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  • il y a 9 heures
Lundi 30 mars 2026, retrouvez Amale Toudrissin (Coordinatrice, Léa Solidarité Femmes), Aymeric Déchin (directeur général et cofondateur, Faume), Christophe Bonazzi (Directeur général, Elicir) et Isabelle Huault (présidente du directoire et directrice générale, EMLyon Business School) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de
00:14notre économie.
00:15Et voici le sommaire, c'est Emeric Deschins, le cofondateur de Faume, qui sera l'invité du grand entretien.
00:21Tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir comment la seconde main se développe dans l'univers de la mode
00:27et du luxe.
00:27Mais d'abord, je reçois Amal Toudrissin, qui est coordinatrice de la Fédération Nationale Solidarité Femmes.
00:33Son rapport d'activité 2024, cet état de plus de 272 000 victimes de violences conjugales, dont 84% de
00:41femmes.
00:41On fera le bilan des actions associatives et gouvernementales.
00:45Le zoom de notre émission sera consacré aux actions que les universités et les grandes écoles peuvent engager en matière
00:50de RSE,
00:50avec l'exemple de l'EM Lyon, école de commerce fondée en 1872, et bien dans son époque, avec des
00:57objectifs ambitieux en matière d'énergie et de mobilité douce.
01:01Et puis dans notre rubrique qui est consacrée aux startups, vous découvrirez Elicir et ses solutions innovantes pour stimuler la
01:08croissance et la résistance des plantes face aux maladies.
01:12Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:19Smart Cause, c'est notre rubrique mensuelle en partenariat avec Dift, la plateforme de générosité qui collecte des dons via
01:27le mécénat d'entreprise et le grand public.
01:30L'association du mois, c'est l'EA Solidarité Femmes.
01:33Bonjour Amal Toudrissin, bienvenue.
01:35Vous êtes la coordinatrice de l'EA Solidarité Femmes, qui est affiliée à la Fédération Nationale Solidarité Femmes.
01:41Je veux bien que vous nous présentiez votre association en quelques mots, pour commencer.
01:44C'est une association qui est née en 2009, créée par Patricia Rouff, avec un parcours de vie un petit
01:53peu particulier,
01:54et qui a un jour décidé elle aussi de pouvoir tendre la main aux femmes et enfants victimes de violences
01:59conjugales et violences intrafamiliales.
02:01Donc depuis 2009, on est implanté dans 91, et on accompagne ces personnes.
02:07Ça fait à peu près, sur une année, à peu près 800 femmes et enfants que l'on accompagne.
02:13Tant de la mise à l'abri d'urgence qu'un accompagnement pour pouvoir préparer la sortie des violences dans
02:20les meilleures conditions.
02:21Et vous êtes combien pour les accompagner, et peut-être aussi avec quelles compétences, quel métier qu'il faut associer
02:30finalement pour prendre en charge ces femmes, ces familles ?
02:33Aujourd'hui, on est 13 salariés. Parmi les 13 salariés, on a des éducateurs spécialisés, on a des assistantes sociales,
02:40on a des conseillères en économie sociale et familiale, on a psychologues, et puis on a aussi la chance d
02:45'être affiliés à la Fédération Solidarité Femmes,
02:47qui nous permet de pouvoir apporter tous les compléments juridiques, médicaux et autres, pour nous permettre une meilleure prise en
02:55charge.
02:56Alors cette Fédération Solidarité Femmes, elle publie chaque année un rapport d'activité, donc là, le dernier rapport, c'est
03:02le rapport d'activité 2024.
03:05Quels sont les principaux enseignements de ce rapport ? Qu'est-ce qu'on peut en dire ?
03:08Malheureusement, on est donc en 2026, en termes de violences, bien que ce soit un débat et qu'on en
03:15parle continuellement,
03:17malheureusement, on a toujours cette même problématique. On est toujours en recherche d'adaptation par rapport aux auteurs de violences.
03:24On est toujours en recherche de solutions, de prises en charge et d'accompagnement. On est de plus en plus
03:30nombreuses, certes, à porter le fardeau et le combat.
03:37On ne s'arrête pas, on n'a pas l'intention de s'arrêter, mais bon, le travail est encore
03:42long.
03:43Avec ce chiffre que donne le rapport d'activité 2024, 272 400 victimes de violences conjugales enregistrées, 84% de
03:53femmes.
03:54En voyant le chiffre, je me suis dit qu'il était forcément sous-estimé parce qu'il y a beaucoup
03:58de gens qui n'osent pas ou qui, tout simplement, peut-être aussi ne pensent pas à aller signaler des
04:05violences.
04:06Complètement. Et puis, c'est encore, pour certaines, un tabou. Donc, c'est très compliqué de pousser la porte d
04:11'une association pour dénoncer, effectivement, des violences.
04:14C'est très compliqué d'accepter une aide parce que tout se passe dans l'intimité et c'est humiliant,
04:20rabaissant.
04:21Donc, effectivement, il y a un grand nombre de femmes qui restent encore dans l'ombre.
04:25Nous, dans notre travail, c'est justement de pouvoir semer un maximum de graines, tant autant de professionnels que d
04:30'autres personnes,
04:30en espérant que quelque part, elle germera, ça prendra le temps que ça prendra.
04:35Et quand la personne, elle est prête, qu'elle puisse pousser la bonne porte et qu'on puisse l'aider,
04:41l'accompagner comme il faut.
04:41Est-ce qu'il y a quand même, vous disiez que votre association existe depuis 2009, est-ce que vous
04:47voyez quand même une forme de libération de la parole qui s'exerce
04:51ou est-ce que finalement, c'est un peu la même chape de plomb qui demeure ?
04:56La libération de la parole, oui, on l'a. Donc, on a effectivement de plus en plus de femmes qui
05:00vont dénoncer.
05:02Elles dénoncent auprès des associations. Là où ça devient un petit peu plus compliqué, c'est lorsqu'il faut passer
05:06peut-être sur un aspect juridique
05:07où il faut aller au niveau de la plainte, où ça reste encore compliqué. Parce que dans beaucoup d'histoires,
05:14c'est des histoires d'amour à la base.
05:15Donc, c'est très, très compliqué d'aller dénoncer le père de son enfant, l'homme qu'on a le
05:20premier amour peut-être.
05:21Et donc, elles y vont avec des freins. Donc, c'est oui, je veux bien dénoncer, mais c'est qu
05:26'est-ce que vous allez vous mettre en place pour pouvoir m'accompagner
05:29et m'aider sans pour autant quand même trop nuire à monsieur.
05:33Sans aller jusqu'à la plainte, ça, c'est un frein qui existe encore beaucoup.
05:37Ça reste encore les femmes.
05:39Mais est-ce que les policiers, pardon, est-ce que les policiers et les gendarmes sont quand même mieux formés
05:43à recevoir justement ces plaintes, ces femmes victimes de violences ?
05:48Oui, on a effectivement des professionnels qui sont mieux formés, qui savent mettre en confiance.
05:54On va adapter le collègue qui va recevoir, hommes, femmes, femmes, hommes, vraiment s'adapter à la victime
06:02de manière à vraiment la mettre en sécurité et la plus à l'aise possible pour pouvoir en parler.
06:06Et puis, on nous laisse aussi, nous, en tant qu'association, de plus en plus de place de pouvoir aussi
06:10être présentes
06:11sur ces moments-là pour être vraiment un soutien pour les victimes.
06:16Alors, ce n'est pas encore complètement parfait, mais il y a vraiment du mieux et c'est vraiment bien
06:23pour elles.
06:23Il y a ce numéro, le 3919, Violence Femmes Info, numéro national d'écoute, d'orientation à destination des femmes
06:31victimes de toutes les violences.
06:33D'ailleurs, c'est Solidarité Femmes, la Fédération Nationale, qui est à l'origine de ce numéro gratuit.
06:39Est-ce qu'il fonctionne bien ? Vous qui, finalement, vous rendez compte, via votre association, via Léa Solidarité Femmes,
06:46au quotidien, j'imagine, est-ce qu'il fonctionne bien ce 3919 ou est-ce qu'il manque de moyens
06:51?
06:52Alors, il fonctionne bien dans le sens où, effectivement, toute femme qui va appeler, elle va pouvoir être prise en
06:57charge.
06:57L'avantage de cette plateforme, c'est que peu importe où on se trouve en France, quand on fait le
07:013919
07:01et qu'on n'a pas connaissance d'une structure ou d'une association dans le secteur, le 3919 va
07:05pouvoir nous désorienter vers ces structures.
07:08Si, par contre, le souhait, ce n'est pas d'être tout de suite orienté vers une structure, mais d
07:13'avoir une écoute,
07:15pour pouvoir ensuite prendre une décision, c'est quelque chose qui est également proposé.
07:19C'est ce qui permet, en même temps, à distance, de pouvoir aller au rythme de la victime.
07:26Donc oui, c'est un numéro qui fonctionne plutôt bien.
07:30Qu'est-ce que vous attendez, vous, du gouvernement, des pouvoirs publics au niveau étatique ou même des collectivités locales,
07:37d'ailleurs ?
07:38Qu'est-ce qui vous manque, aujourd'hui ?
07:39Eh bien, on en vient toujours au nerf de la guerre.
07:42L'argent.
07:42L'argent.
07:43Les associations, eh bien, on a de plus en plus de difficultés à avoir, effectivement, de l'argent
07:49qui nous permettent de pouvoir mettre des professionnels en face, de pouvoir ouvrir des places d'hébergement supplémentaires,
07:55de pouvoir couvrir un territoire un petit peu plus important.
07:58Comme je vous ai dit, aujourd'hui, nous, on est dans le 91, on récupère, donc on est plus dans
08:04le nord,
08:04on récupère toute la ruralité essénienne.
08:06Et on a besoin de pouvoir installer des locaux sur place, de pouvoir avoir des professionnels qui soient sur place,
08:12de pouvoir avoir des véhicules qui nous permettent de nous déplacer d'un point A à un point B.
08:16Donc, je pense que pour toutes les associations, la difficulté est malheureusement la même, c'est le nerf de la
08:22guerre, l'argent.
08:23Mais est-ce que vous avez le senti ? On donne souvent l'exemple de l'Espagne, par exemple, qui
08:27est un pays qui est confronté encore aujourd'hui,
08:30mais qui l'était particulièrement à ces violences faites aux femmes et aux violences conjugales.
08:36Et qu'il y a eu un certain nombre de décès particulièrement frappants, mais il y en a eu aussi
08:41en France, qui ont ému l'opinion.
08:43Et il y a eu quand même un changement de paradigme.
08:46Est-ce que vous vous dites qu'on n'y arrive pas, malgré tout, à inverser la tendance ?
08:52Oui, on n'y arrive pas, malgré tout. Et après, c'est ce qu'on disait, c'est qu'il
08:57faut qu'il y ait un événement pour qu'on se décide à faire quelque chose.
09:00Donc, tant qu'il n'y a pas de gros...
09:02Mais il y en a eu des événements, enfin, pardon, malheureusement.
09:04Et pour autant, c'est-à-dire qu'il va y avoir un événement, on va avoir un effet un
09:08petit peu ponctuel, donc on va avoir quelque chose.
09:11Et puis ensuite, bouf, on se dit, ça y est, c'est bon, c'est réglé, on n'en parle
09:15plus, on va essayer de noyer plus ou moins le poisson.
09:18Et puis, on n'avance pas plus.
09:21Et puis, c'est compliqué de faire changer les lois, c'est compliqué de faire changer la position des hommes,
09:27le patriarcat et tout ça.
09:30Le travail est encore long.
09:32Oui, on est bien d'accord, il y a des siècles, des millénaires de patriarcat derrière nous.
09:36Il y a ce film, je voudrais qu'on parle, très beau film, La maison des femmes, réalisé par Mélissa
09:40Godet avec Karine Viard dans le rôle de Gada Atem Ganser,
09:44qui est la fondatrice de la vraie maison des femmes.
09:48Vous avez vu, j'imagine, ce film, ce lieu, La maison des femmes, qui peut-être ressemble à ce que
09:55vous faites dans votre association.
09:56Est-ce que c'est un lieu qui est inspirant pour quelqu'un comme vous ? Et ce combat ?
10:01Alors oui, bien sûr, bien sûr, c'est inspirant.
10:04Puis c'est le combat que l'on mène au quotidien.
10:07Parce que le lieu a failli fermer, c'est en résonance avec ce qu'on vient de dire.
10:11Elle s'est battue, elle a réussi à le maintenir.
10:13Et finalement, la maison des femmes a essaimé, il y en a quelques dizaines en France.
10:17Donc elle a réussi, en mobilisant les médias, l'opinion, à faire en sorte que les pouvoirs publics s'en
10:24occupent.
10:25Le hasard fait que l'association Léa Solidarité Femmes, comme je l'ai dit, a été créée en 2009.
10:30Et il y a maintenant un peu moins de trois ans, elle a été confrontée à des difficultés plus ou
10:36moins similaires.
10:38Il y a eu une grande vague de licenciements, mais parce qu'il n'y avait pas non plus les
10:42fonds.
10:42On a dû fermer un certain nombre de places d'hébergement.
10:45Et donc du coup, après derrière, c'est comment on fait, qu'est-ce qu'on fait pour pouvoir permettre
10:49de se maintenir à flot,
10:52maintenir les accompagnements que l'on fait et tout ça.
10:54Donc le film, c'est effectivement le combat de tous les jours de ces associations qui luttent pour, d'une
11:01part, rester en surface
11:03et d'autre part, maintenir l'accompagnement que l'on propose aux femmes sans leur faire ressentir toutes les difficultés
11:09que l'on rencontre.
11:10Donc ça fait vraiment une double charge.
11:12Et pour les salariés, pour les travailleurs sociaux qui accompagnent, c'est une double charge, une double peine.
11:18On doit les accompagner et en même temps, il faut qu'on oeuvre, de trouver des solutions pour pouvoir garder
11:23la tête hors de l'eau.
11:24Oui, avec aussi ce qui s'est passé au moment du Covid, du confinement.
11:29Je ne sais pas si vous, vous l'avez vécu dans votre association, c'est-à-dire des femmes que
11:33vous suiviez
11:34et qui d'un seul coup sont reparties dans le huis clos familial, qui pouvaient être évidemment mortifères.
11:42Est-ce que ça a été dur de réenclencher derrière le lien, de faire revenir certaines femmes qui, par la
11:49force des choses,
11:49ne pouvaient plus venir chez Léa le Solidarité Femmes pour le confinement ?
11:53Forcément. Donc le confinement, c'est encore plus la cage dorée, où elles sont enfermées avec hauteur de violence.
12:02Et puis cette fois-ci, plus la possibilité, ne serait-ce que de faire le 39-19, devient compliquée,
12:07puisqu'en fait on est dans un même lieu, dans une même pièce.
12:09Donc de pouvoir dénoncer un certain nombre de choses, ça devient très très compliqué.
12:13Et la libération, elle va se faire aussi crescendo, puisque sur ce temps enfermé, pendant la période de Covid,
12:20il y a encore plus d'emprise, il y a encore plus de contrôles coercitifs.
12:23Et donc c'est comment elles vont réussir petit à petit à effectivement s'en sortir, sortir de là,
12:30pouvoir de nouveau pousser la première porte, rétablir aussi une situation de confiance,
12:35parce que le Covid a tout cassé, a tout coupé.
12:37Donc refaire confiance aux personnes, réaccepter d'être aidée, accompagnée,
12:41ça se travaille, ça se travaille dans le temps.
12:44Allez, on termine avec ce partenariat, avec DIFT,
12:49qui a pu flécher vers votre association un certain nombre de dons, c'est ça ?
12:53Qu'est-ce que ça vous apporte ? Qu'est-ce que ça change pour vous ?
12:55Eh bien, c'est ça. Donc comme je vous ai dit, on se lance dans l'ouverture d'une maison
12:59Solidarité Femmes en ruralité essonienne.
13:02Le nerf de la guerre, pouvoir avoir des finances pour cela.
13:05Et avec la plateforme DIFT, on a pu lancer cette collecte solidaire en ligne.
13:12C'est une mise en compétition de différentes personnes, mais du coup c'est du challenge.
13:16Et les personnes, elles ont vraiment pris plaisir à essayer de contacter un maximum de personnes
13:21pour pouvoir collecter un maximum d'argent.
13:23Donc on est vraiment très très contentes de cette collecte.
13:27On a collecté un peu plus de 13 000 euros aujourd'hui.
13:31Et donc, ça continue.
13:33Donc on croise les doigts pour pouvoir aller...
13:35Vous pouvez aller sur le site DIFT et aider Léa.
13:39Solidarité Femmes, merci beaucoup Amel Toudrissin d'avoir participé à notre émission.
13:46Et je rappelle ce numéro, le 3919 Violence Femmes.
13:50Info, à bientôt sur Bsmart4Change.
13:52On parle des grandes écoles tout de suite.
14:01Le zoom de ce Smart Impact, on parle de bilan carbone, d'action RSE des grandes écoles avec Isabelle Huot.
14:08Bonjour.
14:08Bonjour.
14:09Bienvenue, vous êtes la présidente du directoire, directrice générale de l'EM Lyon,
14:12qui est une vénérable école qui existe depuis 1872,
14:16mais qui est bien dans son époque, on va le voir avec vos engagements RSE.
14:19Est-ce que vous pouvez nous présenter l'EM Lyon en quelques mots pour commencer ?
14:22EM Lyon, c'est une grande école de management parmi les 4 meilleures en France.
14:28C'est une école qui, comme vous l'avez dit, est une vieille institution qui a été créée par la
14:32Chambre de commerce et d'industrie de Lyon,
14:33donc qui est très ancrée dans son territoire, mais qui à la fois veut avoir un rayonnement international.
14:38Et c'est une école qui, aujourd'hui, compte autour de 8000 étudiants en formation continue,
14:43autour de 8000 participants en formation initiale, 5000 participants en formation continue,
14:49voilà, avec autour de 200 professeurs-chercheurs.
14:51Donc, la recherche y occupe une place importante parce qu'on produit des connaissances que l'on diffuse ensuite auprès
14:57de nos étudiants.
14:58Et donc, avec un certain nombre d'engagements, vous avez choisi d'être, depuis 2021, une société à mission,
15:05on va dire la raison d'être de l'EM Lyon, formée, accompagnée tout au long de leur vie des
15:09personnes éclairées
15:10qui transforment les organisations avec efficacité pour une société plus juste, solidaire et respectueuse de la planète.
15:21Déjà, peut-être, pourquoi le fait de devenir une société à mission ?
15:24Et puis, voilà, les derniers mots plus justes, solidaires, respectueuses de la planète.
15:28Société à mission, parce qu'on pense qu'il nous convenait vraiment de mettre en avant
15:34qu'on était au service de l'intérêt général, du bien commun, c'était pour nous important de le rappeler.
15:40Et donc, cette raison d'être que vous venez de citer a fait l'objet d'une véritable co-construction
15:45par l'ensemble des parties prenantes de l'école, c'est important de le dire.
15:47Oui, c'est un moment de réflexion, de prise de distance par rapport à ce que l'on veut être.
15:53Et l'idée, c'était de dire que, certes, on veut former des professionnels de très bon niveau
15:57pour anticiper les besoins des entreprises, être très bien articulés avec le monde socio-économique,
16:02mais que pour nous, il est aussi très important de former des citoyens éclairés.
16:06C'est une dimension d'enseignement supérieur qu'on doit toujours rappeler,
16:09en particulier en ces temps de crise démocratique,
16:11que nos étudiants soient formés au débat, au débat public, au respect du pluralisme,
16:20au sens de la nuance et de la tempérance.
16:22Pour nous, c'est très important de le rappeler, c'est le rôle d'une institution d'enseignement supérieur.
16:26Donc, à la fois des professionnels de très bon niveau,
16:29transformer les organisations avec efficacité,
16:31mais dans un but précis, au service aussi de l'intérêt général et du bien commun.
16:36Alors, ça passe évidemment d'abord par les enseignements.
16:38Ensuite, on verra quel levier un campus peut activer.
16:42Mais c'est d'abord les enseignements.
16:44Alors, vous le faisiez déjà avant, j'imagine,
16:46mais est-ce que ça veut dire que les objectifs,
16:48alors je vais rester sur les objectifs environnementaux, par exemple,
16:52ils font l'objet d'un cours particulier, ils essaiment un peu partout.
16:55Comment vous l'intégrez à votre cursus ?
16:57Le parti qu'on a pris, c'est d'essaimer un peu partout.
16:59Parce que si vous enseignez d'un côté un cours de marketing,
17:03pour dire qu'il faut consommer le plus possible,
17:05et puis de l'autre côté, un cours de responsabilité sociale,
17:08ça paraît très incohérent et c'est très mal perçu par nos étudiants.
17:12Donc, l'idée, c'est d'essaimer, de rendre ça très systémique
17:15dans l'ensemble de nos enseignements
17:16et d'irriguer l'ensemble des cours
17:18avec les enjeux sociaux et environnementaux.
17:20Alors, pour ça, on a développé un label qui s'appelle SDGs Inside,
17:24Sustainable Development Goals Inside,
17:26en bon français, objectif du développement durable de l'ONU,
17:28pour que chaque cours mette en avant un objectif du développement durable
17:32qui le défend particulièrement ou qui le met en avant particulièrement.
17:35Donc, pour non seulement sensibiliser nos étudiants,
17:37mais surtout les former aux enjeux environnementaux.
17:39Et c'était aussi une demande de vos étudiants ?
17:42Alors, je pense que c'était une demande sociale de manière générale.
17:46Il y a eu des mouvements pour un réveil écologique chez les étudiants.
17:50Il y a eu des Fridays for Future
17:53dans les institutions d'enseignement supérieur il y a quelques années.
17:55Je pense que ça a peu réveillé le monde de l'enseignement supérieur.
17:58Donc, c'est beaucoup venu des étudiants.
18:00Et ensuite, ça a été pris aussi à bras-le-corps par les universités,
18:04les écoles de management.
18:05Ça a été aussi encouragé par les pouvoirs publics,
18:08le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.
18:10Des labels se sont développés, le label des DRS.
18:13Donc, tout ça nous a conduit à être beaucoup plus ambitieux,
18:16beaucoup plus volontaristes autour de ces questions-là,
18:18qui sont non seulement des questions, évidemment,
18:20qui donnent du sens à ce qu'on fait,
18:22mais pas seulement.
18:23Il y a un vrai enjeu économique aussi à se rendre compte
18:27qu'il y a des ressources finies et des limites planétaires
18:30et que les modèles d'entreprise doivent en tenir compte.
18:33Et alors, justement, quand ensuite ils arrivent dans le monde de l'entreprise,
18:36ils arrivent, ils sont juniors,
18:37donc ils ne vont pas d'un claquement de doigts pouvoir tout transformer.
18:40Est-ce qu'il n'y a pas parfois,
18:42dans les retours d'expérience que vous devez avoir,
18:45un peu de frustration ?
18:46Ou une génération formée justement à un business
18:50un peu plus tournée vers le bien commun,
18:53vers les enjeux environnementaux et sociétés,
18:55et puis parfois des entreprises qui sont un peu moins mobiles ?
18:59Alors, je pense qu'elles le sont de plus en plus,
19:01même si on connaît un petit retour de bâton en ce moment,
19:05le contexte actuel,
19:06mais je pense que les entreprises,
19:07elles sont de plus en plus sensibles,
19:10elles savent que pour soigner leur marque employeur aussi,
19:13elles doivent mettre en place ces dispositifs.
19:15Donc, pour attirer des compétences et de bons diplômés,
19:18il faut qu'elles soient aussi volontaristes sur ces sujets.
19:21Donc, je pense qu'on progresse sur ces questions-là,
19:23du point de vue de l'adéquation entre la demande et l'offre,
19:28si je puis m'exprimer ainsi,
19:30mais je pense qu'il y a de plus en plus de prises de conscience.
19:34Nous, on a été membres de la première session
19:36de la Conférence des entreprises pour le climat,
19:38en tant qu'institution d'enseignement supérieur,
19:39il y avait quand même beaucoup d'entreprises
19:41qui avaient des prises de conscience.
19:42On était partenaire, on en a reçu tous les mois.
19:44Et donc, la question des modèles d'affaires régénérateurs
19:47commence à prendre corps quand même dans les entreprises.
19:50Donc, effectivement, il peut y avoir un hiatus, un gap.
19:53Oui, il y a certains qui se disent
19:54je vais créer ma entreprise
19:56plutôt que de rentrer dans une grosse structure
19:58parce que je ne pourrais pas la faire bouger.
19:59Les comportements au travail ont beaucoup évolué.
20:03Il y a plus de turnover dans les entreprises qu'auparavant.
20:06C'est vrai que les étudiants vont chercher aussi
20:08ce qui leur convient du point de vue du sens
20:10et de la trajectoire qu'ils veulent donner
20:12à leur vie professionnelle.
20:13Voilà, donc il y a une variété d'orientations
20:16et de trajectoires aujourd'hui possibles
20:17pour ces étudiants qui ont envie d'avoir de l'impact.
20:20Alors, parlons de ce campus
20:22parce que pour être en cohérence
20:25entre les enseignements et puis votre bilan,
20:28vous avez commencé, j'imagine, par faire
20:29une sorte d'audit, un bilan carbone.
20:31Le levier principal pour améliorer
20:35le bilan énergétique,
20:37de consommation d'eau, de biodiversité d'un campus,
20:40c'est quoi le levier le plus efficace ?
20:42Alors, nous, notre bilan carbone,
20:43il comprend le campus, évidemment.
20:45On a un nouveau campus, donc ça tombe bien
20:47parce qu'on a pu faire des économies d'énergie
20:50parce que notre campus correspond
20:52à des normes environnementales beaucoup plus exigeantes.
20:54Donc, de ce point de vue-là,
20:55on a été mieux disant par rapport à notre ancien campus.
20:58mais nos principales émissions carbone
21:00dans notre école proviennent des déplacements,
21:03des déplacements, des transports
21:04et des voyages en avion en particulier.
21:06Donc, on a mis en place un certain nombre de dispositifs,
21:09en particulier des chèques mobilité douce.
21:11Donc, on finance partiellement, évidemment,
21:14des voyages qui privilégient les pieds sur terre.
21:18Je reprends le titre d'un documentaire
21:21qui a été fait par certains de nos étudiants
21:23et qui montre qu'on peut concevoir les voyages autrement aujourd'hui.
21:27Et donc, quand nos étudiants vont en mobilité
21:29dans une autre université et qu'ils sont en Europe,
21:32ils privilégient plutôt le voyage en train
21:34grâce à l'aide qu'offre EM Lyon.
21:38On les encourage plutôt aussi
21:42à avoir des mobilités proches quand elles sont courtes
21:45et puis à prendre l'avion quand la mobilité est un peu plus longue.
21:50Donc, il y a un gros effort qui est mis sur la mobilité
21:53à la fois de nos personnels et de nos étudiants.
21:57C'est de là que viennent principalement les émissions carbone.
22:00– Et sur les consommations d'énergie,
22:05alors vous nous disiez que c'est un nouveau campus,
22:07donc ça veut dire que vous partez d'un haut niveau,
22:09mais après, il y a des choix.
22:10Vous essayez de sourcer, par exemple, des énergies vertes, etc.
22:14– Oui, exactement, on source des énergies vertes.
22:16On est des panneaux photovoltaïques sur le campus.
22:19– Vous êtes autonome ?
22:20– On est quasi autonome, voilà.
22:22Donc, il y a vraiment un vrai effort qui est mené
22:25pour promouvoir des consommations responsables et de la sobriété.
22:30– Je coche les cases, on a fait les transports, on a fait l'énergie.
22:33Par exemple, l'alimentation, la cantine, est-ce que vous réussissez,
22:36parce que ce n'est pas si simple, d'aller vers le bio, vers les circuits courts ?
22:40– Oui, alors, circuit court, oui, on essaye de promouvoir les circuits courts.
22:44On essaye aussi de faire attention à toute la question du gaspillage, des déchets.
22:48Donc, on a des liens avec des associations pour la gestion des surplus des repas.
22:56Voilà, donc il y a tout un dispositif aussi associatif
22:58qui est mis en place autour des enjeux de consommation,
23:03de nutrition et de circuits courts.
23:07– Vous vous êtes donné à…
23:08– Et puis, on a aussi un tissu associatif étudiant aussi à l'école
23:12qui est très dynamique avec des associations comme le Noise,
23:15qui est un mouvement national, qui nous encourage aussi
23:18à avoir des comportements responsables sur le plan environnemental.
23:22nos associations signent des chartes.
23:24Alors, elles signent des chartes, c'est déjà un premier pas,
23:26mais elles le font aussi ensuite.
23:28Et c'est très important pour nous que toutes les activités de l'école
23:31soient irriguées par ces enjeux-là, voilà.
23:34Dans un objectif de formation, voilà.
23:37Juste, ce n'est pas du branding, ce n'est pas de la communication,
23:39ce n'est pas du greenwashing.
23:40C'est vraiment parce qu'on pense que pour former un décideur pour demain,
23:44il est extrêmement important qu'il ait conscience
23:46des limites planétaires, voilà.
23:49C'est fondamental dans la conception qu'on peut avoir de l'économie de demain.
23:53– Ça veut dire, ça peut aller jusqu'à changer des modèles économiques.
23:57C'est ce qui était intéressant dans la Convention des entreprises pour le climat,
24:00d'ailleurs, ces feuilles de route que les entreprises se donnent,
24:02et ça peut effectivement modifier un modèle.
24:06C'est vrai que l'hyper-consommation, elle est en contradiction avec les limites planétaires.
24:11– Oui, oui, des modèles économiques qui soient,
24:13comme le dit la Conférence des entreprises pour le climat, régénératifs, voilà.
24:17Et puis, oui, une volonté d'aller vers, aussi, de comprendre l'organisation sociale,
24:23parce qu'on a tous conscience de ces limites,
24:26mais on ne sait pas comment vraiment changer,
24:29et les comportements, et les normes.
24:32Donc, ce qu'on apprend aussi à l'école,
24:33parce qu'on est une école où on promeut les sciences sociales,
24:36c'est l'organisation sociale, institutionnelle, politique,
24:39pour promouvoir tous ces enjeux à la politique au sens noble du terme.
24:44– Bien sûr, mais, j'avais anticipé cette question,
24:48mais c'est aussi faire de la politique.
24:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on se rend compte que les enjeux environnementaux,
24:54les politiques environnementales,
24:56elles devraient, à mon avis, être portées par tous les partis,
25:00quels qu'ils soient, sauf que c'est devenu des enjeux d'antagonisation de la société.
25:06Ah, si, quand même, il y a certains partis qui considèrent que les éoliennes,
25:12il faut les oublier, enfin, bon, voilà.
25:15Et il y a des villes,
25:18alors peut-être qu'il y avait trop de conceptions idéologiques,
25:25par exemple, dans le parti Les Verts,
25:27et quand des maires écologistes sont arrivés,
25:29et que donc, ils sont devenus des cibles un peu faciles.
25:32Mais il n'empêche que c'est un enjeu politique.
25:33Est-ce que vous avez parfois le sentiment que vous faites de la politique ?
25:36– On en fait au sens noble.
25:37– Au sens noble.
25:37– Au sens où l'on s'intéresse à la vie de la cité.
25:39Quand on dit qu'on veut former des citoyens éclairés,
25:41c'est bien dans ce sens-là.
25:42Oui, donc, en ce sens-là, on fait de la politique.
25:45Mais au-delà de la dimension idéologique,
25:50tout ce qu'on enseigne est adossé à de la recherche,
25:52à de la recherche scientifique, à de la connaissance scientifique,
25:55à des professeurs-chercheurs qui développent des connaissances
25:58avec toute la rigueur méthodologique.
26:00Et réhabiliter la science, c'est aussi important
26:02dans nos institutions d'enseignement supérieur,
26:04là où prolifèrent beaucoup de fake news, d'opinions rapides,
26:08où les réseaux sociaux diffusent des vérités alternatives.
26:16Il est très, très important pour nous de rappeler
26:19qu'une institution d'enseignement supérieur adossée à la recherche
26:22développe des connaissances qui sont fondées.
26:24Et à partir de là, on enseigne à nos étudiants
26:27la diversité des modèles d'affaires, des modèles économiques,
26:31des modèles sociaux aussi.
26:32Mais il y a aussi des choix de société qui sont en jeu, en effet.
26:34– Merci beaucoup, Isabelle Luau.
26:36Et à bientôt sur Bsmart for Change.
26:38On passe au grand entretien de ce Smart Impact
26:41avec le fondateur, cofondateur de FAUM.
26:44On parle de seconde main dans l'univers de la mode et du luxe.
26:51Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose.
26:53Chaque jour, à une personnalité qui compte dans notre économie,
26:56je reçois aujourd'hui Émeric Deschins.
26:58Bonjour.
26:58– Bonjour, Théry.
26:59– Bienvenue, vous êtes le président, cofondateur de FAUM,
27:02qui est opérationnel, on va dire, depuis 2020.
27:05C'est quoi l'histoire, le point de départ ?
27:07Comment vous avez créé FAUM ?
27:08– Le point de départ, c'est que je cherchais à lancer une nouvelle entreprise
27:13et en observant un peu le marché de la mode,
27:16à cette époque-là, je me rendais compte que l'industrie était
27:19très régulièrement remise en question, challengeée
27:23pour ces différents niveaux d'impact qu'elle pouvait avoir sur l'environnement.
27:26Et donc, en creusant ces sujets-là, au fur et à mesure des digressions,
27:29des investigations sur le marché, des discussions qu'on pouvait avoir
27:32avec les dirigeants de l'industrie, on se rendait bien compte que,
27:35d'un côté, il y avait un marché de la seconde main qui était en pleine croissance
27:39et qui, jusqu'à présent, était très fortement capté,
27:43enfin, la valeur était très fortement captée par les grandes plateformes,
27:46qui revendait les vêtements des marques et que les marques n'en tiraient pas de profit.
27:50Et donc, à partir de ce constat-là, et en observant d'autres marchés
27:54qui pouvaient être plus matures sur le sujet, comme le marché automobile,
27:58évidemment, on s'est dit, est-ce qu'il n'y a pas une solution à proposer,
28:00un accompagnement à proposer aux marques pour leur permettre de se positionner
28:03sur ce marché, d'aller chercher des clients existants
28:07et, par la même occasion, de décarboner en partie leur business model.
28:11Et alors, ça marche comment ? C'est quoi, FOM ?
28:14Nous, concrètement, on est vraiment à la croisée de l'entreprise de logiciels
28:17et du conseil.
28:19Évidemment, en fait, développer et mettre sur pied une infrastructure
28:22de seconde main pour une marque de mode,
28:24c'est quelque chose qui peut être assez complexe et coûteux
28:27parce que c'est une architecture de business qui est très différente.
28:32Ce sont des flux logistiques qui sont très différents
28:35et des flux opérationnels très différents.
28:37Et donc, nous, on a développé l'ensemble des logiciels
28:39dont elles ont besoin pour pouvoir internaliser
28:41la distribution de leur marché de la seconde main.
28:44Donc, concrètement, si vous prenez l'exemple de l'un de nos clients,
28:47vous allez sur le site de Lacoste, vous avez un onglet seconde main
28:50et quand vous cliquez dessus, en fait, derrière,
28:52tout est aux couleurs de la marque, mais opéré par nos équipes.
28:55Et ensuite, il y a toute une partie, évidemment, conseil
28:57puisqu'il y a beaucoup d'évangélisation à faire sur ce modèle
28:59pour convaincre les marques de transformer et faire évoluer leur business model.
29:03Oui, ça peut sembler contre-intuitif au départ.
29:05J'imagine qu'il a fallu convaincre.
29:08Attendez, vous êtes bien gentil, mais je vais moins vendre de neuf
29:11si vous m'obligez à développer la seconde main.
29:13Ça semble souvent contre-intuitif.
29:15Et donc, c'est pour ça que nous, il y a cinq ans,
29:17quand on a démarré notre activité,
29:19on avait au début des intuitions qui se sont transformées
29:22au vu des premiers résultats en convictions.
29:24Et aujourd'hui, on peut dire qu'on a des preuves tangibles
29:26pour expliquer aux marques les bienfaits d'un modèle de seconde main.
29:29Parce que si on prend un peu de hauteur sur le marché,
29:31on a une industrie de la mode qui est quand même en difficulté
29:34et ou en transformation,
29:37avec le contexte économique et géopolitique global
29:40qui ne sert pas le développement business des marques,
29:42ou en tout cas qui crée beaucoup d'incertitudes.
29:45Une saturation du marché sur le digital
29:48qui a pour conséquence d'avoir une offre extrêmement importante
29:54et donc une volatilité plus forte des clients.
29:56Et la conséquence de ça, c'est que les budgets marketing des marques
29:59pour soit acquérir des nouveaux clients
30:00ou fidéliser leurs clients ont augmenté
30:03et donc qu'elles doivent trouver des relais de croissance à ça.
30:06Et aujourd'hui, ce qu'on observe,
30:08c'est qu'à travers les modèles qu'on met en place chez nos clients,
30:09notre métier, c'est également de les aider
30:11à mesurer l'intérêt de déployer des business models de seconde main.
30:15Et aujourd'hui, on voit qu'il y a un très fort intérêt des marques
30:18pour acquérir des nouveaux clients via l'achat de seconde main
30:21ou pour fidéliser leurs clients via un programme de rachat de produits
30:25en échange de cartes cadeaux
30:26qui va pouvoir réengager le client dans la marque.
30:28Alors, je vais vous citer, les marques n'ont plus d'autre choix
30:30que de transformer leur modèle.
30:32Le marché de la seconde main leur offre justement des perspectives durables.
30:36Si on se place sur une échelle de 1 à 100,
30:39cette transformation des marques,
30:41on en est où ?
30:42On est à 10 ?
30:44On est à moins de 10 ?
30:45On peut peut-être prendre un repère de...
30:47Nous, on regarde beaucoup le taux de pénétration de la seconde main
30:50dans le business e-commerce des marques
30:51puisque c'est le principal canal de distribution de notre modèle à l'heure actuelle.
30:55Et chez nos clients, en général, au bout de 3 à 5 ans de partenariat,
31:00on peut atteindre des taux de pénétration de 10%.
31:03C'est-à-dire que la seconde main peut représenter 10% du chiffre d'affaires d'une marque
31:07sur un marché donné.
31:08Je ne sais pas si un jour on arrivera à 100,
31:10mais nous, on pense qu'un jour, la seconde main peut représenter
31:1420 à 30% du business model des marques
31:16à partir du moment où on accompagne les marques de la bonne manière,
31:20où on est très pédagogue sur l'intérêt de ce business model
31:24et sur la preuve business de l'impact positif.
31:27Alors, ça rejoint, vous avez presque répondu.
31:29La question que Alexandra Mathiolon, la présidente du groupe Serfile,
31:32qui était à votre place la semaine dernière, a choisi de vous poser.
31:35On l'écoute tout de suite.
31:37Bonjour Emmerick.
31:38Eh bien, je serais ravie de savoir, en fait,
31:40l'évolution du marché de la seconde main.
31:42Est-ce que ça commence à prendre une part en pourcentage de marché importante,
31:46notamment chez les grandes marques
31:49et notamment de comprendre si c'est au cœur du business model
31:53où ça reste encore un peu à la marche, un peu niche
31:55et du coup, quels sont les obstacles que vous pouvez avoir
32:00pour le développement de la seconde main ?
32:02Alors, le pourcentage, vous nous l'avez donné, les obstacles.
32:04Quels sont les obstacles au développement aujourd'hui ?
32:06Les obstacles, c'est que les marques sont dans un environnement
32:10qui est très fortement contraint.
32:12Donc, elles ont finalement assez peu de ressources
32:15et de bandes passantes pour s'intéresser à des nouveaux sujets
32:19qui peuvent sembler en plus, sur le papier, assez structurants.
32:22Et donc, nous, notre enjeu, c'est, un, d'expliquer tout l'intérêt
32:25du business model, prouver que ça va être rentable,
32:28qu'à terme, ça va être non dilutif en termes de marge
32:32parce que, nous, notre enjeu, on est une société à impact.
32:35Mais si on veut avoir de l'impact, il faut que ce business model
32:38prenne de plus en plus de place dans le business model des marques.
32:41Donc, il faut qu'il soit rentable aussi pour les marques, bien sûr.
32:43Donc, il faut démontrer cette rentabilité, il faut conduire le changement
32:47et il y a beaucoup de parties prenantes chez les marques
32:49puisque la seconde main va être distribuée la plupart du temps par le e-commerce.
32:54Il faut convaincre le directeur e-commerce de l'intérêt de ce modèle
32:58pour réduire, par exemple, ses coûts d'acquisition.
33:00Il va falloir convaincre les équipes en boutique
33:02puisqu'on va proposer un service de collecte des produits en boutique.
33:04L'intérêt pour eux, c'est évidemment de drainer plus de trafic en boutique,
33:08mais c'est un nouveau service sur lequel vous allez devoir former la force de vente.
33:14Il y a évidemment la direction financière
33:15puisque déployer un business model d'achat-revente de produits de seconde main
33:21via un système de cartes cadeaux,
33:22expliquer à quel point le modèle de la carte cadeau est intéressant
33:25et dérisqué pour une marque,
33:27mais construire un compte de résultat
33:29qui permet de bien interpréter cette rentabilité,
33:31c'est une vraie conduite du changement.
33:32La direction marketing, communication,
33:34parce qu'il y a l'enjeu de la désirabilité de la marque,
33:37comment est-ce qu'on explique ?
33:38Oui, est-ce qu'on ne dilue pas sa marque finalement
33:40avec des produits de seconde main ?
33:41Ça peut être une crainte au départ,
33:42mais ce dont on se rend compte, c'est qu'en fait, c'est tout le contraire.
33:45Ça la diffuse ?
33:46Ça diffuse, et puis à partir du moment
33:48où la marque affiche des produits de seconde main
33:51et est confiante pour revendre ses produits de seconde main,
33:53c'est un, qu'elle a confiance dans la qualité de ses produits
33:56et deux, qu'elle a confiance dans la valeur
33:58à laquelle ils vont pouvoir se revendre.
34:00Évidemment, la première raison d'achat en seconde main,
34:02c'est le prix,
34:03mais à partir du moment où vous montrez
34:05que le produit de votre marque
34:06se maintient à un prix relativement élevé en seconde main,
34:09c'est que votre produit est désirable dans le temps
34:11et de bonne qualité.
34:13Mais il y a quand même quelques coûts cachés.
34:15Je ne sais pas, la logistique,
34:16le contrôle qualité, etc.
34:19Ils ne sont pas cachés, ils sont assez explicites.
34:20Bon, alors des coûts réels.
34:21Non, et effectivement,
34:23il y a un ensemble de coûts à prendre en compte
34:25puisque le coût de traitement des produits
34:28est relativement élevé,
34:30en tout cas,
34:32est existant.
34:33Et c'est vrai que pour chaque produit,
34:36il y a un ensemble d'opérations à rédé.
34:37Il faut le récupérer,
34:39s'assurer de sa qualité.
34:40Il y a le transport,
34:40le contrôle qualité,
34:41l'authentification pour certains de nos clients,
34:43Blackhost, Ami par exemple, Longchamp.
34:46Et derrière,
34:46on va procéder en fonction des besoins de la marque
34:49et des besoins du produit
34:50à des séries d'opérations,
34:52de nettoyage,
34:53de réparation,
34:55de repassage,
34:56de shooting photo.
34:56Et donc, tout ça, évidemment,
34:58c'est un coût,
34:58un coût qu'on optimise
34:59et qu'on atténue,
35:00évidemment, dans le temps,
35:01mais qui derrière est absorbé
35:03par la valeur de revente du produit
35:05et par le double business model
35:06qui est lié à l'intégration
35:08de la carte cadeau
35:09qui va entraîner un réachat
35:10sur la seconde main
35:11ou sur le neuf
35:12en fonction de ce que souhaite faire le client.
35:14Est-ce que ça accroît
35:14la fidélisation des clients ?
35:16Énormément.
35:18Pourquoi ?
35:18Je veux bien que vous expliquiez
35:19le mécanisme
35:20qui fait que ça rend
35:21les clients d'une marque plus fidèles.
35:23En fait, la marque va pouvoir...
35:25On parlait tout à l'heure
35:27de volatilité des clients.
35:28Aujourd'hui, les clients
35:29peuvent être captés
35:30par une marque
35:31ou par un autre
35:31parce qu'ils sont abreuvés
35:32de messages
35:34de promotion des marques.
35:35On nous incite à consommer.
35:36Et donc,
35:37développer un nouveau service
35:39qui permet de créer
35:40une nouvelle interaction
35:41avec ce client,
35:42qui permet de rendre
35:44du pouvoir d'achat
35:44avec votre client
35:45parce que vous allez dire
35:46à votre client
35:47« Bonjour,
35:48nous reprenons vos produits.
35:49En échange,
35:49vous aurez une carte cadeau.
35:51Vous n'avez rien à faire.
35:52Vous avez simplement
35:53à venir en boutique.
35:54On s'occupera de tout.
35:55Et derrière,
35:56vous pourrez également
35:56découvrir la nouvelle collection
35:58si nécessaire.
35:59Donc,
35:59d'un point de vue service,
36:00c'est très intéressant.
36:01Et d'un point de vue réengagement,
36:03le client va pouvoir
36:05redécouvrir la nouvelle collection
36:06et réacheter dans la marque.
36:07Et en fait,
36:09chez beaucoup de marques,
36:10l'enjeu,
36:11c'est de faire revenir ses clients.
36:12Il y a évidemment
36:13une partie du business
36:14qui est liée à la capacité
36:15à acquérir de nouveaux clients.
36:17Mais il y a une partie
36:18des investissements marketing
36:19qui sont dédiés
36:20à réactiver ses clients.
36:22Donc,
36:22quand vous envoyez
36:23un message à vos clients
36:24pour dire
36:24« On a un nouveau service
36:27qui va dans le bon sens
36:28des enjeux
36:29auxquels on est confronté
36:30aujourd'hui
36:30d'un point de vue environnemental
36:31et qui, en plus,
36:32va récompenser votre fidélité
36:34parce qu'on va vous racheter
36:35votre produit
36:35en carte cadeau »,
36:37derrière,
36:37vous allez réacheter dans la marque
36:38et donc vous allez être
36:39complètement fidélisé
36:40avec un service en plus
36:41qui, en termes d'image de marque,
36:43va valoriser la démarche
36:44de la marque
36:45et donc,
36:46dans l'esprit du client,
36:47aura un impact positif.
36:48Je dirais qu'on s'intéresse
36:49à ce marché
36:50plus général
36:51et à son avenir.
36:53C'est le Boston Consulting Group
36:54qui nous dit
36:55que le marché
36:55de la seconde main
36:56pourrait atteindre
36:57360 milliards de dollars
36:59d'ici 2030,
37:01croissance trois fois plus rapide
37:02que celle du neuf.
37:06Est-ce que, par exemple,
37:07une période inflationniste,
37:08j'espère qu'on ne va pas vivre
37:09la même période inflationniste
37:10qu'il y a quatre ans
37:13après le déclenchement
37:14de la guerre en Ukraine,
37:15est-ce que c'est un accélérateur
37:17de seconde main,
37:19enfin de bascule
37:20vers la seconde main ?
37:21J'imagine que oui,
37:22mécaniquement.
37:23Mécaniquement, oui,
37:25puisque 50% des achats
37:27sur la seconde main
37:28sont liés au prix.
37:31D'accord.
37:32On ne va pas souhaiter
37:33qu'il y ait une longue période
37:34inflationniste
37:34qui puisse développer
37:35le seconde main.
37:36Quels sont les autres leviers
37:37qui expliquent
37:38cette croissance annoncée
37:39par le Boston Consulting Group ?
37:41Nous, ce qu'on analyse,
37:43c'est que dans les profils
37:45des personnes
37:45qui achètent de la seconde main,
37:47il y a trois profils.
37:47Il y a les profils d'acheteurs
37:49liés au prix,
37:50c'est à peu près 50%
37:51de ces profils.
37:52Il y a 25% des clients
37:54qui sont passionnés
37:55par la mode vintage
37:57et le côté
37:58d'être dans une démarche
37:59où je vais dénicher
38:00l'opportunité,
38:01dénicher la pépite
38:02qui n'est plus disponible
38:03sur le marché aujourd'hui.
38:04Et puis, il y a 25%
38:05des clients
38:06qui le font
38:07dans une démarche
38:09écologique.
38:09Ce n'est pas
38:10le premier argument.
38:12Ça dépend des profils.
38:13On ne va pas se mentir.
38:13Ça dépend des profils.
38:14Ce n'est pas la première
38:15raison d'achat
38:16parce que 50%
38:16c'est le prix,
38:17mais c'est quand même
38:18un quart des...
38:19Est-ce que c'est générationnel ?
38:22Peut-être que je suis
38:23à côté de la PAC.
38:24Plus on est jeune,
38:24plus l'argument
38:28environnemental compte
38:29ou alors au contraire,
38:30je pense que
38:30plus on est jeune,
38:31moins on a
38:31de pouvoir d'achat
38:32et plus l'enjeu
38:34du prix compte.
38:34Je pense que
38:36le côté générationnel
38:37est avant tout
38:38lié à l'expérience client.
38:40Parce qu'en fait,
38:40si on prend un peu
38:41de hauteur sur le marché,
38:42la seconde main,
38:43ça a toujours existé.
38:45Au départ,
38:45l'offre de seconde main
38:46est disponible uniquement
38:47dans des fripes
38:48et tout le monde
38:49n'a pas envie
38:49d'aller fouiller
38:49dans des fripes
38:50un peu poussiéreuses
38:51et parfois
38:51aux odeurs douteuses.
38:52Mais ça a permis
38:53quand même
38:54d'installer
38:55une certaine forme
38:56d'usage
38:56et cet usage
38:57a été très fortement
38:58accéléré
38:58par les grandes plateformes.
38:59Des plateformes
39:00comme Vinted,
39:01VCR Collective,
39:02Le Bon Coin,
39:02elles ont eu le mérite
39:03de créer des expériences
39:04clients
39:05qui ont facilité
39:06la démarche
39:06de revente
39:07et d'achat
39:07de seconde main
39:08avec un certain nombre
39:09de freins
39:10qu'elles ont réussi
39:11à lever.
39:12Pour autant,
39:13et donc ça,
39:13ça a permis
39:14notamment une plateforme
39:14comme Vinted
39:15de cibler
39:17une clientèle
39:19très jeune
39:20et d'ailleurs
39:21aujourd'hui,
39:23les jeunes ont presque
39:24avant d'avoir
39:25un compte en banque
39:25un compte Vinted
39:26qui sert
39:27de deuxième compte en banque.
39:28Oui, effectivement.
39:30Je vais m'appuyer
39:31sur une autre
39:31de vos citations.
39:32La seconde main
39:32peut vraiment être
39:33une réponse
39:34à la fast fashion
39:34et à ses dérives.
39:35Vous avez commencé
39:35à l'évoquer
39:36et je voudrais
39:36qu'on rentre
39:37un peu
39:37dans le détail
39:38de cette déflagration
39:41que provoque
39:42la fast
39:43ou l'ultra fast fashion
39:44notamment
39:45en France.
39:47En quoi
39:48la seconde main
39:49ça peut remettre
39:50en cause
39:50le modèle
39:51de la fast fashion ?
39:53Je pense que
39:54c'est
39:57permettre
39:57aux marques
39:58de développer
39:59des offres
40:00d'accessibilité
40:01en termes de prix
40:02qui vont permettre
40:03d'aller récupérer
40:04des parts de marché
40:05d'une marque
40:06à l'autre.
40:08L'enjeu
40:08d'une marque
40:09à partir du moment
40:10où elle lance
40:10une offre
40:11de seconde main
40:11c'est à terme
40:12être capable
40:13de monitorer
40:14on parle beaucoup
40:15au départ
40:16de lifetime value
40:16du client
40:17donc quelle valeur
40:18je vais être capable
40:18de générer
40:19sur un seul
40:19et même client
40:20mais la question
40:21demain
40:21c'est quelle valeur
40:22je vais être capable
40:22de générer
40:23sur le même produit
40:24et donc à partir
40:25du moment
40:26où on sera
40:26en train de raisonner
40:27sur une valeur
40:28par produit
40:28les marques
40:29auront un enjeu fort
40:30à créer des produits
40:31toujours plus qualitatifs
40:32toujours plus désirables
40:34qui dureront plus longtemps
40:35parce qu'elles pourront
40:35gagner plusieurs fois
40:36de l'argent là-dessus
40:37Oui
40:37donc ça c'est effectivement
40:38un contre-modèle
40:39par rapport à l'ultra fast fashion
40:40et de l'autre côté
40:41il y a le sujet
40:42du prix des produits
40:43qualitatifs
40:44à un prix abordable
40:45qui en fonction
40:46du positionnement
40:47de chaque marque
40:47pourront aller chercher
40:49des parts de marché
40:50sur la marque
40:50au positionnement inférieur
40:52là où je vais acheter
40:54en fait
40:55la seconde main
40:56est un moyen
40:56d'accéder à des marques
40:58plus haut de gamme
40:59Oui c'est ça
41:00votre démonstration
41:01elle vaut
41:01pour les marques de luxe
41:04ou les marques haut de gamme
41:04mais pas forcément
41:05parce qu'à partir du moment
41:06où on travaille
41:07avec des marques
41:07qui vont être plus
41:08sur un positionnement
41:09middle market
41:10avec une valeur
41:11de produit neuf
41:13qui est à 50 euros
41:15à partir du moment
41:16où vous vendez
41:16de la seconde main
41:17et donc des produits
41:18en seconde main
41:18que vous allez pouvoir
41:19acheter 25 euros
41:20d'un coup
41:21vous êtes en concurrence
41:22avec la fast fashion
41:24et parfois
41:25l'ultra fast fashion
41:25si on tient compte
41:26en plus des taxes
41:27qui vont être ajoutées
41:28pour la mise
41:29sur le marché
41:30de ces colis
41:30Donc vous pensez
41:31que la réponse
41:32justement réglementaire
41:34elle était un peu tardive
41:36quand on voit
41:37le nombre d'enseignes
41:38qui sont tombées
41:39mais elle cible juste ?
41:42Nous on se concentre pas
41:44sur les réponses réglementaires
41:46parce que si on attend
41:46le règlement
41:49on risque de passer
41:50à côté d'une partie
41:51de notre développement
41:53on est plutôt très convaincu
41:54par les sujets
41:55d'expérience client
41:56et on pense
41:57qu'à partir du moment
41:58et nous c'est ce sur quoi
42:01on met l'accent
42:02quand on discute
42:03avec nos clients
42:04c'est le sujet
42:04de proposer un service
42:06qui est différenciant
42:07sur la seconde main
42:08par rapport au service
42:09qui est existant
42:09et qui est au même niveau
42:11que le standard du neuf
42:12et donc à partir du moment
42:13où vous allez pouvoir
42:14acheter un produit
42:15de seconde main
42:15qui va être livré
42:16en temps, en heure
42:17dans le packaging
42:18de la marque
42:19qui a été authentifié
42:20nettoyé
42:20que vous allez pouvoir
42:21retourner
42:22et qui a un produit
42:23d'une marque
42:25qui est plus désirable
42:26dans le temps
42:27vous allez convaincre
42:28les gens qui avant
42:29ne voulaient pas acheter
42:30de la seconde main
42:30de passer le cap
42:31parce que finalement
42:31ils vont avoir
42:32le même niveau
42:32de service
42:33et d'expérience
42:34sur la seconde main
42:35que sur le neuf
42:36avec un produit
42:37qui garde une valeur
42:38émotionnelle
42:39beaucoup plus importante
42:40au fil du temps
42:41Alors si on parle
42:41d'impact environnemental
42:43d'impact écologique
42:45de la seconde main
42:48il est réel
42:49ou alors il est
42:50un peu factice
42:52parce qu'on peut
42:53aussi considérer
42:54que la seconde main
42:54ça encourage
42:56la consommation
42:57voire la surconsommation
42:59Nous on se concentre
43:00sur
43:00Notamment avec
43:01des chèques cadeaux
43:02des chèques cadeaux
43:03d'une marque
43:04c'est dans votre modèle
43:05c'est pour eux
43:05complètement
43:06d'acheter du neuf
43:06au bout du compte
43:08Nous chez FAUM
43:09clairement on n'est pas là
43:09pour théoriser
43:10la décroissance
43:11on veut plutôt aider
43:12à financer une croissance
43:14qui est plus vertueuse
43:15et qui est plus vertueuse
43:16d'un point de vue économique
43:17mais aussi d'un point de vue
43:18environnemental
43:19Le débat sur l'effet rebond
43:21il y a à peu près
43:21autant d'études
43:23qui montrent
43:24ou démontrent
43:25l'impact positif
43:26ou pas
43:27sur le sujet
43:27C'est moins cher
43:28donc je vais en acheter
43:29deux au lieu d'un
43:30En tout cas
43:31il y a pas mal d'études
43:32qui disent un peu
43:33qui sont assez contradictoires
43:35et nous ce qu'on mesure
43:36c'est que
43:37on a réalisé
43:38l'analyse
43:41du cycle de vie
43:42d'un vêtement
43:43via notre modèle
43:44un vêtement
43:46reconditionné
43:46par FAUM
43:47c'est à peu près
43:483,2 kg
43:48de CO2
43:50émis
43:52et donc
43:52c'est
43:53là où un vêtement
43:54neuf mis sur le marché
43:55c'est en moyenne
43:5630 kg de CO2
43:57et donc nous
43:58ce qui est vrai
44:00c'est que
44:00la carte cadeau
44:01donne la possibilité
44:02au client
44:02de racheter
44:03sur la seconde main
44:04ou sur le neuf
44:05mais en moyenne
44:07pour
44:08deux produits repris
44:10donc en moyenne
44:10quand un client
44:11revend ses produits
44:12il va le ramener
44:12deux produits
44:13donc on va mettre
44:13sur le marché
44:14deux produits
44:15de seconde main
44:15VS
44:16un seul produit
44:17qui va être acheté
44:17sur le neuf
44:18et donc
44:18quand on fait la somme
44:19des chiffres d'affaires
44:21qui sont réalisés
44:21et quand on regarde
44:22l'intensité carbone
44:24du chiffre d'affaires
44:24ce qu'on mesure
44:25c'est que chaque euro
44:26de chiffre d'affaires
44:27réalisé
44:28dans le cadre
44:28d'un programme
44:29de seconde main
44:29à une intensité carbone
44:31qui est réduite
44:31en moyenne
44:32de 40%
44:34Je vous ai un peu répondu
44:36je crois
44:36mais je veux bien
44:37qu'on creuse
44:37cette question-là
44:38est-ce que ça incite
44:40les marques
44:41à produire
44:42des vêtements
44:44qui vont durer
44:45plus longtemps
44:45et à lutter
44:46contre cette obsolescence
44:47programmée
44:48dont on parle
44:48depuis des décennies
44:51et d'ailleurs
44:51ce qui est intéressant
44:53de voir
44:54c'est le sujet
44:54de la valeur émotionnelle
44:56du produit
44:56dans le temps
44:57nous on voit très bien
44:58qu'en fonction
44:59d'une marque
44:59qui est plus ou moins
45:00luxe
45:00ou plus ou moins
45:01middle market
45:02le taux des décotes
45:03d'un produit
45:04de second main
45:05versus le neuf
45:06est moins important
45:07sur un produit
45:07haut de gamme
45:08parce que le produit
45:09garde plus de valeur
45:10dans le temps
45:11ça peut être un peu
45:12le même rationnel
45:13sur l'automobile
45:13pour certains constructeurs
45:17et donc
45:18j'ai un peu perdu
45:19le fil
45:20de ce que je voulais dire
45:21la question c'est
45:21est-ce que ça pousse
45:22à créer des vêtements
45:23plus durables
45:24et donc
45:24avec les nouvelles
45:25réglementations
45:26qui sont en train
45:26d'arriver
45:27avec l'évolution
45:28technologique
45:28les systèmes
45:29de digital
45:30product passport
45:30où vous allez être
45:31en mesure
45:32et je reviens
45:33à ce que je disais
45:34tout à l'heure
45:34d'avoir une traçabilité
45:36très précise
45:37à un produit
45:38physique unique
45:39vous allez pouvoir savoir
45:41combien de fois
45:41vous l'avez acheté
45:42et revendu
45:43et donc vous allez pouvoir
45:43déterminer
45:44une marge
45:46unitaire
45:47sur chaque produit
45:48et donc si
45:49la marque se dit
45:50que ce produit
45:51je vais peut-être
45:52le revendre
45:525, 7 fois
45:54et donc faire 5
45:55ou 7 fois
45:56ce niveau de marge
45:57j'ai tout intérêt
45:58à produire
45:58un produit
45:59qui va garder
46:00une valeur émotionnelle
46:01plus longue
46:01et qui sera en plus
46:03plus qualitatif
46:06comment vous luttez
46:07contre la fraude
46:08ou la contrefaçon
46:09parce que ça fait partie
46:10des questions
46:12qui se posent
46:12quand on achète
46:13de la seconde main
46:14est-ce que je suis sûr
46:14que c'est la marque
46:16et bien c'est pour ça
46:17qu'on travaille
46:17en collaboration
46:18avec les marques
46:19quand on travaille
46:20avec des marques
46:20qui sont fortement
46:21soumises
46:23à la contrefaçon
46:25on va être en mesure
46:28de collaborer
46:28avec la marque
46:29qui va pouvoir
46:29nous partager
46:30un certain nombre
46:31d'éléments
46:31toutes ces bonnes pratiques
46:32en fait
46:32pour détecter
46:33les contrefaçons
46:34la pratique la plus courante
46:35en général
46:36c'est qu'elle nous partage
46:37ces fichiers
46:38de douane
46:39donc les fichiers
46:39qui sont partagés
46:40aux douaniers
46:40pour détecter
46:41les contrefaçons
46:42et donc nous à partir
46:43de ces fichiers
46:44on va pouvoir les intégrer
46:45dans nos systèmes
46:48et dans les outils
46:49qui sont utilisés
46:50par les opérateurs
46:51en entrepôt
46:52et donc depuis leur interface
46:53les personnes en entrepôt
46:55vont pouvoir
46:55scanner un produit
46:57savoir qu'il s'agit
46:58d'une marque
46:58qui est sensible
46:58à la contrefaçon
46:59et associer à cette marque là
47:01avoir un ensemble
47:02un cahier des charges
47:04à suivre
47:04pour regarder
47:06tous les points
47:07de contrôle
47:09et déterminer
47:10avec certitude
47:11la contrefaçon
47:12ou non du produit
47:12il y a une forme
47:13de reconnaissance visuelle
47:15avec un peu d'IA
47:16dans l'équation
47:17j'imagine
47:18alors l'IA
47:19peut faire
47:19un premier filtre
47:22mais on pense
47:23que les technologies
47:24ne sont pas encore
47:25suffisamment
47:25abouties aujourd'hui
47:27pour détecter
47:27100%
47:28des cas d'usage
47:29et donc nous
47:30aujourd'hui
47:30on va plutôt
47:32essayer de fluidifier
47:33les processus
47:34via l'intégration
47:35des bonnes pratiques
47:36qui faire gagner du temps
47:37aux personnes en entrepôt
47:38pour regarder
47:39les bons points de contrôle
47:40qu'avoir des solutions
47:41qui sont 100% IA
47:42Est-ce que vous avez encore
47:43des marques récalcitrantes ?
47:45Est-ce qu'il faut encore
47:45évangéliser ou convaincre ?
47:47Il y a évidemment encore
47:49beaucoup de marques
47:50à évangéliser
47:50nous on est convaincus
47:51qu'on est au tout début
47:52de l'histoire
47:53et que la seconde main
47:54dans 10 ans
47:55aura passé
47:58un cap très significatif
47:59par rapport
47:59à l'état des lieux
48:01actuels
48:01je pense notamment
48:02aux marques de luxe
48:04qui aujourd'hui
48:05sont
48:06en fait
48:07les marques de luxe
48:08elles sont davantage
48:08dans le temps long
48:09elles ont construit
48:10leur réputation
48:11pour la plupart
48:12dans le temps long
48:14et
48:16les sujets d'image
48:17de marques
48:18sont encore plus sensibles
48:19que pour d'autres marques
48:21et donc
48:21elles ne prennent
48:22absolument aucun risque
48:24sur ces sujets
48:24Et pour l'instant
48:25elles considèrent encore
48:26que la seconde main
48:26est un risque ?
48:27Je pense que pour l'instant
48:28elles sont observatrices
48:29et elles essayent
48:31de
48:32justement
48:34bien définir
48:34bien cartographier
48:36100% des risques
48:37avant d'y aller
48:39et définir
48:40une approche
48:41qui peut être
48:42un peu plus spécifique
48:43aux besoins du luxe
48:44et notamment
48:44au sujet
48:45de la curation
48:46de l'offre
48:46qui est un sujet
48:47très important
48:49souvent l'enjeu
48:50pour une marque de luxe
48:51c'est d'être
48:51en mesure
48:53d'expliquer
48:54qu'un produit
48:55de luxe
48:55mis sur le marché
48:56est un investissement
48:58qui maintiendra
48:59sa valeur
49:00dans le temps
49:02la réalité
49:02c'est que
49:03sur 100%
49:05sur un catalogue
49:06d'une marque de luxe
49:07100% du catalogue
49:08d'une marque
49:10n'est pas
49:10un investissement
49:11il y a beaucoup
49:12de pièces
49:12qui perdent
49:13de leur valeur
49:13donc l'enjeu
49:14d'une marque de luxe
49:14d'un point de vue image
49:16c'est d'être capable
49:16de démontrer
49:17ou en tout cas
49:18de valoriser
49:19l'offre de produits
49:20qui va se maintenir
49:22dans le temps
49:22et donc de contrôler
49:23encore plus précisément
49:25l'histoire
49:26qu'elle va raconter
49:28de valoriser
49:29également
49:29les sujets
49:30d'héritage
49:30et de transmission
49:31et donc d'être certaine
49:33que les technologies
49:34qu'on va leur mettre
49:34à disposition
49:36vont permettre
49:37de remplir
49:39ces cases-là
49:39Combien vous accompagnez
49:41de marques aujourd'hui ?
49:41Aujourd'hui
49:42on accompagne
49:42une quarantaine de marques
49:44en France
49:45en Europe
49:47au Royaume-Uni également
49:48des marques
49:48comme Paul Smith
49:49Victoria Beckham
49:51et l'enjeu
49:51c'est bien sûr
49:52d'être capable
49:53de les accompagner
49:53sur l'ensemble
49:54de leur géographie
49:55donc on fait à peu près
49:5650% de nos revenus
49:57à l'international
49:58en Europe
49:59au Royaume-Uni
49:59et bientôt aux Etats-Unis
50:00puisqu'on va avoir
50:01un nouvel entrepôt
50:02qui va ouvrir
50:04sur cette région
50:05ce que je comprends
50:05c'est qu'avec
50:07l'outil que vous proposez
50:09est-ce qu'on est
50:10dans une forme
50:11de standardisation
50:12de la seconde main
50:13ou est-ce que finalement
50:14vous dites
50:15attention
50:15ça pourrait être
50:16un piège
50:17je ne crois pas
50:18qu'on va être
50:18dans la standardisation
50:20parce qu'aujourd'hui
50:21si on regarde
50:23l'exemple du e-commerce
50:25il y a des entreprises
50:26qui ont développé
50:27des logiciels
50:27pour permettre aux marques
50:29de lancer
50:30leur activité e-commerce
50:31et aujourd'hui
50:31de la développer
50:32aujourd'hui
50:33les expériences
50:33e-commerce
50:35peuvent être
50:35assez différentes
50:36d'une marque à l'autre
50:37il y a évidemment
50:38des choses en commun
50:39j'ai un catalogue
50:40et je peux acheter
50:41un produit
50:42et payer
50:43avec différents moyens
50:44de paiement
50:44mais toute l'expérience
50:46derrière
50:47va être finalement
50:50très contrôlée
50:51par chaque marque
50:52et c'est ça
50:54qui fait en fait
50:54l'ADN de la marque
50:56l'identité de la marque
50:57c'est sa capacité
50:58à coller
50:59sur une expérience
51:00e-commerce
51:01à ses valeurs
51:03ses enjeux
51:03et sa désirabilité
51:05et donc sur la seconde main
51:06c'est pareil
51:07on fournit
51:08un certain nombre d'outils
51:10mais derrière
51:11le contrôle
51:11il reste côté de la marque
51:12le contrôle de l'image
51:14le contrôle de la stratégie
51:15du prix
51:16le contrôle de la communication
51:17c'est ça qui fait une marque
51:19en fait
51:19le contrôle de ses produits
51:20de l'offre qu'elle va créer
51:22et donc à partir du moment
51:23où vous avez un contrôle
51:24sur ses paramètres
51:25il y a autant
51:26de différences possibles
51:29que de marques
51:29la seconde main
51:30justement
51:31on parlait de communication
51:31la seconde main
51:33un peu greenwashing
51:34c'est-à-dire
51:34comme argument marketing
51:36est-ce que vous avez été confronté
51:38vous n'allez pas nous les citer
51:39évidemment
51:39mais par des clients
51:40vous dites
51:41ah bah tiens
51:41oui on va le faire
51:42parce que ça va nous verdir
51:44un peu
51:45je ne sais pas
51:46si elles l'ont fait
51:47dans cet objectif
51:48de verdissement
51:51parce qu'assez rapidement
51:52on a été capable
51:53de prouver
51:54que l'intensité carbone
51:55d'un programme
51:55de seconde main
51:56était réduite
51:57par rapport à
51:58mais après
51:59il y avait un sujet
52:00d'image
52:01et d'être le premier
52:02à prendre la parole
52:03sur ce sujet
52:04et c'est vrai
52:05que quand on a
52:07lancé notre activité
52:08avec nos premiers clients
52:09on a clairement senti
52:10que les premières marques
52:11qui prenaient la parole
52:12avaient un écho
52:14beaucoup plus puissant
52:16qui servait évidemment
52:17leur image
52:18mais je ne sais pas
52:19si c'était vraiment
52:20dans une logique
52:21de verdissement
52:23parce qu'aujourd'hui
52:25le bashing
52:26sur ces sujets-là
52:27et le retour
52:27de manivelle
52:28peut être tellement puissant
52:29que les marques
52:30sont très frileuses
52:31à trop prendre la parole
52:33sur ces sujets
52:34sans derrière
52:35checker
52:36que tout est bien mesuré
52:38avec de la preuve
52:39exactement
52:40merci beaucoup
52:41Emric Deschain
52:41et à bientôt
52:42sur Bsmart4Chain
52:43on passe tout de suite
52:44à notre rubrique
52:45start-up et innovation
52:53Smart Ideas
52:53la bonne idée du jour
52:54elle est signée
52:55Christophe Monadzi
52:56bonjour
52:56bonjour
52:57bienvenue
52:57vous êtes le directeur général
52:59d'Elysir
53:00que vous avez créé en 2021
53:01avec Christelle Barbro
53:03c'est quoi Elysir ?
53:04racontez-moi
53:04alors Elysir
53:05c'était un projet scientifique
53:06qui s'est transformé en entreprise
53:07quand on l'a créé
53:08Christelle Barbro
53:09c'est quelqu'un
53:09qui est une chercheuse
53:11en biologie
53:11c'est quelqu'un
53:12qui a une intime connaissance
53:13de la signalisation interne
53:14des plantes
53:15c'est de la science
53:15et ça a donné des brevets
53:17qu'elle avait pris à son nom
53:19dans les années 2010
53:20et au-delà
53:21des brevets maîtres
53:22ça veut dire
53:23qu'ils ont été délivrés
53:23à l'échelle du monde entier
53:24maintenant
53:25sans art antérieur
53:26ce qui est quand même
53:27des choses qui sont assez rares
53:28et quand on s'est rencontrés
53:30en 2021
53:30elle était un peu au bout
53:31de son cycle
53:32je dirais d'inventeur
53:32et on s'est transformé
53:34en une entreprise
53:35industrielle
53:35avec quelle idée ?
53:36c'est quoi la technologie
53:39l'innovation
53:40d'Elysir ?
53:41on est dans ce qui s'appelle
53:42génériquement
53:43les biosolutions
53:43c'est la nouvelle génération
53:45de produits
53:46que la biologie
53:47permet d'inventer
53:48et qui va remplacer
53:49progressivement
53:49les produits chimiques
53:50pour l'agriculture
53:52pour aider la production
53:54puisqu'aujourd'hui
53:55on se dit
53:56qu'il faut produire
53:57toujours autant
53:58dans des conditions
53:59environnementales
53:59qui sont beaucoup plus
54:01difficiles
54:02aléatoires
54:02et critiques
54:03pour les plantes
54:04et le pipe
54:05de l'agrochimie
54:06qui a été le succès
54:07de la fin du XXe siècle
54:09il est sec aujourd'hui
54:10et depuis longtemps
54:10il n'y a pas de nouvelles
54:11solutions chimiques
54:12et il y a beaucoup
54:13de solutions biologiques
54:14dont Elysir
54:14alors vous menez
54:16des essais
54:17avec des agriculteurs
54:18vous en êtes
54:19absolument
54:19concrètement
54:20alors il y a
54:22deux choses à faire
54:22il y a homologuer
54:23puisqu'on est dans
54:24un secteur réglementé
54:25on ne peut pas mettre
54:25des molécules
54:26et des produits
54:26sur le marché
54:27sans qu'ils soient
54:28prouvés comme étant
54:29à la fois efficaces
54:30et aucun danger
54:31sur l'environnement
54:32donc il y a un travail
54:33réglementaire
54:33et puis il y a un travail
54:34effectivement d'essais
54:35donc il y a des centaines
54:36d'essais qui ont été faits
54:37soit par nous-mêmes
54:38chez des producteurs
54:39ou des entreprises
54:40agréées
54:40qui ont le droit
54:41de travailler
54:41avec des pathogènes
54:42notamment des pathogènes
54:43préoccupants
54:44qui ne peuvent pas
54:45être traités par autre
54:46avec quel résultat
54:47de ces thès
54:48parce que les agriculteurs
54:48j'imagine
54:49ils vous voient arriver
54:49ils disent
54:50ok très bien
54:50moi je suis prêt
54:51à me passer
54:52d'un fond chimique
54:53mais il faut que ça marche
54:54c'est quelqu'un qui
54:54en tout cas en grande culture
54:55qui fait 50 essais par an
54:57dans sa vie
54:58c'est à dire une fois par an
54:59et donc il n'a pas envie
55:00d'en faire beaucoup
55:01sans preuve
55:01donc ce qu'on a comme résultat
55:04c'est des résultats
55:04qui sont sur le rendement
55:06pour faire simple
55:07et derrière le rendement
55:08c'est parfois
55:09le nombre de fleurs
55:10le nombre d'avortements
55:10des fleurs etc
55:11et donc on mesure
55:13la croissance
55:13du poids
55:14des diamètres etc
55:15et on est très souvent
55:16au-delà de plus 10%
55:18plus 30%
55:18avec dans certaines situations
55:20plus 100%
55:21ce que parfois
55:22on hésite à dire
55:23tellement c'est extraordinaire
55:23là je vous parle en
55:24biostimulation
55:25c'est à dire
55:25ce qui aide la croissance
55:27et on a des résultats
55:28qui sont spectaculaires
55:29d'autant plus
55:29que les plantes sont stressées
55:30parce que ce que fait le produit
55:31c'est de sortir les plantes
55:33de la situation de prudence
55:35si on peut dire
55:35dans laquelle elles se mettent
55:36quand il y a du stress
55:37quand il y a du stress
55:38la plante va se bloquer
55:39sa croissance
55:39et le produit débloque
55:41cette croissance
55:41ça c'est l'aspect
55:42biostimulation
55:43et l'autre aspect
55:44qui est le biocontrôle
55:45le mot est comme ça
55:47dans le marché
55:47ça veut dire
55:48permettre aux plantes
55:49dans notre cas
55:49à nous de se mettre
55:50en résistance
55:51sur des bactéries
55:52notamment des virus
55:53et des champignons
55:55qui les envahissent
55:57et qui les tuent
55:57et qui évidemment
55:58font perdre les rendements
56:00et on arrive
56:00avec ce produit
56:01à traiter des maladies
56:03qui sont en impasse technologique
56:04il y en a beaucoup
56:05et alors est-ce que ça concerne
56:07parce que j'ai vu
56:07que vous étiez lauréat
56:08de la Woodtech
56:10donc ça concerne aussi
56:12alors on a bien compris
56:13c'est pas seulement
56:14les forêts
56:15mais ça concerne aussi
56:16les forêts ?
56:16Absolument
56:18les forêts
56:18et les forestiers
56:20la profession forestière
56:20ils sont face
56:21au changement climatique
56:22ils sont face
56:22à des stress
56:23des arbres
56:24qui sont importants
56:25et il y a assez peu
56:26de gens dans le monde
56:27de l'agro-fourniture
56:29qui s'intéressent à la forêt
56:30nous on s'y est intéressé
56:30depuis longtemps
56:31on est membre
56:31d'un pôle de compétitivité
56:33exil au futur
56:34qui nous a permis
56:35ce concours
56:35et cette petite victoire
56:38et oui
56:38les arbres
56:39font partie
56:40des plantes
56:41qu'on a traité
56:42essayé
56:43avec un gros succès
56:44et les arbres
56:44c'est des situations
56:46post-incendie
56:46c'est des situations
56:47il y a des arbres
56:48qu'on cultive
56:48comme les sapins de Noël
56:49il y a les arbres à bois
56:50évidemment
56:51et puis voilà
56:52la forêt en général
56:53et on va s'intéresser
56:54nous aux pépinières
56:55et aux jeunes années
56:55on va pas traiter
56:56des arbres adultes
56:57et ils ont des sujets
56:58de maladie
56:58et ils ont des sujets
56:59de stress
57:00et donc là
57:00on est dans quelle perspective
57:02de commercialisation
57:04vous parliez d'homologation
57:06on est sur quel timing ?
57:08Donc le travail
57:08de l'homologation
57:09pour la partie biostimulant
57:10il est terminé
57:11c'est à dire qu'on a
57:11le droit de vendre
57:13à l'échelle européenne
57:14et sur toute culture
57:14le travail sur la biostimulation
57:16pardon le biocontrôle
57:17c'est plus long
57:17donc on commence
57:18le parcours
57:19et il s'y terminera
57:20en 2029
57:20et en termes de commerce
57:21on est aussi sur le début
57:23de l'industrialisation
57:23on sait produire
57:24et on doit construire
57:26la capacité de production
57:27pour livrer
57:28pour livrer une demande
57:30qui est déjà manifeste
57:31mais voilà
57:32voilà la situation
57:34dans laquelle on est
57:34Voilà le calendrier
57:35et les perspectives
57:37merci beaucoup
57:38Christophe Bonadis
57:39et bon vent
57:40à Elissi
57:41alors voilà
57:41c'est la fin
57:42de ce Smart Impact
57:43merci à toutes et à tous
57:44de votre fidélité
57:46à Be Smart for Change
57:46je vous dis à très vite
57:47salut
57:48Sous-titrage Société Radio-Canada
57:52Sous-titrage Société Radio-Canada
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