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  • il y a 22 heures
Retrouvez le débrief de l'actu du vendredi 27 mars, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00C'est RMC Live, présente la matinale de l'économie.
00:04Good morning business.
00:078h43 sur FM Business et sur RMC Live, nous sommes vendredi.
00:10On est référent sur l'économie.
00:11On est référent, on est premier, on est la première matinale économique de France.
00:15Je le dis, je vous le redis.
00:17Marc, j'ai besoin de vos lumières, évidemment, pour savoir déjà si j'ai dit des bonnes choses toute la
00:22semaine.
00:22Bien sûr, toujours.
00:23On va commencer avec les informations de ce matin.
00:26Le déficit public français, attendu à 5,4%, il est à 5,1%.
00:31Sébastien Lecornu se félicite ce matin dans un tweet d'avoir maîtrisé les dépenses publiques.
00:36Vous savez, ça me fait penser au cancre qui a zéro sur sa copie et puis à qui on donne
00:40un point supplémentaire
00:41parce qu'il a écrit son nom correctement.
00:43C'est à peu près ça, quoi.
00:44Je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse se réjouir.
00:47Alors oui, c'est moins médiocre que 5,4%, mais de là à dire que c'est une bonne nouvelle,
00:52surtout que quand on regarde les chiffres, contrairement à ce que dit Lecornu,
00:56c'est uniquement lié à la hausse des impôts et à la hausse des rentrées fiscales.
01:00Et surtout, on a une dette qui est à 3 460 milliards d'euros.
01:06C'est-à-dire que je ne vois aucun sujet de réjouissance.
01:10On augmente les impôts, ça, on le savait.
01:13On augmente les impôts, donc ça a un impact sur la croissance,
01:15donc ça va avoir un impact sur le déficit.
01:18Je trouve ça pathétique de pouvoir se réjouir d'un chiffre qui est un chiffre très médiocre.
01:25Je rappelle qu'on a le déficit public qui est le plus élevé de la zone euro.
01:28Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir.
01:31Et surtout, la situation, certes, va s'améliorer.
01:34Alors si notre objectif, c'est d'être en dessous de 5%,
01:37comme si c'était vraiment miraculeux d'être au-dessus de 5%,
01:41et compte tenu du fait qu'on rentre là dans le dur au niveau de la croissance,
01:45c'est ça qui m'inquiète.
01:46En fait, moi, je suis très inquiet pour la croissance.
01:50Et comme on l'a vu notamment avec ce qu'a dit l'OCDE,
01:54et je suis assez d'accord avec une partie de ce que dit l'OCDE.
01:56Sur le fait que, alors là, c'est l'impact du prix de l'essence sur l'ensemble de la
02:00croissance,
02:01des secteurs qui ralentissent ?
02:03Voilà, c'est l'incertitude surtout.
02:04L'incertitude, c'est l'incertitude, c'est la hausse du prix de l'essence,
02:07c'est le discours alarmiste sur l'inflation, qu'on entend un peu partout,
02:11y compris dans l'OCDE.
02:12Que vous ne partagez pas ?
02:13Que je ne partage absolument pas, comme Jean-Marc Daniel.
02:16Et donc, ce discours qui est un discours alarmiste,
02:20où on confond, je répète encore, la hausse des prix avec l'inflation,
02:24une hausse des prix temporaire liée à un problème d'inflation par l'offre.
02:29Enfin bon, on ne va pas répéter...
02:30D'accord, mais on aura quand même la hausse des prix quand on...
02:32Mais vous avez la hausse des prix, oui, et la hausse des prix...
02:33Quand on voit sur toute l'industrie du plastique...
02:36Non, non, mais je suis d'accord avec ça.
02:38On est dans une hausse des prix qui est une hausse des prix temporaire.
02:40On n'est pas dans un retour de...
02:41Je vois partout...
02:43Alors c'est très drôle, parce que dans les échos cette semaine,
02:45on avait le titre de une qui était le grand retour de l'inflation.
02:49Et puis dans le même numéro, il y a Jean-Marc Daniel qui expliquait
02:51qu'il n'y avait pas d'inflation.
02:53Donc j'ai trouvé ça assez drôle.
02:54Oui, mais parce qu'aller expliquer aux gens qui font leurs courses au supermarché
02:58que ce n'est pas de l'inflation, mais c'est de la hausse des prix temporaire,
03:01bon, on est sur l'épaisseur du trait quand même.
03:04Non, pas du tout, parce qu'aujourd'hui, en termes de hausse des prix de l'alimentaire,
03:07on n'a rien.
03:08Oui, mais quand vous avez tous les contenants qui commencent à être en difficulté...
03:11On n'y est pas encore, c'est-à-dire qu'on est en difficulté,
03:14mais vous voyez, c'est ce discours alarmiste qui provoque une hausse des taux d'intérêt,
03:17qui va provoquer le vrai sujet aujourd'hui d'inquiétude,
03:21qui est le ralentissement de la croissance.
03:22C'est-à-dire que là où on est, on rentre dans le dur.
03:26Je rappelle quand même qu'avant la guerre en Iran,
03:28on était sur des croissances qui étaient des croissances un peu améliorées,
03:33mais on était autour de 1.
03:34Là, on voit bien que l'OCDE nous dit,
03:37ben non, aux zones euro, ça va être 0,8%.
03:39Aux Etats-Unis, ça ne va être que 2%.
03:41Et donc, quand on continue à avoir un discours alarmiste sur l'inflation,
03:46donc on a une hausse des taux d'intérêt à long terme,
03:48qui est inquiétante,
03:49parce qu'elle est complètement déconnectée de la réalité.
03:52C'est-à-dire qu'on a une hausse des taux d'intérêt
03:54qui n'est pas du tout en accord avec la hausse réelle de l'inflation
03:58et qui va provoquer, qui va accentuer,
04:02parce que c'est plus simplement maintenant le problème de la hausse du prix du pétrole.
04:06Le problème, c'est que la hausse elle-même des taux d'intérêt
04:09va alimenter un ralentissement de la croissance économique.
04:13Moi, ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est que...
04:15C'est les 3,8.
04:15C'est le OAT qui vous inquiète.
04:18Ce qui m'inquiète, c'est que mondialement, on va avoir...
04:22Ça, c'est certain, on s'y attendait,
04:23autant sur l'inflation, j'avais aucune inquiétude,
04:26autant sur la guerre en Iran et ses conséquences,
04:29et discours alarmistes, et les banques centrales,
04:31qui vont probablement faire une erreur
04:33en remontant peut-être leur taux d'intérêt
04:35devant cette panique sur l'inflation.
04:38Tout ça va provoquer un ralentissement de la croissance.
04:40Et donc, tout ça va provoquer...
04:42Moi, ma crainte, c'est la même que Jean-Marc,
04:44c'est qu'on n'est pas face à un risque d'inflation,
04:47on est face à un risque de déflation.
04:49D'accord, mais aux Etats-Unis,
04:50quand vous regardez les projections de l'OCDE,
04:53c'est 4,2% l'inflation.
04:55D'accord, c'est pas de l'inflation,
04:56c'est 4,2% de hausse de prix sur l'année
04:59qui sont dues à la hausse des prix du pétrole.
05:01Voilà, là, on est dans une hausse temporaire.
05:04On a connu ça au moment du Covid,
05:06on a connu ça au moment de l'Ukraine.
05:09On n'est pas du tout dans les mêmes conditions
05:10que la guerre en Ukraine.
05:11On le rappelle, le prix du gaz est cette fois moins important
05:14qu'il l'était au moment de la guerre en Ukraine.
05:16On n'est pas du tout dans les mêmes conditions.
05:19Mais la grande différence,
05:20c'est qu'on est aujourd'hui face à un marché,
05:22quand il y a eu la guerre en Ukraine,
05:24on était dans un marché qui sortait du Covid
05:26et donc il y avait une très forte demande
05:28et donc il y avait une sorte de cumul
05:32de l'inflation par la demande post-Covid
05:35puis l'inflation par l'offre post-guerre en Ukraine.
05:38Aujourd'hui, on n'est pas du tout dans cette situation.
05:39Aujourd'hui, on est dans un monde dont la croissance est molle
05:43et va ralentir de plus en plus.
05:45Ça, c'était déjà ce qui était prévu avant la guerre en Iran.
05:48Et maintenant, avec la guerre en Iran
05:49et avec le discours alarmiste des banques centrales
05:52et le discours alarmiste sur l'inflation,
05:55on va se retrouver aujourd'hui avec une croissance
05:57qui va décrocher sérieusement.
05:58Et ça, c'est très inquiétant,
06:00parce que ça, c'est très inquiétant pour notre déficit public,
06:02c'est très inquiétant pour notre dette,
06:04c'est très inquiétant pour la dette du monde entier,
06:07la dette globale.
06:07Parmi les signaux inquiétants,
06:09il y a ceux autour du crédit privé.
06:11Alors, ce matin, il y a UBS qui annonce
06:12que c'est sur des fonds immobiliers
06:15qu'ils vont arrêter les retraits possibles pour trois ans.
06:18Ça vous inquiète aussi ou pas ?
06:20Oui, c'est gênant, parce qu'en fait,
06:22il faut expliquer un peu ce qui se passe sur la dette privée,
06:24si vous me permettez, pendant deux secondes.
06:25C'est-à-dire que les fonds de dette privée étaient destinés jusqu'à présent
06:29à une clientèle qui est une clientèle institutionnelle,
06:32avec un horizon de temps qui est un horizon de temps long.
06:36C'est-à-dire que la dette privée,
06:37ce n'est pas un produit liquide sur lequel on rentre et on sort,
06:41un peu comme les fonds immobiliers,
06:42ce n'est pas des produits, ou les SCPI,
06:44ce n'est pas des produits sur lesquels on est censé rentrer
06:46et vendre quand on a besoin de liquidité.
06:49Alors, aujourd'hui, ce qui s'est passé,
06:51c'est qu'effectivement, toutes ces grandes entreprises,
06:53ces grandes sociétés de gestion,
06:55ont décidé de distribuer ce produit de façon beaucoup plus large
06:59et notamment de réitéliser,
07:01c'est-à-dire de l'offrir à une clientèle
07:04qui était une clientèle de particuliers,
07:05ce qui était une très bonne idée,
07:07sauf qu'ils l'ont offert à des gens
07:09qui n'ont pas conscience que ce sont des produits
07:12à moyen et long terme.
07:13C'est-à-dire que c'est normal, en fait,
07:15de bloquer la liquidité sur ce type de produit
07:17parce que ce ne sont pas des produits liquides.
07:19Ce sont des produits...
07:20Mais quand c'est annoncé, c'est clair ?
07:22Qu'est-ce que c'est qu'un produit non liquide ?
07:24Oui et non, parce qu'en fait,
07:26vous voyez bien les climats de panique qu'il y a.
07:27À partir du moment où il y a un peu de panique
07:29sur les taux d'intérêt,
07:30les gens veulent sortir en pensant
07:31que c'est un produit qui est liquide.
07:32On leur dit, non, ce n'est pas liquide,
07:33vous ne pouvez pas sortir
07:34et vous allez être bloqué un mois, deux mois,
07:36trois ans, quatre ans.
07:38Et puis, ils se disent, tiens,
07:39je croyais que c'était un peu comme l'assurance vie
07:41ou le livret A
07:42et que je pouvais en sortir quand je voulais.
07:43Donc, oui, je suis inquiet,
07:45non pas sur le fond du sujet,
07:48c'est-à-dire de se dire,
07:49est-ce que ces fonds d'aide privée
07:52vont connaître...
07:54Les défauts, ce n'est pas ça qui vous inquiète,
07:56ce n'est pas du tout les défauts potentiels.
07:57On va parler des logiciels
07:59qui étaient très présents dans le pays privé.
08:01Reprenons l'idée.
08:02Les fonds d'aide privée
08:03annoncent des rendements
08:05qui sont de 8,5 à 9 %, d'accord ?
08:07Quand on annonce des rendements
08:08de 8,5 à 9 %,
08:09on a bien compris que si le taux sans risque
08:10est de 3 %,
08:12c'est qu'il y a un risque.
08:12Oui.
08:13D'accord ?
08:13Et donc, à partir de là,
08:14oui, il y a un risque.
08:15Si on vise des rendements
08:17de 8,5 à 9 %,
08:18ça veut dire qu'il y a un risque de défaut
08:20et ça veut dire qu'il y a des possibilités
08:21que ces fonds puissent faire 4 %, 5 %
08:24au lieu de faire 8,5 ou 9 %
08:26et que certains mois,
08:28ils fassent moins 1 %.
08:29Et ça, c'est quelque chose
08:30que n'ont pas du tout intégré
08:32les gens dans leur raisonnement
08:33et les investisseurs dans leur raisonnement.
08:35Donc, je ne suis pas un crié sur le sous-jacent,
08:38c'est-à-dire que je ne pense pas
08:39qu'il va y avoir une crise systémique
08:41de la dette privée.
08:42Là aussi, ça fait partie du discours
08:44qui est ultra anxiogène.
08:45Je pense par contre qu'il y a une réalité,
08:48c'est que ce ne sont pas comme les SCPI,
08:51comme les fonds immobiliers,
08:53comme les fonds de dette privée,
08:55comme le private equity.
08:56Des fonds liquides.
08:56Ce ne sont pas des fonds liquides,
08:58il faut le dire une fois pour toutes.
08:59Donc, il ne faut pas chercher
09:00à en sortir à tout prix
09:02parce qu'on en sort,
09:02quand on veut en sortir à tout prix,
09:04on en sort dans les plus mauvaises conditions.
09:06Il faut garder ça pour plusieurs années
09:08et attendre 5 ans, 7 ans, 10 ans.
09:11C'est le principe même de produits non liquides.
09:14Merci beaucoup Marc Fiorentino.
09:15Ce soir, c'est votre argent,
09:16une émission exceptionnelle.
09:17Oui, exceptionnelle,
09:18parce qu'on va faire le bilan
09:19au bout de 4 semaines de guerre.
09:21On va essayer de prendre
09:22un tout petit peu de recul
09:23comme on fait d'habitude
09:24pour essayer de faire le tri
09:26de ce qu'on entend sur l'inflation,
09:29sur la stagflation,
09:30sur toutes ces problématiques.
09:34On va essayer de faire aussi bien que vous
09:37et ce n'est pas facile.
09:38C'est vrai.
09:40Qu'est-ce que je voulais vous dire ?
09:41Je vous ai décontenté.
09:42La matinale du Top Afep,
09:43demain à partir de 10h
09:44sur l'antenne de BFM Business
09:46en direct depuis le CESE
09:47autour de Sandra Gondouin
09:49et d'Emmanuel Lechypre.
09:50Vous retrouvez les chefs d'entreprise.
09:52Ça sera à suivre demain.
09:54Demain, 10h.
09:54Ce n'est pas trop tôt Marc.
09:5510h, c'est bien.
09:56Puis c'est en replay, en podcast.
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