- il y a 9 heures
Ce lundi 23 mars, Gilles Etcheberrigaray, cofondateur, président et directeur des investissements d'Elkano AM, et Amélie Derambure, responsable des stratégies d'investissement multi-actifs chez Amundi, ont abordé le 10 ans français qui a atteint son plus haut niveau depuis 2009, l'ultimatum lancé par les États-Unis à l'Iran pour qu'il rouvre le détroit d'Ormuz, l'impact de la guerre sur les taux, ainsi que la chute des marchés boursiers européens à leur plus bas niveau depuis septembre, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:009h39, tout de suite c'est l'heure du face-à-face.
00:02Deux acteurs de marché, vous connaissez ce rendez-vous avec ce matin en plateau Amélie de Rambourg.
00:08Bonjour Amélie.
00:09Bonjour Etienne.
00:09Merci de nous accompagner ce matin.
00:11Vous êtes responsable des stratégies d'investissement multiactifs chez Amundi.
00:14Et en plateau également Gilles Etchieberi-Garay.
00:18Vous êtes le président et cofondateur des Elcano Asset Management.
00:23Merci à tous les deux de nous accompagner.
00:25avec donc un 10 ans français qui revient ce matin sur des plus hauts de 2009.
00:31Au-delà des 3,8%.
00:33Je le rappelais tout à l'heure, pour rappel, au mois de février,
00:36juste avant le début de ce conflit, Gilles Etchieberi-Garay, nous étions à 3,2%.
00:40Donc on est quand même sur une remontée très sensible.
00:43Il n'y a pas que la France, bien sûr, qui est concernée par cette remontée du marché obligataire,
00:47notamment sur la partie longue.
00:49Le 10 ans allemand est au-delà des 3%, 3,05%.
00:52Quand sur le 10 ans américain, nous sommes au-delà des 4,4%.
00:56Ça vous inquiète aujourd'hui, cette remontée des taux ?
00:59Je dirais qu'aujourd'hui, c'est clair, on analyse le conflit dans le Goeuf comme un choc inflationniste.
01:03C'est donc effectivement les taux qui montent, la prime de risque qui augmente.
01:07Je dirais que si ça ne dure pas, on risque d'avoir un rallye de soulagement
01:12et un retour un petit peu, dans une grande mesure, au statut coût hanté.
01:16La question, c'est est-ce que ce choc inflationniste peut basculer vers quelque chose de plus grave
01:20et vers une récession ?
01:21Parce qu'aujourd'hui, on a un problème de prix sur le pétrole,
01:24mais il n'est pas aussi élevé qu'on était même en 2008.
01:26On était monté à 150 dollars.
01:28De l'autre, est-ce que le rationnement des quantités ne va pas finir par peser sur l'activité ?
01:31C'est la vraie question.
01:33Et aujourd'hui, comment vous arbitrez cela dans vos portefeuilles ?
01:36Dans le sens où la partie actions souffre.
01:39On a moins 10%, on n'est pas sur un crash, loin de là.
01:41Et la partie obligataire se déprécie, en quelque sorte,
01:45dans le sens où les obligations achetées auparavant ont perdu leur valeur.
01:48Tout à fait. Je dirais qu'il y a deux choses.
01:50Sur l'obligataire, on était très court avant.
01:51On avait un risque de taux qu'on avait identifié par rapport aux banques centrales,
01:54donc on avait une duration assez courte.
01:56Sur les actions, il y a quand même une particularité,
01:57c'est que le cœur du marché tient.
01:59Et en particulier les États-Unis et la technologie américaine,
02:02qui n'a quasiment perdu que jusqu'à vendredi.
02:04La journée de vendredi n'a été plus douloureuse,
02:06mais n'avait perdu que 0,5% pratiquement depuis le plus haut.
02:09Et donc, effectivement, on a quand même un cœur du marché
02:11qui, jusqu'à présent, tenait sur les actions, en tout cas le cœur mondial.
02:14C'est le moins le cas en Europe.
02:15Et nous, c'est vrai qu'on avait la majorité de nos investissements aux États-Unis,
02:18ce qui fait qu'on a été moins impactés par la crise que ce qui se passe.
02:22Voilà. La question maintenant, toujours dans les deux questions,
02:26est-ce qu'on va aller vers une récession ?
02:27Et deux, est-ce que le cœur du marché américain,
02:30la techno, la AI, va continuer à tenir,
02:32ou on va être entraîné à la baisse ?
02:33Ce qui change complètement la dynamique du marché actions.
02:35Aujourd'hui, le S&P 500 était à moins 5%, moins 7% par rapport aux plus hauts.
02:39Ce qui est des choses qui arrivent, qui ne sont pas dramatiques,
02:41je veux dire, qu'on peut gérer.
02:42En effet, vous avez parlé de la séance de vendredi,
02:44où le Nasdaq a perdu 2%, moins 1,5% pour le S&P 500,
02:49avec donc ces stress géopolitiques permanents.
02:52Encore ce week-end, Donald Trump a dit à l'Iran,
02:56si vous ne rouvrez pas le détroit d'Ormou,
02:57je vais attaquer vos installations énergétiques.
03:00Bon, aujourd'hui, cette prime de risque se renforce,
03:02Amélie de Rambure.
03:03Vous êtes responsable de la stratégie multiactif.
03:05Là, j'imagine que ce soit sur la partie actions obligataires,
03:08il y a de quoi faire.
03:09Alors, effectivement, c'est une séquence qui est quand même difficile
03:11pour les fonds multiactifs,
03:15puisqu'on a à la fois une contre-performance des actions
03:17et une contre-performance des marchés obligataires,
03:20ce qui est une situation qui est évidemment déplaisante,
03:22puisqu'on n'a pas la diversification qu'on pourrait souhaiter.
03:25Je crois que pour bien comprendre ce qui se passe sur le marché aujourd'hui,
03:28il faut vraiment bien analyser le positioning des investisseurs
03:32avant le choc iranien.
03:33C'est vraiment très, très important,
03:35puisqu'on a quand même deux clés de lecture principale,
03:38en fait, sur la façon dont les acteurs de marché
03:40ont ajusté leur portefeuille depuis le début de la séquence iranienne.
03:44Il y a en gros deux clés importantes.
03:46Le premier, c'est le positionnement.
03:48Donc là où tous les investisseurs étaient particulièrement lourds,
03:51sur tous les secteurs gagnants depuis le début de l'année,
03:53il y a eu des replis, en fait, de positions.
03:56Donc votre invitée précédente en a parlé sur le COSPI, par exemple,
04:00qui était un des grands gagnants depuis le début de l'année.
04:03C'était vrai sur les actions européennes aussi,
04:05où le positionnement était quand même assez élevé.
04:08C'était vrai sur toute la sphère émergente,
04:10donc les taux et les actions émergents au sens large,
04:13où il y avait eu un gros rallye, en fait,
04:16depuis le début de l'année,
04:17qui avait justifié un positionnement élevé.
04:20Et c'était vrai aussi sur l'or et sur les taux européens.
04:23Et donc on a des corrections qui sont en premier lieu
04:27drivées par un positionnement très élevé des investisseurs
04:30qui réduisent la voilure, qui réduisent les risques.
04:32Et ce débouclage est d'autant plus important
04:34si par ailleurs les termes de l'échange sont défavorables
04:37pour les régions concernées,
04:39ce qui est le cas pour les émergents qui souffrent plus
04:41de la hausse des prix du pétrole dans la zone asiatique en particulier.
04:45C'est vrai pour l'Europe par rapport aux Etats-Unis, etc.
04:48Donc si on prend ces deux clés de lecture,
04:51positionnement de marché plus termes de l'échange,
04:54donc quelles sont les zones qui souffrent le plus,
04:56on arrive à des positionnements qui sont parfois très très marqués.
05:01Donc c'est vrai, je vais en citer deux exemples.
05:03L'or, vous en avez beaucoup parlé,
05:05qui aurait pensé que dans une configuration de guerre
05:08avec des risques de stagflation,
05:10l'or corrigerait de la sorte.
05:12En fait, l'explication majeure,
05:13on peut la trouver du côté des taux réels, du dollar,
05:16bien que ça n'ait pas marché depuis 2022,
05:18donc on avait trouvé d'autres explications.
05:20Aujourd'hui, le facteur de mon point de vue principal
05:23sur la correction de l'or,
05:24c'est le positionnement qui était majeur,
05:26massif, avec des investisseurs,
05:28surtout retail, dans la zone asiatique,
05:31mais aussi en Europe, aux Etats-Unis,
05:33qui étaient rentrés comme un seul homme,
05:34avec l'idée qu'on avait une appréciation continue,
05:38en fait, de l'or,
05:39et qui aujourd'hui sont obligés de réduire
05:40ces positions qui sont largement perdantes.
05:43Donc on a certaines zones
05:45pour lesquelles probablement la correction
05:47est essentiellement drivée par le positioning
05:49et beaucoup moins par les facteurs macro.
05:52On peut aussi se poser la question
05:53sur les taux européens
05:55pour boucler sur le sujet.
05:58Il est vrai que les baisses de taux,
06:00aujourd'hui, sont à évacuer.
06:01Le scénario de baisse de taux
06:03de la Banque Centrale Européenne
06:04dans un choc inflationniste
06:06est plus d'actualité.
06:08En revanche, est-ce que passer
06:10d'un statu quo à trois hausses de taux
06:13est raisonnable dans un choc inflationniste
06:15et dans un choc de croissance
06:17qui sera sévère ?
06:18On n'est pas dans la même configuration
06:19que 2022.
06:21La conjoncture économique n'est pas la même.
06:23Le point de départ d'inflation
06:24n'est pas le même non plus.
06:26La capacité des Etats
06:27à venir au secours des ménages
06:30et des entreprises
06:31n'est pas la même non plus.
06:32Donc pour nous, la situation est différente.
06:35Il y a eu avant tout
06:36un débouclage de position
06:37très important de la part des Hedge Fund
06:39sur la duration européenne
06:40qui explique en partie la surréaction.
06:43Donc c'est des marchés, par exemple,
06:45sur lesquels il sera intéressant
06:46de se repositionner
06:47lorsque, entre guillemets,
06:49le marché sera plus propre.
06:50C'est-à-dire que les investisseurs
06:52qui ont besoin de se désengager
06:54l'auront fait.
06:55En attendant, les investisseurs
06:56sont un petit peu dans le flou.
06:58Les indices européens reviennent
06:59sur leur niveau de septembre dernier,
07:02voire même avril
07:03pour l'indice d'Axe à Francfort.
07:05Moins 11, 12, 12 %,
07:07c'est un petit peu le tarif
07:09sur les grands indices européens.
07:11L'Europe, qui était une grosse conviction
07:13en début d'année,
07:14Gilles Etchibé-Garaï,
07:15avec notamment le plan de relance allemand,
07:17est-ce qu'aujourd'hui, à 3 %,
07:19ce plan de relance peut être
07:20un petit peu mis à mal,
07:21d'autant plus que l'industrie allemande
07:22est en première ligne
07:23face à la remontée des prix
07:25des matières premières ?
07:26Il y a des coûts d'énergie aussi.
07:27Il y a des coûts d'énergie.
07:28L'Allemagne a des problèmes
07:29de ce côté-là.
07:30Je dirais que tout dépend
07:32de la durée.
07:32Comme je l'ai dit,
07:33aujourd'hui, on est dans
07:33un choc inflationniste.
07:34Et si c'est un choc inflationniste,
07:35si on rouvre le détroit d'Ormousse
07:36dans un mois, deux mois,
07:38on peut avoir quand même,
07:40grosso modo,
07:40un retour en arrière
07:41et un retour sur ce qui s'est passé.
07:43La question est de savoir
07:44dans quelle mesure
07:45on va passer vers un choc
07:47de demande de croissance.
07:48Et plus ça dure,
07:49plus le risque de choc de croissance
07:51est important.
07:52Et c'est là où, effectivement,
07:53l'Europe, déjà,
07:54avait une croissance
07:54qui était correcte,
07:56mais sans plus,
07:56est impactée.
07:57En plus, la différence
07:59avec les États-Unis,
07:59c'est qu'il y a un problème
08:00de prix,
08:01mais aussi un problème
08:02de quantité.
08:02Et les États-Unis
08:03sont autosuffisants en énergie,
08:05ce qui n'est pas le cas
08:05ni de l'Europe,
08:06mais surtout de l'Asie.
08:06C'est pour ça que l'Asie
08:07a beaucoup plus souffert
08:08dans cette crise
08:10que les autres marchés.
08:13Du côté des prix du gaz,
08:15ce matin,
08:15on est sur une hausse
08:16de 5% à 62 euros
08:18le mégawatt-heure,
08:19face à une issue
08:21qui est encore incertaine
08:22à ce stade,
08:23à une durée du conflit
08:24dont tout le monde
08:26ignore la durée.
08:27Comment, aujourd'hui,
08:28vous arbitrez
08:29les portefeuilles,
08:30Gilles et Tiberi-Garay ?
08:31Après, une baisse de 10%,
08:32j'imagine que ce n'est pas
08:33évident de vendre.
08:34Racheter à ces niveaux-là,
08:35j'imagine que ça peut se faire,
08:36mais à petite dose,
08:38peut-être.
08:39Alors, là,
08:40déjà,
08:40on a acheté du dollar.
08:42Tout le monde a hissé
08:43le dollar il y a un mois.
08:44Et c'est vrai que ça
08:45était la seule valeur refuge
08:46dans ce conflit.
08:47Sur l'euro,
08:48on est passé
08:48d'un 19 à un 15.
08:49Voilà, ça, ça nous a aidé.
08:52Pour reprendre
08:53ce qui a été dit tout à l'heure
08:54sur les taux,
08:54je pense que les taux,
08:55la duration,
08:56commencent à être intéressantes.
08:57Pourquoi ?
08:57Parce que soit
08:58c'est le choc
08:59de faible durée
08:59et les anticipations
09:00inflationnistes vont disparaître
09:02et les taux vont être intéressants,
09:03en particulier
09:03les taux gouvernementaux,
09:04soit on bascule
09:05sur quelque chose
09:06de plus durable
09:07en termes
09:07et risque de choc de croissance
09:09et là, les taux vont être
09:10aussi intéressants
09:11pour une raison différente,
09:12ce sera le risque
09:12sur la croissance.
09:13On va voir les matières premières
09:14qui ont commencé à baisser.
09:15Donc, nous,
09:16on s'intéresse à la duration,
09:17on n'est pas encore acheteur
09:18donc aux obligations
09:19de long terme
09:19mais on n'est pas encore acheteur
09:21mais c'est quelque chose
09:21qui nous intéresse
09:22parce que c'est quelque chose
09:23qui fonctionne
09:23dans plusieurs scénarios.
09:24Sur les actions,
09:25c'est assez simple,
09:27on réouvre le droit
09:28de Trois-Dormouz,
09:28on a un rebond.
09:29La question,
09:30c'est que Donald Trump
09:31est dans une impasse stratégique.
09:32Aujourd'hui,
09:34lui voudrait arrêter
09:34mais les Iraniens,
09:35en plus,
09:36la campagne d'éradication
09:38de la direction iranienne
09:40a fait qu'aujourd'hui,
09:41il n'y a plus que les plus durs
09:42qui acceptent les postes.
09:43Donc on a vraiment
09:44des Iraniens
09:44qui ne sont plus d'accord
09:45pour s'aider assez rapidement
09:47puisqu'effectivement,
09:48il y a une quarantaine
09:48de personnes
09:49qui ont été éliminées
09:49donc vraiment,
09:50on a les plus durs
09:51et les plus motivés
09:52qui sont en commande.
09:54Donc voilà,
09:54aujourd'hui,
09:55duration,
09:55on s'y intéresse
09:56parce que ça marche
09:57en plusieurs scénarios.
09:58Action,
09:59il faudrait ouvrir le Détroit
10:00pour y revenir.
10:05Donc on peut avoir
10:06un scénario
10:07où c'est les non-américains
10:09qui participent
10:10à la réouverture du Détroit
10:11mais ce n'est pas d'actualité
10:12aujourd'hui,
10:12comme je l'ai dit,
10:12on a vraiment
10:13les durs Iraniens au pouvoir
10:14et pour le moment,
10:15ils ne veulent pas
10:15trop lâcher là-dessus.
10:16Quelles sont les valeurs
10:17refuges en ce moment,
10:18Amélie Drambure ?
10:19Ce n'est pas évident
10:20quand même de les trouver
10:21dans le sens où
10:21vous parliez de l'once d'or
10:23il y a quelques instants,
10:24ça n'a pas fonctionné.
10:26Les valeurs refuges
10:27sur le marché action,
10:28que sont les valeurs
10:29de la santé
10:29ou quelques utilities
10:30également,
10:31ont également baissé
10:33sensiblement
10:33depuis le début de l'année.
10:35Pas évident
10:35de se dérisquer
10:36dans ce marché
10:37en ce moment ?
10:37Non, non,
10:38ce n'est pas évident.
10:39En effet,
10:39il y a des mouvements
10:40assez contre-intuitifs.
10:42La valeur refuge
10:43qui a fonctionné,
10:44c'est le dollar
10:44pour des raisons
10:45que j'ai un peu évoquées
10:46précédemment aussi.
10:47C'est que tout le monde
10:48était sous-exposé
10:49sur le dollar.
10:50Donc une mesure de précaution
10:52a été d'annuler
10:53en fait cette position
10:54et de ne plus être
10:56short dollar
10:56dans un marché
10:58où le dollar
10:58apparaît comme une zone
11:00un peu plus à l'abri
11:01d'un point de vue inflationniste
11:03et d'un point de vue économique
11:05que le reste du monde.
11:07Donc revenir en partie
11:08sur le dollar,
11:09après ça n'a pas non plus
11:10été un phénomène extraordinaire.
11:12Le flight to quality
11:13sur le dollar
11:13par rapport au reste
11:14dans ce qui s'est produit
11:16jusqu'à présent,
11:17c'est que les gagnants d'hier
11:19ont été les perdants
11:20de la séquence iranienne
11:22donc avec beaucoup
11:22de débouclage de position.
11:24Ce qu'ont fait
11:24les investisseurs
11:25c'est essentiellement
11:26de réduire la voilure
11:27là où ils étaient
11:28très lourds.
11:29On a eu quand même
11:30un marché
11:31qui voulait croire
11:32à une correction
11:33relativement limitée.
11:34Donc dans ce type de marché
11:36pour reprendre du risque
11:37il vous faut
11:38deux éléments
11:39l'un ou l'autre.
11:40Il vous faut soit
11:41un call de valorisation
11:42c'est-à-dire que vous ayez
11:43la conviction
11:44que même dans le scénario
11:46plus ou moins défavorable
11:48le marché aujourd'hui
11:49n'apparaît comme pas cher.
11:50La capitulation
11:51a eu lieu
11:52et donc vous rentrez
11:54parce que vous pensez
11:55que c'est pas cher
11:56ou il vous faut
11:56un sentiment de marché
11:57qui s'améliore.
11:58C'est-à-dire
11:59le news flow
11:59dont parlait
12:01votre invité
12:02à savoir
12:02une conviction
12:04que le détroit d'Ormous
12:05va réouvrir
12:06ou que les Etats-Unis
12:07vont replier
12:08les gaules
12:08etc.
12:09Il vous faut
12:09l'un ou l'autre
12:10le marché
12:10pendant les dernières semaines
12:12a essayé
12:13de jouer
12:14le sentiment
12:15en se disant
12:15il va y avoir
12:16un tac au trade.
12:17Les Etats-Unis
12:18n'ont pas les moyens
12:19de rester trop longtemps
12:21en Iran
12:21parce que c'est désastreux
12:22pour la campagne électorale
12:24de Trump.
12:25Ce n'est pas ce que
12:26l'Américain moyen souhaite.
12:29C'est coûteux
12:29budgétairement,
12:30c'est coûteux
12:30pour le prix de l'essence
12:31qui a pris 40%.
12:32C'était un des rares éléments
12:34sur lequel le bilan
12:36de l'administration Trump
12:37était bon
12:37du point de vue
12:38de ses électeurs.
12:40Donc le marché
12:41voulait croire
12:41à une reprise
12:42enfin un retour
12:44à la maison
12:45assez rapide
12:45des Américains
12:46et donc a essayé
12:47de jouer l'amélioration
12:48du sentiment.
12:49Aujourd'hui malheureusement
12:50ce trade-là
12:51il n'existe quasiment plus
12:52puisque tout le news flow
12:54a été dans le mauvais sens
12:55en fait.
12:55Avec la réaction
12:56des Iraniens
12:57avec une montée
12:58en tension
12:58des deux côtés
12:59avec les Israéliens
13:00qui déclarent
13:01que les combats
13:02seront encore en cours
13:03pendant la PAC juive
13:05qui est le 9 avril.
13:08Donc le call
13:08d'amélioration
13:09de sentiments
13:10il est plus ou moins
13:10à la poubelle.
13:11On a également passé
13:12des niveaux techniques
13:13aux Etats-Unis
13:14qui sont très négatifs
13:15avec la vision
13:17de moyen terme
13:18sur les actions américaines
13:19qui devient rouge
13:20au lieu d'être verte.
13:21Donc ce call-là
13:21il est parti.
13:22Il faut faire un call
13:23maintenant de valorisation
13:25c'est-à-dire acheter
13:26ce qui n'est pas cher.
13:27Là-dessus effectivement
13:29je rejoins mon collègue
13:31sur l'analyse
13:32par exemple
13:33sur les marchés
13:33obligataires européens
13:35qui commencent
13:36à apparaître
13:36comme intéressants
13:39notamment
13:39sur la partie courte.
13:41Sur la partie courte.
13:41Il y a une alternative
13:42au monétaire.
13:43Si je fais simple
13:43monétaire c'est 2%
13:45en zone euro
13:46mais aujourd'hui
13:47vous avez des taux courts
13:48sur plusieurs mois
13:49ou sur un an
13:49à 2,6, 2,7
13:51et donc d'un seul coup
13:52c'est une opportunité
13:53qui n'existait pas encore
13:54en début d'année.
13:55Exactement
13:56parce que sur un scénario
13:57on va dire
13:58plus de retour
13:59à la normale
14:01si on peut l'appeler
14:01comme ça
14:02les prix du pétrole
14:03aujourd'hui
14:03anticipent un prix du pétrole
14:05à 80 dollars
14:06d'ici la fin de l'année
14:07c'est certes
14:0820-30 dollars
14:09de plus
14:10qu'avant la crise
14:11mais ça reste
14:11entre guillemets
14:12gérable
14:13il est peu probable
14:14que dans ce scénario-là
14:15la Banque Centrale Européenne
14:16monte les taux
14:18trois fois
14:18et si on arrive
14:19dans un scénario
14:20qui est vraiment
14:21très négatif
14:22l'impact sur la croissance
14:24viendra mordre
14:24et on considère
14:26qu'on est dans
14:26un environnement de marché
14:28qui aujourd'hui
14:28est différent
14:29de celui de 2022
14:30et que donc
14:31la réponse
14:31des moques centrales
14:33sera différente
14:34on n'est pas
14:34à 6% d'inflation
14:36on n'est pas
14:36dans une configuration
14:37de reprise cyclique
14:40exceptionnelle
14:40en Europe
14:40avec des ménages
14:42qui ont une épargne
14:43Covid
14:43extrêmement abondante
14:45Et sur la partie action
14:46quelles sont les zones
14:47géographiques
14:48que vous préférez ?
14:48On en parlait précédemment
14:49c'est vrai que les émergents
14:51ont perdu beaucoup de terrain
14:53par rapport à ce qu'ils ont pu gagner
14:54en début d'année
14:55on est sur un retour
14:56à la case départ
14:56ou presque
14:57alors que sur les indices
15:00américains
15:00on a des niveaux
15:01qui tiennent
15:02plutôt bien en relatif
15:03Qui tiennent plutôt bien
15:04en effet
15:05alors nous sur la séquence
15:06jusqu'à présent
15:08on a été plutôt
15:09sur des réallocations
15:10géographiques
15:11donc en effet
15:12on a réduit
15:13je dirais
15:13à l'instar du marché
15:14nos positions
15:15là où les
15:17les surexpositions
15:18étaient les plus fortes
15:20dans des zones
15:20qui sont plus cycliques
15:21et donc plus exposées
15:23l'Europe
15:23les émergents
15:25au profit
15:25des Etats-Unis
15:27réduction aussi
15:28sur le
15:29on va dire
15:30sur le cyclique
15:30au niveau
15:32global
15:33aujourd'hui
15:34on s'interroge
15:35donc sur le
15:36le timing
15:37du retour
15:38où est-ce qu'il faudra
15:39se positionner
15:41probablement
15:41sur la dette émergente
15:43probablement
15:43revenir
15:44sur les marchés
15:45actions
15:46zone euro
15:46lorsque
15:47on aura un call
15:48de valorisation
15:48qui est plus net
15:50aujourd'hui
15:51c'est très difficile
15:51de le faire
15:52alors qu'on vient
15:53de casser
15:53des niveaux techniques
15:54qui sont quand même
15:55très importants
15:56aux Etats-Unis
15:57et en l'absence
15:58on va dire
15:58de points d'inflexion
16:00sur le sentiment
16:01il faut un peu
16:02de news flow
16:03plus favorable
16:04pour pouvoir reprendre
16:05de façon un peu plus
16:07confiante
16:07du risque
16:09ça nous semble
16:10sur une journée
16:10comme aujourd'hui
16:11un peu prématurée
16:13il faut soit
16:13une capitulation
16:14effectivement
16:15soit une amélioration
16:16du sentiment
16:17avec des perspectives
16:18un peu plus
16:19favorables
16:20sur la durée
16:21de la crise
16:21qui est aujourd'hui
16:22le facteur
16:23sur lequel
16:23le marché
16:25a été surpris
16:26par rapport
16:27à son scénario
16:27de départ
16:28qui était
16:28la guerre
16:29va durer
16:29quelques jours
16:30quelques semaines
16:31maximum
16:31on est aujourd'hui
16:32plutôt sur
16:33quelques mois
16:34ce qui effectivement
16:36nécessite un ajustement
16:37supplémentaire
16:38le commentaire
16:39de la fin
16:40parce qu'il nous reste
16:40à peine deux minutes
16:41t'en passe vite
16:42Gilles Etchibiri Garay
16:43pour compléter
16:44ce qui vient d'être dit
16:45par Amélie Drambur
16:46et puis un petit peu
16:47là les actifs
16:48qui vous intéressent
16:49si demain
16:49la situation
16:50venait à s'améliorer
16:51alors
16:52aujourd'hui c'est le dollar
16:54on est massivement
16:54sur le dollar
16:55le dollar tout court
16:56est au court
16:56si ça s'améliore
16:57si les travaux d'homous
16:59se réouvrent
17:00les émergents
17:01les émergents en dette
17:02les émergents en devise
17:03les émergents
17:03et les i en action
17:05c'est clairement
17:06là le potentiel de rebond
17:07est le plus important
17:08l'Europe derrière
17:08et ce qui a le moins
17:10bougé les Etats-Unis
17:10en dernier
17:11et l'once d'or
17:12quand on voyait
17:12une baisse de 20%
17:14une baisse de plus
17:14de 1000 dollars
17:15sur l'once
17:16l'once d'or
17:17l'asplication
17:17nous on a été sur l'or
17:18jusqu'en septembre dernier
17:19octobre dernier
17:20on a arrêté
17:21parce que ça devenait
17:22on a loupé même la fin
17:23ça devenait n'importe quoi
17:24je veux dire sur l'once
17:255000 dollars
17:27on avait un équivalent
17:28du prix de pétrole
17:29à 200, 300, 400 dollars
17:31on était sur des choses
17:32des ratios de valorisation
17:33par rapport au pétrole
17:34par rapport à plein de choses
17:35qui n'avaient pas de sens
17:36et je veux dire
17:37c'est normal
17:37que la correction
17:39elle a été favorisée
17:40par le compli
17:40mais elle devait avoir lieu
17:41quand même
17:41et l'argent pareil
17:434259 dollars
17:44à l'instant
17:45pour l'once d'or
17:45qui perd plus de 6%
17:46après déjà un recul
17:47de plus de 10%
17:48la semaine dernière
17:49merci à tous les deux
17:50Gilles Etier-Berry-Gara
17:51et cofondateur
17:52président directeur général
17:53des investissements
17:54également de Elcano
17:56Asset Management
17:56et Amélie Derambure
17:57responsable des stratégies
17:59d'investissement multiactifs
18:00de Amundi
18:01qui
Commentaires