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Ce lundi 30 mars, Raphaël Legendre a reçu Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe de BNP Paribas, Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, et Guillaume Poitrinal, fondateur de WO2 et promoteur immobilier bas carbone, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business et la Tribune présente les experts Raphaël Lejean.
00:11Silence sur le plateau. Merci les discussions ont déjà commencé il est 10 heures c'est
00:16normal c'est les experts et on papote toujours beaucoup autour de la table bonjour bienvenue
00:20à tous il est 10h00 vous êtes en direct sur BFM Business et c'est parti pour une
00:28heure de débats et de controverses ensemble tarifs douaniers guerre tension sur un
00:34train malgré les vents contraires de la permacrise l'usine France résiste c'est
00:40en tout cas ce qu'indique le gouvernement selon le dernier baromètre de la
00:44direction générale des entreprises à Bercy le solde entre les fermetures et les
00:49ouvertures d'usines a été positif l'année dernière avec 19 sites supplémentaires le
00:57mois dernier le baromètre Trendéo qui fait référence en la matière évoquait lui un
01:01recul moins 63 sites à niveau inédit depuis 2013 disait Trendéo alors entre les deux qui
01:08dit vrai on va essayer de démêler le vrai du faux ensemble et puis surtout voir comment
01:13redresser la barre de l'industrie en France et comment tenir face à la guerre en Iran qui
01:21s'enlise la guerre qui s'enlise et qui fait flamber les cours de l'énergie alors qu'étonnamment
01:26les exportations de pétrole sont toujours au plus haut en Iran pour attacher de
01:31comprendre pourquoi et puis on va revenir sur les chiffres du déficit 2025 l'INSEE a
01:37publié un déficit bien meilleur que prévu vendredi comment est-ce possible
01:41pourquoi l'année dernière a été meilleur que prévu est-ce que tout ne va pas si mal
01:46finalement et puis reterminé les français n'ont jamais déposé autant d'argent sur
01:52leur assurance vie près de 20 milliards d'euros au mois de février c'est 16% de
01:58plus en un an alors pourquoi un tel agouement et où investir en période de
02:03crise voilà pour le programme il est 10 heures passé de deux minutes vous êtes en
02:08direct sur bfm business c'est parti pour une heure avec les experts
02:14les experts débat et controverse sur bfm business
02:21et pour évoquer ces nombreux sujets j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau hélène
02:25bonjour hélène bonjour chef économiste adjointe de bnp paris bas à vos côtés léonidas
02:30cascal géropoulos bonjour léonidas bonjour pdg de médiation et arguments et guillaume
02:35poitrinal bonjour guillaume bonjour fondateur de wo2 promoteur immobilier bas carbone alors
02:41je l'ai dit on va commencer par parler industrie le salon global industrie a ouvert ses portes ce
02:47matin dans un contexte de crise évidemment nous y sommes la matinale était en direct vous avez
02:53entendu le ministre délégué à l'industrie sébastien martin s'exprimer tout à l'heure
03:00à 11h30 leur closier interview en direct roulant lescure de villepinte ne le ratez pas et
03:09pourtant selon le baromètre de la dge disait un contexte de crise mais selon le baromètre
03:14de la direction générale des entreprises à bercy et bien et bien le site france résiste 19
03:21ouvertures nettes ouverture fermeture 19 ouvertures nettes l'année dernière alors que je le disais
03:29tout à l'heure le baromètre trendéo lui évoquait plutôt des fermetures hélène bottchon qui croire
03:36dans ces cas là je dirais que ça montre surtout la difficulté peut-être d'évaluer ces ces évolutions
03:42du tissu industriel français le contexte de crise vous l'avez dit qu'est-ce qu'on mesure exactement le
03:50nombre d'ouvertures et de fermetures d'usines d'une manière générale disons que ces fluctuations
03:58que l'on observe d'une année sur l'autre parfois on a un chiffre positif parfois on a un
04:02chiffre
04:03négatif montre un comment dire un ralentissement du déclin de la désindustrialisation
04:09un ralentissement du déclin donc on se désindustrialise moins vite qu'avant et avec une tendance qui semble
04:17quand même petit à petit aller aller au mieux donc enfin c'est un mélange des deux tendances donc
04:23oui une désindustrialisation c'est pas facile à dire désindustrialisation qui ralentit et forcément
04:30dans un mouvement comme celui-ci compte tenu du fait qu'on part quand même d'un tissu industriel assez
04:35qui s'est pas mal érodé au fil du temps la pente est difficile à remonter mais je vois plutôt
04:42d'un
04:43d'un bon oeil c'est ces derniers chiffres même s'ils sont peut-être un peu moins positifs que
04:47les
04:47précédents mais voilà on a une alternance de signaux positifs et négatifs et la tendance reste
04:53globalement au mieux même si c'est progressif les chiffres 2024 c'était 48 ouvertures j'ai repris les
04:59chiffres du baromètre de la direction générale de l'entreprise à des entreprises à bercy bon on passe de 88
05:05à
05:0519 ouvertures on voit ce ralentissement un ralentissement comme on est d'abord dans un moment de mutation industrielle
05:10très profonde donc c'est cette mutation forcément elle se fait avec des fermetures avec des ouvertures
05:16mais pour les ouvertures elle se heurte à peu près la totalité des obstacles que nous connaissons dans le monde
05:21industriel économique c'est que chaque ouverture c'est des études d'impact des études environnementales
05:28je peux vous raconter les années perdues par une la présence du renoncule sur un terrain industriel pour
05:36lequel toutes les administrations de l'environnement sont venues au chevet de la renoncule pour vous si
05:44vous voulez c'est pas conceptuel qu'est ce que vous avez contre les renoncule
05:49c'est la quantité d'argent qui peut être et d'administration qui peuvent soudain se focaliser sur une écrevisse
05:57sur une
05:57renoncule pour lesquelles j'ai beaucoup de respect mais ce que je veux dire c'est que dans la vie
06:01quotidienne
06:02des entreprises quand on parle des complexités sur lesquelles nous butons pour toute nouvelle
06:07entreprise pour toute nouvelle installation sur une friche c'est démultiplié mais est-ce que ça s'améliore pas ça
06:13l'ADU a fait un travail extraordinaire pour accélérer l'implantation des entreprises faciliter les installations
06:22qu'il y ait une prise de conscience qui est de la bonne volonté qui est une espèce de souci
06:29d'essayer non pas
06:30de faire que les phases se succèdent les unes aux autres mais se tuilent pour gagner un peu de temps
06:36en soi les règles que nous avons à appliquer sont aberrantes donc nous avons un travail à faire
06:43pour que cette période de mutation se fasse de manière accélérée on pourrait avoir une autre étude qui serait
06:51très intéressante c'est la quantité d'entreprises qui sont en attente de démarrage et bien on verra
06:58ça pourrait être un indicateur effectivement des obstacles sur lesquels elles se heurtent mais à ces moments
07:04de mutation j'allais presque dire nous avons besoin d'une loi Notre-Dame pour que ces mutations aillent beaucoup
07:09plus vite des lois d'exception que dit le chef d'entreprise Guillaume Patrimoine qui est dans la construction vous
07:14êtes très directement
07:15non mais j'ai écrit un livre sur la complexité administrative
07:18j'ai participé au choc de simplification etc oui la réalité elle est terrible
07:23c'est qu'on continue à rajouter de la complexité administrative même si on essaye d'améliorer
07:28non mais franchement la simplification mais bien sûr mais bien sûr zéro artificialisation des sols je peux vous le dire
07:35dans le truc aujourd'hui les autorités environnementales qui sont passées en dehors du contrôle des préfets en dehors donc
07:43on est sur des autorités indépendantes qui en effet rajoutent à chaque fois de la contrainte qu'on ne voit
07:48pas puisqu'en fait on négocie avec l'autorité environnementale dès qu'on trouve une espèce de rare or quasiment
07:53maintenant systématiquement on trouve une espèce de rare et donc pendant
07:57un an un an voyez ce que ça va ce qu'a fait pendant un an on vous bloque le
08:01chantier c'est pas conceptuel pour pouvoir mesurer sur un an c'est à dire quatre saisons évidemment le cycle
08:07de la nature pour pouvoir mesurer combien il y a exactement de coléoptères de lézard de renoncule sur ce terrain
08:14qui en fait vous pensiez qu'il était entre coincé entre la nationale et l'autoroute et le TGV et
08:19que ça dérangerait personne donc il y a tout ça je ne vous parle pas là dedans des installations classées
08:24qui prennent aussi des mois et des mois à être obtenues en préfet
08:28tout est à l'aune du principe de précaution et la réalité c'est qu'en fait il y a
08:32énormément de désespoir vers ceux qui sont des porteurs de projets et donc quand on est à l'international et
08:37que vous avez une entreprise qui cherche à s'implanter ici ou ailleurs en général ailleurs c'est plus simple
08:42c'est jamais très simple mais en général l'industrie en France elle est suradministrée elle est surfiscalisée le MEDEF
08:48l'a dit très souvent nous avons plus d'impôts de production qu'en Allemagne et qu'ailleurs
08:54troisièmement nous avons un problème de main d'oeuvre et de formation parce que notre école a choisi de ne
09:00pas former au métier industriel et dans cette fiscalité j'ai pas oublié la fiscalité du travail puisque vous savez
09:08que les ouvriers sont quand même mieux payés
09:10que les personnes qui s'occupent de l'entretien des surfaces ou de la sécurité des aéroports ces ouvriers pour
09:16mettre dans leur poche 2000 euros il faut que l'industriel trouve 4000 euros
09:22ça coûte 4000 euros pour mettre 2000 euros donc à la fin quand on met tout ça et bien oui
09:26on a une industrie qui continue à être pénalisée et alors qu'elle a des atouts alors qu'on a
09:32de la commande on a de la commande aéronautique
09:34on a de la commande militaire on a le tout le défi du relèvement enfin de la lutte contre le
09:42réchauffement climatique on a des tas d'industries qui arrivent mais on n'y arrive pas
09:46Bon moi il me semble me souvenir quand même que le baromètre EY indique depuis des années que la France
09:52est le premier site d'investissement européen pour les industries
09:57On entend de voix très critiques comparativement par rapport aux autres pays européens où est-ce que se situe la
10:03France ? Hélène Botchon
10:04On continue en effet d'avoir des signaux plutôt positifs en termes d'attractivité d'investissement direct étranger qui continue
10:11d'avoir envie de s'implanter en France
10:13Alors j'entends bien les contraintes en fait le grand défi que j'identifie aujourd'hui c'est concilier la
10:21décarbonation de l'économie française
10:23la lutte contre le réchauffement climatique vous l'avez dit c'est juste un impératif et c'est urgent avec
10:29ce besoin de réindustrialisation
10:31vu qu'on en a besoin aussi pour gagner en souveraineté en autonomie stratégique
10:36développer des emplois qui sont plus productifs mieux rémunérés et porter tout le progrès technique et tous les efforts effectivement
10:42qu'on doit faire aussi en termes de réarmement et puis l'industrie aéronautique qui est très porteuse aussi
10:48mais il me semble que derrière les chiffres que vous avez cités tout à l'heure
10:52ouverture et fermeture de sites dans les ouvertures il y a aussi une dynamique
10:56positive justement en lien avec la décarbonation
11:00et le développement des industries vertes
11:03on a mis beaucoup d'argent
11:04il y a vraiment quelque chose sur lequel jouer
11:06il y a vraiment quelque chose sur lequel jouer il y a une opportunité
11:11c'est vrai qu'en termes de système éducatif
11:15moins de place a été donnée aux études peut-être d'ingénieurs et liées à l'industrie
11:19mais ça allait avec la servicisation de l'économie française qui est une super force aussi
11:23donc là aujourd'hui il faut trouver un autre équilibre et donner plus de poids à l'industrie
11:27et il y a des leviers, enfin il y a des opportunités énormes
11:30et je pense qu'en termes d'industrie verte on est bien placé
11:33aéronautique ça va continuer
11:34et l'armement
11:35Oui tous les secteurs ne sont pas au même niveau de développement effectivement
11:38Et puis on va avoir à faire à un grand challenge avec l'industrie automobile
11:42comme vous le savez
11:42donc de toute façon cette mutation dont Léonidas parlait
11:45elle va arriver, il faut la préparer
11:46il faut renforcer cette industrie
11:48sur toutes ces statistiques qui sont néo-positives
11:50moi je vous recommande d'aller voir en province
11:53de venir dans ma bonne ville de Châtellerault
11:55et aller parler aux industriels
11:56et c'est eux qui vont vous dire
11:57je vous assure qu'il n'y a pas de révolution industrielle
11:59à Châtellerault sous préfecture de la Vienne
12:01je ne sais pas où sont ceux qui disent que la France est le plus attractive
12:06moi celui que j'écoute c'est Louis Le Duf
12:08c'est Louis Le Duf qui n'a pas réussi à ouvrir son usine
12:11et qui a réussi à Normandie
12:13il a réussi à Normandie parce qu'en Normandie on lui a enlevé tous les obstacles
12:17et oui
12:17c'est des questions de région aussi
12:19il est breton Louis
12:22il s'avère que les Normands l'ont rattrapé
12:25il allait partir et les Normands l'ont rattrapé
12:27en enlevant tout ce qui était risqué dans son projet
12:30et c'est intéressant d'ailleurs le cas Le Duf
12:32parce que ça veut dire que lorsqu'on lève les obstacles
12:33et bien la machine part
12:35moi je ne voudrais absolument pas qu'on retienne de mon propos
12:38que je serais pessimiste sur la réindustrialisation
12:40il y a non seulement des projets extraordinaires
12:42mais il y a aussi des écosystèmes
12:43qui sont en train de se bâtir pour accompagner
12:45des finances qui se font sur les gigafactories de batterie
12:49où on a à la fois les clients avec Renault
12:53donc on sait où vont être les débouchés
12:55on a installé les usines
12:57on a tout un écosystème financier
12:59qui a accompagné les investissements
13:00et un croisement entre les départs publics
13:02On y arrive quand même, on sait faire quand on veut
13:04On y arrive, on a de l'innovation
13:07et il y a une soif absolument irrépressible pour investir
13:12donc il n'y a rien de pessimiste
13:13En revanche, ce qu'il faut quand même
13:16que collectivement nous retenions
13:18c'est qu'il ne faut pas attendre que ça vienne de l'État
13:21tout ce que l'on propose à l'État comme bonnes idées
13:23l'État les prend
13:23mais il ne faut pas attendre assis
13:25que l'Olympe étatique nous montre le chemin
13:32il faut aider l'État à être véritablement proactif
13:35il y a des outils extraordinaires
13:36c'est le cas de la BPI
13:37il y a beaucoup d'accompagnement sur le terrain
13:39mais n'empêche, il y a des obstacles terrifiants
13:42et ces obstacles, nous devons les lever
13:44Vous publiez ce matin une tribune dans les Echos
13:47avec beaucoup de monde
13:49intitulée
13:50La réindustrialisation à besoin de sécurité juridique
13:53Rappelez-nous qui co-signe cette tribune
13:57et quel est le sens de ce papier ?
14:00Écoutez, c'est une tribune qui est formidable
14:02parce qu'elle a mobilisé du MEDEF à 300 pour entreprendre
14:06de 2 ETH au Cercle des Entrepreneurs
14:08Tout le monde l'a signé cette tribune
14:11et ça montre la capacité, malgré toutes les cultures
14:16et toutes les sensibilités patronales qui peuvent exister
14:21que tout le monde, lorsqu'il s'agit d'enjeux existentiels
14:24est capable de se mobiliser
14:25Quel est l'enjeu de cette sécurité juridique ?
14:28On est en train d'évoquer, avec Guillaume Patrénal
14:30les contraintes environnementales qui pèsent
14:32sur des projets qui sont en train d'essayer de s'installer
14:36mais il s'avère que le Conseil d'État a inauguré une jurisprudence
14:40à la fin de l'année dernière
14:41parce qu'il allait y avoir en France
14:44un nouveau site de production d'hydrocarbures gazeux en Lorraine
14:49C'est une concession qui s'appelle Bleu Lorraine
14:52et vous savez que la loi Hulot
14:54interdisait en principe d'avoir de nouvelles exploitations
14:57sauf qu'il y a un droit de suite
14:58c'est-à-dire que tout ce qui avait démarré avant la loi Hulot
15:01a l'autorisation d'aller jusqu'au bout
15:03mais quand même ça les gênait aux retournures
15:05donc ils ont voulu, en l'occurrence c'est la Française de l'énergie
15:08qui avait une concession en Lorraine
15:12pour exploiter du gaz en profondeur
15:16et ils ont tout simplement repris
15:19toutes les autorisations qui avaient été délivrées
15:21avec 4 ans d'instruction
15:2315 ans d'exploration en amont
15:2640 millions d'euros d'investissement
15:28mais ils ont dit oui mais
15:30il y a eu à un moment donné un écoulement de boue
15:33et bien donc on a un doute
15:35et bien au nom du doute
15:36on annule la concession
15:38à cause d'un écoulement de boue
15:40à cause d'un écoulement de boue
15:42qui est un aléa de chantier
15:45qui était parfaitement connu
15:47expertisé par toutes les autorités de contrôle
15:50considéré comme étant totalement anodin
15:52et parfaitement maîtrisé
15:53et bien un aléa maîtrisé
15:56désormais est considéré comme étant
15:58le source d'un doute
16:00mais pardon ça paraît parfaitement incroyable
16:01ce que vous voudrez raconter là
16:02mais pardonnez-moi
16:03la raison pour laquelle
16:04toute cette mobilisation patronale s'est faite
16:06c'est que le conseil d'état
16:09ne peut pas se permettre
16:10d'inaugurer une jurisprudence
16:12dans laquelle un escabeau qui tombe
16:15est capable de susciter un doute
16:17et au nom du doute
16:18et bien on annule une autorisation
16:21une licence, une concession
16:22ça veut dire que vous enlevez
16:23toute sécurité juridique
16:25à n'importe quel investissement en France
16:27ce n'est pas possible
16:28vous êtes confronté à ça
16:29Guillaume Poitrinal
16:30dans différents chantiers ?
16:32Non mais tous les jours
16:34tous les jours
16:35le principe de précaution
16:36s'impose davantage
16:38alors non seulement sur la loi
16:39mais aussi sur la jurisprudence
16:41mais aussi sur le comportement
16:44de ces autorités administratives
16:45dites indépendantes
16:46qu'on retrouve partout
16:47y compris au niveau départemental
16:48aujourd'hui
16:49et sans aucun
16:50aucune hiérarchie
16:52en fait
16:52puisqu'ils sont indépendants
16:53donc on a un vrai problème là-dessus
16:56il faut absolument
16:58absolument élaguer
16:59cette sur-administration
17:00il faut recentrer le pouvoir
17:02il faut moins de décideurs
17:04y compris dans les politiques
17:05nous avons beaucoup trop d'élus
17:07dans ce pays
17:07qui honnêtement
17:08je vais vous dire
17:09parce qu'ouvrir aussi
17:10une usine
17:11ça veut dire quoi ?
17:12ça veut dire avoir affaire
17:13à la commune
17:14parce que c'est la commune
17:15qui vous délivre
17:16le permis de construire
17:17mais sachez cher monsieur
17:18que ça serait trop simple
17:19si la commune pouvait vous modifier
17:20le PLU
17:20pour vous autoriser
17:21tel truc
17:21puisque le PLU
17:23l'urbanus
17:23n'est pas dans les mains
17:24de la commune
17:25il est dans les mains
17:25de la communauté de communes
17:27et donc si vous avez
17:28la communauté de communes
17:29qui n'est pas alignée
17:30avec la commune
17:31et bien vous allez devoir
17:32pédaler très très fort
17:33c'est ça la France
17:34or la communauté de communes
17:35le président de la communauté de communes
17:37il n'est pas élu
17:38par le peuple
17:38il n'a rien à voir
17:39avec cette grande banlieue
17:42de l'immense
17:44conurbanité
17:45qu'on a organisée
17:46et donc il est plus ou moins
17:48motivé à ouvrir
17:49cette usine
17:50et puis ensuite
17:50vous allez avoir
17:51évidemment affaire au préfet
17:52puisqu'il y a tout le réglementaire
17:54il y a tout l'environnement
17:55qui va être vu
17:56etc etc
17:57et à la fin
17:58on n'en finit pas
17:58et puis évidemment
17:59c'est pas le département non plus
18:01qui s'occupe d'actions économiques
18:02comme vous le savez
18:03aujourd'hui
18:03c'est la région
18:04donc par exemple
18:05c'est la Nouvelle Aquitaine
18:06une région formidable
18:07qui est grande
18:08comme l'Autriche
18:09parce qu'en effet
18:10on pouvait pas
18:11dans laquelle on a mis
18:13on a mis des sud-turanjaux
18:15qui sont quasiment
18:16des parisiens
18:16enfin des sud-turanjaux
18:17vous voyez
18:17en même temps avec des basques
18:18et puis
18:19et puis des gens
18:21qui viennent quasiment
18:23on devait simplifier
18:24à l'époque
18:25Guillaume Patrimal
18:26non mais
18:27en Nouvelle Aquitaine
18:29des préfets extraordinaires
18:30et très mobilisés
18:31sur la région
18:31mais simplement
18:32pour vous dire
18:32que
18:34on a
18:35une action
18:36en révision
18:37pour erreur matérielle
18:39de cette décision
18:40c'est pour ça
18:40qu'il y a cette mobilisation
18:41au-delà de l'entreprise
18:43concernée
18:43qu'une jurisprudence
18:45comme celle-là
18:46ne reste pas
18:46c'est un enjeu
18:48existentiel
18:48pour l'investissement
18:49industriel en France
18:52ça donne du poids
18:53à la puissance publique
18:55parce que vous disiez
18:55la puissance publique
18:56on n'en a pas besoin
18:57j'ai quand même
18:58le sentiment que si
18:59au moins pour
19:00continuer à essayer
19:01de simplifier
19:01les choses
19:02décomplexifier
19:03réduire le millefeuille
19:04administratif
19:05que vous évoquez
19:06donc lever
19:06autant que possible
19:07toutes les contraintes
19:08qui existent
19:09et tout en protégeant
19:10l'environnement
19:11pardon de me répéter
19:12mais c'est essentiel
19:14dans le processus
19:16aussi
19:17apporter de la stabilité
19:18effectivement
19:19vous parliez
19:19de sécurité juridique
19:20moi je rajouterais
19:21la notion
19:22de stabilité fiscale
19:24ce qu'on avait eu
19:25au début
19:25du mandat
19:26Emmanuel Macron
19:27qui a plutôt été tenu
19:29sur la durée
19:2910 ans de politique
19:31pro-business
19:31qui ont pris fin
19:32en 2025
19:32alors peut-être
19:33pas encore totalement
19:34mais c'est vrai
19:34que donner de la stabilité
19:36fiscale
19:36de la visibilité
19:37et là où la puissance publique
19:39peut et doit intervenir
19:40aussi
19:41c'est avoir
19:42autant que possible
19:43une vision
19:43une stratégie
19:44de long terme
19:45j'allais ajouter
19:46peut-être à la chinoise
19:47donc avoir des plans
19:48quinquennaux
19:49avec des directives
19:50les plus claires possibles
19:51pour accompagner
19:52le plus possible
19:53tous les industriels
19:54qui ont envie
19:56et essayer de se projeter
19:57dans le temps
19:58de gommer le plus possible
20:00ces contraintes
20:01et la volatilité
20:02on n'est pas des sédicheux
20:04loin s'en faut
20:04il ne s'agit pas
20:05pour nous de dire
20:06que la puissance publique
20:08ne devrait pas être là
20:10on est favorable
20:11à travailler
20:12avec la puissance publique
20:13mais on est néanmoins
20:15en tant que chef d'entreprise
20:17qui savons
20:19organiser des process
20:20devant une complexité
20:23de l'appareil d'état
20:23qui ne sait plus
20:25qui est devenue
20:26une chaîne
20:27plus de dysfonctionnement
20:28qu'une chaîne de décision
20:29et cette chaîne de dysfonctionnement
20:31il faut remettre de l'ordre
20:32c'est très compliqué
20:33je pense qu'il y a
20:34une prise de conscience
20:35profonde
20:36et une volonté
20:37de l'accompagner
20:38mais nous devons aider
20:40la puissance publique
20:41à aller dans ce chemin
20:42c'est une belle concorde
20:44moi je voudrais reprendre
20:45Raphaël Lejean
20:46un dernier mot rapide
20:47je voudrais lui dire
20:48nous n'avons pas eu
20:49de politique de l'offre
20:51contrairement à dire
20:52on a eu
20:53pèse d'impôt
20:54simplification du droit du travail
20:55sécurisation
20:56les lois ordonnances
20:57il y a eu quand même
20:58oui mais très honnêtement
20:59tant qu'on aura ce niveau
21:00de complexité administrative
21:02et ce niveau
21:02de prélèvement obligatoire
21:04nous ne sommes pas
21:05dans une politique de l'offre
21:06il faut quand même
21:06se relaxer
21:07il n'y a que les français
21:09pour croire qu'ils ont
21:10inconnu une politique de l'offre
21:12une politique de l'offre
21:13c'est pas 45%
21:14de prélèvement obligatoire
21:15c'est pas
21:16c'est pas 55%
21:18de dépenses publiques
21:18par rapport au PIB
21:19c'est pas ça
21:20une politique de l'offre
21:21une politique de l'offre
21:22c'est pas des codes
21:23codes du travail
21:24codes de l'environnement
21:24qui font quasiment
21:26deux mètres de haut
21:26quand on les empile
21:27les uns sur les autres
21:28c'est pas ça une politique de l'offre
21:30excusez-moi
21:30vous ne pouvez pas être d'accord
21:31ne pas être d'accord
21:32avec le fait que de 2015
21:342014-2015 disons
21:35le pacte de compétitivité
21:3750 milliards de baisse de charge
21:39jusqu'en 2015
21:40on a fait quoi
21:41en simplification administrative
21:43on a fait quoi
21:44on a fait quoi
21:44en simplification administrative
21:46on a fait quoi
21:47en nombre d'autorités
21:47politique administrative
21:49qui pèse sur les épaules
21:50rappeler que cette loi
21:51de simplification administrative
21:52a été lancée
21:53par Bruno Le Maire
21:54avec une grande convention
21:55elle est encalminée
21:57depuis trois ans et demi
21:58toujours pas sortie du Parlement
21:59trois ans et demi
22:01pour une loi de simplification
22:02qui n'est toujours pas adoptée
22:03c'est quand même
22:04pour montrer à quel point
22:06on s'attaque
22:07à des choses
22:08qui sont dans le cœur
22:10du réacteur
22:11de l'appareil d'État
22:12il n'y arrive pas
22:13avec un contexte politique
22:14qui est très particulier
22:14qui est majorité à l'Assemblée
22:17on ne peut rien faire
22:18jusqu'en 2027
22:19mais on a probablement
22:20d'autres outils
22:21qu'au tournement
22:21de ce millefeuille
22:25et en l'occurrence
22:26je crois que le Premier ministre
22:28a actuellement la volonté
22:29de prendre ce sujet
22:33en attaquant
22:35la simplification
22:35par les préfets
22:36plus que par le sommet de l'État
22:38il y a peut-être là
22:38une piste à explorer
22:39et il y a une autre piste à explorer
22:41c'est celle de Madeleine
22:42pour faire partir
22:43la simplification
22:43des utilisateurs
22:45de la chose
22:45du terrain
22:46c'est-à-dire bien entendu
22:48des entrepreneurs
22:49Allez on verra
22:49ce qu'il en ressort
22:50Il nous reste quelques minutes
22:51avant la coupure pub
22:53Hélène
22:53je voulais qu'on parle ensemble
22:54de l'Iran
22:56et des ventes de pétrole
22:57qui sont au plus haut
22:58des exportations iraniennes
23:00de pétrole
23:00qui sont au plus haut
23:02On pensait avoir une crise
23:03depuis 5 semaines
23:04le prix du baril
23:06est monté à 115 dollars
23:08ce matin
23:09et en réalité
23:10du pétrole iranien
23:12il y en a
23:13qu'est-ce qu'il se passe
23:14exactement ?
23:16Je dirais que
23:17ce qui tend
23:18les prix du pétrole
23:20c'est essentiellement
23:22pour une bonne part
23:22une prime de risque
23:23géopolitique
23:24qui est donc compatible
23:27avec le fait
23:28que les flux
23:29de pétrole iranien
23:30sont assez peu affectés
23:31et ça paraît pas surprenant
23:33dans la mesure
23:33où ils gardent
23:34la maîtrise
23:35du détroit d'Hormuz
23:36donc tout ce que
23:37les bateaux iraniens
23:38enfin les bateaux iraniens
23:39n'ont pas de problème
23:40pour circuler
23:41dans le détroit d'Hormuz
23:42et donc
23:42ils peuvent continuer
23:43d'exporter
23:44le pétrole
23:45qui est produit
23:46il faut voir
23:48à quel point
23:48les destructions
23:49de capacités
23:50de production
23:51peuvent venir gripper
23:53un peu cette machine
23:54mais la Chine
23:55est en particulier
23:56un énorme importateur
23:57de pétrole iranien
23:59et à ce stade
23:59j'imagine
24:00que les flux
24:01de pétrole iranien
24:02vers la Chine
24:03ne sont pas affectés
24:04en tout cas
24:05en termes de quantité
24:06puisqu'en termes de prix
24:07vous l'avez dit
24:08on a quand même
24:09un baril du pétrole
24:10qui est beaucoup
24:10beaucoup plus élevé
24:11aujourd'hui
24:11donc il y a un aspect
24:12de prime
24:13de risque géopolitique
24:15et derrière
24:16quand même
24:17un aspect
24:18on va dire
24:19sur les équilibres
24:20offre-demande
24:21comme voilà
24:2220% du pétrole
24:24transite par le détroit
24:25d'Hormuz
24:26tous les autres bateaux
24:27et super tankers
24:28qui véhiculent
24:30et qui restent bloqués
24:31donc il y a quand même
24:32une restriction
24:32sur l'offre de pétrole
24:34et ça contribue
24:35aussi à tendre
24:36les prix
24:37Vous avez commis
24:38un papier
24:39il y a quelques jours
24:39sur les conséquences
24:41multiples
24:41de cette crise
24:43qu'est-ce que vous regardez
24:44aujourd'hui
24:46avec inquiétude
24:47j'ai envie de dire
24:48ou pas d'ailleurs
24:51les évolutions
24:52des prix du pétrole
24:53puisque nous
24:53dans les scénarios
24:54qu'on essaye
24:55d'imaginer
24:56sachant que c'est
24:57évidemment très difficile
24:58d'imaginer un scénario
24:59au central
24:59tout est conditionné
25:01à la durée
25:01et à l'ampleur du conflit
25:02et aux répercussions
25:04sur les prix du pétrole
25:04et du gaz aussi
25:05et sachant que ce que l'on
25:06commence à observer
25:07c'est une propagation
25:08à d'autres
25:09Oui il y a d'autres
25:10matières premières
25:10à d'autres intrants
25:11Voilà à d'autres intrants
25:12donc ça effectivement
25:13c'est suivi
25:14de très très près
25:16et en fait
25:17donc on est obligé
25:18d'élaborer
25:19des scénarios alternatifs
25:20selon on va dire
25:21jusqu'où montent
25:22les prix du pétrole
25:23et pendant combien de temps
25:24il reste à ce niveau-là
25:26pour ensuite
25:26essayer d'imaginer
25:27les répercussions
25:28sur la croissance
25:30et sur l'inflation
25:31et donc il y a un scénario
25:33on va dire
25:33très favorable
25:34mais qui aujourd'hui
25:35apparaît très peu probable
25:36c'était
25:36je le mets à l'imparfait
25:37d'ailleurs
25:37la désescalade
25:38rapide
25:39On voit qu'on n'y est pas
25:40Un autre scénario
25:42relativement
25:43ou en tout cas
25:43pas trop défavorable
25:45les prix du pétrole
25:46en fait
25:48redescendent
25:48assez rapidement
25:49parce qu'on a
25:50une réouverture rapide
25:51de tous les flux
25:53alors pétroliers
25:53et puis de tout
25:54le détroit d'Hormuz
25:55mais les prix du pétrole
25:57ne reviennent pas
25:58quand même
25:59à leur niveau
25:59d'avant le déclenchement
26:01de la guerre
26:01au Moyen-Orient
26:02donc ça c'est un scénario
26:04un peu moins
26:05intermédiaire
26:06il y a un scénario
26:07juste après celui-ci
26:09qu'on peut imaginer
26:10où on a en fait
26:11une réouverture partielle
26:12du détroit d'Hormuz
26:14donc quand même
26:15encore des contraintes
26:16d'acheminement
26:17sur les prix du pétrole
26:18mais suffisamment
26:18pour les détendre
26:19un petit peu
26:21On parle d'un droit de péage
26:22à 2 millions de dollars
26:23maintenant c'est ça
26:24pour passer les bateaux
26:26et puis le quatrième scénario
26:27et c'est celui
26:28sur lequel on est aujourd'hui
26:30mais en fait
26:31on est entre
26:32le troisième scénario
26:33celui que je viens d'évoquer
26:34réouverture partielle
26:35qui permet de détendre
26:37un petit peu les prix
26:37mais pas énormément
26:38et le scénario
26:39où en fait
26:40les contraintes
26:40restent très très fortes
26:42et donc les prix très élevés
26:44et ce niveau de prix
26:45très élevé
26:46qui s'installe
26:47dans la durée
26:48pour encore peut-être
26:50quelques semaines
26:50et quelques mois
26:51après quand on compare
26:52au moins à 2 chocs pétroliers
26:55précédents
26:55ou chocs énergétiques
26:56donc l'évolution
26:57des prix du pétrole
26:58à la suite
26:59de l'invasion russe
27:00en Ukraine
27:01et puis l'invasion
27:02du Koweït
27:04en fait ce qu'on a observé
27:06c'est des mouvements
27:06de flambée
27:07des prix du pétrole
27:08mais qui se sont calmés
27:10alors est-ce que l'histoire
27:11va se répéter
27:11qui se sont calmés
27:12au bout de 5-6 mois
27:14et au bout de 5-6 mois
27:15on était revenus
27:15à des prix du pétrole
27:16qui étaient similaires
27:17à ceux d'avant
27:18le déclenchement
27:19des hostilités
27:20est-ce qu'on va se diriger
27:21vers un scénario
27:22comme celui-ci
27:22on va dire
27:23ce serait souhaitable
27:24mais il y aura quand même
27:25des dégâts économiques
27:27relativement importants
27:28beaucoup d'incertitudes encore
27:29là le scénario
27:31qui monte
27:31est celui
27:32d'une attaque terrestre
27:35dorénavant
27:35et donc on n'est pas
27:36vers la désescalade
27:37vous m'autorisez
27:38juste une assise
27:39pour dire à quel point
27:40ce que nous disons
27:41tout à l'heure
27:42n'est pas théorique
27:45le gisement
27:45que le Conseil d'État
27:47a bloqué
27:47c'est potentiellement
27:495% de notre consommation
27:50de gaz
27:50et je veux vous dire
27:52que lorsqu'on parle
27:53de complexité
27:54et d'obstacles
27:55ce n'est pas
27:56que l'on fait
27:58des histoires
27:59c'est concrètement
28:00de la souveraineté énergétique
28:04de notre pays
28:05si on se libérait
28:06de la contrainte extérieure
28:07à hauteur de 5%
28:09de la consommation de gaz
28:10vous imaginez
28:11ce qu'on retrouve
28:11comme liberté d'action
28:13et bien c'est ce genre
28:14de choses
28:15ce genre de maîtrise
28:16de notre destin
28:17qui est bloqué
28:18par ce que nous dénonçons
28:19ce matin
28:19la maîtrise du destin
28:21elle passe aussi
28:21par la maîtrise
28:22des finances publiques
28:23ce sera le prochain thème
28:24des experts
28:25le prochain thème des experts
28:26après une courte
28:27coupure pub
28:28à tout de suite
28:29ne t'inquiétez pas
28:36BFM Business
28:37et la tribune
28:38présente
28:39les experts
28:40Raphaël Legendre
28:43on est de retour
28:43pour la seconde partie
28:44de l'émission
28:45il est 10 heures
28:46passées de 31 minutes
28:47vous êtes en direct
28:48sur BFM Business
28:49c'est toujours les experts
28:50avec autour de la table
28:51Hélène Beauchon
28:53Léonidas
28:54Calogéropoulos
28:55et Guillaume Poitrinal
28:57pour parler
28:58finance publique
28:59vendredi
29:00l'INSEE
29:00a publié
29:01les comptes
29:02finaux
29:022025
29:03et
29:04bonne surprise
29:05finalement
29:06le déficit
29:07est bien
29:08moins important
29:09que prévu
29:11comment
29:12c'est possible
29:13Hélène Beauchon
29:14alors c'est une bonne surprise
29:15donc effectivement
29:16c'est une bonne surprise
29:17qu'on commençait
29:19à deviner
29:20quand on regarde
29:21l'évolution
29:22des chiffres
29:22au mois le mois
29:23parce qu'on a des statistiques
29:24mensuelles
29:24ça s'appelle
29:25la situation
29:26mensuelle
29:27budgétaire
29:28pour vérifier tout ça
29:29chaque mois
29:29on avait quelques signaux
29:31qui allaient
29:31en ce sens
29:32j'ai quand même l'impression
29:33que la surprise positive
29:34est plus importante
29:35que prévu
29:37donc ça permet
29:38effectivement
29:38d'avoir un point de départ
29:39pour 2026
29:40moins détérioré
29:41on le rappelle
29:42on attendait 5,4%
29:44de déficit
29:45et c'est 0,3 points
29:46de moins
29:465,1
29:47c'est quand même
29:4810 milliards de mieux
29:49et puis par rapport
29:51à 2024
29:52où on était à 5,8
29:53la marche franchie
29:55est quand même sensible
29:56alors même
29:58qu'on était dans
29:58un environnement
29:59de croissance
29:59pas si dynamique
30:01que ça
30:02mais la bonne nouvelle
30:03vient d'une évolution
30:05plus dynamique
30:06qu'anticipée
30:07des recettes
30:07alors on peut le voir
30:08d'un bon oeil
30:10ou d'un mauvais oeil
30:11je dirais qu'une manière
30:12positive de voir
30:13cette dynamique des recettes
30:14c'est qu'au moins
30:15cette fois-ci
30:16on n'a pas eu
30:16de mauvaise surprise
30:17comme on en avait eu
30:18les années précédentes
30:20c'est un peu du jargon
30:22mais l'élasticité fiscale
30:24des recettes
30:25à la croissance nominale
30:26a été au rendez-vous
30:27un certain nombre
30:28des mesures
30:29on va dire
30:29pour le dire en bon français
30:30les impôts sont rentrés
30:31alors qu'on avait eu
30:3420,40 milliards de trous
30:35les années précédentes
30:36et donc plutôt mieux
30:38que prévu
30:39donc ça ça permet
30:39de franchir
30:40un bout de la marche
30:41c'est vrai que du côté
30:42des dépenses publiques
30:43on a une légère augmentation
30:44de leur poids
30:45dans le PIB
30:46donc l'amélioration
30:48du déficit
30:48porte en fait
30:50essentiellement
30:50sur les recettes
30:52mais je dirais que
30:53clairement
30:53le fait d'avoir
30:54franchi une marche
30:55relativement importante
30:56et qui nous permette
30:57d'avoir un point de départ
30:58moins détérioré
30:59que prévu
31:00ça donne un petit peu
31:01de marge de manœuvre
31:02pour poursuivre
31:03parce qu'il faut absolument
31:04la poursuivre
31:05la consolidation budgétaire
31:07pour 26, 27
31:08et au-delà
31:09Bon Léonidas
31:095,1% de déficit
31:11j'espère que vous ne m'en voudrez pas
31:12de ne pas avoir
31:13autant d'enthousiasme
31:16positif
31:17face à ce chiffre
31:18bien entendu
31:19on peut être content
31:20Non mais c'est une bonne nouvelle
31:21Léonidas
31:225,1 plutôt que 5,4
31:24Alors
31:25Plutôt une bonne nouvelle
31:26Non mais
31:27Est-ce que le niveau est bon ?
31:29Non mais je veux bien
31:30mais je veux bien
31:31mais avec une augmentation
31:33des dépenses
31:33et une augmentation
31:34des impôts
31:34enfin
31:35vraiment
31:36vraiment
31:37je pense que tout le monde
31:38sait que je ne peux pas
31:39m'être soupçonné
31:40d'être négatif
31:41ou
31:43on préfère avoir
31:44des bonnes nouvelles
31:45et on a ici
31:46eu l'occasion
31:47de commenter
31:48le choc de voir
31:4910, 20, 30 milliards
31:50d'erreurs
31:51du mauvais côté
31:52donc
31:52l'erreur de la banque
31:54en sa faveur
31:55c'est toujours mieux
31:55mais
31:57franchement
31:59le fait d'avoir
32:01principalement
32:02réussi
32:02à atteindre
32:03cet objectif
32:04par l'augmentation
32:05de la rentrée
32:05des impôts
32:06plutôt que par la baisse
32:07des dépenses
32:08qui ont continué
32:09à augmenter
32:10je pense
32:11qu'on ne peut pas
32:12totalement
32:12être satisfait
32:14donc
32:14bon
32:15soyons optimistes
32:16et positifs
32:17et continuons le combat
32:18mais la pente
32:20resterait longue
32:21je suis désolé
32:22il faut vraiment
32:23je pense
32:24de ne pas considérer
32:26parce que j'entends
32:27parler de cagnotte
32:28c'est juste
32:29tétalisant
32:30c'est parce que le connu
32:31vient de tweeter
32:33je vais vous demander
32:33de réagir
32:34à l'effet cagnotte
32:36j'avais prévenu
32:36la semaine dernière
32:37déjà
32:38sur cette même antenne
32:40dans un édito
32:41attention
32:41à l'effet cagnotte
32:43si le déficit
32:44est meilleur
32:45le premier ministre
32:46vient de tweeter
32:47que dans un contexte
32:49d'augmentation
32:49des prix des carburants
32:513,8 millions
32:52de foyers
32:53soit plus de 6 millions
32:55de français
32:56recevront automatiquement
32:58dès 7 semaines
32:59le chèque énergie
33:01153 euros
33:03en moyenne
33:04par foyer
33:04pour 600 millions
33:06d'euros
33:07mobilisés
33:08sur le budget
33:09de l'état
33:11alors le chèque énergie
33:13connaît
33:14il est récurrent
33:15mais est-ce qu'on est
33:16en train de
33:17reglisser dans le
33:18quoi qu'il en coûte
33:18ce sont toujours
33:19les mêmes recettes
33:20je pense que
33:21sur ce chiffre
33:22de 5,1
33:23il faut juste
33:23dézoomer
33:24un tout petit peu
33:25et se comparer
33:26au pays de l'OCDE
33:27on est
33:28parmi les pires
33:29en matière
33:30de déficit
33:31fiscal
33:31alors
33:32en matière
33:33de déficit
33:33pardon
33:34budgétaire
33:34dans la zone
33:34en tout cas
33:35oui
33:35on dit toujours
33:36oui mais regarde
33:37les Etats-Unis
33:38regarde le Canada
33:40regarde le Japon
33:41oui sauf que eux
33:42ils ont autour
33:44de 30% de prélèvements
33:45obligatoires
33:45donc leur marge
33:47de correction
33:48pour faire face
33:49à de la dette
33:50parce qu'en fait
33:51tout ça c'est de la dette
33:51qui va s'accumuler
33:52leur marge de correction
33:53est considérable
33:54nous on est à 45%
33:56de prélèvements
33:57obligatoires
33:58donc on a le record
33:59des prélèvements
33:59obligatoires
34:00on a quasiment
34:01le record
34:01de la dépense publique
34:02et à la fin
34:04on continue
34:05à faire du déficit
34:06c'est
34:07c'est absolument
34:08effarant
34:09enfin franchement
34:10il faut qu'on arrête
34:11de se dire
34:11ah bah c'est pas si mal
34:13etc
34:13il faut une grande réforme
34:15en France
34:15la moyenne
34:17de déficit
34:18de l'OCDE
34:19c'est 3%
34:20on est à 5,1%
34:22on va pas faire la fête
34:23mais oui
34:23c'est 3%
34:25on va pas faire la fête
34:26Hélène Beauchamp
34:27je voudrais qu'on revienne
34:28sur les dépenses
34:29dépenses
34:30c'est quand même
34:3041 milliards
34:31d'augmentation
34:32des dépenses
34:34publiques
34:35en 2025
34:36vous vous souvenez
34:37après la présentation
34:38du budget
34:39Bayrou
34:40la version 1
34:41les hauts cris
34:42sur
34:43la dureté
34:45et la rigueur
34:46et l'austérité
34:47parfois même
34:48de ce budget
34:49bon on augmentait
34:50la dépense
34:50de 40 milliards
34:51mais
34:51mais
34:52c'est Jean-Luc Tavernier
34:54l'ancien patron
34:55de l'INSEE
34:55qui le notait
34:56sur LinkedIn
34:57ce week-end
34:58les dépenses primaires
34:59est-ce que vous pouvez
35:00nous expliquer
35:01ce que sont
35:01les dépenses primaires
35:02elles pour la première fois
35:03sont tenues
35:04et c'est quand même
35:05important
35:05Hélène Beauchamp
35:06les dépenses primaires
35:07c'est l'entièreté
35:08des dépenses publiques
35:10et on enlève
35:11le service
35:12de la dette
35:14et comme aujourd'hui
35:156 milliards et demi
35:16et comme aujourd'hui
35:17et je pense
35:17que quand on parlait
35:18les taux d'intérêt
35:19sont orientés
35:20à la hausse
35:20en fait ce service
35:21de la dette
35:22est en train d'augmenter
35:23alors depuis un point
35:24très très bas
35:25puisqu'on avait bénéficié
35:26d'une très longue période
35:27de baisse de taux
35:28donc on était arrivé
35:29à un poids
35:30de la charge de la dette
35:31dans le PIB
35:31qui était vraiment
35:32historiquement bas
35:33donc là aujourd'hui
35:34ça remonte
35:34et ça prend de plus en plus
35:36de marge de manœuvre
35:37donc oui c'est une bonne nouvelle
35:38que ces dépenses primaires
35:39se soient stabilisées
35:41au moins en 2025
35:42c'est vrai aussi
35:43que pour réagir
35:44à ce que vous venez de dire
35:45Guillaume
35:46en absolu
35:47le niveau du déficit
35:48budgétaire français
35:48il reste trop élevé
35:50la manière
35:51dont il s'est réduit
35:52entre 2024
35:53et 2025
35:53n'est a priori
35:54pas la meilleure manière
35:55enfin en tout cas
35:56ce que l'on aimerait voir
35:57pour réduire le déficit
35:58budgétaire français
35:59vu le poids
36:01des prélèvements
36:01obligatoires
36:02aujourd'hui
36:04mais je reviens
36:05sur mon idée
36:06que dans le contexte actuel
36:07vu les tensions
36:08qui existent
36:09sur les taux
36:09sur les taux d'intérêt
36:11le fait de
36:13comment dire
36:14faire cette marche
36:15d'amélioration
36:16sans trop de difficultés
36:18on va dire
36:18en apparence
36:19au niveau macroéconomique
36:20c'est plutôt un bon signe
36:22et si ça renforce
36:23la crédibilité
36:23du gouvernement
36:24du gouvernement français
36:26dans cette stratégie
36:28de consolidation
36:28si du côté
36:30des marchés financiers
36:31ça permet de faire baisser
36:31les taux d'intérêt
36:32alors peut-être pas
36:33de les faire baisser
36:34mais au moins
36:34de contenir leur hausse
36:35et de contenir
36:36ce fameux spread
36:37vis-à-vis de l'Allemagne
36:38oui on est à 3-8
36:38non mais vous avez raison
36:40ça n'a pas le positif
36:41laisse signaler
36:42non mais vous avez raison
36:43l'effet il viendra
36:44avec une réforme de fond
36:45il ne faut pas se raconter
36:46l'histoire
36:46il ne faut pas l'attendre
36:47et l'effet
36:47qui s'inscrive dans la durée
36:48il viendra avec une réforme de fond
36:49cette réforme de fond
36:50elle peut être voulue
36:52et organisée démocratiquement
36:54en France
36:55l'année prochaine
36:56ou elle peut être imposée
36:58par les marchés
36:58Rex & Code racontait
37:00je crois que
37:01nous allons vers
37:02120 milliards
37:02d'intérêts
37:04de services de la dette
37:04pour 2030
37:05contre 60 aujourd'hui
37:07donc ça ferait
37:0760 milliards
37:09d'intérêts
37:10et de coûts de la dette
37:11à horizon 2030
37:12selon Rex & Code
37:13c'est ce que j'ai entendu ce matin
37:14absolument
37:14donc en fait
37:16on est aujourd'hui
37:17entraînés dans une spirale
37:18où si on ne redresse pas
37:19vite
37:20nos puissances
37:21nos comptes publics
37:23à raison
37:23et la seule manière
37:24puisqu'on est au taquet
37:25en prélèvement obligatoire
37:26la seule manière
37:27c'est de faire des dépenses
37:28donc ça veut dire quoi
37:29une vraie réforme
37:30dans les collectivités locales
37:31une vraie réforme administrative
37:33pouvoir faire plus
37:34avec moins cher
37:35une réforme du code
37:36des marchés publics
37:37qui est une espèce
37:38de machine infernale
37:40à entretenir
37:41la dépense publique
37:42oui il y a
37:42bouddhé
37:43d'ailleurs plusieurs choses
37:44par exemple pour la dépense publique
37:45il faut non seulement
37:46faire baisser la dépense publique
37:47mais aussi l'orienter
37:48vers notre réindustrialisation
37:50d'ailleurs il y a des choses
37:51que l'on peut imaginer
37:53même en dehors
37:53de la dépense publique
37:54imaginez par exemple
37:55c'est une idée
37:56qui circule dans les milieux patronaux
37:58que l'on permette
38:00à toutes les entreprises
38:00d'avoir
38:02un vêtement par an
38:03pour les dirigeants
38:04et les cadres
38:05qui soient made in France
38:06vous imaginez
38:07l'appel d'air
38:09que ça a
38:09pour l'industrie textile française
38:11et bien
38:12sans un euro
38:12de dépense publique
38:13Léonidas
38:13est-ce que l'industrie textile française
38:15a le moindre avenir
38:16oui
38:17et la deuxième chose
38:18que je voulais dire
38:19c'est un oui
38:20pardonnez-moi
38:21le bac carbone
38:22le lin
38:23un petit peu de bac carbone
38:26et catégoriquement
38:27je veux dire
38:28il faut que vous les voyez
38:29c'est un oui d'autorité
38:31mais alors oui
38:31il va falloir qu'on les voit
38:32c'est un oui
38:33d'une autorité
38:34qui est juste
38:36appuyée
38:36sur la quantité
38:37d'entreprises
38:38qui travaillent
38:38à réussir
38:39cette réindustrialisation
38:41du textile en France
38:41mais pour ce qui est
38:43de l'accompagnement
38:43des entreprises
38:44face à la crise
38:46à chaque fois qu'il y a une crise
38:46on demande à chaque de l'État
38:48mais on a expérimenté
38:49collectivement
38:50quelque chose
38:50qui marche bien
38:51c'est les prêts garantis
38:53par l'État
38:53on est tous en train
38:55de régler
38:55nos dernières mensualités
38:56de PGE
38:57et bien
38:58il y a une crise
38:59peut-être énergétique
39:00qui va durer quelques mois
39:01ou davantage
39:02on peut débloquer
39:04le système des PGE
39:04il a été globalement
39:06extrêmement rentable
39:07pour tous ceux
39:07qui ont participé
39:08ça a fonctionné
39:09nos entreprises
39:10ont traversé
39:11cette crise
39:12on n'a probablement
39:13pas besoin
39:13des mêmes montants
39:14pour faire face
39:15à la crise énergétique
39:16mais il y a ceux
39:18qui ont la trésorerie
39:19qui est nécessaire
39:19et qui sont capables
39:20de supporter
39:21le choc énergétique
39:22ceux qui ne l'ont pas
39:23peuvent aussi emprunter
39:24et ça fait partie
39:25de la responsabilisation
39:26des acteurs économiques
39:27que l'État
39:28vienne en garantie
39:29c'est pas la même chose
39:30que de payer des chèques
39:31et bien je pense
39:32qu'on a là un modèle
39:33que l'on n'a pas
39:34suffisamment exploré
39:34Hélène Bouchon
39:35Léonidas
39:36qui est logéropoulos
39:36évoquait une réorientation
39:38peut-être de la dépense
39:39publique
39:39l'INSEE rappelle
39:41que 60%
39:42de la hausse
39:43des dépenses
39:43l'année dernière
39:44ce sont des dépenses
39:46sociales
39:46est-ce que c'est
39:47tenable
39:48au moment
39:49où on doit faire face
39:50à une explosion
39:51de la charge
39:52de la dette
39:52Guillaume Poitrinal
39:53l'a rappelé
39:54et une augmentation
39:56renforcée
39:57de la loi de programmation
39:58militaire
39:59Sébastien Lecornu
40:00a annoncé
40:00en début de semaine
40:01dernière
40:018 milliards et demi
40:02de crédits supplémentaires
40:04pour acheter
40:04des munitions
40:06Moi ce que j'avais
40:07plutôt noté
40:08c'était une forme
40:08de rééquilibrage
40:09et qui va plutôt
40:10dans le sens attendu
40:11pour tous les besoins
40:12en dépenses publiques
40:13que l'on a
40:14et donc une augmentation
40:15importante
40:16sur les dépenses régaliennes
40:18le budget
40:19de la défense
40:21également
40:22alors c'est vrai
40:22que les dépenses sociales
40:23continuent de progresser
40:24relativement vite
40:26mais c'est peut-être
40:27encore un peu
40:27plus vite que la croissance
40:29du PIB
40:29c'est ça qui est un peu
40:30inquiétant
40:31C'est exactement là-dessus
40:32qu'il faut
40:33continuer de fournir
40:34des efforts
40:35qui ont été
40:36assez peu importants
40:37jusqu'ici
40:38et pour libérer
40:39une fois encore
40:40de la marge de manœuvre
40:40pour aider
40:42à la réindustrialisation
40:43de l'économie française
40:45parce qu'en fait
40:46c'est pas toutes les dépenses
40:47qu'il s'agit
40:48de réduire
40:49et d'ailleurs
40:49on parle pas de réduction
40:51en absolu
40:52on parle justement
40:52alors c'est peut-être
40:54spécifique à l'économie française
40:55je ne sais pas
40:55mais on parle d'économie budgétaire
40:57c'est-à-dire
40:57à minima
40:58faire progresser
40:59les dépenses publiques
41:00moins vite
41:01que le PIB
41:01ça c'est la première étape
41:02on a déjà du mal
41:03à le faire
41:04Vous imaginez ce qui se cache
41:05derrière ces circovolutions
41:06de vocabulaire
41:07Tout à fait
41:07parce que ça dépend
41:08de la trajectoire de référence
41:09mais voilà
41:10en tout cas c'est déjà
41:10un premier effort
41:11Le tendanciel
41:11comme on dit
41:12Le tendanciel
41:13exactement
41:13et ça permet au moins
41:15de commencer à stabiliser
41:17le poids des dépenses publiques
41:18dans le PIB
41:19avant qu'il ne s'infléchisse
41:21et sachant qu'à l'intérieur
41:22de cette grande masse
41:23des dépenses publiques
41:24effectivement
41:25On peut rappeler les grandes masses
41:26Elles ne sont pas toutes
41:27sur les mêmes trajectoires
41:29et il faut faire de la place
41:31pour des dépenses
41:32qui sont urgentes
41:32donc alors
41:33il y a la charge d'intérêt
41:34qui n'est pas à notre main
41:35donc ça c'est subi
41:36mais il y a des dépenses
41:38sur lesquelles
41:39le gouvernement
41:40a plutôt la main
41:41donc continuer
41:42les efforts de réarmement
41:43continuer les efforts
41:44de décarbonation
41:45le soutien à l'industrie
41:47autant que faire se peut
41:49et par ailleurs
41:50trouver les marges
41:51de manœuvre budgétaire
41:52qui permettront
41:53de quand même
41:54réduire dans l'ensemble
41:55le poids des dépenses publiques
41:56dans le PIB
41:56donc ça se jouera
41:58vraisemblablement
41:58ça continuera de se jouer
42:00sur un certain nombre
42:00de dépenses sociales
42:02mais les dépenses sociales
42:02et j'ai à l'esprit
42:03notamment la réforme des retraites
42:05qui a été
42:05comment dire
42:06mise à l'arrêt
42:07et qu'il faut absolument reprendre
42:09Mais le temps
42:10le temps de nos réformes
42:11parce que les problèmes
42:12nous les connaissons
42:13nous sommes tellement
42:14en lisée dedans
42:14qu'on les connaît
42:15le fait d'avoir
42:17unifié les aides sociales
42:19d'avoir permis
42:20d'avoir ce pilotage
42:22pour avoir une visibilité
42:23sur l'ensemble
42:25des prestations
42:27dont bénéficie un ménage
42:28c'est un des éléments
42:29qui permet
42:30de faire des économies
42:31mais c'est un chantier
42:32qui a été ouvert
42:32il y a trois ans
42:33dont on est en train
42:35péniblement
42:35de voir l'aboutissement
42:36mais ça a un impact
42:37qui est très important
42:38par exemple
42:38dans le travail temporaire
42:39vous avez des gens
42:40qui arrêtent de travailler
42:41dans le travail temporaire
42:43quand ils ont atteint
42:431100 euros
42:44de revenus
42:45de leur travail
42:46pourquoi ils arrêtent
42:47à 1100 euros ?
42:48Parce qu'à 1100 euros
42:49ils ont le revenu
42:50de leur travail
42:51et ils ne perdent pas
42:52le revenu
42:52de toutes les prestations
42:53sociales
42:54et donc c'est un équilibre
42:55rationnel d'ailleurs
42:56mais c'est un équilibre
42:59enfin un calcul rationnel
43:01mais qui est ruineux
43:02parce que ce n'est pas
43:04qu'il n'y a pas de travail
43:05c'est qu'ils optimisent
43:06ils optimisent le revenu
43:08donc ils ne sont pas coupables
43:10de cela
43:10mais nous devons travailler
43:12sur ces calculs
43:14et ces données
43:15pour que
43:16en ayant unifié
43:17toutes les aides
43:18dont bénéficient
43:19un ménage
43:20nous puissions faire
43:20les calculs nécessaires
43:22pour que
43:22on encourage
43:23à travailler davantage
43:24et aller vers le plein emploi
43:25pour chaque ménage
43:26et à ne pas
43:27rester bénéficiaire
43:29d'aides sociales
43:30qui multipliées
43:31par les centaines
43:33de millions
43:33de bénéficiaires
43:34font les déficits
43:35et le fait que ça se creuse
43:37centaines de millions
43:37de bénéficiaires
43:38peut-être pas
43:39on est 70 millions
43:40oui
43:40milliers
43:41c'est-à-dire que
43:43la démographie
43:44irait très bien
43:45c'est le coût
43:47qui part
43:48en centaines de millions
43:49c'est le coût
43:50qui part en centaines de millions
43:50et là vous avez
43:51des éléments de maîtrise
43:52et des éléments de maîtrise
43:54qui peuvent avoir
43:54véritablement
43:55des impacts
43:56pour faire baisser
43:56la dépense sociale
43:57dans notre pays
43:58il y a un vrai sujet
43:59en plus d'efficacité
44:01de ces dépenses sociales
44:02on est tous d'accord
44:03là-dessus
44:03il y a beaucoup
44:03de zones de gabegie
44:05et on pourrait faire
44:06là encore
44:07mieux
44:09avec moins
44:09avec moins
44:10c'est ça qui est terrible
44:11c'est-à-dire qu'on continue
44:12à rajouter
44:12on continue à penser
44:13à dire que
44:14le problème de l'hôpital
44:16c'est de rajouter
44:17de l'argent
44:18c'est le problème
44:19de l'éducation
44:19en France
44:20c'est de rajouter
44:20de l'emploi
44:21des plus de profs
44:22et en fait
44:23on ne se pose pas
44:24les bonnes questions
44:24comment est-ce qu'on peut
44:25être plus efficace
44:26et ça c'est une question
44:27de process
44:28c'est pas une question
44:29de quantité
44:31de moyens
44:31et ça on est quand même
44:32très très loin d'ailleurs
44:33la deuxième chose
44:35c'est que
44:36on a deux records
44:37nous en France
44:39on a le record
44:40de la dépense
44:41sociale
44:42par habitant
45:00dépense publique
45:01il y a un consensus
45:02en France
45:02etc
45:04il y a quand même
45:05ce sujet
45:06de ce double record
45:07plus de dépense publique
45:08ne veut pas dire
45:08plus de bonheur
45:09là on est bien d'accord
45:10ce double record français
45:12et en effet
45:13nous on préférait avoir
45:15des français
45:16peut-être un tout petit peu
45:17moins soutenus
45:18sauf les coups durs
45:18mais qui seraient plus à l'emploi
45:20qui gagneraient plus d'argent
45:21parce que tout ça
45:22c'est beaucoup de prélèvements sociaux
45:23c'est beaucoup de familles
45:24on l'a dit tout à l'heure
45:25pour mettre 2000 euros
45:26ça coûte 4000 euros
45:27à l'employeur
45:28pour mettre 2000 euros
45:28dans la poche du salarié
45:31et très vite ensuite
45:32on arrive à 60-70%
45:34de prélèvements
45:35au premier euro
45:36ce qui est quand même
45:36absolument hallucinant
45:38et donc oui
45:39il y a cette réforme à faire
45:40et d'ailleurs pardon
45:41Guillaume Patrénat
45:42il y a également
45:44parmi les incohérences
45:45nous avons
45:48au milieu de ce système
45:49qui est supposé
45:50être égalitaire
45:51et aider tout le monde
45:53une classe paysanne
45:54qui vit de son travail
45:58qui essaye de vivre
45:58de son travail
46:00en n'ayant jamais
46:01imaginé un jour
46:02travailler 35 heures
46:03par semaine
46:03parce qu'il double la mise
46:06et il n'arrive pas
46:07à vivre de leur travail
46:09et donc on a aussi
46:10et ce sont des entrepreneurs
46:12mais ce n'est pas du fait
46:12de notre système social
46:13et de l'organisation
46:14de l'État
46:15Léonidas
46:15pardonnez-moi
46:16il y a sur des sujets
46:18que l'on peut juger
46:19prioritaires
46:19et sur lesquels
46:20on pourrait focaliser
46:21nos efforts
46:22il y a des pans entiers
46:23de notre économie
46:24qui sont mis de côté
46:26sur lesquels
46:27je pense qu'il y aurait
46:28un consensus national
46:29pour accompagner
46:31des transitions
46:31et faire en sorte
46:32que ces secteurs
46:33vivent mieux
46:34et on a
46:35un accompagnement social
46:37de gens
46:38qui effectivement
46:39font des arbitrages
46:40pour le social
46:40plutôt que le travail
46:41et je trouve que tout
46:42entendre l'appel
46:43de monsieur Bolloré
46:43pour les agriculteurs
46:45c'est tout de même
46:46une vraie révolution
46:49qui raconte
46:50le coût de l'audiovisuel
46:52public
46:534 milliards
46:54on pourrait donner
46:561000 euros par mois
46:57aux agriculteurs
46:58voilà
46:59je veux dire
47:00c'est que ce consensus
47:02je n'appellerai pas
47:03à privatiser la concurrence
47:04sur ce plateau
47:05je ne pense pas à moi
47:05je ne suis pas sûr
47:06que ça marche
47:06à coup de subvention
47:07ce soi-disant consensus
47:09laisse énormément
47:10de malheurs
47:11tout autour
47:12et un consensus
47:13principalement
47:14fait de crainte
47:15de toucher à quoi que ce soit
47:17d'où l'importance
47:18de prendre les sujets
47:19à bras le corps
47:19et de ne pas se contenter
47:20de la baisse tendancielle
47:22je ne sais pas
47:23vous avez trouvé un terme
47:24de crainte
47:24de ne pas pouvoir le retrouver
47:25parce que les économies
47:26budgétaires
47:26disons que c'est un point de départ
47:28il faut bien en commencer
47:29par là
47:29un des signes de défiance
47:31des français
47:32vis-à-vis
47:33de l'avenir
47:33c'est ce dont on parle
47:34ce matin tous ensemble
47:35autour de la table
47:36c'est peut-être aussi
47:37l'épargne
47:37qui ne cesse
47:38de croître
47:39et notamment
47:39l'assurance vie
47:4120 milliards
47:42de collectes
47:43quasiment 20 milliards
47:44au mois de février
47:45c'est historique
47:47Hélène Beauchamp
47:48je rappelle que vous êtes
47:49chef économiste
47:51adjointe de BNP
47:52Paris-Bas
47:53ça doit faire
47:53les affaires
47:54de la banque
47:55tant mieux
47:55mais qu'est-ce qui explique
47:56cette explosion
47:58de la collecte
48:00niveau historique
48:01de l'assurance vie
48:02alors je dirais
48:03regard de macroéconomiste
48:05sans être entrée
48:06dans les détails
48:09possiblement un facteur
48:10donc épargne de précaution
48:11dans un environnement
48:12d'incertitude
48:13d'inquiétude
48:15on place son argent
48:17on place son argent
48:18en assurance vie
48:19un effet rendement
48:20aussi peut-être
48:21dans la mesure
48:22où on est dans une phase
48:23de remontée
48:23des taux d'intérêt
48:25l'épargne
48:27obligataire
48:28on va dire
48:28rapporte un peu plus
48:30d'argent
48:31et il me semble
48:32qu'il y a aussi
48:32une progression
48:33des investissements
48:34en unité
48:35de compte
48:36absolument
48:36et donc cette idée
48:37que en tout cas
48:38jusqu'à il n'y a pas très longtemps
48:39les marchés boursiers
48:40étaient très bien orientés aussi
48:42donc essayer de participer
48:43aussi à cette dynamique
48:45donc une logique de rendement
48:46une logique d'épargne
48:47de précaution
48:48je vous avoue
48:48je ne sais pas
48:49à quel point
48:49elles sont compatibles
48:52ou pas
48:52mais il y a possiblement
48:53ces effets-là
48:54qui sont à l'oeuvre
48:55et d'une manière générale
48:57aussi
48:57il y a encore
48:58une fiscalité avantageuse
49:00des produits d'assurance vie
49:01donc ce mélange
49:02bien qu'elle ait été durcie
49:03dans le dernier budget
49:04peut peut-être expliquer
49:05cette dynamique-là
49:06et qui signale aussi
49:09en toile de fond
49:12qu'il y a quand même
49:13une masse d'épargne
49:14en fait très importante
49:15des ménages français
49:16que l'on aimerait voir
49:17se déverser un petit peu plus
49:19dans l'économie
49:20alors au travers
49:21de la consommation
49:22ou de l'investissement
49:23ou de l'investissement
49:23résidentiel des ménages
49:25mais en tout cas
49:26cette épargne existe
49:27et si effectivement
49:28elle vient dans l'assurance vie
49:30ou si on arrive
49:31à la réorienter
49:32dans d'autres circuits
49:33de financement
49:33également productifs
49:34bon voilà
49:35donc il y a une manne financière
49:37qui est non négligeable
49:37qui signifie aussi
49:39qu'au global
49:40c'est 6 000 milliards
49:41de mémoire
49:416 000 milliards
49:42l'épargne des français
49:43qui signifie qu'au global
49:46les français
49:47dans leur ensemble
49:48ne sont pas si malheureux
49:49que ça
49:49même si voilà
49:50on est des grands consommateurs
49:52d'antidépresseurs
49:53et un niveau de vie
49:54qui est plutôt correct
49:55il y a eu des gains
49:56de pouvoir d'achat
49:56qui ont été relativement soutenus
49:58ces dernières années
50:01et donc là
50:02on a le résultat
50:03effectivement
50:03de cette accumulation
50:04ça c'est important
50:04de le rappeler
50:05pardon
50:05mais c'est un discours
50:06qu'on n'entend absolument pas
50:08le pouvoir d'achat
50:09a progressé
50:11ces dernières années
50:12là aussi
50:13je reprends
50:14des chiffres
50:14d'Eric Ayer
50:15qui était sur le plateau
50:16la semaine dernière
50:17les ménages
50:18n'ont jamais été aussi riches
50:20depuis 2019
50:21oui mais la France déclasse
50:23quand même
50:24relativement aux autres pays
50:25donc en PIB par habitant
50:27il y a ce phénomène
50:30et puis il y a d'autres phénomènes
50:32et notamment en liaison
50:33avec la très faible croissance
50:34les français ont bénéficié
50:36du quoi qu'il en coûte
50:38il ne faut pas se raconter
50:38l'histoire
50:40ils ont transféré
50:41un peu plus d'épargne
50:43d'un côté
50:44main droite
50:44un peu plus de dette
50:46attention
50:46la dette de l'état
50:47c'est la dette des français
50:49donc il ne faut pas
50:49se raconter d'histoire
50:50il y a eu un petit mouvement
50:51et la charge de la dette
50:52c'est les français
50:53qui vont la payer
50:54j'emprunte pour vous
50:55et je vous donne de l'argent
50:56pour favoriser
50:57votre consommation
50:58les chèques
50:59je ne sais pas quoi
50:59les trucs
51:00les machins trucs
51:00etc
51:01bah oui en effet
51:02il y a eu du pouvoir d'achat
51:02en plus
51:03mais il y a de la dette
51:03en plus derrière
51:04et elle se perd à cash
51:05ça c'est la première chose
51:07que je voulais vous dire
51:09mais ensuite
51:12sur cette histoire
51:13d'assurance vie
51:14tout le problème
51:14et Léonidas va dire
51:15la même chose
51:16c'est que ça n'arrive pas
51:16à l'économie productive
51:17vous vous rendez compte
51:19on est dans un pays
51:23dans lequel
51:23on est dans un pays
51:24dans lequel
51:25si vous avez un peu d'argent
51:27et que vous financez
51:29la construction
51:30d'un logement étudiant
51:32d'un logement pour infirmière
51:33d'un logement pour policier
51:35dans votre commune
51:37dans votre truc
51:37vous êtes quand même
51:38deux à trois fois plus fiscalisé
51:39que si vous mettez l'argent
51:40dans de l'assurance vie
51:41pour financer
51:42le déficit public
51:44excusez-moi
51:44j'ai beaucoup de respect
51:45pour le déficit public
51:46mais je pense que l'utilité
51:48de financer
51:49de la construction
51:50de l'investissement
51:51immobilier neuf
51:52j'entends
51:52bas carbone
51:53est quand même
51:55très nettement supérieure
51:56en pouvoir
51:57de déclenchement
51:58d'emploi
51:58de fiscalité aussi
52:00au passage etc
52:00donc moi je crois
52:02et je pourrais dire
52:03la même chose
52:04de financement
52:05de nos industries
52:06on a dû inventer
52:07la BPI
52:08parce que
52:08on manque
52:11de fonds d'investissement
52:13pour financer
52:13notre industrie
52:14donc oui
52:15il y a un challenge
52:16c'est de réorienter
52:17cette immense épargne
52:18et cette immense épargne
52:19excusez-moi
52:20dernière
52:20elle manifeste quand même
52:21l'inquiétude des français
52:22parce que les français
52:23savent très bien
52:24que les retraites
52:25c'est foutu
52:26en plus après
52:28tout comme l'explosion
52:29des plans
52:29n'est pas une retraite
52:30effectivement
52:30et donc évidemment
52:31ils mettent de côté
52:32pour leur vieux jour
52:33les français
52:33oui mais c'est peut-être
52:34Guillaume Patrénal
52:35le moment où nous devons
52:36être capables
52:37de proposer aux français
52:38on n'a pas besoin
52:39d'attendre l'état
52:40parce qu'à chaque fois
52:40qu'on attend l'état
52:41véritablement d'abord
52:42on se trompe
52:43on se trompe
52:44en attendant l'état
52:46après on est déçu
52:47donc n'attendons pas
52:48d'être déçu
52:49faisons le travail nous-mêmes
52:50il y a la nécessité
52:52de mettre en place
52:53les bases
52:53d'une retraite
52:54par capitalisation
52:55ce qui permettra
52:56de prendre
52:57cette manne
52:58pour aller la flécher
52:59vers l'industrie
53:00et donc véritablement
53:02nous devrions
53:03commencer à poser
53:04ces bases-là
53:05et chaque jour
53:07nous attendons
53:08que l'état
53:09ou le politique
53:09le fasse
53:10c'est un jour de perdu
53:11et un jour que nous perdons
53:12parce que véritablement
53:13ça c'est quelque chose
53:14que nous pouvons faire
53:15sans avoir besoin
53:16d'attendre une élection
53:16parce que finalement
53:17ce sont des choix collectifs
53:19on est totalement capable
53:20de le faire
53:21et peut-être que
53:22si on est capable
53:23de mobiliser
53:23sur des positions défensives
53:27l'ensemble du patronat
53:28on est peut-être aussi
53:29capable de mobiliser
53:30l'ensemble des forces patronales
53:31et entrepreneuriales
53:33pour vraiment
53:34aller flécher
53:35cette
53:38il faudrait appeler ça
53:39assurance vie
53:40tirée retraite
53:41parce qu'il n'y a pas grand chose
53:42à changer dans le régime
53:43d'assurance vie
53:44pour en faire un instrument
53:45de capitalisation de la retraite
53:46pas grand chose
53:46un peu de fiscalité
53:48on parle d'une augmentation
53:49de la collecte
53:50sur les unités de compte
53:51donc on rappelle
53:51tout simplement
53:52en assurance vie
53:53vous avez soit de l'obligataire
53:55là
53:55dans la dette
53:56notamment la dette française
53:57bien sûr
53:58et vous avez
53:59des multisupports
54:00ou les unités de compte
54:01où vous avez de l'obligataire
54:02et des actions
54:03donc on est d'accord
54:04que c'est plutôt
54:05une bonne nouvelle
54:06si ça part dans le financement
54:07des entreprises
54:08non mais si ça part
54:09dans le financement
54:09des entreprises
54:10c'est forcément une bonne nouvelle
54:11mais globalement
54:12ce n'est pas suffisamment fléché
54:13ce n'est pas priorisé
54:14ce n'est pas
54:15j'allais dire
54:16il n'y a pas de récit
54:17de la grande aventure
54:19de la réindustrialisation
54:20de notre pays
54:21et je ne sais pas
54:22pourquoi on serait obligé
54:23d'attendre
54:242027
54:25pour que ce récit
54:25soit véritablement
54:27écrit enthousiasmant
54:28j'ai la tendance
54:29à penser
54:30que lorsque la nation
54:32part devant
54:33que les politiques courent
54:34après et pas l'inverse
54:35c'est souvent le cas
54:36développer aussi
54:37une culture
54:37de la prise de risque
54:38dont on pense
54:40qu'elle n'est pas très présente
54:41en France
54:42mais pour que les français
54:43effectivement
54:43investissent plus
54:44dans des produits
54:45plus risqués
54:46et moins en obligatoire
54:47jugé moins risqué
54:49et ça participerait aussi
54:51ou ça pourrait être inclus
54:52dans le débat
54:52sur comment introduire
54:54un élément de retraite
54:55par capitalisation
54:56enfin construire quelque chose
54:57qui aurait une cohérence
55:00et ça permettrait aussi
55:01d'avoir une réorientation
55:03de ce potentiel
55:05de cette manne d'épargne
55:06pour financer plus
55:08tous les secteurs
55:09qui sont en besoin
55:10de financement
55:10reposer moins sur l'Etat
55:11donc il y a quelque chose
55:12d'assez cohérent
55:13un grand chiffre
55:13entre les mains
55:14c'est cette magnifique banque
55:16des entrepreneurs
55:16dont vous êtes issu
55:17et qui est un extraordinaire
55:20accélérateur de notre économie
55:21et je pense que
55:23votre banque a totalement
55:24les moyens
55:25d'être leader
55:25sur un projet
55:26comme celui-là
55:27ah ben voilà
55:27le message est passé
55:28ce sera le mot de la fin
55:29merci beaucoup
55:30Léonidas, Calogéro Poulos
55:32Hélène Beauchamp
55:33et Guillaume Patrinal
55:35pour cette émission
55:36passionnante
55:36disponible en podcast
55:38et replay
55:39tout de suite
55:40c'est tout pour investir
55:42animé par Guillaume Paul
55:44exceptionnellement
55:45ne quittez pas
55:46d'ici quelques minutes
55:48Laure Closier
55:49en direct de Global Industry
55:50interviewa
55:52le ministre de l'économie
55:54et des finances
55:55Roland Lescure
55:55c'est à 11h
55:56en direct
55:57sur BFM Business
55:58quant à moi
55:59je vous retrouve demain
56:00même heure
56:00même endroit
56:0110h
56:01très bonne journée
56:02à tous
56:05les experts
56:07débats et controverses
56:08sur BFM Business
56:093u5
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