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Mardi 2 juin 2026, retrouvez Vincent Chaigneau (Directeur de la recherche, Generali Investments), Sonia Aloui-Majri (Directrice commerciale France, Candriam) et Alain Durré (Chef économiste Europe, Natixis CIB) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change
00:12pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision via vos box à 17h
00:18et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr
00:22soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir, nous allons revenir sur cette guerre du capital
00:30qui s'intensifie et qui s'accélère après avoir levé massivement de la dette
00:36ces derniers mois et ces derniers trimestres.
00:38Les hyperscalers sont en train de lancer des émissions de nouvelles actions massives
00:43à travers des introductions en bourse pour les sociétés non cotées.
00:47On parlera beaucoup de SpaceX tout au long du mois de juin
00:50avec la première cotation attendue le 12 juin prochain
00:54et suivront Anthropix puisque le dossier a été déposé auprès de la SEC,
00:58le gendarme boursier américain.
01:00En attendant, le dossier d'OpenEye à L3,
01:05ces trois entreprises pourraient lever jusqu'à 200 milliards de dollars sur le marché
01:10ce qui représente d'ailleurs la totalité des sommes
01:13qui ont été déjà levées sur le marché américain
01:15sur les quatre premiers mois de l'année, de janvier à avril.
01:19On parle donc évidemment de levées massives, colossales, mammoutesques
01:24sans compter en plus Alphabet Google qui s'y met pour la première fois depuis plus de 20 ans.
01:29Alphabet Google lance une émission, des émissions de nouvelles actions
01:33puisque l'opération se fera de différentes manières en plusieurs tranches
01:37pour au total renforcer les fonds propres de l'entreprise de 80 milliards de dollars.
01:43La dernière fois que Google, en l'occurrence, levait des actions,
01:48il y a un peu plus de 20 ans, c'était pour lever quelques milliards sur le marché.
01:52Là, les montants levés se comptent en dizaines de milliards de dollars.
01:55La guerre du capital, qu'est-ce que ça change ?
01:58Du point de vue des marchés, des marchés actions,
02:01évidemment le poids de ces entreprises va atteindre des niveaux déjà spectaculaires
02:05au premier jour de leur cotation avec des effets indiciels majeurs.
02:09Et puis la traduction macroéconomique, c'est ce grand rééquilibrage entre l'épargne et l'investissement.
02:15Nous en discuterons bien sûr avec nos invités de Planète Marché dans un instant.
02:19Sur le plan macroéconomique, le chiffre d'inflation en zone euro,
02:23première estimation pour le mois de mai, apportera de l'eau au moulin
02:27à celles et ceux au sein de la Banque Centrale Européenne
02:30qui sont convaincus qu'il faut remonter les taux,
02:33recalibrer le réglage de la politique monétaire
02:35à travers une première hausse de taux qui sera délivrée le 11 juin prochain.
02:403,2% d'inflation en zone euro pour l'ensemble sur un an en mai
02:46avec une inflation sous-jacente qui s'élève désormais à 2,5%.
02:49Et contrairement au rapport précédent,
02:53ce n'est pas tant l'inflation liée à l'énergie
02:56qui génère cette hausse globale de l'inflation ce mois-ci,
03:00mais c'est l'inflation dans les services qui progresse pour s'élever à 3,5% sur un an.
03:06Pauline Grattel vous redonnera tous les détails de ce rapport sur l'inflation en zone euro dans un instant
03:11et puis nous évoquerons évidemment le sujet des politiques monétaires
03:14qui seront là aussi un marqueur des enjeux du mois de juin pour les investisseurs.
03:19Discussion à suivre dans un instant et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse,
03:22nous évoquerons les actions de philanthropie,
03:26comment la philanthropie peut être un levier stratégique pour une entreprise en général,
03:31pour une entreprise de gestion d'actifs en particulier.
03:33Nous en parlerons avec les équipes de Candriam,
03:36c'est la directrice commerciale France de Candriam
03:38qui sera avec nous dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse pour évoquer ce sujet.
03:52Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:54Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:57Bonsoir Pauline.
03:58Malgré le contexte géopolitique toujours fluctuant,
04:01on va en parler dans quelques instants,
04:03les marchés arrivent à se maintenir dans le vert.
04:05Oui, rapide rappel des faits,
04:07hier l'agence iranienne Tasnim a annoncé
04:09que l'Iran suspendait ses négociations avec les Etats-Unis.
04:12Le contexte est donc tendu et c'est compliqué d'y voir clair,
04:16mais les investisseurs préfèrent aujourd'hui l'optimisme.
04:19C'est peut-être dû aux déclarations de Donald Trump,
04:22intervenu un peu plus tard hier.
04:24Le président américain a affirmé qu'Israël et le Hezbollah
04:27acceptaient une trêve et que les négociations avançaient vite.
04:31Il a même dit à ABC News
04:32qu'un accord pourrait être finalisé dans la semaine à venir.
04:35Et dans ce contexte, les actions mondiales sont donc dans le vert encore aujourd'hui.
04:39Oui, en Europe, le Stoxx 600 gagne près de 1% en séance
04:42et le CAC 40 en France aussi pour renouer avec les 8200 points au cours de la séance.
04:48Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en ordre dispersé,
04:50une pause légitime après les records de la veille
04:53où le S&P 500 et le Nasdaq alignaient une huitième séance de hausse consécutive.
04:59Enfin, la nuit a été très porteuse en Asie et notamment en Chine.
05:03Le Hang Seng a bondi de 2,5% à la clôture et le CSI 300 a pris 1,5
05:08%
05:09propulsant l'indice MSCI Asie-Pacifique à un sommet historique.
05:12Vous évoquiez les fluctuations géopolitiques qui ont toujours un impact quotidien
05:17sur les grands marchés macro avec un jeu de va-et-vient, de yo-yo,
05:21notamment sur les cours du pétrole qui bénéficient aujourd'hui d'une séance plutôt de détente.
05:25Oui, le baril de Brent cède plus de 1% et repasse sous les 95 dollars aujourd'hui.
05:30Le WTI américain cède 1% et retrouve le seuil de 90 dollars sur les marchés obligataires.
05:37Après les tensions d'hier, le rendement américain à 10 ans cède environ 5 points de base
05:42pour évoluer autour de 4,45%.
05:44En Europe, le rendement allemand de même échéant se détend également et repasse sous 3%.
05:49Sur le marché d'échange, le dollar se stabilise, l'euro-dollar aussi autour de 1,1650.
05:54À moins de 10 jours de la prochaine réunion de la Banque Centrale Européenne,
05:58les investisseurs ont pris connaissance de la première estimation d'inflation pour la zone euro au mois de mai.
06:02Oui, en première lecture, l'inflation progresse de 3,2% sur un an en mai.
06:06C'est parfaitement conforme aux attentes, mais il s'agit de la première fois depuis 2023
06:11que l'inflation repasse au-delà de 3%.
06:13Sur un mois, l'inflation est en hausse de 0,1%.
06:17En version cœur, elle progresse légèrement plus que prévu, à plus de 2,5% sur un an.
06:22Aux Etats-Unis, on a regardé l'enquête JOLS qui recense les ouvertures de postes sur le marché du travail.
06:29Pour le mois d'avril, le nombre de postes à pourvoir s'établit à 7,6 millions d'ouvertures.
06:33C'est plus que prévu et les chiffres du mois de mars ont été revus en légère hausse.
06:38Le chapitre IA, bien sûr.
06:39Pauline, quelles sont les dernières nouvelles sur ce front ?
06:42On commence avec le coup de force d'Alphabet.
06:44La maison mère de Google s'apprête à lever la somme colossale de 80 milliards de dollars
06:49pour doper ces infrastructures IA.
06:52Dans le détail, l'opération prendra différentes formes,
06:55avec notamment une émission d'action de 10 milliards de dollars
06:58réservée au conglomérat de Warren Buffett, Berkshire Hathaway.
07:01Le titre Alphabet recule de 5% dans les premiers échanges.
07:05Et puis on notera le bond de 25% à l'ouverture du titre Marvel Technology.
07:09Oui, ce rallye est né des déclarations de Jensen Huang,
07:12le patron de Nvidia a prédit que Marvel rejoindra bientôt
07:16le club très fermé des entreprises à 1 000 milliards de dollars de capitalisation.
07:21Pour l'anecdote, Nvidia joint le geste à la parole
07:24en injectant 2 milliards de dollars dans le groupe
07:26afin d'accélérer leur projet conjoint dans les puces IA sur mesure.
07:30Dans le même sillage, Microchip Technology progresse de 6%.
07:34Le groupe prévoit une explosion de 65% de son chiffre d'affaires cette année,
07:39entièrement emporté par l'engouement autour des centres de données.
07:42Et puis on peut le dire, nos semi-conducteurs en Europe ne sont pas en reste.
07:45La fusée STMicro semble toujours inarrêtable.
07:48Oui, le titre s'envole encore de 13% au cours de la séance.
07:52STMicro Electronics relève ses objectifs de vente dans les data centers
07:56portés par une demande hors normes pour les infrastructures IA.
08:00C'est simple, le titre affiche une performance spectaculaire
08:03de plus de 200% depuis le 1er janvier.
08:06À l'extrême opposée et cette fois hors indice phare,
08:09c'est la douche froide pour AbdiVax.
08:12La biotech plonge de 30% dans la foulée de résultats cliniques jugées décevants.
08:16Quel sera le programme à l'agenda demain pour les marchés, Pauline ?
08:19On regardera demain l'ISM service américain
08:21et les PMI service de la zone euro pour le mois de mai.
08:23aux Etats-Unis en préambule du rapport officiel sur l'emploi
08:27du département du travail américain.
08:29Vendredi, on attend l'enquête ADP sur l'emploi privé du mois de mai.
08:33Enfin, on attend aussi les prix à la production industrielle
08:35de la zone euro pour le mois de mai.
08:37Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
08:40Pauline Grattel est avec nous et vous apporte
08:42les infos clés du jour sur les marchés.
08:54Deux invités avec nous ce soir pour décrypter
08:56les mouvements de la planète marché.
08:58À mes côtés en plateau, Vincent Chéniaud,
09:00directeur de la recherche de General Investments.
09:01Bonsoir et bienvenue Vincent.
09:03Bonsoir.
09:03Merci d'être là et merci de nous accompagner à distance.
09:06Alain Duret est avec nous également,
09:07chef économiste Europe de Natixi CIB.
09:10Bonsoir et bienvenue Alain.
09:11Merci beaucoup d'être avec nous.
09:14Je voulais commencer avec le sujet de la guerre du capital.
09:17C'est d'ailleurs une expression que je vole
09:19à un des invités récurrents de l'émission.
09:22Laurent Martin, je le cite pour qu'il ne se sente pas dépossédé.
09:26La guerre du capital, c'est l'idée déjà que les grandes entreprises
09:29ont commencé à lever de la dette
09:31et se mettent à émettre de nouvelles actions.
09:33Ce qui est quand même une source de financement
09:35un petit peu différente, Vincent.
09:37Et c'est vrai que les estimations qu'on peut avoir
09:39quand on cumule les levées de fonds attendues
09:41de SpaceX, d'Enthropic
09:43et probablement également d'OpenAI
09:46d'ici la fin de l'année,
09:47à travers les introductions en bourse de ces entreprises,
09:50on peut arriver au montant de 200 milliards d'euros
09:53levés uniquement par ces trois entreprises.
09:55se rajoute la levée de fonds, de fonds propres
09:59d'Alphabet Google qui va avoisiner les 80 milliards de dollars.
10:05Qu'est-ce que ces montants nous disent, Vincent ?
10:07Il faut quand même peut-être les remettre aussi un peu en perspective.
10:11Et puis, du point de vue des investisseurs,
10:13du point de vue des marchés actions,
10:15avec le fonctionnement indiciel qu'on connaît aujourd'hui,
10:18là aussi, on imagine que ces quelques opérations que je cite
10:22vont avoir des répercussions majeures.
10:25Oui, alors, tout d'abord, au niveau macro,
10:28on a une vague de capex, d'investissement,
10:32qui est assez prodigieuse,
10:34qui porte l'économie mondiale
10:36et qui explique très largement
10:37le fait qu'elle ait très bien résisté
10:39au choc de la guerre d'Iran,
10:41au choc d'offres sur l'énergie.
10:45Mais c'est une vague d'investissement
10:47qui, également, modifie l'équilibre
10:52épargne, investissement.
10:54Et en l'occurrence, pour financer cet investissement,
10:58il faut lever des fonds,
10:59soit en effet par la dette,
11:01soit lever du capital, des actions.
11:04Là, on voit clairement une combinaison des deux.
11:07Mais je crois que ça modifie, effectivement,
11:09cet équilibre épargne-investissement.
11:12Ça aura plutôt tendance à pousser les taux longs à la hausse.
11:17Donc, en l'occurrence, on a vu une petite détente,
11:19là, depuis une semaine ou deux, sur les taux longs,
11:21notamment parce que les prix de l'énergie
11:23se sont un peu détendus eux-mêmes.
11:25Je n'ai pas trop envie de chasser ce rallye obligataire
11:28dans un environnement où, déjà,
11:30les gouvernements lèvent beaucoup de dettes
11:32parce que les déficits sont très élevés.
11:34Mais on a maintenant également
11:35les entreprises qui lèvent de la dette.
11:41En l'occurrence, les taux de levier
11:44sont relativement bas sur le monde corporel.
11:46Donc, je ne suis pas très inquiet
11:48de l'impact sur le crédit.
11:49Mais il n'empêche, il y a un appel d'air,
11:51il y a un besoin de capital, dette, action,
11:54qui, à mon avis, modifie ces équilibres
11:57et implique des taux longs
11:58qui pourraient rester plus élevés.
11:59Désolé, je reviens à l'aspect un peu micro,
12:01mais on parle d'Alphabet Google.
12:03Donc, c'est un micro quand même très large.
12:07Je notais l'opération Alphabet Google
12:09a levé 100 milliards en dette
12:10depuis le début de la frénésie IA.
12:14Ils vont augmenter leurs fonds propres
12:15de 80 milliards.
12:16Il y a quand même la recherche
12:18d'un équilibre dans ces entreprises
12:20qui sentent quand même
12:21que la période des cash flows disponibles
12:25permanents, etc.,
12:27pour racheter les actions,
12:28pour verser des dividendes,
12:30pour investir un peu,
12:32cette période-là, elle est révolue.
12:33Il y a quand même l'idée
12:34qu'il faut maintenir un équilibre
12:35entre niveau de fonds propres
12:37et niveau d'endettement,
12:38même pour une entreprise
12:39comme Alphabet Google.
12:40Oui, absolument.
12:40Alors, en l'occurrence,
12:41on voit que les projections
12:43de free cash flow
12:46baissent considérablement.
12:47Ça va zéro.
12:48On arrive bientôt à zéro, j'imagine.
12:50On se rapproche de zéro.
12:50Oui, c'est ça.
12:51Ceci dit, si on regarde
12:52le secteur de la technologie
12:53dans son ensemble aux États-Unis,
12:56c'est beaucoup moins dramatique.
12:57C'est-à-dire qu'on a une pause
12:59sur les free cash flows,
13:00mais les anticipations sont
13:02qu'en 2027-2028,
13:05de nouveau,
13:052028 en particulier,
13:07ça repart très très fort.
13:08On monétise, quoi.
13:09Voilà, on monétise.
13:09Ça va générer tellement de revenus
13:11qu'on va reconstituer
13:12les free cash flows.
13:14Je crois que pour le secteur
13:15de l'IT,
13:15on est sur un free cash flow
13:16de 2028
13:17autour d'un trillion.
13:18Donc, c'est considérable.
13:21Mais à court terme,
13:22il faut, en effet,
13:24financer ces investissements
13:25qui sont absolument colossaux.
13:29c'est également de l'offre d'actions.
13:32Donc, c'est du supply sur les actions.
13:33Ça pourrait également peser
13:34sur les indices.
13:35Il va falloir faire de la place.
13:37C'est un processus
13:38qui probablement est déjà en marche.
13:40Est-ce que pour autant,
13:41ça pourrait susciter
13:42une correction à la baisse du marché ?
13:45Ce n'est pas forcément
13:46notre point de vue
13:47parce qu'on est dans une phase
13:48où la demande d'actions
13:50reste très forte.
13:51Mais quand même,
13:52ça pourrait impliquer une pause.
13:53Si on considère
13:55cette offre d'actions
13:56et également le sentiment,
13:58le positionnement
13:59qui est quand même maintenant
13:59assez agressif sur les actions,
14:01avec notamment au niveau retail
14:03un sentiment qui est très positif,
14:06la combinaison des deux
14:07nous dit quand même
14:07qu'a priori,
14:09on devrait voir une pause
14:10à court terme sur les actions,
14:11voire une petite correction
14:12qui pourrait être
14:14d'ailleurs une opportunité d'achat.
14:15On pense qu'une fois
14:17que le risque géopolitique
14:18décline de nouveau cet été,
14:20on pourrait avoir
14:21une sorte d'élargissement
14:23de nouveau du radio-action
14:25avec l'Europe
14:26qui clairement
14:27est une stratégie de catch-up
14:29qui pourrait en bénéficier.
14:30Mais pour l'instant,
14:31on pourrait voir une respiration, oui.
14:33Et quand vous dites
14:33que cette respiration,
14:36cette correction possible
14:38serait une opportunité d'achat,
14:39il faut comprendre
14:40qu'il y a quand même
14:41une partie des investisseurs
14:44qui ne restent pas suffisamment
14:46exposés à ce thème de l'IA.
14:48C'est ce qu'il faut comprendre, Vincent ?
14:50Oui, c'est extrêmement délicat
14:52en termes de stratégie.
14:54Le Nasdaq, je crois,
14:55est en hausse de l'ordre de 30%
14:57depuis les points bas de fin mars.
15:00C'est considérable.
15:01Si on regarde l'indice SOX
15:03semi-conducteur,
15:04c'est en hausse de 90%.
15:07Quasiment 90%.
15:08C'est absolument colossal.
15:10Qu'est-ce qu'on fait
15:11dans ces cas-là ?
15:12Est-ce qu'on investit
15:14si on était sous-investi ?
15:15Est-ce qu'on chasse ce rallye
15:16sur ces niveaux-là ?
15:18C'est quand même très compliqué.
15:21Donc je pense que la stratégie
15:22de diversification
15:24est quand même assez logique
15:25et qu'en l'occurrence,
15:27elle pourrait fonctionner
15:29alors qu'on a cette offre
15:31sur les techs qui viennent
15:33et qu'on espère une forme
15:35de normalisation,
15:36alors très partielle,
15:37mais des prix de l'énergie cet été.
15:39On reviendra sur l'idée
15:40d'un catch-up de l'Europe,
15:41un rattrapage peut-être
15:43de l'Europe,
15:44mais vos considérations
15:46en tant qu'économiste,
15:47Alain,
15:48sur cette guerre du capital
15:50et Vincent l'a très bien dit,
15:52c'est sans doute,
15:53il faut le replacer
15:54dans une perspective
15:56de grand rééquilibrage
15:58entre l'épargne
15:59et l'investissement.
16:00On a vécu
16:00avec beaucoup d'épargne,
16:02beaucoup de demandes
16:03pour des produits d'épargne
16:04pendant de longues années,
16:06ce qui a maintenu,
16:07enfin ce qui a eu pour effet
16:08de maintenir des taux
16:09très très bas.
16:10Désormais,
16:11l'argent sort de l'épargne
16:13pour aller s'investir
16:14et donc,
16:14c'est un équilibre
16:15très différent,
16:16j'imagine.
16:18Oui,
16:18je voudrais revenir,
16:20je rejoins assez bien
16:20ce que dit
16:21Vincent Geniaux
16:22au niveau,
16:23sur le plan macro,
16:24je pense que la situation
16:25est un petit peu plus saine
16:26dans la mesure que,
16:28vous l'avez précisé,
16:29les entreprises
16:30font un peu plus attention
16:31au cash flow
16:32et puis surtout,
16:33les valorisations
16:34reflètent des bénéfices
16:36qui ont été actés.
16:37Donc ça,
16:38c'est quand même
16:38très différent
16:38de la période
16:40dot com
16:40que l'on a eu
16:42dans les années 2000.
16:43Et sur le plan macro,
16:45c'est vrai que
16:46quand on regarde
16:47la croissance potentielle
16:48et la croissance de long terme,
16:49finalement,
16:49c'est une combinaison
16:51entre le stock
16:52de capital humain,
16:53le stock de capital physique
16:54et la productivité
16:56des facteurs.
16:56Et donc,
16:57aujourd'hui,
16:57les investissements
16:59massifs que l'on a
17:00dans les data centers,
17:02évidemment,
17:03expliquent le gap
17:03de croissance,
17:06le gap de croissance
17:07de la productivité
17:08et de la croissance potentielle
17:09entre les États-Unis
17:10et l'Europe,
17:11même si l'Europe
17:13est rentrée
17:14dans la danse.
17:16Néanmoins,
17:16la grosse question,
17:17moi,
17:17que j'ai du point de vue macro,
17:19c'est,
17:20personne ne peut dire
17:21aujourd'hui
17:21quels seront
17:22les revenus générés
17:23par les data centers
17:24sur le long terme.
17:26Donc,
17:26on a un stock de capital
17:27qui augmente,
17:28maintenant,
17:28il faut que ça génère
17:31plus de productivité.
17:33Et partant de l'idée,
17:34alors je vous amène
17:34sur le terrain
17:35de l'investissement,
17:36Alain,
17:36mais vous discutez
17:37avec des investisseurs,
17:38c'est aussi votre métier,
17:39mais à partir du moment
17:42où on ne sait pas,
17:43où c'est difficile
17:44d'avoir une conviction solide
17:46sur qui sera vainqueur
17:48par rapport aux autres,
17:49qu'est-ce que ça implique
17:50sur le plan
17:51de l'investissement ?
17:53Alors,
17:54le retour des discussions
17:55avec les clients,
17:57c'est qu'effectivement,
17:58il y aura des gagnants
17:59et des perdants,
18:00c'est difficile aujourd'hui
18:01de savoir
18:01sur qui il faut absolument miser.
18:04Donc,
18:05l'implication de ça
18:06serait de dire
18:07qu'il vaut mieux
18:08travailler sur des indices
18:09type ETF
18:10que faire du single stock.
18:13C'est un peu l'implication
18:14de ce raisonnement.
18:16Vincent,
18:17sur le plan
18:17de l'investissement,
18:19effectivement,
18:19c'est une question récurrente,
18:20mais comment on s'expose
18:22à ce thème IA ?
18:22Est-ce qu'il faut
18:23choisir d'embrasser la cause
18:25le plus largement possible,
18:26si je puis dire,
18:27en essayant
18:27de ne pas trop
18:30avoir de choix
18:31ou de biais
18:32trop forts ?
18:33Ou est-ce qu'au contraire,
18:34il y a quand même,
18:34pour des équipes
18:35de sélectionneurs,
18:36j'entends,
18:36de professionnels
18:37du stock picking,
18:38est-ce qu'il y a quand même
18:39déjà des choix à faire ?
18:41C'est vrai que ça devient
18:42un thème tellement vaste
18:43entre les fameux
18:44vendeurs de pellets de pioches,
18:46du GPU de Nvidia,
18:48à tous les composants
18:49qui servent
18:50à l'infrastructure IA,
18:51des data centers,
18:53allant jusqu'au segment
18:54des logiciels
18:55qui a été massacré
18:57depuis l'été dernier,
18:58dont on observe
19:00qu'ils tentent quand même
19:01de se stabiliser,
19:02voire de rebondir.
19:04Donc,
19:05ça devient un univers
19:06quand même assez large,
19:07ce thème de l'IA.
19:07Oui,
19:08absolument,
19:09je crois que le secret,
19:10alors,
19:11hormis ceux qui sont
19:12vraiment au top
19:14de la chaîne
19:16et qui aujourd'hui
19:17bénéficient très fortement
19:18de l'engouement,
19:19il faut voir en dessous
19:20quels sont les secteurs,
19:21quelles sont les entreprises
19:22qui vont en bénéficier.
19:25Et c'est un travail
19:26très compliqué
19:27parce qu'effectivement,
19:28c'est difficile
19:29de savoir
19:30qui est le mieux positionné,
19:32mais c'est aussi à ça
19:33que sert le travail
19:34d'analyste
19:37et de plus en plus,
19:38les entreprises
19:39communiquent
19:40sur leur intégration,
19:42sur la diffusion
19:42de l'IA
19:43et comment elle va générer
19:45de la valeur
19:46dans leur secteur.
19:47Alors,
19:48le secteur des softwares
19:49s'est fait détruire
19:50mais effectivement,
19:51ces dernières semaines,
19:53on sent quand même
19:54que c'est ce qu'on disait,
19:55tout n'est pas acheté
19:56dans le secteur des softwares,
19:58certaines entreprises
19:58vont bénéficier
19:59de l'intelligence artificielle
20:01pour être plus productives
20:02et vont continuer
20:03à ouvrir des services
20:05aux entreprises notamment.
20:07Voilà.
20:08Mais au cas par cas,
20:09la perception du marché
20:10doit quand même
20:11pouvoir changer
20:12sur certaines entreprises
20:14qui sont considérées
20:16depuis plusieurs mois maintenant
20:17comme des perdantes
20:18de l'IA.
20:19Oui.
20:19Il y aura ce moment
20:20où quand même
20:21la perception va évoluer
20:22au fur et à mesure
20:23des résultats,
20:24des discours des entreprises,
20:25etc.,
20:25des évidences
20:26qui seront devant nous.
20:28Oui, absolument.
20:29La question est de savoir
20:30lesquelles vont
20:31effectivement pouvoir
20:32implémenter
20:33et surtout,
20:34je dirais,
20:35implémenter de façon
20:35efficace
20:36dans leur business model
20:38existant,
20:39donc lesquelles sont
20:39bien positionnées
20:40pour effectivement
20:41générer de la valeur
20:42à travers
20:43l'intelligence artificielle.
20:45Et ça va toucher
20:45énormément de secteurs,
20:47y compris le secteur
20:48des consumers
20:49qui a plutôt
20:50sous-performé
20:51cette année,
20:52notamment sur les questions
20:53de hausse du prix
20:53de l'énergie,
20:54de baisse
20:56de voire d'achat
20:56des ménages.
20:57Ça, je pense
20:58que c'est également
21:00une stratégie
21:01catch-up,
21:02notamment si on a
21:02une détente
21:03en Iran,
21:04parce que ce sont
21:05des secteurs
21:05qui vont également
21:06bénéficier
21:06de l'intelligence
21:07artificielle.
21:08Alain,
21:09sur l'idée
21:09de la résilience,
21:10alors ça nous amène
21:11évidemment avec
21:12le thème de l'IA
21:13à évoquer aussi
21:14en parallèle
21:15cet énième choc
21:16d'offres
21:16pour nos économies
21:17mondiales.
21:18Je dis énième
21:19parce qu'on a
21:19une série de chocs
21:20d'offres depuis
21:212020,
21:22notamment,
21:23qui est peut-être
21:23sans équivalent
21:24dans l'histoire
21:26récente,
21:27et toujours
21:27l'idée
21:28ou ce schéma
21:29de résilience
21:30des économies.
21:31Je m'explique,
21:33ça ne veut pas dire
21:34que la croissance
21:35est spectaculaire,
21:35si je prends l'exemple
21:36d'un pays
21:37comme la France
21:37ou comme l'Allemagne.
21:39Ce que ça veut dire,
21:40c'est que
21:41quand on regarde
21:42le niveau
21:43des enquêtes,
21:44des enquêtes
21:44qui comptent
21:45auprès des entreprises,
21:47auprès des ménages,
21:48des enquêtes
21:48de confiance,
21:49de sentiments,
21:50à chaque fois,
21:51on se retrouve
21:51avec des données dures,
21:53des données définitives
21:54qui sont quand même
21:56supérieures
21:56au niveau
21:57que pourraient suggérer
21:59justement
21:59ces enquêtes
22:01très affaiblies.
22:02J'en veux d'ailleurs
22:03pour preuve
22:03la croissance définitive
22:04de la France
22:05de 2023
22:06qui a été rehaussée
22:07de 100 points de base
22:08dans les comptes définitifs
22:10de l'INSEE
22:10qui ont été publiés
22:11en fin de semaine dernière.
22:12On passe de 0,9
22:13à 1,9.
22:140,9 étant la première
22:15estimation de l'INSEE
22:16pour l'année 2023,
22:181,9 étant
22:19la lecture définitive,
22:23le résultat définitif.
22:24Ce n'est quand même pas rien,
22:26sans refaire tout le passé,
22:27mais cette résilience,
22:28elle est quand même
22:29toujours là
22:29et présente aujourd'hui.
22:31Alors,
22:32vous soulignez
22:32un point très important,
22:33c'est qu'effectivement,
22:35aujourd'hui,
22:35on a un écart
22:37entre la perception,
22:38le sentiment
22:39des agents économiques
22:41sur le cycle économique
22:42avec les données dures
22:43du cycle économique.
22:45Les gens sont
22:45beaucoup plus pessimistes
22:46que par rapport
22:48à la réalité.
22:50Mais pour vous rejoindre,
22:53en clair,
22:54on n'a pas une croissance
22:56terrifiante,
22:57mais on n'est pas encore
22:59dans le rouge,
23:00je parle pour les États-Unis.
23:01Du côté,
23:02pour l'Europe,
23:03pardon,
23:03pour les États-Unis,
23:04en fait,
23:05la résilience,
23:06elle vient de quoi ?
23:07Elle vient essentiellement,
23:08on en a parlé
23:08de l'investissement,
23:09notamment dans les hautes technologies
23:11et dans l'IA,
23:11mais aussi
23:13la consommation
23:14des ménages
23:14qui,
23:15pour la première fois
23:17depuis une dizaine d'années,
23:18est le reflet
23:20de la consommation
23:21des populations
23:22relativement aisées
23:23âgées
23:24de plus de 65 ans.
23:26Et ça,
23:27c'est évidemment
23:27un soutien
23:29assez important
23:29à la consommation
23:31des ménages américains.
23:33Du côté européen,
23:34on a un petit peu
23:35de croissance,
23:36on n'est pas en reste
23:37au niveau de la France
23:39en ce qui concerne
23:40l'investissement
23:41et la création
23:42de data centers.
23:44Et on a
23:45de la consommation
23:46publique,
23:46mais le point faible
23:48qui était déjà
23:49effectif
23:51en Europe,
23:52en zone euro
23:52en particulier,
23:53avant la guerre,
23:54c'était évidemment
23:55le pessimisme
23:56des ménages européens
23:58avec un taux d'épargne
24:00qui était déjà
24:02historiquement élevé,
24:04un pessimisme
24:05assez pessimiste
24:06sur l'évolution future
24:07du chômage.
24:08Et en fait,
24:09la guerre n'a fait
24:09que renforcer
24:11ce sentiment,
24:12ce pessimisme.
24:13Sur le schéma
24:15de croissance
24:16qu'on a aujourd'hui
24:17dans nos économies,
24:17Vincent,
24:18on parle beaucoup
24:18de ce cycle
24:19d'investissement.
24:20C'est ce qui explique,
24:21vous le disiez tout à l'heure,
24:22la résilience
24:23de nos économies.
24:24Alors,
24:24avec des niveaux
24:25de croissance
24:26différents évidemment
24:26entre les États-Unis
24:28et l'Europe,
24:30est-ce que ça peut être
24:31aussi un point
24:32de vulnérabilité
24:32auquel il faut être
24:34attentif ?
24:35Je ne sais pas,
24:36est-ce qu'une correction
24:37boursière peut déclencher
24:38aussi un affaiblissement
24:40de ce cycle
24:41d'investissement
24:42et donc,
24:43par effet d'entraînement,
24:45un choc de croissance
24:47ou un petit choc macro
24:49également ?
24:50Oui,
24:50alors,
24:51je pense qu'en l'occurrence,
24:53cette vague
24:54de capex
24:55d'investissement,
24:56elle est,
24:57je ne dirais pas
24:58inarrêtable,
24:59mais il y a une telle
25:00course aujourd'hui
25:01entre les champions
25:02du secteur
25:04qu'ils veulent absolument
25:06conquérir
25:07des parts de marché,
25:07se positionner
25:09et donc,
25:10ils y vont.
25:11C'est leur distance.
25:11C'est leur distance.
25:13Ils vont aller.
25:13Et en l'occurrence,
25:14le niveau de taux longs,
25:15100 points de base,
25:17plus haut,
25:17plus bas,
25:18ça ne change pas grand-chose,
25:19alors que normalement,
25:20l'investissement est sensible
25:21au taux d'intérêt.
25:22On voit,
25:23alors,
25:23les secteurs
25:23comme l'immobilier,
25:25comme l'automobile,
25:26bon,
25:27les taux,
25:27ça compte.
25:28Mais là,
25:28sur cette vague capex,
25:29ça ne compte pas tellement.
25:31Alors après,
25:32quand même,
25:32ce qui porte la consommation,
25:35en effet,
25:35aux États-Unis,
25:36c'est également
25:37l'effet richesse,
25:39et donc la valeur des actions.
25:41Donc si on avait une correction
25:42à ce niveau-là,
25:43clairement,
25:44ça pèserait quand même
25:45sur la croissance.
25:46Mais cette vague de capex
25:48elle-même
25:48me semble plutôt
25:50irrésistible aujourd'hui,
25:51et effectivement,
25:52elle participe
25:54à cette résilience
25:55de la croissance globale.
25:57On a des pays
25:57comme Taïwan,
25:58la Corée du Sud
25:59qui performent
26:00de façon
26:01assez extraordinaire.
26:02Si vous regardez
26:02le PIB de Taïwan,
26:04on doit être en hausse
26:05de l'ordre de 14%
26:06en réel
26:07en glissement annuel.
26:09La Corée du Sud
26:10performent remarquablement.
26:12Les États-Unis,
26:12regardez les commandes
26:13de biens durables
26:14aux États-Unis,
26:15clairement,
26:15ça bénéficie
26:15du capex,
26:17de cette vague capex.
26:18L'Europe,
26:18malheureusement,
26:19est à la traîne
26:19et donc l'écart
26:21entre les États-Unis
26:22et l'Europe,
26:23de nouveau,
26:24cette année,
26:25a grandi
26:26sous l'effet
26:27à la fois
26:27de la guerre en Iran
26:29puisque l'Europe
26:29est plus exposée
26:30au prix de l'énergie
26:31mais également
26:32de cette vague IA
26:33qui bénéficie
26:33davantage aux États-Unis.
26:34L'effet richesse
26:36se diffuse.
26:37Pour l'actionnaire
26:39peut-être demain
26:39de SpaceX
26:40ou de Nvidia
26:41hier,
26:42l'effet richesse
26:43est très immédiat
26:44mais cet effet richesse
26:45on le voit aussi
26:46à travers les recettes fiscales
26:47qui sont payées
26:48par ces entreprises
26:49par exemple.
26:50Les retours
26:50qu'elles peuvent faire
26:51à leurs salariés,
26:52ce qui s'est passé
26:52en Corée du Sud,
26:54Vincent,
26:54c'est quand même
26:55pas anodin.
26:55Que Samsung
26:56puisse débloquer
26:57plus de 300 000 euros
26:58je crois
26:58pour chaque salarié
27:00par rapport
27:01aux résultats
27:04qui ont été générés
27:05par l'IA
27:05SKNX pareil
27:06et à L2
27:07ces entreprises
27:08coréennes
27:09Samsung
27:09et SKNX
27:11vont payer
27:11de 2026
27:12à 2028
27:13plus de 430 milliards
27:15de dollars
27:16de taxes
27:17de recettes
27:19pour l'État
27:20coréen.
27:20c'est la moitié
27:22de la dette
27:23publique coréenne
27:24qui s'élève
27:25à 900 milliards
27:26de dollars
27:26aujourd'hui.
27:27Ça devient
27:28des sujets macro
27:30très directs.
27:31c'est assez remarquable.
27:34Alors,
27:34je dois dire
27:35que
27:37ce que font
27:38ces entreprises,
27:39effectivement,
27:39les gains
27:40de ces entreprises
27:41bénéficient
27:41à tout le monde.
27:42C'est-à-dire qu'on a
27:43un effet
27:44de ruissellement
27:45qui est fort.
27:47Ceci dit,
27:48globalement,
27:49il me semble
27:49que la vague
27:50IA de nouveau
27:51va davantage
27:53bénéficier
27:54aux détenteurs
27:55du capital
27:55qu'aux travailleurs.
27:57Donc,
27:57ça risque
27:57d'augmenter
27:58de nouveau
27:58les inégalités.
28:00En l'occurrence,
28:01ça pourrait soutenir
28:02cette vague
28:02de populisme
28:03qu'on voit
28:04dans le monde
28:06occidental.
28:07Mais,
28:07il y a bien
28:07ce ruissellement.
28:09Malheureusement,
28:09ça ruisselle
28:11moins en Europe
28:11parce que,
28:12d'abord,
28:14on est moins présent
28:14dans ce secteur tech
28:16qu'on peut l'être
28:19aux États-Unis
28:19ou en Asie
28:21de l'Est,
28:22par exemple.
28:24Mais également
28:25parce qu'au niveau
28:27de l'épargne,
28:28on est,
28:29nous,
28:29Européens,
28:30beaucoup moins investis.
28:31J'aime rappeler
28:32que,
28:32si vous regardez
28:33la richesse,
28:34l'épargne financière
28:35des ménages
28:36en Europe,
28:37il y a 30%
28:38qui sont en cash
28:39ou dépôt.
28:40Aux États-Unis,
28:41on est à 10%.
28:42Les Américains
28:42sont beaucoup plus investis
28:43sur les marchés,
28:44sur le marché actions
28:45notamment,
28:45et bénéficient,
28:46en l'occurrence,
28:47de cette flambée.
28:49Bon,
28:49mobilisation du capital
28:50dans cette guerre
28:51du capital,
28:52c'est un sujet
28:53critique,
28:55stratégique,
28:56souverain également,
28:57critique pour l'Europe
28:59notamment.
29:00Ça nous amène
29:00à parler de la Banque
29:01Centrale Européenne
29:02avec vous,
29:03Alain.
29:04Pardonnez ma provocation,
29:05Alain,
29:06vous êtes un ancien
29:07économiste de la Banque
29:08Centrale Européenne.
29:09la question que je pose
29:10ces derniers jours,
29:11c'est pourquoi est-ce
29:12que la BCE
29:12a toujours tort ?
29:14C'est-à-dire qu'elle
29:14monte les taux
29:15le 11 juin,
29:16elle trouvera
29:16un certain nombre
29:17de critiques,
29:18ça je peux vous le garantir,
29:20mais si elle ne montait
29:21pas les taux,
29:22je suis sûr
29:22qu'on trouverait
29:23également des critiques
29:24dans l'autre camp
29:25pour dire que la BCE
29:26ne réagit pas
29:27comme elle devrait
29:28le faire.
29:29Au-delà de cette
29:30petite provocation,
29:31Alain,
29:32oui,
29:32ça reste quand même
29:33une question sérieuse
29:34et comment la BCE
29:36va communiquer
29:37sur cette hausse de taux ?
29:38De quoi s'agit-il
29:39et quel est le message
29:40que la BCE
29:41va vouloir faire passer
29:42pour accompagner
29:42cette hausse de taux
29:43du 11 juin ?
29:45Alors,
29:45personnellement,
29:46je ne m'associe pas
29:48au fait de dire
29:49que la BCE
29:49a toujours eu tort,
29:51sinon je me critiquerai
29:53moi-même,
29:53mais ceci dit,
29:56non,
29:56plus sérieusement,
29:57le cadre théorique
29:58quand les banquiers
29:59sont trop en tête
30:01vous dit qu'il faut
30:02une réaction
30:04appropriée
30:04et proportionnée
30:05et qu'il faut surtout
30:06faire la distinction
30:07entre un choc
30:08de demande,
30:10un choc d'inflation
30:11tiré par la demande
30:12ou un choc d'inflation
30:13tiré par l'offre.
30:14Prenons l'exemple
30:15de 2022,
30:16on avait un choc
30:17de demande
30:18puisqu'on était
30:18dans la reprise
30:20post-Covid
30:21avec des tensions
30:23sur le marché du travail
30:24et là,
30:25effectivement,
30:26la BCE
30:26ayant mis du temps
30:28à réagir
30:28a laissé
30:30se matérialiser
30:32une tendance
30:34croissante
30:35dans l'inflation
30:36sous-jacente
30:37ce qui fait
30:37qu'elle a dû
30:38continuer
30:39à augmenter
30:39les taux d'intérêt
30:40même quand
30:41l'inflation totale
30:43baissait
30:44jusqu'au moment
30:45où elle a été
30:45convaincue
30:46qu'il y avait
30:47également une tendance
30:48baissière
30:49dans l'inflation
30:50sous-jacente.
30:50On n'est plus du tout
30:51dans ce cas de figure
30:52puisque avant la guerre,
30:54la théorie
30:55vous dit
30:56qu'il faut regarder
30:57quatre paramètres.
30:58la première
30:59c'est les conditions
30:59économiques
31:00avant le choc
31:02et distinguer
31:03le choc
31:03évidemment.
31:04Le deuxième élément
31:05c'est la durée
31:06du choc.
31:07Le troisième élément
31:08c'est
31:09est-ce qu'il y aura
31:10ou pas
31:10intervention du gouvernement
31:12pour soutenir la demande
31:13et le dernier élément
31:15c'est l'évolution
31:16des anticipations
31:17de l'inflation.
31:17Et donc
31:18si on prend
31:19ces deux éléments
31:19et qu'on tient compte
31:21des leçons
31:22de la théorie
31:23en cas de choc
31:25d'inflation
31:26tiré par l'offre,
31:28la conclusion naturelle
31:30serait de dire
31:30elle ne doit pas bouger.
31:31Sauf que moi
31:32je pense qu'elle va bouger
31:33parce que
31:34pour trois raisons.
31:35La première
31:35c'est que
31:36si vous regardez
31:36les évolutions
31:37d'inflation
31:37à court terme
31:39elles ont fortement
31:41augmenté
31:41que ce soit
31:41sur la base
31:43des enquêtes
31:43ou encore
31:44l'inflation
31:44de deux ans
31:45dans deux ans
31:46basée sur
31:47les prix
31:47des marchés financiers.
31:49Deuxième élément
31:50c'est qu'en fait
31:50le marché
31:51a déjà pricé
31:52entre deux
31:53et trois
31:53hausses de taux
31:56et trois
31:57troisième élément
31:58c'est que
31:58si on fait
31:59une évolution
32:00une estimation
32:01standard
32:01de ce qu'on appelle
32:02la Taylor Rule
32:03c'est-à-dire
32:03l'évolution
32:05du taux
32:06de politique monétaire
32:07en fonction
32:08de l'opo de gap
32:09et de l'écart
32:10d'inflation
32:11par rapport
32:11à la cible
32:11cette estimation-là
32:13vous dit
32:13que le niveau
32:15approprié
32:16de taux d'intérêt
32:17serait
32:17et de 50 points
32:19de base
32:19plus élevé
32:20que maintenant
32:21et donc
32:21si on reprend
32:23ce choc
32:24d'offres
32:25en fait
32:26l'objectif
32:27de la banque centrale
32:28va être
32:28et ce n'est pas seulement
32:29la baisser
32:29d'ailleurs selon moi
32:30va être
32:31d'ajuster
32:33la partie courte
32:34de la courbe
32:35en essayant
32:36de stabiliser
32:37la partie longue
32:37et c'est pour ça
32:38qu'on pourrait avoir
32:39entre une ou deux
32:40hausses de précaution
32:41et un statu quo
32:43derrière
32:43pour dire au marché
32:44on n'est plus
32:45behind the curve
32:47comme c'était
32:48en 2022
32:48on veille
32:49au grain
32:50et ne vous inquiétez pas
32:53on va préserver
32:54la croissance
32:55tout en calmant
32:56les anticipations
32:57de l'inflation
32:57et c'est d'ailleurs
32:58j'attire votre attention
32:59sur l'estimation
33:01de l'inflation
33:02de deux ans
33:03dans deux ans
33:04basée sur les
33:05swaps
33:05inflation
33:08la fuite
33:09d'il y a deux jours
33:11comme quoi
33:12plusieurs gouverneurs
33:13seraient en faveur
33:14d'une hausse de taux
33:15la semaine prochaine
33:16et bien
33:17cette mesure
33:19de l'anticipation
33:20de l'inflation
33:20a baissé fortement
33:21donc c'est bien
33:22une conversation
33:23entre l'ABCE
33:24et un marché obligataire
33:26qui s'inquièterait
33:28c'est là
33:28où il faut
33:29être agile
33:30parce qu'on a tous
33:31en tête
33:32que l'ABCE
33:32est structurellement
33:34j'allais dire
33:35au quiche
33:36en tout cas
33:36une défenseuse
33:37de la stabilité
33:38des prix
33:39et uniquement
33:39de la stabilité
33:40des prix
33:40mais pour le marché
33:41obligataire
33:42aujourd'hui
33:42il y a un risque
33:43que l'ABCE
33:44n'en fasse pas assez
33:44enfin c'est bien
33:45cette conversation
33:46en tout cas
33:46qui s'anime
33:47entre l'ABCE
33:48et les marchés
33:48obligataires
33:49c'est ça là
33:49tout à fait
33:50tout à fait
33:51et donc oui
33:52le plus probable
33:53c'est qu'on ait
33:54quand même
33:55une deuxième hausse
33:57à la suite
33:58de cette première hausse
33:59sans que ce soit
34:00un cycle de resserrement
34:01mais une ne serait
34:02peut-être pas suffisante
34:04c'est oui
34:05et tout dépendra
34:06de la durée
34:07du conflit
34:08et de l'évolution
34:09des anticipations
34:10d'inflation
34:11je pense que
34:12dans la tête
34:13de beaucoup de gouverneurs
34:14il doit se dire
34:16compte tenu
34:17des prix financiers
34:19une à deux hausses
34:21de taux
34:22ne va pas être
34:22tellement négative
34:24sur la croissance
34:25mais aura un effet
34:27très bénéfique
34:28sur les anticipations
34:29d'inflation
34:29et donc sur les taux longs
34:31Vincent
34:31ça fait longtemps
34:32que je suis les marchés
34:33ça fait longtemps
34:33que j'entends
34:34toutes ces critiques
34:35à l'encontre
34:36de la Banque Centrale Européenne
34:37et quand je dis
34:37je les entends
34:38je peux les comprendre
34:39mais ce que décrit
34:41ce que décrit Alain
34:43c'est aussi imparable
34:47monter les taux
34:48en phase de ralentissement
34:49de la croissance
34:50c'est jamais très populaire
34:52si vous prenez le risque
34:53de voir les taux longs
34:54s'envoler
34:54c'est quand même bien ça
34:56sur ces taux longs
34:57qu'on se finance
34:57pour de l'immobilier
34:58pour du long terme
34:59etc
34:59il y a besoin d'ancrer
35:01quand même
35:01cette partie longue des cours
35:02en l'occurrence
35:03je partage
35:03je pense qu'il y a
35:04cette conversation
35:05entre la BCE et le marché
35:06mais je pense que
35:07la conversation
35:07elle est surtout
35:08entre la BCE et le public
35:10Madame Lagarde
35:11notamment a lourdement
35:12insisté sur ce thème
35:13je pense que
35:14la BCE
35:15est très alertée
35:15par une perte
35:17de crédibilité
35:18suite au choc
35:19d'inflation
35:192022-2023
35:22souvenons-nous
35:23des chiffres
35:24d'inflation
35:25assez astronomiques
35:27proches de 10%
35:28au glissement annuel
35:30très très loin
35:31de l'objectif
35:32ça nuit à la crédibilité
35:34des banques centrales
35:34alors je pense pas
35:35qu'une perte
35:37de crédibilité profonde
35:38mais si on avait
35:39un second choc
35:40de la même ampleur
35:42là on peut craindre
35:43que cette perte
35:44de crédibilité
35:45serait très forte
35:45en l'occurrence
35:46ce que la BCE
35:47veut c'est que
35:47le public comprenne
35:49qu'elle agit
35:50pour éviter
35:51précisément
35:52une nouvelle spirale
35:53et donc elle dit
35:54au public
35:54ne vous inquiétez pas
35:55on va agir
35:56pour empêcher
35:57cette flambée
35:58et donc
36:00inutile de demander
36:01des hausses de salaire
36:02trop importantes
36:03qui viendraient alimenter
36:04c'est cette conversation
36:07entre la BCE
36:07et le public
36:08qui prend place
36:09et donc
36:09il me semble
36:10qu'une hausse
36:11au mois de juin
36:12est quasi assurée
36:13au-delà
36:13pour l'instant
36:14nous on n'a pas
36:15marqué dans nos prévisions
36:16une nouvelle hausse
36:18une seconde hausse
36:19ça va dépendre
36:20effectivement
36:20de ce qui se passe
36:21sur les prix de l'énergie
36:22est-ce qu'on a une détente
36:24liée à l'Iran
36:24notamment ou pas
36:25mais je pense
36:26qu'elle va envoyer
36:26un premier signal
36:27et ensuite
36:28regarder ce qui se passe
36:29et donc ça veut dire
36:30pour parler effectivement
36:32d'Hormuz
36:32et du choc d'offres
36:33de ce point de vue là
36:34juin est inscrit
36:35effectivement
36:36il y a ensuite
36:36une réunion en juillet
36:37pour la Banque Centrale Européenne
36:39et ceux qui sont tentés
36:40de signaler
36:41une deuxième hausse de taux
36:42le font plutôt
36:42pour septembre
36:43on ne ferait pas
36:44à chaque réunion
36:45mais ce serait plutôt
36:46en septembre
36:46vous dites quand même
36:47d'ici septembre
36:48il peut se passer
36:49quand même suffisamment
36:50de choses
36:51dans le golfe
36:52sur le plan
36:54d'une stabilisation
36:55du conflit
36:55et d'une réouverture
36:56ou de rendre
36:58à nouveau Hormuz
36:59pratiquable
36:59qui pourrait permettre
37:01quand même
37:01d'éviter
37:02une deuxième hausse de taux
37:04assurantiel
37:04oui voilà
37:05alors en l'occurrence
37:06il me semble que la normalisation
37:08dans le détroit Hormuz
37:09sera très progressive
37:10on parle quand même
37:11d'au moins
37:123-4 mois
37:12donc je ne pense pas
37:13que les prix de l'énergie
37:14vont s'effondrer
37:15mais quand même
37:16si on regarde
37:17la hausse de l'indice
37:19GSIA
37:20et par exemple
37:20énergie
37:21depuis le début de l'année
37:22là
37:23on a corrigé
37:24d'environ un tiers
37:25cette hausse
37:26donc déjà
37:26on a une petite détente
37:28partielle
37:28si cette détente
37:30se poursuivait
37:31partiellement
37:31cet été
37:32je pense que ça
37:33pourrait permettre
37:34à la BCE
37:35d'attendre
37:36donc en l'occurrence
37:37il nous semble
37:37que le marché
37:38intègre probablement
37:39un peu trop de hausses
37:40entre 2 et 3 hausses
37:42anticipées
37:43cette année
37:44pour la BCE
37:44ça nous semble
37:46un peu excessif
37:47mais évidemment
37:47ça va être conditionnel
37:48à ce qui se passe
37:49au niveau de l'inflation
37:50mais là
37:51on voit plutôt
37:52quand même
37:52un peu de valeur
37:53sur le centre
37:53de la courbe européenne
37:54autant sur les taux longs
37:56on est un peu circonspect
37:57on n'a pas trop envie
37:59de chasser le rallye
38:00et d'augmenter la duration
38:01autant sur cette partie
38:03intermédiaire
38:03il y a probablement
38:04un peu de valeur
38:04Alain
38:05qu'est-ce qu'on peut dire
38:06effectivement
38:06du watif
38:08ou du camp
38:09Hormuz
38:10rouvrira
38:11est-ce que
38:12la normalisation
38:14peut aller vite
38:15et est-ce que
38:15du point de vue
38:16des banques centrales
38:17c'est un soulagement
38:18qu'on pourra
38:19afficher
38:21j'allais dire
38:23dès la réouverture
38:24d'Hormuz
38:25ou est-ce qu'il y a
38:26des effets
38:26d'inertie
38:28compliqués
38:28qui vont rendre
38:30la discussion
38:31encore difficile
38:33alors selon nous
38:34il y aura des éléments
38:35d'inertie
38:36donc nous
38:37notre scénario
38:38de base
38:38c'est qu'on aurait
38:39un début
38:40de réouverture
38:43très graduelle
38:44du détroit
38:45d'Hormuz
38:45à partir du mois
38:46du mois d'août
38:47mais avec
38:49des prix du dollar
38:50qui resteraient
38:51entre 15 et 20 dollars
38:52supérieurs
38:53à leur niveau
38:54de février
38:55donc d'avant-caire
38:56et 10 euros
38:58pour le gaz
38:59la raison
39:01pour le pétrole
39:01c'est que
39:02selon
39:03selon notre analyse
39:05avec
39:06les dommages
39:07qu'il y a eu
39:08sur certaines infrastructures
39:09il faudrait
39:10entre 4 et 5 mois
39:11pour revenir
39:12à un niveau
39:12de production
39:13équivalent
39:13à ce qu'on avait
39:14en février
39:17donc avant
39:17la guerre
39:18donc tout ça
39:19va maintenir
39:21une certaine inertie
39:22à la fois dans
39:23l'approvisionnement
39:24et dans les prix
39:24d'ici les prochains mois
39:27et donc
39:28c'est pour ça
39:29que dans ce contexte-là
39:31on acte
39:32une hausse de taux
39:33la semaine prochaine
39:34au mois de juin
39:35par la Banque Centrale Européenne
39:36et on associe
39:37une probabilité
39:38de 40%
39:39d'avoir une hausse
39:40une seconde hausse
39:41au mois de juillet
39:42et 60% en septembre
39:43Ok
39:44Cette situation
39:45doit permettre
39:46un catch-up
39:47comme vous disiez
39:47Vincent
39:48des actifs européens
39:49des actions européennes
39:52une réouverture
39:54d'Hormuz
39:55aussi difficile
39:56soit-elle
39:57avec tous
39:58les effets
39:59d'inertie
40:00qui pourraient
40:00perdurer
40:01après la réouverture
40:02ça doit quand même
40:03générer un soulagement
40:05sur les actions européennes
40:06Oui
40:07parce que là
40:07si vous regardez
40:08par exemple
40:08l'écart de croissance
40:09entre Etats-Unis
40:10et Europe
40:11depuis 9 mois
40:12dans le consensus 2026
40:13il s'est vraiment
40:14beaucoup écarté
40:16et donc si on a
40:17une stabilisation
40:18en Iran
40:19probablement
40:20on pourrait penser
40:21à une correction
40:23de cet écart
40:24qui bénéficierait
40:25au marché européen
40:27notamment
40:28sur tout ce qui est
40:30consommateur
40:30pouvoir d'achat
40:32donc
40:33oui je pense
40:34que cet été
40:35on aura de nouveau
40:36un réélargissement
40:37du rallye
40:40sur les actions
40:42au-delà du thème
40:45de l'IA
40:46il y a un autre thème
40:47qui me paraît important
40:48je pense que
40:49alors malheureusement
40:50en Europe
40:50tout est toujours
40:51très lent
40:52en termes
40:53de changements
40:55structurels
40:55et notamment
40:56de législation
40:58mais je pense
40:59qu'il y a quand même
41:00un tournant
41:00qui est également
41:01en train de s'opérer
41:02sur tout ce qui est
41:03politique de compétition
41:04c'est-à-dire
41:05qu'on a eu
41:05une obsession
41:05depuis le
41:08sur les 20-30
41:10dernières années
41:10on a eu une obsession
41:11sur ce qu'on appelle
41:12le level playing field
41:14s'assurer que
41:14les chances sont égales
41:16pour toutes les entreprises
41:17au sein de l'Union
41:18mais ça
41:19ça a probablement
41:20freiné l'émergence
41:22de champions
41:22et dans ce nouvel
41:24ordre mondial
41:25qui est le nôtre
41:25on se rend compte
41:26qu'il est très important
41:28pour être compétitif
41:29d'avoir des champions
41:30et donc
41:31on a une politique
41:32de la compétition
41:33qui est en train
41:33de se détendre
41:34et qui devrait
41:35favoriser une vague
41:36je pense de M&A
41:37en Europe
41:38en général
41:38les vagues de M&A
41:39sont assez porteuses
41:40pour tout ce qui est
41:41multiple actions
41:41donc c'est un thème
41:43structurel
41:44qui je pense
41:44sera également
41:45porteur à moyen terme
41:46pour les marchés d'action
41:47alors tout ça
41:48est très lent
41:48encore une fois
41:49mais je pense que
41:50là on est au début
41:52de cette phase
41:52il y a un vrai bouger
41:54comme vous dites
41:54c'est peut-être pas encore
41:55suffisamment visible
41:56il faudra là aussi
41:57des opérations emblématiques
41:58on verra d'ailleurs
41:59dans le secteur bancaire
42:01ce que
42:01ce que
42:02ce qu'on y crédit
42:02et commerce banque
42:03arrivent à délivrer
42:04malgré la résistance
42:05politique
42:06qui peut y avoir
42:07ici et là
42:08mais vous dites
42:09du point de vue
42:09des autorités
42:10réglementaires
42:11concurrentielles
42:11il y a quand même
42:12un bouger
42:13en matière de politique
42:14de concurrence
42:15absolument
42:16notamment dans les secteurs
42:18stratégiques
42:20télécom
42:21pour l'en citer
42:21Alain d'accord
42:23avec cette idée
42:24au sein des instances
42:25européennes
42:27le mythe
42:28ou le culte
42:29de la concurrence
42:30libre
42:31parfaite
42:31tout le temps
42:32partout
42:32pour tout le monde
42:33je ne dis pas
42:34qu'il est enterré
42:35mais en tout cas
42:36s'adapte à une réalité
42:37un peu différente
42:38aujourd'hui
42:40j'ai effectivement
42:41l'impression
42:42qu'on est un peu
42:42dans un nouveau paradigme
42:44ou un nouveau régime
42:46où jusqu'à peu de temps
42:49on avait une commission
42:50européenne
42:51qui passait son temps
42:52à réguler
42:53réguler
42:54et rajouter
42:54des couches de régulation
42:55les unes sur les autres
42:56et en fait
42:58ce qui selon moi
43:01démontre
43:01cette volonté
43:02d'accélérer
43:04de faciliter
43:05la course
43:05à la compétitivité
43:06et à la compétition
43:07concurrence internationale
43:09c'est tout le thème
43:11qui a été mis sur la table
43:12de la simplification
43:13des normes
43:14et des règles
43:15et qui en fait
43:16derrière ça
43:17cache la volonté
43:18de pouvoir
43:19permettre
43:20l'émergence
43:20de champions
43:21notamment dans les secteurs
43:23stratégiques
43:23comme Vincent l'a rappelé
43:25Télécom
43:26mais aussi
43:26Énergie
43:27et IA
43:29Merci beaucoup messieurs
43:30on s'arrêtera là
43:30pour ce soir
43:31merci d'avoir été
43:32avec nous
43:32pour parler
43:33de cette situation
43:34de marché
43:35des enjeux
43:35du mois de juin
43:36à travers
43:37la guerre du capital
43:38que se livrent
43:39les géants
43:39de l'IA
43:40et les états
43:41également
43:42pour dire le moins
43:43et puis
43:43ces enjeux plus immédiats
43:45en matière de politique monétaire
43:46avec les prochaines réunions
43:47de mi-juin
43:48pour la BCE
43:49la Fed
43:49la Banque d'Angleterre
43:50et toutes les autres
43:51Vincent Chéniot
43:51était avec nous
43:52en plateau
43:53directeur de la recherche
43:53de General Investments
43:54et Alain Duré
43:55nous accompagnait
43:56à distance
43:56chef économiste Europe
43:57de Natixi CIB
44:09Le dernier quart d'heure
44:10de SmartBourse
44:11chaque soir
44:11c'est le quart d'heure
44:12thématique
44:13le thème ce soir
44:14c'est celui
44:14de la philanthropie
44:15comment les actions
44:17philanthropiques
44:18sont aussi
44:18des leviers stratégiques
44:20pour les entreprises
44:21qui s'en saisissent
44:22et nous prenons l'exemple
44:23d'une société
44:24de gestion d'actifs
44:26à travers
44:26Candriam
44:27et Sonia Alloui-Magerie
44:29la directrice commerciale
44:30France de Candriam
44:30qui est à mes côtés
44:31en plateau
44:31pour en parler ce soir
44:32bonsoir Sonia
44:33bonsoir Nicolas
44:34bienvenue
44:34merci beaucoup
44:35d'être avec nous
44:36alors la fondation
44:37oui la fondation
44:39de Candriam
44:39voilà
44:40j'allais donner
44:41la terminologie exacte
44:43Candriam Institute
44:43for Sustainable Development
44:45je précise
44:46que votre institut
44:47a été récompensé
44:48lors des derniers
44:48grands prix
44:49de la philanthropie
44:50fin 2025
44:51de mémoire
44:52organisé par le groupe
44:53FICAD
44:54et donc
44:54la chaîne
44:55Bismarck for Change
44:57et c'est donc
44:58l'occasion de voir
44:59comment un institut
45:00comme le vôtre
45:01peut être un levier
45:02d'action stratégique
45:04il faut peut-être
45:05nous rappeler un petit peu
45:06dans quelles conditions
45:07cet institut a été créé
45:08il y a bientôt
45:10une décennie maintenant
45:10Sonia
45:11quelle a été la jeunesse
45:12du projet
45:13et comment le projet
45:15a été pensé
45:15quelles sont les dimensions
45:17les types d'actions
45:18que vous avez décidé
45:19de mener
45:20à travers cet institut
45:21Très bien
45:22merci d'abord
45:22de cette invitation
45:24peut-être avant
45:24de parler de l'institut
45:25parler de Candriam
45:26très rapidement
45:27Candriam est une société
45:29de gestion européenne
45:30qui existe depuis
45:31plus de 30 ans
45:31et qui est spécialisée
45:33dans l'investissement responsable
45:34et donc en fait
45:36nous avons eu envie
45:38d'aller beaucoup plus loin
45:39et d'avoir un impact
45:40encore plus concret
45:42sur les sujets
45:44qui nous intéressent
45:44l'inclusion sociale
45:46la préservation
45:48de l'environnement
45:49et de la biodiversité
45:52la lutte contre le cancer
45:54et l'éducation
45:55au sujet de durabilité
45:57donc avec la création
45:58de la Candriam Academy
45:59donc en 2018
46:00il y a toujours eu plein
46:01de petites initiatives
46:03portées par les collaborateurs
46:04chez Candriam
46:05mais en 2018
46:06nous avons fait le choix
46:07de structurer tout cela
46:08donc de créer cet institut
46:10cet institut
46:11dont la raison d'être
46:12est de travailler
46:13sur les quatre piliers
46:13dont je vous ai parlé
46:15et institut
46:16qui est aujourd'hui
46:17financé par
46:18une partie des frais de gestion
46:21qui sont issus
46:22des stratégies thématiques
46:23que nous gérons
46:24sur justement
46:25ces sujets
46:26ces différents sujets
46:27Quel type d'action
46:28est-ce que vous pouvez mener
46:29concrètement
46:30justement
46:31en ayant maintenant
46:32formalisé cet institut
46:35pour rassembler
46:35toutes les petites actions
46:37que vous pouviez mener
46:38auparavant
46:38Sonia ?
46:39Alors c'est très
46:40c'est assez diversifié
46:41sur l'inclusion sociale
46:42et la solidarité
46:43c'est évidemment
46:44l'éducation
46:45c'est également
46:46la lutte
46:47contre la précarité
46:48donc voilà
46:49c'est accompagner
46:50également
46:50les personnes âgées
46:51isolées
46:52donc ça c'est
46:53vraiment des actions
46:54très concrètes
46:55sur la santé
46:57c'est la lutte
46:58contre le cancer
46:58donc nous avons lancé
46:59il y a quelques années
47:01un fonds qui investit
47:02dans les entreprises
47:02qui participent
47:03à la lutte
47:04contre le cancer
47:04et donc nous finançons
47:06en partie
47:06la recherche fondamentale
47:09et notamment
47:10un projet
47:11porté par Gustave Roussy
47:13sur le climat
47:15c'est le financement
47:16de mangroves
47:18au Sénégal
47:19par exemple
47:20voilà
47:20donc c'est ce type
47:21d'initiative
47:23et sur l'éducation financière
47:25nous avons lancé
47:25la Candrium Academy
47:26qui est la première
47:27plateforme
47:28de formation ESG
47:29qui est disponible
47:30en 8 langues
47:31on a un peu plus
47:32de 16 000
47:3416 000 diplômés
47:36qui viennent
47:36de 100 pays différents
47:38et qui s'adressent
47:38à qui ?
47:39alors ça m'intéresse
47:39on parle de l'éducation
47:40financière du jour au matin
47:42alors initialement
47:44ça s'adressait
47:44à la communauté financière
47:46aux investisseurs
47:48aux administrateurs
47:49et en fait
47:49donc des professionnels
47:50déjà
47:50à des professionnels
47:51mais aujourd'hui
47:52on se rend compte
47:52que le grand public
47:54est aussi très intéressé
47:55par ces sujets
47:56les étudiants
47:57voilà
47:57donc c'est vraiment
47:58une plateforme
48:01très pointue
48:02très complète
48:03ouverte
48:03gratuite
48:04validante
48:05dans certains pays
48:06qui nous permet
48:08d'éduquer
48:09le grand public
48:10et de participer
48:11à la transition
48:12parce que nous sommes
48:12convaincus
48:13chez Candrium
48:13qu'une partie
48:15de la transition
48:15se fait également
48:16par la sensibilisation
48:19aux enjeux
48:19de durabilité
48:21donc concrètement
48:22on a investi
48:23plus de 15 millions d'euros
48:24quand même
48:24depuis 2018
48:25au total
48:26au total
48:26oui
48:26j'allais vous revenir
48:28un peu sur le business model
48:29donc c'est 15 millions d'euros
48:31absolument
48:32qui sont donc issus
48:34d'une partie
48:35des frais de gestion
48:36que vous reversez
48:37effectivement
48:38absolument à l'institut
48:39et Candrium
48:40peut abonder également
48:42ces montants
48:43mais c'est 15 millions d'euros
48:44un peu plus de 4 millions d'euros
48:46pour la lutte contre le cancer
48:47et le reste
48:48est assez
48:49équipondéré
48:50sur les différentes
48:51thématiques
48:52que j'ai évoquées
48:53en préambule
48:54qu'est-ce que ça génère
48:55dans une entreprise
48:56une société de gestion
48:57d'actifs
48:58en l'occurrence
48:58Candrium
48:59en particulier
49:00mais cette question-là
49:01elle est valable
49:01pour tout le monde
49:02quand on monte
49:03un institut
49:04une fondation
49:05quand on finance
49:07des actions
49:08à but non lucratif
49:09à vocation pédagogique
49:11à vocation philanthropique
49:13qu'est-ce que ça génère
49:14comme
49:15je ne parle pas
49:15de retour financier
49:16on pourra peut-être en parler
49:18peut-être qu'il y a des retours financiers
49:19à mesurer
49:19mais qu'est-ce que ça génère
49:20comme retour
49:21c'est extrêmement puissant
49:23c'est très vertueux
49:24parce qu'en fait
49:26on parle à l'ensemble
49:27des parties prenantes
49:28d'abord
49:29sur notre marque
49:30on est très cohérent
49:31on dit ce qu'on fait
49:32on fait ce qu'on dit
49:33on va plus loin
49:33que notre simple rôle
49:35d'investisseur responsable
49:36on complète
49:38ce rôle d'investisseur responsable
49:39avec des actions
49:40très concrètes
49:43évidemment
49:44les collaborateurs
49:45ne sont pas
49:47uniquement spectateurs
49:48mais sont pleinement acteurs
49:49de certaines
49:51de ces initiatives
49:52ils sont incités à s'impliquer
49:53ils sont incités à s'impliquer
49:54ils s'impliquent
49:55et ils se battent
49:57pour s'impliquer
49:59pour s'impliquer
49:59pour faire avancer
50:00leur projet
50:01pour obtenir
50:01les financements
50:02ils informent
50:04évidemment
50:04parce que l'institut
50:06il y a quand même
50:07une véritable gouvernance
50:10il y a une vraie sélection
50:12moi j'ai eu
50:12l'honneur
50:13de faire partie
50:14du comité de sélection
50:15d'une sous-activité
50:18de l'institut
50:18il y a une vraie due diligence
50:20donc on regarde
50:21quelle est la nature
50:23de l'association
50:24sa gouvernance
50:25son track record
50:26les projets
50:28pour lesquels
50:29il y a une vraie rigueur
50:31c'est pas parce que
50:31c'est de la philanthropie
50:32c'est de l'argent
50:33justement
50:33parce que nous
50:34il y a quand même
50:35un sujet de
50:36et vous êtes une société
50:37de gestion financière
50:38absolument
50:39vous avez tout compris
50:40donc il y a des capillards
50:42il y a un suivi
50:43il y a un reporting
50:44très clair
50:45donc les collaborateurs
50:47se sentent très fiers
50:48impliqués
50:49je pense que ça
50:49développe la loyauté
50:51le sentiment d'appartenance
50:52à l'entreprise
50:54nos clients
50:54évidemment sont également
50:56très très très
50:57sensibles
50:58à nos actions
50:59et finalement
51:00il y a toujours un lien
51:01donc nos clients
51:02ce sont des caisses de retraite
51:04des compagnies d'assurance
51:05des mutuelles
51:06de santé
51:07qui font souvent
51:09très régulièrement
51:10un lien entre
51:11leur raison d'être
51:12et les actions
51:13que nous menons
51:13chez Candriam
51:15et donc on les tient
51:16très régulièrement
51:17informés
51:18ben voilà
51:18des capillailles
51:20atteints
51:20sur les différentes
51:22les différentes initiatives
51:24et là je parle
51:24de la directrice commerciale
51:26que vous êtes
51:26Sonia
51:26mais dans le monde actuel
51:28c'est un argument commercial ?
51:30c'est pas un argument commercial
51:32parce que c'est pas notre volonté
51:34en revanche
51:35ça apporte de la consistance
51:37à notre discours commercial
51:38voilà
51:39et à notre raison d'être
51:41et voilà
51:42la nature de notre
51:43notre entreprise
51:44donc ce n'est pas
51:45que du blabla
51:46on investit
51:47de manière responsable
51:48on a des objectifs
51:48très clairs
51:49en termes de performance financière
51:51et de performance extra financière
51:52dans le cadre des stratégies
51:54que nous gérons
51:54pour nos clients
51:55et nous complétons
51:56comme je le disais
51:56notre action
51:57à travers
51:58donc ces initiatives
51:59très concrètes
52:00voilà
52:01d'inclusion sociale
52:02de lutter contre
52:04le déterminisme
52:05social notamment
52:06ça c'est quand même
52:07super important
52:08l'environnement
52:09et également
52:10la lutte contre
52:11le cancer
52:12du point de vue
52:13du coeur de métier
52:14de Candriam
52:15société de gestion d'actifs
52:17est-ce que là aussi
52:18il y a
52:18il y a quelque chose
52:20qui
52:20qui se nourrit
52:22c'est-à-dire
52:22est-ce que
52:22les actions
52:23que vous pouvez mener
52:24vous avez cité
52:25la lutte contre le cancer
52:26avec un partenariat
52:28ou des actions communes
52:28avec l'institut
52:29Gustave Roussy
52:30qui est d'envergure mondiale
52:31si je ne dis pas
52:32de bêtises
52:33vous avez j'imagine
52:35un fonds santé
52:35chez Candriam
52:36je ne suis pas passé
52:37la gamme en revue
52:37nous gérons
52:39depuis plus de 25 ans
52:40des stratégies santé
52:41dont ces stratégies oncologiques
52:43ce que je veux dire
52:44c'est qu'il y a un accès
52:46est-ce qu'il y a l'idée aussi
52:48que cet institut
52:49permet un accès
52:50à une expertise
52:51pour le gérant
52:53ou l'équipe de gestion
52:54du fonds santé
52:55par exemple
52:56c'est plutôt
52:56dans l'autre sens
52:59c'est-à-dire qu'on a vraiment
53:00une expertise santé
53:01historique
53:02dans la maison
53:03avec vraiment une équipe
53:04qui a ce double background
53:07scientifique
53:08et financier
53:09et donc
53:10ces frais de gestion
53:11enfin ces commissions de gestion
53:12qui sont
53:13commissions de gestion
53:14touchées par Candriam
53:15donc une partie
53:16est reversée
53:17dans la stratégie oncologie
53:19alors évidemment
53:19nos clients
53:20qui sont
53:21des caisses de retrait
53:21des compagnies d'assurance
53:22des banques privées
53:23des réseaux retail
53:24notamment sur la partie
53:26distribution
53:26les banquiers privés
53:27évidemment
53:28informent leurs clients finaux
53:29de l'intérêt
53:32de cette stratégie
53:32d'un point de vue financier
53:33mais également extra financier
53:35et je crois que c'est ce qui fait
53:36notamment
53:37le succès
53:38de cette stratégie
53:39au-delà
53:40voilà
53:40et ce qui différencie
53:42cette stratégie
53:42d'une stratégie santé
53:44classique
53:44donc quand je dis
53:45levier stratégique
53:46oui
53:47c'est un levier stratégique
53:49c'est pas un side business
53:50c'est pas un side business
53:51c'est pas un side business
53:52merci beaucoup Sonia
53:53merci
53:53et félicitations aux équipes
53:55non mais je le rappelle
53:56bravo à toutes les équipes
53:58parce que
53:58le Candriam Institute
53:59for Sustainable Development
54:00a été récompensé
54:02je le redis
54:02lors des derniers grands prix
54:03de la philanthropie
54:04organisée par le groupe
54:05FICAD
54:06et BISMART
54:07à travers des actions menées
54:09pour l'inclusion sociale
54:11pour la protection
54:12de l'environnement
54:13et de la biodiversité
54:14pour la lutte
54:16pour la santé
54:16et la lutte contre le cancer
54:17plus précisément
54:18et avec ses actions
54:20autour de l'éducation
54:22à la durabilité
54:23à travers la Candriam Academy
54:24merci beaucoup Sonia
54:25d'être venue nous exposer
54:27ce levier stratégique
54:28qu'est la philanthropie
54:30chez Candriam
54:30Sonia Alloui-Magerie
54:31directrice commerciale France
54:33de Candriam
54:34était l'invité
54:34de ce dernier quart d'heure
54:35de Smart Bourse ce soir
54:36à retrouver bien sûr
54:37en replay
54:38sur BISMART.fr
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