- il y a 9 heures
Jeudi 16 avril 2026, retrouvez Nathalie Aubonnet (Directrice Inclusion, Prévention, Engagement, AXA), Isabelle Spiegel (directrice de l'Environnement, VINCI), Jean Benoit Besset (directeur environnement et transition énergétique, Groupe Orange), Marc Sabatier (Fondateur & CEO, Julhiet Sterwen) et Pascal Pouyet (Directeur Général, Crédit Coopératif) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bsmart4Change est au sommet de la mesure d'impact pendant toute cette journée.
00:13Beaucoup d'invités qui vont se succéder sur ce plateau, dans ce studio.
00:18Ceux qui comptent vraiment, c'est le thème de ce sommet.
00:20On en parle tout de suite de Ceux qui comptent vraiment avec Jean-Benoît Abessay.
00:22Bonjour.
00:23Bonjour Thomas.
00:24Bienvenue, vous êtes directeur de la transition énergétique et environnementale d'Orange.
00:27Et on a choisi, parce que 5 minutes vont passer très vite, de parler de l'Afrique.
00:32C'est quoi la présence d'Orange en Afrique aujourd'hui ?
00:35Eh bien, en fait, Orange est présent dans 17 pays en Afrique.
00:38Trois en Afrique du Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Égypte.
00:41Et puis beaucoup en Afrique subsaharienne.
00:43Et j'ajoute aussi, ce n'est pas en Afrique, mais c'est la Jordanie qui fait aussi partie de
00:47l'emprête géographique d'Orange.
00:48Avec quelle demande, quel constat on peut faire sur la demande d'électrification, de connexion ?
00:56Que peut faire un opérateur comme Orange ?
00:57Eh bien, en fait, si on suit les statistiques mondiales, 43% de la population n'a pas accès à
01:02Internet à l'échelle globale.
01:04Mais c'est 73% en Afrique subsaharienne et 51% en Afrique du Nord.
01:09Donc vous voyez que l'enjeu est énorme là-bas pour amener de l'inclusion numérique, amener les gens au
01:15digital.
01:16Et il y a aussi un autre chiffre que j'aime bien citer, c'est 600 millions.
01:20600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n'ont pas accès à une électricité fiable.
01:25Et les deux sont liés, évidemment.
01:27Eh bien, les deux sont liés, en effet, oui.
01:28On va en parler et expliquer ce que vous y faites.
01:31Mais qu'est-ce que ça change quand Orange se déploie dans un village, dans une région en Afrique, par
01:36exemple en Afrique subsaharienne ?
01:38Qu'est-ce que ça ouvre comme champ des possibles pour les habitants ?
01:41Eh bien, en fait, en Afrique, c'est comme chez nous.
01:43En fait, si vous n'avez pas accès au monde numérique, vous n'avez pas accès à beaucoup de services.
01:46Un exemple tout bête, la bancarisation.
01:49En fait, quand vous voulez faire du commerce, il faut pouvoir échanger des monnaies.
01:52Et vous avez beaucoup de population en Afrique subsaharienne qui n'est pas bancarisée.
01:56Et Orange arrive avec une offre qui s'appelle Orange Monnaie, qui n'est pas une banque,
02:00mais qui a un moyen d'échanger financièrement des flux, faire des flux financiers.
02:04Et en fait, Orange Monnaie a permis de bancariser énormément de personnes en Afrique.
02:08C'est un service qui est extrêmement populaire en Afrique, les services de paiement par téléphone.
02:12Alors, quand vous arrivez, il faut d'abord électrifier, en fait,
02:15donner accès à une électricité fiable ?
02:17Oui, alors, notre rôle n'est pas tellement d'électrifier,
02:20mais néanmoins, on a une offre qui s'appelle Orange Energy, en fait,
02:23qui, à l'heure où je vous parle, a permis à 400 000 foyers en Afrique subsaharienne,
02:27c'est-à-dire 2 millions de personnes, d'accéder à une électricité fiable, comment ?
02:32Avec des panneaux solaires et des batteries, en fait.
02:34Et ça permet aux gens, tout simplement, d'avoir soit des choses toutes bêtes,
02:38comme des lampes pour pouvoir travailler, c'est ce qu'on dit toujours, les enfants, le soir.
02:42Ou, tout simplement, vous êtes vendeur de fruits et légumes, de victuailles,
02:47en fait, vous avez accès à un congélateur que vous pouvez faire marcher, tout simplement, avec du courant.
02:50Et vous pouvez garder vos produits plus longtemps que ce que vous ne faisiez avant.
02:53L'objectif, c'est de remplacer des groupes électrogènes par des systèmes solarisés.
02:57C'est ça ? C'est pas toujours possible, j'imagine ?
02:59Alors ça, c'est un objectif global.
03:00En Afrique, en général, vous avez, en fait, des interruptions de courant assez récurrentes en Afrique subsaharienne.
03:06J'étais très récemment voir nos équipes au Cameroun.
03:09Et au Cameroun, à Yaoundé, qui est la capitale, pardon, pas Yaoundé, j'étais à Douala, qui est la capitale
03:14économique.
03:14Vous avez 4 heures de coupure de courant par jour.
03:17On n'imagine pas.
03:18Alors, évidemment, il y a des zones bien pires.
03:20Au Mali, on est, pendant la grande crise djihadiste, on est monté à 23 heures de coupure par jour.
03:26Donc, en fait, il y a un énorme enjeu dans ces pays-là pour avoir un secours.
03:30Et c'est un énorme enjeu pour un opérateur, parce qu'un opérateur, ça consomme, évidemment, de l'électricité pour
03:35faire fonctionner le réseau.
03:36Et franchement, les groupes électrogènes, c'est la plaie.
03:40C'est la plaie parce que, un, c'est carboné.
03:43Deux, les prix sont extrêmement volatiles.
03:45Et bon, on est dans une bonne période qui est bien placée pour ça.
03:48Trois, c'est difficile d'en avoir.
03:50L'Ethiopie, la semaine dernière, a rationné l'essence.
03:52Par exemple, on n'est pas présent en Ethiopie, nous, heureusement.
03:55Quatre, c'est très compliqué à amener sur le terrain.
03:59Parce qu'un groupe électrogène, c'est un moteur.
04:01Un moteur, il faut faire des vidanges.
04:03Et donc, en fait, il faut le réparer régulièrement.
04:05Une antenne télécom, vous allez la voir que quand il y a un problème, il y a rarement des problèmes
04:08quand même.
04:09Un groupe électrogène, imaginez votre voiture, vous l'amenez régulièrement au garage.
04:12Le groupe électrogène, c'est pareil.
04:14Il faut régulièrement envoyer des techniciens pour faire des maintenances.
04:17Et puis, il faut amener du carburant là-bas.
04:19Et c'est compliqué, en fait.
04:20Vous n'avez pas des autoroutes avec des camions-citernes.
04:23Le carburant, des fois, c'est des jerrycanes sur une mobilette.
04:25Une dernière question, il nous reste 45 secondes avec des projets autour de la compensation.
04:31Qu'est-ce que vous faites notamment avec un fonds avec Mirovat, 50 millions d'euros ?
04:36Il sert à quoi ce fonds ?
04:37En fait, Orange a une stratégie de décarbonation.
04:40Et la stratégie, c'est net zéro carbone en 2040.
04:42Vous avez bien compris que, vu les enjeux en Afrique, la décarbonation, elle est démoyennée.
04:46C'est-à-dire qu'on n'a évidemment pas du tout les mêmes objectifs en Europe que ce qu
04:50'on a en Afrique.
04:51En Afrique, on va, comme je dis, investir dans le carbone.
04:54On va augmenter les émissions de carbone en Afrique parce qu'il y a des enjeux d'inclusion numérique.
04:59En revanche, en Europe, on va les baisser plus que prévu pour tenir notre trajectoire.
05:02Mais quoi qu'on fasse, il restera toujours du carbone à la fin.
05:05Et donc, en fait, ce carbone, il faut l'absorber, le séquestrer.
05:08Et le choix d'Orange, c'était de faire des projets basés sur la nature.
05:11C'est-à-dire qu'on investit dans de la reforestation et, par exemple, en Afrique notamment.
05:17Et donc, on a lancé avec Mirova, il y a trois ans, un fonds doté de 50 millions d'euros
05:22destinés à financer des projets de reforestation partout dans le monde.
05:25Merci beaucoup, Jean-Benoît Besset.
05:28Et à bientôt sur Bsmart4Change, bon sommet de la mesure d'impact.
05:33Merci.
05:33Merci, Thomas.
05:42C'est le sommet de la mesure d'impact.
05:45Je reçois Isabelle Spiguel, bonjour.
05:47Bonjour.
05:47Bienvenue, vous êtes la directrice de l'environnement du groupe Vinci.
05:51On va parler évidemment de transition énergétique, des enjeux économiques, industriels et des enjeux de souveraineté.
05:57Est-ce que vous parlez d'une nécessité à sécuriser notre modèle aujourd'hui ?
06:02Oui, évidemment.
06:02Je pense que la crise géopolitique ou les crises géopolitiques actuelles renforcent ces éléments-là.
06:08Et c'est d'abord une question de sécurisation, donc des approvisionnements énergétiques, évidemment,
06:13mais également en métaux critiques.
06:15Et ce qui tombe bien, c'est que ça va désormais de pair avec la transition bas carbone,
06:20puisque finalement, électrifier, c'est à la fois répondre à ces enjeux de sécurisation des approvisionnements énergétiques
06:25et de transition énergétique.
06:27On dit souvent que les crises sont des accélérateurs de transformation, c'est le cas.
06:30Vous le voyez, vous, à la dimension de Vinci ?
06:32Je pense que oui. On est en train de le vivre avec peut-être la réconciliation,
06:38sans plus poser de questions, entre l'économique et l'écologique sur ces aspects-là,
06:42parce que finalement, la souveraineté prend le pas.
06:45Et tant mieux, parce que ça va dans le bon sens.
06:47Oui, alors quand on parle souveraineté, on pense à la France, on pense aussi à l'Europe.
06:50Est-ce qu'elle dispose des atouts, des technologies nécessaires pour réussir cette transition, justement ?
06:55Je pense que les premiers leviers de transition, c'est des technologies qui sont déjà existantes.
06:59Donc, il faut accélérer la mise en œuvre, surtout, de ces technos.
07:05Donc, sur l'électrification, par exemple, c'est à la fois du côté des usages,
07:08des bandes de recharge électriques, des pompes à chaleur dans les bâtiments, de la rénovation,
07:12mais c'est aussi de la production et toutes les infrastructures entre les deux.
07:16Donc, finalement, pour un euro investi en production, il faut aussi investir dans le réseau
07:21pour qu'il soit suffisamment résilient à l'intermittence, etc.
07:26Avec justement, effectivement, cette question des infrastructures,
07:30pourquoi elles sont à ce point clés, une condition de réussite de cette transition ?
07:36Je pense qu'il y en a plusieurs, en fait, mais c'est vraiment de l'approche globale.
07:40Donc, il faut vraiment réconcilier environnement, santé, économie,
07:45enfin, tous les enjeux sociaux également, les mettre au même niveau
07:47pour qu'il n'y ait qu'une seule décision, quelque part, un seul cap à donner.
07:52Et peut-être une deuxième, c'est la territorialisation.
07:55C'est que finalement, il faut aussi prendre en compte les priorités,
07:57les ressources existantes sur chacun des territoires et réfléchir à ça.
08:01Enfin, comment on arrive à le décliner à l'échelle, par exemple, d'une ville
08:04ou simplement d'une nation aussi ?
08:06Alors, justement, puisqu'on parle d'infrastructures,
08:09Vinci mise entre autres sur la recharge électrique, le véhicule électrique,
08:12ce déploiement des bornes de recharge,
08:15quel rôle ça joue dans l'adoption du véhicule électrique ?
08:18Je pense au vélo, par exemple, c'est le déploiement des pistes cyclables
08:22qui a permis au vélo de prendre une telle place dans certaines de nos grandes métropoles.
08:26C'est la même mécanique pour les voitures.
08:28C'est un petit peu tout à la fois, mais moi, j'avais appris que dans le triangle de l
08:31'action,
08:32il y a d'abord le fait d'interdire ou d'obliger.
08:36En fait, il y a des histoires d'incitation bonus-malus.
08:39Il y a simplement, est-ce que l'infrastructure existe et nous permet de faire ?
08:42Donc, quelque part, c'est ça notre place aussi,
08:44en tant qu'opérateur, constructeur d'infrastructures et de bâtis.
08:46C'est effectivement de s'assurer qu'on arrive à les convertir.
08:51Donc, le réseau Vinci Autoroute, par exemple, aujourd'hui,
08:53il a 55 bornes de recharge électrique pour 100 km.
08:56C'est le numéro 1 en Europe des réseaux concédés en termes de densité.
09:01Mais pour nous, c'était important de dire, il faut passer cette barrière psychologique
09:05de l'usager qui n'aura pas sa piste cyclable, sa borne de recharge, etc.
09:10Il faut qu'il trouve l'infrastructure qui lui permet de mener sa propre transition.
09:13Est-ce qu'on peut produire davantage d'électricité bas carbone sans transformer profondément les réseaux ?
09:20Est-ce qu'il y a une obligation de transformer profondément les réseaux ?
09:22On a quand même une chance, en Europe et en France, d'avoir des réseaux électriques qui sont déjà existants.
09:28Simplement, il faut en permanence les faire évoluer,
09:32parce que c'est plus d'intermittence électrique, c'est sans doute beaucoup plus de stockage également.
09:38Donc, il y a quand même encore à investir sur la résilience et la transfo des réseaux.
09:43Mais voilà, avec cette chance de les avoir déjà existants.
09:46Pour conclure, est-ce que vous diriez que Vinci porte d'une certaine façon ce nouveau modèle énergétique ?
09:52Je ne sais pas si on porte ce nouveau modèle énergétique.
09:54En tout cas, on en est un acteur, ça c'est certain.
09:57Et en agissant finalement sur tous les plans de la chaîne de valeur,
10:01donc de la production à l'infrastructure, effectivement, et à l'usage.
10:05Donc, comment s'assurer d'électrifier l'usage également.
10:07Donc, on en est fiers et je pense qu'aujourd'hui, c'est aussi ce qui compte vraiment.
10:13Merci beaucoup, Isabelle Spiguel.
10:15Bon sommet de la mesure d'impact, ce qui compte vraiment, c'est effectivement la thématique de cette journée.
10:20Puis, je vous dis à bientôt parce qu'on va se retrouver sur l'antenne de Bsmart.
10:23Vous serez l'invité du grand entretien de Smart Impact le mois prochain.
10:28On continue de recevoir les personnalités qui comptent dans le cadre de ce sommet de la mesure d'impact.
10:42On est toujours au sommet de la mesure d'impact, ici au Palais d'Iéna, à Paris.
10:47Et j'accueille Nathalie Aubonnet. Bonjour.
10:49Bonjour.
10:49Bienvenue. Vous êtes directrice du pôle inclusion, prévention et engagement.
10:53AXA, le thème de ce sommet, c'est ce qui compte vraiment.
10:56Et on va parler ensemble des protections judériques, des violences faites aux femmes que propose AXA.
11:01Mais je veux bien que vous nous présentiez ce pôle inclusion, prévention et engagement que vous dirigez.
11:05Oui, alors c'est un pôle qui vient juste d'être créé, justement, pour pouvoir rassembler l'ensemble des engagements
11:10sociétaux
11:10que porte AXA dans ses contrats d'assurance en un seul endroit afin de gagner en impact auprès de la
11:15société,
11:16gagner en impact auprès de nos clients et gagner en impact auprès de nos collaborateurs.
11:19Vous avez un engagement, qui est un engagement de long terme autour de cette thématique des violences faites aux femmes
11:24?
11:24Oui, alors depuis 10 ans, AXA est engagée sur la lutte contre les violences faites aux femmes.
11:29Et plus récemment, on a innové puisqu'on a intégré une garantie d'assurance au sein du contrat d'assurance
11:35habitation
11:35pour pouvoir proposer du relogement d'urgence aux femmes qui sont victimes de violences conjugales.
11:40L'idée, c'était simple, c'était de se dire, finalement, quand une famille est victime d'un incendie ou
11:45d'une inondation,
11:46on est capable, nous, assureurs, de le reloger.
11:49Eh bien, on s'est dit que finalement, une personne victime de violences conjugales, son lieu d'habitation devenait inhabitable.
11:54Et donc, du coup, on était en mesure de pouvoir lui proposer aussi un relogement d'urgence.
11:59Il faut expliquer pourquoi. Alors évidemment, on le comprend, mais avec les retours d'expérience des associations,
12:05ou des femmes victimes, à quel point c'est important, cette question du logement d'urgence ou du relogement d
12:11'urgence ?
12:11Oui, alors ça faisait déjà dix ans qu'on était engagés avec des associations de terrain,
12:16comme la Maison des femmes, la Fondation des femmes, la FNSF.
12:19Donc, on avait acquis une expérience vraiment sur les besoins des femmes victimes de violences.
12:24Et on les accompagnait déjà depuis dix ans sur le plan juridique, financier et psychologique.
12:28Et donc, effectivement, très vite, on s'est rendu compte que le lieu le plus dangereux pour une femme ou
12:34un homme,
12:34victime de violences conjugales, eh bien, c'est son foyer.
12:37Oui, alors effectivement, sur les statistiques, c'est plutôt 85 ou 86 % de femmes qui sont victimes de violences.
12:43Et on l'a vu, d'ailleurs, ce que vous décrivez, on l'a vu pendant la crise Covid,
12:46où des femmes ont été obligées de retourner ou de rester au domicile, avec parfois des issues tragiques.
12:54Donc, en quoi ça consiste concrètement ? Qu'est-ce qui se passe si une femme est victime de violences
12:59conjugales ?
13:00Comment AXA intervient ?
13:01Alors, déjà, une femme, même si elle n'est pas la souscriptrice de son contrat d'assurance, peut quand même
13:08en bénéficier.
13:09Il suffit qu'il y ait un contrat d'assurance AXA dans le foyer, une assurance habitation.
13:13Ensuite, elle peut nous appeler.
13:14Donc, en allant sur le site d'AXA, elle trouvera très facilement les numéros de téléphone.
13:19Et elle n'a pas besoin de son mari d'avoir souscrit un contrat récemment.
13:23Tous les contrats d'assurance habitation sont concernés.
13:25Donc, c'est rétroactif.
13:26Tous les contrats d'assurance habitation sont concernés.
13:27Voilà.
13:28Et donc, en un simple coup de fil, on va retrouver toutes ces informations.
13:31Et on a un processus extrêmement sécurisé de façon à ne pas la mettre en danger
13:35et que toutes nos relations téléphoniques soient confidentielles.
13:39Ça suppose quoi.
13:40Ça suppose d'avoir un panel de logements disponibles.
13:46C'est via les associations qu'elles vont être relogées ?
13:48Comment ça va se passer ?
13:49Alors, non.
13:49Nous, en tant qu'assureurs, on a l'habitude de travailler avec un bon nombre de prestataires
13:54pour pouvoir reloger, comme je le disais, des victimes d'incendies, d'inondations, etc.
13:58Donc, on utilise notre réseau AXA Partners, qui a lui-même un réseau.
14:04Et donc, on utilise le réseau.
14:04C'est d'où l'intérêt de pouvoir se positionner sur des grands sujets de société comme ça,
14:09en tant qu'assureurs, parce qu'on a cette légitimité, parce qu'on a cette expertise et ces moyens.
14:15En tant qu'assureurs, vous sentez une vigie, d'une certaine façon, sur ces sujets de société, sur ces sujets
14:19sensibles ?
14:20Oui.
14:21Moi, je considère qu'en tant qu'entreprise et assureur, un assureur est là pour assurer les risques futurs.
14:28Et donc, s'adapter aux risques de notre société, l'observer, comprendre ce qui est important,
14:33quelles sont les fragilités de notre société, c'est notre rôle.
14:35Et même sur des sujets comme les violences, que ce soit les violences faites aux femmes ou aux enfants,
14:39parce qu'on travaille aussi là-dessus, moi, je considère que oui, notre rôle, il est prépondérant en complément de
14:44l'État.
14:44Sur ce, dernière question, sur cette thématique des violences faites aux femmes,
14:48à la fois le chemin qui a été parcouru, les progrès, et puis surtout, ce qu'il reste à faire.
14:53Comment vous l'analysez, ça ?
14:55Alors, effectivement, il reste beaucoup de choses à faire,
14:56puisque même nous, sur le relogement d'urgence, on reloge une semaine, voire 15 jours, parce que c'est prolongeable.
15:03Mais derrière, il faut absolument que des associations de terrain puissent prendre le relais.
15:07Et on voit que les associations de terrain nous le remontent.
15:09On manque cruellement de moyens pour pouvoir avoir suffisamment de logements pour toutes les victimes de violences conjugales.
15:15Donc, il y a énormément de moyens à les obtenir encore.
15:18Merci beaucoup, Nathalie Aubonnet, et bon sommet de la mesure d'impact.
15:23Merci beaucoup.
15:32Le sommet de la mesure d'impact, ici à Paris, au Palais d'Iéna, avec Marc Sabatier.
15:38Bonjour.
15:38Bonjour.
15:39Heureux de vous accueillir.
15:39Vous êtes le fondateur, le président du cabinet de conseil, Julien Sterwen.
15:44C'est quoi ce cabinet de conseil ? Présentez-le en quelques mots.
15:47C'est un cabinet de conseil en stratégie, en transformation, en innovation,
15:51qui est très investi dans les sujets de transition environnementale, énergétique, sociale également.
15:56Et c'est la raison pour laquelle on est présent aujourd'hui.
15:58Vous venez de participer à une table ronde sur le backlash, le retour de bâton sur l'ambition environnementale et
16:04son impact sur le business.
16:06Déjà, est-ce que vous, vous le percevez, ce retour de bâton, ce backlash ?
16:10Ah oui, oui. En fait, on le perçoit dans l'environnement ambiant, dans le bruit ambiant, dans la communication qu
16:17'on fait autour de ces choses-là.
16:18Et en particulier, porté par la simplification de la CSRD, l'omnibus de Debi 2025, qui a un peu cristallisé
16:27justement ce backlash.
16:30Après, je fais bien la différence entre ce bruit ambiant et la réalité des entreprises.
16:36Et d'ailleurs, qu'elles soient en France, en Europe ou aux Etats-Unis également, ce qui peut paraître étonnant,
16:41mais toutes les entreprises continuent à travailler, continuent à se développer, continuent à s'adapter aux différentes transitions auxquelles elles
16:49font face.
16:50Par exemple, pour les Etats-Unis, en changeant la communication, en étant moins vocaux, c'est ce que me disent
16:55certains représentants de groupes internationaux,
16:57sur leurs objectifs environnementaux, par exemple.
16:59Exactement, sans forcément se cacher. Mais effectivement, il y a une partie de communication ambiante.
17:04Et puis, il y a la réalité de ce que font les entreprises.
17:06Et les Etats-Unis, les entreprises aux Etats-Unis, en France également, bien entendu, mais c'est presque un peu
17:12emblématique par les temps qui courent,
17:14aux Etats-Unis également, qui n'ont jamais autant investi sur les transitions environnementales, énergétiques.
17:19Alors, vous parliez de la loi Omnibus, de ce retour en arrière, en tout cas, cette moindre ambition sur la
17:26CRCRD, sur le bilan extra-financier.
17:29Moi, j'ai souvent entendu des sons de cloche différents sur mon plateau.
17:33Beaucoup d'entreprises qui disaient « c'est très bien, c'est un aiguillon réglementaire, ça nous oblige à bouger
17:38».
17:38Beaucoup qui disaient aussi « 800 pages, c'est trop, on s'y perd ».
17:42Est-ce qu'effectivement, cette pression réglementaire, ça peut ou ça pouvait aussi être un frein d'une certaine façon
17:49?
17:49Est-ce qu'il y a des entreprises qui se sentent plus libres d'y aller avec une CRCRD un
17:52peu moins ambitieuse ?
17:53Alors, je pense qu'on a rendu cette réglementation un frein, en réalité, parce qu'il y a beaucoup d
17:58'entreprises.
17:58Alors, les grandes entreprises ont des moyens, ont pu le faire, étaient déjà en général relativement avancées sur la connaissance,
18:05la maîtrise de leurs données extra-financières.
18:09Mais on a rendu cette réglementation un frein, notamment pour les petites entreprises, en leur rendant la tâche assez difficile,
18:16alors même qu'il est possible de faire les choses simples.
18:18Je pense qu'on a confondu réglementation, reporting, obligation et maîtrise, en fait, des impacts qu'une entreprise peut avoir
18:28vis-à-vis des différentes transitions.
18:31Et de ce fait-là, cette réglementation, elle a porté une très mauvaise presse, alors que chez Juliette Erwen et
18:39dans notre filale Reset, par exemple,
18:41on fait des CSRD collectives avec beaucoup d'entreprises de taille moyenne qui sont demandeurs, est-ce qu'ils le
18:45font volontairement ?
18:46Parce qu'en réalité, en se mettant à plusieurs ou en se mettant à plusieurs entreprises sur une même chaîne
18:50de valeur, finalement, on arrive à aborder ces sujets-là.
18:53On arrive à en retirer des choses importantes qui permettent surtout, surtout, surtout de ne pas s'arrêter au reporting,
18:58mais de penser action derrière.
18:59Oui, parce qu'en fait, moi, ce que je trouve intéressant, c'est que le levier, enfin, c'est ce
19:04que ma petite expérience me suggère, le levier du risque climatique ou du coût de l'inaction,
19:10c'est peut-être le meilleur levier à activer pour convaincre les entrepreneurs qui ne le seraient pas encore.
19:15Alors, vous avez complètement raison. On a d'ailleurs parlé de shift tout à l'heure lors de cette table
19:20ronde.
19:21Moi, j'ai insisté sur le fait qu'il n'y a pas forcément de shift en ce moment sur
19:24le fait qu'il faut y aller ou pas pour s'adapter
19:29et réaliser toutes les transformations de business model qui sont rendues nécessaires par la transition environnementale et économique.
19:35Mais en revanche, il y a un shift sur le fait que le coût de l'inaction est évidemment infiniment
19:43supérieur, le coût de l'impréparation est également infiniment supérieur au coût de la transition.
19:48Et je pense que plus ça va, plus les entreprises et indépendamment de toute réglementation se rendent compte qu'il
19:54faut le faire.
19:54Il faut le faire maintenant. De toute façon, c'est leur marché, de toute façon, leur souveraineté, leur résilience, leur
19:59robustesse, pour utiliser des mots à la mode à juste titre,
20:03passe justement par la sécurisation des supply chains, passe par la gestion de la ressource, en particulier quand elle est
20:09rare, passe par la décarbonation, bien entendu.
20:13Donc c'est leur salut stratégique qui tient à la transition environnementale et économique.
20:18Merci beaucoup Marc Sabatier d'avoir participé à notre émission et bon sommet de la mesure d'impact.
20:26Merci infiniment.
20:35Bismarck for Change est au sommet de la mesure d'impact dans ce lieu magnifique, le CESE, le Conseil économique,
20:41social et environnemental.
20:42Et donc tout au long de la journée, nous accueillons les acteurs qui accompagnent le monde associatif et parmi eux,
20:49Pascal Pouillet.
20:50Bonjour.
20:51Vous êtes le directeur général du Crédit coopératif.
20:54Alors, première question, quelle est votre vision justement de l'évolution du monde associatif ?
20:58On sait bien en ce moment que le contest n'est pas simple avec notamment des réductions budgétaires.
21:03Est-ce que vous êtes, on va dire, optimiste ?
21:05Quelle vision vous avez sur ce monde associatif ?
21:07Il y a deux évolutions en fait.
21:10Il n'y a pas une unicité du monde associatif.
21:12Il y a déjà un grand engagement des acteurs puisqu'il y a 60 000 associations qui se créent chaque
21:18année.
21:18Donc, il y a une volonté de femmes, d'hommes de se mettre ensemble pour créer, pour porter un projet.
21:22Bien évidemment, c'est un point important.
21:24Et puis de l'autre côté, il y a des grandes associations qui accompagnent des projets d'économie sociale, de
21:28solidarité, de développement
21:31et qui là sont bien évidemment dépendantes des subsides qu'elles touchent, de la manière dont elles peuvent bénéficier de
21:37soutien public ou de soutien des collectivités locales.
21:40Et on voit que parfois, c'est plus difficile.
21:42On le sent avec des délais de paiement qui peuvent s'allonger.
21:44Mais néanmoins, une vraie volonté d'accompagner.
21:47Et je crois qu'aujourd'hui, elles tiennent une place très importante dans notre monde et qu'elles remplissent des
21:51missions qui sont essentielles.
21:52Alors, puisque vous parlez d'accompagnement, comment le Crédit Coopératif est-il justement engagé auprès de ce monde associatif et
21:59comment l'accompagne-t-il ?
22:00Alors, le Crédit Coopératif a développé le sens de l'argent.
22:03Le sens de l'argent, c'est-à-dire que ce qu'on collecte, l'argent que nous confie nos
22:07clients, il permet de financer les projets.
22:09Et on a mis en place des dispositifs d'épargne solidaire qui permettent de dire que la moitié de l
22:13'argent qui est collecté sert,
22:15les intérêts de l'argent qui est collecté peuvent venir en don à des associations.
22:19Et pour 2025, c'est 6 millions d'euros qui ont été donnés, qui ont permis d'accompagner des associations
22:25dans leurs projets,
22:26qui ont été choisis par nos clients, par nos sociétaires.
22:28Donc, c'est un premier point.
22:29Donc, c'est le don et c'est un point important.
22:31Depuis que ça a été créé, c'est une centaine de millions d'euros qui ont été attribués de cette
22:34manière-là.
22:35Donc, c'est un soutien régulier pour les associations, sans cibler des projets, donc vraiment pour le cœur d'activité.
22:40Et puis, bien évidemment, on fait notre métier de banquier.
22:42On les finance, on les accompagne, on les bancarise.
22:44Est-ce qu'il y a des profils, on va dire, un peu particuliers d'associations où, j'allais dire,
22:48vous visez des univers très différents ?
22:51On accompagne toutes les associations, des plus petites et pour lesquelles on travaille qu'un modèle digital avec Anytime,
22:57aux plus importantes associations, aux plus grosses ONG.
22:59Et là, on a des activités de financement structuré, d'accompagnement international.
23:03Donc, on a vraiment une volonté d'accompagner.
23:05C'est notre ADN depuis notre création, d'accompagner tout le secteur coopératif, tout le secteur de l'économie sociale,
23:09toutes les assos.
23:10Alors, puisqu'on est au sommet de la mesure d'impact, est-ce que vous avez des indicateurs, selon vous,
23:15qui pourraient finalement aider à guider les décisions à la fois publiques et privées pour générer un impact réel sur
23:22la société ?
23:24Moi, je n'ai pas d'indicateurs comme ça à vous donner.
23:26Ce que je peux voir, c'est qu'aujourd'hui, un, on a des associations qui se créent, on a
23:31des besoins qui augmentent et on a une réponse.
23:33On voit qu'aujourd'hui, dans certains secteurs, c'est fondamental.
23:36Je pense à la culture, typiquement, où la culture, elle tient grâce aux associations.
23:40Je pense au secteur sanitaire et social, où on voit que ce sont les secteurs associatifs qui tiennent aujourd'hui
23:47la résilience de ce métier-là.
23:49Et on voit que les secteurs privés ont été en difficulté quand les secteurs plus associatifs ont été beaucoup plus
23:54résilients.
23:55Et alors, puisque ici, le sujet de tout ce sommet, c'est ce qui compte vraiment.
24:00Qu'est-ce qui compte vraiment pour vous et pour le crédit coopératif ?
24:04Ce qui compte vraiment, je crois, c'est de s'engager, c'est d'avoir des valeurs, d'y croire.
24:10Et je crois que celles et ceux qui se regroupent pour créer une asso, elles portent un projet, elles portent
24:14un projet de société.
24:15Et il faut le défendre, il faut le porter et on en a tous besoin.
24:18Et une banque comme la vôtre, le crédit coopératif, elle a vraiment un rôle fort à jouer en particulier dans
24:24le monde actuel.
24:25On dit souvent que la finance, ça basculera aussi beaucoup avec la finance.
24:29Le crédit coopératif a un rôle important parce qu'on connaît le monde associatif, on connaît ses forces, on connaît
24:35aussi ses difficultés.
24:36On sait comment l'accompagner.
24:38Et je crois que c'est important de parler avec des collaboratrices, des collaborateurs qui sont dans les territoires et
24:44qui connaissent ce monde-là,
24:45qui connaissent ses besoins et qui peuvent apporter des vraies réponses.
24:48La dimension locale, elle est centrale.
24:50La dimension locale, elle est centrale et la dimension nationale parce qu'on a aussi des grands projets qu'on
24:56peut accompagner à l'international.
24:57Et c'est aussi d'avoir cette vision-là et d'avoir un croisement d'expérience qui est important.
25:02Merci beaucoup à vous, Pascal Pouillet, directeur général du Crédit coopératif, d'avoir pris ce temps ici sur cet événement
25:08au CESE,
25:09ce sommet de la mesure d'impact.
25:11Et puis à bientôt sur BizPart for Change.
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