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  • il y a 13 heures
Ce lundi 1er juin, Raphaël Legendre a reçu Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, Élizabeth Ducottet, PDG de Thuasne, et François Ecalle, président de Fipeco, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:06BFM Business et la Tribune présente
00:09Les experts, Raphaël Legendre
00:12Allez bonjour à tous, il est 9h passé de 31 minutes, on est en direct sur BFM Business
00:17C'est les experts, on est ensemble pour une heure de débats et de controverses autour de l'actualité économique
00:22du jour
00:22Une économie, une actualité évidemment marquée par Choose France avec cette question
00:27Emmanuel Macron est-il meilleur VRP que gestionnaire ?
00:31Évidemment, c'est la question qu'on va se poser ce matin
00:34Car s'il faut reconnaître un talent au chef de l'Etat, c'est qu'il sait vendre la France
00:41La preuve encore aujourd'hui, avec ce qui ressemble déjà au contrat du siècle
00:46SoftBank annonce 75 milliards d'euros d'investissement dans des data centers et l'intelligence artificielle
00:55Une annonce spectaculaire qui s'annonce aux 87 milliards d'euros de projets dévoilés
01:01Depuis le lancement de Choose France, c'était en 2018
01:06Difficile de nier le succès, mais pendant que le président attire les capitaux étrangers
01:12Les finances publiques se dégradent, la croissance ralentit, la productivité stagne
01:17Et le pays peine toujours à retrouver une trajectoire budgétaire crédible
01:22Alors Emmanuel Macron est-il un excellent vendeur d'attractivité dans un pays qu'il gère moins bien qu'il
01:28ne le promeut ?
01:29C'est le premier débat ce matin avec mes experts
01:32Et puis nous parlerons du SMIC qui augmente encore aujourd'hui
01:35Alors que la productivité française, elle, ne progresse plus, alors est-ce soutenable à long terme ?
01:41Ce sera le deuxième débat
01:42Et puis nous reviendrons aussi sur cette proposition explosive de Pierre Cazeneuve, le député Renaissance
01:47Augmenter de 200 euros le salaire net pour, tenez-vous bien, 15 millions de salariés français
01:55En échange d'une hausse de la TVA, de la CSG et du retour de la taxe d'habitation
02:01De quoi faire sauter trois fois la République ?
02:04On en débattra avec mes experts
02:05Et puis enfin une question qui commence à inquiéter sérieusement les économistes
02:10La France se dirige-t-elle vers une récession technique au moment même
02:14Où se prépare le budget le plus difficile du quinquennat ?
02:18Ce sera le dernier thème des débats ce matin avec mes invités
02:21Allez, il est 9h passée de 33 minutes, c'est les experts, c'est parti !
02:28Et pour parler de ces nombreux sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Elisabeth Ducoté
02:32Bonjour Elisabeth
02:33Bonjour
02:33PDG de Thuane, à vos côtés Léonidas Calogéropoulos
02:37Bonjour Léonidas
02:38Bonjour
02:38PDG de Médiation et Arguments
02:40Et président fondateur des Entrepreneurs pour la République
02:43Et enfin François Eccal, bonjour François
02:45Bonjour
02:45Président aussi fondateur de Fipeco.fr
02:49La Bible sur les finances publiques
02:52Allez consulter Fipeco et les fiches de François, c'est absolument passionnant
02:57Le premier sujet, je l'ai dit, c'est évidemment Choose France qui s'ouvre aujourd'hui
03:01Le dernier d'Emmanuel Macron, le 9ème exercice
03:05Alors l'annonce du jour, c'est évidemment le contrat du siècle, 75 milliards de dollars investis par Softbank notamment
03:14Qui est devenu cette nuit d'ailleurs la première entreprise japonaise, la première capitalisation à passer devant Toyota cette nuit
03:24même
03:24Bref, une pluie de milliards, est-ce que c'est un game changer pour le niveau d'attractivité de la
03:32France ?
03:32Et bien sûr, c'est un élément absolument essentiel, c'est d'abord un investissement d'une taille qui n
03:37'est pas uniquement spectaculaire pour Choose France
03:40C'est par son montant, c'est effectivement un investissement absolument colossal
03:45Et vous savez, il y a les commentateurs, mais qu'est-ce qui fait la valeur même affective d'un
03:51pays ?
03:51C'est là où on entreprend, c'est là où on investit
03:55Il y a plein de gens qui commentent énormément de choses
03:57D'ailleurs, c'est très intéressant de voir quels sont les indicateurs qui ont amené Softbank à investir et à
04:03choisir la France
04:04Il parle de trois indicateurs qui sont très importants
04:07Parce que ce sont autant d'indicateurs que l'on peut, j'allais dire, en même temps
04:12Poiter du doigt pour leur faiblesse ou pour leur force
04:15On parle d'énergie, on a entendu ce qu'il y avait de pire sur la situation énergétique de notre
04:20pays
04:20C'est pourtant l'offre énergétique et la stabilité des prix énergétiques qu'on choisit
04:25J'ouvre une parenthèse, on peut totalement balayer tout le débat autour de
04:29On consomme moins d'électricité aujourd'hui, on n'a pas besoin de PR supplémentaire
04:33C'est totalement malthusien d'avoir un raisonnement comme celui-là
04:38Effectivement, il faut se projeter vers ce dont nous aurons besoin dans les décennies qui viennent
04:44Donc on a cette capacité de produire de l'électricité avec une technologie parfaitement maîtrisée et des coûts stables
04:52On a, c'est extraordinaire, on entend ce qu'il y a de pire sur notre éducation
04:56Et le président de Softbank parle du système éducatif français
05:01Et de l'extraordinaire capacité que nous avons à, entre guillemets, produire des ingénieurs
05:06Et nous avons un grand retard dans les technologies numériques
05:10Et néanmoins, on parle de la capacité de la France à être en pointe sur la tech et sur l
05:17'IA
05:17Et avoir été quelque part en Europe leader sur ces sujets
05:20Donc finalement, il y a les commentateurs et puis il y a ceux qui font
05:24Celui qui investit 75 milliards de ses moyens en France pour tous ces sujets
05:30Je pense qu'il faut l'écouter avec beaucoup d'attention
05:33Elisabeth, du côté, Emmanuel Macron a réussi son pari de l'attractivité
05:36C'est sa grande réussite du double quinquennat, si je puis dire
05:41Je crois qu'effectivement, à chaque fois qu'on entend parler d'un investissement en France
05:44On peut se réjouir
05:45On peut se réjouir parce qu'on fait ça sur un fond dans lequel on voit énormément de choses
05:48Qui sont en train, au contraire, d'être dans une baisse
05:51Et quelquefois dans une difficulté pathétique
05:56Nous qui sommes dans les territoires, nous qui sommes dans l'industrie
05:59Ce que nous voyons autour de nous et ce que nous voyons avec réalisme
06:02Parce que ce n'est pas du négativisme
06:06Mais c'est absolument dramatique en ce moment
06:08Donc chaque fois qu'on entend parler d'un investissement
06:11D'un investissement qui va créer de l'emploi et qui va créer de la valeur ajoutée
06:14Je crois que c'est très important
06:15Je crois qu'il faut à la fois se dire que dans une période comme celle-là
06:18On a à la fois peut-être les meilleurs ingénieurs au monde
06:21On a des ingénieurs d'une qualité incroyable
06:23Qui vont être les acteurs de cette transformation-là
06:25Et nous avons toutes les entreprises besoin de cette transformation
06:28Et à la fois, on n'a jamais eu autant d'incivilité
06:33C'est-à-dire de manque au comportement
06:34C'est-à-dire que ces mêmes jeunes
06:35Et ça, on l'a vu encore ce week-end
06:36Cette même jeunesse, je dirais, à la fois peut être la meilleure et la pire
06:39Donc ça veut dire que quand on a une bonne nouvelle, prenons-la
06:42Mais prenons-la avec tout ce qu'elle nous engage
06:45En particulier pour tout ce qui ne va pas
06:47Et moi je pense bien sûr à tous ces événements pathétiques du week-end
06:53Qui est quand même une grande preuve de décroissance de la civilité
06:58Cyrulnik est en train juste de lancer un livre sur la civilité
07:02Je crois que plus que jamais ce livre-là est important
07:05Plus que jamais je pense à Édouard Morin
07:07Qui a été le grand champion de l'humanisme
07:09L'humanisme va se construire sur des relations
07:11Et ces relations sont dégradées en ce moment
07:13Donc à la fois on a une jeunesse qui est capable d'une grande capacité scientifique
07:16Et à la fois on a dans des lieux vraiment à se refaire
07:21Je dirais, une vraie réflexion sur
07:23Comment va-t-on éduquer notre jeunesse de demain ?
07:25Et ça passe par quoi ça ?
07:26Ça passe certainement par...
07:28L'école, la formation, l'éducation, c'est la faute des parents ?
07:30C'est la faute à tout le monde, c'est la faute à chacun de nous je dirais
07:33Mais effectivement, les relations qui se détruisent, qui se dégradent
07:37L'incapacité aujourd'hui à se traiter les problèmes autrement que par la violence
07:41C'est une très très grande déformation dans ce qu'on peut appeler la civilité
07:45Moi je dirais la citoyenneté, c'est-à-dire la capacité à vivre ensemble
07:49François, on a beaucoup dénoncé les impôts de production ces dernières semaines
07:54Le gel du barème des allégements de charges, etc.
07:56Bref, une fiscalité anti-business si je puis dire
08:00Est-ce que le succès de Choose France et du classement français
08:06Qui reste numéro 1, le pays numéro 1 en Europe pour les investissements étrangers
08:10Ne montre pas qu'on peut avoir une fiscalité élevée et quand même être attractif ?
08:16Alors, il faut s'en féliciter, bien sûr
08:19Il faut quand même aussi faire toujours attention à ces annonces d'investissement
08:23À un horizon indéterminé qui ne se matérialise pas forcément
08:29Là on a 45 milliards, grosso modo
08:31Il y en aura quelques-uns quand même
08:33En 2031
08:35Voilà, les 75 on verra
08:36Voilà
08:38Donc, il faut quand même faire attention
08:41Ensuite, on est quand même dans les...
08:45Il n'est pas anormal qu'on soit le premier pays pour les investissements étrangers
08:49Étant donné qu'on est quand même le deuxième ou le troisième pays
08:52Deuxième de l'Union Européenne
08:54Troisième...
08:55Voilà, ça dépend des années avec le Royaume-Uni
08:57Voilà, donc c'est pas très étonnant
09:01Après, l'envers de la médaille
09:03C'est que si on a besoin...
09:07Le problème, c'est qu'on a besoin d'investissements étrangers
09:09Et si on a besoin d'investissements étrangers
09:12C'est parce qu'on n'a pas assez d'investissements venant de résidents français
09:19Globalement, ça va paraître extraordinaire
09:21Mais globalement, nous avons une épargne qui est insuffisante en France
09:25Par rapport aux investissements que nous faisons
09:27C'est ce que nous dit régulièrement Jean-Marc Daniel
09:28Il n'y a pas assez d'épargne dans ce pays
09:29Alors qu'on a plutôt l'habitude de dire qu'il y a trop d'épargne
09:31Exactement
09:32Mais oui
09:32L'épargne de 19% est très épargne
09:34Mais parce que quand vous dites ça, vous ne pensez qu'à l'épargne des ménages
09:38Oui
09:38Or, ce qui compte dans l'équilibre macro-économique entre épargne et investissement
09:43C'est non seulement l'épargne des ménages
09:45Mais c'est aussi l'épargne des entreprises
09:47Et l'épargne des administrations publiques
09:49L'épargne globale française, c'est ça
09:51Les entreprises n'ont pas assez d'épargne
09:53Par rapport à leurs besoins
09:56Quant aux administrations publiques, elles désépargnent massivement
09:59Et donc globalement, on n'a pas assez d'épargne
10:02Et c'est la traduction
10:03Comptablement, c'est la même chose que le fait qu'on a un déséquilibre
10:08De ce qu'on appelle la balance des paiements courants
10:10C'est-à-dire nos échanges, nos flux d'échanges commerciaux
10:13De biens, de services, de revenus, d'investissement
10:15Sont déséquilibrés depuis 30 ans
10:17Alors parfois, juste à l'équilibre
10:19On est à peu près à l'équilibre
10:21Il y a des années, on est juste à l'équilibre à peu près
10:24Mais globalement, quand même
10:26On est déséquilibrés, c'est la même chose
10:28Et donc on a besoin, dans ces conditions-là
10:30Pour financer ce déséquilibre des paiements courants
10:33Soit on s'endette vis-à-vis de l'extérieur
10:35Ça c'est plutôt les administrations qui s'endettent
10:37Soit on fait appel à des capitaux étrangers
10:39Heureusement qu'on les trouve
10:40Donc ça c'est très bien, on les trouve
10:42Mais on est obligé de faire appel à des capitaux étrangers
10:45Pour financer nos investissements
10:47Donc c'est pas forcément
10:49Une excellente nouvelle
10:50Alors heureusement, pour revenir à la question
10:52On y arrive en effet
10:53Malgré nos impôts de production
10:55Etc
10:57Mais parce qu'en effet
10:58Il n'y a pas que la fiscalité qui compte
11:00C'est vrai
11:01Il y a aussi
11:03On parlait de formation
11:04Bon on a quand même
11:06Jusqu'à présent
11:07Ça va peut-être changer dans le futur
11:08Mais on a une main d'oeuvre relativement qualifiée
11:11On a des infrastructures qui sont plutôt bonnes
11:13Voilà, on a quand même d'autres atouts
11:15Tant mieux
11:15Oui, une mission géographique aussi
11:17C'est vrai qu'on a le reflet de ce slogan de notre président
11:23Du en même temps
11:24On a en même temps le meilleur et en même temps le pire
11:27Mais je trouve intéressant d'avoir le regard d'investisseurs extérieurs sur notre pays
11:32Qui ont le choix finalement
11:35Le choix que souvent nous ne l'avons pas
11:37Nous sommes ici et nous investissons un peu par obligation de proximité
11:42On est choisi
11:43C'est intéressant
11:44Il y a 75 milliards que Softbank veut investir
11:48Ils nous veulent les investir un peu partout sur la planète
11:51Ils choisissent l'Europe et ils choisissent la France
11:53Je trouve que c'est très intéressant quand même de se dire
11:55Vous savez bien, la BPI quand elle investit dans une entreprise
11:58Elle dit je veux d'abord un investisseur privé
12:00Et j'aurai comme cela un indicateur d'un investisseur avisé
12:04Qui viendra me guider dans mes investisseurs en public
12:07C'est finalement un investisseur extérieur plutôt avisé
12:10Qui regarde les contrastes partout
12:12Et qui trouve nos contrastes plutôt intéressants
12:15Je pense qu'il ne faut surtout pas s'endormir sur de l'oreiller de cette nature
12:21Et abandonner le combat sur tous les points de faiblesse que vous avez soulignés
12:26Qui sont des combats absolument essentiels
12:28Ils sont civilisationnels
12:30Mais en revanche
12:32Je pense que nous ne devons absolument pas
12:35Nous dire que notre pays est perdu, que notre pays est désespéré
12:38C'est la question que j'allais vous poser
12:39Est-ce que c'est un signe de réindustrialisation ?
12:42Cet investissement massif
12:44Est-ce que les data centers ne sont pas les nouveaux hauts fourneaux de l'économie française ?
12:48Je voudrais assister sur ce point
12:50Parce que c'est un point de compétitivité de notre pays
12:53D'avoir des infrastructures de cette nature sur l'intelligence artificielle
12:56Et je reviens sur les interventions du président de Southbank
12:59Qui dit effectivement que face à la compétition de pays qui ont des main-d'oeuvre sous-employés
13:07En tous les cas sous-payés
13:10Cette compétitivité coûte sur la main-d'oeuvre
13:13Et bien l'IA et la robotique sont pour nous des armes de défense essentielles
13:17Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas d'emploi derrière
13:22Ce que nous pouvons robotiser dans des usines très modernes
13:26Mais si nous ne le faisons pas
13:28Nous n'aurons même pas les emplois marginaux
13:30Qui peuvent être associés à toute cette technologie qui sera numérisée
13:35C'est vraiment un élément de compétitivité pour la totalité du reste de notre économie
13:40Ça je pense qu'il faut l'avoir à l'esprit
13:41Parce que ce n'est pas juste le maillon des data centers qui est important
13:46C'est tout l'écosystème qui concerne la totalité de l'industrie nationale
13:52Le data center c'est vrai que c'est du béton et des serveurs
13:55Avec assez peu de monde à l'intérieur Elisabeth
13:57Et moi je vous dirais effectivement
13:58C'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un plus l'autre
14:00C'est-à-dire que si on veut que l'industrie devienne compétitive
14:03Se modernise, reste dans la course mondiale
14:06Parce qu'on n'a pas le choix
14:06Si on n'est pas dans la course mondiale, on n'existe plus
14:09Et bien c'est forcément avec l'intelligence artificielle
14:12Avec cette transformation-là dans l'industrie comme ailleurs
14:14Que ça va permettre de se jouer
14:16Donc on se réjouit de l'un plus l'autre
14:18Mais il faut le regarder avec réalisme
14:19Parce qu'effectivement l'industrie ça ne se décrète pas
14:21Il ne suffit pas de faire une grande manifestation pour l'industrie
14:24L'industrie c'est de l'investissement
14:25Et c'est pour ça que je reviens sur ce qui a été dit
14:26Et c'est du long terme
14:28Et l'investissement ça suppose qu'il y ait une capacité d'investissement
14:30Et je reviens à une notion qui est peut-être pas très connue
14:35C'est l'histoire du BFR
14:36Le BFR c'est le besoin de fonds de roulement
14:38C'est-à-dire que nous avons besoin de la trésorerie
14:41Et à un moment où elle a été quand même mise en cause
14:43Qu'est-ce que c'est que la trésorerie d'exploitation ?
14:46Et bien c'est ce besoin financier qui nous permet l'investissement
14:49À un moment où on prend le risque d'investir
14:51Donc voilà je réinsiste sur cette trésorerie d'exploitation
14:55Indispensable aux entreprises
14:56Et qu'il ne faut pas fiscaliser avant même qu'on l'ait
15:00On parlait de compétitivité coût juste à l'instant
15:03François ça nous amène au second débat ce matin
15:06Qui est celui de la hausse du SMIC
15:07Ce matin le SMIC a un coup de pouce
15:102,4% d'augmentation du SMIC
15:12Après une hausse de 1,8% au 1er janvier
15:15C'est automatique
15:16Dès que l'inflation dépasse les 2%
15:18Le SMIC est réindexé
15:19Or l'inflation au glissement annuel est de 2,4%
15:23Effectivement
15:23Le problème c'est que si des années 70 jusqu'aux années 2000
15:28La hausse du salaire minimum était tirée par la productivité
15:31La productivité était supérieure au SMIC
15:33Ça n'est plus le cas depuis un quart de siècle
15:36Est-ce qu'économiquement on peut continuer à augmenter le salaire minimum
15:42Au-delà des gains de productivité François Eccal ?
15:45Alors d'abord quand on compare le SMIC au gain de productivité
15:48Il faut prendre non pas le SMIC en euros
15:51Qui est augmenté mécaniquement avec l'inflation
15:53Mais c'est le pouvoir d'achat du SMIC qui doit être comparé
15:56On rappelle la définition peut-être
15:59Donc le SMIC corrigé
16:01Or le SMIC depuis quelques années
16:03Il suit l'inflation
16:04Enfin mécaniquement
16:05Dès que l'inflation
16:06Il est indexé
16:07Donc le pouvoir d'achat du SMIC en fait n'augmente pas
16:11Il a augmenté dans le passé
16:12Parce qu'on donnait des coups de pouce au SMIC
16:14Et ça en effet
16:16L'erreur je pense qu'on l'a fait dans le passé
16:18Avec beaucoup trop de coups de pouce au SMIC
16:20Qui font qu'aujourd'hui
16:21Le SMIC il est
16:23On a en France un niveau du SMIC
16:25Par rapport au salaire médian ou au salaire moyen
16:28Qui est le plus élevé de l'Union Européenne
16:30J'ai fait le calcul
16:32J'ai fait le calcul
16:32On est à 67,5%
16:34Voilà c'est ça à peu près
16:35Dans les deux ou trois
16:36Enfin s'il nous place au premier ou au deuxième
16:38Est-ce que c'est un niveau raisonnable ?
16:40Non c'est trop
16:41Et le résultat
16:42Alors on a été obligé de compenser ça dans le passé
16:44Parce que ça résulte de l'histoire
16:47Donc essentiellement
16:48Donc on a été obligé de compenser ça dans le passé
16:51Par des allégements de cotisations
16:52Sur les bas salaires
16:53Par les fameux allélements de charges
16:54Et puis au bout d'un certain temps
16:55On finit par ne plus avoir de cotisations
16:58Quasiment plus au niveau du SMIC
17:00Donc il faut
17:01D'où après d'ailleurs les autres débats
17:03Sur comment on fait
17:04Comment on fait pour augmenter le pouvoir d'achat
17:06Au niveau du SMIC
17:07Sans augmenter le coût du travail
17:09Puisqu'il n'y a plus d'allégements possibles
17:11Etc
17:12Donc ça c'est le débat
17:13Donc on a fait une erreur dans le passé
17:16C'est sûr
17:16Qu'on a corrigé
17:18Voilà
17:19Que le SMIC augmente comme l'inflation
17:22Comme il est
17:23On peut dire qu'il est quand même relativement élevé
17:25Peut-être faudrait-il le désindexer
17:28Il y a des débats là-dessus
17:30C'est toujours très difficile à dire
17:31On parle de salaire minimal
17:32Et de gens qui sont payés 1500 euros par mois
17:34C'est assez contradictoire
17:35Avec la suite de notre débat
17:37Qui va être que certains considèrent
17:39Qu'on n'est pas assez
17:40Voilà il y a le pouvoir d'achat
17:41À ce niveau-là
17:42Il n'est pas suffisant
17:44On va rapprocher le net du brut
17:45Pour le coup au SMIC
17:45On y est quasiment
17:46C'est 1500 euros
17:47Après il y a d'autres solutions
17:49Qui est de faire comme ce qu'il existe
17:50Dans certains pays
17:51C'est-à-dire
17:51Parce que le problème
17:52C'est que le pouvoir d'achat du SMIC
17:55Il n'est pas du tout le même
17:56En région parisienne
17:57Et dans certaines régions
18:01On a parlé à un moment
18:02De SMIC régionaux
18:03Donc on pourrait très bien imaginer aussi
18:05D'avoir un SMIC différencié
18:07Par région
18:08Ou différencié
18:09Ou comme ça a été le cas
18:11Dans certains pays
18:12Pendant très longtemps
18:12En Allemagne
18:13Qui étaient laissés
18:14À la discrétion des branches
18:15C'est le cas encore dans d'autres pays
18:17Laissés à la discrétion
18:18Des branches professionnelles
18:19Alors des branches professionnelles
18:20Léonidas
18:21Là il y a 126 branches professionnelles
18:23Qui passent sous le niveau du SMIC
18:25C'est quand même
18:26Ce débat
18:28On sait très bien
18:29Que le fait d'avoir indexé
18:31Le salaire minimum
18:32Sur l'inflation
18:33C'est ce qui crée
18:34La spirale inflationniste
18:36Elle le fait que
18:38J'allais dire alimenter
18:40Ce qu'on appelle
18:41Les effets de second tour
18:42Les effets de second tour
18:44Et le fait que
18:44Dès lors qu'on a rattrapé
18:46Avec le pouvoir d'achat
18:48Sans croissance
18:50De la productivité
18:51Le niveau des prix
18:53Et bien les prix
18:54Ne faut qu'augmenter
18:54Pour s'aligner
18:56Sur l'augmentation
18:57Du pouvoir d'achat
18:57Donc c'est une spirale
18:59Absolument mortifère
19:01Et je ne vois pas
19:02D'autres possibilités
19:04Pour corriger
19:05A la fois pour les salariés
19:07Et pour la préservation
19:09De l'économie
19:09Un équilibre
19:10Que d'aller s'attaquer
19:12Effectivement
19:13Aux charges
19:13Qui pèsent
19:15Sur les salaires
19:15Sauf qu'il n'y en a
19:16Quasiment plus
19:17Léonidas
19:18On est à 4-5 points
19:20Au tour du SMIC
19:20Il y a 250 euros
19:22De charges patronales
19:24Qui restent
19:24Sur le SWIC
19:25Donc la totalité
19:27Des charges salariales
19:28Et des charges
19:29Oui salariales
19:30Ont été supprimées
19:31Il ne reste
19:31Qu'une petite part
19:32De charges patronales
19:33Et cette charge patronale
19:35Elle est probablement
19:36Le réservoir
19:38Sur lequel il est possible
19:40De quelque part
19:42Maintenir un niveau de vie
19:43Acceptable
19:44Pour ceux qui sont au SWIC
19:45Sans pour autant
19:46Relancer la spirale
19:48A l'occasion
19:49Vous me permettrez
19:50De revenir sur un mot
19:51Concernant les datas
19:52De saturn
19:52Je ne veux pas interrompre
19:53Le débat
19:53Elisabeth
19:54C'est vrai que
19:571475 euros
19:58Par mois
19:59C'est
20:01Difficile
20:02De faire moins
20:03Après il y a
20:04Une logique économique
20:05Qui est que
20:06Voilà
20:06Chargé
20:07Super chargé
20:07Pour l'employeur
20:08C'est près de 2000 euros
20:09C'est ça le sujet
20:10C'est-à-dire que
20:10La valeur du travail
20:11Dépasse 2000 euros
20:12Le SMIC
20:13Est devenu
20:14Une espèce de chiffre
20:15Emblématique
20:16Mais le sujet
20:17Ce n'est pas le SMIC
20:17C'est l'ensemble
20:18Des hauteurs de salaire
20:19Chez nous
20:19Il n'y a personne au SMIC
20:20Mais par contre
20:21Le vrai problème
20:22C'est le problème
20:23Des salaires
20:24Vis-à-vis de l'inflation
20:24Et cette maladie inflation
20:26On ne l'a pas connue
20:26Pendant des années
20:27Donc on avait
20:27Une espèce de stabilité
20:29Qui nous mettait
20:29Quand même
20:30Dans une situation
20:30Assez logique
20:32Assez contrôlable
20:33Aujourd'hui
20:34On a cette maladie inflation
20:35Qui revient
20:35Tous les deux ans
20:36Tous les trois ans
20:37Ce qui est absolument dramatique
20:38C'est-à-dire
20:38Cette espèce de course
20:39De l'un par rapport
20:40L'autre
20:45Un endroit
20:45Où les charges sociales
20:46Globalement
20:47Sont les plus lourdes
20:48D'Europe
20:48Et où les aides
20:50Aux charges
20:50Enfin la baisse
20:51Des charges sociales
20:52Viennent annulées
20:53Donc c'est pathétique
20:55Parce que ça met
20:56Les entreprises
20:57Dans une non-compétitivité
20:58C'est ça le sujet
20:59C'est quand on fait
21:00La boucle entière
21:00Où on passe
21:01Bien sûr par le salarié
21:03Où on passe par l'État
21:04Qui donne les niveaux
21:06Et par l'entreprise derrière
21:08On s'aperçoit
21:09Qu'on est dans une situation
21:11De déséquilibre
21:11Parce que l'entreprise
21:12Elle ne peut pas
21:13L'entreprise française
21:14Aujourd'hui
21:15Elle ne peut pas
21:15Assumer plus de charges
21:17Vis-à-vis de ses salariés
21:18Or l'inflation revient
21:19Donc il y a effectivement
21:20Ce grand dilemme
21:21Qui nous revient
21:21Et faisons attention
21:23A ne pas faire
21:24Uniquement le travail
21:25De réflexion sur le SMIC
21:26Mais sur l'ensemble
21:26Mais l'échelle des salariés
21:27Bien sûr
21:27Parce que le problème derrière
21:28C'est la SMIC
21:29Ce qu'on a appelé
21:30La SMIC caratisation
21:31De la société
21:32C'est-à-dire qu'il y a
21:33Un tassement
21:33Vis-à-vis des salaires moyens
21:34On en parlait
21:35Salaire médian
21:36On en parlait
21:37Avec François Eccal
21:38Il y a une minute
21:39Qui est quand même
21:39Extrêmement délétère
21:45Mais le fait est
21:45Qu'il y a un télescopage
21:47Vous avez raison de le rappeler
21:49Entre la nécessité
21:51D'essayer de trouver
21:52Des marges de manœuvre
21:53Avec une gestion des charges
21:55Et le fait que le gouvernement
21:56Prit lui-même en étau
21:58Dans ses contrats budgétaires
22:00Est en train d'annoncer
22:01L'annulation des baisses des charges
22:03On est vraiment dans un moment
22:04Où le risque de dérapage
22:07D'un redémarrage du chômage
22:10Est un risque qui pèse
22:12Très gravement sur notre pays
22:14La seule variable d'ajustement
22:15Qui reste
22:16Avec l'équation
22:17Que vous décrivez très bien
22:19C'est de se séparer
22:20De collaborateurs
22:21Et ça c'est dramatique
22:23C'est ça le risque qui arrive
22:24C'est la montée du chômage
22:25Je crois que oui
22:27Effectivement c'est reparti
22:28Le corollaire c'est ça
22:29Avec un coût du travail
22:30Qui augmente
22:30Si on n'arrive pas
22:31A trouver une création de valeur
22:32Qui soit à la hauteur du salaire
22:33On n'embauche pas
22:34C'est un peu ça
22:36Oui il y a toujours
22:36Ce risque là bien sûr
22:39Si on a créé
22:40Ces allégements de cotisation
22:41Au niveau du SMIC
22:42C'était bien pour favoriser l'emploi
22:45Et ça a marché
22:45Et ça a marché
22:46Et ça a marché
22:47C'était très efficace
22:48Après
22:48Maintenant il faut réfléchir
22:50C'était d'ailleurs le sens
22:51Du rapport Bozio-Vassmer
22:52Oui
22:53Moi j'ai participé
22:55Il y a 30 ans
22:56Aux premiers allégements
22:57De cotisation
22:58Sur les basses salaires
22:59C'est Baladur à l'époque
23:00C'est Baladur qui a commencé
23:01Parce qu'à l'époque
23:02On se disait
23:04Le chômage touche surtout
23:05Les moins qualifiés
23:06Parce que le progrès technique
23:08La concurrence des pays
23:09A bas salaire
23:10Fait que
23:10Voilà
23:11Il y a un fort chômage
23:12Des non qualifiés
23:13On entre dans
23:15Probablement
23:16Maintenant
23:16Dans un mouvement
23:18Dans lequel
23:18On risque d'avoir
23:20Un chômage
23:21Des plus qualifiés
23:22Ça c'est l'intelligence
23:23Artificielle
23:24Etc
23:24Donc comme le disait
23:26Bozio-Vassmer
23:27Il faut peut-être réfléchir
23:28Parce que c'est peut-être
23:29Plus la peine
23:30Aujourd'hui
23:31De cibler
23:33Enfin de concentrer
23:34Toutes ces aides
23:34Ces allégements
23:35Au niveau du SMIC
23:36Peut-être
23:36Faut-il revoir
23:37La pente de ces allégements
23:39En faire peut-être
23:40Moins au niveau du SMIC
23:41Peut-être un peu plus ailleurs
23:42Enfin voilà
23:43En tout cas
23:43Il y a une réflexion à faire
23:44Alors certains disent
23:45Exactement l'inverse
23:46Cher François
23:47C'est-à-dire qu'ils disent
23:47Qu'au-dessus de le SMIC
23:48Ça n'a plus d'effet
23:49Sur l'emploi
23:50C'est le discours que j'avais
23:52Qu'avaient beaucoup d'économistes
23:54Dans le passé
23:55Parce qu'on avait
23:56Un problème de chômage
23:57Des non qualifiés
23:58Etc
23:58Ça n'est peut-être
24:00Plus vrai
24:01Maintenant
24:02Et pour les années
24:03Qui viennent
24:03Donc il faut réfléchir
24:05Ce discours-là
24:05Que j'ai tenu
24:06Pendant
24:06Que je tiens
24:07Depuis 30 ans
24:12Les allégements
24:13Sont plus efficaces
24:14Au niveau du SMIC
24:15Etc
24:16Je connais
24:16Voilà
24:17J'ai toujours raconté ça
24:19J'en suis moins sûr
24:20Enfin peut-être
24:21Aujourd'hui
24:22C'est sans doute vrai
24:23Mais est-ce que ça va être
24:24Encore vrai
24:24Peut-être dans les deux ans
24:26Les trois ans qui viennent
24:27Vu à la vitesse
24:28À laquelle vont
24:29Les mouvements de manœuvre
24:31Liés à l'intelligence artificielle
24:32J'en suis moins sûr
24:33Bon
24:34C'est intéressant
24:35Donc augmenter
24:36Enfin baisser les charges
24:36Sur plutôt les hauts salaires
24:38Si on veut rester dans la compétition
24:39En tous les cas
24:40Les effets budgétaires
24:42Et sur l'ensemble de l'économie
24:44D'un redémarrage
24:46De la croissance du chômage
24:47C'est un désastre collectif
24:49Oui
24:49Donc
24:51Si chacun reconnaît
24:52Et je pense que c'est une logique
24:54Évidente
24:55Qu'on est déjà
24:55En train de voir
24:56À l'œuvre
24:57Que
24:59Tendre la situation
25:00Autour des salaires
25:01Commencer à
25:02Revenir sur les allégements
25:04De charges
25:05Avec ce discours
25:06Sur les cadeaux
25:07Qu'il faudrait retirer
25:08Enfin tout ça
25:08Est absurde
25:10La contrepartie
25:11De tous les allégements
25:12C'était effectivement
25:13La baisse du chômage
25:14C'était l'emploi
25:14Et ça a fonctionné
25:15La totalité
25:16De la remise en cause
25:17De tout cela
25:18C'est le redémarrage
25:18Du chômage
25:19Après je vais être provoque
25:19Mais est-ce que
25:202 milliards
25:21De gel
25:22Sur 73 milliards
25:25D'allègements de charges
25:26Ça va avoir
25:27Le moindre impact
25:28Sur l'emploi
25:30François Eccal
25:31Ça ne se verra sans doute pas
25:32Je rappelle qu'on doit faire
25:33120 milliards d'efforts
25:34Pour stabiliser la dette
25:362 milliards sur 70
25:37C'est sûr que ce n'est pas énorme
25:39Est-ce que ce n'est pas
25:39Politiquement
25:40Elisabeth Ducoté
25:41Un moyen de préparer aussi
25:42Peut-être le gel
25:43Des aides sociales
25:44Indexées aussi
25:45Sur l'inflation
25:46Dans le prochain budget
25:48Ça peut être les prémices
25:50D'une année blanche
25:51Oui
25:51Nous nous sommes
25:53Dans le terrain
25:53Nous sommes à Saint-Etienne
25:54Et on est vraiment
25:56Je dirais
25:56Dans la réalité
25:57Dans le concret
25:58De l'économie
25:59D'une ETI
25:59Eh bien
26:00Toute baisse
26:01Toute amélioration
26:03Je dirais
26:03De la capacité employée
26:05Est bonne
26:05Dès qu'on voit
26:07Les choses s'annuler
26:07C'est quand même
26:08Un très mauvais signe
26:09C'est un signe
26:10Et en même temps
26:11Ça conduit
26:12A des
26:13Je dirais
26:14A moindre
26:15A moindre embauche
26:16Etc
26:17Et n'oublions pas
26:18Vous entendez
26:19Pardon je vous coupe
26:19Oui allez-y
26:20Vous êtes PDG de Twan
26:22Vous entendez
26:23Gel
26:25Des allègements de charges
26:27Entre 1 et 3 SMIC
26:29Vous dites
26:30C'est une mauvaise nouvelle
26:31Non mais est-ce que vous dites
26:32Tout de suite
26:32J'embauche moi
26:34Est-ce que vous réagissez
26:35Immédiatement
26:36Ça nous oblige
26:38Nous-mêmes
26:38A regarder plus
26:40Et à regarder
26:41Sous un angle
26:41Qui est le nôtre
26:42C'est-à-dire l'Europe
26:43Nous nous sommes
26:44Une société européenne
26:45C'est-à-dire que nous avons
26:46Notre propre société
26:47Dans tous les pays d'Europe
26:48Eh bien nous sommes
26:50Européens
26:50Avec la capacité
26:51D'embaucher
26:51Dans des endroits divers
26:52Et dans lesquels
26:53Le niveau scientifique
26:55Le niveau de formation
26:56Le niveau général
26:57Des cadres
26:57Que nous pouvons embaucher
26:58Devenu très bon
26:59Je dirais
27:00Tous les pays de l'Est
27:00Ont fait des énormes efforts
27:02Il y a des universités
27:03Très bonnes
27:03Donc tout ça
27:04C'est un problème
27:05De compétitivité
27:06Où est-ce qu'on va pouvoir
27:07Le plus être
27:08Dans la bataille
27:08Qui s'appelle
27:09La bataille du prix
27:09Qui est une bataille
27:10Qui nous est imposée
27:11Donc toute mauvaise nouvelle
27:13Pour la France
27:14Ou toute mauvaise décision prise
27:17Est une décision
27:18Dans lesquelles
27:18Il y aura un impact
27:19Sur le cas
27:20Et moi j'en suis
27:20Infiniment triste
27:21Quand ça se passe comme ça
27:22Allez
27:23Laurence réagit
27:24Sur mon compte Twitter
27:25Aurobase
27:26Le genre
27:27Pardon
27:27N'hésitez pas
27:28A poser des questions
27:28A réagir
27:30Elle nous dit
27:30Que pour augmenter
27:31Le pouvoir d'achat
27:32Des personnes au SMIC
27:33Il faudrait alléger
27:34Les frais de logement
27:35Et donc arrêter
27:36D'augmenter
27:37Les taxes foncières
27:38Qui ont fortement
27:39Augmenté
27:39A droite
27:40Et à gauche
27:41On va en parler tout à l'heure
27:42Peut-être un retour
27:43De la taxe d'habitation
27:44Donc ça c'est
27:44Pas gagné
27:45Vous souhaitiez dire
27:46Un mot très rapidement
27:47Oui rapidement
27:48Concernant les data centers
27:49Les data centers
27:50Léonidas
27:50C'est aussi
27:51Un gisement
27:53D'innovation
27:54Vous savez que
27:55La principale
27:57Source
27:57De besoins énergétiques
27:58Et de prise d'espace
28:00Des data centers
28:01C'est le refroidissement
28:02Oui
28:02Et donc vous avez
28:03Au tour du refroidissement
28:04Des progrès
28:05Spectaculaires
28:06Qui sont faits
28:07Et notamment en France
28:08Qui permettent de
28:09Comment dirais-je
28:10Midiaturiser
28:11Et rendre beaucoup plus sobre
28:13D'un point de vue énergétique
28:14Les systèmes de refroidissement
28:15Et là
28:16Si on arrive à prendre
28:17Le leadership
28:18Sur ce sujet
28:18Qui est bien entendu
28:20Un sujet mondial
28:21On a des perspectives
28:22Extraordinaire
28:23Et là encore
28:24Pour avoir
28:24La capacité d'innover
28:26Encore faut-il
28:27Que l'on soit
28:27Une guerre de production
28:29Si tous les data centers
28:30Sont fait ailleurs
28:31C'est pas ici
28:32Qu'on fera les innovations
28:33Et bien
28:33On a aujourd'hui
28:35Des boîtes fabuleuses
28:36Qui ont fait
28:37Vraiment des innovations
28:38De rupture
28:39Sur ce domaine
28:40Je pense qu'il faut
28:41Continuer à suivre
28:42Ce secteur
28:43Qui est non seulement
28:44Un secteur d'investissement
28:46Et de préparation
28:46De notre économie
28:47Pour l'avenir
28:47Mais vraiment
28:48Un gisement d'innovation
28:49De rupture
28:50Capitale
28:51Une innovation de rupture
28:52C'est le député
28:53Pierre Cazeneuve
28:54Qui en propose une
28:54Avec sa révolution fiscale
28:56On va en parler
28:56Dans une minute
28:57Après une courte pause
28:58Et puis
28:59On va revoir ensemble
29:00Aussi les derniers indicateurs
29:01De l'INSEE
29:02Publiant fin de semaine dernière
29:03La croissance
29:04N'était pas de zéro
29:05Au premier trimestre
29:05En réalité
29:06L'économie française
29:07C'est contracté
29:08Est-ce qu'on se dirige
29:09Tout droit
29:09Vers une récession technique
29:11Ce sera le dernier thème
29:12Du débat
29:12Ne quittez pas
29:13On revient tout de suite
29:41BFM Business
29:43Fondateur de
29:45Fondateur de FIPECO
29:46Je voulais qu'on se tourne
29:48Vers cette proposition
29:50Publiée
29:51Ce week-end
29:52C'était dans
29:53Le Parisien
29:53Dimanche
29:55Pierre Cazeneuve
29:56Le député
29:56Pierre Cazeneuve
29:57Qui propose
29:58D'augmenter
29:58De 200 euros
30:00Le salaire net
30:01De tenez-vous bien
30:0215 millions
30:03D'actifs
30:04Rien de moins
30:05Alors évidemment
30:06Tout cela coûte
30:07Très cher
30:08Il faut transférer
30:10Le montant
30:10Des cotisations
30:12De tous ces salaires
30:13Pour les basculer
30:15Sur d'autres assiettes
30:16Alors lui
30:16Il va franco
30:18François
30:18C'est
30:20Rétablissement
30:20De la taxe d'habitation
30:21Bim
30:2225 milliards
30:23Augmentation de la TVA
30:24Je ne sais plus
30:25S'il propose
30:25Un ou deux points
30:26Mais le point de TVA
30:27Est à combien
30:2712, 12, 13, 14 milliards
30:29Oui
30:30Et puis une hausse
30:31Équivalente
30:32De la CSG
30:35Bon
30:35On a de quoi faire sauter
30:36Trois fois la République
30:37Avec ça donc
30:38On a beaucoup de propositions
30:40En ce moment
30:40Dans le débat
30:41Présidentiel
30:42Pardon
30:43Sur
30:44Le micro s'envole
30:45Même le micro court
30:46En entendant ses hausses d'impôts
30:47Du type
30:49Soit
30:49Je vais baisser
30:50Les cotisations patronales
30:52D'un côté
30:53Pour baisser le coût du travail
30:54Et augmenter
30:55De l'autre côté
30:56Alors la CSG
30:56La TVA
30:57La taxe d'habitation
30:58Il y a plein de solutions possibles
31:01Soit je vais baisser
31:02Les cotisations salariales
31:04Pour donner du pouvoir d'achat
31:05Aux salariés
31:06Et augmenter en contrepartie
31:07Pareil
31:09Alors la CSG
31:10C'est un peu bizarre
31:10Parce que ça me paraît
31:12Un peu contradictoire
31:13Mais est-ce qu'on va pas baisser
31:15Les cotisations sociales
31:16Pour augmenter la CSG
31:17Je comprends pas bien
31:18Si ça permet de faire payer
31:23Les retraités
31:23Au passage
31:24Bon d'accord
31:26Le problème de tous ces débats
31:28Oui
31:29C'est qu'on a un problème
31:31De finances publiques
31:33Énorme
31:34On a un effort à faire
31:36Qui est de l'ordre
31:37De 80 à 100 milliards
31:38Simplement pour stabiliser
31:41La dette en point de PIB
31:43Or
31:43Toutes ces mesures
31:45C'était plutôt 120 milliards
31:48C'est des approximations
31:50C'est des dizaines de milliards
31:53Un moment où par ailleurs
31:55Il faut augmenter
31:55Les dépenses militaires
31:56Si on veut faire passer
31:58Les dépenses militaires
32:15Que ce soit pour baisser
32:16Les cotisations patronales
32:17Les cotisations salariales
32:19Pour réduire le coût du travail
32:20Voilà
32:21Toutes ces réformes
32:23Elles peuvent avoir un intérêt
32:24Cet intérêt
32:25Il est limité
32:26Typiquement
32:27Baisser les cotisations patronales
32:29Et remplacer ça par la TVA
32:31Ce qu'on appelle
32:31De la TVA sociale
32:32Oui
32:32Et économiquement
32:33C'est la même chose
32:34Qu'une dévaluation
32:35Une dévaluation
32:36Ça marche
32:37Ça marche pas
32:38Ça dépend
32:39Nous la France
32:39A fait beaucoup de dévaluations
32:40Dans l'histoire
32:41Qui n'ont pas servi à grand chose
32:42Il y a des pays
32:43Qui ont fait des dévaluations
32:44Ça a très bien marché
32:45Ça dépend
32:46Des circonstances
32:47Ça dépend de quoi ?
32:48Alors qu'est-ce qui me ferait
32:49Que ça marche ou pas ?
32:50Gabriel Zuckman s'est exprimé
32:51Il est foncièrement contre
32:52Ça va paraître assez contradictoire
32:53Mais pour que ça marche
32:54Il faut quelque part
32:55Que les salariés payent
32:56Donc les dévaluations qui marchent
32:58C'est des dévaluations
32:59Dans lesquelles le pouvoir d'achat baisse
33:00On voit que c'est un peu contradictoire
33:02Avec l'autre idée
33:03Ce que vous nous dites
33:03C'est que ce que le salarié gagne
33:05Il va le dépenser
33:05En tant que consommateur
33:06Je suis en désaccord
33:07Donc au total
33:08Non ce que je voulais dire quand même
33:09C'est que voilà
33:10Donc à supposer même
33:11Que ce soit positif
33:13Les gains sont limités
33:15Et le coût politique
33:16Il est énorme
33:16Parce que si vous prenez la TVA
33:18Si vous dites
33:19Je vais financer ça par la TVA
33:20Pourquoi pas ?
33:21Mais la TVA
33:22Ça a quand même des effets
33:23Un peu anti-distributifs
33:25Elle pèse plus quand même
33:27Sur les...
33:28Les ménagers plus modestes
33:29C'est ce qu'on dit à chaque fois
33:30C'est injuste
33:31Donc c'est un coût politique énorme
33:32Moi je dis
33:33Aujourd'hui
33:33Ce coût politique
33:35Il faut l'utiliser
33:37Si vous avez du capital politique
33:38Il faut l'utiliser
33:39Pour réduire les déficits publics
33:41Donc nous allons probablement
33:42Être obligés
33:43D'augmenter la TVA
33:44C'est bien possible
33:45Parce qu'on n'y arrivera pas
33:46Ces 100 milliards
33:47On ne le fera pas uniquement
33:49Par des économies
33:50Sur les dépenses publiques
33:50Il ne faut pas rêver
33:51Donc on va être obligés
33:53D'augmenter les prélèvements obligatoires
33:54On l'a déjà fait
33:55On a déjà commencé
33:56Mais pour combler
33:56Le trou du déficit
33:57Plus que pour rendre
33:58Du pouvoir d'achat
33:58Et bien donc
33:59On ne peut pas tout faire
34:01On ne pourra pas tout faire
34:02Pardonnez-moi
34:03François Eccal
34:04On laisse terminer François
34:05Et donc
34:06Toutes ces idées
34:08Qu'on a en ce moment
34:09Si on était il y a 30 ans
34:11Si on était à 30 ans
34:12Et qu'on n'avait pas
34:13Ce problème de finance publique
34:14J'aurais dit oui
34:14Aujourd'hui je dis non
34:16Aujourd'hui
34:16On ne peut plus
34:17Malheureusement
34:19Malheureusement
34:19Il va falloir
34:21Priorité au budget
34:22Plutôt qu'au pouvoir d'achat
34:23Je suis en très amical
34:25Radical des accords
34:26Mais radical des accords
34:28Avec François Eccal
34:29Et pardon de vous le dire
34:30Je pense que vos paramètres
34:32De réflexion sont faux
34:34Ils ne sont pas faux
34:35C'est une perspective budgétaire
34:37Sur une situation macroéconomique
34:39Non je pense qu'ils sont faux
34:40Parce qu'ils ne partent pas
34:41D'un élément
34:42Qui devrait quand même nous réunir
34:43C'est comment on crée de la richesse
34:45Et déjà pour réduire nos déficits
34:47Il faudrait qu'on en crée
34:48Il y a deux paramètres
34:49Qui permettent de créer de la richesse
34:50C'est l'investissement
34:52Et l'esprit d'entreprendre
34:53Et c'est le travail
34:54Et le travail dans notre pays
34:56Est véritablement pénalisé
34:58On ne gagne plus
35:00Convenablement sa vie
35:02Avec son travail
35:02Le travail est dévalué
35:04Et la valeur travail
35:05Est en perdition
35:07Parce que la valeur
35:08Accordée au travail
35:09A chuté
35:10Et donc tout cela
35:12Nous le payons
35:13Nous le payons
35:14Par une productivité
35:15Qui est en berne
35:16Et cette productivité
35:17En berne
35:18Pénalise la totalité
35:19De la chaîne de valeur
35:20Pour notre pays
35:21Et ça va bien entendu
35:22Dans les déficits
35:23Donc ce n'est pas simplement
35:24Du bon taux comptable
35:26De savoir si oui ou non
35:27On prend de la TVA
35:29Pour la remettre dans le salaire
35:30Je vous rappelle d'ailleurs
35:32Que lorsque la TVA augmente
35:33Il y a 100 millions
35:34De visiteurs européens
35:36Des touristes
35:37Qui viennent contribuer
35:38Pour leur consommation
35:39A financer notre modèle social
35:42Alors qu'aujourd'hui
35:43Ils ne financent rien
35:44Donc mettre deux points
35:46De TVA
35:47Sur le taux normal
35:49C'est-à-dire non pas
35:50Sur les besoins
35:51Les besoins de première nécessité
35:53Il y a un taux de TVA réduit
35:56Sur les objets de première nécessité
35:57On ne parle pas du 5-5
35:58Qui est le taux réduit
35:59Pour les produits alimentaires
36:01On parle de la totalité
36:02Des autres produits
36:03Qui sont à taux normal
36:04Relever de deux points
36:06Ce taux
36:07Comme tous les pays scandinaves
36:08Qui ont un modèle social
36:09Comme le nôtre
36:10C'est amener de nouvelles ressources
36:13Au financement
36:15De notre système social
36:16C'est redonner du pouvoir d'achat
36:18Aux salariés
36:19Parce que je ne sais pas
36:20Si on a besoin
36:20D'aller chercher 15 millions de salariés
36:22Mais en tous les cas
36:23Ne serait-ce que la moitié
36:25Ça reboosterait le travail
36:26Et ça remettrait au travail
36:28Des gens qui aujourd'hui
36:30Arbitrent plutôt
36:31Pour les revenus
36:32De la solidarité
36:33Et ça remettrait
36:34Notre pays en marche
36:35Donc ce n'est pas
36:36Que des transferts
36:37C'est mettre du carburant
36:39Dans la machine de travail
36:40Dans le travail
36:41Et la machine essentielle
36:42Pour produire de la richesse
36:43Dans notre pays
36:44J'ai redressement
36:45Des comptes publics
36:46A ma gauche
36:48Redressement de
36:49La machine
36:51A créer de la richesse
36:52A ma droite
36:53Peut-être qu'on peut faire les deux
36:55Elisabeth Ducoté
36:55Et vous votre position
36:56Je vais vous donner
36:57Mon expérience
36:58D'entrepreneurs
36:59Et de dirigeants
37:00En entreprise
37:01C'est-à-dire que
37:02L'instabilité fiscale
37:03C'est insupportable
37:05Parce que c'est très coûteux
37:06Pour tout le monde
37:07L'instabilité
37:08L'instabilité fiscale
37:11Elle est extrêmement courteuse
37:12Parce qu'elle oblige
37:13A modifier
37:14A négocier
37:15A reconstruire
37:16Elle prend un temps fou
37:17Est-ce qu'elle est vraiment
37:19Je dirais
37:20Efficace au bout du compte
37:21Moi j'en doute
37:23Si vous voulez
37:23J'ai toujours un peu peur
37:24De ces bonnes idées
37:25Qui viennent de la part
37:26D'esprit
37:27Certainement très éclairés
37:28Sur le plan
37:29D'une mécanique générale
37:30Mais qui n'ont pas mis
37:31Vraiment la réalité
37:32De leur
37:33Je dirais
37:34De leur regard
37:34Sur l'entreprise
37:35Donc vous nous dites
37:35Que vous préférez
37:36Un système imparfait
37:37Mais qu'on connait bien
37:38Dans lequel on a su
37:40Se développer
37:42Plutôt que le grand soir
37:43De changer de règle
37:45Et se dire
37:45Tout d'un coup
37:45On a une bonne idée
37:47Et on va modifier
37:49Le vécu
37:50De la relation
37:51Travail à l'entreprise
37:52Je trouve que c'est très dangereux
37:54C'est très dangereux
37:55Parce que ça amène
37:56Du doute
37:56Ça amène
37:57De la négociation difficile
37:58Ça amène
37:59Au bout
38:00Est-ce que ça amène
38:00Une véritable satisfaction
38:01Je n'en suis pas du tout sûre
38:02Donc moi je suis très très
38:04Très très
38:05J'ai beaucoup de doutes
38:06Par rapport à ces idées
38:07Qui arrivent
38:08De l'extérieur
38:09Et qui ne sont pas venus voir
38:10Comment ça se passe
38:11Dans l'entreprise
38:11Et comment sont réglés
38:13Je dirais
38:14Un groupe de citoyens
38:15Qui vivent ensemble
38:16Dans une entreprise
38:16Première chose
38:17Deuxième chose
38:18L'entreprise ne peut pas
38:19Supporter plus
38:20De charges
38:21Ce n'est pas possible
38:22Et donc c'est autour
38:23Du déficit public
38:25Qu'il faut absolument
38:25Trouver la solution
38:26L'entreprise ne peut plus
38:27Elle assume
38:28Au-delà de ce qui est possible
38:30La charge
38:31De contribution
38:32Bien sûr
38:33Un financement
38:34De notre sécurité
38:34Notre modèle social
38:35Repose sur le travail
38:37Mais aussi dans les territoires
38:38A l'aide
38:39A l'enseignement
38:40A l'aide
38:40Aux scientifiques
38:42Locales
38:42A l'aide
38:43Aux sociales
38:44Locales
38:45L'entreprise
38:46Assume vraiment
38:47Fondamentalement
38:48Ses devoirs
38:49Mais plus
38:50Ce serait trop
38:51J'allais vous demander
38:52François
38:53Ces débats
38:53En fait derrière ça
38:55Il y a les débats
38:55Sur le financement
38:56De la protection sociale
38:57Qu'on a depuis 30 ans
38:58Il y a 30 ans
38:59J'avais participé
39:00A un livre blanc
39:01Sur le financement
39:02De la protection sociale
39:03On avait tous ces débats
39:04Les mêmes
39:04C'était exactement
39:05Les mêmes déjà
39:06Et la conclusion
39:07Vous nous dites qu'on tourne
39:08Gentiment en rond
39:08Depuis 30 ans
39:09Ah bien sûr
39:10On tourne
39:10Enfin
39:11On raconte toujours
39:12Les mêmes histoires
39:12Depuis 30 ans
39:13Il y a 30 ans
39:14La conclusion
39:15Que j'avais réussi
39:16J'avais participé
39:18En tout cas
39:18A ce rapport
39:18Et la conclusion
39:19De ce rapport
39:20C'était
39:21Toutes ces idées
39:22De transferts
39:23En fait
39:23De cotisations sociales
39:25Ou patronales
39:26Vers TV
39:26On avait imaginé
39:27T'as toujours
39:28La valeur ajoutée
39:29Le BE
39:30Le capital
39:31La taxe
39:32Les taxes foncières
39:33On a toutes y patouillées
39:35Tout était passé
39:35La conclusion
39:36C'était
39:37Ça peut avoir un intérêt
39:39Mais le vrai problème
39:40C'est qu'on a
39:41Des dépenses sociales
39:42Qui augmentent plus vite
39:43Que le PIB
39:44On a des dépenses
39:45De retraite
39:45Et de santé
39:46Donc si on n'arrive
39:47Pas à arrêter
39:49Cette augmentation
39:50Des dépenses sociales
39:51Ça ne servira à rien
39:52De toute façon
39:53On sera obligé
39:53D'augmenter
39:54Les prélèvements obligatoires
39:55Donc si vous avez
39:56Un tout petit peu
39:57De capital politique
39:58Aujourd'hui
39:59C'est la réforme
40:00De retraite
40:00Et la réforme
40:01Des dépenses de santé
40:03Donc on joue avec Leonidas
40:04C'est le travail
40:05Encore une fois
40:05C'est le moteur
40:06De la prospérité
40:06Pardonnez-moi François
40:07Mais vous ne pouvez pas dire
40:08Que depuis 20 ans
40:09On a tout essayé
40:10Depuis 20 ans
40:10La TVA sociale
40:11On n'en a pas
40:12Mais on n'y a pas
40:14Touché à ça
40:14L'instant
40:15Mais on a fait
40:15La TVA sociale
40:16Elle existe déjà
40:17Pardonnez-moi
40:17Pour ce qui est
40:18La TVA sociale
40:18Je vous rappelle
40:20Que pour le moment
40:21Le patronat
40:22Est unanime
40:23Et pardonnez-moi
40:24Sur ce point
40:25Le patronat
40:26Est unanime
40:26A défendre
40:27Une TVA sociale
40:28Aujourd'hui
40:28Parce que
40:29Sur la base
40:30De la même analyse
40:31Que si on veut
40:32Être capable
40:32De retirer des charges
40:34Sur le travail
40:35Pour que le travail
40:35Redevienne attractif
40:36Il faut que l'on trouve
40:38D'autres sources
40:38De financement
40:39D'où cette volonté
40:40Du monde patronal
40:42D'aller vers
40:43La TVA sociale
40:44Et pour ce qui est
40:45Du dérapage incontrôlé
40:47De nos dépenses sociales
40:48Elles viennent
40:49En contrepartie
40:51C'est les vases communiquants
40:53Entre le travail
40:54Et les dépenses sociales
40:55Je vous rappelle
40:55Que lorsque l'on ne travaille pas
40:57On vit grâce
40:59A de la dépense sociale
41:00Et donc si on veut
41:01Que le vase
41:02De la dépense sociale
41:03Se vide
41:04Et qu'il aille ailleurs
41:05Il faut qu'il aille
41:06Dans des revenus du travail
41:07Il faut rendre
41:08Le travail plus attractif
41:09Il faut que lorsque
41:10L'on a démarré
41:11Sa vie professionnelle
41:12On ait quelque chose
41:13De radical
41:14Qui ait changé dans sa vie
41:15Que l'on ait de l'espoir
41:16Que l'on ait
41:17Que l'on puisse
41:18Bâtir une famille
41:19Que l'on soit véritablement
41:20Dans un mouvement porteur
41:22Et bien ce mouvement-là
41:23S'est cassé
41:24Dans notre pays
41:25Le travail ne pèle
41:26Plus suffisamment
41:27C'est un élément essentiel
41:29Ce n'est pas comptable
41:30François Eccal
41:31Ce n'est pas comptable
41:32La lutte pour la TVA sociale
41:34C'est véritablement
41:35Pour remettre
41:36J'allais dire
41:38En place
41:39La promesse républicaine
41:41La promesse républicaine
41:42C'est si vous avez fait
41:44De bonnes études
41:45Vous allez avoir
41:46Un bon emploi
41:47Et si vous avez
41:47Un bon emploi
41:48Vous allez avoir
41:49Un bon niveau de vie
41:49Cette promesse-là
41:50Elle est cassée
41:51Il faut la restaurer
41:52François vous disiez
41:53Une chose très intéressante
41:54C'est comme Patrick Martin
41:54La semaine dernière
41:55A Cap et Ame
41:56Au micro de BFM
41:56C'est que la TVA sociale
41:58Existe déjà
41:59Quelque chose
41:59Qu'on n'entend pas souvent
42:00Il dit qu'il y a
42:0150 milliards
42:02De TVA
42:04Sont renvoyés
42:06Répercutés par l'état
42:07Des caisses de sécurité sociale
42:08Et autant d'ailleurs
42:08Aux collectivités locales
42:10Et ça a été fait
42:11En contrepartie
42:12De la création
42:13Du CICE
42:13Puis après
42:14Des allègements de cotisations
42:15Donc
42:16C'est la contrepartie
42:17Oui mais en regardant
42:18Le niveau TVA
42:19Au même niveau
42:20Je vous rappelle
42:20Que dans tous les pays scandinaves
42:22La TVA est à 22 points
42:25On a un à deux points d'écart
42:26Avec la moyenne européenne
42:27Et on est
42:28C'est le seul
42:29Taux
42:30La seule taxe
42:31Sur laquelle la France
42:32N'est pas leader
42:32On est au-dessous de la moyenne
42:34Mais je sais
42:34Donc là on a une petite marge de manœuvre
42:36Je sais mais on a une marge de manœuvre
42:37Pour réduire le déficit
42:38Non mais on a une marge de manœuvre
42:40On est fait sur la TVA
42:42François
42:42François
42:43On est les records
42:45On est les record man
42:46De l'Union Européenne
42:48Pour ce qui est des impôts
42:49Pour tout
42:49Impôts et dépenses
42:51Sur le capital
42:51Oui
42:51En revanche
42:52Pour ce qui est des prélèvements
42:53Sur la consommation
42:54On est dans la moyenne
42:55On est au-dessous de la moyenne
42:57On a voulu être
42:58La TVA
42:58Ou si on rajoute
42:59Parce qu'on a aussi
43:00Beaucoup d'autres impôts
43:01Sur la consommation
43:02On a voulu être
43:03Et donc si on veut réduire le déficit
43:04Je suis d'accord
43:05Il ne faut pas augmenter
43:06Les prélèvements
43:07Sur le travail et le capital
43:08On en a trop déjà
43:09Dans l'absolu
43:10On en a trop
43:11Il reste les prélèvements
43:12Sur la consommation
43:13Elisabeth
43:14On est un pays de consommateurs
43:16Soyons un pays de producteurs
43:17Et mettons notre fiscalité
43:20En adéquation avec ce projet
43:21Oui mais bon
43:22Il y a des contraintes
43:23Contraintes politiques
43:25Majeures
43:25Évidemment
43:27Emmanuel Macron
43:30Pendant ce temps-là
43:31Annonce
43:32Je cherche le chiffre
43:33Des investissements records
43:33Pour 93 milliards d'euros
43:36Alors il faut toujours faire un peu
43:37Il fait monter la mayonnaise
43:39Le président très souvent
43:40Autour de ces chiffres
43:40Mais 93 milliards d'euros
43:43Pour Choose France
43:44Et quand même
43:45On avait commencé
43:46Vous vous souvenez
43:46On a commencé à 3 milliards
43:47En 2018
43:49C'est aussi l'image
43:51D'un monde qui change
43:51Je veux dire
43:52Sur le côté massif
43:54Des investissements
43:55Autour de l'IA
43:56C'est absolument incroyable
43:57Allez il est 10h17
43:59Vous êtes toujours en direct
44:00Sur BFM Business
44:01Il est temps qu'on avance
44:02On parle prospérité
44:04En réalité
44:05Autour de tous ces sujets
44:06L'idée c'est quand même
44:07Comment redresser
44:08L'économie de ce pays
44:09Et en faire un pays
44:10Plus prospère
44:12En attendant
44:13Malheureusement
44:14Les derniers chiffres
44:15Publiés par l'INSEE
44:16C'était en fin de semaine dernière
44:17Ne sont pas très encourageants
44:20On pensait
44:21Que l'économie
44:22Avait stagné
44:23Au premier trimestre
44:24Ça n'a pas été le cas
44:25Ça a reculé
44:26L'économie a contracté
44:27De 0,1%
44:30Et les indicateurs
44:32Au deuxième trimestre
44:32Sont très mauvais
44:33François
44:34Consommation
44:35Inflation
44:36La consommation
44:37S'effondre
44:38Dans l'investissement
44:38Tiens à peu près
44:39Y compris dans l'investissement
44:40Ça c'est plutôt une bonne nouvelle
44:41A souligner
44:42Mais globalement
44:43Est-ce qu'on se dirige
44:45Vers une récession
44:48Technique
44:48On parle de technique
44:49Comme si
44:49Pour se rassurer
44:50Un peu en ce moment
44:51Mais est-ce qu'on se dirige
44:52Vers une récession
44:53C'est possible
44:53Après bon
44:54Entre 0 et moins 0,1
44:55C'est l'épaisseur du trait
44:57Ça se trouve
44:57Les comptes seront révisés
44:59On reviendra à 0
45:00Ou sera moins 0,2
45:01Bon
45:02Mais
45:02Mais
45:04Sur le fond
45:04C'est vrai que la situation
45:06N'est pas bonne
45:06Mais dans tous les pays européens
45:08Ça c'est lié
45:09A l'environnement international
45:11Pour l'essentiel
45:12L'Allemagne vient de diviser par deux
45:14Sa prévision de croissance
45:14Donc récession technique
45:15J'en sais rien
45:16Je ne suis pas macroéconomie
45:17Je ne fais pas d'enquête de conjoncture
45:18Mais ce n'est pas impossible
45:19Oui
45:19C'est-à-dire récession technique
45:21Ça veut dire
45:22Deux trimestres consécutifs
45:24Avec une croissance du PIB négative
45:26C'est possible
45:26Après
45:29Je ne pense pas
45:30Qu'on ait
45:30Une croissance négative
45:32Sur l'ensemble de l'année
45:33En moyenne
45:34Parce qu'on a quand même déjà
45:35Un acquis de croissance
45:36La croissance a été quand même
45:38Relativement forte
45:39A la fin de l'année dernière
45:40Donc ça porte l'ensemble de l'année
45:41Maintenant
45:42On pourrait bien avoir
45:42Une croissance très faible
45:45Pour 2026
45:45Et 2027 aussi
45:47Oui c'est ça
45:47C'est donc de mauvais augures
45:48Pour l'année prochaine en réalité
45:49C'est ça que vous nous dites
45:50C'est de mauvais augures
45:50Pour l'année prochaine bien sûr
45:51C'est donc une campagne présidentielle
45:53Souffle de pression
45:54La croissance internationale
45:55Qui est vraiment
45:58Un coup de massue
45:59Sur la totalité de l'économie
46:02Je ne suis pas très rassuré
46:04Sur ce que sera le deuxième trimestre
46:06Parce que dans le deuxième trimestre
46:07Il y avait un mois de mai
46:08Et le mois de mai
46:09Avec l'ensemble des ponts
46:10Que nous avons eu
46:12C'était un quasi mois d'août
46:14C'est une aberration
46:16Ça peut être bon pour la consommation
46:17Mais avec les prix du pétrole
46:18Ça risque d'être compliqué
46:19C'est une aberration
46:24Vous parliez de courage politique
46:25Une respiration
46:26Non mais ce n'est pas
46:27Une question de respiration
46:28C'est un dommage permanent
46:32Infligé à notre économie
46:33Ce sont des coups de fusil
46:37Qu'on s'envoie dans notre propre pied
46:38C'est épouvantable
46:39Je pense qu'on a tous expérimenté
46:41Ces semaines dans lesquelles
46:43Aucune équipe n'est au complet
46:45Il y a des vacances tournantes
46:47C'est invraisemblable
46:49Un premier trimestre
46:52Qui probablement
46:53A été beaucoup impacté
46:55Par la situation internationale
46:57Et la situation sur le carburant
46:59Les problèmes d'acheminement
47:01De matières premières
47:02Probablement les choses
47:03Vont se corriger
47:04Dans peu de temps
47:05Mais je suis assez pessimiste
47:07Sur le deuxième trimestre
47:08Je pense néanmoins
47:09Que ce que nous venons de décrire
47:12Depuis le début de la matinée
47:13C'est une situation économique
47:15Extrêmement contrastée
47:16De notre pays
47:17Avec des atouts
47:18Qui restent extrêmement importants
47:20Et moi je suis confiant
47:22Sur le fait
47:22Que s'il y a une récession
47:24Elle est purement technique
47:24Elle est conjoncturelle
47:26Et que globalement
47:27Nous avons des projets
47:28D'investissement
47:29Qui sont extraordinaires
47:30Et des innovations
47:30Qui sont très très porteuses
47:32Maintenant
47:34Ça ne nous met pas à l'abri
47:35Du conjoncture international
47:36Qui est vraiment
47:39Au goût
47:39À peu près
47:40Sur tous les voies
47:40Qui dépend évidemment
47:41Du conflit au Moyen-Orient
47:43Sur lequel personne n'a la main
47:45Mais
47:45J'allais dire
47:46J'allais dire
47:46Elisabeth
47:47Ces craintes de récession
47:48On les a
47:48Depuis la dissolution
47:49En réalité
47:51Avant c'était
47:51L'instabilité politique
47:52Et puis finalement
47:53On a vu que l'année dernière
47:54On avait fait un peu mieux
47:55Que prévu
47:56Là on voit
47:57Que l'environnement international
47:58Est très compliqué
47:59Mais est-ce que les entreprises
48:00Le grand talent
48:00Des entreprises
48:01C'est pas de s'adapter
48:03Avec énormément de résilience
48:04Aujourd'hui
48:05Moi je dirais
48:05Plus que les entreprises
48:06Je dirais les collaborateurs
48:08Moi je suis impressionnée
48:09Par la qualité
48:10De résistance
48:11De résilience
48:12De volonté
48:12Et d'engagement
48:13Mais effectivement
48:14Dans un mois de mai
48:14Comme celui qu'on vient de vivre
48:15C'est absurde
48:16Parce que le travail
48:17C'est pas un jour de travail
48:19C'est une suite de choses
48:20Dans laquelle on a une ligne
48:21C'est-à-dire que
48:22Quand on coupe les choses
48:23Ça ne passe plus rien
48:25Un mois dans lequel
48:25On a eu 13 jours travaillés
48:27C'est une absurdité
48:27Mais c'est vrai
48:28Qu'aujourd'hui
48:29Tout ça est très très fragilisé
48:31Parce qu'il y a un concours
48:32De circonstances
48:33Qui est quand même
48:33Cette crise économique
48:37Politique
48:38Très très très grave
48:38Qui fait que par exemple
48:39Nous
48:39Nous avons du mal
48:40Dans nos approvisionnements
48:41Nos approvisionnements
48:42Viennent plus tard
48:43Plus cher
48:44Donc la première chose
48:45Qu'on est obligé
48:45C'est d'augmenter des stocks
48:46Parce que sinon
48:47On ne peut pas tourner
48:48Donc si vous voulez
48:48On est en train d'avoir
48:49Le cumul de choses
48:51Qui sont d'origine variée
48:53Et qui sont plutôt
48:54D'origine de difficultés
48:57Plus nombreuses
48:58Et qui viennent juste après
48:59La hausse par exemple
49:01De toutes nos exportations
49:02Vers les Etats-Unis
49:02Donc ce concours
49:04De circonstances négatives
49:06Effectivement
49:06Fait qu'actuellement
49:07La vie économique
49:07Est très dure
49:08Moi je me réfléchis
49:09Comme entreprise européenne
49:11Et pas seulement française
49:12Parce que je vois
49:13Dans les entreprises
49:14Et c'est toute l'Europe
49:15Qui souffre
49:16Pour le coup
49:17C'est un choc exogène
49:18Cette crise au Moyen-Orient
49:19Dans un certain nombre
49:20Des pays dans lesquels
49:20Nous avons des filiales
49:22Des croissances
49:22Qui sont bonnes
49:23Notre filiale polonaise
49:25Marche très bien
49:26On voit des pays
49:28Qui étaient considérés
49:28Comme des petits pays
49:30Émerger très vite
49:31Et ces anciens pays de l'Est
49:33Qui sont la Roumanie
49:34La République
49:35Ce sont des pays
49:36Dans la vie économique
49:37Actuellement est bonne
49:37Et on voit
49:39Le Portugal marcher bien aussi
49:40Donc c'est vrai
49:40Moi je me réfléchis
49:41En tant qu'européenne
49:42Mais c'est vrai
49:43Que je trouve qu'en France
49:44En ce moment
49:45On sent bien
49:45Qu'il y a une difficulté
49:46Bon
49:46Est-ce qu'il va falloir
49:47Adapter notre trajectoire
49:50Budgétaire
49:50A cette nouvelle donne
49:52Économique
49:52François Eccal
49:53Comment s'annonce
49:54Le PLF 2027
49:56Dans ce contexte ?
49:57Je ne sais pas comment
49:57Yvon le ferait
49:58Mais enfin moi
49:58Ce que j'aurais tendance
49:59A dire
50:00C'est que
50:01Si le ralentissement
50:04De l'activité
50:04Reste limité
50:06Il faut tenir
50:07Les objectifs
50:08De déficit
50:08Notamment le 5 points
50:10De PIB
50:10Pour cette année
50:12Limité ça veut dire quoi ?
50:13C'est 0,1
50:140,2 points ?
50:15Oui voilà
50:15Si on reste
50:16Dans cela
50:17Après si par exemple
50:18Je ne sais pas
50:19La croissance cette année
50:20Devait être zéro
50:22Quand on est face
50:23A une récession
50:24Tous les économistes
50:25Vont dire
50:25C'est pas le moment
50:26De faire
50:27De la consolidation
50:29Budgétaire
50:30Il faut laisser jouer
50:31Les stabilisateurs automatiques
50:32Laissez
50:33Pas forcément
50:34Prendre des mesures
50:35De relance
50:35Dans tous les sens
50:36Mais au moins
50:37Ne pas essayer
50:37De pas non plus
50:38Faire des efforts
50:39Considérables
50:40De retrassement
50:41De ne pas geler
50:41Les minima sociaux
50:42Et se rappeler
50:43Que par exemple
50:43Les règles budgétaires
50:44Européennes
50:45Mettre justement
50:46Mettre justement
50:46Pour cette raison
50:47Beaucoup plus
50:48L'accent
50:49Aujourd'hui
50:50Sur l'évolution
50:51Des dépenses
50:52Pas sur l'objectif
50:53Des objectifs
50:54De déficit
50:54Donc même
50:55Du point de vue
50:56Des règles européennes
50:56Du point de vue
50:57Des marchés
50:58Etc
50:59Dans une situation
51:00Je dirais
51:01De récession
51:02Pour simplifier un peu
51:03Les choses
51:03Dans une situation
51:04De récession
51:04On ne nous en voudra pas
51:06Personne ne nous en voudra
51:07D'abandonner
51:09Nos objectifs
51:09De déficit
51:10À condition
51:11Qu'on tienne
51:12Nos objectifs
51:13D'évolution
51:14Des dépenses
51:14C'est ça
51:15Qui est le plus important
51:16Et donc
51:17Des dépenses sociales
51:18Et donc
51:18Des dépenses sociales
51:19Oui
51:19Et moi
51:20La très grande crainte
51:21Que j'ai
51:22Dans les circonstances économiques
51:24Qui se sont dégradées
51:25C'est que l'on fasse
51:26Des mauvais choix
51:27Et que ces mauvais choix
51:28On ressorte
51:28Un carnet de chèques
51:29Mais que
51:30Ça soit
51:31Des mauvais choix
51:32Qui auraient
51:34Un effet
51:35Sur le chômage
51:36Pour moi
51:37La crainte principale
51:38Que nous avons
51:38À essayer
51:40De traiter
51:41C'est de ne pas
51:42Laisser repartir
51:44La courbe du chômage
51:45Ça entraîne
51:46Automatiquement
51:47Des dépenses sociales
51:48Nouvelles
51:49C'est
51:50Des petites économies
51:52À courte vue
51:53Si ça provoque
51:55Le redémarrage
51:55Du chômage
51:56Et notamment
51:57Sur des mauvaises décisions
51:58Qui pourraient être prises
51:59Sur les allégements
52:00De charges
52:00Ça dégrade ensuite
52:02La totalité
52:03De la trajectoire
52:03Je pense que
52:04S'il y a une chose
52:05Que nous avons pu apprendre
52:06Des crises précédentes
52:07C'est que
52:08Si on
52:10Accule les entreprises
52:11À faire l'arbitrage
52:12Sur l'emploi
52:13C'est absolument
52:14Dévastateur
52:15Pour la totalité
52:16De la chaîne économique
52:17Ensuite
52:17Et donc
52:18Je suis très très
52:19Ça reste le sujet fondamental
52:20Remettre la France
52:21Au travail
52:22C'est remettre
52:39C'est être là aussi
52:39Des petites choses
52:40Que l'on peut corriger
52:41Pour ne surtout pas
52:43Toucher
52:43À ce capital
52:44Que nous avons fini
52:45Par acquérir
52:46Qui est la baisse du chômage
52:48Si on repart vers les 10%
52:49Je crois que c'est
52:50Un désastre collectif
52:51Pour notre pays
52:52Et beaucoup plus
52:53Qu'un désastre budgétaire
52:54Je voulais un dernier mot
52:55François
52:56Sur la loi spéciale
52:57Dont on entend
52:57Beaucoup parler
52:58En ce moment
53:01Pour ou contre
53:02Vous
53:02Une loi spéciale
53:03On rappelle ce que peut être
53:04Une loi spéciale
53:05Pour le budget
53:05Pour ce modo
53:06On gèle tout
53:07On gèle tout
53:24Des quelques économies
53:25À court terme
53:26Sur le budget de l'Etat
53:27Parce que les crédits
53:28Sont gelés
53:29Ça augmente
53:30L'impôt sur le revenu
53:32Parce que le barème
53:33De l'impôt sur le revenu
53:34N'est pas indexé
53:34En revanche
53:35Il ne se passe rien
53:36Sur les dépenses sociales
53:38Puisque
53:39À ce moment là
53:40Le code de la sécurité sociale
53:41S'applique
53:42Et donc
53:42Il y a indexation automatique
53:44Des retraites
53:45En particulier
53:46Donc là ça veut dire
53:46Que les dépenses sociales
53:47Par contre peuvent s'envoler
53:48Surtout si il y a de l'inflation
53:49Voilà
53:50Elles sont indexées
53:50Comme sur l'inflation
53:52Voilà
53:52Donc ça va nous coûter
53:53L'année prochaine
53:53Ça va nous coûter assez cher
53:54Donc ça permet de faire
53:57Quelques petites économies
53:59Mais qui n'ont
54:00Sur le budget de l'Etat
54:01Essentiellement
54:02Uniquement sur le budget
54:03De l'Etat
54:04Mais qui sont
54:05Très faibles
54:06Par rapport à ce qu'il faudrait faire
54:07Voilà
54:07Et donc
54:08Il faudrait mieux avoir
54:09Un vrai budget
54:10Avec de vraies économies
54:11Et une loi de financement
54:13De la sécurité sociale
54:14Avec
54:15Alors
54:16Des indexations
54:17Ou je ne sais pas quoi
54:18Voilà
54:18Des mesures
54:20Sur les dépenses sociales
54:21Donc c'est pas terrible
54:22En plus
54:23Ça entretient l'incertitude
54:25Puisque s'il n'y a pas de budget
54:26On ne sait pas finalement
54:27Les entreprises ne savent pas finalement
54:28Quels impôts
54:29Elles vont devoir payer
54:30Etc
54:31Donc pour les gestionnaires
54:32Des finances publiques
54:33C'est pas bon non plus
54:34Parce qu'ils ne savent pas non plus
54:35Quels crédits ils vont avoir
54:36Etc
54:36Donc c'est pas bon
54:37Maintenant
54:38Moi je suis prêt
54:39À faire le pari
54:40Qu'on va avoir en effet
54:40Une loi budgétaire spéciale
54:41Jusqu'au mois de juillet
54:42Allez le pari est pris
54:43Bon
54:44Et bien rendez-vous
54:44L'année prochaine
54:45Merci à tous les trois
54:47Elisabeth Ducoté
54:48Léonidas Calogero Poulos
54:49C'est François Eccal
54:50Pour cette émission passionnante
54:51Disponible en podcast
54:52Et replay
54:53Tout de suite
54:53C'est R&Défense
54:54Animé par Jean-Baptiste Huet
54:56Quant à nous
54:56On se retrouve demain
54:57Même en même endroit
54:58En direct sur BFM Business
54:599h30
55:00Très bonne journée à tous
55:03Les experts
55:05Débat et controverses
55:06Sur BFM Business
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