00Vous frappez
00:44:00grandes agglomérations
00:44:01comme petites communes.
00:44:03Tout simplement
00:44:03prendre l'exemple
00:44:04à Paris,
00:44:05172 suppressions
00:44:06de classe,
00:44:07200 en Sainte-Saint-Denis
00:44:08qui pourtant
00:44:09déjà est frappé
00:44:10par 30%
00:44:11de moins
00:44:11de moyens publics.
00:44:1326 dans ma seule
00:44:14circonscription,
00:44:15175 dans les Yvelines,
00:44:16168 dans le Val-de-Marne,
00:44:18221 dans le Rhône,
00:44:1988 en Loire,
00:44:20tant que je pourrais
00:44:21continuer longuement.
00:44:22Tous les départements
00:44:22sont frappés,
00:44:23tous sans exception.
00:44:25Vous justifiez
00:44:25ces suppressions
00:44:26par le médiocre argument
00:44:28que vous avez répété
00:44:28de la baisse démographique.
00:44:30Mais en vérité,
00:44:31vous pourriez en profiter
00:44:32comme une opportunité
00:44:33pour une reconquête républicaine.
00:44:35On vous l'a dit,
00:44:36dans les collèges
00:44:37aujourd'hui,
00:44:38nous sommes à 25 élèves
00:44:39par classe
00:44:39alors que la moyenne
00:44:40européenne est de 21.
00:44:41Nous pourrions en profiter
00:44:42pour améliorer
00:44:43les conditions d'études
00:44:44de nos enfants
00:44:44et les conditions de travail
00:44:46des professeurs.
00:44:47Mais vous refusez cela.
00:44:48Vous refusiez l'opportunité
00:44:49aussi de pouvoir enfin
00:44:50créer des postes
00:44:51de remplaçants
00:44:51alors que c'est un problème.
00:44:53Vous pourriez améliorer
00:44:54les conditions d'accueil
00:44:55des enfants qui souffrent
00:44:56de handicap.
00:44:57Vous pourriez enfin
00:44:58permettre que ces 13 enfants,
00:45:0013% d'enfants
00:45:01souffrant de handicap
00:45:02qui n'ont actuellement
00:45:03pas de moyens,
00:45:04puissent enfin avoir
00:45:05la loi qui s'applique
00:45:06pour eux
00:45:06mais vous le refusez
00:45:07pour de basses mesures comptables.
00:45:09Monsieur le ministre,
00:45:10ma déclaration est simple.
00:45:12Arrêtez pas
00:45:13aucune fermeture de classe.
00:45:14Défendez l'école publique.
00:45:16Merci, monsieur le député.
00:45:18La parole est à monsieur
00:45:19Edouard Jeffray,
00:45:20ministre de l'Éducation nationale.
00:45:26Merci, madame la présidente.
00:45:27Madame la présidente,
00:45:28monsieur le député,
00:45:29corbière.
00:45:30Voilà.
00:45:30Excusez-moi,
00:45:31je vous cherchais du regard.
00:45:32Vous étiez rassis.
00:45:35Je ne vais pas revenir
00:45:36sur ce que j'ai dit tout à l'heure.
00:45:39Nous ne pouvons pas,
00:45:41mais vraiment,
00:45:41je me permets de conjurer
00:45:43tout le monde par rapport à ça.
00:45:45Nous ne pouvons pas
00:45:46ne pas regarder en face
00:45:48une réalité démographique
00:45:50inédite dans notre pays.
00:45:51Nous n'avons jamais,
00:45:53jamais connu ça.
00:45:54Quand on perd une génération
00:45:56tous les quatre ans,
00:45:57je suis désolé,
00:45:58mais continue notre configuration scolaire.
00:46:00Nous ne pouvons pas
00:46:01ne pas le regarder.
00:46:02Non, non, madame.
00:46:04Non, madame.
00:46:04Nous ne cassons pas l'école publique.
00:46:06Madame la députée,
00:46:07monsieur le député,
00:46:07pardonnez-moi,
00:46:08je reviens dans la question,
00:46:08ça ne vous dérange pas.
00:46:10Lorsque nous avons,
00:46:11nous avons depuis 2017
00:46:14perdu 600 000 élèves
00:46:15dans le premier degré,
00:46:16nous y avons créé
00:46:1716 500 postes.
00:46:19C'est ça la réalité.
00:46:20Moins 600 000 élèves,
00:46:21plus 16 500 postes.
00:46:23A présent,
00:46:24nous sommes en train
00:46:25de perdre de manière accélérée
00:46:26des élèves
00:46:26et effectivement,
00:46:27nous sommes amenés
00:46:27à suivre en partie
00:46:29cette démographie.
00:46:29Pardon,
00:46:30mais on va prendre l'exemple
00:46:30de la Seine-Saint-Denis,
00:46:31puisque vous l'avez mentionné,
00:46:32c'est effectivement
00:46:32un exemple important.
00:46:34En Seine-Saint-Denis,
00:46:35depuis 2017,
00:46:36nous sommes passés de,
00:46:37pardon,
00:46:37ce sont des moyennes,
00:46:38bien sûr,
00:46:39et j'ai conçu,
00:46:39ce sont des moyennes
00:46:40de 23,7 à 19,7 élèves par classe.
00:46:444 élèves par classe de moins
00:46:45en moyenne
00:46:46dans le premier degré.
00:46:47Si on prend
00:46:47l'éducation prioritaire
00:46:48en Seine-Saint-Denis,
00:46:49et vous savez que ce département
00:46:50est malheureusement
00:46:51très concerné
00:46:52par l'éducation prioritaire,
00:46:53puisqu'il concentre
00:46:53un certain nombre
00:46:54de difficultés sociales,
00:46:55nous sommes à 17,2 élèves par classe
00:46:57en moyenne
00:46:57en éducation prioritaire
00:46:58en Seine-Saint-Denis.
00:47:00Et figurez-vous
00:47:00que sur la même période,
00:47:01on va raisonner différemment,
00:47:02on va raisonner en nombre
00:47:03de professeurs
00:47:03pour 100 élèves.
00:47:05Nous avons mis en moyenne
00:47:06un professeur de plus
00:47:07pour 100 élèves
00:47:08en Seine-Saint-Denis,
00:47:08nous sommes passés
00:47:09de 5,75 à 6,75.
00:47:11Donc on ne peut pas dire
00:47:12qu'il y a un effet
00:47:12pour la Seine-Saint-Denis,
00:47:13ce n'est pas vrai.
00:47:14En revanche,
00:47:15ce qui est vrai,
00:47:16c'est qu'il faut s'interroger
00:47:17collectivement
00:47:17sur le ratio ouverture-fermeture.
00:47:19D'ailleurs,
00:47:19vous ne l'avez pas dit,
00:47:20vous avez parlé
00:47:20de fermeture,
00:47:21mais je rappelle
00:47:21qu'en Seine-Saint-Denis,
00:47:22nous ouvrons 141 classes
00:47:23l'année prochaine,
00:47:24monsieur le député.
00:47:25Ce qu'il faut aussi
00:47:26prendre en compte
00:47:26c'est une situation
00:47:27démographique.
00:47:28Je vous remercie.
00:47:30Merci beaucoup,
00:47:30monsieur le ministre.
00:47:31Monsieur le député ?
00:47:32Oui, oui, monsieur le député.
00:47:33Vous montez,
00:47:34monsieur le ministre,
00:47:35c'est 340 suppressions
00:47:36de classes pour la Seine-Saint-Denis
00:47:37et le ratio est de 200.
00:47:39J'ai dit vrai
00:47:39et le reste de vos propos
00:47:40sont scandaleux.
00:47:41Scandaleux,
00:47:42c'est un mépris
00:47:42pour tous les enseignants
00:47:43de Seine-Saint-Denis.
00:47:47La parole est à présent
00:47:48à monsieur Franz Gums
00:47:50pour le groupe démocrate.
00:47:53Merci, madame la présidente.
00:47:54Monsieur le ministre
00:47:55de l'Europe
00:47:57et des affaires étrangères,
00:47:58l'Ukraine est à 2000 kilomètres d'ici.
00:48:01Ce n'est pas si loin
00:48:02que ça, dit-on.
00:48:03De Pointe-à-Pitre
00:48:04en Guadeloupe
00:48:05à Santiago de Cuba,
00:48:06c'est moins loin.
00:48:09Le 3 janvier dernier,
00:48:11une attaque américaine
00:48:12contre le Venezuela
00:48:13a suffi à fermer
00:48:14le ciel caribéen.
00:48:15Pendant plusieurs heures,
00:48:16des vols vers les Antilles françaises
00:48:18ont été annulés.
00:48:20Nos territoires ont subi
00:48:21les conséquences directes
00:48:22d'une décision prise à Washington.
00:48:25depuis la pression
00:48:26de Donald Trump
00:48:26sur Cuba
00:48:27ne cesse de monter.
00:48:28Vendredi dernier,
00:48:29depuis Miami,
00:48:30il l'a affirmé.
00:48:31Cuba is next.
00:48:33Ce sont des menaces
00:48:34explicites
00:48:35formulées publiquement
00:48:36par le président
00:48:36de la première puissance mondiale.
00:48:38Dans un environnement
00:48:39où la logique militaire
00:48:40supplante désormais
00:48:42la diplomatie,
00:48:43nos territoires ultramarins
00:48:44de l'Atlantique
00:48:45comme l'ensemble
00:48:46des pays de la Caribe
00:48:46sont exposés
00:48:48comme ils ne l'ont jamais été
00:48:50depuis des décennies.
00:48:51leur sécurité,
00:48:52leur approvisionnement,
00:48:53leur desserte aérienne
00:48:54dépend de la stabilité
00:48:56d'une région
00:48:56que Washington
00:48:57traite aujourd'hui
00:48:58comme un théâtre d'opération.
00:48:59Vous avez annoncé,
00:49:01Monsieur le ministre,
00:49:02une conférence régionale
00:49:03sur la sécurité
00:49:04en Martinique
00:49:05en juillet prochain
00:49:05avec les partenaires
00:49:07du G7.
00:49:08Cela témoigne
00:49:08de la volonté de la France
00:49:09de renforcer son rôle
00:49:11dans cette région stratégique.
00:49:12Ma question est la suivante.
00:49:14Quelle stratégie concrète
00:49:15le gouvernement
00:49:16remette-t-il en oeuvre
00:49:17dès aujourd'hui
00:49:17pour protéger nos territoires
00:49:19face à une possible escalade
00:49:20autour de Cuba ?
00:49:21Il y a par ailleurs
00:49:22une urgence humanitaire
00:49:24que la France
00:49:24ne peut pas ignorer.
00:49:25A Cuba,
00:49:26les hôpitaux peinent
00:49:27à maintenir
00:49:28leurs services d'urgence,
00:49:29l'OMS tire la solette d'alarme,
00:49:31la crise énergétique
00:49:32est devenue crise sanitaire,
00:49:33l'ONU a proposé
00:49:34un plan d'aide d'urgence.
00:49:36Un peuple souffre
00:49:38à 90 miles
00:49:39des côtes américaines
00:49:40et à quelques centaines
00:49:41de kilomètres des nôtres.
00:49:43La France,
00:49:44puissance d'équilibre
00:49:45et voie indépendante
00:49:46dans les crises internationales,
00:49:47peut-elle rester silencieuse ?
00:49:49Quelles actions concrètes
00:49:50le gouvernement
00:49:50entend-il prendre
00:49:51pour soutenir
00:49:53l'acheminement
00:49:53du frais de sanitaire
00:49:54et alimentaire
00:49:55vers Cuba
00:49:55et pour peser
00:49:57au sein des instances
00:49:58internationales
00:49:59en faveur
00:49:59d'une levée
00:50:01des restrictions
00:50:01qui étranglent
00:50:02la population ?
00:50:05Merci beaucoup.
00:50:06Merci beaucoup,
00:50:06Monsieur le député.
00:50:07La parole est à
00:50:08Monsieur Nicolas Faurissier,
00:50:10ministre en charge
00:50:10du Commerce extérieur.
00:50:12Merci beaucoup,
00:50:13Madame la Présidente,
00:50:14Mesdames et Messieurs
00:50:15les députés.
00:50:16Monsieur le député
00:50:18France Gump,
00:50:19vous avez raison
00:50:20de le souligner,
00:50:22l'état d'asphyxie économique
00:50:23dans lequel se trouve Cuba,
00:50:26qui touche la population cubaine
00:50:28de façon totalement indiscriminée,
00:50:31ne peut qu'entraîner
00:50:33des conséquences
00:50:33sur la stabilité
00:50:34de la région
00:50:35de l'île,
00:50:36mais de la région
00:50:37tout entière.
00:50:37Et de ce point de vue,
00:50:38vous le rappeliez d'ailleurs,
00:50:39la France est un pays
00:50:41de la Caraïbe
00:50:41avec près de 800 000
00:50:43ressortissants français
00:50:44qui habitent
00:50:44dans un certain nombre
00:50:46de territoires
00:50:46et d'îles
00:50:47que vous connaissez bien.
00:50:48Et donc,
00:50:49la stabilité de la région
00:50:50est pour nous
00:50:51une priorité absolue
00:50:52et je peux vous assurer
00:50:53de l'attention
00:50:55qui est portée
00:50:55par le gouvernement.
00:50:56De ce point de vue,
00:50:56je voudrais faire
00:50:57deux remarques.
00:50:58La première,
00:50:59c'est que le ministère
00:51:00de l'Europe
00:51:00et des affaires étrangères,
00:51:01compte tenu de la situation
00:51:02que vous avez rappelée,
00:51:04demande,
00:51:05vraiment engage
00:51:06nos ressortissants
00:51:07à ne pas se rendre
00:51:08à Cuba pour l'instant
00:51:10compte tenu des risques
00:51:11qui existent
00:51:11sur le maintien
00:51:12des liaisons aériennes.
00:51:14Et deuxièmement,
00:51:15là aussi,
00:51:16ça a été évoqué
00:51:17par vous-même,
00:51:17monsieur le député,
00:51:19dans le cadre du G7
00:51:20que préside la France
00:51:21actuellement,
00:51:22eh bien,
00:51:22il y a toute une série
00:51:23d'initiatives
00:51:24et d'échanges
00:51:24qui sont en cours
00:51:25précisément
00:51:26pour suivre de très près
00:51:27avec attention,
00:51:28je l'ai dit,
00:51:29la question
00:51:30de la stabilité
00:51:31et de la sécurité
00:51:31dans la région.
00:51:32En ce qui concerne Cuba,
00:51:34nous avons depuis 1992,
00:51:36sans discontinuer,
00:51:38demandé aux Nations Unies
00:51:39la levée de l'embargo.
00:51:40Nous appelons en permanence
00:51:41au dialogue
00:51:42de façon à favoriser
00:51:44les perspectives
00:51:45de stabilisation
00:51:46pour Cuba
00:51:46et nous saluons d'ailleurs
00:51:47le fait qu'il y ait
00:51:48des pourparlers
00:51:49engagés entre les Etats-Unis
00:51:50et Cuba
00:51:51pour plaider
00:51:53d'autant plus
00:51:54au sein de l'Union Européenne
00:51:55pour le maintien
00:51:56de ce dialogue
00:51:56qui doit être
00:51:58constructif
00:51:58mais qui doit être
00:51:59aussi exigeant
00:51:59et de ce point de vue,
00:52:00il est important
00:52:01que Cuba,
00:52:01notamment en matière
00:52:02de droits de l'homme,
00:52:03sur l'ouverture économique
00:52:04fasse des gestes.
00:52:05Enfin,
00:52:05sur la partie humanitaire,
00:52:07nous l'avons fait
00:52:07lors de l'ouragan Mélissa,
00:52:09nous sommes,
00:52:09en fonction de nos moyens,
00:52:11à disposition
00:52:11dans le cadre
00:52:13des démarches
00:52:14conduites par l'ONU
00:52:15en matière
00:52:16d'aide d'urgence
00:52:17humanitaire
00:52:17et en fonction
00:52:18des appels
00:52:19de l'OMS.
00:52:19Merci beaucoup,
00:52:20Monsieur le Ministre.
00:52:22La parole est à présent
00:52:23à Monsieur Philippe Bonne-Carrère.
00:52:27Oui,
00:52:28Madame la Présidente,
00:52:30mes chers collègues,
00:52:32ma question s'adresse
00:52:33au ministre de l'Intérieur.
00:52:35La sécurité
00:52:36concerne la lutte
00:52:37contre le narcotrafic
00:52:38ou le terrorisme,
00:52:40mais aussi
00:52:41une sécurité
00:52:42au plus proche
00:52:43de nos concitoyens,
00:52:44la sécurité
00:52:45du quotidien.
00:52:47Vous avez présenté,
00:52:48Monsieur le Ministre,
00:52:49un projet de loi
00:52:50lors du Conseil des ministres
00:52:51du 25 mars
00:52:52avec cette ambition.
00:52:54Quel est le calendrier
00:52:55de ce projet de loi
00:52:57pour la sécurité
00:52:57du quotidien?
00:52:59Quel est né
00:52:59le contenu?
00:53:01Alors que,
00:53:02Monsieur le Premier ministre,
00:53:03met en avant
00:53:03l'objectif
00:53:04d'un gouvernement
00:53:05utile
00:53:06jusqu'à la date
00:53:07de la présidentielle,
00:53:09pourriez-vous expliquer
00:53:10à la représentation nationale
00:53:11et à travers elle
00:53:12à nos concitoyens
00:53:13quelles en seraient
00:53:14les mesures
00:53:15les plus efficaces,
00:53:16les plus pratiques
00:53:17et si je puis reprendre
00:53:19l'adjectif évoqué
00:53:20il y a quelques secondes,
00:53:21les plus utiles,
00:53:22est-ce que les équipes
00:53:24municipales,
00:53:25élues il y a quelques jours,
00:53:27peuvent y trouver
00:53:28un soutien opérationnel
00:53:29supplémentaire de l'Etat
00:53:31pour assurer la sécurité
00:53:32au quotidien
00:53:33de nos concitoyens?
00:53:36Merci Monsieur le député.
00:53:38La parole est à
00:53:38Monsieur Laurent Nunez,
00:53:39ministre de l'Intérieur.
00:53:42Madame la Présidente,
00:53:44Mesdames et Messieurs
00:53:44les députés,
00:53:45Monsieur le député,
00:53:47vous avez raison
00:53:48de souligner
00:53:48effectivement,
00:53:49j'ai présenté
00:53:49un projet de loi,
00:53:50dénommé projet de loi
00:53:51Riposte,
00:53:52qui vise à aussi
00:53:53améliorer,
00:53:53pas que,
00:53:54mais aussi améliorer
00:53:54la sécurité du quotidien
00:53:55de nos concitoyens
00:53:56avec des mesures fortes
00:53:58pour lutter contre
00:53:59les rodéos,
00:54:00les squats,
00:54:01l'usage des mortiers,
00:54:02le protoxyde d'azote
00:54:03et qui vise à apporter
00:54:04des réponses
00:54:06immédiates,
00:54:07soit par un durcissement
00:54:08des sanctions pénales existantes,
00:54:10c'est le cas notamment
00:54:11pour l'usage
00:54:11des mortiers
00:54:12ou des rêves parties,
00:54:14soit en créant
00:54:15de nouvelles infractions pénales,
00:54:16c'est ce que nous faisons
00:54:17pour le protoxyde d'azote,
00:54:18et puis il y a aussi
00:54:19des procédures administratives
00:54:20qui sont immédiates,
00:54:21efficaces,
00:54:21comme la fermeture
00:54:22des commerces
00:54:23qui vendent illégalement
00:54:23du protoxyde d'azote
00:54:24ou qui vendent illégalement
00:54:25des mortiers.
00:54:27Et puis il y a aussi
00:54:28la possibilité,
00:54:29quand il y a
00:54:29l'infraction de rodéos
00:54:31pour les préfets
00:54:31de prendre une interdiction
00:54:33de conduire
00:54:33des véhicules terrestres
00:54:34à moteur,
00:54:35quelle qu'en soit la qualité,
00:54:36sans permis,
00:54:37avec permis.
00:54:37Donc voilà,
00:54:38ce que l'on veut,
00:54:39c'est répondre immédiatement,
00:54:40apporter une réponse pénale
00:54:43qui soit forte
00:54:44et une réponse aussi
00:54:45en matière
00:54:45de procédures administratives.
00:54:46On recherche
00:54:47l'immédiateté de la sanction,
00:54:49évidemment,
00:54:49pour éradiquer complètement
00:54:51toutes ces infractions
00:54:52du quotidien,
00:54:53mais qui sont
00:54:53des infractions très graves.
00:54:55On le voit tous les jours
00:54:56avec l'utilisation
00:54:57du protoxyde d'azote.
00:54:58Voilà ce que je pouvais
00:54:59vous dire,
00:55:00monsieur le député.
00:55:01Évidemment que ce travail
00:55:02s'effectuera
00:55:03par les préfets
00:55:04dans les départements,
00:55:05en lien très étroit
00:55:06avec nos élus locaux
00:55:07et en lien évidemment
00:55:08avec les polices municipales
00:55:10dont les pouvoirs
00:55:11seront renforcés
00:55:11dans le cadre
00:55:12du projet de loi
00:55:13visant à renforcer
00:55:14les prérogatives
00:55:15des polices municipales
00:55:16et qui arrivera
00:55:17bientôt devant cette Assemblée
00:55:19après avoir été adoptée
00:55:20au Sénat.
00:55:21Merci beaucoup,
00:55:22monsieur le ministre.
00:55:23Monsieur le député.
00:55:23Oui, la sécurité,
00:55:24monsieur le ministre,
00:55:25est un ensemble.
00:55:26J'espère que la réforme
00:55:28des polices municipales
00:55:29à laquelle vous avez
00:55:29fait référence
00:55:30il y a quelques secondes,
00:55:32comme celles de l'audiencement
00:55:33criminel
00:55:34pourront aboutir rapidement
00:55:35et que celles
00:55:36sur l'exécution
00:55:37des peines
00:55:38n'attendront pas.
00:55:40Tout n'est pas
00:55:41qu'une question
00:55:41de texte
00:55:42face aux réalités,
00:55:44c'est aussi une question
00:55:45de mise en oeuvre
00:55:46opérationnelle
00:55:48et je veux simplement
00:55:49espérer à travers cela
00:55:50que l'année qui vient
00:55:52jusqu'à la présidentielle
00:55:54sera effectivement
00:55:55une année utile
00:55:56pour tous nos concitoyens.
00:55:58Merci beaucoup,
00:55:59monsieur le député,
00:55:59monsieur le ministre.
00:56:02Merci,
00:56:02madame la présidente,
00:56:03monsieur le député.
00:56:04Pour le calendrier,
00:56:05ce texte,
00:56:05le texte dont j'ai parlé,
00:56:06il sera adopté
00:56:07dans l'année.
00:56:08Il sera adopté
00:56:09dans l'année
00:56:09et même avant l'été,
00:56:10on espère qu'il y aura
00:56:11eu une lecture
00:56:12devant chaque chambre
00:56:12et donc les choses
00:56:13avanceront très vite.
00:56:14Quant à vos objectifs
00:56:15opérationnels,
00:56:16je le redis devant
00:56:16la représentation nationale,
00:56:17comme ministre de l'Intérieur,
00:56:19je suis un ministre
00:56:19de la fermeté.
00:56:20Le principe,
00:56:21le principe pour les gendarmes
00:56:22et les policiers,
00:56:22c'est l'intervention
00:56:23et l'exception,
00:56:25c'est la non-intervention.
00:56:26Merci,
00:56:27monsieur le ministre.
00:56:28La parole est à présent
00:56:29au président Stéphane Peux
00:56:30pour le groupe GDR.
00:56:34Merci,
00:56:34madame la présidente.
00:56:36Monsieur le premier ministre,
00:56:38depuis les élections municipales,
00:56:39une déferlante raciste
00:56:41d'une violence inouïe
00:56:43s'abat sur un certain nombre
00:56:44d'élus,
00:56:45en particulier
00:56:45le maire de Saint-Denis,
00:56:47dans ma circonscription,
00:56:49Bali Bagayoko,
00:56:49dont je salue
00:56:50le calme
00:56:51et la dignité
00:56:52face à ces attaques.
00:56:55Alors,
00:56:56ainsi,
00:56:57lorsqu'il prononce
00:56:58« ville des rois »,
00:56:58l'inconscient
00:56:59de certains journalistes
00:57:00entend « ville des noirs »,
00:57:02tandis que d'autres
00:57:03le comparent
00:57:04à un singe,
00:57:05à un mal dominant,
00:57:07à un chef de tribu.
00:57:08On se croirait
00:57:09revenu en 1931
00:57:11quand l'exposition
00:57:12coloniale
00:57:13présentait
00:57:14des zoos humains.
00:57:16Depuis l'élection,
00:57:17ce sont des centaines
00:57:18d'heures d'antennes,
00:57:19des milliers
00:57:19de commentaires haineux
00:57:20d'un racisme
00:57:21décomplexé
00:57:22qui se déverse.
00:57:23Ils lui font
00:57:24un procès
00:57:25en illégitimité
00:57:27sur des bases racistes.
00:57:28Mais en dénigrant
00:57:29les élus
00:57:30qu'ils ont choisis,
00:57:31c'est toute la population
00:57:33de nos villes
00:57:33qui se sent insultée.
00:57:36Ne soyons pas dupes,
00:57:37ces médias
00:57:38qui pratiquent
00:57:39le lynchage
00:57:39font le choix
00:57:41du séparatisme
00:57:42en dressant
00:57:43les Français
00:57:43les uns
00:57:44contre les autres.
00:57:45Monsieur le Premier ministre,
00:57:46depuis deux semaines
00:57:48que ça dure,
00:57:48votre gouvernement
00:57:50a été
00:57:51bien silencieux,
00:57:52trop silencieux.
00:57:54Mes questions
00:57:54seront simples.
00:57:56Quand allez-vous
00:57:56prendre conscience
00:57:57du défi
00:57:58qui est lancé
00:57:59à notre pays,
00:58:00à sa cohésion nationale,
00:58:02à son histoire,
00:58:03à ses lois
00:58:04et au respect
00:58:05de son peuple
00:58:06dans sa diversité ?
00:58:08Alors qu'il y a peu,
00:58:09nous avons
00:58:10aggravé
00:58:11les sanctions
00:58:11pour les auteurs
00:58:12de violences
00:58:13à l'égard des élus,
00:58:14que comptez-vous faire
00:58:15pour protéger
00:58:16le maire de Saint-Denis ?
00:58:18Quand allez-vous
00:58:18agir concrètement
00:58:20également
00:58:20contre les médias
00:58:22d'extrême droite
00:58:22qui violent impunément
00:58:24les lois antiracistes
00:58:25de notre pays ?
00:58:28Monsieur le Premier ministre,
00:58:29en un mot,
00:58:30allez-vous tolérer
00:58:30longtemps
00:58:31que CNews
00:58:32et les médias
00:58:33de Bolloré
00:58:34soient ainsi
00:58:35une zone
00:58:35de non-droit ?
00:58:38Merci,
00:58:38Monsieur le Président.
00:58:39la parole est
00:58:40à Monsieur le Premier ministre.
00:58:43Merci,
00:58:44Madame la Présidente
00:58:44de l'Assemblée nationale.
00:58:45Mesdames et Messieurs
00:58:46les députés,
00:58:47Monsieur le Président,
00:58:48Stéphane Peux,
00:58:49dans cette ambiance
00:58:51malsaine,
00:58:51il faut bien le reconnaître
00:58:53et le souligner,
00:58:53je pense qu'il faut toujours
00:58:55revenir avec des principes
00:58:56simples,
00:58:57des principes clairs,
00:58:58les principes de la République
00:58:59et je le disais
00:59:00en d'autres circonstances
00:59:01il y a de cela
00:59:01quelques semaines
00:59:02et nous y sommes,
00:59:04il faut toujours,
00:59:05et je sais que vous le faites,
00:59:06toujours refuser
00:59:07la violence
00:59:08dans le débat public,
00:59:09la violence physique,
00:59:11la violence verbale,
00:59:12le racisme
00:59:13n'est pas une opinion
00:59:14comme l'antisémitisme,
00:59:16comme l'homophobie
00:59:17et donc par définition
00:59:18il tombe sur le coup
00:59:19de la loi.
00:59:20Mais avant de tomber
00:59:21sur le coup de la loi,
00:59:22il tombe aussi sur le coup
00:59:23d'une responsabilité politique
00:59:25collective
00:59:25qui nous revient
00:59:27de rappeler ici
00:59:28sans relâche,
00:59:29nous devons refuser
00:59:30toute forme de violence
00:59:32dans le débat politique
00:59:33et dans le débat public
00:59:34et la manière dont c'est passé
00:59:36de manière globale
00:59:37et générale,
00:59:37les élections municipales
00:59:39ne sont pas
00:59:39une réussite collective.
00:59:40Ensuite, il y a la responsabilité
00:59:42individuelle.
00:59:43Le maire de Saint-Denis
00:59:44est un agent de l'Etat.
00:59:46Comme maire,
00:59:47il est agent de l'Etat
00:59:48et donc il mérite
00:59:50une protection particulière.
00:59:52Et ça,
00:59:52nous le faisons pour les maires
00:59:53mais je souhaite
00:59:54que nous allions plus loin.
00:59:55Et dès lors qu'il aura
00:59:56porté plainte,
00:59:57monsieur le président Stéphane Peux,
00:59:59je demanderai au préfet
01:00:00de Seine-Saint-Denis
01:00:00de se constituer parti civil
01:00:02à ses côtés
01:00:03car une fois de plus,
01:00:04le racisme
01:00:04n'est pas une opinion
01:00:06et donc c'est à la justice
01:00:07de dire le droit
01:00:08et non pas au gouvernement
01:00:09cela va s'en dire
01:00:10et c'est à l'autorité judiciaire,
01:00:12le parquet
01:00:13puis le siège
01:00:14d'établir les faits.
01:00:16Mais de cela aussi,
01:00:17le maire est un agent de l'Etat
01:00:18et donc lui aussi
01:00:19doit veiller au respect du droit
01:00:21dans la commune
01:00:21et ça,
01:00:22c'est évidemment
01:00:22pas la réponse à votre...
01:00:24Ce n'est pas la réponse
01:00:25au président Peux
01:00:26mais au député Coquerel
01:00:28tout à l'heure
01:00:28qui a tenté
01:00:29de faire croire
01:00:30qu'il y aurait
01:00:31une suspicion de racisme
01:00:32de la part du gouvernement
01:00:34de la République
01:00:34et non,
01:00:35ce n'est pas vrai,
01:00:36on ne peut pas dire cela,
01:00:37c'est un mensonge
01:00:38et vous participez justement
01:00:40en disant cela
01:00:41à la banalisation du mal
01:00:43et cette banalisation du mal
01:00:44et du racisme
01:00:45doit être combattue
01:00:47avec la même force
01:00:48et sans relâche.
01:00:50Merci monsieur le Premier ministre.
01:00:55La parole est à présent
01:00:56à monsieur Didier Legac
01:00:57pour le Compensant pour la République.
01:01:00Oui, merci madame la Présidente.
01:01:02Ma question s'adresse
01:01:03à madame la ministre
01:01:04de l'aménagement du territoire
01:01:05et de la décentralisation.
01:01:07Madame la ministre,
01:01:08chère Françoise Gattel,
01:01:10ça y est,
01:01:11le grand rendez-vous démocratique
01:01:12des élections municipales
01:01:13vient de s'achever
01:01:14et les Français
01:01:15ont choisi pour six ans
01:01:16les élus
01:01:17qui vont les représenter
01:01:18dans les 35 000 communes
01:01:21du pays.
01:01:22Des élus
01:01:22qui,
01:01:23l'intérêt général
01:01:24chevillé au corps,
01:01:25vont maintenant s'atteler
01:01:26à faire vivre
01:01:27la démocratie locale
01:01:28et à mettre partout en oeuvre
01:01:30les services publics
01:01:31et les équipements publics
01:01:32de proximité
01:01:33au service
01:01:34de leurs habitants.
01:01:36D'ailleurs,
01:01:36je voudrais ici même
01:01:38et au nom
01:01:38de la représentation nationale
01:01:40saluer
01:01:41ces milliers
01:01:41de femmes
01:01:42et d'hommes
01:01:43qui,
01:01:43depuis dimanche dernier,
01:01:45sont à pied d'oeuvre
01:01:46pour gérer
01:01:47le quotidien
01:01:47de nos concitoyens.
01:01:50Applaudissements
01:01:52Désormais,
01:01:53donc,
01:01:53les conseils municipaux
01:01:55sont installés,
01:01:56les maires sont élus
01:01:56ainsi que leurs adjoints
01:01:58et les commissions
01:01:59peuvent se mettre
01:01:59à travailler.
01:02:00Et vous le savez,
01:02:01Madame la Ministre,
01:02:02vous qui avez été maire
01:02:03comme moi,
01:02:04l'un des premiers actes
01:02:06que ces maires
01:02:06vont devoir poser
01:02:07très rapidement,
01:02:08c'est justement
01:02:09le vote du budget
01:02:10de leur commune.
01:02:11C'est bien évidemment
01:02:12pour eux
01:02:12le moment le plus important,
01:02:14le plus politique
01:02:15de l'année
01:02:15au sens noble du terme
01:02:17puisqu'avec ce budget,
01:02:18ils devront commencer
01:02:20à tracer leurs feuilles
01:02:21de route
01:02:21pour le mandat.
01:02:23Et pour les nouveaux élus,
01:02:24ils vont devoir d'ailleurs
01:02:25se familiariser
01:02:26avec les excédents
01:02:28de fonctionnement
01:02:29et autres capacités
01:02:30d'investissement.
01:02:32Dans ce cadre,
01:02:34et c'est l'objet
01:02:35de ma question,
01:02:35Madame la Ministre,
01:02:37pourriez-vous nous rappeler
01:02:38ici et aujourd'hui
01:02:39quelle est la trajectoire
01:02:41que nous avons votée
01:02:42au dernier PLF
01:02:43pour les dotations
01:02:44de l'Etat
01:02:44pour 2026
01:02:45envers les communes
01:02:47et notamment
01:02:47le montant
01:02:48de la DGF,
01:02:49la dotation globale
01:02:50de fonctionnement
01:02:50qui est,
01:02:51comme chacun le sait,
01:02:52la principale dotation
01:02:53de l'Etat
01:02:53vers les communes.
01:02:55Pouvez-nous également
01:02:55en investissement
01:02:56cette fois
01:02:57nous rappeler
01:02:57quels seront
01:02:58les montants
01:02:58de la DETR
01:02:59et de la TSI
01:03:00et autres fonds verts
01:03:01acronymes
01:03:02que les nouveaux élus
01:03:03vont devoir très vite
01:03:03s'approprier.
01:03:05Je vous remercie.
01:03:06Merci,
01:03:06Monsieur le député.
01:03:07La parole est
01:03:08à Madame Françoise Gattel,
01:03:09ministre de l'Aménagement
01:03:10du Territoire
01:03:11et de la Décentralisation.
01:03:13Merci,
01:03:13Madame la Présidente.
01:03:14Monsieur le député
01:03:15Didier Legac,
01:03:16merci de votre pensée
01:03:18de gratitude
01:03:19à l'égard
01:03:20de tous les nouveaux élus.
01:03:21Alors,
01:03:22nous avons encore
01:03:22quelques communes
01:03:23où il n'y a pas
01:03:23de conseil municipal
01:03:25parce que vous le savez
01:03:26que certaines sont encore
01:03:28sous délégation spéciale.
01:03:29Merci de votre question
01:03:31qui me permet
01:03:31de rappeler
01:03:32ce qui a été voté
01:03:33et ce que le gouvernement
01:03:35a voulu,
01:03:35c'est-à-dire
01:03:36l'expression
01:03:36d'un soutien financier
01:03:38très stable,
01:03:40très constant
01:03:40à l'égard
01:03:41de nos collectivités.
01:03:42Je rappelle d'abord
01:03:44que l'ensemble
01:03:44des dotations
01:03:45de l'État
01:03:45vers les collectivités,
01:03:47c'est 154 milliards d'euros
01:03:49et vous m'interrogez
01:03:51sur plusieurs éléments.
01:03:52D'abord,
01:03:52la dotation globale
01:03:53de fonctionnement
01:03:54qui correspond
01:03:55à 10 à 15%
01:03:56des recettes
01:03:57de nos collectivités.
01:03:59Celle-ci a été maintenue
01:04:00au niveau
01:04:01de l'an dernier,
01:04:02c'est-à-dire
01:04:02qu'on est
01:04:02à 27 milliards d'euros.
01:04:05La dotation,
01:04:06enfin,
01:04:06la répartition
01:04:08de la dotation
01:04:08est en ligne
01:04:09depuis cet après-midi
01:04:10et donc nous avons
01:04:1152% des communes
01:04:13qui ont une amélioration
01:04:14de leur dotation,
01:04:1547% qui perdent
01:04:17quelque peu.
01:04:18Deuxième élément
01:04:19sur lequel vous m'interrogez,
01:04:20c'est la solidarité
01:04:22territoriale
01:04:22que nous avons voulu
01:04:23préserver
01:04:24avec la dotation
01:04:26de solidarité rurale
01:04:27et la dotation
01:04:28de solidarité urbaine
01:04:30pour soutenir
01:04:31les communes
01:04:31les plus fragiles.
01:04:32C'est ainsi
01:04:335 milliards d'euros
01:04:35que nous avons dédiés
01:04:38à cette solidarité.
01:04:40Troisième point,
01:04:40c'est les projets
01:04:41d'investissement
01:04:42pour accomplir
01:04:43les transitions
01:04:44qui sont nécessaires
01:04:45et garantir l'avenir.
01:04:47Le budget
01:04:48de subvention
01:04:49d'investissement
01:04:50est à hauteur
01:04:52de 2 milliards d'euros
01:04:53répartis,
01:04:54comme vous l'avez dit,
01:04:55entre différentes enveloppes
01:04:56et enfin,
01:04:57puisque l'Assemblée
01:04:59a voté
01:05:00la proposition de loi
01:05:01sur le statut
01:05:02de l'élu,
01:05:03il y a
01:05:03deux nouvelles dotations
01:05:05qui viennent
01:05:05d'abord
01:05:06pour tous les maires
01:05:07comme agents
01:05:08de l'Etat,
01:05:09comme le Premier ministre
01:05:11l'a rappelé,
01:05:12c'est 19 millions
01:05:13d'euros
01:05:14supplémentaires,
01:05:15mais c'est aussi
01:05:16pour les communes
01:05:17de moins de 1000 habitants
01:05:19une dotation
01:05:20élue locale
01:05:20supérieure
01:05:21de 59 millions
01:05:22d'euros.
01:05:23Je vous remercie.
01:05:23La parole est à présent
01:05:26à M. Bruno Clavet
01:05:28pour le Rassemblement
01:05:28national.
01:05:30Merci,
01:05:30Mme la Présidente.
01:05:31Ma question s'adresse
01:05:32au ministre de l'Intérieur.
01:05:34Monsieur le ministre,
01:05:35dans trop de communes
01:05:36de France,
01:05:36les élections municipales
01:05:38de mars
01:05:38ont viré
01:05:39au déchaînement
01:05:39de haine,
01:05:40à la violence,
01:05:41à la traque
01:05:41et à la contestation.
01:05:42A Frennes,
01:05:44à Clichy,
01:05:44à Grenay,
01:05:45à Ouagny,
01:05:46à Saint-Denis,
01:05:47nous avons tous vu
01:05:48des scènes insupportables,
01:05:49des invectives,
01:05:50des coups de pression,
01:05:51des débordements,
01:05:52des tensions extrêmes
01:05:53et même
01:05:54des menaces physiques.
01:05:55Des candidats
01:05:56ont dû être exfiltrés
01:05:57sous protection policière
01:05:59comme dans ma circonscription
01:06:00à Billy Montigny
01:06:01où l'extrême gauche
01:06:02et les communistes
01:06:03ont contesté
01:06:04le résultat des élections
01:06:05en s'en prenant
01:06:06physiquement
01:06:06à notre candidat
01:06:07Yanis Gaudilla
01:06:08mais aussi
01:06:09à ses colistiers,
01:06:10à leur famille
01:06:11et même aux forces de l'ordre
01:06:12venues les protéger.
01:06:13Voilà,
01:06:14Monsieur le Ministre,
01:06:15le degré de sauvagerie politique
01:06:16auquel nous sommes rendus.
01:06:17Et ces faits
01:06:18ont un dénommateur commun,
01:06:20bien sûr,
01:06:20il s'agit de l'extrême gauche.
01:06:22Car oui,
01:06:23ces soulèvements insurrectionnels
01:06:24sont ceux
01:06:25d'une extrême gauche
01:06:26de plus en plus radicalisée
01:06:27qui confond opposition
01:06:29et persécution
01:06:30et qui transforme
01:06:31chaque événement
01:06:31en prétexte à la violence.
01:06:33Ce qui intéresse
01:06:34cette extrême gauche,
01:06:35au fond,
01:06:35ce n'est pas de faire gagner
01:06:36un projet politique
01:06:37de manière démocratique.
01:06:38Ce qui l'intéresse,
01:06:39c'est de faire sécession.
01:06:41Elle ne voit pas
01:06:41dans l'opposition
01:06:42des adversaires politiques.
01:06:44Elle voit surtout
01:06:44des ennemis à abattre.
01:06:46Voilà,
01:06:47chers collègues,
01:06:47voilà le vrai visage
01:06:48du fascisme en France.
01:06:50Cela fait des années,
01:06:51Monsieur le Ministre,
01:06:52que nous vous alertons
01:06:52sur ce danger
01:06:53qui nous guette.
01:06:54Mais cela fait des années
01:06:55que vous banalisez
01:06:56l'extrême gauche.
01:06:57À force de lui servir
01:06:58de caution
01:06:58et même de vous allier
01:07:00avec elle,
01:07:00vous avez de ce fait valider
01:07:02son idéologie dangereuse
01:07:04pour la République.
01:07:05Et la loi du 21 mars 2024
01:07:06a renforcé les sanctions
01:07:07contre les auteurs d'actes
01:07:09visant les élus.
01:07:09Mais la protection des candidats
01:07:11en période électorale,
01:07:12elle,
01:07:13est inexistante.
01:07:14C'est pourquoi
01:07:14il est urgent
01:07:15de mettre fin
01:07:15à ce vide
01:07:16en étendant cette protection
01:07:18et en la garantissant
01:07:19pleinement
01:07:20dès l'entrée en campagne.
01:07:21Ma question
01:07:22est donc simple,
01:07:23Monsieur le Ministre.
01:07:23Que comptez-vous faire
01:07:24pour protéger
01:07:25ces candidats
01:07:26qui décident
01:07:26de s'engager
01:07:27pour et devant
01:07:28les Français
01:07:28avant qu'il ne soit trop tard ?
01:07:30Merci, Monsieur le député.
01:07:32La parole est à
01:07:33Monsieur Laurent Nunez,
01:07:34ministre de l'Intérieur.
01:07:37Merci beaucoup,
01:07:38Madame la Présidente.
01:07:40Mesdames et Messieurs les députés,
01:07:41Monsieur le député,
01:07:41vous avez raison sans doute
01:07:43de souligner que la campagne
01:07:44s'est déroulée dans un climat
01:07:45qui était assez délétère,
01:07:46le Premier ministre l'a rappelé.
01:07:48On a eu beaucoup de faits
01:07:49qui ont été judiciarisés.
01:07:50À date,
01:07:51on en dénombre 130
01:07:52et le chiffre augmente,
01:07:54malheureusement encore,
01:07:54dans le recensement
01:07:55que fait le ministère de l'Intérieur.
01:07:56Oui, la campagne
01:07:56n'a pas été simple.
01:07:57Il y a eu de nombreuses
01:07:59réunions publiques
01:07:59qui ont été perturbées aussi.
01:08:01Il y a eu des réunions
01:08:02du Rassemblement national,
01:08:03mais pas seulement.
01:08:03Il faut aussi savoir reconnaître
01:08:05que certaines réunions
01:08:05de la France insoumise
01:08:06ont été aussi perturbées
01:08:07par des militants d'extrême droite.
01:08:09Et moi,
01:08:09le ministre de l'Intérieur
01:08:10que je suis,
01:08:11il n'est pas favorisé
01:08:12à un camp plutôt qu'un autre.
01:08:13Moi, je lutte contre
01:08:14toutes les formes de violences,
01:08:15qu'elles viennent de l'ultra-droite,
01:08:17qu'elles viennent de l'ultra-gauche,
01:08:18que les choses soient claires
01:08:18et qu'elles soient dites.
01:08:20Concernant la protection des élus,
01:08:21nous avons un dispositif
01:08:23qui protège les élus.
01:08:24Vous l'avez cité vous-même,
01:08:25je n'y reviens pas.
01:08:26Vous m'interrogez sur la question
01:08:27de la protection des élus
01:08:28pendant la campagne.
01:08:29Nous avons mis en place
01:08:30des mécanismes de protection
01:08:31pendant les campagnes.
01:08:32Je parlais des réunions publiques
01:08:33à l'instant,
01:08:34mais pas que.
01:08:34Il y a un certain nombre
01:08:35de candidats,
01:08:36une dizaine certes,
01:08:37mais qui ont demandé
01:08:38et bénéficié d'une protection
01:08:39avec une sécurité
01:08:40qui a été remboursée
01:08:41et qui pouvait être prise en compte
01:08:42dans le cadre des frais de campagne.
01:08:43Ça, c'est les mesures
01:08:44que nous avons concrètement
01:08:46mises en oeuvre
01:08:46et qui sont devenues effectives.
01:08:48Concernant le reste
01:08:53en tension de ce débat public,
01:08:54cette forme de radicalisation.
01:08:57Mais pardon,
01:08:57monsieur le député,
01:08:58vous ne pouvez pas l'imputer
01:08:59qu'à l'extrême gauche.
01:09:01Ça n'est pas possible.
01:09:02Ça n'est pas possible.
01:09:02Il y a une radicalité
01:09:03dans le débat
01:09:04qui est l'apanage
01:09:06de bien des formations extrémistes,
01:09:07des formations de l'ultra.
01:09:09Et le ministre de l'Intérieur
01:09:10que je suis combat
01:09:11les deux formes de radicalisation,
01:09:13qu'elles viennent de l'ultra gauche
01:09:14ou qu'elles viennent
01:09:15de l'ultra droite.
01:09:16En tout cas,
01:09:17d'une manière générale,
01:09:18comptez sur nous
01:09:19pour continuer à assurer
01:09:20la protection.
01:09:21Un des élus de la République
01:09:22dans le cadre de la loi
01:09:23que vous avez citée,
01:09:23la loi de 2024
01:09:24qui trouve à s'appliquer
01:09:26avec ces dispositifs
01:09:27de boutons d'alerte
01:09:28qui sont importants
01:09:29pour les élus
01:09:29et évidemment
01:09:30à protéger
01:09:32l'ensemble des élus
01:09:34et des conseillers municipaux
01:09:36au quotidien
01:09:37dans le cadre des réunions
01:09:38et sur le terrain.
01:09:39Voilà,
01:09:39nous serons présents.
01:09:40C'est le prix
01:09:41de la protection de la démocratie
01:09:42et nous répondrons présents.
01:09:44Merci beaucoup,
01:09:44monsieur le ministre.
01:09:46La parole est à présent
01:09:47à monsieur Fabrice Roussel
01:09:49pour le groupe socialiste.
01:09:51Merci,
01:09:51madame la présidente.
01:09:53Ma question s'adresse
01:09:54à madame la ministre
01:09:55de l'agriculture,
01:09:56de l'agroalimentaire
01:09:57et de la souveraineté alimentaire.
01:09:59Madame la ministre,
01:10:00chaque jour,
01:10:01sans le savoir,
01:10:01les Français,
01:10:02nos enfants,
01:10:03ingèrent du cambium
01:10:04à travers les aliments
01:10:05les plus banals.
01:10:06Pain,
01:10:07céréales,
01:10:08pâtes,
01:10:09pommes de terre.
01:10:10Une contamination invisible
01:10:12qui commence
01:10:13dès le plus jeune âge
01:10:14et s'accumule
01:10:15tout au long de la vie.
01:10:16Depuis plus de 15 ans,
01:10:17les travaux de l'ANSES
01:10:18sont constants
01:10:19et alarmants.
01:10:20Les chiffres sont sans appel.
01:10:2223 à 27% des enfants
01:10:24dépassent la dose journalière
01:10:26tolérable.
01:10:27Et près d'un Français sur deux
01:10:28présente aujourd'hui
01:10:29des niveaux préoccupants
01:10:31de cambium dans l'organisme.
01:10:32En 2026,
01:10:34l'ANSES confirme
01:10:35que ces déplacements
01:10:36persistent.
01:10:37Autrement dit,
01:10:38nous exposons
01:10:38une génération entière
01:10:40à un métal lourd
01:10:41cancérogène.
01:10:42Face à cela,
01:10:43les recommandations sont claires.
01:10:45agir immédiatement
01:10:46à la source,
01:10:47plafonner les apports
01:10:48et transformer
01:10:49nos pratiques agricoles.
01:10:51Et aujourd'hui,
01:10:52que propose le gouvernement ?
01:10:54Alors que l'Europe
01:10:55a déjà fixé
01:10:56une limite plus stricte
01:10:57pour les engrais phosphatés,
01:10:58il suggère de rester
01:11:00à un niveau plus élevé
01:11:01avec une baisse
01:11:02très progressive,
01:11:03étalée sur plusieurs années
01:11:04pour arriver peut-être
01:11:06à 20 mg par kilo
01:11:07en 2038
01:11:08et encore sous réserve
01:11:10d'une étude d'impact.
01:11:122038,
01:11:13Madame la Ministre,
01:11:13encore plus de 10 ans
01:11:15d'exposition pour nos enfants,
01:11:16encore 10 ans
01:11:17d'accumulation dans nos sols,
01:11:19encore 10 ans
01:11:19de contamination évitable.
01:11:21Nous ne sommes pas face
01:11:23à une incertitude scientifique,
01:11:24nous sommes face
01:11:25à une urgence sanitaire.
01:11:27Et vous,
01:11:27vous persistez dans la lenteur,
01:11:29là où chaque jour
01:11:30appelle à une décision immédiate.
01:11:32Alors,
01:11:32Madame la Ministre,
01:11:32je vous pose une question simple.
01:11:34Le gouvernement va-t-il
01:11:35enfin accélérer
01:11:36et appliquer dès maintenant
01:11:37les recommandations
01:11:38de l'ANSES
01:11:39sur les seuils
01:11:40en matière d'engrais phosphatés
01:11:41en fixant un cap clair
01:11:43vers 20 mg par kilo
01:11:44ou assumerez-vous
01:11:45de laisser s'installer
01:11:46encore pendant une décennie
01:11:47une contamination silencieuse
01:11:49qui touche déjà massivement
01:11:51les Françaises
01:11:51et les Français ?
01:11:53Merci Monsieur le député.
01:11:54La parole est à Stéphanie Ries,
01:11:56ministre de la Santé.
01:11:58Merci Madame la Présidente,
01:11:59Monsieur le député Roussel.
01:12:01Vous avez raison,
01:12:02l'Agence nationale de sécurité
01:12:05sanitaire est très claire.
01:12:06Les Français sont aujourd'hui
01:12:08trop exposés au cadmium,
01:12:09un métal lourd, toxique
01:12:11et cancérogène.
01:12:12L'ANSES montre
01:12:13que cette exposition
01:12:14est principalement alimentaire
01:12:16et qu'une part significative
01:12:18de la population
01:12:19dépasse les seuils sanitaires.
01:12:21Elle peut avoir des effets
01:12:22sur la santé
01:12:23et appelle donc
01:12:24à la vigilance
01:12:25sur les risques à long terme,
01:12:26ce que nous prenons en compte.
01:12:29Cette situation
01:12:29peut s'expliquer,
01:12:31vous l'avez dit,
01:12:31par une contamination diffuse
01:12:33et ancienne
01:12:34des sols agricoles,
01:12:36notamment liée
01:12:36à l'utilisation
01:12:37de certains engrais.
01:12:38Face à ce constat,
01:12:40le gouvernement agit
01:12:41avec ma collègue
01:12:42la ministre de l'Agriculture
01:12:44avec détermination
01:12:46en s'attaquant directement
01:12:47à la source du problème.
01:12:49Nous allons prendre
01:12:50plusieurs mesures réglementaires.
01:12:53Un renforcement des contrôles
01:12:54et de la transparence
01:12:55sur les engrais.
01:12:56Des règles plus strictes
01:12:57pour leur mise
01:12:58sur leur marché
01:12:59et leur utilisation.
01:13:00Une limitation
01:13:01des apports de cadmium
01:13:02dans les sols agricoles.
01:13:05Et la fixation
01:13:05d'un plafond
01:13:06sur la teneur
01:13:07en cadmium des engrais.
01:13:08Surtout,
01:13:09nous engageons
01:13:10une trajectoire,
01:13:10vous l'avez dit,
01:13:12ambitieuse.
01:13:12Les niveaux autorisés
01:13:14seront abaissés.
01:13:15Nous passerons
01:13:15de 60 mg par kg
01:13:17aujourd'hui
01:13:18à 20 mg
01:13:19par kg
01:13:20à terme.
01:13:22L'ensemble
01:13:22de cet arsenal
01:13:23réglementaire
01:13:24aujourd'hui même
01:13:25est en cours
01:13:25d'examen
01:13:26au Conseil d'Etat
01:13:27et sera publié
01:13:28dès la sortie
01:13:29du Conseil d'Etat.
01:13:30Par ailleurs,
01:13:31je voudrais rappeler
01:13:32aussi que
01:13:33les fumeurs
01:13:34ont des niveaux
01:13:35entre 2 et 3 fois
01:13:36plus élevés
01:13:37que les non-fumeurs
01:13:38et vous savez,
01:13:39notre engagement
01:13:40à lutter
01:13:40contre l'intoxication tabagique,
01:13:43nous devons poursuivre.
01:13:44Je vous remercie.
01:13:45Merci beaucoup,
01:13:46Madame la Ministre.
01:13:48La parole est à présent
01:13:49à Madame Sandrine Neusbet
01:13:50pour le Coup de la France Insoumise.
01:13:55Merci, Madame la Présidente.
01:13:58Monsieur le ministre du Logement,
01:13:59arrêtez cette chasse aux pauvres.
01:14:01Aujourd'hui,
01:14:02la trêve hivernale
01:14:03prend fin
01:14:04et des milliers de personnes
01:14:05vivent dans l'angoisse
01:14:06de se retrouver à la rue.
01:14:08A cette date,
01:14:08l'année dernière,
01:14:09à Fécamp,
01:14:10un homme de 76 ans
01:14:11s'est suicidé
01:14:12lors de son expulsion.
01:14:13Ce drame
01:14:14n'a évidemment pas ralenti
01:14:15le coup près
01:14:16de vos expulsions.
01:14:1830 500 ménages
01:14:19ont été expulsés
01:14:20de leur logement
01:14:21en 2025.
01:14:23Un nouveau record.
01:14:24912 personnes
01:14:25sont mortes
01:14:26de la rue
01:14:26en 2024,
01:14:27400 de plus
01:14:28qu'en 2017,
01:14:30dont 31 enfants
01:14:31de moins de 4 ans.
01:14:32Alors que plus de 3 millions
01:14:34de logements
01:14:34sont vides
01:14:35dans notre pays,
01:14:3620 000 personnes
01:14:37sont exposées
01:14:38à ce danger
01:14:39toutes les nuits,
01:14:39dont plus de 2 000 enfants.
01:14:41Ce sont là
01:14:42les résultats
01:14:43des choix budgétaires
01:14:44de la Macronie,
01:14:46soutenus
01:14:47par la non-censure
01:14:48du Parti Socialiste.
01:14:50800 millions d'euros
01:14:51en moins
01:14:52dans le budget
01:14:52de 2026
01:14:53pour le logement.
01:14:544,3 milliards d'euros
01:14:56de coupes
01:14:57dans les APL
01:14:58depuis 2017.
01:14:59Votre politique
01:15:00a plongé
01:15:01plus d'un sixième
01:15:02de la population française
01:15:03dans le mal logement.
01:15:05Pire,
01:15:06votre politique
01:15:07du logement
01:15:08est raciste.
01:15:08Vous avez supprimé
01:15:10les APL
01:15:10pour les étudiants étrangers
01:15:12hors Union européenne
01:15:13non-boursiers.
01:15:14Une mesure
01:15:15inspirée
01:15:16du programme
01:15:17du Front National
01:15:18applaudie
01:15:19par le Rassemblement
01:15:20National.
01:15:21Et vous avez tenté
01:15:22d'exclure
01:15:22les personnes
01:15:23en situation
01:15:24administrative
01:15:25irrégulière
01:15:26de l'hébergement
01:15:27d'urgence.
01:15:28Un droit fondamental.
01:15:29Des mesures
01:15:30sont pourtant
01:15:31immédiatement applicables
01:15:33pour que personne
01:15:33ne dorme dans la rue
01:15:34et pour améliorer
01:15:36la vie de millions
01:15:36de nos concitoyens
01:15:37et concitoyennes.
01:15:39Réquisitionner
01:15:39les logements vacants.
01:15:41Interdire les expulsions
01:15:43sans relogement.
01:15:43Encadrer les loyers
01:15:44à la baisse
01:15:45sur tout le territoire.
01:15:46Revaloriser les APL.
01:15:48Nous,
01:15:48la France insoumise,
01:15:49mettrons en oeuvre
01:15:50ces mesures en 2027
01:15:51quand nous serons
01:15:52à votre place.
01:15:53Jusque-là,
01:15:54monsieur le ministre,
01:15:55quand allez-vous
01:15:56en finir
01:15:57avec vos politiques
01:15:58anti-pauvres
01:15:58et agir
01:15:59pour rendre
01:16:00effectif
01:16:01le droit
01:16:01à un logement
01:16:02digne
01:16:02pour toutes et tous ?
01:16:03Merci,
01:16:04madame la députée.
01:16:05La parole est à
01:16:06monsieur Vincent
01:16:06Jean Brun,
01:16:07ministre de la Ville
01:16:08et du Logement.
01:16:10Merci,
01:16:11madame la présidente,
01:16:12mesdames et messieurs
01:16:12les députés.
01:16:14Madame la députée,
01:16:15j'avais prévu
01:16:16de vous expliquer
01:16:17point par point
01:16:18les éléments
01:16:19du plan logement
01:16:20que nous portons
01:16:20avec le gouvernement.
01:16:21J'avais envie
01:16:21de vous dire
01:16:22que le logement
01:16:23de l'hébergement
01:16:23d'urgence,
01:16:24même si évidemment
01:16:25il est toujours insuffisant,
01:16:26il est plus haut
01:16:26qu'il ne l'a jamais été
01:16:28et donc que ce gouvernement
01:16:29et ceux qui l'ont précédé
01:16:30ont bien pris conscience
01:16:32de la difficulté.
01:16:33J'avais prévu
01:16:33de vous parler du plan
01:16:35pour augmenter le nombre
01:16:36de logements dans notre pays
01:16:37qu'il s'agisse de logements
01:16:39libres ou bien
01:16:39de logements sociaux.
01:16:41J'avais prévu
01:16:41de vous parler
01:16:42de tout ce que nous mettons
01:16:43en place pour accompagner
01:16:43les familles en difficulté
01:16:45pour que justement
01:16:45elles ne se trouvent pas
01:16:46dans une situation
01:16:47d'impayé.
01:16:48Et je souhaitais rentrer
01:16:49dans le détail
01:16:50de toutes les mesures
01:16:51que nous faisons aussi
01:16:51pour protéger
01:16:52les propriétaires
01:16:53qui bien souvent
01:16:54sont des propriétaires modestes
01:16:55et qui ont aussi
01:16:56éminemment besoin
01:16:57du loyer
01:16:58pour pouvoir
01:16:59évidemment
01:17:00pouvoir vivre
01:17:01décemment
01:17:02et profiter
01:17:04du bien
01:17:04qu'ils ont
01:17:04légitimement acquis.
01:17:06Mais sincèrement,
01:17:08vous nous coupez
01:17:09l'envie
01:17:10de vous répondre
01:17:11quand vous vous permettez
01:17:13quand vous vous permettez
01:17:14madame la députée
01:17:15de nous traiter
01:17:17de racistes.
01:17:18Vous osez
01:17:19évoquer
01:17:20que ce gouvernement
01:17:22pourra avoir
01:17:22une politique raciste
01:17:23et ensuite
01:17:24vous vous étonnez
01:17:25de l'hystérisation
01:17:26du débat politique
01:17:27et ensuite
01:17:28vous vous étonnez
01:17:29des violences
01:17:30et du climat
01:17:31terrible.
01:17:31Honte à vous,
01:17:33honte à vous,
01:17:33ce qui est excessif
01:17:35est insignifiant.
01:17:36Aujourd'hui,
01:17:37madame la députée,
01:17:37par votre question,
01:17:38vous rendez insignifiante
01:17:40la politique.
01:17:42Merci,
01:17:43monsieur le ministre.
01:17:44La séance de questions
01:17:45au gouvernement
01:17:45est terminée.
01:17:46La séance est suspendue
01:17:48pour quelques minutes.
01:17:49Merci à tous.
01:17:49Merci.
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