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  • il y a 8 heures
Ce jeudi 26 février, Raphaël Legendre a reçu Guillaume Dard, président de Montpensier Arbevel, Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, et Roland Gillet, professeur d'économie financière à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:06BFM Business et la Tribune présente Les Experts, Raphaël Lejean.
00:12Bonjour à tous, bienvenue, il est 9h, il est presque 10h, 3, 2, 1, et il est 10h tout pile.
00:19Bienvenue sur BFM Business, c'est Les Experts.
00:22L'IA va-t-elle tous nous mettre au chômage ? Dans une note d'anticipation très commentée intitulée
00:29« La crise mondiale de l'intelligence en 2028 », l'institut américain Citrini Research a dressé un scénario cauchemardesque
00:39lié à l'impact de l'intelligence artificielle sur le chômage et l'économie américaine.
00:45Que se passerait-il si les 20% des plus riches qui assurent 65% de la consommation aux Etats
00:54-Unis
00:54se retrouvaient au chômage ? Un effondrement selon les auteurs de la note qui fait plutôt froid dans le dos.
01:01Alors intelligence artificielle, pandémie économique ou panacée, ce sera le premier thème des débats avec mes experts aujourd'hui.
01:09Et puis on va revenir sur le report du texte européen sur l'accélération industrielle qui prévoit notamment une sorte
01:16de « By European Act ».
01:18L'idée a fait son chemin dans les capitales européennes et fait plutôt consensus aujourd'hui.
01:22Mais surprise, c'est au sein même de la Commission que ça bloque.
01:26Alors guerre commerciale, faut-il instaurer une préférence européenne ?
01:30Ce sera le deuxième thème des débats aujourd'hui.
01:33Et puis on reviendra sur cette note de Bercy qui a fait beaucoup de bruit.
01:3713 335 foyers imposés à l'impôt pour la fortune immobilière.
01:43Ne paie pas d'impôt sur le revenu.
01:45Est-ce que c'est normal ? On va décrypter ces chiffres ensemble.
01:48Et puis on terminera par la réforme de l'assurance chômage.
01:51Cet accord trouvé entre les partenaires sociaux hier soir sur les ruptures conventionnelles.
01:56Alors est-ce qu'il faut de nouveau tour de vis alors que le chômage repart à la hausse ?
02:01Ce sera le dernier thème des experts.
02:04Voilà, il est 10 heures passées de 1 minute.
02:06Vous êtes en direct sur BFM Business et vous y êtes bien, c'est les experts.
02:09Allez, c'est parti.
02:14Les experts, débats et controverses sur BFM Business.
02:20Et pour parler de ces nombreux sujets divers et variés, tous passionnants,
02:24j'ai le plaisir d'accueillir autour de la table Roland Gillet.
02:27Bonjour Roland.
02:27Bonjour.
02:28Professeur d'économie financière à l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne,
02:33à l'université libre de Bruxelles, conseiller économique dans divers pays.
02:40On va en parler ensemble.
02:42Face à vous, Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business que nous connaissons tous.
02:46Bonjour, re-bonjour Jean-Marc.
02:48Toujours au théâtre de poche ?
02:50Toujours au théâtre de poche, 21h tous les lundis.
02:52Tous les lundis, allez-y.
02:54Est-ce qu'il reste encore des places ? Quasiment plus, faites vite.
02:56Oui, il faut aller assez vite.
02:57Il en reste encore des places, mais il faut quand même aller assez vite.
03:00Bon, la dette, on veut dette.
03:01Et puis, à vos côtés, Jean-Marc Guillaume Dard.
03:03Bonjour Guillaume.
03:04Bonjour.
03:05Président de Montpensierre Brevet, vice-président de l'Association française de gestion financière.
03:10Bienvenue à tous les trois.
03:11On commence tout de suite par l'intelligence artificielle.
03:14Et cette note très commentée.
03:16La crise mondiale de l'intelligence en 2028.
03:21Une note d'anticipation d'un centre que je ne connaissais pas, l'institut américain Citrini Research.
03:28Je vous cite un passage éclairant qui résume un peu l'esprit de cette note.
03:34Il aurait dû être clair dès le départ qu'un seul cluster GPU.
03:41Vous savez, c'est une sorte de data center dans le Dakota du Nord,
03:46générant le rendement précédemment attribué à 10 000 cols blancs du centre-ville de Manhattan
03:51et davantage une pandémie économique qu'une panacée.
03:57Guillaume Dard, est-ce que vous êtes d'accord avec ce message ?
04:01L'IA qui arrive et qui menace les emplois qualifiés, est-il une menace ou une panacée ?
04:08Ce qui est, je cherche le terme, étonnant d'abord, avant d'être préoccupant,
04:14et éventuellement d'être inquiétant,
04:16ce qui est étonnant, c'est la rapidité du changement qui vient de se passer depuis trois semaines.
04:21C'est-à-dire, jusque-là, on regardait le chat de GPT,
04:25on faisait des choses formidables, on avait Mistral,
04:28tout ça était assez sympathique.
04:31Et puis, il y a cette société qui s'appelle Anthropique,
04:35dont on verra ce qu'elle vaudra quand on ne sera vraiment coté.
04:38Qui est dit Claude, le langage, le grand langage Claude.
04:40Voilà, c'est son application, mais la société s'appelle Anthropique,
04:43et puis il y a monsieur et madame Amodei, frères et sœurs,
04:47qui étaient chez OpenAI au départ,
04:49et qui ont lancé Anthropique avec une vision plus organisée,
04:54plus pratique, avec des verticales de métier.
04:58C'est pas davantage B2B, si on résume, c'est ChatGPT pour le grand public,
05:02et Anthropique et Claude, davantage pour le business.
05:06C'est un très beau résumé, je pense que les autres seront vexés que vous disiez ça,
05:10mais ça ressemble à ça.
05:12Et alors là, quand vous entrez dans Claude, c'est un changement complet.
05:16C'est-à-dire que d'abord, il va travailler non-stop,
05:18ça dépend de la version que vous prenez,
05:20mais c'est pas juste, vous faites un petit prompt et puis il vous répond tout de suite.
05:25C'est l'antenne d'un travail,
05:27et ça va modifier complètement le travail d'un analyse financier,
05:35d'un avocat, d'un géomètre, de tout le monde,
05:41d'un agent immobilier,
05:42mais dans des proportions dont on n'a pas idée.
05:44C'est-à-dire qu'il va, tout d'un coup, vous codez tout ça en Python, en COBOL,
05:48et d'ailleurs, c'est pour ça qu'IBM a baissé de 15%
05:52quand ils ont fait une déclaration en disant
05:53« on va programmer en COBOL ».
05:55C'est-à-dire que le changement...
05:57Qui était le logiciel d'IBM, effectivement.
05:59...avec des études, des applications, 15 ans d'expérience,
06:04est remplacé, pas entièrement.
06:06Et c'est ça la question qui se pose.
06:08C'est pour ça que je n'ai pas de jugement,
06:09et qu'on va, comme nous sommes chumpéteriens,
06:12on pense bien que quelque chose va jaillir de tout ça
06:15et que l'espèce humaine va en profiter.
06:18Mais le changement immédiat,
06:22c'est vraiment comme la filature,
06:24comment s'appelait la machine génie,
06:27le spin génie en 1910.
06:30Oui, oui, oui.
06:31La machine textile.
06:33C'est-à-dire que...
06:34Et là, il y a forcément à déclencher...
06:35J'aimerais l'éludite, hein.
06:37On finit par tout casser, attention.
06:38Mais parce que ça multiplie la production par 10.
06:40Donc le scénario fait par Citrini,
06:42il est possible, il est probable,
06:44à moins qu'il y ait une espèce de blocage.
06:46Mais c'est un changement dont j'aimerais bien.
06:48Enfin, c'est pour ça que j'ai insisté auprès de vous
06:50pour qu'on en reparle.
06:52Cloud, anthropique, c'est un changement d'une dimension
06:55qu'on n'a pas vu depuis Excel ou depuis le iPhone.
06:58Sauf que ça s'applique instantanément,
07:00alors que l'effet d'Excel et de l'iPhone,
07:02ça a mis 10 ans à se développer.
07:03Ça a secoué très fort sur les marchés, effectivement.
07:05On a une correction boursière quand même depuis quelques jours.
07:08IBM, donc qui est dit Cobalt,
07:11a perdu 30 milliards en une séance.
07:1313%, ça a été violentissime à l'annonce
07:15des dernières évolutions de Claude.
07:17Mais Salesforce, SAP, Adobe ont tous pris cher,
07:21si je puis me permettre cette expression,
07:23ces derniers jours.
07:25Jean-Marc, est-ce qu'on est à la veille
07:26d'une révolte des néoludites face à l'IA
07:30ou est-ce que c'est une chance pour l'économie ?
07:33Les deux, c'est une chance pour l'économie
07:35et nous allons assister à une révolte des luddites.
07:37Alors, les luddites, historiquement,
07:39il y a tout un tas de papiers là-dessus
07:41qui commencent en disant
07:41les premiers luddites, ça a été les chevaux.
07:43C'est eux qui ont été les premiers concernés
07:45par le pourrait technique.
07:47Ils n'avaient pas la parole, heureusement.
07:49Ensuite, les deuxièmes luddites,
07:50c'était les travailleurs manuels
07:51et on a continué leur révolte
07:53en leur racontant des sornettes.
07:54On leur a dit, on va construire le socialisme,
07:56vous allez avoir des sociétés
07:58où vous serez beaucoup plus heureux et tout ça.
08:00Et donc, on a réussi à avoir
08:02des mouvements de force, de violence.
08:04Je pense que là, maintenant,
08:05on s'attaque aux métiers intellectuels
08:06et donc les luddites vont être dans ce que j'appelle, moi,
08:09la lutte pour maintenir ce que j'appelle
08:11la rente de l'imposture.
08:12On a parlé des analystes financiers,
08:14on a parlé de...
08:15Vous regardez, effectivement,
08:16il y a tout un tas de gens
08:17dont le métier est de donner des interprétations
08:19plus ou moins fallacieuses
08:20sur la situation de l'information
08:22et ces gens-là vont disparaître.
08:24Pas totalement...
08:24Dont les journalistes.
08:25Dont les journalistes.
08:26Je vais abandonner mon poste,
08:28si je comprends bien, cher Jean-Marc.
08:29Non, il faudra être sympathique, beau, drôle et...
08:32Voilà, ce qui va subsister,
08:35ce qui va subsister, c'est...
08:37Le théâtre, le lundi, à 21h,
08:38parce que ça n'a aucune intelligence artificielle.
08:40Et surtout au théâtre de poche.
08:41Voilà, au théâtre de poche.
08:42Mais plus sérieusement,
08:43ce qui va subsister, c'est effectivement...
08:46Récemment, vous avez eu une intervention
08:47d'un certain nombre d'avocats qui ont dit
08:49ce qui va subsister, c'est le pénal pur.
08:52C'est l'audience en pénal,
08:54mais le conseil juridique,
08:55l'intelligence artificielle va le faire.
08:56C'est donc les caractéristiques de l'homme
08:59qui vont continuer à subsister.
09:01Alors, par rapport à ça,
09:02je pense qu'il y a quand même
09:03trois éléments complémentaires
09:04sur lesquels je vous ai insisté.
09:05Le premier, c'est que tous les éléments
09:06de progrès technique et tout ça
09:08auraient été fondés et conduits
09:10à des gains de productivité.
09:11Et donc, par rapport à la note qui est là,
09:13ce que je trouve assez surprenant,
09:14c'est que c'est une note
09:15qui est encore dans un concept
09:16et dans un mode d'organisation intellectuelle
09:18keynésien,
09:19où il faut de la consommation
09:20pour avoir de la croissance.
09:21Alors que même des gens comme Krugman
09:23disent que ce modèle-là
09:24est un modèle qui est périmé
09:26et que le véritable enjeu,
09:27c'est effectivement de reconvertir
09:28des gains de productivité
09:29en pouvoir d'achat.
09:30Et que le pouvoir d'achat
09:32ne passe pas forcément
09:32par le fornisme historique,
09:34c'est-à-dire la hausse des salaires,
09:36mais le pouvoir d'achat
09:36est passé assez souvent
09:37par la baisse des prix.
09:40Et donc, premier élément,
09:41je pense qu'on va vers une société
09:42qui est une société de déflation.
09:44Et donc, tous les gens
09:45qui se sont engagés
09:47dans des procédures
09:48d'accumulation de dettes
09:49vont être confrontés
09:50à un véritable mur,
09:51je pense, aux États.
09:51La deuxième remarque que je ferai,
09:53c'est qu'on va avoir un cumul
09:54à la fois de progrès techniques
09:56considérables
09:57et d'entrer sur le marché du travail
09:58de tous les paysans du tiers monde,
10:00ce que j'appelle
10:00le paysan indien.
10:02Et donc, la déflation
10:03va être encore plus sévère
10:04que ce à quoi on s'attend.
10:06Et le troisième enjeu,
10:07c'est que je pense que le luddite,
10:08pour en revenir au luddite,
10:10sa capacité de nuisance
10:11n'étant plus la force physique,
10:12ça va être la force symbolique,
10:14ça va être un combat idéologique,
10:16politique.
10:17C'est-à-dire qu'on va substituer
10:19à l'émeute
10:20et aux affrontements
10:21dans les rues
10:21qui étaient la caractéristique
10:22des communistes,
10:23les affrontements
10:24dans les médias
10:25et les symboles,
10:27et donc...
10:28C'est le retour
10:29d'Antonio Gramsci,
10:31fondateur du Parti communiste italien,
10:32et donc pour l'hégémonie culturelle.
10:34Voilà, on va passer de Mars
10:35à Gramsci.
10:36On va passer de la lutte
10:37des classes
10:38à la lutte des castes,
10:40à la lutte des gens
10:40qui détiennent un savoir.
10:42Et je pense qu'il va falloir
10:43effectivement aborder le sujet
10:45sur un plan purement des idées
10:46et la médecine, par exemple,
10:48va être attaquée.
10:48Pour l'instant,
10:49la médecine...
10:50Elle ne va pas être attaquée,
10:51elle va disparaître.
10:51Ah non, mais surtout,
10:52il ne faut pas demander à l'IA.
10:54C'est Laurent Alexandre
10:55qui est toujours assez extrême
10:56et qui dit
10:57un arbre de décision,
10:59le médecin,
10:59le meilleur médecin,
11:01au septième arbre de décision,
11:02déjà, il ne suit plus.
11:04L'IA, il peut en faire 27.
11:05Non, mais ce n'est pas
11:06Laurent Alexandre
11:06qui le dit,
11:07c'est Daniel Kahneman
11:08qui a été prix Nobel
11:09d'économie
11:10et qui a interprété
11:11effectivement son prix Nobel
11:13sur le fait que
11:14l'un des atouts
11:15de l'intelligence artificielle,
11:16notamment en médecine,
11:17c'est que si vous allez voir
11:17un médecin à 9h du matin,
11:19vous n'avez pas le même diagnostic
11:20à 5h de l'après-midi
11:21avec les mêmes symptômes.
11:23En revanche,
11:23si vous allez voir
11:24l'intelligence artificielle,
11:25vous avez exactement
11:26le même diagnostic
11:27à 9h et à 17h.
11:29Bon, on demande
11:29ce qui va rester un peu.
11:30Vous pouvez réagir sur Twitter
11:32à la densité des propos
11:34qu'ils ont tenus ce matin.
11:35C'est quand même...
11:36On parle de ce qui va se passer
11:37très vite
11:38dans un avenir très proche.
11:40Comme Nicolas, par exemple,
11:41qui nous écoute
11:42depuis la Belgique
11:43et qui vous salue,
11:44Roland-Gilet,
11:45et qui se demande
11:46s'il ne pouvait pas donner
11:47si vous, cher Roland,
11:49ne pouviez pas donner
11:49des conseils
11:50au gouvernement belge
11:51qui a beaucoup de mal
11:52à faire des budgets convenables.
11:54Donc, bon.
11:56Roland-Gilet,
11:57le message est passé,
11:58cher Nicolas.
11:59Et merci de votre écoute fidèle.
12:01Je reviens
12:02à notre sujet
12:04intelligence artificielle.
12:06Bon, Jean-Marc a dit...
12:08Est-ce que je peux dire une bêtise ?
12:09Beaucoup de choses.
12:09On peut toujours commencer
12:10par des bêtises.
12:11Je vais dire,
12:12c'est quand même fort
12:12que ce soit deux Français
12:13qui me disent
12:14sur le budget belge
12:15comment il faut arriver
12:16à en avoir.
12:16Ah, ben voilà.
12:17On n'a pas encore parlé.
12:18On n'a rien dit,
12:19c'est Nicolas qui réagit.
12:22Je vous remercie.
12:23Nicolas Kippé aussi, en fait.
12:25Je crois que Nicolas
12:26nous écoute
12:27depuis la Belgique.
12:28Voilà.
12:29Également.
12:29Sur l'intelligence artificielle,
12:31Charles.
12:31Là, quand même,
12:32cette idée
12:33qu'on rentre
12:34dans une période
12:36déflationniste,
12:36c'est une idée...
12:37On en parle beaucoup
12:38avec Jean-Marc Daniel
12:38pour tout vous dire
12:40autour de la machine à café
12:41qui est notamment
12:42qui vient de la Banque mondiale,
12:43de rapports
12:43de la Banque mondiale,
12:45du FMI.
12:47Peut-être que vous souhaitiez
12:48nous en parler,
12:48d'ailleurs Roland,
12:49mais qu'est-ce que ça veut dire
12:50très concrètement ?
12:51Est-ce que c'est
12:53une bonne,
12:53une mauvaise nouvelle ?
12:55Qui est en danger ?
12:56Jean-Marc nous dit
12:57ceux qui sont
12:57les plus endettés.
12:58Il y a les États,
12:59il y a aussi peut-être
13:00certains ménages,
13:01mais c'est aussi
13:01du gain de pouvoir d'achat.
13:03Oui.
13:03D'abord,
13:04par rapport à ce qui a été dit,
13:06forcément que je rejoins
13:07les deux opinions
13:08sur le point de dire
13:09que ça va faire
13:10des bouleversements,
13:11mais j'entends des gens
13:12qui sont dans des secteurs
13:13spécialisés
13:14de ce qu'on pourra faire
13:14avec l'intelligence artificielle
13:15en dehors de constater
13:16qu'elle va très vite.
13:18Il y a des choses
13:18qui sont probablement
13:20nettement meilleures
13:20que le cerveau humain
13:21peut le faire.
13:22Par exemple,
13:22des diagnostics en médecine,
13:24prendre quelqu'un
13:24comme un scénolo
13:25qui ne verra pas aussi bien
13:26qu'un échantillon
13:28fait sur 180 millions
13:29de milliards de personnes,
13:30ça c'est sûr,
13:31mais il reste quand même
13:32que pour la prescription,
13:34le cerveau humain
13:35peut encore faire des choses
13:36pour le moment
13:36qui sont différentes
13:37que ce que fait un robot.
13:39Je discutais avec un pilote d'avion
13:40qui est instructeur,
13:41il me disait la même chose,
13:42il me dit Roland,
13:42moi si tu me demandes demain
13:43de monter dans un avion
13:44et de l'intelligence artificielle,
13:45on en a déjà,
13:46elle sera encore plus poussée
13:47et ainsi de suite.
13:48Mais la réaction d'un homme
13:49en émotivité
13:50peut être dramatique parfois,
13:51mais elle peut aussi sauver
13:53quand on fait quelque chose
13:54et il y a eu des exemples
13:55dans l'aviation notamment
13:57où c'est le fait
13:58que la personne savait
13:58qu'elle risquait sa vie,
13:59un ordinateur ne risque jamais sa vie
14:01qui a fait qu'il a fait quelque chose
14:02pour se sauver.
14:03Lui, il a sauvé aussi les gens derrière.
14:04Donc, il y a plein de choses
14:05où on va voir
14:06comment on peut l'utiliser,
14:07ça va pouvoir nous aider,
14:08mais dire tout de suite.
14:09Et c'est vrai qu'il y a des risques
14:10et on ne sait pas
14:11jusqu'où on va pouvoir aller.
14:13Il y a quand même une chose
14:14qui est quand même très différente.
14:15Deuxième chose aussi,
14:16c'est si vous prenez quelqu'un
14:16comme Steve Wozniak,
14:17c'est quand même celui
14:18qui a inventé chez Apple
14:20le système des fenêtres
14:22intégré dans le logiciel de base.
14:24Qu'est-ce qu'il disait
14:24encore il n'y a pas si longtemps ?
14:25Aujourd'hui, il est un peu malade.
14:27Malade, j'entends.
14:28Maladie, pas par rapport au cerveau,
14:30mais il est toujours
14:31dans le mot intelligence artificielle
14:33et il parle derrière
14:34d'intelligence humaine.
14:35Il y a plus d'artificiel
14:36que d'intelligence.
14:37Donc, c'est autre chose.
14:38Donc, de voir comment on peut
14:39un jour, dans la rationalité,
14:41et on a rappelé des exemples tous
14:42où c'est sûr que ça va faire
14:44des tas de gens
14:45qui vont se retrouver
14:46à ne plus faire cette partie du travail,
14:49ça va peut-être créer aussi
14:50de l'innovation
14:51et qu'on va aller beaucoup plus loin
14:52que ce qu'on allait avant.
14:53Donc, je pense qu'aujourd'hui,
14:54on est tous les trois
14:54dans l'expectative
14:56et il y aura toujours
14:56des alarmistes dans un sens.
14:58Je vous avoue qu'en Europe,
14:59nous, de toute façon,
14:59on est en train de régler
15:00le problème autrement
15:01par la régulation.
15:02C'est-à-dire que nous,
15:02avant qu'on ait des champions,
15:04on s'arrange déjà
15:04pour éviter qu'on en ait
15:06parfois parce qu'on a peur.
15:07Oui, mais c'est un modèle
15:07de développement lié à...
15:09Et je ne dis pas non plus
15:10qu'on a tort...
15:10Avec des valeurs, d'ailleurs.
15:11Vous voyez, on le dit tous les trois.
15:12Je ne dis pas qu'on a tort
15:13d'avoir peur,
15:14mais si on casse déjà le jouet
15:23de l'accélération du 1er mois.
15:24Au fond, ça commence,
15:26on commence à percevoir ça
15:27en novembre 22.
15:28On regarde, moi,
15:29je regarde tout de suite.
15:30Bon, on voit que ça peut servir
15:32à beaucoup de choses,
15:32mais ça ne bouleverse pas tout.
15:34Et là, maintenant,
15:36ça veut dire...
15:37Une appropriation de l'IA
15:39dans le tissu économique.
15:41Je ne sais pas, c'est...
15:44Un jeune cap de chez Revolut
15:48hier soir qui, tout d'un coup,
15:51avec Claude,
15:51a fait 40 applications Excel
15:54en une demi-heure
15:55qui faisaient son job
15:56où il avait deux...
15:57Et auparavant,
15:58ça lui prenait deux mois
15:59à régler tout ça.
16:00Et encore, je simplifie
16:01pour que vous compreniez.
16:02C'est-à-dire que c'est une accélération
16:04de productivité
16:04comme on en a vu
16:06probablement avec la mule génieuse.
16:09Et c'est ça...
16:10Et ça,
16:11toutes les réflexions
16:12qu'on a tous les trois,
16:13moi compris,
16:14c'était de la bonne généralité.
16:16Moi, si je vous écoute,
16:17j'entends un avenir prospère
16:18quand j'entends ça.
16:19C'est choum pétérien,
16:20ça valait bien.
16:21Et comme en même temps,
16:21il va falloir beaucoup d'énergie,
16:23c'est que, bien sûr,
16:24c'est déflationniste,
16:25mais entre les deux,
16:26on a un problème de métaux.
16:27C'est-à-dire qu'on peut avoir
16:28le pire des scénarios,
16:29Jean-Marc.
16:29C'est-à-dire qu'en plus,
16:30on peut avoir des montées
16:30qui ne sont pas de l'inflation,
16:32comme tu dis,
16:32mais des montées de prix relatifs
16:34sur l'énergie
16:35qui désorganisent
16:36dans ce cadre déflationniste.
16:38Oui, je suis assez d'accord
16:39qu'il y aura,
16:39sur le plan de l'énergie,
16:41une montée des prix de l'énergie.
16:43Et le coût de l'énergie
16:44va réaugmenter relativement,
16:46mais dans des proportions
16:47de la même nature
16:49que des chocs pétroliers
16:50qui ont été, finalement,
16:51assez vite digérés.
16:52Ce qui va manquer,
16:53c'est de l'électricité.
16:55Et donc, on le voit déjà,
16:56il y a des prévisions
16:56qui sont faites par,
16:58toujours pareil,
16:58par la Banque mondiale
16:59sur le prix de l'uranium.
17:01C'est-à-dire que l'électricité,
17:03ça va être de plus en plus
17:04maintenant de l'uranium.
17:05Enfin, le débat,
17:05Jean-Marc, actuellement en France
17:06autour de la PTE,
17:08c'est qu'on produit trop
17:09et que la consommation...
17:11Oui, oui, oui.
17:12C'est parce qu'on n'a pas
17:14les data centers.
17:15C'est absolument inconférenciable.
17:17C'est courte vue.
17:18Non, mais c'est pire que ça.
17:19Ça veut dire qu'on est
17:20un pays du tiers-monde, quoi.
17:21Jean-Marc Daniel.
17:22Oui, et donc,
17:22on va avoir besoin d'électricité.
17:24La question, c'est de savoir
17:25effectivement comment
17:25on va réaliser cette électricité.
17:27Est-ce que ce sera de l'uranium
17:28ou est-ce que ce sera du soleil ?
17:29Moi, j'avais écrit un livre
17:31qui s'appelait
17:31Redécouvrir les Physiocates
17:32et je rappelais que d'Alembert
17:34disait à Mirabeau,
17:35le père du révolutionnaire,
17:36Mirabeau lui dit
17:36l'avenir, c'est le soleil,
17:38l'énergie, c'est le soleil.
17:39On ne sait utiliser
17:40que le soleil d'hier
17:41qui est le charbon
17:41ou le soleil de demain
17:42qui est l'agriculture
17:43et d'Alembert lui dit
17:44avant la fin du siècle,
17:45nous saurons utiliser
17:46le soleil d'aujourd'hui.
17:48Sauf que d'Alembert...
17:49Et donc,
17:49Réme Neuf sous le soleil.
17:51Il disait ça au 18e siècle.
17:53La fin du 18e siècle,
17:54on n'avait toujours pas
17:55le soleil d'aujourd'hui.
17:56Du 19e siècle,
17:57toujours pas.
17:5820e siècle,
17:58toujours pas.
17:59Donc, je ne sais pas
17:59si au 21e siècle,
18:01c'est un des vrais paris.
18:02Est-ce qu'on aura
18:03véritablement une capacité ?
18:04Parce que le soleil
18:06comme source d'énergie,
18:10il y en a qui pensent beaucoup,
18:11c'est Elon Musk.
18:13Je pense qu'effectivement,
18:14il va y avoir une pression
18:15sur le coût de l'énergie.
18:17Mais quand on regarde
18:18historiquement,
18:19effectivement,
18:19les périodes de déflation
18:21sont quand même des périodes
18:22de gains de productivité
18:23convertis en baisse des salaires.
18:25Et ces gains de productivité,
18:26je maintiens,
18:27ils vont être doublement importants
18:29parce qu'il y aura,
18:29un, les gains de productivité
18:31liés à l'intelligence artificielle
18:32et les gains de productivité
18:34liés à l'exode rural
18:35du tiers-monde.
18:36Or, ce qui s'est passé,
18:37on parlait du Royaume-Uni,
18:38ce qui s'est passé
18:39dans les années 1820-1830
18:41au Royaume-Uni,
18:42ça a été effectivement
18:43les gains de productivité
18:44technologique
18:44qui ont suscité
18:45les luddites dans le textile
18:47et l'exode rural colossal
18:49qui a été tellement important
18:50qu'il a fallu exporter
18:52une partie de la population.
18:53Le Royaume-Uni,
18:54qui était quand même
18:54la première puissance économique
18:55de l'époque,
18:56qui était en situation
18:57quasiment davantage absolue,
18:58c'est-à-dire
18:59qui prétendait être capable
19:00de fournir tout ce dont
19:02avait besoin le reste du monde,
19:03n'arrivait pas à employer
19:04tous ses salariés,
19:05tous ses hommes
19:06et donc les envoyer
19:07aux États-Unis.
19:07Donc je pense qu'effectivement
19:09il va y avoir un choc
19:10qui sera un choc
19:11sur les prix,
19:12c'est-à-dire que la baisse
19:13du coût du travail
19:14va être colossale
19:15et donc pour moi
19:16l'enjeu indépendamment
19:17des problèmes,
19:18ça va être sur le plan
19:19strictement économique
19:20qu'on va rentrer
19:21dans une période
19:22de déflation,
19:23que cette période
19:24de déflation
19:24n'est pas forcément négative
19:25sur le plan économique
19:26parce que la déflation
19:27c'est le pouvoir d'agent,
19:28mais c'est négatif
19:29pour les gens
19:29qui sont endettés.
19:31Est-ce que c'est une ère
19:32de prospérité ou pas ?
19:34Car c'est ça
19:34qui compte au final.
19:35L'économie,
19:36c'est de l'énergie transformée,
19:38on vient de le rappeler,
19:38c'est le charbon anglais
19:39au 19ème,
19:40c'est le pétrole saoudien
19:41au 20ème
19:42et c'est l'uranium
19:43d'une certaine façon.
19:44Mais la loi de Kardashev
19:48que connaît très bien Jean-Marc,
19:51c'est une civilisation
19:52est développée
19:52quand elle utilise
19:53toute l'énergie
19:54de son étoile,
19:55donc le soleil
19:55et on en utilise
19:56un demi milliardième.
19:58Alors on ne va pas
19:59y aller tout de suite,
20:00mais ce que Musk,
20:01Raphaël,
20:01vous venez de le citer,
20:02qu'est-ce que dit Musk ?
20:03Il dit qu'il faut qu'on
20:04mette les data centers
20:05dans l'espace
20:06parce que là,
20:08c'est beaucoup plus efficient,
20:09c'est cinq fois plus efficient
20:10le solaire,
20:11il n'y a pas de problème
20:11d'eau,
20:12de refroidissement.
20:13Alors évidemment,
20:14comme il était en face
20:15de quelqu'un
20:16qui s'est compté,
20:17il lui a dit
20:17bon,
20:17alors ça fait combien
20:18de fusées ?
20:19Il dit,
20:20bon,
20:20c'est pas compliqué,
20:21c'est une fusée
20:22toutes les heures
20:22qui part pour emmener
20:23le matériel là-haut.
20:24Il dit,
20:25mais ça coûte cher ?
20:26Il dit,
20:27800 milliards,
20:28mais c'est tout ce que
20:29les entreprises européennes
20:31empruntent par an,
20:31ben c'est pas grave,
20:32on y arrivera,
20:33c'est que des goulots
20:33d'étenduement.
20:34Donc,
20:35on a ce monde
20:35qui se dessine,
20:36ça va toujours plus lentement
20:38qu'on ne le croit
20:39et il rajoute les humanoïdes.
20:40Mais on est dans un...
20:42Ce que je voulais dire
20:43au début de cette discussion,
20:44c'est que Claude,
20:45Anthropique,
20:46c'est le plus gros changement
20:47qu'on vient de voir
20:48de façon concrète
20:50dans l'intelligence artificielle
20:52qui était un peu,
20:53pour l'instant,
20:53un peu générique.
20:54Je ne suis toujours pas au clair
20:56sur le fait de savoir
20:57si on va vers une ère
20:58de la prospérité
20:59ou par l'angile.
21:00Ça dépendra aussi
21:01de ce qu'on va faire
21:01avec l'intelligence artificielle
21:03et de ce qui va se dégager
21:04comme énergie
21:05qui se faisait.
21:06Prenons par exemple
21:06des gens
21:07avec qui j'ai profond respect,
21:09avec qui je travaille aussi,
21:10qui font,
21:10quand on fait des études,
21:12qu'elles soient scientifiques
21:13ou autres,
21:13mais des études empiriques,
21:14on doit malaxer
21:15beaucoup de données,
21:16ça prend du temps
21:16et ainsi de suite.
21:17Ces gens-là,
21:18ils ont les capacités,
21:19comme je pense les ai également,
21:20de faire autre chose,
21:21mais on est obligé
21:21quand même d'aller faire.
21:22Avant,
21:23on devait même aller
21:23les chercher à la main,
21:24enfin,
21:24ça voyait un petit peu
21:24le temps qu'on perdait.
21:25Aujourd'hui,
21:25on ne devait jamais plus faire ça.
21:26Maintenant,
21:27on va avoir des systèmes
21:27où on va pouvoir le faire
21:28encore plus vite.
21:29C'est bien que pendant ce temps-là,
21:30on ne va pas se dire
21:30OK,
21:32puisque ça va plus vite,
21:33je vais aller jouer
21:34une partie de tennis.
21:35Non.
21:35Donc,
21:35ça veut dire qu'il va y avoir
21:36des déplacements.
21:37Et donc,
21:38je pense que c'est aller vite
21:39en besogne de dire
21:39oui,
21:40mais donc tous ces gens-là,
21:41boum.
21:41Ils n'iront pas au chômage
21:42les énergies pour être déplacées.
21:45Il y a une étude de McKinsey
21:46qui vient de sortir,
21:46alors ça vaut ce que ça vaut,
21:47mais ils disent eux
21:48qu'ils pensent qu'en 2100,
21:512130,
21:52c'est l'ordre de grandeur,
21:53les gens vivront beaucoup mieux
21:54sur Terre,
21:55contrairement à ce qu'on veut dire,
21:56parce que justement,
21:58grâce à tout ce qu'on va avoir
21:59comme gars de productivité,
22:00tout l'essentiel
22:01ne coûtera presque plus rien.
22:02Et donc,
22:03tout le monde sera plus heureux
22:04et ça ne met pas en cause.
22:05une erreur de prospérité.
22:06Exactement.
22:06Mais donc,
22:07ça veut dire
22:07qu'on n'est pas nécessairement,
22:09Jean-Marc l'a rappelé,
22:10dans une phase
22:11où c'est la fin du monde.
22:11Parce qu'il y a des gens
22:16qui sont incroyables,
22:18le moment difficile,
22:19le 19ème siècle,
22:20c'est ce qui a changé
22:21le destin d'humanité,
22:23la pauvreté était abominable
22:24en 1800 globalement
22:25dans le monde,
22:27la situation globale,
22:28en tout cas dans la partie occidentale,
22:30est bien meilleure en 1900,
22:32mais entre les deux,
22:33je n'ai pas besoin
22:33de vous relire Dickens
22:34de A à Z.
22:35Et il y a quand même
22:35un point aussi,
22:36il y a quand même
22:37des gens qui sont bien formés
22:38et qui ont aussi un col blanc,
22:40il y a ceux qu'on peut penser
22:41qu'on va pouvoir remplacer,
22:42mais tous ceux qui,
22:43eux,
22:43vont être non pas remplacés,
22:45mais vont avoir
22:46l'intelligence artificielle
22:49à disposition
22:49et ses développements
22:50vont pouvoir aussi
22:52faire autre chose
22:52et s'en servir encore mieux.
22:54Donc clairement,
22:55ces gens intelligents
22:56qui étaient pris
22:56dans leur quotidien
22:57par des choses
22:58ou surveillance
22:59ou vérification
23:00et ainsi de suite,
23:01si ici,
23:02dans les modèles,
23:03on a abandonné,
23:04parce que c'est un peu
23:04comme la blockchain,
23:05il y aura sûrement des bugs
23:06à certains moments,
23:07mais quand ça marchera bien,
23:08on aura des tâches
23:09qu'on ne fera plus,
23:09ça permet de faire autre chose
23:11qui intellectuellement
23:12permet d'aboutir peut-être
23:13à d'autres succès.
23:14C'est ce qu'on espère.
23:15Mais oui,
23:15mais c'est pas sûr.
23:18Mais non,
23:19le pas sûr,
23:20c'est tout.
23:20Mais tu sais comment,
23:22Guillaume ?
23:22On laisse finir, Roland.
23:23Mais il y a au moins
23:24quelque chose
23:24que je trouve
23:25sur le pas sûr.
23:26Si chaque fois
23:26on est dans le pas sûr
23:27quand on a quelque chose
23:28qui est une révolution
23:29et qui permet quand même,
23:31allez,
23:31prenons quelqu'un
23:31qui est malade aujourd'hui,
23:33sur le plan du diagnostic,
23:34si effectivement
23:35ça peut être mieux,
23:36on ne va quand même pas dire
23:36oui,
23:37mais ça va créer
23:37ceci.
23:37Les progrès sont extraordinaires.
23:38D'accord, Roland,
23:39moi je ne veux pas l'interdire.
23:40Je dis simplement
23:41ce qui est très difficile
23:42de déterminer
23:43la longueur
23:43et la difficulté
23:44de la phase de transition.
23:45Oui, c'est vrai.
23:46Mais imaginons,
23:46même sur ce volet-là,
23:47et je répète,
23:48je ne suis pas médecin,
23:48mais j'entends un peu
23:49les débats,
23:49je les écoute tout simplement,
23:51mais si on améliore
23:52en plus la qualité
23:53de la médecine
23:53qui permet des diagnostics
23:55précoces,
23:55qui font que les gens
23:56restent en meilleure santé,
23:57ainsi de suite,
23:57ça va régler aussi
23:58d'autres problèmes
23:59sur le plan
24:00de la sécurité sociale notamment.
24:01Je sais qu'en France,
24:02c'est quand même un budget
24:03qui a plutôt tendance
24:04à augmenter
24:04qu'à se réduire.
24:05Donc, clairement,
24:06et si vous voulez que je vous dise,
24:07en Belgique aussi,
24:07comme ça,
24:08vous ne me direz pas
24:08qu'il y a un biais naturel.
24:10Voilà, ça c'est le message
24:11pour Nicolas.
24:11Quand on voit ça,
24:12je pense que c'est tellement
24:13avec des mailles
24:14qui vont dans tous les sens
24:15qu'avant de tirer des conclusions,
24:17on n'en a d'ailleurs
24:17tiré aucun,
24:18on peut être interpellé,
24:19on peut s'inquiéter,
24:20mais à un moment donné,
24:21on peut aussi être positif
24:22et voir chaque fois
24:23qu'il y a eu ce genre,
24:24en tous les cas,
24:24de grandes révolutions,
24:26il y a eu aussi
24:27des événements
24:27heureusement positifs derrière.
24:29Pour répondre à votre question
24:31de façon claire,
24:32c'est une excellente nouvelle.
24:34On va avoir des...
24:34Non mais moi,
24:35j'entends choc,
24:36j'entends déflation,
24:37j'entends tout ça,
24:37ce sont dans la sémiologie
24:39des mots chargés
24:41d'une connotation
24:42un peu anxiogène,
24:43Jean-Marc Daniel.
24:44Voilà, c'est une excellente nouvelle
24:45et je vais répondre
24:46également à ces mots.
24:48Donc, choc,
24:48ça c'est le mot déflation.
24:50Je pense que,
24:51et c'est en ce sens
24:52que le travail de cet institut
24:53me paraît tout à fait fragile,
24:55c'est un travail
24:57qui consiste à considérer
24:58que le mode d'organisation
25:00naturel de l'économie,
25:01c'est l'inflation
25:01et même de donner
25:03aux banques centrales
25:03un objectif d'inflation.
25:05Or, quand on regarde
25:06dans l'histoire...
25:06Fonctionnent tous comme ça,
25:07pardon, mais les économies
25:09modernes et développées
25:10fonctionnent
25:10et les banques centrales
25:11fonctionnent comme ça.
25:12Oui, et je pense
25:13qu'elles fonctionnent comme ça
25:14depuis 40 ans,
25:1650 ans, 60 ans.
25:17On a abandonné
25:18l'étalon or.
25:19Depuis, oui,
25:20enfin il y a eu de l'inflation
25:21même à l'époque
25:21de l'étalon or,
25:22c'est-à-dire depuis 45,
25:24c'était l'étalon...
25:24Et donc on change d'époque,
25:25vous êtes en train
25:26de nous dire
25:26qu'on doit changer d'époque
25:27et donc de logiciel.
25:29On va changer d'époque
25:29et donc on va se poser
25:30la question.
25:31Par exemple,
25:32à quoi sert une banque centrale ?
25:33On n'arrête pas de nous dire
25:34que la banque centrale
25:35elle sert à lutter
25:35contre l'inflation
25:36s'il n'y a pas d'inflation.
25:38Or, il y avait des banques centrales
25:39avant l'inflation.
25:40On va mettre les banquiers
25:40centraux au chômage aussi
25:42avec cette histoire d'IA.
25:43Vous prenez une banque centrale
25:44du 19ème siècle
25:45pour en parler de Dickens
25:47et tout ça,
25:47vous lui demandez,
25:48vous lui dites
25:49quelle est votre mission ?
25:50Vous vous apercevez,
25:50elle vous donne une liste
25:51de missions,
25:52elle ne parle pas
25:52un mot d'inflation.
25:53Et quand on lui dit
25:54l'inflation,
25:55le banquier central
25:56le 19ème siècle
25:57dit ça ne me concerne pas,
25:58c'est un problème géologique.
25:59Le monnaie n'existait pas,
26:00le monnaie n'existait pas.
26:01Il n'existait pas.
26:02C'est un problème géologique.
26:04On trouve de l'or,
26:05il y a des hausses de prix,
26:05ce n'est pas moi
26:06qui me concerne.
26:06Donc il va falloir réfléchir
26:08à tous les outils
26:08de la politique économique
26:09et je maintiens
26:11tout ce discours
26:12sur la consommation
26:13et tout ça
26:13et on va redécouvrir
26:14les vertus de la loi de C
26:15et redécouvrir
26:17que la déflation
26:18est une bonne chose
26:18mais que c'est une mauvaise chose
26:20pour ceux qui n'ont pas
26:21anticipé l'arrivée
26:22de la déflation.
26:23Roland Gillet.
26:23Il y a juste un point
26:24et je rejouer
26:25à ce que Jean-Marc a dit
26:26sur pas mal de choses
26:27mais sur la question
26:28est-ce qu'on a besoin
26:28d'une banque centrale
26:29même s'il n'y a pas d'inflation ?
26:30Quand la banque centrale
26:31joue un rôle aussi important
26:32que la Banque Nationale suisse
26:33par exemple
26:33où elle gère très très bien
26:35alors que toutes les autres
26:36gèrent moins bien,
26:37je me souviens encore
26:38quand j'étais en culotte courte
26:39avoir été manger
26:40des cafés glacés
26:41les gens qui me connaissent
26:41c'est vraiment
26:42que j'aime bien les desserts
26:42et je disais toujours
26:43à mes parents en rentrant
26:44c'est quand même incroyable
26:45les Suisses
26:457 francs suisses
26:467 francs suisses
26:477 francs suisses
26:487 francs suisses
26:48depuis 10 ans
26:49c'est 7 francs suisses
26:49le prix de mon café liégeois
26:50alors que Madame Blanche
26:51à Bruxelles
26:52c'est 21, 25, 35, 36 francs belges
26:55et mon père me répondait
26:56oui mais ça ne change rien
26:57parce que le francs suisses
26:57s'apprécie par rapport
26:58aux francs belges
26:59et moi quand j'achète
27:00les francs suisses
27:01pour aller acheter ta dame blanche
27:02pour acheter ton café liégeois
27:04au bout du compte
27:05ça ne change rien
27:06et puis à un moment donné
27:06je lui dis alors
27:07que je vous dis
27:07j'avais pas encore l'idée
27:08de faire de l'économie
27:09je lui dis mais alors
27:09pourquoi t'habites dans un pays
27:11où il y a de l'inflation
27:12alors que là-bas
27:12si j'étais en Suisse
27:13ça ne bouge pas
27:14et regardez
27:15parce que ça va jusqu'à aujourd'hui
27:17regardez la manière
27:18dont la Banque Nationale suisse gère
27:19elle protège toujours
27:20le pouvoir d'achat
27:21dans un monde
27:22où je vais dire
27:23ça ne fait pas nécessairement plaisir
27:24aux hôteliers suisses
27:26regardez l'inflation qu'ils ont
27:27ils sont de nouveau
27:28à 0% d'inflation
27:29donc une banque centrale
27:30qui gère très bien son bilan
27:32même à y mettre des actions
27:33ce qu'a fait la Banque Nationale suisse
27:35a outil aujourd'hui
27:36avoir une monnaie
27:37qui conserve son pouvoir d'achat
27:38qui a des taux d'intérêt
27:39sur la dette du pays
27:40qui est bien géré
27:40de façon confédérale
27:42et donc il y a même de nouveau
27:43des taux d'intérêt à 0%
27:45donc tout ça va dans le bon sens
27:46donc quand on fait les choses
27:46convenablement
27:47la Banque Centrale peut y aider
27:48mais non mais ce que je veux dire
27:49c'est que la Banque Centrale
27:51effectivement
27:51elle était appelée en renfort
27:53dans une période
27:53où il y avait de l'inflation
27:54et donc je dis maintenant
27:56il n'y aura plus d'inflation
27:57quoi que fasse la Banque Centrale
27:58il n'y aura plus d'inflation
28:00et donc il faut se poser la question
28:01de savoir
28:02quelle est l'utilité
28:03de la Banque Centrale
28:04qu'est-ce que l'on lui donne
28:05comme mission
28:07Jean-Marc voit long terme
28:08très indigemment
28:09comme toujours
28:10et au-delà de la colline
28:12le risque c'est que
28:13il y a des questions d'horizon
28:14dans ce qu'on dit
28:15dans la phase intermédiaire
28:16vous parlez d'aujourd'hui et maintenant
28:17sans être aussi alarmiste
28:19que le rapport que vous décitez
28:21on va avoir une phase d'adaptation
28:23qui va être très violente
28:24dans laquelle il va falloir
28:25donner massivement
28:27de l'aide sociale générale
28:29et qui va être passé
28:31par de l'impression monétaire
28:32à grande échelle
28:33après
28:34une fois que la catastrophe finale
28:35aura été réglée
28:36il y aura l'univers radieux
28:38de Jean-Marc
28:38mais entre les deux
28:39c'est avec quoi je ne suis pas d'accord
28:41c'est que j'insiste sur le fait
28:43que les deux éléments
28:43qui pèsent sur les prix
28:45c'est l'intelligence artificielle
28:46et c'est l'entrée
28:47sur le marché du travail
28:48de la jeunesse
28:49des pays émergents
28:50la Banque Mondiale
28:52dont le travail à mon avis
28:53est plus sérieux
28:54encore une fois
28:54que ce travail-là
28:55anticipe qu'il va y avoir
28:561,3 milliard de jeunes
28:58qui vont apparaître
28:59sur le marché du travail
29:00dans les 10 ans qui viennent
29:01elle explique
29:02que ça fait une création
29:03de 130 millions
29:04d'emplois salariés
29:06à trouver par an
29:07sachant que jusqu'à présent
29:09ce que ces pays-là
29:10ont été capables de créer
29:11c'est 80 millions
29:12et donc la Banque Mondiale
29:13nous dit
29:14si vous passez
29:14de 80 millions d'emplois
29:15à 130 millions
29:16il y a une pression
29:17sur le marché du travail
29:18telle que les salaires
29:19vont baisser
29:19quand les salaires
29:20vont baisser
29:21mais Jean-Marc
29:21vous gérez le monde entier
29:23si on parle des pays
29:25on parle de nos pays
29:26de la Belgique
29:27de la France
29:27etc
29:28il va y avoir une résistance
29:29il faut en plus dire
29:30que vous allez avoir
29:30en plus 5 millions de gens
29:31qui arrivent en plus
29:33il faut être éclairé
29:35du global
29:35pour prendre les bonnes décisions
29:36ce qui va arriver
29:38c'est les produits
29:39fabriqués par ces
29:39130 millions de personnes
29:41évidemment
29:42merci pour ce débat
29:43absolument passionnant
29:44on voit loin
29:45un peu plus clair
29:46en tout cas
29:46je l'espère
29:47on se quitte
29:48pour une très courte
29:49pause publicitaire
29:50on se retrouve après
29:51pour parler
29:52guerre commerciale
29:53un peu de fiscalité
29:54et si on a le temps
29:55d'assurance chômage
29:56à tout de suite
30:04BFM Business
30:04et la Tribune
30:05présente
30:06les experts
30:07Raphaël Legendre
30:10on est de retour
30:11pour la seconde partie
30:12de l'émission
30:13il est 10h31
30:14vous êtes toujours
30:15en direct
30:16sur BFM Business
30:17avec Roland Gillet
30:18Jean-Marc Daniel
30:19et Guillaume Dard
30:20on va parler
30:21guerre commerciale
30:23dorénavant
30:24et cette grande question
30:25de la préférence européenne
30:26cette semaine
30:27la commission
30:28devait présenter
30:29un texte
30:30dit
30:31d'accélération
30:32industrielle
30:33qui doit
30:35notamment
30:36permettre
30:37de réserver
30:38une partie
30:39des marchés
30:40publics européens
30:40les marchés
30:41publics européens
30:42c'est 2000 milliards
30:43par an
30:43une paille
30:44quand même
30:45de réserver
30:46au Made in Europe
30:47et de contraindre
30:48certains secteurs
30:50notamment
30:51notamment l'automobile
30:51à acheter
30:52dans les pièces
30:53diverses et variées
30:54du Made in Europe
30:55aussi
30:55bref
30:55un bail
30:56European Act
30:57ça a été repoussé
30:58pour la troisième fois
30:59alors on l'attend
31:00le 4 mars maintenant
31:01ce fameux texte
31:02la grande surprise
31:03en tout cas
31:04je ne l'avais pas vu
31:04c'est que les dissensions
31:05ne sont plus tant
31:06au niveau des capitales
31:08européennes
31:08qu'au sein même
31:09de la commission
31:10entre d'un côté
31:11l'ADG
31:12industrie
31:13et de l'autre
31:13l'ADG trade
31:14Roland Gillet
31:15qu'est-ce que
31:15vous pensez
31:16de ces reports
31:17à répétition ?
31:18D'abord si on regarde
31:20non pas des droits de douane
31:21mais l'équivalent
31:22entre pays européens
31:23c'est 44% sur les biens
31:25110% sur les services
31:26donc on arrive déjà
31:27à se concurrencier
31:28nos barrières internes
31:30au sein de l'UE
31:30bien sûr
31:31et vous avez d'ailleurs vu
31:32que quand ce n'est pas
31:33au niveau de l'UE
31:33mais au niveau de la commission
31:34pour les tarifs
31:35en réaction
31:36à notamment
31:37Donald Trump
31:37les produits
31:38qui sont mis dedans
31:39sont effectivement
31:41liés à
31:42du un pour tous
31:42et chacun pour soi
31:43quand on choisit
31:44et en fonction
31:45de la taille du pays
31:46on n'a pas le même poids
31:47et en fonction
31:47de ce qu'on a en vie
31:48avec son industrie
31:49non plus
31:50et des relations bilatérales
31:51avec les Etats-Unis
31:52non plus
31:53et de ce qu'on a
31:53comme produit importé
31:54venant de Chine
31:55non plus
31:56et de la manière
31:57dont on s'approvisionne
31:57en énergie
31:58non plus
31:58parce que parfois
31:59on achète des choses
32:00à certains pays
32:01qui ont de l'énergie
32:02puisque nous on n'en a pas
32:03même si on en parle beaucoup
32:04en tous les cas
32:05encore du carboné
32:05notamment
32:06et donc résultat
32:07tout ça joue
32:08au niveau déjà européen
32:10donc de dire
32:10aujourd'hui
32:11on va faire
32:12du made in Europe
32:14où on va être
32:15protectionniste
32:15c'est un peu ça l'idée
32:16on le fait déjà
32:17entre nous
32:18donc je ne vois pas
32:19en quoi
32:20on a trouvé quelque chose
32:21de révolutionnaire
32:22par contre
32:22comme ça représente
32:24quand même
32:24dans la fin de l'estimation
32:46sur qui va être le sous-traitant
32:47de qui ou de quoi
32:48donc ce n'est pas
32:49un game changer
32:49non et en plus
32:50on a un autre problème
32:52qui me paraît important
32:53c'est d'ailleurs pour ça
32:53que par rapport aux Etats-Unis
32:55c'est très criant
32:56et même pour le reste du monde
32:57le pays qui exporte le plus
32:58de façon générale
32:59je parle industriel
33:00c'est l'Allemagne
33:01vous voyez bien
33:01la croissance allemande
33:02pour le moment
33:03qui subit notamment
33:04le fait que les Chinois
33:06ont compris
33:07ce qui se passe avec Trump
33:07et surtout 15%
33:09et on ne parle pas de tarifs
33:10de dévaluation du dollar
33:12par rapport à l'euro
33:12pour le moment
33:13donc clairement
33:14eux souffrent d'abord
33:15je vous signale d'ailleurs
33:15que ce n'est bon pour personne
33:17et je vous ai expliqué
33:18que j'étais en Espagne
33:19la semaine dernière
33:19à Madrid malgré qu'ils vont bien
33:21ils s'inquiètent d'abord de ça
33:22parce que ça fait mal
33:23à leurs exportateurs
33:25indirectement
33:25et donc je pense que
33:27c'est vrai qu'on peut jouer
33:28ce volet là
33:28mais dans certains cas
33:30heureusement qu'on ne le jouera pas
33:31regardez même les Etats-Unis
33:32ils sont bien contents
33:33d'aller chercher
33:34certaines puces
33:35ou certaines affaçons
33:36qui ne coûtent pas cher
33:37dans les iPhones
33:38où il n'y a que la technologie
33:39qui reste aux Etats-Unis
33:40parce qu'il y a aussi
33:41ce qu'on a dit tout à l'heure
33:41davantage de coût
33:42bon c'est peut-être
33:45c'est aussi Davidia réagit sur Twitter
33:47et vous pouvez réagir
33:48sur Twitter en direct
33:49sur mon compte
33:50arrobase le genre
33:51il dit que Jean-Marc Daniel
33:52fait l'impasse sur une inflation
33:54par les matières premières
33:55cuivre, lithium par exemple
33:57les normes
33:58et les barrières protectionnistes
33:59c'est aussi
34:00l'acteur d'inflation
34:01mais il me semble qu'on l'a dit
34:03il y a quelque chose
34:04d'intermédiaire
34:04sur les matières premières
34:05pour ou contre
34:06le by European Act
34:08pour
34:08et je vais vous rajouter quelque chose
34:10je pense que Roland
34:11a bien expliqué un peu
34:12les coulisses de Bruxelles
34:12qu'il connaît
34:13puis je préfère parler
34:14avant Jean-Marc
34:14qui va dire que tout ça
34:15c'est des bêtises
34:16oui
34:16donc je connais cette émission
34:18et nous il y a un sujet
34:22c'est l'industrie financière européenne
34:24oui
34:24donc je suis vice-président de l'AFG
34:27l'association française
34:28de gestion financière
34:29les sociétés de gestion européenne
34:32pesaient le même poids
34:3350-50 avec les américaines
34:35aujourd'hui on est
34:36en 2007
34:36avant crise
34:37il y a moins de 20 ans
34:3920 ans plus tard
34:40et maintenant on est à 85-15
34:42et alors ça tient à plusieurs choses
34:45ça tient au fait
34:45que les investissements
34:46aux Etats-Unis
34:47ont beaucoup plus rapporté
34:48qu'il y a la liberté
34:49donc tout ça
34:50c'est aussi le prix
34:51de la réglementation européenne
34:53donc là je serre un peu
34:53quelques arguments à Jean-Marc
34:54mais il y avait quand même
34:57des choses incroyables
34:57de penser que c'est BlackRock
34:58qui a eu une mission de conseil
35:00je vais rester un peu vague
35:01parce que je ne sais pas exactement
35:01mais je crois sur la politique
35:03ESG
35:04pour conseiller une institution européenne
35:06peut-être la Commission européenne
35:07or BlackRock a changé d'avis
35:09dès qu'on a changé
35:10le gouvernement américain
35:10donc il faut que dans l'industrie
35:14financière
35:15on ait quand même
35:17de la préférence européenne
35:18et ça n'est pas dans le plan initial
35:20ça se traduit comment
35:21pour l'industrie financière
35:22la préférence européenne ?
35:23ça voudrait dire que
35:24je ne sais pas
35:24quand il y a un appel d'offres
35:26s'il s'agit de gérer
35:27l'argent d'institutions
35:29para-étatiques
35:30qui faillent une préférence européenne
35:32c'est la même chose
35:35je vais quand même répondre
35:36à l'auditeur très rapidement
35:38je veux dire
35:39je ne veux pas faire
35:40l'inflation par les matières premières
35:41oui je ne veux pas non plus
35:42paraître cuistre
35:43et dire tout ça
35:43ça n'a aucun sens
35:45encore une fois
35:46il y a quand même
35:46des travaux économiques
35:47qui ont été faits
35:48l'inflation c'est un déséquilibre
35:49entre l'offre et la demande
35:50et c'est une hausse
35:51du niveau général des prix
35:53durable et générale
35:54encore une fois
35:55et donc ce qu'on montre bien
35:56d'ailleurs
35:57ce qu'a montré l'expérience
35:58des chocs pétroliers
35:59vous avez de l'inflation
36:00si vous avez derrière
36:01une boucle prix salaire
36:02alors ce que je maintiens
36:04c'est que vous allez avoir
36:04une augmentation des prix
36:05effectivement
36:06donc des prix relatifs
36:07ce qu'on appelle
36:10effectivement
36:10non pas de l'inflation
36:11mais un effet cantillon
36:13en économie
36:14c'est-à-dire
36:14certains prix augmentent
36:15et redistribuent
36:16mais l'effet cantillon
36:18des prix augmentent
36:19donc il y a une redistribution
36:20des pouvoirs d'achat
36:21mais il n'y a pas
36:22ce mécanisme
36:23de hausse systématique
36:24des prix
36:24et pour qu'il y ait
36:25des hausses de prix
36:25il faut qu'il y ait
36:26soit effectivement
36:27une boucle prix salaire
36:28sur les coûts
36:30soit une inflation
36:31par la demande
36:31qui est essentiellement
36:32entretenue par
36:33une demande publique
36:35qui n'est pas financée
36:35et l'effet cantillon
36:36il commence sur les actifs
36:37financiers
36:38c'est ce qui s'est passé
36:39en 2021
36:39c'est-à-dire que c'est
36:40d'abord les bourses
36:42qui ont montré
36:43l'effet cantillon
36:43c'est certains prix
36:44qui augmentent
36:45avec le fait
36:46plus sectoriels
36:46comme on va voir
36:47sur les matières premières
36:48oui
36:48sauf que
36:49sur les marchés boursiers
36:50c'est pas dans l'inflation
36:51puisque l'inflation
36:52c'est l'indice des prix
36:53à la consommation
36:54et donc effectivement
36:55les prix qui montent
36:56en plus en ce moment
36:57potentiellement liés
36:58à des politiques monétaires
37:00qui sont trop accommodantes
37:01c'est plutôt
37:01les prix des actifs
37:02on rejoint ce que dit Guillaume
37:03mais fondamentalement
37:04pour revenir sur la question
37:05faut-il du made in euro
37:07une part de pièce
37:08pour réagir
37:11à ce que vient de dire Roland
37:12je pense que
37:13toutes ces barrières
37:13qui ont été identifiées
37:14sont notamment
37:15par le rapport de la BCE
37:17sont des barrières
37:17qui sont des barrières
37:18extra-droite douane
37:19c'est-à-dire
37:20on est quand même
37:20dans le régime
37:21qui est le régime
37:21de l'acte unique
37:23c'est 40 ans l'acte unique
37:24la vraie question
37:24qu'on doit se poser
37:25il y a des barrières normatives
37:27réglementaires
37:28pourquoi est-ce que
37:29l'acte unique
37:30a autant de balles
37:30à se mettre en place
37:32et donc la question
37:33qui se pose
37:33c'est effectivement
37:34pourquoi est-ce que
37:35les gens continuent
37:35à avoir une sorte de
37:37c'est ce que dit Tobin
37:39Tobin il dit
37:39tout économiste
37:40qui se respecte
37:41est pour le libre-échange
37:42tout homme politique
37:42et qui veut se faire élire
37:44est pour le protectionnisme
37:45et donc effectivement
37:46donc nous avons
37:47des hommes politiques
37:48qui se heurtent
37:49à ce que disent
37:50les économistes
37:51donc moi
37:51je vais essayer
37:52d'adopter ici
37:53le point de vue
37:53strictement économique
37:54et maintenir le fait
37:55qu'il faut faire
37:56du libre-échange
37:57en interne
37:58c'est-à-dire
37:58il faut briser
37:59ce qu'on le fait
38:00entre nous
38:01ou est-ce qu'on le fait
38:02avec le monde entier
38:02au niveau du monde entier
38:04je rappelle ce chiffre
38:05qui a été confirmé
38:06et conforté
38:07récemment par l'INSEE
38:08à partir des travaux
38:08qui avaient été faits
38:09en 2021
38:10la Chine nous rapporte
38:1230 milliards
38:12de pouvoir d'achat
38:13supplémentaires
38:14tous les ans
38:14par les baisses de prix
38:16qu'elle induit
38:16en Europe
38:17en France
38:18en France
38:1930 milliards
38:2030 milliards
38:21de pouvoir d'achat
38:21pour les français
38:23c'est moins ce que fait l'État
38:24c'est trois primes
38:26d'activité
38:26dans un pays
38:27où on n'arrête pas
38:28de nous dire
38:28le problème
38:29c'est le pouvoir d'achat
38:30le problème
38:31c'est effectivement
38:32le niveau de vie
38:32sans la Chine
38:33on aurait une perte
38:34de notre pouvoir d'achat
38:35et Roland a cité
38:36l'Espagne
38:37je rappelle quand même
38:38que Pedro Sanchez
38:39tu n'es pas forcément
38:40Premier ministre
38:41socialiste espagnol
38:41Premier ministre
38:42qui est un homme politique
38:43donc il devrait être du côté
38:44des protectionnistes
38:45quand il est allé
38:46au mois d'avril dernier
38:47à Pékin
38:48puisque tout le monde
38:49fait son voyage
38:50à Pékin
38:50en ce moment
38:50Frédéric Schmerz
38:51le chancelier allemand
38:52il est en ce moment même
38:53voilà donc
38:53il est allé à Pékin
38:54et à la surprise
38:55et au désagrément
38:57d'un certain nombre
38:57de dirigeants européens
38:58notamment notre président
38:59de la république
38:59il a dit
39:00l'intérêt de l'Europe
39:01c'est de continuer
39:02à faire du libre-échange
39:03et vous n'êtes pas
39:04pour nous une menace
39:05vous êtes un partenaire
39:06a-t-il dit au Chineau
39:07peut-être qu'il fait
39:07un peu de politique aussi
39:09et qu'il n'est pas
39:09forcément économique
39:10et donc je pense que là
39:12il avait adopté
39:12le point de vue des économistes
39:14et pas exclusivement
39:14des politiciens
39:15enfin dernière remarque
39:16le chancelier allemand
39:18il est à Pékin
39:19et il y a un mois
39:20il était à New Delhi
39:21et bien je pense
39:22que le véritable enjeu
39:23c'est essayer
39:24de jouer sur la concurrence
39:26entre Pékin et New Delhi
39:27le président a fait
39:28le nôtre a fait
39:29dans l'autre sens
39:29ce qui est intéressant
39:30d'ailleurs
39:30j'ai posé la question
39:31à Tchad GPT
39:32qu'est-ce que tu penses
39:33de la différence
39:33entre le voyage de Macron
39:35et le voyage de Mers
39:37et il dit
39:38bon Mers ne pense
39:39qu'à s'occuper
39:40du business allemand
39:41alors que le président Macron
39:43a essayé d'avoir
39:44une position européenne
39:45globale
39:46et quand on regarde
39:47des voyages
39:48il y a 15 ans
39:48il y a des voyages
39:49en Chine
39:50des présidents
39:51c'était quoi
39:52la question des journalistes
39:53est-ce que vous avez
39:54parlé des droits de l'homme
39:55est-ce que vous avez
39:56engueulé les chinois
39:57vous en avez vu
39:58un là
39:59qui fait la leçon
39:59c'est fini tout ça
40:00maintenant on est en train
40:01de savoir
40:02ce qu'on va pouvoir garder
40:03comme business
40:03et il a rappelé quand même
40:06M. Mers
40:07que les Airbus
40:08c'était aussi allemand
40:09il a vendu 120 Airbus
40:10et d'ailleurs
40:11il y a des commandes
40:11voilà
40:12Roland-Gilet
40:12juste un point
40:13par exemple
40:14sur ce que Jean-Marc disait
40:15mais qui renforce ça
40:17les banquiers centraux
40:18sont peut-être ce qu'ils sont
40:18c'est facile de les critiquer
40:19surtout quand on n'y est pas
40:20mais il y a une chose
40:22certaine banquiers centraux
40:23j'entends
40:23mais on travaille aujourd'hui
40:25sur l'accord inflation
40:26donc on enlève volontairement
40:27dans les prix qu'on regarde
40:29l'évolution des prix de l'énergie
40:31et de l'alimentation
40:32donc tout le monde
40:33n'est pas quand même
40:34un peu à côté de la plaque
40:35c'est ça que je ne vais pas te dire
40:36et deuxième chose
40:37que ce soit
40:37Pedro Sanchez
40:38ou un autre
40:39ce qui est bien
40:40et vous voyez bien
40:40ce que Jean-Marc a dit
40:41et on ne peut pas l'étiqueter
40:43à droite pour le coup
40:44et moi je le vois évoluer
40:45depuis déjà pas mal de temps
40:48en Espagne
40:49mais c'est clair
40:49qu'aujourd'hui
40:50il est très heureux
40:51d'être où il est politiquement
40:53de ne pas avoir de majorité
40:55et d'avoir des indépendantistes
40:57qui lui font des difficultés
40:59à voter les budgets
41:00et où il peut dire
41:01que la politique
41:02qui a été menée depuis 13 ans
41:03et qui n'est pas le miracle espagnol
41:04mais qui a des efforts
41:05qui sont devenus le goût de l'effort
41:06parce qu'ils obtiennent des résultats
41:08la partie qui est la plus
41:09on va dire rigoureuse
41:10ça ne veut pas dire
41:11des plans d'hostilité
41:11mais rigoureuse dans la gestion
41:12c'est pour avoir une majorité
41:14et comme les indépendantistes
41:15sont étiquetés fort à droite
41:16pour qu'ils puissent voter
41:17il faut qu'ils le fassent avec
41:18donc il gère à droitement ça
41:20et deuxième chose
41:20je pense qu'il écoute
41:22des économistes
41:23c'est un cadre de gauche
41:23qui gère à droite
41:24c'est-à-dire
41:25comme ça arrive souvent
41:26et je pense que
41:27quand il est à gauche
41:27quand il dit que c'est à cause
41:29des gens de droite
41:30qu'il est bien obligé
41:30ça passe mieux
41:31que si c'était des gens de droite
41:32qu'il avait une petite gauche
41:33et là pour le coup
41:34je peux vous dire
41:35que c'est l'exemple
41:35c'est un grand classique
41:36de la politique
41:36mais on a fait un petit peu
41:38c'est partout pareil
41:38par contre vous avez vu de nouveau
41:42quand il y va Louis
41:43il parle au nom de l'Espagne
41:46il y a un entendu en européen
41:47convaincu qu'on est tous
41:48et quand je pense
41:50d'autres chefs d'état
41:51dont Merz aujourd'hui
41:52vont voir également
41:53vu que je vous ai dit
41:55ils exportent plus à l'international
41:56qu'au niveau de la zone euro
41:57ils sont d'autant plus sensibles
41:59à vers ça
41:59des gens qui vont voir Trump
42:00même s'ils sont de l'Union Européenne
42:02ont souvent tendance
42:04à gérer leurs problèmes
42:05que Trump leur adresse
42:06de façon microéconomique
42:07pour éviter de passer
42:08par la commission
42:09donc on est encore fort
42:10et Jean-Marc l'a rappelé
42:11entre nous
42:12des concurrents
42:13plus que des partenaires
42:14voilà la difficulté
42:15de créer un nouvel Airbus
42:16voilà il faut qu'on avance
42:17question courte
42:17réponse courte
42:18est-ce qu'il faut un bail
42:19European Act
42:20Rojan Gillet
42:21vous dites
42:21non ça sert à rien
42:23bof
42:24Jean-Marc Daniel
42:25non
42:25bon
42:26et moi je dis oui
42:27Guillaume Dard
42:27je dis oui
42:28bon ben voilà
42:29on a trois teintes quoi
42:30un oui un non
42:31j'aurais tendance à dire
42:32si je peux me le permettre
42:33ça existe en Chine
42:34et aux Etats-Unis quand même
42:35vous pouvez le faire
42:36mais je ne suis pas sûr
42:37que ça donnera des résultats
42:38voilà
42:38voilà
42:38non
42:39tu l'expliques
42:40voilà
42:41en parguinant tout de suite
42:42comme ça
42:42allez je voudrais qu'on avance
42:43et qu'on parle de cette fameuse note
42:44qui a fait tant de bruit
42:46vous savez ce débat
42:47qu'il y a eu
42:47entre Eric Lombard
42:48ministre sortant des finances
42:49qui indiquait que
42:51des dizaines de milliers
42:52de foyers riches
42:52ne payaient pas l'impôt
42:53Amélie Demont-Chalin
42:55au budget
42:56qui expliquait que non
42:57ça n'était pas vrai
42:58deux sénateurs
43:00le président
43:00et le rapporteur général
43:01de la commission des finances
43:02du Sénat
43:03sont allés voir sur place
43:04à Bercy
43:05et ont obtenu
43:07enfin
43:08ces statistiques
43:0913 335 foyers
43:12qui acquittent
43:13l'impôt sur la fortune immobilière
43:15ne paient pas d'impôt
43:16sur le revenu
43:17est-ce que ça vous a surpris ?
43:19d'abord ce serait bien
43:20d'avoir les chiffres
43:20parce que l'on ne comprend rien
43:21si
43:21comme l'impôt sur la fortune immobilière
43:24c'est à peu près
43:24un million trois
43:26donc un million trois
43:28si c'est le truc
43:29de l'île de Ré
43:29qu'on nous ressort
43:30et 13 000
43:31c'est pas non plus
43:32des centaines de milliers
43:33déjà
43:33donc je ne sais pas combien
43:34j'appelle qu'il y a
43:3440 millions de foyers fiscaux
43:36en France
43:36bon
43:37si il y a un certain nombre
43:38de gens qui ont hérité
43:39d'immobilier
43:40et qui ne gagnent pas leur vie
43:42ça n'a rien de nouveau
43:43peut-être que là-dedans
43:44il y a des situations
43:45qui mériteraient
43:46de s'attaquer
43:47aux suroptimisations
43:49mais à ce stade-là
43:50c'est pas ce qu'on nous donne
43:51comme chiffre
43:52qui va
43:53que je trouve bizarre
43:54je rappelle que l'âge moyen
43:55du contribuable à l'IFI
43:56c'est 70 ans
43:58bon
43:58donc effectivement
43:59on est à la retraite
44:01avec des niveaux qui baissent
44:02donc c'est taxant
44:03un million trois
44:04de patrimoine immobilier
44:04et d'ailleurs
44:04si on parle d'inflation
44:05parce qu'ils ont acheté
44:07leur immobilier
44:08s'ils ont acheté
44:09ou hérité leur immobilier
44:10il y a un certain temps
44:11et qu'ils n'ont pas trop mal acheté
44:13il y a une possibilité
44:14qu'ils aient gagné ça
44:14ce qui ne veut pas dire
44:15qu'ils n'aient ni fait
44:16une bonne carrière
44:17et probablement
44:18ils peuvent avoir
44:19une mauvaise retraite
44:20il y a des époques
44:21où je ne sais pas
44:21il y avait des commerçants
44:22ou une profession libérale
44:23donc à ce stade là
44:25ça me semble
44:27sur ce chiffre là
44:28oui
44:28ça me semble pas anormal
44:30Charles de Courson
44:31va tenter de faire la lumière
44:32Charles de Courson
44:33rapporteur général du budget
44:34à l'Assemblée nationale
44:36vient de lancer
44:36une commission d'enquête
44:37sur je cite
44:38l'imposition
44:39des plus hauts patrimoines
44:41et des revenus
44:42les plus élevés
44:43et leur contribution
44:44au financement
44:46des services publics
44:48qui va être souvent
44:50avec
44:53il y avait un élément
44:54qui avait été ajouté
44:55dans ce que j'ai lu
44:56sur cet élément là
44:57donc il faut regarder
44:58pour en savoir plus
44:58mais il semblerait
44:59si on lit ce qu'il a dit
45:01qu'au fur et à mesure
45:02que les gens sont
45:02de plus en plus riches
45:04il y a de plus en plus
45:05de gens dans cette classe là
45:06qui ne paient pas
45:07donc là
45:07c'est plus interpellant
45:08mais de nouveau
45:09qu'on ne sait pas
45:09ce que ça veut dire
45:10et qu'on ne sait pas qui
45:11mais en gros
45:13prendre un nombre
45:14sans dire d'où
45:15ou pas les revenus
45:17très difficile
45:17deuxième chose
45:18il peut y avoir aussi
45:19des gens qui optimisent
45:21en étant plutôt
45:22sur des actifs
45:22qui conservent
45:23et n'ont pas de revenus
45:24donc s'ils n'ont pas de revenus
45:25ils ne se payent même pas
45:26de dividendes
45:27et vivent de leur épargne
45:28enfin du fruit
45:29de leur épargne
45:29oui et parfois
45:30par l'endettement
45:30c'est ça aussi
45:31qui est souligné
45:33c'est notamment
45:34la question des holdings
45:34et deuxième chose
45:36l'ISF
45:36l'ISF
45:37a quand même été changé
45:39l'impôt sur la fortune
45:41a été transformé
45:42en impôt sur la fortune
45:43immobilière
45:43avant c'était sur la fortune
45:44immobilière
45:44c'était une meilleure façon
45:46de voir vraiment
45:46la richesse des gens
45:47puisque les gens riches
45:48ont souvent à côté
45:49de leur immobilier
45:51une grosse fortune
45:52à côté ici
45:52on n'a qu'une vue
45:53sur l'immobilier
45:54qui est très réducteur
45:55oui
45:56et s'il faut lire
45:57tous les livres de Jean-Marc
45:58je fais juste une intro
45:59des livres de Jean-Marc
46:00mais Jean-Marc
46:01sait très bien
46:01que les taux officiels
46:03d'imposition en France
46:04depuis 1300
46:05sont toujours
46:06beaucoup trop élevés
46:07et qu'en permanence
46:08il y a des espèces
46:10de systèmes
46:11pour qu'ils ne soient pas appliqués
46:12parce que sinon
46:12c'est la révolte immédiate
46:13oui enfin
46:14c'est pas aussi net que ça
46:15ce qui était clair
46:16c'était quand on a atteint
46:17les taux sur les points
46:19sur le revenu
46:20aux Etats-Unis
46:20à plus de 90%
46:22dont Thomas Piketty
46:23nous annonce
46:23que ce serait le nirvana
46:25je rappelle
46:26donc on l'avait d'ailleurs
46:27signalé à Guillaume et moi
46:28à plusieurs reprises
46:29dans cette émission
46:30c'est que quand Kennedy
46:31est arrivé
46:31qu'il les a baissés
46:33puisque c'est Kennedy
46:33qui a baissé ses taux
46:34il avait fait faire
46:35une petite étude
46:36comme celle
46:36que va faire
46:39Charles Amédée de Courson
46:40personne n'est payé
46:40et personne n'est payé
46:42et Kennedy avait eu
46:43cette réflexion
46:43il dit
46:44cette législation
46:45ça ne rapporte rien
46:46à l'Etat
46:47mais tout
46:47aux conseillers fiscaux
46:48et donc
46:50il faut effectivement
46:51aussi analyser
46:52une législation
46:54alors sur les 13 000
46:55moi je trouve
46:55que c'est pas beaucoup
46:57justement
46:58il en faudrait plus
46:59je m'attendais
47:00beaucoup plus
47:00parce qu'effectivement
47:01c'est l'histoire
47:02du propriétaire
47:03autrefois
47:04à l'époque de l'ISF
47:05le fameux paysan
47:06de l'île de Ré
47:06le paysan de l'île de Ré
47:07tous les ans
47:08on avait un paysan
47:09de l'île de Ré
47:09à tel point
47:10qu'on pouvait se demander
47:11si c'était pas un comédien
47:12qui faisait ça
47:12vu la façon dont il se présentait
47:14dans une masure
47:16avec un sol en terre battue
47:19des poules qui couraient partout
47:20qui disaient
47:21je suis redevable de l'ISF
47:23avec un béret
47:24c'est pour ça qu'on avait instauré
47:26le plafonnement de l'ISF
47:27il y avait effectivement
47:28un bouclier
47:29par la droite
47:30qui avait été instauré
47:31non le bouclier
47:32par la gauche
47:33par la gauche
47:34et la droite
47:35avait mis le plafonnement
47:36du plafonnement
47:37suprimé par Juppé
47:38et donc
47:39effectivement
47:40c'est un peu plus près
47:42je pense quand même
47:42par rapport à ça
47:43il y a quand même
47:44deux choses qui me frappent
47:44la première c'est
47:45l'obsession des gens
47:46sur l'impôt sur le revenu
47:47alors qu'on a l'impression
47:48que c'est le seul impôt
47:49qu'on paie
47:49alors qu'il représente
47:5180 milliards
47:53sur les 1300 milliards
47:54de prélèvements obligatoires
47:56il y a une espèce
47:57d'incapacité
47:59à réaliser
48:00mais tu vous expliquais
48:01comment Jean-Marc Daniel
48:02cette fascination
48:03on n'arrive pas
48:03à poser ce débat
48:04sereinement
48:05sereinement
48:05et sur l'impôt sur le revenu
48:07c'est le
48:07alors à mon avis
48:08c'est en train de
48:09historique
48:10oui oui
48:10c'est historique
48:11parce qu'il y avait
48:11une sorte de geste
48:13de soumission
48:14on allait apporter
48:15sa feuille d'impôt
48:16on y allait le dernier jour
48:17vous aviez la queue
48:18devant le centre des impôts
48:19pour être là le dernier jour
48:20et puis ensuite
48:21il y avait ce tiers
48:22qu'on payait
48:23puis à la fin
48:24le mois de septembre
48:24arrivait le dernier tiers
48:26avec le prélèvement
48:27à la source
48:27toute cette symbolique
48:28c'est en train
48:29plus ou moins de s'effacer
48:30mais il reste le fait
48:31que l'impôt sur le revenu
48:31est symboliquement
48:32une chose très forte
48:33et la deuxième chose
48:34c'est effectivement
48:35la valorisation
48:35de ce patrimoine immobilier
48:36et surtout
48:37vous l'avez dit
48:38le patrimoine immobilier
48:39en question
48:40est encore détenu
48:41essentiellement
48:41par des personnes âgées
48:42un des grands enjeux
48:44maintenant
48:44ça ne va pas être
48:45tellement l'impôt
48:45sur la fortune
48:46mais l'impôt
48:47sur les successions
48:48parce qu'il va y avoir
48:50effectivement
48:50on prendra tout
48:52Jean-Marc
48:53alors effectivement
48:54il y a le raisonnement
48:55de Mélenchon
48:56je prends tout
48:58au-dessus d'un certain niveau
48:59je prends tout
49:00le taux
49:01les maisons
49:01tout ça
49:02je prends
49:02je prends tout
49:04une vraie réflexion
49:04sur comment on va gérer
49:06cette immense
49:07transfert
49:07la grande proposition
49:08j'ai pu les commenter
49:09c'est absolument
49:10dans une dizaine
49:11de milliers
49:11de milliards
49:12et vous voyez que même
49:13dans les pays plus riches
49:14même frugaux
49:15on a des idées
49:15un peu bizarres
49:16pour le moins bizarre
49:17vous avez vu en Hollande
49:19enfin aux Pays-Bas
49:20c'est non seulement
49:21ils veulent un impôt
49:22sur les plus-values
49:24mais ils veulent
49:25c'est le projet
49:26mais pour le moins
49:27c'est même sur les plus-values
49:28latentes
49:28ce qui n'a jamais été
49:29prélevé nulle part
49:30vous l'avez regardé
49:32le système existait déjà
49:34il était basé
49:34sur un taux forfaitaire
49:35il veut que ça soit
49:36sur un taux réel
49:37donc il existait
49:38c'est pas nouveau
49:39je sais bien
49:40c'est pas nouveau
49:41je n'ai pas dit
49:41que c'était nouveau
49:42je dis juste
49:43vous imaginez un petit peu
49:44ça veut dire que même
49:45en termes conceptuels
49:46et c'est 39%
49:47donc c'est beaucoup
49:48sur une plus grande
49:49et deuxième chose
49:50c'est dans un pays
49:51et c'est dans un pays
49:53ultra sensible
49:54pour une deuxième raison
49:55c'est qu'aux Pays-Bas
49:56contrairement en France
49:57en Belgique et ailleurs
49:57le système de pension
49:59est un système
49:59par capitalisation
50:00donc ça touche
50:01encore plus de gens
50:02et je répète encore une fois
50:04si je peux me le permettre
50:05c'est quand ils ont eu
50:06des idées brillantes comme ça
50:07regardez ce que ça a donné
50:08au niveau immobilier
50:09c'est les premiers
50:09qui se moquaient
50:10de ce qui se passait
50:11en Espagne
50:12et ailleurs
50:13d'ailleurs sur les crises immobilières
50:14et à un moment donné
50:15ils ont supprimé
50:15l'avantage fiscal
50:16qui consistait
50:17tant que vous construisiez
50:18des maisons
50:18quel que soit le niveau de revenu
50:19de déduire totalement
50:22de vos revenus
50:23et donc vous ne payez plus
50:24d'impôts du tout
50:25ce que vous mettiez
50:26dans vos maisons
50:26le montant des travaux
50:27et puis un jour
50:27ils sont décidés
50:29un gouvernement qui est arrivé
50:30on supprime
50:31Bourdoum
50:32les prix sont dégringolés
50:34et s'ils n'avaient pas été là
50:35et peu de gens le savent
50:36pour sauver leur banque
50:38vous en situez
50:38SNS Réal
50:39sur lequel je suis intervenu
50:40comme expert
50:41ça a coûté plus cher
50:43de sauver SNS Réal
50:44parce que c'était
50:44des petits porteurs
50:45au niveau de leur dépôt
50:45que de sauver Faultis
50:46donc clairement
50:48quand on fait ce genre de choses
50:49il faut quand même réfléchir
50:50parce que là
50:51c'est un prélèvement
50:52si c'est sur une plus-value latente
50:53où vous n'avez pas encore eu de revenu
50:55et où le cours peut marier
50:56il ne faut pas réaliser
50:56mais ça veut dire qu'on est prête
50:57je voulais juste ajouter au débat
50:59aujourd'hui on est prête
51:00à aller chercher l'argent
51:01où il est
51:01pas toujours pour de bonnes raisons
51:03mais vous pouvez avoir
51:03Raphaël
51:04vous avez le chiffre en tête
51:05je crois
51:05combien de pourcents des gens
51:07payent
51:07quel pourcentage
51:08de l'impôt sur le revenu
51:09l'impôt sur le revenu
51:10il y a 46 ou 47%
51:1254% ne le paient pas
51:14donc plus de la moitié
51:15des foyers fiscaux
51:16ne paient pas l'impôt
51:17sur le revenu en France
51:18et il y en a 10%
51:20qui ont payé les trois quarts
51:2010% ont payé les trois quarts
51:221% en paye un tiers
51:23donc 400 000 foyers
51:26payent
51:2630% des 80 milliards
51:28ces gens qui ne payent pas
51:30c'est ceux qui payent
51:31vous dites que l'impôt
51:31est trop progressif en France
51:33Guillaume Dard
51:33non je dis que le paradoxe
51:36c'est ce que vous avez lancé
51:36comme sujet
51:37Raphaël
51:37en disant
51:37pourquoi on est sur ces sujets là
51:41par rapport aux chiffres
51:42que vous venez d'évoquer
51:43ceux qui devraient protester
51:44sont déjà
51:45ceux qui en payent beaucoup
51:46pas ceux qui n'en payent pas
51:47et comme dit Jean-Marc
51:49tout ça n'en plus
51:50c'est un autre sujet
51:51et un point aussi
51:52qui est dans différents pays
51:53c'est vrai en France
51:53c'est vrai en Belgique
51:54c'est vrai ailleurs
51:55mais c'est surtout vrai en France
51:56c'est la manière
51:57dont on
51:57en mettant des taux
51:58à des niveaux très élevé
51:59si on ne veut pas
52:00dissuader toute activité
52:01toute activité supplémentaire
52:03c'est de donner
52:03des possibilités
52:04d'y échapper
52:05ou d'avoir des déductions fiscales
52:08qui permettent
52:08de fermer
52:08il nous reste 5 minutes
52:11pour parler rapidement
52:14de cet accord
52:15entre partenaires sociaux
52:16signé hier
52:17sur l'assurance chômage
52:18on va renier un peu
52:19la durée d'indemnité
52:21des ruptures conventionnelles
52:23la question
52:241 minute 30 chacun
52:26c'est
52:26est-ce qu'il faut
52:27ou pas
52:28un tour de vis
52:29sur l'assurance chômage
52:30au moment où le chômage
52:31repart à la hausse
52:32alors je rappelle
52:33que les économies
52:34qui ont été décidées hier
52:36François Bayrou
52:37proposait 4 milliards
52:38sur l'assurance chômage
52:39Sébastien Lecornu
52:40a divisé par 10
52:41l'effort
52:42on n'est plus qu'à 400 millions
52:43ça reste assez calme
52:45Guillaume Dard
52:45oui ou non
52:46faut-il encore
52:47un tour de vis
52:47sur l'assurance chômage
52:49je ne comprends même pas
52:50la question globalement
52:52le sujet français
52:53c'était qu'avant
52:54il y avait finalement
52:55une interdiction
52:56de licencier
52:56sauf à passer
52:57par un processus
52:59juridique
53:00extrêmement lourd
53:01qui était du coup
53:02un peu contourné
53:03c'est-à-dire qu'on faisait
53:03semblant de se disputer
53:05puis après
53:05on était d'accord
53:06l'énorme progrès
53:08de la rupture conventionnelle
53:09ça a allégé
53:10le truc
53:11et ça a été nécessaire
53:12et quand
53:13toutes ces nouvelles start-up
53:15si on avait le vieux système
53:16il n'y aurait jamais
53:17d'engagement d'emploi
53:18donc
53:18ce qui compte surtout
53:19c'est de ne pas toucher
53:21à ce système globalement
53:22après je ne connais pas
53:23assez les chiffres
53:24c'est quand même 10 milliards
53:25et qui profitent
53:26aux diplômés
53:26mais écoutez
53:27on ne sait jamais
53:27ce que ça veut dire
53:283 quarts
53:29ah bah si
53:30écoutez c'est 10 milliards
53:30sur les 35 milliards
53:33d'indemnisation en chômage
53:34c'est toujours coûter
53:35s'il n'y a pas de job
53:36qu'est-ce que ça coûte
53:37d'avoir le chômage
53:38ce qu'on sait
53:38c'est que ça bénéficie
53:39à 3 quarts
53:39à des gens
53:40pour être démissionnés
53:41vous personnellement
53:42mais on marche toujours
53:42à l'envers
53:43sur la notion
53:43de dépense fiscale
53:45donc je ne dis pas
53:47ah là c'est des indemnités
53:47qu'on verse
53:48je ne dis pas
53:49qu'il n'y a pas des gens
53:50qui en profitent
53:51de façon indue
53:52et donc je ne trouve pas ça bien
53:53et moi à chaque fois
53:53que j'ai vu quelqu'un
53:54qui voulait s'en aller
53:55je lui dis
53:55est-ce que
53:56si tu démissionnes
53:57tu démissionnes
53:58bon mais
53:58comme il y a un état d'esprit
54:00du pays
54:00qu'on connaît à l'envers
54:02effectivement
54:02on est obligé
54:02de rentrer dans ces réflexions
54:03Jean-Marc Daniel
54:04est-ce qu'il faut un tour de vie
54:05sur l'assurance chômage
54:06à nouveau ?
54:07Alors je ne pense pas
54:08qu'il faille un tour de vie
54:09financier
54:09je pense qu'il faut un tour de vie
54:10sans durée d'indemnisation
54:11là aussi
54:12si vous regardez les travaux
54:13qui ont été faits
54:14notamment il y a Peter Diamond
54:15qui a eu le prix Nobel pour ça
54:17et qui explique assez bien
54:18que le véritable enjeu
54:20c'est de donner aux gens
54:21un certain temps
54:22pour qu'ils puissent
54:23se retourner
54:23et trouver un autre emploi
54:25éventuellement se former
54:26s'ils sont sur des secteurs
54:27qui sont des secteurs
54:27en décroissance
54:28mais qu'il faut
54:29pendant cette période
54:30où on leur donne
54:31un certain temps
54:31il faut effectivement
54:32leur maintenir
54:33un niveau de vie
54:34qui soit un niveau de vie
54:35à peu près décent
54:36et pas en totale rupture
54:38avec ce qu'ils ont commis précédemment
54:40C'est ce qui a été décidé hier
54:41on a ramené de 18 à 15 mois
54:43la durée d'indemnisation
54:44Et donc je pense que
54:45effectivement
54:45si vous regardez ces travaux
54:47d'un pays à l'autre
54:48les économistes
54:49qui ont travaillé là-dessus
54:50disent
54:50il faut entre 12 et 14 mois
54:52d'indemnisation
54:53et aller au-delà
54:53c'est pas raisonnable
54:54Donc je pense qu'en France
54:55il faut continuer
54:56à aller vers une indemnisation
54:57qui dure pas longtemps
54:5812 à 14 mois
54:591 an
55:00Roland Gillet
55:00Mais on a eu le débat
55:01en Belgique il n'y a pas longtemps
55:02et le vice-premier ministre
55:03ministre de l'économie
55:04et de l'emploi
55:05a pris une décision courageuse
55:06et il est francophone
55:08donc je veux dire
55:08il a eu une adhésion
55:10également du côté francophone
55:12et donc
55:13nous on n'avait pas
55:14d'échéance
55:15c'est-à-dire que
55:16vous pouviez rester au chômage
55:18selon
55:19Advitam
55:19Oui
55:20on espérait que non
55:21mais il y a des gens
55:21qui sont restés très longtemps
55:23donc il n'y avait pas de durée
55:23il l'a ramené
55:25à deux ans
55:25et donc clairement
55:27c'était une nouveauté
55:29et
55:31comme Jean-Marc l'a rappelé
55:33on sait aussi
55:34pourquoi on fait
55:35ce genre de délai
55:36même s'il faut accompagner derrière
55:38parce que le type
55:38il va après sur ce qu'on appelle
55:40chez nous
55:40les centres publics d'aide sociaux
55:42si jamais il n'a pas retrouvé
55:43quelque chose
55:44ensuite
55:45mais néanmoins
55:46on a capé également
55:47et effectivement
55:48on a essayé
55:49de tenir quand même
55:51un équilibre social
55:52puisque vous doutez
55:53que comme en France
55:54il y a eu des mouvements
55:54dans la rue
55:55mais pour le moment
55:56c'est ce qui est en train
55:57d'être mis en place
55:58qui est évidemment
55:58utilisé par l'opposition
55:59assez logiquement
56:01pour dire
56:01c'est une régression sociale
56:02on verra bien
56:03au niveau des résultats
56:04en tous les cas
56:04le but n'est pas
56:05d'avoir plus de chômeurs
56:07mais d'avoir plus de gens
56:07qui retrouvent un emploi
56:08évidemment
56:09vous savez ce que disait Raymond Barre
56:10il y a 50 ans
56:11il avait été dans une manifestation
56:12où il y avait des gens
56:13qui criaient
56:15toucher pas au chômage
56:16améliorer l'indemnisation
56:18je vous rappelle
56:18qu'à l'époque
56:19on pouvait toucher
56:20jusqu'à 90%
56:22et Raymond Barre dit
56:23non non
56:23ça c'est pas une bonne solution
56:24si vous voulez véritablement
56:26un emploi
56:26créez une entreprise
56:27comme ça vous aurez un emploi
56:29vous serez votre propre
56:30et la chute parfaite
56:31de cette émission
56:32sur Raymond Barre
56:34pour un emploi
56:35créez une entreprise
56:35c'est un peu l'esprit
56:36de Raymond Barre
56:37en 2017
56:38mais on va voir ce qui se passe
56:38avec l'IA sur ce débat
56:39évidemment
56:40merci à tous les trois
56:41pour ce débat absolument passionnant
56:43Roland Gillet
56:44Jean-Marc Daniel
56:45et Guillaume Nard
56:46émission disponible
56:47en podcast
56:48et replay
56:49évidemment sur l'application
56:51BFM Business
56:52et toutes les bonnes
56:53plateformes
56:53tout de suite
56:54c'est tout pour investir
56:55animé par Antoine Larigauderie
56:56et cet après-midi
56:57à partir de 12h30
56:59vous retrouverez
57:00le nouveau podcast
57:02géopolitique
57:03de BFM Business
57:04Un monde qui change
57:05animé par Annalisa Capellini
57:07et Mathieu Jolivet
57:09merci à tous
57:09quant à nous
57:10on se retrouve demain
57:10même heure
57:11même endroit
57:12en direct
57:13à 10h sur BFM Business
57:14très bonne journée à tous
57:18merci
57:19les experts
57:19débat et controverse
57:21sur BFM Business
57:22BFM Business
57:241
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