- il y a 2 jours
Pour cette spéciale municipales, En immersion s'est intéressé aux deux forces politiques qui ont fait de ce scrutin un enjeu national : Le Rassemblement National et La France Insoumise. Pendant plusieurs semaines, nous avons suivi au plus près, les campagnes de David Guiraud à Roubaix et de Laure Lavalette à Toulon.
Une victoire éclatante d'un côté, une défaite amère de l'autre.
Deux immersions exclusives, qui seront suivies d'un débat. Elsa-Mondin Gava recevra , Annabel Roger; journaliste à la revue l'Hémicycle, Bruno Cautrès politologue, chercheur au CEVIPOF et Frederic Dabi, Directeur Général Opinion Groupe Ifop, pour tirer le bilan de ces municipales pour le RN et LFI. Le RN a-t-il atteint son plafond de verre ? LFI a-t-elle enfin trouvé la clé de l'ancrage local ?
Une victoire éclatante d'un côté, une défaite amère de l'autre.
Deux immersions exclusives, qui seront suivies d'un débat. Elsa-Mondin Gava recevra , Annabel Roger; journaliste à la revue l'Hémicycle, Bruno Cautrès politologue, chercheur au CEVIPOF et Frederic Dabi, Directeur Général Opinion Groupe Ifop, pour tirer le bilan de ces municipales pour le RN et LFI. Le RN a-t-il atteint son plafond de verre ? LFI a-t-elle enfin trouvé la clé de l'ancrage local ?
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00:00:00Générique
00:00:07...
00:00:15Bienvenue dans En Immersion, votre rendez-vous magazine sur LCP,
00:00:20au plus près des préoccupations des Français.
00:00:23Des reportages suivis d'un débat avec nos invités en plateau.
00:00:26Dans ce numéro, plongé dans les coulisses des campagnes pour les élections municipales.
00:00:31Nos équipes ont suivi deux candidats, l'un pour la France insoumise,
00:00:35l'autre pour le Rassemblement national.
00:00:38Deux formations politiques qui espéraient beaucoup de ce scrutin.
00:00:42Alors pour commencer, focus sur la campagne de Laure Lavalette à Toulon.
00:00:46Cette proche de Marine Le Pen s'est lancée à la conquête de la première ville du Var,
00:00:50Toulon, le pari perdu du RN.
00:00:52C'est un reportage de Clément Perrault, Vincent Ferreira, montage qu'Itrienne Guyenne.
00:01:01Les résultats sont définitifs.
00:01:04Laure Lavalette vient de perdre à Toulon.
00:01:06Il ne faudrait pas que le cordon sanitaire devienne le tremplin de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.
00:01:10C'est mieux.
00:01:11Non !
00:01:13Parce que le cordon sanitaire, ce n'est pas un truc qu'on admet.
00:01:16C'est quelque chose qu'on dénonce.
00:01:17Non, mais là, vraiment, je n'aime pas ça.
00:01:19En fait, j'avais plutôt envie de lire le discours de victoire, même en cas de défaites.
00:01:23Je trouvais que c'était assez marrant.
00:01:23Ça changeait un peu, ce qu'on a l'habitude de voir.
00:01:26Et je trouve que ça avait un côté beaucoup plus rock'n'roll.
00:01:35Je n'ai pas réussi à rompre le front du rejet qui s'est levé de LR à LFI pour
00:01:39faire barrage au projet de proximité et d'avenir que nous avons porté.
00:01:43Vive les Toulonnaises et les Toulonnais.
00:01:45Vive la République et vive la France.
00:01:50Son discours de défaite, elle ne l'avait pas complètement préparé.
00:01:55Deux mois plus tôt, c'est un discours de victoire que son équipe imaginait.
00:02:00Un immense espoir s'était levé dans le Var.
00:02:02Une immense espérance va se lever sur la France.
00:02:05Après un truc comme ça.
00:02:06Ah, ça rime !
00:02:08La députée du Rassemblement national semblait programmée pour conquérir Toulon.
00:02:14Mais les électeurs en ont décidé autrement.
00:02:17On revient vers 16h30.
00:02:23Pierre, je trouve que l'introduction de Fabien n'est pas assez...
00:02:26C'est un grand nom qui vient quand même.
00:02:29Une femme de confiance, d'écoute et d'attente.
00:02:31C'est bizarre, j'ai l'impression d'être à l'un de l'un quand même.
00:02:34Et quand elle m'a demandé de la rejoindre, je n'ai pas hésité une seconde.
00:02:37Et je ne l'ai jamais regrettée.
00:02:3914 janvier.
00:02:40Dans quelques heures, Laure Lavalette va se jeter dans la bataille pour Toulon.
00:02:44La députée est candidate à la mairie.
00:02:47Elle prépare le meeting qui va lancer sa campagne.
00:02:50Si le sport élève et réunit les femmes et les hommes de toutes conditions,
00:02:54la culture, elle, est l'âme de la société.
00:02:58Au premier rang, tel un metteur en scène, Pierre Charon, le stratège de la campagne.
00:03:03Est-ce qu'on a le texte de David ?
00:03:05On a 15h, je le vois pour...
00:03:06D'accord, il faut qu'on...
00:03:08Ouais.
00:03:08Qu'on le retape ensemble.
00:03:09Franck.
00:03:11Oui, Franck.
00:03:13Ouais, je t'écris ton truc, tu t'en fais pas.
00:03:15Aucun souci, on est débordés.
00:03:19A la toute.
00:03:20Bisous.
00:03:22Pas de chance, mes chiens, Argos et Arvas s'étaient mis en tête d'aller se promener.
00:03:26On est à J-60 du premier tour.
00:03:28Donc on va commencer à développer un front de thème et de mesures sur lesquelles on...
00:03:33On va appuyer pendant la campagne.
00:03:35Y compris des sujets sur lesquels on est pas forcément attendus,
00:03:37comme sur la culture, l'environnement et le tourisme.
00:03:39Ça c'est méga casse-gueule quand même.
00:03:41Vraiment tu vas à ton rite.
00:03:42Oui, oui, oui, j'ai bien compris.
00:03:43T'allons ou pas ?
00:03:43Bah oui, t'allons.
00:03:44Lors Lavalette doit descendre les marches en musique.
00:03:47Cette image sera la toute première de sa campagne.
00:03:50Faut pas interdit, tout doit être millimétré.
00:03:53Je vais te faire écouter la musique.
00:03:55Rampe.
00:03:57Là t'es ici.
00:04:00Là c'est parti.
00:04:01Et là tu peux commencer tranquillement.
00:04:03Ça va aller comme ça après avec les violons.
00:04:05Les violons, c'est vraiment joli les violons.
00:04:08Donc là tu prends le temps.
00:04:09Ça j'aime beaucoup ça.
00:04:10Au violon, t'es même pas à la moitié, t'es tranquille.
00:04:12Tu te retournes.
00:04:13Ouais, parce qu'il faut que j'aille d'avant jour là.
00:04:15Tu refais un pouce.
00:04:16Ben ça y est, on y est.
00:04:18On y pense depuis deux ans.
00:04:19Et là ça y est, on y est.
00:04:20C'est le D-Day.
00:04:23Pour le RN, Toulon est la mère des batailles de ces municipales.
00:04:28180 000 habitants, c'est sans doute la plus grande ville que le parti peut espérer conquérir.
00:04:33Les trois dernières municipales ont été remportées par Hubert Falco, ancien ministre sous Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy.
00:04:41En avril 2023, il a dû quitter ses fonctions, condamnés pour recel de détournement de fonds publics.
00:04:49Sept des huit députés du Var sont RN.
00:04:52Le parti fait de bons scores à Toulon.
00:04:55Lors la Vallette fait figure de favorite à l'heure où ses premiers soutiens arrivent au miti.
00:05:02Je ne suis pas du tout en carte RN, pas du tout.
00:05:07Mais que ce soit à l'Assemblée nationale ou à Toulon, je crois qu'elle a vraiment les capacités.
00:05:12C'est une femme, elle est maman, elle est comme nous et c'est vrai qu'elle donne vraiment d
00:05:15'espoir sur l'avenir.
00:05:17Donc c'est pour ça qu'on est là pour la soutenir.
00:05:18Vous serez de loin pendant l'été, mais il est en Ontario.
00:05:21C'est bien de le mettre.
00:05:22Ah, Amaury, Blandine.
00:05:26Blandine, Amaury.
00:05:28Il y a un peu de monde dehors.
00:05:31Merde, le truc a disparu.
00:05:32La dana est une boumeuse.
00:05:34C'est pas bon.
00:05:36Ah, discours.
00:05:37C'est là.
00:05:38Des enjeux liés au changement climatique.
00:05:41Il a fait des pêcheurs.
00:05:44Pour son premier discours, la candidate va parler d'elle et de son histoire.
00:05:48À ces familles toulonnaises, à ces femmes au grand cœur, je veux dire aujourd'hui merci.
00:05:51Un autre événement a renforcé mon lien avec Toulon.
00:05:53C'est là où je pleure.
00:05:54Il y a 21 ans, ma troisième fille est née avec un petit truc en plus.
00:05:59Mon bébé sous le bras, j'ai toqué à toutes les portes possibles.
00:06:02Je tiens d'ailleurs à remercier l'association Trisomie 21 Va.
00:06:05Bon, j'en suis qu'à la page 10, il y en a 70.
00:06:07J'ai une conférence de presse dans 5 minutes.
00:06:10Surtout, pas trop de politique.
00:06:12D'ailleurs, sur ses affiches et ses tracts, elle n'a souhaité aucune étiquette du RN.
00:06:18Un parti dont elle est pourtant l'un des cadres.
00:06:23Il n'y a aucun doute sur mon étiquette.
00:06:25Je vous rappelle que c'est une étiquette qui m'a permis d'être élue au premier tour il y
00:06:29a encore un an et demi.
00:06:30Donc cette étiquette, je la chéris, il n'y a aucun souci.
00:06:32Mais c'était dans un esprit de rassemblement.
00:06:34Les élections municipales s'y prêtent.
00:06:36Est-ce que ce n'est pas un peu hypocrite, madame la valette ?
00:06:39Ah non, non, pas du tout.
00:06:41Non, non, c'est vraiment dans cet esprit de rassemblement.
00:06:43Vous savez, c'est important d'être maire de toute la population.
00:06:46Antoine Gros, je ne peux pas la féminité des Espaniers.
00:07:05Sous-titrage Société Radio-Canada
00:07:27Nous rassemblerons tous les Toulonnais.
00:07:30Nous ne les diviserons pas.
00:07:3160 jours pour préparer le redressement de notre ville et bâtir ensemble un labyrinthe pour Toulon.
00:07:37Vive Toulon !
00:07:38Vive la République !
00:07:55Le lendemain, à l'heure du café.
00:07:59Le premier meeting de campagne de Laurent Lavalette hier soir au palais de Neptune se voulait une démonstration de force
00:08:04de la candidate à la mairie de Toulon.
00:08:05La députée du Rassemblement national, qui se sait la grande favori du scrutin en mars prochain, souhaitait marquer les esprits.
00:08:11Avec cette soirée à l'atmosphère fiévreuse devant plus de 2000... non, 1200 personnes !
00:08:16Elle y est parvenue.
00:08:18Déjà, ça a dû leur faire très mal d'écrire ça.
00:08:20Ça n'a pas dû être facile.
00:08:22Ils doivent être empêchés, ça.
00:08:24Globalement, c'était satisfaisant.
00:08:26Pas d'incident, pas de difficulté à l'entrée.
00:08:29On a huit semaines encore.
00:08:30Il y aura forcément des imprévus, il y aura forcément des loupés, il y aura forcément des attaques.
00:08:35Ce débrief se tient dans la permanence de campagne où la candidate et son équipe sont en train d'emménager.
00:08:43C'est un lieu stratégique, là où tout va s'organiser.
00:08:52Cette pièce, c'est la zone d'organisation du militantisme.
00:08:56On a coupé Toulon en secteurs, les secteurs qui ont un sens sociologique, des sens en termes de thématiques sur
00:09:04lesquels on veut appuyer.
00:09:05À chaque fois, vous avez la superficie, c'est quand même militaire notre truc, la population, le nombre de kilomètres
00:09:12que l'on fait quand on aura tracté toutes les rues.
00:09:16Pour Laure Lavalette, la voie semble dégagée.
00:09:19Des divisions minent la succession du baron Hubert Falco.
00:09:22Son héritier désigné est Michel Bonus, sénateur Les Républicains.
00:09:27Mais Josée Massy, ancienne adjointe et maire par intérim, est bien décidée à garder son siège.
00:09:38Dans ce décor, Laure Lavalette veut apparaître en candidate du changement, celle qui va réveiller Toulon.
00:09:46C'est ici ?
00:09:47Attention, notre patronne Marie.
00:09:50Tu es venu ?
00:09:51Et toi ?
00:09:52Oh là là, quel enfer ce temps !
00:09:55C'est pas possible !
00:09:57Bon, mais dis donc, c'est plein cette affaire !
00:10:00Merci d'être là !
00:10:04Réunion publique dans un bar de quartier, à un mois du premier tour.
00:10:08Il faut que nous existions entre Nice et Marseille.
00:10:11Je veux dire, il y a un moment où c'est pas possible.
00:10:13Moi, je l'ai vu depuis Paris, quand vous dites Toulon, les gens sont assez dubitatifs.
00:10:16Mais non, nous existons, on est une grande ville, douzième ville de France, on a des spécificités, on a la
00:10:22plus belle rate d'Europe.
00:10:23Faisons entendre notre voix.
00:10:26Sécurité, proximité, c'est ce qu'attendent d'elles, ces électeurs.
00:10:29Il y a des appartements nourrissent qui sont là, donc on ne peut même pas marcher sur le trottoir.
00:10:36Ce quartier, il faut tout le repenser.
00:10:38L'habitat, l'animation, le marché, la sécurité, les éclairages notamment, c'est très important.
00:10:43Là, je suis venue à pied de l'escalion.
00:10:44Du coup, je me suis venue pour rentrer, je vais téléphoner à ma mère.
00:10:48Oui, oui, oui.
00:10:49Moi, je peux vous faire ramener.
00:10:50Et les parkings, c'est 20 euros, 2h30.
00:10:53Mais ça, il faudra qu'on revoie toute la tarification des parkings, parce que ça pose des vraies questions.
00:11:03Pendant que L'Orlin-Vallet entonne un chant communiste, les lignes de la campagne sont en train de bouger.
00:11:08Le candidat, les Républicains, vient de publier sa liste électorale et c'est un nom qui n'y apparaît pas,
00:11:15qui va attirer l'attention.
00:11:23Réunion stratégique à la permanence.
00:11:26L'état-major de la candidate est en ébullition.
00:11:28Le personnage écarté de la liste concurrente est un ancien policier.
00:11:33Il vient de les contacter.
00:11:35Il veut discuter pour rejoindre la liste de L'Orlin-Vallet.
00:11:38Il est chiant, il l'a appelé Seb hier tout de suite.
00:11:43Oui, qu'est-ce que tu vas me proposer ?
00:11:45Il est gonflé quand même, en vrai.
00:11:46Oui, oui quand même.
00:11:47Un peu quand même, qu'est-ce que tu as à me proposer, parce qu'en fait, personne ne m
00:11:49'a pris ailleurs.
00:11:51Maîtrise droit privé, école nationale supérieure de police de Saint-Cyr.
00:11:56Etats-Unis, FBI Academy.
00:11:58C'est un profil de députable.
00:11:59Dis-lui que je veux le rencontrer.
00:12:01Qu'est-ce qu'il y a sur lui ?
00:12:03Est-ce que c'est une brevillaleuse ?
00:12:04Ouais.
00:12:06Attends.
00:12:10Attends, Seb !
00:12:11Seb !
00:12:13Attends !
00:12:14Il a heurté un piéton distrait par son GPS.
00:12:17Je pense qu'on me permet.
00:12:18Pendant deux mois.
00:12:19Il avait heurté après avoir brûlé un feu rouge.
00:12:23Nous, on se doit d'être trois fois plus précautionneux que les autres, parce qu'on ne nous loupe pas
00:12:27et qu'on va chercher.
00:12:28Moi, je sais qu'à tous mes colistiers, ils vont être passés au crible, bien sûr.
00:12:31Dis-lui qu'on pourrait le voir 14 heures.
00:12:34Madame ?
00:12:35Madame.
00:12:36J'adore cette aventure.
00:12:38Mais c'est drôle.
00:12:39Ni une ni deux, la candidate file le rencontrer chez lui.
00:12:43Sa liste définitive n'est pas encore déposée.
00:12:46Si le jeu en vaut la chandelle, elle peut encore lui faire une place.
00:12:49C'est un peu le mercato, donc effectivement, il y a des décisions qu'il faut savoir prendre vite, surtout
00:12:55en politique.
00:12:56On a besoin de voir déjà si le premier feeling, comment ça se passe.
00:13:01C'est une aventure humaine aussi, une liste.
00:13:09L'équipe arrive devant son domicile.
00:13:11Tiens, je te laisse ça, je sors le micro.
00:13:16Elle revient au bout d'une vingtaine de minutes.
00:13:18L'excitation semble retomber.
00:13:20Mais non, je comprends.
00:13:23C'est une confrontation virile.
00:13:26Mais correcte.
00:13:28Je ne suis pas sûre que ma proposition soit exactement en adéquation avec ce dont il avait envie.
00:13:33Mais en tout cas, c'est ma proposition.
00:13:35C'est quoi ma proposition ?
00:13:37C'est de lui donner la trentième place.
00:13:42Sur une liste.
00:13:43Donc c'est quand même la moitié de la liste.
00:13:47Vous voulez quoi ?
00:13:49Il voulait être dans le top 10.
00:13:53Non, mais moi j'ai déjà un top top 10.
00:13:56Donc il n'en est pas question.
00:14:00Quelques jours plus tard, l'homme refusera la proposition.
00:14:15Alors que la campagne est bien avancée, des sondages montrent clairement qui pourrait être l'adversaire de Laure Lavalette au
00:14:22second tour.
00:14:22On va avoir une courage.
00:14:24Bien sûr qu'on en a.
00:14:25Bien sûr qu'on va gagner.
00:14:27Il n'y a pas de raison.
00:14:28José Massy, la mère sortante qui se présente sans étiquette, mais vient d'une équipe de droite.
00:14:34Ce jour-là, elle anime une réunion publique dans un quartier populaire.
00:14:39A 75 ans, elle mène une campagne qui se veut apolitique, sobre, sans grandes promesses.
00:14:45Oui, oui, je suis en forme.
00:14:47On s'était vu sur Basinga.
00:14:49C'est soin de maman cuisinière du monde.
00:14:52Oh là là.
00:14:53Ça fait longtemps, on a une longue chemin ensemble.
00:14:55Oui, j'ai ouvert un restaurant sur Toulon.
00:14:58Presque lentille Laure Lavalette, sa rivale qu'elle accuse de cacher derrière les sourires un projet d'extrême droite.
00:15:06Je me disais ma mère, on ne change pas les rayures d'un zèbre.
00:15:09On peut le ripolliner, on peut le repeindre en blanc, en bleu.
00:15:14À la première pluie, on reverra les rayures.
00:15:16Elle a appris, elle fonctionne différemment.
00:15:19Très médiatique, elle est très forte sur le média.
00:15:22Et je crois que le fond n'a pas changé.
00:15:23Vous savez, on a connu Toulon en 95 et en 2001.
00:15:28C'était le moment où on n'osait pas dire qu'on habite Toulon.
00:15:32José Massy rappelle ce que Laure Lavalette aimerait faire oublier.
00:15:39C'était à Toulon, le soir de deuxième tour des municipales.
00:15:431995, à la faveur d'une triangulaire, le Front National conquiert la ville à la surprise générale
00:15:49grâce à Jean-Marie Le Chevalier, un proche de Jean-Marie Le Pen.
00:15:54Son mandat sera un naufrage sur endettement, emploi fictif, népotisme, condamnation judiciaire.
00:16:01En 2001, sa candidature à la réélection ne dépassera pas 8%.
00:16:07Mais le Front, devenu Rassemblement National, se veut en 2026 un parti bien différent.
00:16:13Et c'est justement l'architecte de sa dédiabolisation qui est attendue sur la Rade.
00:16:22Marine Le Pen.
00:16:26Elle vient soutenir Laure Lavalette et porter un message.
00:16:30Cette fois, le RN est vraiment prêt à diriger la ville.
00:16:35Mon ami Laure Lavalette, que j'ai vu s'investir avec énergie à 1000%
00:16:43pour construire un projet qui est un projet extrêmement préparé, extrêmement sérieux, extrêmement travaillé.
00:16:54Laure Lavalette est une proche de Marine Le Pen,
00:16:56qui l'avait choisie comme porte-parole de sa campagne présidentielle en 2022.
00:17:07Cette visite doit donner un coup de fouet à sa campagne dans la dernière ligne droite.
00:17:13Vous savez, il y a déjà un électeur toulonnais sur deux qui vote Marine Le Pen à la présidentielle.
00:17:18Donc si chacun y retourne, et en plus, si je suis arrivée à convaincre avec mon équipe des toulonnais,
00:17:24alors on est sûr de gagner.
00:17:25Merci.
00:17:27Bon, euh...
00:17:28Ouais, vraiment.
00:17:29Merci Marine.
00:17:31Ciao, ciao !
00:17:33Reviens un jour quand même !
00:17:34Mais oui, Tommy !
00:17:36A voter !
00:17:37Matin du 15 mars.
00:17:39Merci beaucoup.
00:17:41Laure Lavalette arrive confiante et détendue au bureau de vote.
00:17:47Je me demande bien pour que je vais voter.
00:17:50Je vais voter.
00:17:53A voter.
00:18:00Non, mais du coup, sinon tu prends le même taxi.
00:18:03Il y a qui à la perme, Seb ?
00:18:05Moi, je m'arrête à la messe après 11 avant le quart.
00:18:10Ah, je suis contente.
00:18:11J'ai l'impression que je vais accoucher.
00:18:13Vous savez, quand vous êtes à la fin, là, à terme et qu'il faut y aller, c'est long.
00:18:16C'est long.
00:18:16On attendait cette date du 15 mars depuis longtemps.
00:18:18Donc, bien sûr, j'ai hâte d'être ce soir.
00:18:21Il est bonjour.
00:18:22Ça va ?
00:18:22Ça va, ça va, ça va, ça va.
00:18:23Ça va, ça va, ça va, ça va.
00:18:24Ça va, ça va, ça va, ça va, ça va.
00:18:24À la permanence, peu après 19h, les premières estimations arrivent.
00:18:31Ça va, ça va, ça va, ça va, ça va.
00:18:59Ça va, ça va, ça va, ça va, ça va, ça va, ça va.
00:19:01On peut encore rentrer à 41,45.
00:19:05Le score de Laure Lavalette va se stabiliser à 42%.
00:19:09Comme prévu, un duel se dessine avec la mère sortante, José Massy, qui frôle les 30%.
00:19:15L'avance est conséquente, mais les réserves de voix minces.
00:19:19La candidate va prendre la parole.
00:19:21Chaque mot doit être pesé.
00:19:25La semaine qui s'ouvre donnera lieu aux compromissions habituelles.
00:19:29Entre fausses fusions et vrais retraits.
00:19:31La gauche et les partis parisiens vont s'organiser pour fausser le vote des électeurs.
00:19:36Cette gauche est au second tour.
00:19:38Elle s'appelle José Massy.
00:19:40Qui que vous soyez, d'où que vous venez, je vous appelle à voter et faire voter pour notre candidature.
00:19:46Pour vous, pour Toulon.
00:19:47Vive la République et vive la France.
00:19:49Tu peux pleurer un peu.
00:19:50Béné ?
00:19:50Mais, bien.
00:19:51Appuie bien chaque mot.
00:19:52Vraiment, laissez...
00:19:53A la fois sourire...
00:19:55J'y vais là ?
00:19:56Je viens de voir.
00:19:57Pardon, pardon, allez-y, allez-y, allez-y.
00:19:58C'est à l'heure de 28 ?
00:19:59Oui.
00:20:01Cette gauche est au second tour.
00:20:03Elle s'appelle José Massy.
00:20:06L'ancienne conseillère municipale socialiste et maire par intérim mène en effet une liste qui penche largement à gauche.
00:20:25Je suis ce soir le rempart contre la gauche à Toulon.
00:20:29Je suis ce soir le rempart contre la gauche à Toulon.
00:20:31Le rempart contre la gauche, c'est évidemment la liste en avenir pour Toulon.
00:20:35Le second tour a déjà commencé.
00:20:37L'angle d'attaque est clair et le scénario anticipé.
00:20:40C'est un peu le bazar.
00:20:41La rivale, officiellement classée d'hiver droite en préfecture, serait en réalité de gauche.
00:20:51Ça, c'est le vrai visage de José.
00:20:53Et même macroniste.
00:20:54Avec celui-là, ouais.
00:20:56Donc vous avez vu, on est fin prêt alors qu'on est dimanche soir.
00:20:59La candidate est prête à dégainer.
00:21:01Au deuxième tour, on lâche les coups.
00:21:04Bien sûr.
00:21:05Et puis les choses sont claires.
00:21:06Les choses sont très claires.
00:21:07Il y a une bipolarisation pour le coup de la campagne à Toulon.
00:21:09Massif, femme de gauche, moi, femme de droite.
00:21:12Voilà.
00:21:13Toulon est à droite.
00:21:14Donc Toulon doit gagner.
00:21:21Sur la rade, la pêche aux électeurs de droite est officiellement ouverte.
00:21:27Le sénateur Les Républicains, Michel Bonus, s'est désisté au profit de José Massy.
00:21:33Il a fait près de 16%.
00:21:35C'est son électorat que va cibler Laure Lavalette.
00:21:418h30, le lundi matin, la candidate est déjà d'attaque pour occuper le terrain médiatique.
00:21:48Vous allez bien ?
00:21:49Et vous ?
00:21:50Oui.
00:21:52Elle est l'invitée de la matinale de BFM Var, bien déterminée à sortir l'artillerie lourde contre son adversaire.
00:21:59Madame Massy, elle a sur sa liste Régine Chopinot, voyez-vous, qui relaie Raphaël Arnaud très régulièrement sur ses réseaux
00:22:05sociaux,
00:22:06qui relaie le nouveau front populaire.
00:22:08Je rappelle que Raphaël Arnaud est quand même le député fiché S, qui a créé la jeune gare.
00:22:12C'est bon, on n'est plus en direct.
00:22:13Merci.
00:22:14Allez voir le profil de Régine Chopinot, c'est pas mal.
00:22:16Régine Chopinot, elle est payée sur la liste de José Massy.
00:22:19De José Massy, exactement.
00:22:20Et elle relaie le nouveau front populaire.
00:22:22Raphaël Arnaud, vous irez voir.
00:22:24Vous faites votre travail de journaliste, en fait.
00:22:26que je viens de faire à votre place.
00:22:28C'est ça qui est assez drôle.
00:22:29Non, non, mais c'est assez drôle.
00:22:30Vous savez, je pense que si on fait toutes les listes de tout le département, pour tous les candidats, 357
00:22:35fois, ça va être...
00:22:36Oui, mais ce travail, il est fait sur nos listes.
00:22:38Donc je suis très étonnée qu'il ne soit pas fait non plus sur les autres listes.
00:22:40Ah bon, sur vos listes ?
00:22:41Sur nos listes, oui, vous ne lisez pas la presse.
00:22:43Vous êtes les premiers quand même à aller voir dès qu'on a un petit tweet malheureux.
00:22:49Après le plateau télé, le terrain.
00:22:51Lors la Vallette file au Pont-du-Lasse, un quartier de Toulon,
00:22:54où le sénateur Michel Bonus a fait de bons scores.
00:22:59Moi, je n'ai pas voté pour vous au premier tour.
00:23:01Vous avez voté Michel ?
00:23:03Oui, je vais voter pour vous.
00:23:04Voilà, c'est exactement ce qu'on veut entendre,
00:23:06parce que si tout le monde fait ça, on gagne.
00:23:09Mais merci beaucoup.
00:23:10Regardez mon petit track du second tour.
00:23:12J'espère qu'au deuxième tour, ils ne vont pas se mettre tous d'accord.
00:23:15Ah si, ils sont tous d'accord, mais nous, on va gagner quand même.
00:23:17Ce que je dis à tout le monde, vous prenez votre téléphone,
00:23:19vous regardez votre répertoire téléphonique,
00:23:21et tous les gens, vous pensez qu'ils ne sont pas allés voter,
00:23:23ou qu'ils votaient Michel, vous les appelez pour leur dire qu'ils ont voté pour moi.
00:23:26Je compte sur vous.
00:23:27Toulon, ça ne sera jamais une ville Front National.
00:23:29Mettez-vous ça en tête.
00:23:31Ils ne gagneront jamais.
00:23:32Je pense qu'ils confondent tout, monsieur,
00:23:34puisqu'ils me parlent de Jean-Marie Le Pen,
00:23:36alors que c'est leur la Vallette.
00:23:37Ces gens, quel soutien !
00:23:38Ils ont frappé mon père il y a 30 ans.
00:23:40Ça ne change pas, c'est la même chose.
00:23:42Ce n'est pas parce qu'ils ont changé une lettre du parti que ça change.
00:23:45C'est la même chose.
00:23:46Peut-être qu'il y a beaucoup de gens comme moi qui n'ont pas voté,
00:23:48mais il faut qu'ils se réveillent au second tour,
00:23:49qu'on aille voter et que ça ne passe jamais, des gens comme ça.
00:23:51Le barrage anti-RN qu'espère cet électeur,
00:23:55peut-il se mettre en place à Toulon
00:23:57et faire perdre l'or la Vallette ?
00:24:00Sentant le danger,
00:24:01son équipe n'a finalement pas sorti ses affiches chocs.
00:24:04Pas besoin non plus d'attirer l'attention outre mesure.
00:24:08Côté José Massy, c'est un colissier de la mer sortante qui s'exprime.
00:24:14Finalement, on représente le rassemblement local,
00:24:16le rassemblement pour Toulon.
00:24:18C'est une candidate qui est une candidate du rassemblement national.
00:24:21On cherche véritablement à rassembler,
00:24:23à avoir une vision d'une ville apaisée.
00:24:25José Massy ne fera aucune apparition publique ce jour-là.
00:24:28Elle choisit la discrétion.
00:24:31Non à un débat d'entre-deux-tours,
00:24:33pas question de se laisser embarquer par l'or la Vallette
00:24:36sur le terrain médiatique.
00:24:3922 mars, jour du verdict d'un scrutin
00:24:42que tout le monde attend très serré.
00:24:45Allez-y.
00:24:46À voter.
00:24:49Ce soir de pluie, pourtant,
00:24:51le suspense sera de courte durée.
00:24:55Ça va ?
00:24:57Ça rentre, là, les centaines ?
00:25:00Dès les premiers dépouillements,
00:25:01une tendance claire se détache.
00:25:04Lors la Vallette est battue.
00:25:0646.
00:25:0846.
00:25:09C'est une étoile.
00:25:10C'est une étoile.
00:25:11Son score final, 47,69%.
00:25:25Touchée, mais pas effondrée,
00:25:27la députée partage avec Pierre Charon
00:25:29les derniers instants d'une campagne épuisante.
00:25:34Il y a 2 000 voix d'écart.
00:25:36Où ?
00:25:36Entre nous et moi, je suis massif.
00:25:38C'est quoi, 2 000 voix ?
00:25:41C'est 4 U.
00:25:43C'est pas une histoire de parti.
00:25:45D'ailleurs, on l'a gardé.
00:25:47Le parti, l'étiquette a peut-être un peu pesé,
00:25:49évidemment, et elle nous a servi beaucoup
00:25:50au premier tour,
00:25:51mais elle a un peu pesé
00:25:52à cause du syndrome de 95,
00:25:54dont, en effet,
00:25:54on nous a parlé un peu plus de jour.
00:25:56Non, dont la presse a beaucoup parlé.
00:25:57On a quand même fait une campagne.
00:25:58Enfin, là, on n'a pas fait de faux pas.
00:26:00C'est la victoire.
00:26:03Ouais, ben...
00:26:03Ouais, moi, je trouve qu'on a fait
00:26:05une très belle campagne.
00:26:06Une super liste.
00:26:08Non, je suis triste que les Toulonnais
00:26:09passent à côté de nous.
00:26:11Après, c'est leur choix, va.
00:26:11C'est la démocratie.
00:26:12Et bravo à Massy.
00:26:14Elle n'a pas démérité non plus.
00:26:15Elle y est allée.
00:26:16Il fallait y aller.
00:26:18Elle a été courageuse.
00:26:20Allez, c'est bon, ce soir.
00:26:24José, José, José, José !
00:26:26Pour Toulon, José, José !
00:26:29José Massy reste maire de Toulon.
00:26:32Ce soir-là, elle reçoit un message
00:26:34du président de la République.
00:26:36Il la félicite d'avoir empêché la ville
00:26:38de tomber entre les mains
00:26:40du Rassemblement national.
00:26:41Aujourd'hui !
00:26:42C'est ce soir, pour José !
00:26:46Allez, on a gagné !
00:26:48Allez, on a gagné !
00:26:54Et on enchaîne avec un nous,
00:26:59nouveau reportage.
00:27:00Notre équipe s'est intéressée
00:27:02à la ville de Roubaix
00:27:03et son candidat insoumis,
00:27:05David Guiraud.
00:27:05Remporter la ville
00:27:06la plus pauvre de France,
00:27:08tout un symbole
00:27:09pour le parti
00:27:09de Jean-Luc Mélenchon.
00:27:11Je vous rappelle
00:27:11qu'on se retrouve juste après
00:27:13pour un débat en plateau,
00:27:14mais tout de suite,
00:27:15LFI, la conquête de Roubaix.
00:27:17Un reportage signé
00:27:18Hélène Bonduelle,
00:27:19Pierre-Yves de Heninck,
00:27:20Raphaël Lisambard,
00:27:21Quentin Coulon.
00:27:22Montage, Dominique Morteau.
00:27:26Sur la Grand-Place de Roubaix,
00:27:28impossible de rater
00:27:29le local de campagne
00:27:31de David Guiraud.
00:27:32On y va ?
00:27:35Un emplacement
00:27:35qui n'a pas été choisi
00:27:37par hasard
00:27:37par le candidat insoumis.
00:27:40On va faire ce que Macron
00:27:41nous a promis
00:27:42à tous les Français.
00:27:42Nous, on peut vraiment
00:27:43traverser la rue
00:27:44pour trouver du boulot ici.
00:27:45C'est la mairie.
00:27:48Notre local est super bien placé.
00:27:49Pour déménager les cartons,
00:27:50ça va prendre 5 minutes.
00:27:51Ça, c'est plutôt sympa.
00:27:53Et surtout,
00:27:54c'est quand même
00:27:55une mairie qui est magnifique.
00:27:58Je ne vous cache pas
00:27:59que c'est mieux
00:27:59que mon bureau à l'Assemblée.
00:28:02Mon bureau de 10 mètres carrés
00:28:03est quand même
00:28:03un peu moins sympa.
00:28:05C'est un meilleur
00:28:06poste de travail ici.
00:28:16David Guiraud s'y voit déjà.
00:28:18Parachuté député
00:28:19en 2022 dans la ville,
00:28:21il est galvanisé
00:28:22par son score
00:28:23deux ans plus tard
00:28:24lors de sa réélection
00:28:25avec 64% des voix.
00:28:29Nous sommes fin janvier.
00:28:30Il s'apprête à tenir
00:28:31l'un de ses meetings
00:28:32les plus importants.
00:28:34Incroyable.
00:28:36Il y a combien
00:28:37de places assises là ?
00:28:38Il y en a 600 et 4.
00:28:40C'est parce qu'on a peur
00:28:41qu'il y ait beaucoup de monde
00:28:41et comme ça,
00:28:42si les gens sont debout,
00:28:43il y a plus de gens.
00:28:45Il y a assez peu de candidats
00:28:46qui demandent
00:28:46une salle aussi grande quand même.
00:28:48Oui, parce que c'est
00:28:48quand même bien grand.
00:28:49Il faut remplir.
00:28:50C'est ça.
00:28:52David Guiraud
00:28:53quitte son costume
00:28:54de député
00:28:55pour celui de candidat
00:28:56aux élections municipales.
00:28:59L'Insoumis lance
00:29:00officiellement sa campagne,
00:29:01mais sur ses affiches,
00:29:03aucune trace
00:29:04du logo LFI.
00:29:06C'est marqué.
00:29:07Il est sur mon front,
00:29:08le logo de la France Insoumise
00:29:09à moi.
00:29:09Donc voilà,
00:29:11il est marqué
00:29:12sur ma tranche
00:29:13que je suis à l'Insoumis.
00:29:14Maintenant,
00:29:15c'est vrai que j'ai des gens
00:29:16un peu plein de cultures
00:29:17poétiques différentes,
00:29:18voire même d'autres organisations.
00:29:20Soit je mets tous les logos,
00:29:21soit j'en mets pas.
00:29:22Donc,
00:29:25si je mets que le logo LFI,
00:29:27ces gens-là,
00:29:28ils ne sont pas représentés
00:29:28en fait dans la dynamique
00:29:29de groupe.
00:29:30Merci,
00:29:31merci.
00:29:33A tout à l'heure.
00:29:35Il a réservé
00:29:36la plus grande salle
00:29:37de Roubaix,
00:29:38car ce soir,
00:29:38un invité de Marc
00:29:40vient prendre la parole
00:29:41à ses côtés.
00:29:48Et alors,
00:29:49les gars ?
00:29:50Oh !
00:29:53Est-ce qu'il te plaît ?
00:29:54Si Jean-Luc Mélenchon
00:29:56a fait le déplacement,
00:29:57c'est que la victoire
00:29:58de David Guiraud
00:29:59à Roubaix serait un symbole
00:30:00fort pour le mouvement.
00:30:02Ici,
00:30:02on est mis au défi
00:30:03d'une population
00:30:04dont la première priorité,
00:30:06c'est survivre.
00:30:07C'est-à-dire arriver
00:30:08jusqu'à la fin de la semaine,
00:30:09la semaine suivante.
00:30:11Et il faut que tout ça
00:30:12se transforme en politique.
00:30:14C'est ça le travail qu'on fait.
00:30:15Et c'est ça
00:30:16qu'a réussi Guiraud,
00:30:17parce qu'il a une manière
00:30:18de faire,
00:30:18de s'intéresser
00:30:19à ce que vivent les gens.
00:30:20Mais ça,
00:30:20ça ne se décrète pas.
00:30:22Vous le voyez tout de suite
00:30:24sur...
00:30:24C'est mon boulot à moi.
00:30:25Moi,
00:30:25je bois du petit lé,
00:30:26là.
00:30:27Rires
00:30:29Le pari est gagnable.
00:30:31Jean-Luc Mélenchon
00:30:32et son protégé
00:30:33en sont certains.
00:30:36Mais pour le moment,
00:30:37celui qui a les clés
00:30:38de l'hôtel de ville,
00:30:40c'est Alexandre Garcin.
00:30:44Ce centriste
00:30:45a été propulsé maire
00:30:46il y a tout juste deux mois.
00:30:50C'est un bureau
00:30:53très convoité
00:30:54que vous avez
00:30:54là chez le maire
00:30:55en ce moment.
00:30:56Ah oui.
00:30:57Oui, oui.
00:30:59On peut dire ça.
00:31:00Mais vous voyez,
00:31:01il est bien occupé.
00:31:02Et donc,
00:31:04j'entends bien
00:31:04continuer à l'occuper.
00:31:07Adjoint à la transition
00:31:08écologique,
00:31:09il a remplacé
00:31:10en décembre dernier
00:31:11l'ancien maire
00:31:12d'hiver droite,
00:31:13Guillaume Delbar,
00:31:14devenu inéligible
00:31:15suite à une condamnation
00:31:17pour fraude fiscale.
00:31:19On s'est tous pris
00:31:20un coup de massue
00:31:20quand même
00:31:21avec l'inigibilité
00:31:23de Guillaume Delbar
00:31:24et donc,
00:31:24il a fallu
00:31:26remettre tout ce petit monde
00:31:27en route
00:31:28au travail
00:31:29dans la perspective
00:31:31à la fois
00:31:32de répondre aux urgences
00:31:34du quotidien
00:31:34mais aussi
00:31:35de préparer
00:31:36cette future campagne
00:31:37pour gagner.
00:31:39C'est l'objectif.
00:31:41Un maire insoumis
00:31:42après 12 ans de droite,
00:31:44Alexandre Garcin
00:31:45ne s'y résout pas.
00:31:47Roubaix sera ostracisé
00:31:48avec lui,
00:31:49c'est sûr.
00:31:51Une mairie et les filles
00:31:52au milieu d'une métropole
00:31:53de droite
00:31:53et au milieu
00:31:54d'une région de droite,
00:31:55c'est l'arrêt
00:31:58de tous les robinets
00:31:59qui aujourd'hui
00:32:00nous permettent
00:32:01justement de construire
00:32:02des projets
00:32:02pour cette ville.
00:32:03C'est aussi l'arrêt
00:32:03d'un certain nombre
00:32:04d'entreprises
00:32:04qui m'ont déjà dit
00:32:06qu'elles risquaient
00:32:07de ne pas renouveler
00:32:09leur implantation
00:32:09sur Roubaix
00:32:11si c'était
00:32:12un candidat
00:32:13d'extrême gauche.
00:32:15Si le rejet
00:32:16est si fort,
00:32:17c'est que le candidat
00:32:18LFI est clivant.
00:32:20Vous avez catapulté
00:32:21votre cerveau
00:32:21sur une autre galaxie
00:32:22ou quoi ?
00:32:23Vous croyez
00:32:23que les pauvres
00:32:23ils achètent
00:32:24que des pâtés
00:32:24du riz ?
00:32:25Adepte des invectives,
00:32:27à l'Assemblée nationale,
00:32:28il applique la stratégie
00:32:30de Jean-Luc Mélenchon,
00:32:31le bruit
00:32:32et la fureur.
00:32:33Vous préférez
00:32:34manger des pépitos
00:32:35que de voter
00:32:36sur le projet
00:32:36de loi de finances ?
00:32:37J'espère que le gâteau
00:32:38était bon.
00:32:39Des prises de positions
00:32:40polémiques sur Gaza
00:32:42et des propos antisémites
00:32:43qui lui sont reprochés
00:32:45comme ceux
00:32:46envers le député
00:32:47franco-israélien
00:32:48Meyer Habib.
00:32:49Ce monsieur est un porc.
00:32:51Il défend un génocide
00:32:52depuis le début.
00:32:53C'est un porc.
00:32:55David Guiraud
00:32:56a été relaxé
00:32:57mais le parquet
00:32:58a fait appel.
00:33:02C'est aussi
00:33:03cette personnalité
00:33:04médiatique
00:33:05que les Roubaisiens
00:33:06sont venus voir
00:33:07ce soir au meeting.
00:33:09Pourquoi pas
00:33:10découvrir un meeting
00:33:11avec David Guiraud
00:33:12que je suis sur les réseaux ?
00:33:13On soutient
00:33:13la campagne
00:33:14de monsieur Guiraud,
00:33:15ça c'est sûr et certain
00:33:16et ensuite
00:33:17c'est surtout
00:33:18en prévision
00:33:18des élections
00:33:19présidentielles
00:33:20de 2027.
00:33:21Je viens voir
00:33:22un peu ce que
00:33:23David Guiraud
00:33:24est dans le ventre
00:33:24parce que je suis
00:33:25Roubaisienne
00:33:26et potentiellement
00:33:26je pourrais voter
00:33:28pour lui.
00:33:37La salle est comble.
00:33:391200 personnes
00:33:40sont venues voir
00:33:41les deux têtes d'affiche.
00:33:45Chers Roubaisiens,
00:33:46chers amis
00:33:47venus de tout le nord,
00:33:48des Hauts-de-France
00:33:48et d'ailleurs,
00:33:49n'oubliez pas,
00:33:51les 15 et 22 mars,
00:33:53il ne s'agit pas juste
00:33:54d'une élection municipale
00:33:55mais du retour
00:33:56de toute une ville
00:33:57sur la scène nationale.
00:33:59D'ailleurs,
00:34:00ce soir-là,
00:34:01c'est l'actualité nationale
00:34:03qui rattrape le candidat.
00:34:06Le meeting est interrompu
00:34:08par des militants
00:34:09du collectif juif,
00:34:10nous vivrons.
00:34:12Maintenant,
00:34:13c'est un vieux !
00:34:14Non,
00:34:14c'est un vieux !
00:34:16Plutôt que des hués,
00:34:19montrez-leur
00:34:19que nous sommes
00:34:20bien plus forts
00:34:21pour faire vivre
00:34:22la solidarité.
00:34:26Et maintenant,
00:34:27j'appelle à la tribune
00:34:28mon camarade
00:34:29Jean-Luc Mélenchon.
00:34:31Ce soir,
00:34:33le candidat insoumis
00:34:34laisse Jean-Luc Mélenchon
00:34:35porter les coups.
00:34:36Après 20 minutes
00:34:38de discours sur Gaza,
00:34:40il attaque
00:34:40Karim Amrouni,
00:34:41l'adversaire de gauche
00:34:43de David Guiraud
00:34:43et ose
00:34:45une comparaison
00:34:46qui va faire polémique.
00:34:47Et il dit
00:34:48cette phrase incroyable.
00:34:50Nous préférons
00:34:50nous préoccuper
00:34:52de notre voisin
00:34:54que de notre lointain.
00:34:57Ça me rappelle
00:34:58quelque chose.
00:34:59Le fasciste Le Pen
00:35:00disait
00:35:01« Je préfère mes filles
00:35:02à mes nièces,
00:35:03mes nièces à mes cousines,
00:35:04mes cousines à mes voisines. »
00:35:14Karim Amrouni,
00:35:15c'est lui.
00:35:16Élu d'opposition
00:35:16depuis six ans,
00:35:17il se lance
00:35:18pour la deuxième fois
00:35:19dans la bataille
00:35:20des municipales.
00:35:22Là,
00:35:23tu as un flashpoint.
00:35:24Tu le flashes
00:35:24avec ton téléphone
00:35:25et ça va t'emmener
00:35:26directement sur le site
00:35:27internet.
00:35:28Et là,
00:35:28tu peux poser
00:35:29les questions.
00:35:31Qui il est ce monsieur
00:35:32pour aller juger
00:35:33des gens comme nous ?
00:35:34On ne l'a jamais rencontré,
00:35:36on n'a jamais discuté avec,
00:35:37on n'a rien partagé
00:35:38avec ce monsieur.
00:35:39Il prend le micro,
00:35:40il nous incendie,
00:35:41il nous insulte
00:35:42et vous voulez
00:35:43qu'on soit là,
00:35:44des bénis oui-oui,
00:35:45en train de lui dire
00:35:45« Merci monsieur Mélenchon
00:35:47pour les insultes
00:35:47de dernière minute. »
00:35:49Pour tenter de contrer
00:35:50la vague à l'EFI,
00:35:51le candidat sans étiquette
00:35:53s'est allié
00:35:54aux communistes,
00:35:55écologistes
00:35:55et socialistes.
00:35:57Et c'est peu dire
00:35:58que le parachutage
00:35:59du député insoumis
00:36:00à Roubaix
00:36:01ne passe pas.
00:36:02Je n'ai pas de leçon
00:36:02à recevoir
00:36:04du fils du maire
00:36:05d'Elila,
00:36:06parisien,
00:36:06qui arrive ici
00:36:07et qui va m'expliquer
00:36:08à moi,
00:36:08Mehdi,
00:36:09le racisme,
00:36:10la discrimination,
00:36:12l'islamophobie,
00:36:13enfant de quartier
00:36:14de Beaulieu,
00:36:14juste ici,
00:36:15dans sa circonscription
00:36:15de l'arabat-relo,
00:36:17ce que c'est que...
00:36:17De vivre dans un quartier
00:36:19populaire.
00:36:19Ce que c'est de vivre
00:36:19dans un quartier populaire,
00:36:20ce que c'est d'avoir vécu...
00:36:22De passer des concours
00:36:23sans argent.
00:36:24Moi, je n'ai pas
00:36:25une leçon à recevoir.
00:36:27Pas de quoi
00:36:29désarçonner David Guiraud.
00:36:30Avec ses équipes,
00:36:31il laboure le terrain
00:36:32depuis plus d'un an.
00:36:34Et il parle déjà
00:36:35comme le futur maire
00:36:36de la ville.
00:36:38Ce qu'on aimerait,
00:36:39c'est qu'il y ait au moins...
00:36:40Je n'ai pas d'idée
00:36:41de date précise,
00:36:42mais soit tous les mois,
00:36:44soit tous les deux mois,
00:36:44des réunions de quartier
00:36:45où, en fait,
00:36:46on fait le point
00:36:46sur c'est quoi
00:36:47ce qu'on a dit
00:36:48la dernière fois,
00:36:49qu'est-ce qu'on a fait,
00:36:49qu'est-ce qu'on n'a pas fait aussi,
00:36:50parce que des fois,
00:36:51on ne peut pas tout faire.
00:36:52Après, il faut rester
00:36:53sur certaines lignes
00:36:53de conduite.
00:36:55Mais qu'on avance comme ça,
00:36:56oui.
00:36:58Sur ce marché
00:36:58des quartiers Est,
00:37:00tout le monde le connaît.
00:37:01Bonjour.
00:37:02Vous allez bien ?
00:37:02Excusez-moi.
00:37:03Ça va, et vous ?
00:37:04Ça va bien.
00:37:06Parachuté à Roubaix
00:37:07il y a 4 ans,
00:37:08l'enfant de banlieue parisienne
00:37:10a réussi à s'imposer localement.
00:37:13Moi, je suis arrivé
00:37:14il y a plusieurs années maintenant,
00:37:15donc le parachutage,
00:37:16c'est une chose,
00:37:17mais en fait,
00:37:17au bout d'un moment,
00:37:18quand on vit dans la ville
00:37:18depuis plusieurs années,
00:37:19je pense que...
00:37:20De toute façon,
00:37:21les Bombésiens,
00:37:22ils ne sont pas là-dessus.
00:37:23C'est un choix
00:37:24de se présenter ailleurs
00:37:25que là où vous avez grandi ?
00:37:27Bien sûr,
00:37:28parce que mon père
00:37:29était maire de ma ville.
00:37:31Donc moi,
00:37:31je ne voulais pas militer
00:37:32dans son nombre
00:37:33ou sa lumière.
00:37:36Ce samedi matin,
00:37:37toutes les équipes en lice
00:37:39tractent pour leur candidat
00:37:41et l'entente est plutôt cordiale.
00:37:45Comment il va,
00:37:46monsieur Guillaume ?
00:37:48Ça va bien ?
00:37:48Tranquille.
00:37:49Je laisse profiter
00:37:50de ces dernières instants
00:37:51de popularité à Roubaix
00:37:52et après,
00:37:53on verra.
00:37:53Chaque fois qu'on est là,
00:37:54il est trop content.
00:37:55On le laissera à l'Assemblée nationale.
00:37:56Quand je l'ai croisé sur BFM,
00:37:57j'ai vu un petit sourire.
00:37:58Il était content de me voir.
00:37:59Il est bien à l'Assemblée nationale,
00:38:00on va le laisser là-bas.
00:38:02Ah, merci.
00:38:03Vous pouvez,
00:38:04on partage tout ?
00:38:05C'est bon.
00:38:05C'est pour éviter
00:38:06les attaques injustes.
00:38:07Pourquoi ?
00:38:08Regardez,
00:38:08on nourrit l'opposition.
00:38:10Il y a du poison.
00:38:11Les pauvres.
00:38:13Ils n'ont plus rien,
00:38:14ils n'ont personne.
00:38:17Les habitants
00:38:18de ces quartiers populaires
00:38:19à forte population musulmane,
00:38:22ce sont eux
00:38:23que David Guiraud
00:38:24cherche à séduire.
00:38:25Vous savez mon problème.
00:38:27Moi, je ne peux pas voter,
00:38:28mais il y a mon fils
00:38:28et mon petit fils.
00:38:29Il faut les réveiller alors.
00:38:3015 et 22 mars,
00:38:31il faut les prendre,
00:38:31il faut les sortir du lit.
00:38:33Quitte à être accusé
00:38:35de communautarisme
00:38:36par ses adversaires.
00:38:38Moi, je ne sais pas
00:38:39qui est musulman,
00:38:40qui ne l'est pas.
00:38:41Je vois bien
00:38:41qu'il y a des femmes
00:38:42qui portent le voile.
00:38:43Mais je m'assure
00:38:44et je ne l'adresse pas
00:38:45aux gens en fonction de...
00:38:46Non, on met des combats
00:38:48qui parlent aux gens
00:38:50sur les sujets sociaux,
00:38:52sur le salaire,
00:38:53le pouvoir d'achat,
00:38:54quand on parle de logement,
00:38:55d'autres sujets,
00:38:55la Palestine,
00:38:57plein de sujets comme ça
00:38:59qui parlent un peu
00:39:00au cœur des gens ici.
00:39:02Pour conforter cette stratégie,
00:39:04il s'est entouré
00:39:05de militants associatifs
00:39:07comme Florian Vertrieste.
00:39:09C'est la figure
00:39:10du combat
00:39:11contre la démolition
00:39:13de ce quartier,
00:39:14l'Alma,
00:39:14l'un des plus pauvres
00:39:16de Roubaix.
00:39:17Moi, j'ai grandi en haut.
00:39:18Il y a les trois fenêtres, là.
00:39:20En fait,
00:39:20c'était des grands espaces verts
00:39:22avec des jeux,
00:39:22des bancs,
00:39:23où on se retrouvait.
00:39:24Au fur et à mesure du temps,
00:39:25ils ont tout enlevé,
00:39:25ils ont laissé à l'abandon.
00:39:27Fenêtres et portes
00:39:28murées,
00:39:30des rues entières
00:39:30laissées à l'abandon.
00:39:33Ici,
00:39:33David Guiraud
00:39:34conteste le projet
00:39:35de réhabilitation
00:39:36qui prévoit
00:39:37la destruction
00:39:38de près de 500 logements.
00:39:40Là,
00:39:41ça doit être cassé, là ?
00:39:42C'est les trucs verts, non ?
00:39:43Tout ça doit être cassé.
00:39:44Dès que vous avez
00:39:44des points verts,
00:39:45tout ça doit être cassé.
00:39:46Des petits trucs
00:39:47qui n'ont pas une boule, là ?
00:39:47Tout ça,
00:39:47et la rue du Renouveau
00:39:49doit être cassée aussi.
00:39:50Nous, parmi les projets
00:39:51qu'on a en défense,
00:39:53c'est qu'il faut sauver
00:39:53une partie de ces bâtiments.
00:39:55C'est ce qui a convaincu Florian,
00:39:57qui ne s'était même pas
00:39:59déplacé aux urnes en 2020,
00:40:01de s'engager sur sa liste.
00:40:04La politique,
00:40:05c'est un truc
00:40:05qui vous tentait ?
00:40:06Au début,
00:40:07au départ,
00:40:07non,
00:40:08pas du tout.
00:40:09Les gens n'y croient plus.
00:40:10Donc, en réalité,
00:40:11il faut leur faire croire
00:40:11que c'est possible aux gens.
00:40:13Et notamment,
00:40:14en mettant des personnes
00:40:15de ce quartier
00:40:16dans une liste,
00:40:16on fait croire
00:40:17que c'est possible
00:40:17parce que les gens
00:40:18se sentent représentés.
00:40:20Les quartiers Nord
00:40:21sont parmi les plus
00:40:23abstentionnistes de Roubaix.
00:40:25Alors, c'est à eux
00:40:26que David Guiraud
00:40:27va consacrer
00:40:28sa première réunion de quartier.
00:40:32Le calcul de la plupart
00:40:34des responsables politiques
00:40:35de cette ville,
00:40:35c'est de se dire
00:40:36que les quartiers Nord,
00:40:37ça compte pas.
00:40:38Ça compte pas
00:40:38parce que ça vote pas.
00:40:40Où là, le but,
00:40:40c'est que vous discutiez
00:40:41avec nous comme si
00:40:42on était déjà en exercice.
00:40:43Donc, vous avez face à vous
00:40:45le maire
00:40:45et ses adjoints potentiels.
00:40:47Je voudrais bien
00:40:48qu'on retrouve le quartier propre
00:40:50comme ça existait à l'époque
00:40:51quand on était arrivés
00:40:52parce qu'on utilise le fait
00:40:53et que les immigrés
00:40:55avec les Français
00:40:55on s'entendait bien
00:40:56et tout le monde
00:40:57était propre.
00:40:58On est embêtés
00:40:59parce que
00:41:02quand les jours
00:41:04arrivent,
00:41:05les dealers
00:41:06se croient chez eux
00:41:07et vas-y,
00:41:08t'es quoi ?
00:41:09T'es ça roule la moto
00:41:10et ça fait la fiesta
00:41:13jusqu'à 3-4 heures du matin.
00:41:15Du coup, j'ai une question aussi.
00:41:16En tant que maire de CPE,
00:41:18en tant que premier
00:41:18adjoint de police de la ville,
00:41:21quelles sont vos idées
00:41:22pour ce lien
00:41:23entre les habitants
00:41:24et la police ?
00:41:24Parce que je pense
00:41:25qu'il y a beaucoup
00:41:26de personnes sur Roubaix
00:41:27qui n'ont plus
00:41:28cette confiance en la police.
00:41:29La police de proximité,
00:41:31ça doit être
00:41:31notre police municipale,
00:41:32en fait.
00:41:32Ça doit être ça,
00:41:33la vocation.
00:41:34Et franchement,
00:41:35on a une chance
00:41:35à Roubaix,
00:41:36c'est quand même
00:41:37d'avoir des policiers
00:41:37municipaux.
00:41:38Il y en a beaucoup
00:41:38qui sont nés à Roubaix,
00:41:39qui aiment Roubaix,
00:41:40qui comprennent leurs habitants,
00:41:41qui ont envie
00:41:42de bien faire leur boulot.
00:41:43Juste par contre,
00:41:44ils demandent une chose,
00:41:44il faut recruter des Roubaisiens,
00:41:45il faut arrêter
00:41:46de recruter uniquement ailleurs
00:41:47et surtout les cadres
00:41:48de la police municipale,
00:41:50ça doit être des Roubaisiens.
00:41:53Contrairement à la ligne LFI,
00:41:55à Roubaix,
00:41:55David Guiraud
00:41:56n'a pas l'intention
00:41:57de désarmer
00:41:57la police municipale.
00:42:00Quant aux 400 caméras
00:42:01de vidéosurveillance,
00:42:03ils ne prévoient pas non plus
00:42:05de les supprimer.
00:42:07La lutte contre l'insécurité,
00:42:10c'est le fer de lance
00:42:11de Céline Saïa,
00:42:12la candidate
00:42:12Rassemblement National.
00:42:17Bonjour madame,
00:42:18je me présente
00:42:18aux élections municipales
00:42:20à Roubaix.
00:42:21Vous habitez ici,
00:42:22dans le coin ?
00:42:23Moi j'habite au quartier,
00:42:23non mais...
00:42:24Ah, nous on veut
00:42:25vachement axer
00:42:25sur la sécurité
00:42:27pour améliorer
00:42:28le quotidien des gens
00:42:29via la police municipale.
00:42:31On veut essayer
00:42:31de lutter
00:42:32contre les trafics de drogue.
00:42:34Ah, ça c'est bien.
00:42:35Mais je sais,
00:42:35parce qu'on observe,
00:42:36enfin je sais pas,
00:42:37j'imagine qu'à l'Omelet
00:42:38vous avez quand même
00:42:38dû assister...
00:42:39C'est un catastrophe.
00:42:40Ouais, voilà.
00:42:42C'est le risque
00:42:43de voir la mairie
00:42:44basculer chez LFI
00:42:45qui l'a convaincu
00:42:46de se lancer.
00:42:48C'est vrai que
00:42:49quand on rencontre
00:42:50les Roubaisiens,
00:42:51on ressent
00:42:51qu'il y a
00:42:52une certaine tentation
00:42:54pour le vote
00:42:55de David Guiraud
00:42:56parce que les gens
00:42:56font face
00:42:57à une grande pauvreté
00:42:59et David Guiraud
00:43:03a réussi
00:43:04à convaincre
00:43:05une partie des Roubaisiens
00:43:06et je pense
00:43:06qu'ils se rendent pas compte
00:43:07du programme national
00:43:10de la France Insoumise.
00:43:11On va très bon marcher.
00:43:12Ah, vous nous le rendez.
00:43:14Merci.
00:43:15Merci à vous.
00:43:15Bonne journée.
00:43:17Il reste 15 jours
00:43:19avant le premier tour.
00:43:21David Guiraud arrive
00:43:22au terme d'une campagne
00:43:23dans laquelle
00:43:23il a lissé son image.
00:43:26Loin du personnage clivant
00:43:27de l'Assemblée nationale
00:43:28et des propos polémiques
00:43:31de son mouvement
00:43:31La France Insoumise.
00:43:33Son principal ennemi,
00:43:35c'est l'abstention.
00:43:36Et ce soir,
00:43:37sa réunion d'équipe
00:43:38va y être
00:43:39entièrement consacrée.
00:43:42Déjà, désolé pour le retard,
00:43:43mais en fait,
00:43:44je suis en train
00:43:44de finir.
00:43:45Là, pour le coup,
00:43:46on ne fait pas souvent ça,
00:43:47mais je pense que
00:43:48vous avez le droit
00:43:48de m'applaudir
00:43:49pour les 9000 lettres
00:43:50à la jeunesse.
00:43:52Donc, c'est 9000 nouveaux inscrits,
00:43:55en fait,
00:43:559000 nouveaux électeurs
00:43:56qui n'ont jamais voté
00:43:57pour une municipale
00:43:58de leur vie.
00:43:59C'est des jeunes.
00:44:00Je ne sais pas exactement
00:44:01quel est le rendement,
00:44:02mais même s'il y a 5%
00:44:04des gens qu'on pousse
00:44:05à aller voter
00:44:05à la suite de ce courrier,
00:44:075% de 9000,
00:44:08ça fait déjà pas mal de monde.
00:44:09Ça fait déjà 500 personnes.
00:44:11Dans cette ville
00:44:12championne de l'abstention
00:44:13où moins d'un électeur
00:44:15sur quatre
00:44:16s'est déplacé en 2020,
00:44:18chaque voix compte.
00:44:19L'équipe a pour consigne
00:44:20d'activer ses réseaux
00:44:22et d'éviter les pièges.
00:44:24Il y a quelques tentatives
00:44:25de diffamation.
00:44:26On a des espèces de hackers
00:44:28en gros qui ont produit
00:44:29des faux documents
00:44:29comme quoi
00:44:30j'enverrai un message
00:44:33à toutes les mosquées
00:44:34pour me proposer
00:44:34de faire l'appel
00:44:35à la prière, je crois.
00:44:36Donc, me voilà muezine
00:44:37maintenant.
00:44:38J'ai cru que c'était
00:44:39un truc dont j'allais pas être
00:44:40en train de faire.
00:44:40Ah bah non, non.
00:44:41Je ne propose pas
00:44:42de faire l'appel
00:44:43à la prière.
00:44:47Bonjour madame.
00:44:48Vous allez bien ?
00:44:49Ça va, merci.
00:44:50On fait notre petit tour.
00:44:52À trois jours du scrutin,
00:44:54David Guiraud est confiant
00:44:56et il est conforté
00:44:57par un sondage
00:44:58qui vient de le placer
00:44:59largement en tête
00:45:00au premier tour
00:45:02avec 44%
00:45:03des intentions de vote.
00:45:04Pour être honnête,
00:45:05vu que je me méfie
00:45:06des sondages,
00:45:07je me suis dit
00:45:08bon, le sondage,
00:45:08il va nous mettre
00:45:09entre 30 et 35
00:45:09et dire que je perds
00:45:10au second tour.
00:45:11Et je ne m'attendais
00:45:12pas à ce qu'on soit
00:45:13à 44 dans un sondage
00:45:14IFOP qui n'est pas
00:45:15un institut réputé
00:45:16pour mettre particulièrement
00:45:17en avant les insoumis.
00:45:18Donc en fait,
00:45:19ça n'a laissé
00:45:20aucune marge
00:45:20de manœuvre
00:45:21à l'opposition.
00:45:23Seul un front
00:45:24anti-LFI
00:45:25pourrait encore
00:45:25l'empêcher
00:45:26de conquérir
00:45:27la mairie.
00:45:29L'info ici nord
00:45:30avec Juliette Pen.
00:45:31Il est 8h
00:45:32et les bureaux de vote
00:45:33viennent d'ouvrir
00:45:34leurs portes.
00:45:34Et les habitants
00:45:35de 1533 communes
00:45:37du Nord
00:45:37et du Pas-de-Calais
00:45:38peuvent dès à présent
00:45:39aller voter.
00:45:41Bonjour, ça va ?
00:45:45Bonjour.
00:45:47Monsieur Guiraud,
00:45:48David, Gilbert,
00:45:49Florent.
00:45:53Après, on vous laisse
00:45:54tranquille.
00:45:55C'est le festival de Cannes.
00:45:57Merci.
00:45:58Ah ouais, là,
00:45:59c'est même pire
00:45:59que le festival de Cannes.
00:46:01parce que depuis ce matin,
00:46:03ils sont là.
00:46:03Ah bon ?
00:46:04Vous attendez
00:46:04depuis quelle heure ?
00:46:07En attendant les résultats,
00:46:10David Guiraud va consacrer
00:46:11sa journée
00:46:11à faire le tour
00:46:12des bureaux de vote.
00:46:13Ça va, et vous ?
00:46:14La forme ?
00:46:14Bah ouais, la forme.
00:46:16Et il y a un bureau
00:46:17qui intéresse
00:46:18particulièrement le candidat.
00:46:20Le 119
00:46:21dans les quartiers nord.
00:46:23On va au bureau de vote
00:46:24qui était le bureau
00:46:25le plus abstentionniste
00:46:26du département en 2022,
00:46:28aux premières législatives
00:46:29que j'ai faites, en fait.
00:46:29Et en 2024,
00:46:30ce bureau,
00:46:31il a pris 20 points
00:46:31de participation
00:46:32et je faisais 90%,
00:46:34je crois.
00:46:34Un bureau comme ça
00:46:35qui vote,
00:46:36c'est un signal, quoi.
00:46:37Donc on va voir un peu
00:46:39comment ça se passe
00:46:40au 119.
00:46:45Messieurs, dames.
00:46:45Bonjour.
00:46:47Je lui ai dit,
00:46:47tiens, il y a des monts de fous.
00:46:50Ça fait du bien
00:46:51de voir que les gens
00:46:51se mobilisent dans ce bureau.
00:46:53C'est très, très important.
00:46:55C'est un quartier
00:46:56qui a beaucoup souffert
00:46:58sur les dix dernières années.
00:46:59Donc, il faut que ça bouge.
00:47:00ça fait plaisir
00:47:01de vous voir tous.
00:47:04Merci à vous.
00:47:05Bonne journée à vous
00:47:06pour dimanche.
00:47:07Merci beaucoup.
00:47:07C'est pas mal à l'Alma.
00:47:12122.
00:47:13Parce que tu vois,
00:47:14par exemple,
00:47:14le 115,
00:47:15je trouve ça pas dingue.
00:47:1750% et le 114,
00:47:19combien ?
00:47:20Tu vois,
00:47:20on n'est pas à 60%.
00:47:22Après, il y a quelque chose
00:47:22qui est assez historique.
00:47:23C'est que d'habitude,
00:47:24les bureaux des quartiers populaires,
00:47:26il en fallait trois
00:47:27pour combler un bureau
00:47:27des quartiers subs.
00:47:28Là, il en faut deux,
00:47:29en moyenne,
00:47:30voire moins.
00:47:31Donc, c'est très positif quand même.
00:47:33Il n'y a pas eu
00:47:34de regain de participation
00:47:36à Roubaix.
00:47:3737,6% seulement.
00:47:39Mais les premières tendances
00:47:41sont très favorables
00:47:42aux candidats insoumis.
00:47:46Ça va ?
00:47:47Ça va, et toi ?
00:47:48T'étais stressé, toi ?
00:47:48Ouais, très bien.
00:47:50Là, on était à 46 ou 47 environ.
00:47:52J'étais à 49.
00:47:55Pouf !
00:47:56Quelle soirée !
00:47:58David Guiraud
00:47:59n'attend même pas
00:48:00les résultats définitifs
00:48:01pour se rendre
00:48:02à l'hôtel de ville.
00:48:06Acclamé par ses supporters,
00:48:07on pourrait presque croire
00:48:09qu'il vient d'être élu.
00:48:14Je crois que c'est l'encombre.
00:48:16David !
00:48:17David !
00:48:18David !
00:48:19David !
00:48:20David !
00:48:21David !
00:48:22David !
00:48:22David !
00:48:23Tranquillez les ambitions.
00:48:24Résultat par liste.
00:48:26David Guiraud,
00:48:278560 voix,
00:48:2946,64%.
00:48:30Un score écrasant.
00:48:33David Guiraud
00:48:34survole ses adversaires.
00:48:36Le maire sortant
00:48:37est arrivé deuxième
00:48:38et il improvise déjà
00:48:40un discours de campagne.
00:48:42Roubaix ne doit pas devenir
00:48:43le trophée d'un parti
00:48:44ni le marche-pied
00:48:45d'ambition nationale.
00:48:48Notre ville mérite mieux
00:48:49que d'être instrumentalisée
00:48:50par le parti
00:48:51de Jean-Luc Mélenchon.
00:48:54Roubaix !
00:48:56Parti !
00:48:56Parti !
00:48:57Parti !
00:48:58Parti !
00:49:00Parti !
00:49:01Parti !
00:49:01Parti !
00:49:02Parti !
00:49:04On va parler là-bas.
00:49:05Ça va être à mon tour.
00:49:07Dans une semaine,
00:49:08nous prendrons les clés
00:49:10de l'hôtel de ville
00:49:11et nous les rendrons
00:49:12à ceux qui en ont
00:49:13le plus besoin,
00:49:14les Roubaixiens,
00:49:15les Roubaixiennes.
00:49:16Dimanche prochain,
00:49:17dans 7 jours,
00:49:19ramenez tout le monde
00:49:19au bureau de vote !
00:49:23Pour ses adversaires,
00:49:24la nuit a été courte.
00:49:26Alexandre Garcin
00:49:27a recueilli 20% des voix
00:49:29devant Karim Amrouni,
00:49:3117%
00:49:32et Céline Saïa,
00:49:3312%.
00:49:35Le maire sortant
00:49:36et le candidat
00:49:37d'hiver gauche
00:49:38cherchent à faire
00:49:39front commun
00:49:39contre David Guiraud.
00:49:41Mais les discussions
00:49:43semblent au point mort.
00:49:47Il nous faut des vidéos
00:49:49de soutien
00:49:49de tous ceux
00:49:51qui veulent soutenir.
00:49:52De la droite,
00:49:53de la gauche,
00:49:53de tout ce qui peut
00:49:55nous faire sauver
00:49:57voie par voie.
00:49:58J'aurais tendu la main,
00:50:00mais pour l'instant,
00:50:01ils ne l'ont pas encore
00:50:01saisi.
00:50:02Je ne souhaite pas
00:50:05défigurer ma liste.
00:50:07J'ai un programme,
00:50:08j'ai une équipe,
00:50:09mais je vais leur laisser
00:50:10une place
00:50:10pour qu'on puisse
00:50:12ensemble faire front
00:50:13contre la France insoumise.
00:50:22C'est les lendemains
00:50:24de résultats.
00:50:24Il est 10h30 du matin,
00:50:26il est toujours
00:50:26hors de question.
00:50:27qu'il y a une alliance
00:50:28entre votre liste
00:50:29et celle de M. Katz.
00:50:29Force est de constater
00:50:30qu'il y a eu d'envie
00:50:31de France insoumise
00:50:32à Roubaix.
00:50:33On parle de ceinture sanitaire,
00:50:37de front républicain.
00:50:39Vous savez,
00:50:40pendant des décennies,
00:50:41on l'a fait
00:50:41avec le Rassemblement national,
00:50:43on voit ce que ça a donné.
00:50:44Ça ne fonctionne pas,
00:50:45mais je pense que
00:50:46si on veut renouer
00:50:46avec la politique,
00:50:47en tout cas dans notre pays,
00:50:49la première chose à faire,
00:50:50c'est de renouer
00:50:50avec une forme d'éthique
00:50:52et une forme de responsabilité.
00:51:08bien loin des alliances,
00:51:11sur le marché
00:51:12du nouveau Roubaix,
00:51:13David Guiraud
00:51:13est déjà reparti en campagne.
00:51:15Nous, le signal
00:51:16qu'on envoie,
00:51:16c'est qu'on est direct
00:51:17sur le terrain,
00:51:18on y retourne.
00:51:19Notre tâche,
00:51:20c'est de nous battre
00:51:21contre l'abstention
00:51:22pour améliorer
00:51:23le quotidien des gens
00:51:24de la ville,
00:51:25pour être auprès d'eux.
00:51:25Voilà, c'est ça
00:51:26le message qu'on envoie
00:51:27aujourd'hui.
00:51:27Ce n'est pas d'être
00:51:28dans les négos.
00:51:29Ça y est,
00:51:29la liste,
00:51:29elle est déposée.
00:51:33Finalement,
00:51:34il n'y aura pas
00:51:34de front anti-LFI.
00:51:36Au second tour,
00:51:38quatre listes
00:51:38sont encore présentes.
00:51:40C'est un boulevard
00:51:41qui s'ouvre
00:51:42pour David Guiraud.
00:51:50Il est où, Garcin ?
00:51:53Bravo,
00:51:54vous êtes bien battus.
00:51:57Le maire sortant
00:51:58à la mine
00:51:58des mauvais jours.
00:51:59Le match
00:52:00est plié.
00:52:02David Guiraud
00:52:03et Alexandre Garcin
00:52:04s'enferment
00:52:04quelques instants
00:52:05dans le bureau du maire.
00:52:07On est sortis
00:52:08avec le maire
00:52:08avec le maire
00:52:09avec le maire.
00:52:10On sort.
00:52:12C'est entre nous.
00:52:14C'était républicain.
00:52:16C'était républicain.
00:52:17C'est un moment
00:52:18en train de voir.
00:52:19Oui.
00:52:20Là où ?
00:52:23Ce soir,
00:52:24le résultat
00:52:25est sans appel.
00:52:26La foule de supporters
00:52:28du nouveau maire
00:52:28de Roubaix,
00:52:29élu avec 53%
00:52:31des voix,
00:52:32s'est une nouvelle fois
00:52:33donné rendez-vous
00:52:34dans le hall
00:52:34de la mairie.
00:52:37Ce soir,
00:52:40nous allons montrer
00:52:41ce que peut faire
00:52:42une municipalité
00:52:44dirigée par un insoumis
00:52:45avec une équipe plurielle
00:52:47et surtout
00:52:47au service
00:52:48de ses habitants.
00:52:50Merci à vous les amis.
00:52:51Merci d'avoir été là.
00:52:52C'est une belle victoire.
00:52:54On va faire pousser la vie.
00:52:55On va faire pousser la vie.
00:52:56On va faire pousser la vie.
00:52:56On va faire pousser la vie.
00:52:57On va faire pousser la vie.
00:52:57Heureusement,
00:52:58vous étiez là.
00:53:01On trinque à la fierté retrouvée.
00:53:05Cette ville
00:53:06qui méritait mieux.
00:53:08Et maintenant,
00:53:09on peut être à la hauteur.
00:53:10L'important,
00:53:11ce n'est pas
00:53:11de gagner
00:53:11l'intégralité
00:53:12de ces combats.
00:53:13Mais les gens,
00:53:14ils ne nous pardonnent pas
00:53:14quand on se bat.
00:53:15On va avoir un agenda
00:53:16qui est un peu chargé.
00:53:17Mais on sait
00:53:20pourquoi on a signé.
00:53:22La France insoumise
00:53:24a réussi son pari
00:53:25en remportant Roubaix.
00:53:26Mais des enjeux de taille
00:53:28attendent David Guiraud
00:53:29dans une ville
00:53:30où près de la moitié
00:53:31des habitants
00:53:32vit sous le seuil
00:53:33de pauvreté.
00:53:34Le nouveau maire insoumis
00:53:36devra aussi composer
00:53:37avec l'hostilité
00:53:38d'un département
00:53:39et d'une région
00:53:40ancrée à droite.
00:53:52Voilà pour ces deux reportages
00:53:54signés Hélène Bonduelle
00:53:56et Clément Perrouot.
00:53:57Et pour en débattre
00:53:58en plateau,
00:53:58j'ai le plaisir
00:53:59d'accueillir Annabelle Roger.
00:54:00Bonjour.
00:54:01Bonjour.
00:54:01Vous êtes rédactrice
00:54:02en chef à Radio Classique.
00:54:03Je cite votre livre
00:54:04L'écœurement des mers
00:54:06co-signé avec Jean-Pierre Bédeille.
00:54:08Frédéric Dhabi,
00:54:09vous êtes directeur général
00:54:10opinion groupe IFOP.
00:54:11Vous avez évidemment
00:54:12beaucoup suivi
00:54:13ces élections municipales.
00:54:14Et Bruno Cotteres,
00:54:15vous êtes politologue,
00:54:16chercheur au Cévi-Pof.
00:54:18Alors on va revenir
00:54:19sur ces deux campagnes
00:54:20mais aussi sur,
00:54:20voilà, plus globalement
00:54:21le paysage politique.
00:54:23Sur Roubaix,
00:54:24Annaëlle Roger,
00:54:25c'était un objectif
00:54:26de la France insoumise.
00:54:27Ils y ont gagné seul
00:54:28avec un candidat
00:54:29qui est parti en campagne
00:54:30très tôt,
00:54:31qui a fait énormément de terrain.
00:54:33C'est ça un peu
00:54:34la recette gagnante
00:54:35pour David Guirault ?
00:54:36Exactement.
00:54:36David Guirault,
00:54:37il est parti en campagne
00:54:37il y a quatre ans finalement
00:54:38quand il a commencé
00:54:39sur les législatives.
00:54:40Il est resté sur le terrain,
00:54:41ça se sent.
00:54:42Il connaît la ville par cœur.
00:54:44Il connaît quasiment
00:54:45les électeurs par cœur
00:54:46et les problématiques.
00:54:48On dit souvent
00:54:49qu'une campagne finalement
00:54:50c'est la rencontre
00:54:51entre un homme
00:54:52et des citoyens.
00:54:53Là, c'est exactement
00:54:54ce qui s'est passé.
00:54:56Très méthodique aussi,
00:54:57il a fait une campagne
00:54:59effectivement
00:54:59d'une efficacité redoutable
00:55:00en ciblant,
00:55:01en plus très ciblée
00:55:02sur les quartiers populaires
00:55:04de cette ville pauvre finalement.
00:55:06Justement,
00:55:06et Bruno Cotteres,
00:55:07on voit que dans le reportage,
00:55:09ces opposants
00:55:09essayent de constituer
00:55:10un peu un front anti-LFI.
00:55:12Ça ne marche pas à la fin
00:55:13mais beaucoup ont insisté
00:55:14sur le danger
00:55:16d'avoir une ville LFI
00:55:17au sein d'un département
00:55:18et d'une région
00:55:19qui penche à droite.
00:55:20On parle de risque
00:55:21d'ostracisation de cette ville.
00:55:23Est-ce que ça peut exister ?
00:55:25Ça dépendra des résultats
00:55:27que David Guiraud
00:55:27va obtenir comme maire.
00:55:30D'abord,
00:55:30c'est un argument de campagne.
00:55:31Il est normal
00:55:31que les adversaires
00:55:32utilisent cet argument
00:55:33de campagne
00:55:33dans le contexte
00:55:35de ces municipales,
00:55:36notamment où
00:55:37dans l'entre-deux-tours,
00:55:38cette dimension s'est accentuée.
00:55:40LFI avait réalisé
00:55:41de bons scores
00:55:42dans de nombreuses villes
00:55:43qui avaient un peu
00:55:44le même profil
00:55:45que Roubaix.
00:55:46Donc forcément,
00:55:47c'est un argument de campagne
00:55:48qu'ils ont essayé d'utiliser.
00:55:49Vous avez raison,
00:55:50ça n'a pas marché.
00:55:52En revanche,
00:55:52c'est vrai qu'il y a
00:55:53un gros défi
00:55:55pour ce nouvel élu.
00:55:56C'est un jeune député
00:55:57qui est très connu médiatiquement,
00:55:59qui est très connu
00:55:59dans la vie politique nationale.
00:56:01Par contre,
00:56:02il démarre,
00:56:02il fait ses armes
00:56:03sur une responsabilité
00:56:04qui est très différente
00:56:05de celle de maire,
00:56:06de celle de député,
00:56:07pardon,
00:56:07celle de maire.
00:56:08Donc il va avoir
00:56:09effectivement maintenant
00:56:10à montrer
00:56:11de quoi il est capable
00:56:12et c'est à ce moment-là
00:56:13qu'on pourra pleinement
00:56:14répondre à la question.
00:56:15L'épreuve du pouvoir,
00:56:16on y reviendra,
00:56:17mais juste, Frédéric,
00:56:18ce qui est très présent
00:56:18aussi dans le reportage,
00:56:19c'est qu'à Roubaix,
00:56:20le vainqueur,
00:56:21c'est l'abstention,
00:56:2362% au second tour.
00:56:26David Guiraud,
00:56:26il est élu,
00:56:27évidemment,
00:56:28mais avec une très,
00:56:29très forte abstention.
00:56:30Et vous avez raison,
00:56:31c'est 20 points de moins
00:56:32que la moyenne nationale
00:56:33et cette campagne
00:56:34de proximité
00:56:34dont parle Annabelle Roger,
00:56:36c'est surtout
00:56:36une campagne de mobilisation.
00:56:37Il va partout,
00:56:39il essaye d'amener
00:56:39les électeurs un par un
00:56:40au vote
00:56:41avec une campagne
00:56:42d'ultra proximité.
00:56:43On le voit à un moment
00:56:44vers visiter un quartier,
00:56:46un bureau,
00:56:46le bureau 119 ou 109
00:56:48où il dit
00:56:50c'est le bureau
00:56:50qui a le moins voté
00:56:52en 2020
00:56:53aux élections passées.
00:56:54Il faut que je convainque
00:56:55les gens.
00:56:55La voix off
00:56:56dit que finalement
00:56:56il n'y arrive pas
00:56:57mais il a vraiment fait
00:56:58ce travail de mobilisation
00:57:00avec une campagne
00:57:01où il s'est lui-même
00:57:02dénationalisé.
00:57:03C'est quelqu'un
00:57:03à l'échelle nationale
00:57:04qui peut être très polémique.
00:57:05On a vu
00:57:06quelques saillis
00:57:07qui ont fait polémique.
00:57:08On le voit dans le reportage
00:57:09mais sur le terrain à Roubaix.
00:57:10Il met ça complètement
00:57:10de côté.
00:57:11La seule dimension nationale
00:57:13du reportage
00:57:13c'est la venue
00:57:14de Jean-Luc Mélenchon
00:57:16et encore,
00:57:18c'est vraiment
00:57:18un seul moment
00:57:19de campagne.
00:57:20Il a complètement
00:57:20localisé sa campagne.
00:57:22Et justement
00:57:23sur cette épreuve du pouvoir
00:57:24dont parlait
00:57:25Bruno Cotteresse,
00:57:26Annabelle Roger,
00:57:27on voit que dans le discours
00:57:28de David Guiraud
00:57:29sur la question
00:57:30de la police par exemple,
00:57:31il ne veut pas désarmer
00:57:32la police municipale
00:57:33puisqu'il voit bien
00:57:34qu'il y a un peu
00:57:34la réalité aussi du terrain.
00:57:36Ces électeurs
00:57:37lui demandent de lutter
00:57:37contre le trafic de droits,
00:57:38contre l'insécurité.
00:57:39C'est vrai qu'on a vraiment
00:57:40l'impression
00:57:41qu'il a une double personnalité
00:57:42un petit peu
00:57:43David Guiraud
00:57:44d'à côté.
00:57:45Le député
00:57:46et les filles
00:57:46avec ses saillies politiques,
00:57:49la politique vraiment
00:57:50assez violente
00:57:51qu'on voit dans l'hémicycle.
00:57:52Et puis là,
00:57:53effectivement,
00:57:53ce principe de réalité
00:57:54où il s'éloigne
00:57:55finalement de son parti.
00:57:57Alors certes,
00:57:57il accueille
00:57:58Jean-Luc Mélenchon
00:57:59mais il ne veut pas
00:58:01désarmer la police.
00:58:01Il en fait même
00:58:02un argument de campagne
00:58:03en disant
00:58:03non seulement
00:58:04je ne veux pas
00:58:04désarmer la police
00:58:05mais je veux
00:58:05des policiers
00:58:06de Roubaix.
00:58:07Et ça,
00:58:08je trouve ça assez fort
00:58:08quand même
00:58:09dans la manière
00:58:09dont il s'y prend.
00:58:10Oui, c'est ça.
00:58:11C'est vrai que c'est
00:58:13une séquence assez marquante.
00:58:14Il dit
00:58:14il faut des Roubaisiens
00:58:15pour s'occuper des Roubaisiens.
00:58:17Bruno Cotteret,
00:58:17ça peut paraître même
00:58:18étonnant
00:58:19de la part d'un insoumis.
00:58:20Oui, d'ailleurs,
00:58:20ce qui est extrêmement intéressant
00:58:21c'est que cette séquence
00:58:22elle illustre
00:58:23un peu cette espèce
00:58:24de transformation
00:58:25ou de mutation
00:58:26de David Guiraud
00:58:27en un candidat
00:58:28qui fait vraiment
00:58:29dans le local.
00:58:30On voit effectivement
00:58:31qu'il mise tout
00:58:32sur son excellente connaissance
00:58:33de la commune.
00:58:35Il met très souvent
00:58:36en avant
00:58:37à la fois
00:58:38sa proximité
00:58:39avec les gens
00:58:40à la fin du documentaire.
00:58:43D'ailleurs,
00:58:43lorsqu'il célèbre
00:58:44sa victoire
00:58:45avec ses amis,
00:58:47il est en train
00:58:48de boire une bière
00:58:49et il dit
00:58:49la fierté de cette ville
00:58:51est de retour.
00:58:52Et donc,
00:58:52effectivement,
00:58:52il incite beaucoup
00:58:53sur cette dimension
00:58:54des cadres
00:58:54de la police municipale
00:58:56roubaisiens.
00:58:56Il insiste énormément
00:58:57sur cette dimension.
00:58:58Donc,
00:58:58c'est très intéressant
00:58:59parce qu'on voit
00:59:00que lui,
00:59:00qui est un personnage
00:59:02important déjà
00:59:03de la vie politique nationale,
00:59:04il a vraiment
00:59:05totalement joué
00:59:06la carte locale.
00:59:07Joué complètement
00:59:08la carte locale,
00:59:08Frédéric Labille,
00:59:09même s'il y a
00:59:11Jean-Luc Mélenchon
00:59:11qui vient dans ses meetings
00:59:12et puis David Guiraud,
00:59:14il dit
00:59:14voilà,
00:59:14tout le monde sait
00:59:15que je suis un candidat insoumis
00:59:16mais il a voulu
00:59:17quoi,
00:59:18gommer un petit peu
00:59:18cette partition nationale ?
00:59:21Complètement.
00:59:21Il dit
00:59:21je suis insoumis,
00:59:22c'est marqué
00:59:23sur mon front.
00:59:24C'est vrai que
00:59:24quand Jean-Luc Mélenchon
00:59:25vient,
00:59:26le reportage raconte
00:59:28qu'il a fait 20 minutes
00:59:28sur Gaza
00:59:29avant de parler
00:59:29des problèmes
00:59:30des Roubaisiennes
00:59:31et des Roubaisiens
00:59:32mais c'est vrai
00:59:32qu'il a complètement
00:59:33localisé sa campagne
00:59:34parce que c'est vrai
00:59:35que la France insoumise
00:59:36peut faire nationalement
00:59:38des très bons scores
00:59:38au premier tour
00:59:39mais il a toujours
00:59:39un souci de second tour.
00:59:41On l'a vu dans d'autres villes
00:59:42quand je pense à Toulouse
00:59:43ou Limoges,
00:59:44etc.
00:59:44Et il n'a pas voulu
00:59:45être touché
00:59:46par ce stigmate éventuel
00:59:47d'un tout
00:59:48sauf Elifi
00:59:49et il faut dire aussi
00:59:50moi je vois un parallèle
00:59:52avec Hénin Beaumont
00:59:53c'est bien sûr
00:59:53pas le même parti
00:59:54en 2014
00:59:55une mairie discréditée
00:59:57à bout de course
00:59:58pas de bilan
00:59:58un maire qui a dû quitter
00:59:59le pouvoir
01:00:00ça a été aussi
01:00:01des facteurs
01:00:02qui lui ont permis
01:00:03de jouer la distinction locale
01:00:05par rapport
01:00:06à ses concurrents
01:00:07sans passer par le national.
01:00:08Annabelle Roger
01:00:09c'est aussi une spécificité
01:00:10justement politique
01:00:11à Roubaix
01:00:12cette situation
01:00:14effectivement
01:00:14on le s'est dit
01:00:16dans le reportage
01:00:17donc le maire
01:00:17a dû quitter ses fonctions
01:00:19puisqu'il a été condamné
01:00:20c'est aussi
01:00:21un terrain
01:00:23propice
01:00:23pour David Guiraud
01:00:24oui il y a plusieurs choses
01:00:25je reviens juste
01:00:26sur la pauvreté
01:00:27je pense que les gens
01:00:27ils sont fiers
01:00:28de ce candidat
01:00:29et il apporte
01:00:30une belle image
01:00:31en tout cas
01:00:32de la ville
01:00:33il insiste beaucoup
01:00:34sur la fierté
01:00:35pour retrouver
01:00:36les Roubaisiens
01:00:37il incarne cette fierté
01:00:38finalement d'avoir
01:00:39que quelqu'un
01:00:40de national
01:00:41s'occupe d'eux
01:00:41a sans doute
01:00:43finalement
01:00:44facilité les choses
01:00:45entre guillemets
01:00:45à David Guiraud
01:00:47et Frédéric Dhabi
01:00:47on sait qu'au soir
01:00:48du second tour
01:00:49on en a un peu ironisé
01:00:51mais chaque formation politique
01:00:52a crié victoire
01:00:53sur la France insoumise
01:00:54alors ils ont gagné Roubaix
01:00:55ils ont gagné d'autres villes
01:00:57Creil, Vénissieux, Vaud-en-Blain
01:00:58quel bilan on peut en tirer
01:01:00est-ce qu'ils ont réussi
01:01:01leur pari ?
01:01:02vous avez raison
01:01:03le scrutin municipal
01:01:03c'est le seul
01:01:04où les partis politiques
01:01:05les écuries présidentielles
01:01:06parce qu'on est à un an
01:01:07d'élection présidentielle
01:01:08vont chercher à imposer
01:01:10aux français
01:01:11une vision stratégique
01:01:13du scrutin
01:01:13et c'est vrai que
01:01:14les insoumis peuvent dire
01:01:14nous étions complètement
01:01:15absents des conseils municipaux
01:01:17nous rentrons en force
01:01:18et puis il y a ces villes symboliques
01:01:21Roubaix, Saint-Denis
01:01:22qui tombent le premier tour
01:01:24Creil
01:01:25et puis la banlieue lyonnaise
01:01:26Vénissieux
01:01:26mais globalement
01:01:28ça reste peu de villes
01:01:29ça reste moins d'une dizaine de villes
01:01:30et si je puis dire
01:01:31la big picture
01:01:32la tendance lourde
01:01:33de cette élection municipale
01:01:34c'est quand même
01:01:35que les partis traditionnels
01:01:36l'ont emporté
01:01:37très largement
01:01:37je suis référence
01:01:38au PS et à LR
01:01:39est-ce qu'on peut voir
01:01:40dans la France insoumise
01:01:41et dans les villes
01:01:42qu'ils ont gagnées
01:01:43Bruno Cotteres
01:01:44justement
01:01:44des villes
01:01:45où on sait
01:01:46qu'il y a des
01:01:47nombreux quartiers populaires
01:01:48est-ce qu'il y a
01:01:48une territorialisation
01:01:50un petit peu
01:01:50du vote
01:01:51de la France insoumise
01:01:52quand on regarde
01:01:53les candidatures
01:01:54où est-ce qu'ils ont
01:01:55concentré leurs efforts
01:01:56les insoumis
01:01:57oui on voit
01:01:57qu'il y a une vraie stratégie
01:01:58de consolidation
01:02:00de bastion
01:02:00et aussi de s'adresser
01:02:02à des segments
01:02:03de l'électorat
01:02:03que la France insoumise
01:02:06travaille particulièrement
01:02:07sur le terrain
01:02:07particulièrement
01:02:08les gens qui sont
01:02:09le plus à distance
01:02:10du système politique
01:02:11les quartiers
01:02:12abstentionnistes
01:02:13effectivement
01:02:14là où ils ont eu
01:02:15du succès
01:02:15c'est beaucoup de communes
01:02:17beaucoup de villes
01:02:17qui sont confrontées
01:02:19à des taux de pauvreté
01:02:19absolument incroyables
01:02:21il n'y a pas que Roubaix
01:02:21effectivement
01:02:22beaucoup de chômage
01:02:24également
01:02:24donc effectivement
01:02:25ils ont concentré
01:02:26leurs efforts
01:02:27et ça c'est une vraie
01:02:28stratégie
01:02:29qui est intéressante
01:02:30pour eux
01:02:30parce que c'est une formation
01:02:32politique très récente
01:02:33elle va fêter ses 10 ans
01:02:34donc c'est une formation
01:02:35politique très récente
01:02:37ils n'ont pas
01:02:37nécessairement encore
01:02:38le vivier de candidats
01:02:40pour être candidats
01:02:41dans toute la France
01:02:41dans tous les types
01:02:42de communes
01:02:43et en revanche
01:02:44d'être arrivé à accrocher
01:02:47des grandes villes
01:02:48ayant ce profil-là
01:02:50pour la campagne
01:02:51du candidat insoumis
01:02:53dont on se doute
01:02:53que ce sera Jean-Luc Mélenchon
01:02:54à l'élection présidentielle
01:02:56c'est un ressort
01:02:56très important
01:02:57parce qu'il peut cultiver
01:02:58sa différence
01:02:59à l'intérieur de la gauche
01:03:00il peut renvoyer
01:03:01au parti socialiste
01:03:02l'image que
01:03:03voilà
01:03:03vous ne savez plus
01:03:04leur parler
01:03:05et nous on y arrive
01:03:06et Frédéric Daby
01:03:07citait aussi
01:03:08la victoire à Saint-Denis
01:03:09évidemment
01:03:10150 000 habitants
01:03:11Annabelle Roger
01:03:11est-ce que ces villes
01:03:13les roubaix
01:03:14en l'occurrence
01:03:14puisque c'est le sujet
01:03:15de notre reportage
01:03:16et les autres
01:03:16ça va servir de laboratoire
01:03:18pour la France insoumise
01:03:19elles vont être aussi
01:03:20scrutées
01:03:20c'est-à-dire
01:03:21je ne sais pas
01:03:22si on peut se rendre compte
01:03:22des premiers résultats
01:03:23en 6 mois
01:03:24ou en avant la prochaine présidentielle
01:03:25mais on va regarder
01:03:26le résultat de ces maires
01:03:27Bruno le disait tout à l'heure
01:03:28il a une grosse pression
01:03:29David Guiraud
01:03:30parce qu'il va falloir
01:03:31qu'il ait des résultats
01:03:32rapidement
01:03:33et souvent on dit
01:03:33que pour faire vraiment
01:03:35changer une ville
01:03:36il faut deux mandats
01:03:36là il a un an
01:03:38pour faire bouger les choses
01:03:39donc oui
01:03:40effectivement
01:03:40sur vraiment le terrain
01:03:43ensuite
01:03:43avec qui est-ce qu'il va travailler
01:03:45ça c'est la question aussi
01:03:47parce que Jean-Luc Mélenchon
01:03:48en 2027
01:03:49il ne gagnera pas tout seul
01:03:50et on voit
01:03:51qu'une sorte de cordon
01:03:52essaie d'être mis en place
01:03:54autour de LFI
01:03:56comme c'était le cas
01:03:56il y a plusieurs années
01:03:57autour du Front National
01:03:58à l'époque
01:03:59qu'est-ce que ça va donner
01:04:01c'est la question
01:04:02effectivement
01:04:02sur l'année qui vient
01:04:03et alors un des points communs
01:04:04entre David Guiraud
01:04:05à Roubaix
01:04:06et Laure Lavalette
01:04:07à Toulon
01:04:07c'est qu'ils ont
01:04:08sur leur affiche
01:04:09ils ont gommé
01:04:09les noms de leur parti
01:04:11pourquoi cette stratégie
01:04:13Frédéric Dhabi
01:04:13on se fait passer
01:04:15pour sans étiquette politique
01:04:16alors que
01:04:17tout le monde sait bien
01:04:18que Laure Lavalette
01:04:19est du Rassemblement National
01:04:20et David Guiraud
01:04:21de la France Insoumise
01:04:21vous l'avez dit
01:04:22tout le monde
01:04:23tout le monde le sait
01:04:23mais ils savent très bien
01:04:25aussi bien David Guiraud
01:04:26que Laure Lavalette
01:04:27et leurs entourages
01:04:27que dans les déterminants
01:04:29du vote
01:04:29aux élections municipales
01:04:30c'est un triptyque
01:04:31projet, bilan, incarnation
01:04:33beaucoup moins l'étiquette
01:04:35c'est pas la peine
01:04:35de le marquer dessus
01:04:36on le sait
01:04:37David Guiraud
01:04:38donne un argument
01:04:39qui est plutôt valable
01:04:40il a essayé
01:04:40d'avoir un rassemblement
01:04:41hors de la France Insoumise
01:04:42avec d'autres formations politiques
01:04:43sans doute
01:04:44beaucoup plus petites
01:04:45que la France Insoumise
01:04:46il a mis son drapeau
01:04:48dans sa poche
01:04:49tout en disant
01:04:50que naturellement
01:04:51il était connu
01:04:52c'est quand même
01:04:52assez classique
01:04:53pour les élections municipales
01:04:54c'est rare
01:04:55quand c'est un impétrant
01:04:56qui veut tenter
01:04:57un premier mandat
01:04:58c'est beaucoup plus fréquent
01:04:59quand un maire enchaîne
01:05:00les mandats
01:05:02je ne pense pas
01:05:02qu'André Santini
01:05:03qui a été relu
01:05:04pour la huitième fois
01:05:05où Laurent Catala
01:05:07à Créteil
01:05:07ait mis en avant
01:05:08leur étiquette centriste
01:05:09d'un côté
01:05:09socialiste de l'autre
01:05:10et sur Laure Lavallette
01:05:11justement
01:05:12c'est un visage
01:05:12du rassemblement national
01:05:14et pourtant
01:05:14elle ne met pas le RN
01:05:16sur son affiche de campagne
01:05:17Bruno Cotteresse
01:05:18oui alors elle s'en explique
01:05:19d'ailleurs dans le documentaire
01:05:21elle dit qu'au fond
01:05:22l'objectif c'est de parler
01:05:23à tous les habitants
01:05:24d'être la maire
01:05:25de tous les habitants
01:05:26et donc que tout le monde sait
01:05:27qu'elle est du rassemblement national
01:05:28qu'elle n'a pas au fond
01:05:29donc à l'afficher
01:05:30mais on voit effectivement
01:05:31un grand classique
01:05:32des élections municipales
01:05:33quand on regarde
01:05:34dans à peu près
01:05:34n'importe quelle commune
01:05:36le nom des listes
01:05:37la plupart du temps
01:05:38c'est tous unis
01:05:39autour d'eux
01:05:40le nom de la ville
01:05:42tous pour
01:05:42le nom de la ville
01:05:44donc c'est du grand classique
01:05:45il y a de petites formations politiques
01:05:48j'ai regardé par exemple
01:05:49les étiquettes
01:05:50des listes lutte ouvrière
01:05:51alors là
01:05:52c'est par contre
01:05:52lutte ouvrière
01:05:53le parti des travailleurs
01:05:55mais sinon
01:05:55en dehors de ça
01:05:56ils prennent tous souvent
01:05:57un nom de liste
01:05:59qui met en exergue
01:06:00leur identité
01:06:01la ville
01:06:02leur appartenance
01:06:03et ils tiennent à distance
01:06:05alors je rappelle aussi
01:06:06par ailleurs
01:06:06que l'image des partis politiques
01:06:08n'est pas très bonne
01:06:09dans les enquêtes du Cévis-Pov
01:06:11on est cette année
01:06:12à 15% de confiance
01:06:13dans les partis politiques
01:06:14et Annabelle Roger
01:06:15et sur le cas de Laure Lavalette
01:06:16dans le reportage
01:06:17on voit qu'elle
01:06:19essaye peut-être
01:06:20de gommer une partie
01:06:21des aspérités
01:06:22de ses idées
01:06:23peut-être les plus radicales
01:06:24est-ce que ça vous a frappé
01:06:26dans sa manière
01:06:26de faire campagne ?
01:06:27Moi ce qui m'a frappé
01:06:28c'est que je la trouve
01:06:29quand même
01:06:30on n'a pas le sentiment
01:06:31qu'elle connaît
01:06:32finalement si bien
01:06:33que ça
01:06:33tout long
01:06:34en tout cas
01:06:34c'est assez vague
01:06:36son programme
01:06:37si on fait la comparaison
01:06:38avec David Guiraud
01:06:40c'est elle
01:06:41qu'elle met en valeur
01:06:42et c'est
01:06:43moins finalement
01:06:44la ville
01:06:44j'ai un programme
01:06:46voilà qui je suis
01:06:47peut-être que ça fonctionne
01:06:49un petit peu moins
01:06:50et effectivement
01:06:52il n'y a pas
01:06:54le logo
01:06:55Rassemblement National
01:06:55sur
01:06:56mais Marine Le Pen
01:06:57vient aussi
01:06:58oui elle vient aussi
01:06:59mais elle n'assume pas
01:07:00son appartenance
01:07:01au parti
01:07:02enfin moi
01:07:02j'ai rien vu
01:07:03de la lorde
01:07:04de la valette
01:07:05une fois de plus
01:07:05de l'Assemblée Nationale
01:07:06sur le terrain
01:07:07à Toulon
01:07:07vous avez aussi trouvé
01:07:08Bruno Cotteresse
01:07:09une forme de
01:07:10voilà
01:07:10que c'était pas tout à fait
01:07:11les mêmes personnes
01:07:12on essayait de cacher
01:07:13la députée RN
01:07:14et de mettre en avant
01:07:15je pense que c'est
01:07:16d'autant plus
01:07:17un enjeu
01:07:18pour des personnalités
01:07:19qui sont très identifiées
01:07:20dans l'espace public
01:07:21dans l'espace médiatique
01:07:23donc forcément
01:07:24pour eux
01:07:24il y a un très gros enjeu
01:07:25qui est de montrer
01:07:26qu'ils ne viennent pas là
01:07:27en touriste
01:07:28ils ne viennent pas là
01:07:28en parachuté
01:07:30David Guiraud
01:07:31au début du reportage
01:07:32il dit
01:07:33il a été parachuté
01:07:34puis après
01:07:35il s'est vraiment
01:07:36fondu
01:07:39la ballette
01:07:40elle est originaire
01:07:41de la ville
01:07:42donc on voit
01:07:43une petite différence
01:07:44mais fondamentalement
01:07:45c'est un gros enjeu
01:07:47pour de campagne
01:07:47de ne pas apparaître
01:07:48comme des personnalités
01:07:50qui viennent là
01:07:51au fond
01:07:52s'ils perdent
01:07:53ça ne compromet pas
01:07:55leur carrière
01:07:55il faut vraiment
01:07:56qu'ils montrent
01:07:56que c'est la responsabilité
01:07:58qu'ils veulent en premier
01:07:59et beaucoup de députés
01:08:00qui sont candidats
01:08:01aux élections municipales
01:08:03c'est des questions
01:08:04qu'on leur pose
01:08:05pour prendre une note
01:08:06commune
01:08:07au Havre
01:08:07Edouard Philippe
01:08:08avait beaucoup
01:08:09cette question
01:08:10qui était
01:08:10alors vous voulez être
01:08:11réélu maire du Havre
01:08:12mais est-ce que
01:08:13vous n'allez pas
01:08:14nous quitter
01:08:14dès le lendemain ?
01:08:15Et Frédéric Davy
01:08:16est-ce que pour vous
01:08:17Toulon
01:08:18c'est l'illustration
01:08:18d'un plafond de verre
01:08:20pour le RN
01:08:20ou est-ce qu'il y a
01:08:21un cas très spécifique
01:08:22sur la ville de Toulon
01:08:23c'est très bien expliqué
01:08:24dans le reportage
01:08:25de Clément Perrault
01:08:25Toulon a déjà connu
01:08:27un maire
01:08:27au national
01:08:28ça s'est très mal passé
01:08:30comment on peut juger
01:08:31justement cet impact
01:08:32de 95
01:08:33là sur le scrutin ?
01:08:34Je pense qu'il est relativement faible
01:08:36c'est plus le même nom
01:08:37du parti
01:08:38même si dans son histoire
01:08:39Laure Lavalette
01:08:40est arrivée au FN
01:08:41à l'époque
01:08:41de Jean-Marie Le Pen
01:08:42je suis toujours gêné
01:08:43par ce terme
01:08:44de plafond de verre
01:08:45parce que les plafonds de verre
01:08:46sont faits pour être crevés
01:08:47on disait
01:08:48le RN
01:08:49le FN
01:08:49ne gagnera jamais
01:08:51de duel
01:08:52c'est vrai qu'entre
01:08:52Yann Bia
01:08:52ici à l'Assemblée
01:08:53en 90
01:08:54et les victoires
01:08:55en 2017
01:08:56et quelques victoires
01:08:57le FN
01:08:58n'avait quasiment
01:08:58plus jamais gagné
01:08:59en duel
01:08:59dans une élection
01:09:01et c'est plus ce qui s'est passé
01:09:03quand on a regardé
01:09:03le rapport de force
01:09:05de 2022 et 2024
01:09:06c'est vrai qu'elle fait
01:09:07un premier tour
01:09:08qui est conforme
01:09:08aux enquêtes d'opinion
01:09:09c'est vrai aussi
01:09:10et là
01:09:11elle joue
01:09:11elle est beaucoup plus
01:09:13stratège politique
01:09:14que nous l'est
01:09:14David Guiraud
01:09:15qui a un second tour
01:09:16qui confie complètement
01:09:17son premier tour
01:09:18elle essaye d'enfermer
01:09:19et là c'est très très politicien
01:09:21mais c'est le jeu
01:09:21la mère sortante
01:09:22Joël Massy
01:09:23comme une personne
01:09:24de gauche
01:09:25avec ses fameux
01:09:26tracts finalement
01:09:27enfin c'est des affiches
01:09:28qu'elle ne diffuse pas
01:09:31Mélenchon
01:09:32avec Macron
01:09:33alors qu'elle est
01:09:34divers droite
01:09:34Joël Massy
01:09:35c'est très d'enregistre
01:09:37politicien
01:09:37mais on la voit aussi
01:09:38dans une certaine proximité
01:09:39je suis un peu moins sévère
01:09:40que vous sur sa connaissance
01:09:41du terrain
01:09:42quand elle parle des parkings
01:09:43quand elle parle de la cantine
01:09:44elle a essayé
01:09:46de faire une campagne
01:09:46de proximité
01:09:47peut-être que sans le dire
01:09:49la marque REN
01:09:50lui a fallu
01:09:51un soutien très fort
01:09:52mais aussi
01:09:52elle était moins clé
01:09:53en campagne
01:09:54qu'elle ne peut l'être
01:09:55à l'Assemblée
01:09:56à Paris
01:09:56exactement comme pour David Guiraud
01:09:58Annabelle Roger
01:09:59on sait que
01:09:59cette ville de Toulon
01:10:02les journalistes
01:10:03n'y ont pas été
01:10:04par hasard non plus
01:10:05c'est parce que
01:10:05il y avait un enjeu
01:10:06pour le Rassemblement National
01:10:07est-ce que finalement
01:10:09ce n'est pas ce qui a desservi
01:10:10alors la Valette
01:10:10puisqu'on voit
01:10:11qu'il y a d'autres villes
01:10:12à côté qui ont été
01:10:13remportées par le Rassemblement National
01:10:14mais peut-être que
01:10:15sur celle-ci
01:10:16avoir mis
01:10:17un des visages
01:10:18du Rassemblement National
01:10:19ça lui a aussi
01:10:19coûté quelques points
01:10:20Oui je pense que
01:10:21les Toulonais
01:10:24contrairement aux habitants
01:10:26de Roubaix
01:10:26ils n'avaient pas besoin
01:10:27d'avoir une personnalité
01:10:28finalement
01:10:28quand on voit la mère
01:10:30qui est réélue
01:10:31c'est quelqu'un
01:10:32qui n'est pas du tout
01:10:33médiatique
01:10:33c'est très bien dit aussi
01:10:35dans le reportage
01:10:35voilà on dit
01:10:36qu'elle est très discrète
01:10:37qui ne veut pas faire de débat
01:10:39c'est une campagne
01:10:39à bas bruit
01:10:40et c'est finalement
01:10:42ce qui a fonctionné
01:10:44face à une
01:10:45Laure de la Valette
01:10:46très très très
01:10:47ouverte
01:10:48qui était très présente
01:10:50partout
01:10:51voilà
01:10:53les habitants
01:10:53c'est ce qu'on a vu
01:10:55dans le livre
01:10:56qu'on a écrit
01:10:56avec Jean-Pierre Bédeille
01:10:57c'est qu'ils ont besoin
01:10:57d'un maire
01:10:58qui soit là
01:10:59qui soit présent
01:11:01et pas qu'il parle de lui
01:11:02mais qu'il parle d'eux
01:11:03même si vous me trouvez
01:11:04d'être un petit peu sévère
01:11:05avec Laure la Valette
01:11:05elle parle beaucoup d'elle
01:11:06elle parle peut-être
01:11:07un petit peu moins
01:11:07des habitants
01:11:08et elle dit quelque chose
01:11:09dans le reportage
01:11:10justement quand elle renvoie
01:11:11José Massy
01:11:12à Jean-Luc Mélenchon
01:11:13ou Emmanuel Macron
01:11:14Bruno Cotteres
01:11:15elle dit
01:11:15bon c'est facile
01:11:16moi je suis la droite
01:11:17elle c'est la gauche
01:11:18alors déjà
01:11:19on va peut-être débattre
01:11:20sur le fait de savoir
01:11:21si José Massy est de gauche
01:11:22mais sur Laure la Valette
01:11:23qui s'assume de droite
01:11:24je croyais que Marine Le Pen
01:11:25avait dit que son parti
01:11:26n'était ni de droite
01:11:27ni de gauche
01:11:28on connaît
01:11:29toutes les tergiversations
01:11:31les hésitations
01:11:32du Rassemblement National
01:11:33sur cette question
01:11:34avec les différentes
01:11:36je ne sais pas si on peut
01:11:37les différentes lignes
01:11:38vraiment
01:11:38mais en tout cas
01:11:40des hésitations
01:11:40sur leur positionnement
01:11:42parce qu'ils veulent
01:11:43s'adresser aux électeurs
01:11:44de la droite
01:11:45en général
01:11:46évidemment
01:11:47sachant que Coulon
01:11:48ses concurrents
01:11:49étaient à droite
01:11:50donc effectivement
01:11:50ça explique aussi
01:11:51peut-être qu'ils s'en revendiquent
01:11:53dans le cadre
01:11:53d'une élection
01:11:54très concurrentielle
01:11:55il faut essayer
01:11:56de ramasser
01:11:56le plus large possible
01:11:57donc c'est adressé
01:11:58à toute la frange
01:11:59de la droite
01:12:00et puis c'est une manière
01:12:01de réactiver
01:12:02les bons vieux clivages
01:12:03avec des électeurs
01:12:05qui disent
01:12:05ah mais oui
01:12:05si c'est quelqu'un
01:12:07qui est prof du centre
01:12:09donc c'est proche de Macron
01:12:11donc c'est proche
01:12:12peut-être du centre-gauche
01:12:13aussi
01:12:13et on voit
01:12:14qu'elle est clairement
01:12:14dans cette stratégie
01:12:17qui ne lui réussit pas
01:12:19finalement
01:12:20mais c'est une question
01:12:23de stratégie
01:12:24pour le Rassemblement
01:12:25qui est bien au-delà
01:12:26du cas de Toulon
01:12:28et on voit
01:12:28Jordan Bardella
01:12:29qui dès le lendemain
01:12:30de ses élections municipales
01:12:31commence à dire
01:12:33oui il faut
01:12:33qu'on parle à la droite
01:12:35mais est-ce que Marine Le Pen
01:12:36aurait dit exactement
01:12:37la même chose
01:12:38pas forcément
01:12:39elle elle ne veut pas
01:12:40forcément cette union
01:12:41des droites
01:12:41elle dit souvent
01:12:42je parle à tous les français
01:12:43elle n'est pas du même territoire
01:12:44elle n'est pas du même territoire
01:12:45mais c'est vrai
01:12:46qu'elle a une note stratégique
01:12:47qui est de dire
01:12:48nous c'est le peuple
01:12:49c'est pas les droits
01:12:50de la droite
01:12:51d'ailleurs c'est très drôle
01:12:52dans le documentaire
01:12:54quand elle fait du porte-à-porte
01:12:56où elle va sur un marché
01:12:57où elle parle de Michel
01:12:58le sénateur
01:12:59Michel Bonus
01:13:00comme si c'était un de ses amis
01:13:01ah vous avez voté Michel
01:13:02bon Michel c'est la droite
01:13:04comme moi
01:13:04contre Joël Massy
01:13:06qui est à gauche
01:13:06elle a essayé
01:13:07et ça n'a pas marché
01:13:08parce que les reports de voix
01:13:09quand on fait
01:13:10l'arithmétique
01:13:11ont été excellents
01:13:13de Michel Bonus
01:13:13vers la mère réélu
01:13:15à la différence de Nîmes
01:13:17qui n'est pas si loin que cela
01:13:18à Vol d'Oiseau
01:13:19c'est quand même pas à côté
01:13:19mais où on a vu très bien
01:13:21qu'après une division
01:13:22de la droite
01:13:23comme à Toulon
01:13:24l'électeur de droite
01:13:25qui a été éliminé
01:13:26l'électeur à droite
01:13:27est allé massivement
01:13:28au Rassemblement National
01:13:30même si c'est le Parti Communiste
01:13:31qui a gagné la ville
01:13:31mais Annabelle Roger
01:13:32puisque là effectivement
01:13:33c'est une défaite
01:13:34pour le Rassemblement National
01:13:35mais qui a quand même
01:13:36un score
01:13:3747%
01:13:38c'est quand même
01:13:38très très fort
01:13:39et on voit aussi
01:13:40dans le reportage
01:13:41des gens qui l'appellent
01:13:42pour figurer sur sa liste
01:13:43donc il y a une forme
01:13:44de notabilité
01:13:45qui s'instaure
01:13:46au sein aussi
01:13:47du Rassemblement National
01:13:48qui semble
01:13:49voilà
01:13:50devenir fréquentable
01:13:51Effectivement
01:13:51ce policier
01:13:52qui n'est pas sur la liste
01:13:53du sénateur
01:13:54qui appelle
01:13:55et puis finalement
01:13:55la place ne lui plaît pas
01:13:56donc ça ne se fait pas
01:13:58mais oui
01:13:59malgré tout
01:14:00le Rassemblement National
01:14:01est tendance
01:14:02et là effectivement
01:14:03elle a raté son coup
01:14:04entre guillemets
01:14:04en se voulant de droite
01:14:06et le reste du monde
01:14:06c'est le reste du monde
01:14:07qui a gagné
01:14:09sur Toulon
01:14:09ce ne sera sans doute
01:14:10pas la même chose
01:14:11après au niveau national
01:14:12sur les élections qui viennent
01:14:13Justement Frédéric David
01:14:15puisque là
01:14:15Toulon
01:14:16le Rassemblement National
01:14:16a échoué
01:14:17mais même question
01:14:18pour LFI tout à l'heure
01:14:19quel bilan
01:14:19on peut tirer
01:14:20pour le Rassemblement National
01:14:21c'est des villes
01:14:23plutôt moyennes
01:14:23c'est plutôt des confirmations
01:14:25que vraiment
01:14:26une extension
01:14:27dans de nouveaux territoires
01:14:28Alors autant
01:14:29je parlerais de percée limitée
01:14:30pour LFI
01:14:31mais une vraie percée
01:14:32autant l'URN
01:14:34qui est parti depuis longtemps
01:14:34aux élections municipales
01:14:35c'est une vraie implantation
01:14:37premièrement
01:14:37quasiment
01:14:38tous leurs sortants
01:14:38je crois 20 sur 22
01:14:39sont réélus
01:14:41deuxièmement
01:14:41on voit qu'il y a
01:14:42un véritable bastion
01:14:43c'est ce sud
01:14:44ce sud-est
01:14:44parce que
01:14:45Toulon ça a raté
01:14:46mais autour
01:14:47Siffourplage
01:14:47la Seine-sur-Mer
01:14:48etc
01:14:49troisièmement
01:14:50et là c'est peut-être
01:14:50le seul parti
01:14:51qui a réussi ça
01:14:51dans des villes
01:14:52petites et moyennes
01:14:54concurrentes
01:14:54de la droite
01:14:56il y a des bons succès
01:14:57il y a des belles percées
01:14:58aux élections législatives
01:15:00qui sont concrétisées
01:15:01un an et demi après
01:15:02par des villes
01:15:02percées dans la Sarthe
01:15:04la flèche qui tombe
01:15:05percées dans le Loiret
01:15:07Montargis
01:15:07autour de Montauban
01:15:09de Carcassonne
01:15:09de Castres
01:15:10donc ils réussissent
01:15:11à capitaliser
01:15:12ils étaient dans 53 départements
01:15:14en termes d'élus
01:15:15en 2020
01:15:16ils sont dans 84 départements
01:15:18mais bien sûr
01:15:18parce qu'on a cette
01:15:19fragmentation territoriale
01:15:21dont parlait Bruno Cotteresse
01:15:22dans les grandes métropoles
01:15:24les scores du RN
01:15:26sont absolument
01:15:26souvent faméliques
01:15:28et la question qui se pose
01:15:28peut-on gagner
01:15:29une présidentielle
01:15:30en faisant
01:15:31un ennemi
01:15:31à Paris
01:15:32cinq à Lyon
01:15:34ou un score très bas
01:15:36dans telle ou telle ville
01:15:37Alors à Paris
01:15:37le RN
01:15:40additionne avec
01:15:40Sarah Knafot
01:15:42c'est peut-être pas un hasard
01:15:44que nos deux personnages principaux
01:15:45à la fois à Toulon
01:15:46et à Roubaix
01:15:47soient députés
01:15:48dans les formations politiques
01:15:50qui s'implantent
01:15:51c'est vrai que les députés
01:15:52ont labouré le terrain
01:15:53le connaissent bien
01:15:54et c'est eux
01:15:55qui ont été un peu
01:15:56en première ligne
01:15:57c'est aussi parce qu'ils avaient
01:15:58fait ce travail
01:15:58en circonscription
01:15:59Bruno Cotteresse
01:16:00Oui c'est tout sauf un hasard
01:16:02d'abord pour des formations politiques
01:16:03qui n'ont pas le capital
01:16:07de notables locaux
01:16:08d'élus qui sont vraiment
01:16:09très ancrés
01:16:10depuis longtemps
01:16:11avec des formations politiques
01:16:13qui ont pu détenir
01:16:14des mairies
01:16:15depuis des fois
01:16:15des décennies
01:16:16c'est vrai que le fait
01:16:17d'avoir des députés
01:16:18c'est absolument essentiel
01:16:20parce que le corps
01:16:21le vivier de candidats
01:16:23pour être député
01:16:24forcément il est
01:16:25beaucoup plus restreint
01:16:26qu'aux élections municipales
01:16:28donc il est plus facile
01:16:29pour ces formations politiques
01:16:30d'avoir des candidats
01:16:31dans presque toutes
01:16:32les circonscriptions
01:16:33et c'est vrai qu'on voit
01:16:34on voit très très bien
01:16:35dans plein de départements
01:16:37il y a un véritable effet
01:16:38d'entraînement
01:16:38du député
01:16:40sur sa suicide
01:16:41d'évocation
01:16:43le député peut faire venir
01:16:44le leader du parti
01:16:47moi je l'ai observé
01:16:48en Normandie
01:16:48dans une petite
01:16:49petite commune
01:16:50où au fond
01:16:51ils ont fait venir
01:16:51Jordan Bardella
01:16:52pour soutenir
01:16:53c'est dans une circonscription
01:16:54d'un député
01:16:56de leur département
01:16:58où ils tiennent
01:16:59quatre des cinq circonscriptions
01:17:00donc on voit
01:17:01qu'il y a effectivement
01:17:01un enjeu considérable
01:17:03pour des formations politiques
01:17:04qui en sont
01:17:05à une décennie
01:17:07ou un peu plus
01:17:08d'ancrer
01:17:09dans les territoires
01:17:11à travers les députés
01:17:12et peut-être
01:17:12ultérieurement
01:17:13les sénateurs
01:17:14sauf que
01:17:14Annabelle Roger
01:17:15c'était pas forcément
01:17:16prévu comme ça
01:17:17puisqu'au début
01:17:18le Rassemblement National
01:17:19avait dit à ses députés
01:17:21vous restez député
01:17:22est-ce que c'est aussi
01:17:22faute de candidats solides
01:17:24que pour les mairies
01:17:25on envoie les députés
01:17:26c'est exactement
01:17:27ce que vient de dire Bruno
01:17:29effectivement
01:17:29ce sont des partis
01:17:30qui sont
01:17:31alors le Rassemblement National
01:17:32un petit peu moins
01:17:33mais encore en construction
01:17:35on a vu ce que ça donnait
01:17:36lors des précédentes législatives
01:17:38avec ses candidats
01:17:38elle le dit d'ailleurs
01:17:39Laure Lavalette
01:17:40elle dit nous
01:17:40tous nos candidats
01:17:41on les check
01:17:42on regarde
01:17:43ils sont scrutés
01:17:44et justement
01:17:44il y a une séquence
01:17:45avec le journaliste
01:17:46où elle demande aux autres
01:17:47de faire leur travail
01:17:48parce qu'ils s'intéressent
01:17:49aux autres listes
01:17:49à sa liste
01:17:51et pas aux autres
01:17:51oui exactement
01:17:51donc oui
01:17:53il faut faire monter
01:17:54comme ça
01:17:54des personnalités
01:17:56pour en entraîner d'autres
01:17:57et créer ce vivier
01:17:59de candidats potentiels
01:18:00pour la suite
01:18:01effectivement
01:18:01vous parliez justement
01:18:02du RN
01:18:03et de ses scores
01:18:04dans les métropoles
01:18:06est-ce que c'est pas l'inverse
01:18:08pour les insoumis
01:18:08on sait que tous les deux
01:18:10ont vocation
01:18:10à compter
01:18:11à peser pour 2027
01:18:12voire remporter le scrutin
01:18:14mais on voit quand même
01:18:15que dans la sociologie
01:18:17des villes
01:18:17ou des endroits
01:18:19où ils font des scores élevés
01:18:20il y a vraiment une coupure
01:18:22oui c'est vrai
01:18:23c'est un des grands enseignements
01:18:24de ce scrutin
01:18:25c'est cette fragmentation
01:18:27territoriale
01:18:28il y a eu une époque
01:18:29où des villes pouvaient passer
01:18:30de gauche à droite
01:18:31selon les Dunance
01:18:31moi je pense à Saint-Etienne
01:18:33qui avait été communiste
01:18:34socialiste
01:18:35RPR
01:18:36UDF
01:18:36maintenant est-ce qu'on imagine
01:18:38un parti de droite
01:18:39gagner Roubaix
01:18:40dans 10, 20 ou 30 ans
01:18:41alors tout est possible
01:18:42en électoral
01:18:43c'est le peuple
01:18:44qui a le dernier mot
01:18:46mais ça paraît
01:18:46difficilement envisageable
01:18:47on voit très bien
01:18:48les zones territoriales
01:18:50où des partis
01:18:51surperforment
01:18:52ou à l'inverse
01:18:52ils sont très inexistants
01:18:54l'URN
01:18:54ce sont ces villes
01:18:55si je mets de côté
01:18:56le quart sud-est
01:18:57il y a quand même
01:18:57Nice qui a été gagné
01:18:58par l'écosystème Ciotti
01:19:00mais au-delà de ça
01:19:01c'est un peu spécifique
01:19:03mais c'est quand même
01:19:03des villes
01:19:04petites et moyennes
01:19:05comme celle de la droite
01:19:06et dans beaucoup de villes
01:19:08on a vu un remplacement
01:19:09du vote LR
01:19:10par le vote RN
01:19:11je pense à Marseille
01:19:12c'est aussi un enseignement
01:19:13dans le cadre
01:19:13de la future présidentielle
01:19:14exactement
01:19:15est-ce que
01:19:15Annabelle Roger
01:19:17la droite
01:19:18qui le soir du premier tour
01:19:19a bien redit
01:19:20et a redit
01:19:20que ça n'avait pas été
01:19:21suffisamment dit
01:19:22avait gagné le plus
01:19:23de villes
01:19:24mais c'est souvent
01:19:24des villes moyennes
01:19:27oui et puis
01:19:28pour rebondir
01:19:28sur ce que dit
01:19:30Frédéric
01:19:31la droite dit
01:19:32nous on n'a pas fait
01:19:33d'alliance
01:19:33avec le Rassemblement
01:19:34national
01:19:35contrairement à la gauche
01:19:36on a vu le débat
01:19:38oui mais l'électorat
01:19:39il est complètement
01:19:40l'union des droites
01:19:41dans les urnes
01:19:42elle existe déjà
01:19:42exactement
01:19:43donc ça veut dire
01:19:44que la droite traditionnelle
01:19:46désolé
01:19:47elle est mangée
01:19:49aujourd'hui
01:19:49par ce Rassemblement
01:19:51national
01:19:51un peu par le centre
01:19:52de l'autre côté
01:19:53on verra ça
01:19:53et alors on a parlé là
01:19:54du Rassemblement national
01:19:56et de la France insoumise
01:19:57qu'en est-il
01:19:58du Parti socialiste
01:19:59et des républicains
01:20:00des vieux partis
01:20:01si je puis dire
01:20:01beaucoup plus implantés
01:20:03Bruno Cotteres
01:20:03eux disent
01:20:04on a gagné
01:20:05le Parti socialiste
01:20:06mais en avant
01:20:07voilà des victoires
01:20:08dans des villes
01:20:08comme Paris ou Marseille
01:20:09qu'en est-il
01:20:10est-ce que vraiment
01:20:11le paysage politique
01:20:12est complètement redessiné
01:20:13et la fragmentation
01:20:14qu'on connaît ici
01:20:14à l'Assemblée nationale
01:20:15est-ce qu'elle existe
01:20:16maintenant au niveau municipal ?
01:20:17Il me semble que oui
01:20:18on la voit
01:20:19à travers le nombre
01:20:20de communes
01:20:21où il y avait
01:20:22on a beaucoup parlé
01:20:22des communes
01:20:23avec une seule liste
01:20:24avec beaucoup de victoires
01:20:25au premier tour
01:20:25mais on voit aussi
01:20:26beaucoup de communes
01:20:27où il y avait
01:20:28trois, quatre
01:20:28maintenant la triangulaire
01:20:30la quadrangulaire
01:20:31la quintrangulaire
01:20:32ce sont les règles
01:20:33on voit aussi
01:20:33dans les grandes villes
01:20:34dans les systèmes
01:20:35de candidature
01:20:36la logique des blocs
01:20:38quand même
01:20:38qui commencent
01:20:39à s'exprimer
01:20:40un petit peu
01:20:41il y a eu des listes
01:20:42Union de la gauche
01:20:43PS
01:20:45écologiste
01:20:45communiste
01:20:46ou PS communiste
01:20:47ou écologiste communiste
01:20:48voilà
01:20:48donc une logique
01:20:49un petit peu
01:20:50de bloc
01:20:51avec la France insoumise
01:20:52en liste à côté
01:20:55au centre
01:20:56centre droit
01:20:56on a quand même
01:20:57vu beaucoup de communes
01:20:58où du ALR
01:20:59était assez souvent
01:21:00avec du horizon
01:21:01avec du renaissance
01:21:02avec de l'UDI
01:21:04donc là aussi
01:21:05la logique
01:21:06de ce fameux
01:21:06socle commun
01:21:07dont on ne sait plus bien
01:21:08où il est aujourd'hui
01:21:09et on a vu
01:21:10effectivement
01:21:11s'exprimer
01:21:12ces logiques là
01:21:13donc il y a quand même
01:21:16un effet
01:21:17de ces tendances
01:21:19nationales
01:21:20qu'on retrouve
01:21:21à un moment donné
01:21:21dans les systèmes
01:21:22de candidature
01:21:23alors ça reste quand même
01:21:24des élections
01:21:25avec une dimension
01:21:26très très très locale
01:21:27il faut quand même
01:21:28le rappeler
01:21:29mais c'est vrai
01:21:30qu'on commence à voir
01:21:31de véritables logiques
01:21:33nationales
01:21:34les conséquences
01:21:35nationales
01:21:36des élections municipales
01:21:37sont elles assez importantes
01:21:38sur les stratégies
01:21:39les positionnements stratégiques
01:21:40des acteurs
01:21:42donc c'est un petit peu
01:21:43ambivalent
01:21:44c'est un petit peu
01:21:44entre les deux
01:21:45du local
01:21:45qui finit par avoir
01:21:46des conséquences nationales
01:21:47et justement
01:21:47qu'est-ce que ça nous apprend
01:21:49sur 2027
01:21:50parce qu'on espérait
01:21:51parfois que voilà
01:21:52ce scrutin municipal
01:21:53allait nous donner
01:21:54toutes les réponses
01:21:54et ça reste quand même
01:21:55très flou
01:21:56très embrouillé
01:21:57encore pour la suite
01:21:58quelle recomposition
01:21:59politique justement
01:22:00en vue de la présidentielle
01:22:01Frédéric Dhabi
01:22:02question difficile
01:22:02mais avant même
01:22:03de parler de recomposition
01:22:04ça nous apprend des choses
01:22:05sur les campagnes électorales
01:22:07n'oublions pas
01:22:07on commente Roubaix
01:22:09tout long
01:22:09que le fait majeur
01:22:10on l'a vu au début
01:22:11de l'émission
01:22:11c'est cette abstention
01:22:13majeure
01:22:13dans une élection municipale
01:22:142020
01:22:15acceptée depuis la libération
01:22:16ça veut dire
01:22:17que pour la présidentielle
01:22:18même si des français
01:22:19veulent une belle campagne
01:22:20ils nous le disent
01:22:20dans nos enquêtes
01:22:21ils veulent sortir
01:22:22de cet exit du politique
01:22:24ils veulent un reset
01:22:25du pays grâce à une campagne
01:22:26s'il n'y a pas une belle campagne
01:22:27si elle est percutée
01:22:28par l'international
01:22:29comme ça s'est passé
01:22:30aux élections municipales
01:22:31il peut y avoir
01:22:32une abstention forte
01:22:32non c'est ce que dit Bruno
01:22:34qui me paraît très juste
01:22:35on a deux
01:22:36une étanchéité très forte
01:22:37entre sa politique
01:22:38locale et nationale
01:22:39qui fait qu'il serait
01:22:40très imprudent
01:22:41de donner une portée nationale
01:22:43dans cette future présidentielle
01:22:44dont on ne connaît
01:22:44absolument pas l'offre électorale
01:22:46on est dans une période
01:22:47de flou
01:22:48très très importante
01:22:49mais avec la percée
01:22:51de LFI
01:22:51avec la confirmation
01:22:52de l'implantation
01:22:53du vote RN
01:22:54on voit une sorte
01:22:54d'homogénéisation
01:22:56entre ce national
01:22:57et ce local
01:22:58ce qui nous fait dire
01:22:59alliance PS
01:23:00LFI
01:23:00perdante
01:23:01union des droites
01:23:02gagnante parfois
01:23:03très perdante
01:23:04à Paris
01:23:04donc on n'est pas
01:23:05sur deux mondes
01:23:06si étanches que ça
01:23:07mais ça nous pose
01:23:08plein de questions
01:23:09et ça ne tranche pas
01:23:09forcément encore
01:23:10les réponses
01:23:11à ma belle roger
01:23:11ou est-ce que d'après vous
01:23:12on commence à voir
01:23:13un peu à gauche
01:23:14comment ça pourrait s'organiser
01:23:15à droite également
01:23:16et puis côté LFI
01:23:17rassemblement national
01:23:18alors plusieurs choses
01:23:19d'abord sur une belle campagne
01:23:20je ne suis pas certaine
01:23:21quand on voit le niveau
01:23:22de violence
01:23:23à l'issue
01:23:24sans précédent
01:23:25pendant les municipales
01:23:27pendant les municipales
01:23:28ça augure rien de très très bon
01:23:29au niveau national
01:23:30après ce qui est certain
01:23:31c'est qu'on a
01:23:31ces deux pôles extrêmes
01:23:33rassemblement national
01:23:34et LFI
01:23:35qui sont en plein boom
01:23:36si je peux m'exprimer ainsi
01:23:37et puis au milieu
01:23:39ben voilà
01:23:40qu'est-ce que ça va donner
01:23:41PS plus parti communiste
01:23:42plus vert
01:23:44sans doute une seule partie
01:23:45parce que certains
01:23:45voudront partir avec LFI
01:23:47on n'en sait rien
01:23:48on a un bloc central
01:23:49on a quand même
01:23:5023 candidats potentiels
01:23:52c'est du jamais vu
01:23:53ce bloc central
01:23:55où ça se bagarre aussi
01:23:56alors on sait maintenant
01:23:56que Renaissance
01:23:57est définitivement
01:23:57sur le centre droit
01:23:58donc là ça nous fait avancer
01:24:00oui mais veut pas de primaire
01:24:01avec les républicains
01:24:02voilà
01:24:02donc oui
01:24:04je trouve qu'on avance
01:24:06sur les deux côtés
01:24:07au milieu
01:24:08ça reste quand même
01:24:09compliqué
01:24:09est-ce que c'est ça aussi
01:24:11il y a beaucoup
01:24:12on a beaucoup fait de débats
01:24:13sur les élections municipales
01:24:15et beaucoup de gens disaient
01:24:15en fait au moins
01:24:17RN et LFI
01:24:18leurs stratégies
01:24:19elles sont claires
01:24:20on peut les combattre
01:24:20politiquement
01:24:21mais voilà
01:24:22ils ont des stratégies
01:24:23assez claires
01:24:24est-ce que c'est aussi
01:24:24ce que nous montrent
01:24:25un peu les élections municipales
01:24:27et en disant
01:24:27et au milieu
01:24:29en fait un coup
01:24:30on est allié avec l'un
01:24:31un coup avec l'autre
01:24:32et ça reste assez flou
01:24:33oui oui absolument
01:24:34ça reste très flou
01:24:35même on n'a pas la réponse
01:24:37on sait que les résultats
01:24:38de ces élections municipales
01:24:39ont accentué sans doute
01:24:40les tensions internes
01:24:42à gauche et à droite
01:24:43on le voit très clairement
01:24:45depuis le deuxième tour
01:24:46on ne parle plus que de ça
01:24:47on ne parle plus que de ça
01:24:48voilà
01:24:49le parti socialiste
01:24:50beaucoup de tensions internes
01:24:52la question reste entière
01:24:54parce qu'effectivement
01:24:55le parti socialiste
01:24:57peut-il renouer
01:24:58avec ce qu'il a connu
01:24:59il y a 20 ou 30 ans
01:25:01c'est-à-dire de gagner
01:25:02l'élection présidentielle
01:25:03avec un candidat socialiste
01:25:05sur une base programmatique
01:25:07du nom de la gauche
01:25:07mais quand même
01:25:08sur un candidat socialiste
01:25:09on allait un peu loin
01:25:10de cette situation
01:25:11merci beaucoup
01:25:13Bruno Cotteres
01:25:14Frédéric Dhabi
01:25:14et Annabelle Roger
01:25:15merci à Clément Perrault
01:25:17et Hélène Bonduelle
01:25:17pour leurs deux reportages
01:25:19l'un à Roubaix
01:25:20l'autre à Toulon
01:25:20rédaction en chef
01:25:21de Chantal Alès
01:25:22merci d'avoir suivi ce numéro
01:25:23dans Immersion
01:25:24à très vite sur LCP
01:25:26merci
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