- il y a 2 jours
Lundi 4 mai 2026, retrouvez Sébastien Guillot (Directeur géneral, CF Group France), Elodie Binois (copilote de la Convention Monde Académique, CEC), Gilles Vandecaveye (Directeur Général, ICAM) et Thierry Mosa (PDG, OTEGO) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et tous, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie.
00:14Voici le sommaire, c'est Frédéric Coirier, le PDG du groupe Poujoula, qui sera l'invité du grand entretien tout
00:19à l'heure,
00:2026 minutes pour comprendre les grands enjeux de ce leader européen des conduites cheminées,
00:25mais aussi du bois énergie, un acteur aux multiples visages.
00:30Mais d'abord, je reçois Thibaut Lacombe, fondateur de Calendar, avec ce Zoom sur Climate Vision,
00:35une solution qui permet de produire et d'analyser rapidement des projections climatiques afin de sécuriser les infrastructures.
00:42Le Zoom RSE de notre émission sera consacré à Prologistique France, qui est un acteur engagé de la logistique.
00:49Il sera aussi question de la gestion des DLC, les fameuses dates limites de consommation.
00:54Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, vous découvrirez Jappé Médical,
01:00des exosquelettes pour lutter contre les fameuses TMC et notamment les douleurs lombaires.
01:05Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:14L'invité de Smart Impact, c'est Sébastien Guyot, bonjour.
01:17Bonjour.
01:17Vous êtes le directeur général de CF Group France.
01:20Alors avec vous, on va parler, c'est plutôt pas mal en ces temps de ponts du mois de mai,
01:24de piscines et de traitements de l'eau, puisque évidemment le groupe CF Group est un groupe important.
01:31Vous êtes une filière française, peut-être quelques mots aussi pour présenter ce groupe.
01:34Oui, tout à fait. Donc moi, je dirige les activités françaises de CF Group.
01:37Donc on est une ETI, donc entreprise de taille intermédiaire, industrielle, familiale et européenne.
01:44Notre siège est à Stuttgart. La société est dirigée par Cédric Mayer-Kling, notre CEO.
01:49Voilà, on fabrique des produits des équipements de piscine.
01:51On fait 300 millions d'euros de chiffre d'affaires.
01:53Et on a à peu près un peu plus de 1000 collaborateurs, dont la moitié en France.
01:57Et combien de pays ? Plus d'une quarantaine, j'ai cru lire ça, c'est ça ?
02:00Alors on distribue dans plus de 40 pays, mais on est implanté physiquement dans une quinzaine de filiales en Europe.
02:04Alors vous parliez des piscines, ça c'est vraiment un sujet qui est important,
02:07surtout quand on parle aussi d'enjeux environnementaux.
02:11Alors est-ce que vous, vous estimez qu'il y a un regard qui a changé, qui a évolué en
02:14fait sur la piscine ?
02:15Ben oui, depuis ces derniers temps, on voit un petit peu des signaux faibles,
02:20comme un pool bashing, un piscine gate.
02:22Donc il y a des enjeux sur l'eau, mais au final une piscine, ça consomme 15 mètres cubes d
02:25'eau en moyenne par an.
02:27Et quand on considère l'eau virtuelle, nous on dit dans le secteur que c'est l'équivalent d'une
02:31côte de bœuf,
02:32ou de un à deux jeans par an.
02:34C'est pas mal de faire des équivalents.
02:36Oui, en fait l'enjeu sur l'eau, parce que c'est un cycle, c'est pas tant la consommation,
02:40c'est comment on transfère une eau grise, qui est une eau de Riuze,
02:44en une eau bleue, qui est une eau de qualité potable.
02:46Et donc tout l'enjeu est là en fait.
02:48Donc ça veut dire que vous travaillez là-dessus, quand je parlais aussi de traitement de l'eau,
02:51c'est vraiment en lien avec la piscine.
02:53Exactement. On a développé par exemple un produit qui s'appelle Purity, avec Saint-Gobain,
03:00qui est une membrane céramique, et elle nous permet de récupérer une eau verte,
03:03qui est une eau de récupération d'eau de pluie, ou une eau grise, qui est une eau de réutilisation,
03:07et la transformer en eau bleue, qui est une eau de qualité potable.
03:10Une fois que j'ai cette qualité d'eau-là, je peux re-remplir ma piscine,
03:13mais aussi arroser mes espaces verts, mon potager,
03:15ou renvoyer sur les usages sanitaires, par exemple, de l'habitation.
03:19Oui, c'est ça qui est intéressant, c'est qu'en fait, vous réfléchissez à l'échelle de la maison.
03:23C'est une maison avec piscine, on va dire qu'on va rendre durable.
03:26C'est ça. Le projet chez ACF, c'est de démontrer qu'une maison avec piscine
03:30est plus éco-responsable qu'une maison sans piscine,
03:32et transformer...
03:33Ça va donner envie à certains.
03:34Voilà, transformer les piscines et cet objet en infrastructure climatique,
03:39et démontrer qu'on peut en faire un coffre-fort à eau et à énergie,
03:43au bénéfice des enjeux environnementaux.
03:45Alors, vous disiez tout à l'heure, vous travaillez avec Saint-Gobain,
03:47vous avez quand même une équipe de R&D assez importante,
03:51parce qu'il faut travailler beaucoup là-dessus et évoluer, en fait, sur les innovations.
03:55Oui, tout à fait. On a une quarantaine d'ingénieurs R&D
03:59qui développent tous ces produits-là,
04:01et l'idée, c'est de préparer, entre guillemets, les relais de croissance de demain,
04:06avec une piscine toujours plus vertueuse,
04:08et au service des enjeux environnementaux.
04:10Alors, vous parliez donc réduction de l'eau,
04:12il y a des enjeux aussi sur l'énergie.
04:14Qu'est-ce qu'on peut faire, finalement, tout autour d'une piscine,
04:17en termes d'innovation, Sébastien Guillaume ?
04:19Tout à fait. On a un produit qui s'appelle Powerbank,
04:21qui est une pompe à chaleur hybride.
04:23Elle est à la fois aérothermique et géothermique,
04:26ce qui est vraiment innovant.
04:28Et, par exemple, quand vous devez chauffer votre maison l'hiver,
04:31plutôt que prendre les calories dans l'air,
04:33où l'air est à 0 degré la nuit,
04:35on vient prendre les calories dans la piscine,
04:37puisqu'on a une eau à 7-8 degrés.
04:38Nous, on met un volet, une couverture solaire,
04:41et donc on profite du rayonnement du soleil pour chauffer l'eau.
04:43Et, en fait, on a un chemin énergétique beaucoup plus court
04:46à chauffer la maison avec la piscine.
04:48Et dans l'autre sens, là, vous parliez bientôt des ponts du mois de mai,
04:51il va falloir climatiser les maisons.
04:53Et au lieu de relarguer les chaleurs fatales dans l'air,
04:55comme une climatisation classique,
04:58en fait, on récupère cette énergie
04:59et on vient chauffer les piscines avec,
05:01ce qui évite de mettre une pompe à chaleur en piscine.
05:03Comme ça, on fait des échanges intelligents
05:06entre la maison et la piscine.
05:07Et ça, ça peut se faire, j'allais dire.
05:08Vous avez déjà votre maison, vous construisez une piscine,
05:11ça peut s'associer.
05:12On n'a pas besoin, j'allais dire, de faire les deux en même temps ?
05:14Ou c'est encore complexe ?
05:15Non, ce n'est pas très complexe.
05:17On met une machine au lieu d'en mettre deux,
05:18c'est-à-dire au lieu de mettre une pompe à chaleur,
05:20piscine et un système de chauffage maison.
05:22Vous avez, par exemple, une chaudière à gaz
05:25avec un DPE, un diagnostic performance énergétique
05:27que vous voulez améliorer.
05:28Au lieu de passer sur une pompe à chaleur classique aérothermique,
05:31vous prenez un Powerbank
05:33et ce Powerbank-là va aussi chauffer la piscine
05:36et faire des échanges d'énergie
05:38et vous apportez 30% d'économie
05:40par rapport à une pompe à chaleur traditionnelle.
05:42Donc du coup, vous améliorez aussi votre classement DPE
05:45pour changer de lettre,
05:46pour pouvoir après relouer ou revendre le bien.
05:50Alors, quand même, au niveau du coût,
05:51vous l'avez évoqué, il y a un retour sur investissement.
05:53J'imagine quand même que le coût de départ
05:55est peut-être évidemment plus important
05:57qu'une piscine classique.
05:59Est-ce que, pourquoi pas, dites-le-moi,
06:01et évidemment, il faut l'expliquer
06:03et faire de la pédagogie sur ce sujet ?
06:04Exactement.
06:05On a été sélectionné à Change Now
06:07pour présenter ces solutions-là.
06:09Donc c'est de l'innovation.
06:10C'est ce gros événement qui avait lieu au mois de mars
06:12et qui met en valeur tous les acteurs
06:14évidemment de la transition écologique.
06:16Alors au départ, il y a un surcoût,
06:18mais comme vous n'achetez qu'une machine au lieu de deux
06:20et si vous devez faire ces investissements,
06:22par exemple pour moderniser votre système de chauffage maison,
06:25au final, le coût est quand même raisonnable
06:26et il y a un ROI sur l'énergie.
06:29Et ensuite, quand on parle de purity,
06:31sur l'eau, c'est difficile de faire un ROI
06:32parce qu'en France, le mètre cube d'eau coûte 4 à 5 euros.
06:35Oui, ça ne coûte pas très cher.
06:36Par contre, on peut démontrer qu'il y a un ROI
06:38sur le coût du manque d'eau.
06:40C'est-à-dire que si vous n'avez pas d'eau,
06:41vous avez acheté une piscine,
06:42vous ne pouvez pas la remplir ou pas l'utiliser.
06:43Si vous avez un potager, vous ne pouvez pas l'arroser.
06:46Et donc du coup, là, il y a un « bénéfice »
06:50important à redonner la souveraineté en mode local
06:53à l'utilisateur qui peut, comme ça, profiter de son eau.
06:57Alors, on va parler de cette entreprise et de cette ETI
06:59parce que c'est important aussi de parler d'emploi,
07:01évidemment, à la matière.
07:02Mais vous avez commencé à parler du sujet.
07:04On va un peu l'évacuer, la question de l'eau.
07:05On sait bien, on parle beaucoup, évidemment,
07:07des questions de stress hydrique.
07:09On le voit en France.
07:10Parfois, il y a des réductions l'été.
07:12Et les piscines sont souvent montrées du doigt.
07:14On a quand même aussi la ville de Rennes,
07:15qui est la première ville,
07:17à décider de limiter drastiquement
07:19la taille des piscines privées.
07:20Est-ce que ça, vous le comprenez ?
07:22Ou finalement, il y a une méconnaissance
07:24de ce que peuvent être les piscines ?
07:26Je pense que c'est un peu strict.
07:29Je pense que l'eau, c'est un cycle.
07:31Et que, de toute façon,
07:33il y a une tendance à la miniaturisation des bassins.
07:35Mais si ces bassins peuvent être au profit de l'habitation
07:38pour stocker l'énergie ou stocker de l'eau,
07:41je pense qu'à terme, avoir une réserve d'eau
07:42de 30, 40, 50 mètres cubes chez soi
07:45disponible pour gérer les pics de stress hydriques,
07:47puisque l'objectif, c'est de la récupérer
07:49quand elle est disponible,
07:50c'est-à-dire pendant les saisons de pluie,
07:52la stocker, la filtrer pour pouvoir la réutiliser.
07:54Donc là, l'idée, c'est de redonner de l'indépendance
07:56en mode local, pas tout confier
07:57sur une gestion centralisée,
07:59de l'énergie ou de l'eau,
08:01pour redonner de la souveraineté
08:03aux consommateurs ou aux hôtels, d'ailleurs,
08:05parce que c'est des solutions qui s'appliquent
08:06très bien aussi pour la partie hôtellerie.
08:09Voilà. Comme quoi, on voit que quand on peut
08:10innover aussi dans les piscines,
08:11on peut évoluer sur ces sujets environnementaux.
08:14Alors, pour ce qui est de l'emploi,
08:15l'emploi industriel aussi,
08:16puisque vous disiez, c'est aussi une ETI,
08:18avec une forte empreinte finalement en France.
08:21Vous avez combien de structures ?
08:23Alors, en France, on a 7 sites.
08:25On est implantés à Rennes, à Bordeaux,
08:27à Avignon, à Lyon, à Mulhouse,
08:30à Saint-Jean-de-Maurienne, un peu partout.
08:32Et donc, on a 500 emplois industriels
08:34qui, chacun, génèrent 4 emplois indirects.
08:38Donc, l'industrie, pour nous,
08:39c'est très, très important.
08:40Et comme on a notre siège qui est en Allemagne,
08:43on peut comparer avec les ETI allemandes.
08:46Et il y a 3 fois plus d'ETI en Allemagne
08:47qu'en France.
08:48Et en France, elle génère,
08:50et en moyenne, une ETI allemande
08:51est deux fois plus grosse qu'une ETI française.
08:53Et on voit qu'en France,
08:55c'est 3 millions d'emplois.
08:56Donc, si on développait ce tissu
08:58qui génère des emplois en région,
09:00on peut imaginer l'impact sociétal
09:03et économique pour le gouvernement.
09:05Et c'est des sujets qu'on évoque aussi souvent,
09:08parce qu'on a parlé de la semaine de l'industrie,
09:09on est revenu beaucoup sur les études,
09:11où finalement, il y a un regard parfois assez négatif
09:13sur l'industrie que l'on ne connaît pas.
09:15Est-ce que vous, vous arrivez à attirer des métiers ?
09:17D'ailleurs, c'est combien d'emplois ?
09:18500 à peu près,
09:19un emploi sur le territoire français en tout cas.
09:21Vous arrivez à attirer, on va dire,
09:23les plus jeunes vers ces métiers-là ?
09:25Justement, aussi,
09:26le côté vertueux d'avoir une stratégie environnementale,
09:30c'est aussi d'attirer les plus jeunes.
09:32On a été invités par la BPI à Global Industries
09:35pour présenter notre projet
09:36de transformer les piscines en infrastructures climatiques.
09:39Et le but du jeu, c'est entre guillemets
09:41de reverdir un petit peu l'image de l'industrie,
09:43montrer qu'il y a des solutions
09:44qui génèrent de l'emploi en région,
09:46qui permettent de se développer en région,
09:49tout au service des enjeux,
09:51des impacts environnementaux et sociétaux.
09:53Et vous, vous envisagez potentiellement,
09:55j'allais dire,
09:55de continuer à vous développer en France ?
09:57Ou j'allais dire,
09:58c'est un marché qui est encore compliqué,
09:59comme vous êtes ailleurs dans d'autres pays ?
10:01C'est le premier marché d'Europe,
10:03la France,
10:03avec 3,5 millions de piscines privées.
10:05En Europe,
10:06on a un terrain de jeu de plus de 10 millions.
10:08Et on joue aussi bien sur le parc existant
10:10que sur les constructions nouvelles.
10:13Et donc,
10:13le marché européen,
10:14c'est notre focus numéro un.
10:16Aujourd'hui,
10:16on fait 300 millions de chiffres d'affaires
10:18sur ce marché-là.
10:19Il y a encore énormément à faire
10:21pour se développer.
10:22Et si un jour,
10:23notamment avec l'aide de Saint-Gobain,
10:25puisqu'on a signé une exclusivité Monde,
10:26on peut sortir du territoire,
10:28du continent européen,
10:29pour aller vers l'Asie ou vers les Amériques.
10:32Je pense que c'est une piste de progrès
10:34aussi à moyen terme.
10:36Et vous parliez de vos innovations.
10:37J'imagine que vous n'arrêtez pas
10:38en matière de R&D.
10:40Il y a déjà d'autres choses
10:41sur lesquelles vous réfléchissez ?
10:43Oui, tout à fait.
10:44Sur ces 4 dernières années,
10:46on a développé 12 brevets,
10:48vraiment sur la piscine de demain.
10:50Et aujourd'hui,
10:51on a toutes les solutions
10:53qui ne sont pas encore sur le marché.
10:54Mais on travaille.
10:55Et les deux premières sont
10:56Purity et Powerbank.
10:58Et on va continuer comme ça
10:59à apporter des solutions concrètes
11:01pour changer un petit peu
11:02le paradigme sur l'objet.
11:04Et ne plus être vu
11:05comme un consommateur d'eau et d'énergie,
11:07mais comme un fournisseur d'eau et d'énergie.
11:08Et ça, j'allais dire du côté des clients,
11:10ils commencent à le percevoir.
11:11Vous voyez qu'il faut encore faire de la pédagogie.
11:13Il faut faire de la pédagogie.
11:14C'est aussi pour ça qu'on passe dans Smart Impact
11:16pour expliquer.
11:18Ou dans ces salons-là
11:18qui ne sont pas des salons métiers-piscine.
11:21Mais on voit que
11:23quand on a lancé la landing page de Powerbank,
11:26en 24 heures,
11:26on a eu 50 demandes de renseignement de l'île.
11:30On a presque été obligés de suspendre
11:32parce qu'on voit qu'il y a un vrai enjeu
11:34chez les particuliers
11:35ou chez les hôteliers,
11:38énergétique,
11:39de pouvoir convertir cet objet-là
11:40en quelque chose de plus bénéfique.
11:42On va avoir un regard maintenant différent
11:45peut-être quand on va regarder les piscines
11:46et voir si justement
11:47ce sont vos piscines
11:49qui peuvent faire évoluer
11:50le sujet sur les questions environnementales.
11:52Merci Sébastien Guillaume
11:54de CF Group France.
11:56On va passer maintenant au débat RSE
11:59et on va dévoiler le partenariat
12:01entre les grandes écoles
12:02et la Convention des entreprises pour le climat.
12:10Dans ce débat RSE,
12:12je zoome sur la CEC Monde Académique
12:15et pour en parler,
12:16je suis ravie d'accueillir Elodie Binoua.
12:17Bonjour.
12:18Bonjour.
12:18Vous êtes donc la co-pilote
12:19de la Convention Monde Académique
12:21dont j'ai parlé de la CEC.
12:22Alors c'est vrai que la CEC,
12:23on en parle très régulièrement.
12:25On a eu récemment encore
12:26une invitée,
12:28Anne-Catherine Péchineau,
12:29d'Easy Cash,
12:30qui a suivi évidemment tout le parcours.
12:31Mais c'est quand même bien
12:32de rappeler un peu les enjeux.
12:35Oui,
12:36donc la Convention des entreprises pour le climat,
12:38elle est née en 2021
12:39du fait de se dire
12:41qu'il y avait une nécessité
12:42d'entraîner la bascule du monde économique.
12:45Donc c'est un ancien dirigeant
12:47de Michelin-Éric Duverger
12:48qui a créé cette association,
12:49donc une association d'intérêt général,
12:51qui a pour vocation
12:53de proposer des parcours de transformation
12:54à des dirigeants,
12:56initialement des dirigeants
12:57du monde économique.
12:59Moi, il se trouve qu'aujourd'hui,
13:00je suis co-pilote
13:01de la Convention Monde Académique
13:02parce qu'on est parti du constat
13:04qui, pour faire cette bascule
13:05du monde économique,
13:07il était nécessaire
13:08d'embarquer le monde académique,
13:10le monde de la formation
13:11dans cette aventure
13:12et dans ses réflexions.
13:13Eh bien, c'est ce qu'on va voir.
13:14D'ailleurs, ça a été lancé
13:15en début d'année.
13:16Je ne vais pas encore présenter
13:17notre autre invité
13:17qui est Gilles Vandeux-Caveil.
13:19Bonjour.
13:20Bonjour.
13:20Vous êtes donc le directeur général
13:22de l'ICAM,
13:22qui est une école d'ingénieurs.
13:24Alors, quelques mots aussi
13:24pour présenter cette école.
13:27Brièvement alors,
13:27parce que c'est une école d'ingénieurs
13:29qui est implantée
13:29sur sept campus en France
13:30et sept campus
13:32à l'international,
13:33bientôt huit,
13:34plutôt dans l'hémisphère sud d'ailleurs.
13:35D'accord.
13:36Et on forme des ingénieurs généralistes.
13:38Et elle a été créée en quelle heure ?
13:39En 1898.
13:41Ah oui, ça c'est des écoles historiques.
13:42C'est une grande dame, voilà.
13:43Une grande dame
13:44qui est aussi en pleine mutation.
13:46Alors, je vous disais,
13:47c'est vraiment une étape supplémentaire,
13:49on va dire,
13:49dans la stratégie de transition aussi
13:51de ce monde académique.
13:54Quels sont les objectifs concrets
13:55de cette convention
13:57qui a été lancée en début d'année ?
13:58Elodie ?
13:59Les objectifs concrets,
14:00c'est d'apporter
14:01un nouvel élan
14:02à un certain nombre
14:03d'initiatives
14:04qui sont incontestables
14:05dans le monde de la formation.
14:07Donc, la spécificité
14:08de la CEC monde académique,
14:10c'est qu'on adresse
14:11le monde
14:12de l'enseignement supérieur,
14:13des grandes écoles,
14:14des universités,
14:15mais également
14:15la formation continue,
14:17des acteurs de l'insertion,
14:18des institutions publiques,
14:19des entreprises,
14:20des étudiants.
14:21C'est tout un écosystème
14:22qu'on embarque
14:23sur les sujets de formation
14:25pour se dire
14:26qu'il y a déjà
14:26depuis un certain nombre
14:28d'années
14:28des actions
14:28qui ont été implémentées
14:30notamment par le ministère
14:31de l'enseignement supérieur
14:32et de la recherche.
14:33Il y a des directives,
14:35des recommandations,
14:36des schémas directeurs,
14:37tout un tas d'actions
14:37pour revenir dessus
14:38qui ont été lancées.
14:41Toujours est-il
14:42qu'aujourd'hui,
14:42le constat est
14:43qu'on a encore des freins.
14:45Les dirigeants
14:46de ces différents
14:47établissements de formation
14:48ont des freins
14:49à surmonter
14:50pour pouvoir
14:51véritablement
14:52enclencher
14:52la transition écologique
14:54dans leur établissement
14:55et proposer
14:56in fine
14:56à leurs étudiants,
14:57aux professionnels
14:58qui sont déjà
15:00dans un parcours
15:01professionnel,
15:02de vraiment être outillés
15:04face aux crises
15:04qu'on a aujourd'hui
15:06environnementales,
15:07sociales,
15:07sociétales.
15:08Je veux bien
15:08que vous le détailliez
15:09justement parce que finalement
15:10ça marque une nouvelle étape
15:11mais comme vous disiez
15:12on ne part pas non plus
15:12de zéro.
15:14Qu'est-ce qui a été fait
15:15précédemment
15:16et quel virage
15:17on a envie de prendre ?
15:19On peut constater
15:21qu'il y a eu
15:21une année charnière
15:22vers 2022-2023
15:24où il y a un certain nombre
15:25de rapports
15:25qui ont été émis,
15:26des rapports ministériels,
15:28il y a également eu
15:28des rapports indépendants,
15:30des mouvements
15:30de la société civile,
15:31des associations aussi
15:32qui ont vu le jour
15:34et du coup
15:36d'un point de vue
15:37ministériel
15:38il y a eu
15:38le rapport
15:38Jouzel Abadi
15:39qui est vraiment
15:41le point de départ
15:42de bon nombre d'actions
15:43et d'ailleurs
15:44Jean Jouzel et Lucas Abadi
15:46sont les parrains
15:46de la convention
15:48non académique
15:49et donc ils ont émis
15:50ce rapport
15:51à la demande
15:51du ministère
15:52de l'enseignement supérieur
15:53et de la recherche
15:53qui a permis
15:54de proposer
15:56un certain nombre
15:56de recommandations
15:57sur les formations,
15:59sur la gouvernance,
15:59sur les enseignants
16:00et sur un certain nombre
16:01de compétences
16:02qui sont absolument
16:03nécessaires pour la transition
16:04écologique
16:05et à partir de ça
16:06il y a le ministère
16:07qui a également
16:08mis en place
16:09un plan climat biodiversité
16:10qui donne des directives
16:12des recommandations
16:14et qui a permis
16:15d'instaurer
16:15les schémas directeurs
16:16de développement durable
16:19pour les différents
16:20établissements
16:21de l'enseignement supérieur
16:22et donc qui incontestablement
16:24a permis
16:25d'enclencher
16:25un certain nombre
16:26d'actions
16:27auprès des grandes écoles
16:29et des universités
16:30du monde
16:30de l'enseignement supérieur.
16:33C'est aujourd'hui
16:34donc on a
16:35en gros
16:36le premier cycle
16:37aujourd'hui
16:37qui est en action
16:38sur ces sujets-là
16:40avec un cycle
16:41de formation
16:43d'une trentaine d'heures
16:43qui est proposé
16:44pour le premier cycle
16:45donc jusqu'en licence 3.
16:47Donc ça a permis
16:49d'enclencher
16:49ces actions
16:51au niveau
16:51des établissements
16:52on a également
16:54des enseignants
16:55des étudiants
16:55qui se sont appropriés
16:57ces enjeux-là
16:57qui ont mis en place
16:58des innovations pédagogiques
17:00un certain nombre d'actions
17:01et puis je parlais aussi
17:02de rapports indépendants
17:03donc on a le Shift Project
17:04qui a émis des rapports
17:06sur la finance
17:08sur Climat Sub Business
17:10sur les ingénieurs
17:11également
17:11on a des initiatives
17:13au niveau du campus
17:13de la transition
17:14un certain nombre
17:15aussi de référentiels
17:16qui ont vu le jour
17:17en France
17:18aussi au niveau européen
17:21et on a également
17:22au niveau des étudiants
17:23c'est vraiment innombrable
17:24Il y a beaucoup de choses
17:26qui se font
17:26on va arriver après
17:28évidemment à cette convention
17:29qui va faire passer
17:30une étape supplémentaire
17:31mais on l'a entendu
17:32avec ce que vous avez dit
17:33il y a quand même déjà
17:34du côté des enseignants
17:35du côté des étudiants
17:36des approches
17:37justement Gilles Vandecaveil
17:39vous dans cette école d'ingénieurs
17:41qu'est-ce qui vous a intéressé
17:42déjà peut-être nous racontez
17:43vous déjà
17:44il y a peut-être une sensibilité
17:45du côté des enseignants
17:46et des étudiants
17:47à ces sujets-là
17:48et aussi j'allais dire
17:49en deuxième question bonus
17:50pourquoi rejoindre aussi
17:52cette convention
17:53au monde académique ?
17:54Alors nous
17:55à l'ICAM
17:55on parle d'écologie intégrale
17:57et c'est effectivement
17:58ça transperce
17:59toutes les activités
18:01celle de la formation
18:02bien sûr
18:02c'est un vecteur du changement
18:03qui est hyper important
18:04et c'est pour ça
18:05que je pense
18:05qu'il y a une promotion
18:07au monde académique
18:08qui a été mise en place
18:08mais c'est
18:10c'est systémique
18:11et nous
18:12on s'y intéresse
18:13depuis 2016
18:13il y a eu l'appel du pape
18:14l'audate aussi
18:16et ensuite
18:17on l'a fait
18:18effectivement
18:18par petits bouts
18:19et puis
18:20est arrivé le Covid
18:21et après Covid
18:22en 2022
18:23de manière très structurante
18:25on a un projet
18:26qui nous a permis
18:27d'être votés
18:29en conseil d'administration
18:30et nous emmenés
18:31sur une voie
18:31beaucoup plus structurante
18:32donc on a fait plein de choses
18:33et à un moment donné
18:34on arrive à un plafond de verre
18:35on est en train de travailler
18:36sur tous les sujets
18:37et
18:39la CEC
18:40c'est vraiment
18:40pour moi
18:41pour nous
18:42et je pense
18:43pour tous les établissements
18:44qui font de la formation
18:45c'est un changement d'échelle
18:47ça permet de se connecter
18:48à d'autres acteurs
18:49qui sont aussi
18:49dans cette démarche
18:50et qui à un moment donné
18:51arrivent un peu au max
18:52on a traité les différents sujets
18:53on essaie de relier les choses
18:54et se relier
18:55voilà
18:56à Edgar Morin
18:57il faut se relier ensemble
18:58pour attaquer un sujet
19:00qui est une problématique globale
19:02qu'on a tous à affronter
19:04et effectivement
19:04la formation
19:05et c'est ce qui a été dit
19:06à la première session
19:07au tout début
19:08moi ça m'a marqué
19:09je le savais
19:10mais c'est bien de se l'entendre dire aussi
19:11par l'équipe
19:12de la convention
19:13entrebrisquima
19:14c'est qu'on est
19:15des acteurs importants
19:16de ce changement
19:17on est en train de former
19:18nous typiquement l'ICAM
19:19cette année
19:20on rentrera des ingénieurs
19:21qui vont sortir en 2031
19:22je vous renvoie
19:23un peu aux chiffres
19:24qu'on attend
19:25en 2030
19:26sur l'impact carbone
19:28et en fait
19:29voilà
19:29le changement
19:30c'est maintenant
19:31et il faut vraiment
19:33on a parlé de transition
19:34ça fait des années
19:35qu'on parle de transition
19:36là c'est de la transformation
19:37et c'est une transformation
19:38systémique
19:39donc il faut se relier
19:39il faut se connecter ensemble
19:40avec des gens
19:41qui savent très bien le faire
19:42l'équipe de la CEC
19:43elle nous entraîne
19:44et puis on vient
19:46se connecter
19:46aux autres acteurs
19:47du monde de la formation
19:48qui veulent aussi changer
19:49alors il y a une feuille
19:50de route type
19:51finalement aussi
19:52Elodie
19:52qu'est-ce qu'elle va représenter
19:54finalement pour un établissement
19:55comme celui-ci
19:56et beaucoup d'autres
19:57d'ailleurs
19:58vous avez une idée
19:59du chiffre aussi
20:00vous parliez
20:00de tas d'horizons différents
20:03on va dire
20:03du nombre de structures
20:05embarquées
20:06dans cette convention
20:07alors dans la convention
20:08monde académique
20:09on a une trentaine
20:10de structures
20:11qui sont embarquées
20:12donc ça veut dire
20:13une cinquantaine
20:13de dirigeants
20:14et également des étudiants
20:15on a une douzaine
20:16d'étudiants
20:16qui font partie
20:17de cette convention
20:17c'est vraiment
20:18la spécificité
20:19de ce qu'on propose aussi
20:20parce que ça nous paraissait
20:22être évident
20:22que si on adresse
20:23les enjeux de formation
20:24il faut aussi embarquer
20:26les personnes
20:26qui finalement
20:27sont intéressées
20:28par ces sujets
20:29de formation
20:29qui vont être outillées
20:31pour leur futur
20:32parcours professionnel
20:33au niveau de la convention
20:35des entreprises
20:35pour le climat
20:36c'est aussi
20:371500 organisations
20:38qui sont déjà
20:39passées par ces parcours
20:40donc il y a
20:41toute une communauté
20:42de ce qu'on appelle
20:42d'alumni
20:43qui vont venir aussi
20:45créer de la coopération
20:46avec ce qui va être
20:47initié au sein
20:48de cette convention
20:49monde académique
20:50et qui vont permettre
20:51aussi de créer
20:52ce pont entre
20:53monde économique
20:54avec tous ces alumnis
20:55qui ont participé
20:56à des parcours précédents
20:57et puis ces acteurs
20:58du monde académique
20:59qui sont en train
21:00de travailler
21:01là sur l'année
21:022026
21:02sur tous ces sujets
21:04et peut-être
21:05juste en rebond
21:06à ce que disait Gilles
21:07nous vraiment
21:07ce qu'on propose
21:08c'est un espace
21:08de coopération
21:09donc pour revenir
21:10à tous ces constats
21:12que j'ai posés
21:12et qui sont innombrables
21:13sur ce qui a déjà été
21:14enclenché au niveau
21:15de l'enseignement supérieur
21:16et du monde
21:16de la formation
21:18c'est qu'aujourd'hui
21:19il y a une nécessité
21:20de coopérer davantage
21:21entre tous ces acteurs
21:23et c'est pour ça
21:23que nous on propose
21:24cette diversité
21:25c'est de se dire
21:25il y a des actions
21:26qui ont été enclenchées
21:27au niveau de l'enseignement supérieur
21:28mais des actions
21:29avec la formation continue
21:31les acteurs de l'insertion
21:32et puis venir lever
21:33un certain nombre
21:34de freins
21:35de verrous systémiques
21:37qui ont été identifiés
21:37dans le secteur
21:39il y a besoin de le faire
21:40il y a besoin de le faire
21:40en collectif
21:41et c'est ça ce qu'on propose
21:42et depuis un an et demi
21:44nous on travaille
21:45donc ça se construit
21:46tout ça
21:46là ça va être
21:47sur l'année 2026
21:48sur toute l'année précédente
21:50où on a rencontré
21:51des dizaines
21:52et des dizaines
21:52de dirigeants
21:53du monde de la formation
21:54il y a un certain nombre
21:55de points
21:56qui aujourd'hui
21:57demandent à être réfléchis
21:59co-construits ensemble
22:00et par exemple
22:01c'est de se dire
22:01aujourd'hui
22:02comment on fait en sorte
22:03d'intégrer
22:04les enjeux
22:04de la transition écologique
22:05dans toutes les disciplines
22:06au-delà de former
22:08au premier cycle
22:08comment on fait en sorte
22:10de former les formateurs
22:11mobiliser les enseignants
22:12sur tous ces sujets
22:13comment créer
22:14de l'employabilité
22:15de l'attractivité
22:16comment créer
22:17ce fameux pont
22:17entre monde académique
22:18et monde économique
22:19bref il y a plein de questions
22:20qui demandent à être soulevées
22:21et solutionnées
22:22à travers cette convention
22:23alors je vous fais réagir
22:24justement Gilles Vandecaveille
22:26parce que
22:26est-ce que vous avez vu
22:27vous déjà
22:27qu'il y a encore un besoin
22:28finalement de former
22:29beaucoup les enseignants
22:30quand même
22:31sur ces sujets là
22:31déjà dans un premier temps
22:33il y a un besoin
22:34d'accompagner
22:37la prise de conscience
22:38qui est déjà là
22:39et effectivement
22:40ça passe par de la formation
22:41mais pas seulement
22:42ça passe par le fait
22:43encore une fois
22:44de se relier
22:45de ne pas se sentir tout seul
22:46face à un problème
22:46qui est assez impressionnant
22:49et puis
22:51ça impacte
22:52nos approches
22:54nous on implique
22:54trois étudiants
22:55dans la convention
22:56entreprise climat
22:57on est parti avec trois étudiants
22:58je vous assure
22:59qu'on est tous rentrés
23:00la première session
23:01reboostée
23:01ça discute
23:03on essaye déjà
23:03d'aller un peu plus vite
23:04que la musique
23:06mais ce qui est important
23:07c'est de donner l'élan
23:09et d'accompagner
23:10après on va aussi inventer
23:12des nouvelles choses
23:12je pense
23:13c'est pas qu'une question
23:14de formation
23:15c'est un changement
23:16de paradigme
23:18c'est vraiment
23:18une façon de voir
23:19peut-être la formation
23:21différemment
23:21de voir la relation
23:23avec les étudiants
23:24on a même des parents
23:25nous qui se sont manifestés
23:26après qu'on était
23:28dans la convention
23:28entreprise climat
23:29parce qu'eux l'ont connu
23:30dans le monde économique
23:31avec leurs employeurs
23:33donc voilà
23:33je pense qu'on est en train
23:34de construire ces petits ponts
23:35et j'espère que
23:36on parlera plus de ponts
23:37mais on sera simplement
23:38interconnectés
23:39et le mouvement se fera
23:40de manière encore une fois
23:41systémique
23:42donc l'idée c'est finalement
23:43de décloisonner
23:44ça veut dire qu'avant
23:44vous travailliez peut-être
23:45chacun les uns et les autres
23:46en silo
23:47et que l'idée c'est de créer
23:48justement des alliances
23:49de la coopération
23:50l'idée c'est d'inventer
23:51le monde de demain
23:52avant on travaillait
23:53pour un système
23:54qui était organisé
23:55de cette manière là
23:55et qui permettait
23:56de faire ce qu'il fallait faire
23:58pour le système
23:59de l'époque
24:00je pense qu'aujourd'hui
24:02voilà
24:03nous ICAM
24:04on veut inventer
24:06une ingénierie sobre
24:07responsable
24:08systémique
24:08donc il faut remettre
24:09en question beaucoup de choses
24:10et il faut être en capacité
24:11d'accompagner la jeunesse
24:13à se questionner
24:14et à prendre des décisions
24:16de manière très différente
24:17de manière beaucoup plus consciente
24:18beaucoup plus globale
24:19et donc oui
24:21ça impacte le contenu
24:22ça impacte la façon de faire
24:23ça impacte la façon de réfléchir
24:25et ça impacte aussi
24:26toutes les parties prenantes
24:27qui sont engagées
24:29alors le temps file vite
24:30pour parler aussi
24:30d'un sujet qui passionne
24:31peut-être en quelques mots
24:32on a parlé d'une première session
24:34où est-ce qu'on en est
24:35quelles sont les premières étapes
24:36c'est sur une année c'est ça ?
24:37c'est sur une année
24:38c'est sur l'année 2026
24:40et c'est vraiment
24:41un momentum
24:43cette convention
24:44elle a pour but
24:45de réunir
24:46un certain nombre
24:46de décideurs
24:47qui sont partants
24:47pour participer
24:48à cette aventure
24:49et justement
24:50trouver des solutions
24:51des pistes d'action ensemble
24:52et faire émerger
24:53des projets de coopération
24:54donc c'est vraiment
24:55l'objectif qu'on a
24:57sur toute cette année 2026
24:58en effet
24:58on a déjà réalisé
24:59une première session
25:00sur le campus d'HEC
25:02c'était début mars
25:03et là on est en train
25:04de se diriger
25:04vers la session numéro 2
25:06qui aura lieu
25:06à Centrale Lyon
25:07le 21 et 22 mai
25:09et on est encore
25:10en possibilité
25:11d'accueillir des structures
25:12ça c'est important
25:13de le dire
25:13parce qu'on a déjà
25:14un collectif
25:15d'une trentaine d'organisations
25:17qui sont partantes
25:18qui ont déjà vécu
25:19cette première session
25:20et Gilles en faisait partie
25:21et si on a la possibilité
25:23de faire grandir
25:24ce collectif
25:25pour avoir plus d'impact
25:26voire plus loin
25:27et faire grandir
25:28ce mouvement
25:29c'est essentiel
25:30donc on est en capacité
25:32de faire ce pont
25:33entre cette session 1
25:34et cette session 2
25:35pour des décideurs
25:36d'organisations
25:37du monde de la formation
25:39qui souhaiteraient
25:39nous rejoindre
25:40dans cette aventure
25:41et finalement
25:41se dire qu'ils veulent
25:43eux aussi
25:44prendre part à ce mouvement
25:45en tout cas
25:46on invite à regarder ça
25:47de près
25:48ces mondes académiques
25:50pour aller toujours plus loin
25:51vous l'avez dit
25:51les portes sont encore ouvertes
25:53donc il faut continuer
25:53à avancer plus que jamais
25:54sur ces sujets
25:55merci à tous les deux
25:57et on passe au grand entretien
25:58je reçois Thierry Moza
25:59le PDG d'Otégo
26:05Prêt pour l'impact
26:06c'est la question
26:06que nous posons tous les jours
26:07à une personnalité
26:08qui compte dans notre économie
26:10aujourd'hui je reçois
26:11Thierry Moza
26:11bonjour
26:12vous êtes le PDG d'Otégo
26:14alors j'avoue pour tout vous dire
26:15que j'ai découvert aussi
26:16votre entreprise
26:17en travaillant le sujet
26:18on va dire
26:19spécialiste des matériaux souples
26:21et textiles techniques
26:23haute performance
26:24destinées à la protection
26:25évidemment des hommes
26:25mais aussi des machines
26:26des installations industrielles
26:28vous êtes vraiment
26:28un acteur mondial
26:29mais alors de quoi parle-t-on
26:31justement
26:31quand on parle de ces matériaux
26:33et de ces textiles techniques
26:34on parle d'abord
26:36d'une centaine de personnes
26:37passionnées
26:38sur les tissus techniques
26:39ça c'est clair
26:40et sur la question précise
26:42sur les produits
26:43on est sur ce qu'on appelle
26:45les tissus techniques
26:46ou on peut appeler ça aussi
26:47des composites souples
26:48qui permettent
26:50de construire des avions
26:51qui permettent
26:52de protéger les hommes
26:53de traverser
26:53un feu de forêt
26:55de se battre
26:56contre les flammes
26:57ça c'est pour la partie pompier
26:58c'est aussi
26:59et en tout cas
27:00pour nous protéger
27:01les ouvriers
27:02dans les fonderies
27:03c'est ce qui nous amène
27:04un peu loin
27:05en termes de business
27:07et tout ça
27:09se nourrit beaucoup
27:10de notre savoir-faire
27:11français et européen
27:13dans les tissus
27:14dans la soirée
27:15voilà donc ça c'est important
27:16aussi
27:16évidemment une part de R&D
27:18dont on parlera
27:18et vous-même
27:19ce secteur-là
27:20vous y êtes depuis
27:20un certain temps
27:21on va dire
27:22moi je suis né
27:24peut-être
27:24je suis
27:25je suis un passionné
27:27comme les équipes
27:29avec moi
27:30une formation
27:31d'ingé
27:32dans les tissus techniques
27:33et les matériaux
27:34et puis
27:35et puis une volonté
27:36de créer de la valeur
27:37dans ce domaine
27:38d'activité
27:39et au sein
27:40et au sein d'OTEGO
27:41au sein d'OTEGO
27:45donc 30 millions
27:45de chiffre d'affaires
27:46100 collaborateurs
27:4785% du chiffre d'affaires
27:49réalisé à l'export
27:50donc c'est quand même
27:50évidemment important
27:51une production
27:52100% française
27:53ça ça se souligne aussi
27:54présence dans
27:55plus de 100 pays
27:56plus de 3000 clients
27:57industriels dans le monde
27:59donc on va dire
27:59que c'est une belle réussite
28:01aussi au niveau mondial
28:02merci
28:04le point central
28:05de tout ça
28:06on dit souvent
28:08effectivement
28:08que le savoir-faire
28:09le savoir-faire d'OTEGO
28:11c'est une histoire
28:13et un mariage lyonnais
28:15c'est une histoire lyonnaise
28:16parce qu'elle vient
28:17effectivement des soyeux lyonnais
28:18et un mariage
28:19parce que c'est le mariage
28:20des tissus
28:21et de la chimie
28:23d'une manière générale
28:24qui se trouve à Lyon
28:25ça c'est le point
28:26mais tout ça serait impossible
28:28si on n'était pas
28:29à l'écoute de nos clients
28:30et c'est ce qui a aujourd'hui
28:33amené notre entreprise
28:34à acheter des produits
28:35en Europe
28:35à produire en France
28:37mais il y a vraiment
28:37une volonté d'être
28:38customer centric
28:40avec des clients
28:41qui sont sur la zone américaine
28:42des clients
28:43qui sont sur la zone Europe
28:44et des clients
28:45qui sont sur la zone Asie
28:47et on est vraiment
28:48dans l'écoute du client
28:49on a un pilier de croissance
28:51qui s'appelle
28:51la glocalisation
28:52oui on va en parler
28:53vous parlez de glocalisation
28:54alors c'est le mélange
28:55du global
28:56et du local
28:58pourquoi employer ce terme
28:59c'est à la fois
29:00on va dire
29:00dans une offre locale
29:01au plus proche du client
29:02tout en réfléchissant
29:04à une vision
29:04on va dire globale
29:05du marché
29:05c'est ça ?
29:06c'est travailler d'abord
29:06des gammes
29:07on travaille des gammes
29:08pour des marchés
29:09avec des besoins marché
29:10et aujourd'hui
29:11si on veut protéger
29:12un ouvrier
29:13qui est en Chine
29:14chez China Steel
29:15par exemple
29:16c'est des sociétés
29:16qu'on visite
29:17et qu'on protège
29:18en tout cas
29:18les collaborateurs
29:19et bien une société
29:21au Brésil
29:22chez Rio Tinto
29:23a le même besoin
29:23donc en fait
29:24c'est des gammes
29:25qui sont
29:26qu'on produit en France
29:27pour un besoin global
29:28mais il faut aussi écouter
29:31le client
29:31avec nos équipes
29:32et donc il y a
29:33cette action locale
29:34on reviendra certainement
29:35sur la notion à impact
29:36bien sûr
29:37c'est aussi tout l'objet
29:38de cette interview
29:39mais c'est bien
29:39de parler avant
29:40du business
29:41du business
29:42bien sûr
29:42et en tout cas
29:43par l'écoute du client
29:46avec l'humilité
29:47qu'on doit mettre
29:48avec l'expertise
29:49qu'on a
29:49on a développé
29:52cette activité
29:52à l'international
29:53et vous aimez bien
29:54mettre en avant
29:55la notion de capital humain
29:56aussi
29:56c'est central
29:57c'est central
29:58le capital humain
29:59chez nous
30:00un mot qu'on évoque
30:02souvent chez nous
30:02c'est un mot
30:03qui n'est pas très joli
30:04en anglais
30:04mais qui s'appelle
30:05la congruence
30:06oui vous aimez bien
30:07on brise
30:07et la congruence
30:09c'est quoi ?
30:09c'est d'être aligné
30:10entre ce qu'on pense
30:11ce qu'on dit
30:11et ce qu'on fait
30:12et quand on est aligné
30:13on prend d'abord
30:14beaucoup de plaisir
30:15on est beaucoup plus efficace
30:16et surtout
30:17si on le fait collectivement
30:18on travaille aussi
30:20plus l'écoute
30:21l'écoute de l'autre
30:23on travaille aussi
30:24sur le sixième sens
30:24parce qu'aujourd'hui
30:25bien sûr qu'on a des KPI
30:27mais d'écouter l'autre
30:28dans un monde
30:29qui est imprévisible
30:30c'est extrêmement important
30:31donc si on est déjà
30:32dans l'écoute de soi
30:33par la congruence
30:34on peut développer
30:36et anticiper les besoins
30:37alors justement
30:38vous avez dit
30:38on va parler d'impact
30:39et à la fois environnemental
30:41et sociétal
30:42puisque vous avez une démarche
30:43qui s'appelle
30:44Otego Lead
30:45alors quand on l'entend comme ça
30:46on se dit c'est quoi
30:46c'est un mot anglais
30:47mais derrière tout ça
30:48il y a loyauté, équité,
30:51accompagnement
30:51et décarbonation
30:52alors d'un côté
30:53en fait loyauté, équité
30:54c'est plutôt du social
30:55c'est ça
30:56et le reste c'est plutôt
30:56de l'environnemental
30:58on peut dire
30:58c'est exactement ça
30:59si on prend le donut
31:02que vous connaissez
31:03on a la partie sociétale
31:04et c'est la dimension humaine
31:06et c'est la loyauté
31:08et l'équité là-dessus
31:08on est en train de développer
31:10du mécénat de compétences
31:11qu'on évoquera j'imagine
31:12un peu plus tard
31:12et le A et le D
31:14c'est en tout cas
31:15nous on mesure
31:16par l'impact carbone
31:18où est pour décarboner
31:20nos fabrications
31:21et nos produits
31:22et là-dessus
31:23on a fait des bilans carbone
31:26un scope 3
31:28un mont aval
31:29en 2019
31:31en 2023
31:33et on s'est très vite aperçu
31:34d'ailleurs sur la décarbonation
31:35qu'après avoir fait
31:36le bilan carbone
31:37on n'était pas épuisé
31:38mais c'était là
31:39que ça devait commencer
31:40il ne suffit pas
31:41de faire un bilan
31:42et de mesurer
31:43il faut après
31:43pour passer à l'action
31:44il faut calculer
31:45sa trajectoire
31:46donc depuis l'année dernière
31:48on a plugué
31:49un logiciel
31:51sur notre ERP
31:52qui nous permet
31:53à chaque fois
31:53qu'on a une action
31:54à chaque fois
31:55qu'on met une nouvelle matière
31:55première
31:56nouvelle fabrication
31:57de regarder
31:57si on est sur une trajectoire
31:59de décarbonation
32:00comme on l'a prévu
32:02sur notre CAP 2030
32:03ça c'est la partie D
32:05mais il y a la partie A
32:06qui est extrêmement intéressante
32:07le A
32:08c'est l'accompagnement
32:09de nos clients
32:10pour les aider
32:11à décarboner
32:12et là
32:13ça nous amène
32:13à proposer
32:15de l'économie circulaire
32:17de développer
32:19des nouveaux business
32:20et plutôt
32:20des business serviciels
32:22oui ça
32:22on va y arriver
32:22tout à l'heure
32:23à ce sujet là
32:24ça c'est le A
32:25exactement
32:25alors justement
32:26pour quand même mieux comprendre
32:27vous avez commencé à le dire
32:28sur le volet social
32:29vous avez parlé
32:29de mécénat de compétences
32:30qu'est-ce que vous mettez
32:31globalement
32:32on va dire en place
32:33on est cofondateur
32:35d'une chaire
32:37sur l'économie circulaire
32:38qui s'appelle l'ITEC
32:39en lien avec une école
32:41d'ingénieurs ITEC
32:43qui est à Lyon
32:45on est cofondateur
32:46qu'on n'est pas seul
32:47on est avec la SNCF
32:50Chanel
32:50donc la bagagerie
32:51et une société lyonnaise
32:53qui s'appelle
32:53Embaliso
32:54et par cette chaire
32:56on regarde
32:57dans quelle mesure
32:58on peut aussi
32:59incuber
33:00des start-up
33:01ou des business à impact
33:02et après proposer
33:04à nos collaborateurs
33:05du mécénat de compétences
33:06pour laisser agrandir
33:07sur la partie RH
33:08ou sur la partie finance
33:09ou sur la partie internationale
33:10parce que quelque part
33:11c'est un sujet
33:12pour nous
33:13qui est une expertise
33:15assez forte
33:17à ce niveau là
33:18donc
33:18on ne peut pas le faire seul
33:19on souhaitait le faire
33:21au sein d'un collectif
33:22et le collectif
33:23c'est la chaire
33:24de travailler ensemble
33:25vous pourriez envisager
33:25aussi de l'entrepreneuriat
33:27puisque vous voyez
33:27une mécénat de compétences
33:28finalement aussi
33:29de faire grandir
33:30un petit peu
33:30vos équipes
33:31autour de ces sujets
33:32oui
33:33le programme
33:34n'est pas lancé
33:35pour le coup celui-ci
33:36mais en tout cas
33:37toute personne
33:38toute société
33:39toute entité
33:41qui veut créer
33:42de la valeur
33:42et en plus
33:43encore plus
33:43de la valeur à impact
33:45il y aura
33:47une écoute forte
33:48en France
33:49mais pas qu'en France
33:50le mécénat de compétences
33:52on peut aussi
33:52les imaginer en Inde
33:53on a nos équipes
33:54en Inde
33:55qui souhaitent aussi
33:56prendre un peu
33:57de leur temps
33:58ou beaucoup
33:58de leur temps
33:59pour accompagner
34:00des sociétés locales
34:02pour développer
34:02le business à impact
34:04et alors il y a déjà
34:05on va dire
34:05de cette incubation
34:06et de cette chaire
34:07on va dire
34:07des projets
34:08qui en sont sortis
34:09on est au début
34:10ça fait un an
34:12que le projet
34:13que la chaire existe
34:14on a travaillé
34:16beaucoup
34:16dans l'accompagnement
34:17sur des marqueurs forts
34:18qui sont
34:19la reverse logistique
34:20qui sont
34:21comment on peut
34:22tracer un produit
34:23il ne suffit pas
34:23de travailler
34:24la reverse logistique
34:25mais c'est aussi
34:26comment on peut marquer
34:27un produit
34:28comment on peut tracer
34:29un produit
34:29comment on trace
34:30un liquide
34:32et bien on le trace
34:33en mettant par exemple
34:34de l'ARN
34:35de l'ADN
34:36pour pouvoir le tracer
34:38donc tout ça
34:38il y a aussi
34:39de l'ARD derrière
34:40à ce niveau là
34:41et pour rester
34:42sur l'économie circulaire
34:43vous disiez tout à l'heure
34:43vous accompagnez vos clients
34:45comment vous les accompagnez
34:46aussi sur ces sujets
34:47qui montent en puissance
34:49l'enjeu derrière
34:51il n'est pas qu'en France
34:53bien sûr que l'Europe
34:55la France
34:56est un laboratoire
34:57au niveau
34:58de la circularité
34:59au niveau du business
35:00à impact
35:00on va peut-être légiférer
35:02dans certains cas
35:02ça peut aider
35:03ça peut aussi
35:04à un moment
35:04de figer les choses
35:06mais le point
35:08à mon avis
35:08au niveau
35:09de l'humanité
35:10sur la planète
35:11c'est pas la planète
35:12le sujet
35:12c'est l'humanité
35:13sur la planète
35:13parce que la planète
35:14sans nous
35:14elle va aller très très bien
35:16elle va aller très très bien
35:17et bien c'est
35:18la Chine
35:19comment on peut
35:20avec beaucoup
35:21beaucoup d'humilité
35:21influencer
35:22l'impact
35:24en Chine
35:24et on a nos équipes
35:26sur place
35:26en Inde
35:27aux Etats-Unis
35:28et j'en reviens
35:29et bien on fait
35:30des séminaires
35:31aujourd'hui
35:31où on accompagne
35:32nos clients
35:33pour leur expliquer
35:34comment ils peuvent
35:35fabriquer
35:36avec un impact
35:38plus faible
35:39au niveau carbone
35:40c'est des séminaires
35:41où il y a
35:42qu'on anime
35:43avec d'autres partenaires
35:44qui sont souvent locaux
35:46souvent
35:48souvent
35:48on associe
35:50ce développement
35:51d'économie circulaire
35:52ou de reverse logistique
35:53j'ai en tête
35:54à Chennai
35:55en Inde par exemple
35:56avec des partenaires
35:57on l'associe
35:58avec un héroïe économique
35:59donc effectivement
36:01en face de nous
36:01on a 200 personnes
36:02est-ce qu'ils viennent
36:03sur la partie héroïe économique
36:04est-ce qu'ils viennent
36:05sur la partie impact
36:06on sait pas
36:07mais en tout cas
36:08on associe
36:08en fait tous les deux
36:09sont liés
36:10c'est pas parce qu'on est
36:12entre guillemets
36:13dans des engagements
36:13environnementaux
36:14qu'on peut pas être rentable
36:15au contraire
36:15il faut associer les deux
36:17il faut associer les deux
36:17et vous qui avez une vision
36:18justement globale
36:19vous parliez de la Chine
36:20vous parliez de l'Inde
36:20vous parliez des Etats-Unis
36:21sur ces sujets
36:22alors on dit souvent
36:23que la Chine
36:23il faut la regarder de près
36:24parce qu'elle est vraiment
36:25elle est en train d'y aller
36:27les Etats-Unis
36:27c'est plus compliqué
36:28en ce moment
36:28les Etats-Unis
36:30c'est très déséquilibré
36:32en fonction des zones
36:34je reviens de Caroline du Sud
36:35où là pour le coup
36:37le sujet existe
36:40le sujet est moins
36:41sur la partie
36:41peut-être énergétique
36:42mais probablement
36:44on travaille avec nos clients
36:45pour qu'ils fassent moins de déchets
36:47et le déchet
36:48il y a un poids carbone
36:50mais le déchet
36:51il y a un poids aussi économique
36:52c'est entre les deux
36:53entre les deux
36:54alors on aime bien aussi
36:55avoir une citation
36:56dans cette émission
36:58et vous dites
36:58qui voit l'invisible
37:00est capable de l'impossible
37:01merci de la reprendre
37:05en revenant des Etats-Unis
37:07j'ai lu un livre
37:08qui s'appelle
37:09les bâtisseurs du futur
37:10de Esna Kayo
37:11quelqu'un qui m'a
37:12beaucoup inspiré
37:14et elle reprenait
37:15en fait
37:15cette citation
37:16je crois chinoise
37:18et finalement
37:19ça dit quoi ?
37:20ça dit que
37:20d'abord l'invisible
37:21souvent l'invisible
37:22n'est pas caché
37:23l'invisible
37:24on le voit
37:24mais l'invisible
37:25il faut l'écouter
37:26il faut prendre le temps
37:28de sentir
37:30les signes faibles
37:32il faut être
37:33peut-être
37:34il faut avoir peut-être
37:36il faut développer
37:37encore plus
37:38et en particulier
37:39pour les hommes
37:40leur côté féminin
37:41souvent on est dans un monde
37:42aujourd'hui c'est d'actualité
37:43on est dans un monde
37:44de testostérone
37:45où derrière
37:46on veut convaincre
37:47il y a des logiques
37:48alors que
37:49oui il faut se nourrir
37:50des KPI
37:51mais à un moment donné
37:52il faut aussi être
37:53dans l'écoute de l'autre
37:53et quand on est dans l'écoute
37:55on voit
37:56on voit les signes faibles
37:57et on voit ce qui est en train
37:58d'arriver
37:59ce qu'on peut appeler
38:00l'invisible
38:01et surtout dans un monde
38:02qui est plus
38:05polycentrique
38:05l'Occident n'est plus
38:06le centre du monde
38:08et donc on a
38:09aujourd'hui
38:10des zones d'influence
38:11différentes
38:12et si on arrive
38:13à les déchiffrer
38:14à les anticiper
38:15et bien on est
38:16force de proposition
38:17pour ces zones
38:18alors c'est peut-être
38:19parce que vous avez écouté
38:20votre part féminine en vous
38:21en tout cas vous êtes en train
38:22de faire évoluer
38:23aussi vos métiers
38:24vous en parliez tout à l'heure
38:25en ayant acquis récemment
38:27le rachat de Calomatec
38:28qui est un spécialiste
38:29de l'isolation
38:31thermique et industrielle
38:32donc l'objectif
38:33alors là vous allez carrément
38:34dans les enjeux
38:34de déperdition énergétique
38:36des sites industriels
38:37on va dire
38:37mais qu'est-ce que vous allez
38:38faire là-dedans
38:39si je puis dire
38:39c'est notre driver
38:41c'est notre driver
38:43c'est notre driver
38:43qui nous a amené
38:45à rencontrer
38:47Calomatec
38:47on sent que
38:48si on veut travailler
38:49aussi du business
38:50à impact
38:51il faut qu'on se rapproche
38:52du client final
38:53ou des clients finaux
38:54aujourd'hui
38:55on est fabricant
38:56de matériaux
38:56de se rapprocher
38:58des clients finaux
38:58et bien ça va nous permettre
39:00de comprendre
39:01leurs difficultés
39:02au niveau énergétique
39:04Calomatec
39:04c'est une société
39:05d'une quarantaine
39:06de personnes
39:06qui est à Caen
39:08le fondateur
39:10on garde le fondateur
39:11le fondateur
39:12continue à créer
39:13de la valeur
39:14il s'appelle Gwene
39:16merci
39:16et ils ont une expertise
39:18dans l'optimisation énergétique
39:20ça veut dire
39:21qu'aujourd'hui
39:21quand un client
39:22souhaite optimiser
39:25son gain énergétique
39:26et bien
39:27il peut appeler
39:28Calomatec
39:29et Calomatec
39:30va lui dire
39:30à quel endroit
39:31on peut isoler
39:32une partie de ces machines
39:33qui peuvent être
39:34dans la pharma
39:36dans l'agroalimentaire
39:38dans l'industrie
39:39et on peut
39:40grâce maintenant aussi
39:41avec Otego
39:42lui calculer
39:43le gain carbone
39:44qui va faire
39:45si à un moment donné
39:48Calomatec
39:48l'accompagne
39:49c'est l'enjeu
39:50de Calomatec
39:51aujourd'hui
39:52chez Otego
39:53et on est aussi
39:54en train de regarder
39:55avec le dirigeant
39:56la possibilité
39:57de déployer ça
39:58à l'international
39:59à l'international
40:00alors on a une question
40:01traditionnellement
40:02posée par
40:03l'invité de la semaine dernière
40:05qui lui évidemment
40:06est dans le conseil
40:07l'audit
40:07c'est BDO France
40:08et son président
40:09du directoire
40:10Arnaud Nodan
40:11qui a une question
40:12à vous poser
40:13on va dire
40:14avec sa casquette
40:15de conseil
40:15en entreprise
40:16on l'écoute
40:17Bonjour Thierry
40:18tout d'abord
40:19félicitations
40:21pour vos accomplissements
40:22je comprends
40:23que vous êtes sur
40:23une trajectoire
40:24de croissance
40:25magnifique
40:26et donc bravo
40:26à vous et à vos équipes
40:28ma question
40:29elle sera de fait
40:30un peu intéressée
40:31dans le sens
40:32où BDO France
40:32est un groupe
40:34de conseil
40:34et d'audit
40:35et donc dans le monde
40:37dans lequel on vit
40:38et face à la transformation
40:40des entreprises
40:41que ce soit
40:41les ruptures technologiques
40:43que ce soit
40:44l'environnement géopolitique
40:45la transition
40:46et les risques climatiques
40:49comment est-ce qu'on peut
40:50nous
40:51entreprise de conseil
40:53évoluer
40:54qu'est-ce que vous attendez
40:55aujourd'hui
40:57d'un groupe de conseil
40:58comme le nôtre
41:00comment est-ce qu'on peut
41:01nous-mêmes
41:02nous transformer
41:03et nous améliorer
41:04pour répondre davantage
41:05à vos enjeux
41:06et être le plus utile
41:07pour l'ensemble
41:08de nos clients
41:10Alors Thierry Moza
41:11quel conseil
41:11vous avez envie de donner
41:12à une entreprise de conseil ?
41:13Des conseils non
41:15mais des remarques
41:15ou plutôt
41:16nous ce qu'on attend
41:17lorsqu'on travaille
41:18avec une société de conseil
41:19souvent ce qu'on voit
41:20et en particulier
41:22la société BDO
41:23si j'ai bien compris
41:24avec une vision très globale
41:25et très internationale
41:26c'est qu'on peut avoir
41:27des experts au sein
41:28de ces sociétés-là
41:33et souvent l'expert
41:36il est à certains endroits
41:38il peut être en France
41:39il peut être aux Etats-Unis
41:40et dans quelle mesure
41:41à un moment donné
41:42on peut généraliser
41:44ces expertises-là
41:45partout dans le monde
41:46je pense que c'est un des enjeux
41:47nous on le voit
41:48lorsqu'on sollicite
41:49un expert en Asie
41:51et finalement
41:53la bonne personne
41:54elle est peut-être
41:54dans un autre continent
41:56ça c'est le premier point
41:57et puis pour une société
41:58comme la nôtre
42:00souvent quand on fait appel
42:01à du conseil
42:02il y a de quelle manière
42:03à un moment donné
42:04le conseil peut se transformer
42:05en faire-faire
42:06donc il fait un conseil
42:08en faire
42:09parce que souvent
42:10la bande passante
42:10pour une structure
42:11comme la nôtre
42:12est importante
42:12donc comment on peut
42:14ou BDO
42:15et peut-être qu'ils le font déjà
42:18se proposer
42:18à être plutôt dans le faire
42:19et pas que dans le faire-faire
42:21voilà on va lui transmettre
42:22en tout cas
42:23votre réponse
42:24alors le point commun
42:25que vous avez aussi
42:25c'est que vous avez suivi
42:26comme Arnaud Nodan
42:28le parcours aussi
42:29de la CEC entreprise
42:29dont on parle souvent
42:30on a parlé juste avant aussi
42:32CEC monde académique
42:33qui mène finalement
42:35à une réflexion globale
42:36sur l'évolution
42:37d'une entreprise
42:38à un horizon
42:3910 ou 15 ans
42:39qu'est-ce que ça vous a
42:41amené
42:42en termes de réflexion
42:43c'est un parcours
42:44qu'on a fait
42:45à deux
42:47avec une de mes collaboratrices
42:49qui s'appelle Frédérique
42:51ça a duré presque un an
42:53j'ai avant dit
42:54que c'était
42:55c'était un espace
42:56qui n'était ni pro
42:57ni perso
42:58c'était un moment
42:59où derrière
43:00on prend le temps
43:01on prend le temps
43:03je sais qu'aujourd'hui
43:04l'éloge de la lenteur
43:05prendre le temps
43:06d'écouter
43:07prendre le temps
43:07pour accélérer
43:08après derrière
43:08mais prendre le temps
43:09d'écouter
43:09l'urgence climatique
43:12elle était encore
43:12plus évidente
43:13c'est un mélange aussi
43:14d'experts et de témoignages
43:15j'ai en tête
43:16un témoignage
43:17d'une brasserie lyonnaise
43:19qui s'appelle
43:20Christophe Farget
43:20qui était là
43:21et qui a témoigné
43:22donc ça a été
43:23des belles rencontres
43:24avec aussi
43:25avec aussi
43:26des experts
43:27avec des experts
43:29sur
43:29qui pouvaient être aussi
43:31sur de la partie sociétale
43:32philosophique
43:32mais aussi
43:33extrêmement pointus
43:35sur des sujets
43:36sur des sujets techniques
43:37et en tout cas
43:38on a
43:39ça a donné envie aussi
43:40de partager
43:41ce parcours
43:42avec
43:42des collaborateurs
43:44et on a étendu
43:45en fait
43:45ce parcours
43:47à une quinzaine
43:48de collaborateurs
43:49chez Otégo
43:49qui ont fait
43:50une session
43:51convention
43:51pour que derrière
43:52on puisse après
43:53en interne
43:55travailler là-dessus
43:55en même temps
43:56qu'il y avait
43:57la convention
43:57on créait
43:58un comité RSA
43:59et ça a permis
44:00de densifier
44:01une feuille de route
44:02là-dessus
44:02oui une feuille de route
44:03parce que vous avez
44:04un plan stratégique
44:05qui est Cap 2030
44:06c'est ça ?
44:07alors qu'est-ce qu'il y a
44:07dans ce Cap stratégique ?
44:09et bien dans le Cap 2030
44:10c'est grandir
44:11en lien avec
44:12notre raison d'être
44:13la raison d'être
44:14étant extrêmement importante
44:15pour nous
44:15parce que ça
44:16nous permet d'être
44:17encore plus congruents
44:19collectivement
44:20qu'on l'est aujourd'hui
44:22donc c'est
44:23dans quelle mesure
44:24on peut continuer
44:25à protéger
44:25les personnes
44:26comment on peut
44:27protéger les machines
44:28et tout ça
44:29avec un développement
44:30à impact
44:30et donc c'est
44:32l'objectif
44:33du Cap 2030
44:33avec derrière
44:35dans quelle mesure
44:35l'entreprise
44:36Otégo
44:37se transforme
44:37et c'est en train
44:38d'être le cas
44:38aujourd'hui
44:39en groupe
44:40on a accueilli
44:42la société
44:44Calomatec
44:44dans le groupe
44:45on a d'autres sociétés
44:46à impact
44:46qui vont rejoindre
44:48l'entreprise
44:49et j'espère
44:49dès cette année
44:50on a créé aussi
44:51une plateforme digitale
44:52pour accompagner
44:53des sociétés françaises
44:54à l'international
44:55et donc c'est tout ça
44:56le Cap 2030
44:57oui donc ça veut dire
44:58qu'en fait
44:58c'est ce que je disais
44:59un peu tout à l'heure
44:59vous êtes en train
45:00de faire évoluer
45:01votre métier de base
45:03c'est pas trop complexe
45:04aussi et compliqué
45:05de se dire
45:06qu'on va aller
45:06vers d'autres choses
45:07vous basculez
45:08d'un modèle
45:09de production
45:10de matériaux souples
45:11textiles
45:12vers du service
45:13vers un acteur industriel
45:15on va dire
45:15à une autre dimension
45:16d'être centré
45:18sur le besoin
45:18du client
45:19ça nous éloigne
45:21notre expertise
45:22métier
45:22complètement
45:24on est donc
45:25sur des projets
45:26un peu plus disruptifs
45:27et qui ont besoin
45:28de temps
45:29et donc
45:30cette notion
45:31de temps long
45:31elle est centrale
45:32si on était
45:34sur un temps
45:34beaucoup plus court
45:35on serait dans
45:36l'immédiateté
45:37et on ne pourrait pas
45:39transformer
45:39ou monter en compétence
45:41ou faire grandir
45:41les équipes
45:42sur des sujets
45:42disruptifs
45:43comme le digital
45:43peut-être que vous pouvez
45:45le faire aussi
45:45parce que vous vous portez bien
45:48en tout cas
45:48on a une bonne dynamique
45:54et les résultats
45:55nous permettent
45:56effectivement
45:58de piloter
45:58nos stratégies
45:59sur du temps long
46:00complètement
46:00vous parliez tout à l'heure
46:01d'innovation
46:02qu'est-ce que ça représente
46:03aussi
46:03on va dire
46:04la R&D
46:05chez vous
46:05en termes
46:06de chiffre d'affaires
46:06de réflexion
46:07aussi sur ces sujets
46:08parce que
46:08quand on travaille
46:09j'imagine
46:09c'est textile
46:10il faut aussi
46:11pouvoir
46:12innover
46:13de façon constante
46:14finalement
46:15Nathalie
46:17R&D
46:17innovation
46:18c'est peut-être
46:18deux choses
46:19qui se complètent
46:21sur la partie R&D
46:22en tout cas
46:22aujourd'hui
46:24c'est
46:24à peu près
46:2515%
46:26de notre activité
46:26c'est lié
46:27à des nouveaux produits
46:28donc là
46:28on est sur la partie
46:29très R&D
46:30avec
46:30des docteurs en chimie
46:32des ingénieurs en chimie
46:33qui sont
46:33et pour le coup
46:34notre équipe R&D
46:35est dans le pôle
46:37sell-se-marketing
46:38chez nous
46:38donc dans la partie
46:39marché
46:39et moins sur la partie
46:40industrie
46:41parce qu'on est à l'écoute
46:41du client
46:42cette notion
46:42de customer-centric
46:44qui est le mot
46:45qu'on utilise
46:45centré-client
46:46si on peut le dire
46:47autrement
46:47et centré aussi
46:49client du client
46:50ça c'est extrêmement
46:50aussi important
46:51et dans l'innovation
46:53après derrière
46:53c'est aussi
46:54comment autour
46:55de ces produits
46:56on peut les rendre
46:56connectés
46:57ou connectables
46:58pardon
46:58comment à un moment donné
46:59on peut être
47:02développé
47:02du business
47:02serviciel
47:03on revient
47:04sur des sujets
47:04à impact
47:05mais c'est de l'innovation
47:06parce que si on veut
47:07faire des produits
47:09qu'on va louer
47:10ce qu'on est en train
47:11de faire
47:11il faut d'abord
47:11les tracer
47:12c'est de la data
47:13derrière
47:14et ça aussi
47:15c'est l'innovation
47:15c'est peut-être
47:16moins de la R&D
47:17produits
47:18ou matériaux
47:18mais c'est l'innovation
47:19également
47:20donc ça veut dire
47:21data
47:21ça veut dire
47:22un appel à l'IA
47:24est-ce que vous travaillez
47:25aussi sur ces sujets
47:25d'IA ?
47:26et bien pas plus tard
47:27encore que ce matin
47:28on avait une réunion
47:29pour mettre en place
47:31alors il y a beaucoup
47:32de sujets autour
47:33de l'acculturation
47:34de l'IA
47:34ce qu'on voudrait
47:36surtout auprès d'Otego
47:37c'est de structurer
47:38la démarche IA
47:39donc c'est le projet
47:41de cette année
47:41en travaillant un hub
47:44il y a au sein
47:45un hub
47:45il y a Otego
47:47avec un club
47:49d'IA makers
47:50au sein de l'entreprise
47:52avec l'idée
47:53c'est d'ailleurs
47:53tout ça est piloté
47:54chez nous
47:55par le service RH
47:56et pas par le service IT
47:58parce que c'est
47:58un état d'esprit
48:00qu'il faut appréhender
48:03avec des outils
48:04bien sûr
48:04informatiques
48:05ça veut dire
48:05c'est un changement
48:06culturel aussi
48:07c'est un changement
48:07culturel
48:08et ça il faut l'accompagner
48:09par l'équipe
48:13ressources humaines
48:13et alors vous parliez
48:14de location
48:15ça veut dire
48:15que vous allez aussi
48:16vers des enjeux
48:17plus d'économie
48:18de la fonctionnalité
48:19de l'usage
48:19dont on parle
48:20de plus en plus
48:20ça c'est une réflexion
48:21que vous faites
48:22plus globalement ?
48:24c'est une réflexion
48:25c'est un peu plus
48:26qu'une réflexion
48:26on a un produit
48:29aujourd'hui
48:30on a un service
48:31qu'on apporte
48:32au musée
48:34lorsque le produit
48:35s'appelle Fireguard
48:36c'est pas forcément
48:37le nom qui est important
48:37c'est lorsque
48:39un musée
48:39lorsqu'un bâtiment public
48:42il y a un incendie
48:43et que l'oeuvre
48:44ne peut pas être déplacée
48:45il faut la protéger
48:46et donc c'est des produits
48:48qui étaient au départ
48:49développés
48:50destinés pour les pompiers
48:51pour protéger
48:51d'un feu de forêt
48:52on a détourné l'application
48:53on travaille depuis
48:55une dizaine d'années
48:55avec le Louvre
48:56par exemple
48:57et de là
48:57aujourd'hui
48:58d'ailleurs
48:58le produit
48:59on est en train
48:59de le déployer
48:59notamment aux Etats-Unis
49:02depuis cette année
49:04et on s'aperçoit
49:05que finalement
49:06le produit
49:07aujourd'hui
49:07peut être acheté
49:08mais aussi
49:10sur certains événements
49:13éphémères
49:13de collections privées
49:14ils ont besoin
49:16de protéger l'oeuvre
49:17mais ils n'en ont besoin
49:18que sur une période
49:19alors pourquoi l'acheter
49:20et donc là
49:21on commence
49:22un nouveau business model
49:24de protéger
49:25les oeuvres
49:25par l'allocation
49:27et alors
49:27quand on est un groupe
49:28aussi international
49:29que le vôtre
49:30entre Chine, Inde, Etats-Unis
49:31on peut préserver
49:32on va dire
49:33une spécificité
49:34et un savoir-faire
49:35à la française
49:38je ne sais pas
49:39si
49:41on ne se positionne pas
49:42comme ça
49:42on ne se positionne pas
49:43comme
49:45une posture
49:46française
49:47je sais qu'en Asie
49:48une partie de nos clients
49:49pense qu'on est japonais
49:50parce qu'on a commencé
49:51à travailler
49:52donc bon voilà
49:54je me sens français
49:55je me sens européen
49:56je me sens français
49:57bien sûr les équipes
49:58pour une grosse partie
49:58à Lyon
49:59voilà
50:00on produit en France
50:01mais
50:02quand on a commencé
50:03à développer l'activité
50:04en Asie
50:04on a commencé par le Japon
50:05et je sais qu'une partie
50:07de nos clients en Asie
50:08pense qu'on est japonais
50:10donc
50:10ils nous voient plus
50:12comme
50:12une société
50:13qui a une force
50:15d'écoute
50:16une force
50:17de pugnacité
50:19il y a
50:19une de nos valeurs
50:20alors le mot
50:22c'est persévérance
50:23le mot en anglais
50:23c'est grit
50:24si je dois le traduire
50:25autrement
50:25c'est la niaque
50:27et en tout cas
50:28quand un client
50:29ou un client de client
50:30a un problème
50:31on a l'écoute
50:32et on se fait tout
50:33pour résoudre son problème
50:35et c'est presque ça
50:36le point majeur
50:38qui nous fait grandir
50:39y compris à 9000 km de l'heure
50:41exactement
50:41et c'est une entreprise
50:42globale
50:43pour résumer
50:44en tout cas
50:45merci à vous
50:45de nous avoir fait découvrir
50:46Otego
50:47parce que c'est vraiment
50:47un acteur industriel
50:48aussi qui est en transformation
50:50en réflexion aussi
50:51autour de son modèle
50:52merci Thierry Mosa
50:53et à bientôt
50:54sur Bsmart4Chain
50:55on passe à présent
50:56à la rubrique
50:56Smart Ideas
50:57vous allez retrouver
50:58pour l'occasion
50:59Thomas Hug
50:59qui reçoit
51:00Tilda
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