- il y a 11 minutes
Ce mercredi 25 mars, Maxime Darmet, économiste senior chez Allianz Trade, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain Du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Adam Kurpiel, responsable de la Recherche Taux chez Société Générale CIB, Benoît Begoc, stratégiste quantitatif chez ABN AMRO Investment Solutions, et Laurent Chaudeurge, membre du comité d'investissement de BDL Capital Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente Good Morning Market des marchés financiers continuent sur BFM Business dans un instant l'ouverture et tienne
00:11braque et ce matin les marchés
00:12pressent plutôt une guerre courte avec notamment Donald Trump qui d'après la presse américaine aurait envoyé une liste de
00:1815 propositions à l'Iran
00:20et puis les médias israéliens qui évoquent également un cessez-le-feu d'un mois ça propulsait le Nikkei ce
00:25matin au Japon de près de 3%
00:27et par ricochet on a des futurs en Europe et aussi aux Etats-Unis qui sont dans le vert très
00:31forte baisse des matières premières ce matin avec un baril de Brent qui cède un peu plus de 5%
00:3699 dollars quand les cours du gaz en Europe cèdent plus de 6% nous sommes à 50 euros le
00:42mégawatt-heure contre près de 70 euros la semaine dernière
00:45alors c'est vrai que ces cours du gaz sont très volatiles mais le fait que les matières premières se
00:49détendent c'est une bouffée d'air pour les indices européens
00:5250 euros néanmoins on est toujours au-delà des niveaux d'avant-guerre puisqu'au mois de février on était
00:57plutôt aux alentours des 30-35 euros
00:58mais c'est une détente non négligeable qui devrait profiter dans un instant au CAC 40 qui est attendu sur
01:04une hausse de près de 1%
01:05dans l'actualité également ce matin on se réinquiète un peu sur les questions de crédit privé
01:09avec notamment Apollo qui est l'un des grands fonds américains dans cet univers du crédit privé
01:15qui a dû à son tour bloquer les retraits sur l'un de ces fonds il faut dire que ces
01:20dernières semaines
01:21beaucoup de particuliers mais aussi d'institutionnels ont voulu récupérer leur argent sur ces fonds semi-liquides
01:27et le problème c'est que sur l'un des fonds d'Apollo il y avait plus de 10%
01:31de demandes
01:32et donc ils ont décidé de bloquer à 5% les retraits pour ne pas liquider toutes les positions
01:37parce que le problème c'est que quand vous êtes vendeur un peu trop et bien ça commence à se
01:42savoir
01:42et donc forcément vous ne vendez pas au bon prix la BCE de son côté regarde de très près ce
01:47qui se passe sur le crédit privé
01:48l'exposition est très américaine sur les 2000 milliards d'encours au crédit privé
01:52mais tout l'enjeu c'est de voir comment sont exposées les banques mais également les assureurs
01:57sachant qu'on a des données qui sont très variables c'est un secteur le crédit privé qui est assez
02:02opaque
02:02contrairement au marché boursier où vous avez des valorisations au jour le jour
02:06là vous n'avez pas des valorisations au jour le jour c'est compliqué de connaître les effets de levier
02:10les implications entre les établissements bancaires et donc tout l'enjeu de la BCE
02:13c'est d'en savoir un petit peu plus sur ce crédit privé qui inquiète depuis le début de l
02:17'année
02:18on a eu les chiffres de l'INSEE qu'on a décortiqué ce matin avec des révisions de prévision pour
02:22le premier et le deuxième trimestre
02:23bon c'est pas énorme mais on partait pas très loin non plus
02:25ça commence à se voir un peu le ralentissement dans l'activité des entreprises
02:28quand vous regardez les PMI qui ont été publiés hier par S&P Global
02:31que ce soit aux Etats-Unis mais également en zone euro
02:34vous avez des entreprises qui commencent très sérieusement à avoir l'impact
02:37que ce soit sur le coût des intrants qui est sur des plus hauts de 2022 en termes de progression
02:42donc des hausses des prix des matières premières typiquement
02:44et surtout les entreprises que ce soit en zone euro mais aussi aux Etats-Unis
02:47commencent à avoir une certaine forme d'attentisme de la part des donneurs d'ordre
02:52au point même que du côté des Etats-Unis d'après S&P Global
02:55les entreprises ne perdent pas de temps
02:56l'emploi est à nouveau au point mort voire même ils commencent d'ores et déjà à se dégrader
03:00ça c'est quand même un point important à suivre
03:02notamment pour la fête nous en reparlerons dans un instant
03:04le CAC 40 qui ouvre à l'instant sur une hausse de plus de 1%
03:081,1% pour le CAC 40 à l'ouverture au-delà des 7800 points
03:127832 points l'Eurostock 50 de son côté prend 0,8%
03:16les valeurs qui ont fortement baissé ces derniers jours se reprennent violemment
03:20à l'image notamment de Hermès, Airbus, O'Loreal ou encore Hermès
03:24qui gagnent plus de 1% à l'ouverture
03:25les 40 valeurs du CAC 40 sont dans le vert
03:28c'est quand même assez rare pour être souligné ces derniers jours
03:30c'était plutôt l'inverse
03:31du côté des cours des matières premières donc on est sur une nette détente
03:3499 dollars pour le baril de Brent
03:36le TTF le cours du gaz donc en Europe
03:38qui oscille aux alentours des 50 euros
03:41quand sur le marché obligataire
03:42on n'est pas sur une détente flagrante
03:44le 10 ans français est toujours sur la barre des 3,7%
03:47quand le 10 ans britannique est toujours sur la barre des 5%
03:50ça c'est quand même un sujet majeur
03:52nous l'aborderons d'ailleurs tout au long de cette émission
03:54l'euro dollar est à la porte des 1,16
03:561,15 93 du côté des valeurs à suivre en ce moment la française de l'énergie
04:00Alain Dubrun nous parlera de cette valeur tout à l'heure à 9h20
04:04et puis demain à 9h30 nous serons avec son président
04:06la française de l'énergie c'est une small cap
04:08c'est environ 300 millions de capitalisation boursière
04:10on l'a vu ce matin dans la matinale
04:12en Moselle
04:12en Moselle ils ont trouvé de l'hydrogène
04:14de l'hydrogène
04:15alors c'est très profond
04:16ça a plus de 2000 mètres
04:18mais apparemment on est sur des gisements très importants
04:21qui n'ont pas été vus dans d'autres régions
04:22peut-être les plus gros du monde
04:23mais aussi dans le monde
04:25alors ça portait le titre en début de semaine de plus de 10%
04:27oui sauf que là lors de la publication des résultats
04:30hier à court terme
04:30forcément ça se voit pas encore dans les résultats semestriels
04:33dans la rentabilité
04:34et donc le marché vend un petit peu cette valeur
04:36qui a bien performé
04:37on était quand même sur une hausse de près de 50%
04:39depuis le début de l'année
04:4042,90€ pour la française de l'énergie
04:43et donc le CAC 40 qui progresse de plus de 1%
04:477831 points
04:47quand les futurs américains sont également dans le vert
04:50après une petite baisse hier soir
04:51ils tiennent juste sur l'intelligence artificielle
04:53tous les jours on se demande si les investissements sont rentables
04:55il y a quand même OpenAI qui arrête avec Sora
04:57c'est pour faire les vidéos
04:58oui Sora qui permettait de modéliser des vidéos en quelques clics
05:01oui sauf qu'en fait le problème c'est que ça demande
05:03beaucoup de capacité de calcul
05:05là aussi on est sur des gros problèmes
05:07de modélisation d'intelligence artificielle
05:09et donc le groupe qui annonce hier
05:11se mettre en retrait sur cette partie
05:13de vidéos et qui préfère se concentrer sur le marché B2B
05:17tiens un petit peu comme Claude avec Anthropique
05:20on voit bien qu'aujourd'hui la modélisation de l'intelligence artificielle
05:22ça va pas se faire auprès du retail
05:24ça va se faire auprès des professionnels
05:25et c'est un secteur qui inquiète
05:27notamment du côté de l'action Microsoft
05:29qui a encore perdu près de 3% hier soir à la clôture
05:32on est sur un repli désormais de près de 30%
05:34depuis l'hiver dernier
05:36Dans un instant nous reviendrons donc sur ce point de Donald Trump
05:4115 points donc qui ont été envoyés à Téhéran
05:43afin de mettre fin à la guerre en Iran
05:46ce matin les matières premières baissent
05:48et donc le marché actions achète la nouvelle
05:50élément dans un instant
05:52nous parlerons donc de la française de l'énergie
05:53mais également d'Abivax ou encore de Pouchier
05:56qui a gagné près de 10%
05:57avec le groupe espagnol qui confirme être en discussion avec Estée Lauder
06:01le marché obligataire qui continue d'être donc sur des niveaux tendus en Europe
06:05et puis en dernière partie d'émission
06:07nous reviendrons donc sur l'intelligence artificielle
06:10le crédit privé
06:11et donc cette guerre en Iran
06:12qui ne cesse de rebattre les cartes de jour en jour
06:14avec une volatilité qui est très forte sur les indices européens
06:17Bonne émission à demain
06:21BFM Business présente
06:23Good Morning Market
06:25Etienne Braque
06:26Et le CAC qui accélère plus 1,4% désormais
06:29au-delà des 8000, 7000
06:31pas encore les 8000, 7854 points
06:34élément de réponse sur cette séance
06:36dans quelques minutes avec Mathieu Serron
06:38qui nous attend depuis Galiléo Trading
06:40et puis nous reviendrons également sur le marché obligataire
06:43qui continue d'être sur ses plus hauts de 2012
06:45voire même 2008 en ce qui concerne le 10 ans britannique
06:49à 9h30 avec les équipes de Société Générale CIB
06:52Le 11 d'or se stabilise ce matin au-delà des 4500 dollars
06:56donc une belle remontada après les 4002 qui ont été touchés lundi
07:00les cours du pétrole à la baisse
07:02donc avec ces informations de presse
07:04qui évoquent que Donald Trump a envoyé 15 points du côté de l'Iran
07:08pour mettre fin à cette guerre
07:10qui aujourd'hui touche le Moyen-Orient depuis le début du mois
07:13à court terme ça fait effet d'un bol d'air pour les marchés actions
07:17avec donc des indices européens qui gagnent plus de 1,5% l'ouverture
07:22Pour nous éclairer ce matin, c'est Maxime Darmé
07:25qui nous attend depuis Allianz Trade, économiste senior
07:28Bonjour Maxime Darmé
07:29En effet, Donald Trump propose un plan de paix en 15 points
07:33les médias israéliens évoquent également un éventuel cessez-le-feu d'un mois
07:37à court terme c'est une bonne nouvelle pour les marchés
07:40les matières premières se détendent
07:43néanmoins l'obligataire a du mal à se détendre
07:46on est toujours sur les 3,7% pour le 10 ans français
07:49du côté de Londres on est toujours proche des 5% sur le 10 ans
07:53c'est quand même un point important à souligner
07:56à l'heure où on a une volatilité extrême
07:59sur les principaux indices et les principaux sous-jacents
08:02Oui, c'est pas étonnant
08:04de fait le choc énergétique il est là
08:06quoi qu'il advienne dans les prochains jours, dans les prochaines semaines
08:09il faut effectivement espérer que
08:11le conflit cesse ou en tout cas baisse en intensité
08:14on a plutôt des bonnes nouvelles ce matin
08:17mais le choc énergétique il est là en mars
08:20il est en avril pardon, en mai
08:21donc on a une inflation qui va progresser de façon importante
08:25dans la plupart des économies
08:26on s'attend par exemple en zone euro
08:28une inflation qui va être aux alentours des 3,5% au deuxième trimestre
08:32moyenne
08:33elle pourrait flirter avec les 4% aux Etats-Unis
08:36donc effectivement dans ce contexte
08:38les marchés obligataires comprennent bien que les banques centrales
08:41sont dans une situation un peu compliquée
08:44et nous on s'attend à ce que la BCE et la Banque d'Angleterre
08:48notamment au mois d'avril
08:49donc dans leur prochaine réunion de politique monétaire
08:52augmentent leur taux d'intérêt
08:52donc les marchés ont bien intégré des petites hausses de taux d'intérêt
08:56des banques centrales
08:57et ont bien intégré la vague d'inflation
09:00et donc tout cela est pricé
09:01et ça explique pourquoi finalement
09:04il faut s'attendre à des taux d'intérêt sur les marchés obligataires
09:07qui vont rester assez élevés pendant au moins quelques mois
09:11Tout dépend bien sûr de la durée de ce conflit
09:14la durée pendant laquelle le baril de pétrole va rester à 100$ ou presque
09:18aujourd'hui quels sont les principaux scénarios
09:20que vous avez pu tirer chez Allianz Trade, Maxime Darmé ?
09:23Alors nous notre scénario principal
09:24on a une probabilité de 45%
09:26c'est qu'effectivement on a un accord de paix
09:29qui est finalisé d'ici la fin avril
09:32et qu'on a en fait une réouverture progressive du détroit d'Hormuz
09:37très progressive sur plusieurs semaines d'ici juin
09:40Entre temps, et c'est vrai que c'est très important dans les hypothèses que vous faites
09:43sur les prix d'énergie
09:44Nous pensons que le manque de pétrole et de gaz du détroit d'Hormuz
09:50sera compensé à environ 50%, on peut prendre la moitié
09:54par trois éléments
09:56Premier élément, une production additionnelle des producteurs américains et russes
10:01de pétrole et de gaz
10:02Deuxième élément qui a déjà commencé également
10:05c'est les réserves stratégiques
10:07de plusieurs pays, notamment du G7
10:09Et le troisième élément, ce sont des routes alternatives pour le pétrole et le gaz de la région du Moyen
10:14-Orient
10:14qui passent par, au lieu de passer par le détroit d'Hormuz
10:17passent notamment par les pipelines saoudiens
10:19Donc ça on estime que ça peut compenser dans les
10:22disons dans les deux mois
10:23un mois et demi, deux mois qui arrivent
10:25à peu près 50%
10:28du déficit d'offres du détroit d'Hormuz
10:31Donc ça, selon nous, ça va mener à un prix du baril du pétrole qui devrait se stabiliser
10:37aux alentours de 90$ le baril en moyenne au deuxième trimestre
10:41avant de refluer progressivement vers les 78$ le baril à la fin de l'année
10:47Donc c'est vraiment notre scénario de base
10:49Et au regard de ce scénario, on aurait donc une bague d'inflation
10:54comme on l'évoquait
10:55un pic d'inflation au deuxième trimestre
10:58ou troisième trimestre suivant les économies
11:00se situant entre 3,5-4%
11:02un peu plus peut-être pour la Grande-Bretagne
11:05Donc une inflation forte
11:07mais qui ensuite
11:09commencerait graduellement
11:10à baisser à nouveau
11:12et revenir doucement
11:14proche des 2% d'ici 2027
11:17Ce matin, les cours du gaz en Europe
11:19c'est d'un peu plus de 6%
11:20revient sur le fil des 50€ le MWh
11:22C'est quand même une bonne nouvelle
11:23La semaine dernière, on était proche des 70€
11:25Néanmoins, on est toujours au-delà des 30€
11:28et des niveaux du mois de février
11:30Voilà ce qui concerne l'Europe
11:32Du côté des Etats-Unis
11:33Par contre, encore ce matin
11:34on a des cours du gaz qui se détendent
11:36et qui là, sont des plus bas de 3 semaines
11:38Donc on voit bien que sur le pôle énergétique
11:44les Etats-Unis sont mieux placés aujourd'hui dans cette situation
11:49Alors effectivement, les Européens ont un double choc
11:52assez similaire mais d'une moindre ampleur qu'en 2022
11:55prix du pétrole plus prix du gaz
11:58et donc ça, ça va impacter le prix du pétrole
12:00pour la faire vite, ça impacte les prix à la pompe
12:03très directement
12:04Le prix du gaz impacte les factures de gaz et d'électricité
12:08avec retard entre 4-5 mois
12:10jusqu'à 10 mois dans certains pays
12:12Donc ça, c'est vraiment un coup très dur
12:15effectivement pour l'économie européenne
12:17Les Etats-Unis, effectivement, comme vous l'évoquez
12:19ont plutôt juste le choc de pétrole
12:21donc le choc de prix à la pompe
12:23En revanche, le prix du gaz américain
12:25donc le benchmark qui s'appelle le Henry Hub
12:27effectivement, est très contenu
12:30puisque les Américains produisent largement
12:32de quoi subvenir à leurs besoins intérieurs et domestiques
12:35Donc ça, effectivement, c'est une très bonne nouvelle
12:38relative pour les Américains
12:40par rapport aux Européens ou aux Asiatiques
12:41et ça permet notamment, je pense, de garder
12:46devrait garder en tout cas la dynamique
12:48de l'investissement en IA
12:49et la production manufacturière de biens technologiques
12:52plutôt préserver du choc énergétique
12:55puisque ces productions-là
12:58sont très dépendantes, si vous voulez
13:00du prix d'électricité aux USA
13:02le prix de l'électricité étant lui-même basé sur le prix du gaz
13:06donc peu de hausse du prix du gaz aux Etats-Unis
13:08peu de hausse du prix de l'électricité
13:09et donc finalement, on reste
13:13on reste assez confiant, on va dire
13:15sur la dynamique d'investissement de l'IA
13:18et la production manufacturière de haute technologie
13:20aux Etats-Unis en 2026
13:22ce qui devrait soutenir la croissance
13:24de façon assez importante
13:26Les prix de l'énergie restent bien sûr
13:28au cœur de tous ces scénarios
13:29et au cœur également de toutes les séances
13:31aujourd'hui est une nouvelle illustration
13:33les prix du gaz et les prix du pétrole reculent
13:36le marché actions progresse
13:38et à l'inverse, le marché obligataire recule
13:41le 10 ans français perd ce matin
13:437 points de base
13:44on est à 3,66
13:45du côté de l'Allemagne
13:46vous avez un boon qui est toujours proche des 3%
13:48à 2,97
13:49quand au Royaume-Uni
13:50le 10 ans est stable à 4,95
13:52on voit bien quand même que cette remontée
13:54du marché obligataire
13:55Maxime Darmé
13:56réduit considérablement
13:57les marges de manœuvre budgétaires des Etats
14:00alors les marges du manœuvre budgétaires des Etats
14:02sont déjà très contraintes
14:03avant la crise au Moyen-Orient
14:05il faut quand même le rappeler
14:06dans à peu près tous les pays
14:07sauf l'Allemagne
14:09donc effectivement
14:10la hausse des taux d'intérêt
14:11encore une fois
14:12elle reflète les attentes
14:13de hausse des taux directeurs
14:14des banques centrales
14:15et elle reflète une prime d'inflation
14:17donc on l'explique assez aisément
14:19effectivement
14:19quelques Etats ont mis en place
14:21des mesures de soutien
14:22pour adachat
14:23notamment dans les pays du Sud
14:24et de l'Est de l'Europe
14:26en France
14:27au Royaume-Uni
14:27il n'y a quasiment rien annoncé
14:29ou des mesures très symboliques
14:30ce qui montre à quel point
14:32ces deux Etats
14:32sont perçus
14:34comme les plus faibles
14:35fiscalement
14:36du continent européen
14:37et effectivement
14:39donc voilà
14:39ce choc énergétique
14:42il y aura très peu
14:44de marge de manœuvre
14:45pour en réduire l'impact
14:49et en tout cas
14:50il faudra surveiller
14:51et c'est un point important
14:52que je tiens à souligner
14:53les impacts déficits
14:54l'année prochaine
14:55puisque ce qu'il faut bien comprendre
14:57c'est qu'une hausse de l'inflation
14:58à court terme
14:59c'est pas nécessairement
15:01si négatif que ça
15:02pour le déficit
15:03ça booste les assiettes fiscales
15:05donc l'inflation
15:06ça booste les assiettes fiscales
15:07et donc ça permet
15:09grosso modo
15:10de compenser
15:11le choc négatif
15:12notamment sur la consommation
15:13des ménages
15:14par contre l'année prochaine
15:15il faudra faire attention
15:17je pense que les gouvernements
15:18devront mettre sur la table
15:20de nouvelles mesures
15:21d'austérité
15:22puisque l'année prochaine
15:23dans la plupart des pays
15:25notamment en France
15:25il faudra compenser
15:27le choc inflationniste
15:28par une hausse
15:29des prestations sociales
15:29et notamment de retraite
15:31qui sont automatiquement
15:33indexées sur l'inflation
15:34avec retard
15:35donc l'année prochaine
15:36il y aura des hausses
15:36de dépenses
15:38dans les pays européens
15:39et aux Etats-Unis
15:40indexées sur l'inflation
15:41de 2026
15:42qui sera élevée
15:43et donc il faudra
15:44les financer
15:44je vous rappelle quand même
15:45qu'en 2023-2024
15:47une des raisons
15:48du dérapage budgétaire
15:49des finances publiques françaises
15:51qui avait surpris
15:52c'était précisément
15:53le fait que
15:54les dépenses sociales
15:55s'étaient envolées
15:56et notamment
15:56les dépenses sociales
15:57de prestations
15:59en réponse
16:00au choc énergétique
16:01de 2022-2023
16:02il avait fallu compenser
16:03avec une hausse importante
16:05une revalorisation importante
16:06des dépenses sociales
16:07l'élection présidentielle
16:09et l'événement
16:09qui aura lieu en 2027
16:10Maxime Darmé
16:11on aura largement
16:12l'occasion de reparler
16:13de tout cela
16:13mais ça sera bien sûr
16:14un tournant
16:15pour les finances publiques
16:17et pour l'élaboration
16:18du budget de l'an prochain
16:19Maxime Darmé
16:20qui était donc ce matin
16:21avec nous en direct
16:22économiste senior
16:22chez Allianz Trade
16:23pour faire un point
16:24sur ce marché obligataire
16:25qui se détend
16:26mais qui reste quand même
16:27sur des plus hauts
16:27de 15 ans
16:28quand du côté du marché
16:29action
16:30on est sur une hausse
16:30de plus de 1,4%
16:327 855 points
16:33on rejoint tout de suite
16:34Mathieu Serron
16:37Mathieu Serron
16:37qui nous attend
16:38depuis Galiléo Trading
16:39fondateur
16:40et également trader
16:42pour Galiléo Trading
16:43bonjour Mathieu
16:44bon ce matin
16:45la baisse des cours
16:46du pétrole
16:46profite au marché
16:48action
16:48mais la confusion
16:49reste quand même
16:50toujours très importante
16:51sur les principaux
16:52indices actions
16:54c'est exactement ça
16:55le mot qui domine
16:56en ce moment
16:56c'est la confusion
16:57avec des marchés
16:59qui alternent
16:59face de nervosité
17:01et de détente
17:01au gré des déclarations
17:02des uns et des autres
17:04d'où les mouvements
17:04violents
17:05que nous avons
17:06actuellement
17:07avec des algos
17:08qui sont prêts
17:09à se jeter
17:09sur la moindre nouvelle
17:10on l'a clairement vu
17:11lundi
17:12avec un mouvement
17:13incroyable
17:14de l'ordre
17:15de 5 à 7%
17:16sur les indices actions
17:17en quelques secondes
17:19ce matin
17:19on a une petite détente
17:22avec
17:23la reprise
17:24des navires
17:25dits non hostiles
17:26dans le détroit
17:27d'Hormuz
17:27des déclarations
17:28de Trump
17:29également
17:29durant la nuit
17:30donc des marchés
17:31qui rebondissent
17:32ce matin
17:33toutefois
17:34ma stratégie
17:35n'a pas changé
17:36ce que j'essaye de faire
17:37dans le contexte actuel
17:38pour des opérations
17:39de court terme
17:40c'est toujours essayer
17:41de profiter
17:41de la volatilité
17:43en vendant sur des rebonds
17:44dans la mesure
17:45où les dynamiques
17:46de court, moyen et long terme
17:47sont baissières
17:48la question qui se pose
17:49c'est quid du potentiel
17:50quand on voit
17:51ce qui s'est passé lundi
17:52avec des acteurs
17:55qui sont dans les starting blocks
17:56à la moindre nouvelle
17:57sont prêts à payer
17:58bon là c'est Trump
18:00le maître des horloges
18:01à la moindre déclaration positive
18:03on sent qu'un emballement
18:04est tout à fait possible
18:05donc il faut être extrêmement prudent
18:06dans cette phase là
18:07moi je continue
18:09principalement
18:09de vendre
18:10pour des opérations
18:11de court terme
18:12donc dynamique
18:13tant que le cas
18:14qui est sous la zone
18:15des 8080-8120
18:17je considère
18:17qu'à court terme
18:18on a un pivot
18:18dans cette zone là
18:19on a une résistance proche
18:21à 7 880
18:22on en est tout proche
18:24qui correspond justement
18:25au pic de la reprise
18:27de lundi soir
18:28donc qui constitue éventuellement
18:30une zone de vente
18:33en revanche
18:34ce que l'on constate
18:35c'est qu'on a
18:36de la nervosité
18:37mais pas véritablement
18:38d'inquiétude
18:38je m'explique
18:39quand on analyse
18:40par exemple le VIX
18:41moi je trouve
18:42que dans le contexte actuel
18:43on n'est pas
18:44à une valeur très importante
18:46on n'a pas
18:47un marqueur de stress
18:48très élevé
18:49il évolue entre
18:5020 et 30
18:51depuis le début
18:52du conflit
18:53à titre de comparaison
18:54lors de l'annonce
18:55des droits de douane
18:56en avril dernier
18:56de Donald Trump
18:57on était autour des 55
18:58donc on sent
19:00de la nervosité
19:01mais pas véritablement
19:03d'inquiétude
19:03et ce qui se traduit
19:04d'ailleurs par la baisse
19:05des indices
19:05qui n'est pas non plus
19:06incroyable
19:07on est sur des replis
19:08autour de 10%
19:09un petit peu partout
19:10avec une sous-performance
19:11des marchés européens
19:12ce qui me laisse penser
19:14que vraiment
19:14les marchés
19:15attendent du concret
19:17positif
19:17bien évidemment
19:18du concret
19:19pour éventuellement
19:20repartir
19:21dans un instant
19:22avec Alain Dubrulle
19:23nous parlerons
19:23de Abivax
19:24de Pouch
19:24ou encore
19:25ce matin
19:26du titre
19:26française de l'énergie
19:27qui fait l'actualité
19:28juste avant
19:29Mathieu Serron
19:30un petit mot
19:30de LVMH
19:31qui sous-performe
19:33très clairement
19:33le CAC 40
19:34ces derniers mois
19:35ne serait-ce que
19:35depuis le début de l'année
19:36on est quasiment
19:37à moins 30
19:37quand le CAC 40
19:38ne cède
19:39entre guillemets
19:39que 4,5%
19:42ouais
19:42on est sur une valeur
19:43qui est clairement
19:44délaissée
19:45vous disiez
19:46depuis des mois
19:46mais depuis des années
19:47depuis le point haut
19:48d'une 3 ans
19:49c'est baisse
19:49en ligne droite
19:52toutefois
19:53ce qui est remarquable
19:54sur LVMH
19:56c'est qu'on arrive
19:57déjà dans une zone graphique
19:58alors on a une narrative
19:59de la valeur
20:00et du secteur
20:00qui est clairement
20:01pas terrible
20:02mais on a
20:03une zone support
20:04intéressante
20:04autour des 440
20:05450
20:06moi je me mets
20:07à la place
20:08d'investisseurs
20:08qui cherchent
20:09des valeurs
20:10de qualité
20:11à des niveaux
20:11de valorisation
20:12qui sont corrects
20:13parce que c'est ça aussi
20:14ce qui est intéressant
20:15avec LVMH
20:16c'est qu'on a
20:16un PER historique
20:18autour des 28
20:18et là on est autour
20:20de 20 pour 2026
20:21et même 17 pour 2027
20:23donc on a des ratios financiers
20:25qui se sont clairement
20:26dégonflés
20:27ce qui fait que
20:28un contexte de marché
20:30qui est particulier
20:32mais pour l'instant
20:33comme je le disais
20:33précédemment
20:34pas d'inquiétude
20:35très forte
20:36une valeur
20:37qui a beaucoup baissé
20:39qui revient
20:39sur une zone support
20:40intéressante
20:41et des ratios
20:42financiers
20:43qui se sont bien
20:43dégonflés
20:44quelqu'un qui cherche
20:45par exemple
20:46une valeur
20:46à mettre
20:47en fond de portefeuille
20:48LVMH
20:49dans cette zone
20:49autour des 450
20:50me paraît
20:51une bonne idée
20:52plus 1%
20:53ce matin
20:54pour ce titre
20:54LVMH
20:55à 465 euros
20:56et puis un dernier mot
20:57de Air Liquide
20:58qui résiste
20:59plutôt bien
21:00c'est vrai qu'une nouvelle fois
21:01ce titre Air Liquide
21:03est l'une des grandes valeurs
21:04défensives
21:05par excellence
21:06Oui Air Liquide
21:07on est clairement
21:08sur une valeur
21:08tout terrain
21:09qui a baissé
21:12depuis plusieurs mois
21:14on est là aussi
21:15le secteur de l'énergie
21:17est un secteur porteur
21:18à court
21:18moyen
21:19et même long terme
21:20il y a quelques jours
21:21je proposais
21:23ENGIE à l'achat
21:23Air Liquide
21:24c'est un peu
21:25la même thématique
21:27où là
21:28on a une valeur
21:29comme je le disais
21:29a pas mal
21:30baissé
21:31avec des niveaux
21:32de valorisation
21:33qui se sont bien dégonflés
21:34aussi
21:34des perspectives
21:35qui sont très bonnes
21:36et justement
21:38alors là
21:38c'est pas
21:38autant LVMH
21:39on est tout proche
21:40du niveau d'intervention
21:41Air Liquide
21:41c'est plutôt une zone
21:42autour des 156-158
21:44que je vise
21:45pour tenter quelque chose
21:46on est actuellement
21:47à 171
21:49donc il y a encore
21:49un petit peu de marge
21:51mais si jamais
21:51on revenait
21:52dans cette zone là
21:53c'est là où
21:53dans des phases de marché
21:54comme celle-ci
21:55avec beaucoup de nervosité
21:57parfois de la fébrilité
21:58il faut aller sur des valeurs
22:00qui offrent
22:00certaines garanties
22:01Air Liquide
22:01en fait partie
22:03dans la bonne thématique
22:04une belle valeur
22:04bien gérée
22:05avec de belles perspectives
22:06et l'idée c'est
22:07justement
22:08quand on revient
22:09en arrière
22:09parce que quand les marchés montent
22:11tout le monde veut un peu
22:11les mêmes valeurs
22:12et quand les marchés baissent
22:14et bien
22:14on se pose tous
22:15les mêmes questions
22:16et c'est justement
22:17c'est quand on revient en arrière
22:19et qu'on arrive sur des niveaux
22:20intéressants
22:21qu'il faut dérouler le plan
22:23et passer à l'action
22:24Merci beaucoup
22:25Mathieu Serra
22:25nous a accompagné ce matin
22:26un trader et fondateur
22:27de Galiléo Trading
22:28pour faire un point
22:29sur ce titre
22:30Air Liquide
22:30qui gagne un peu plus de 1%
22:32ce matin
22:33LVMH
22:34et donc le CAC 40
22:35le CAC 40
22:36qui accélère
22:36plus 1,6%
22:37nous sommes désormais
22:39à 7867 points
22:429h22
22:42en portefeuille
22:43comme chaque jour
22:44un coup d'œil
22:44sur les valeurs
22:45qui font l'actualité
22:46et ce matin
22:47c'est Alain Dubrul
22:48qui est avec nous
22:48par téléphone
22:49le directeur général
22:50délégué de
22:50Claresco Finance
22:51bonjour Alain
22:52dans un instant
22:53nous parlerons de
22:53Abivax
22:54qui a publié ses résultats
22:55en début de semaine
22:56et également de Pouch
22:57qui est en discussion
22:58avec l'américain
22:59Estée Lauder
22:59juste avant
23:00un mot sur la valeur
23:01qui fait l'actualité
23:02en ce moment
23:03il s'agit bien sûr
23:03de la Française
23:04de l'énergie
23:05qui a publié ses résultats
23:06hier et qui a également
23:07fait des annonces
23:07en début de semaine
23:08sur un gisement
23:10dans l'est de la France
23:11sur l'hydrogène
23:12et ça c'est quand même
23:13un tournant majeur
23:14pour ce titre en bourse
23:15qui gagne désormais
23:1750% depuis le début de l'année
23:19Oui bonjour Etienne
23:20alors sur Française
23:21de l'énergie
23:21il y a eu cette publication
23:23semestrielle hier soir
23:24donc ils sont encore
23:24un peu mous
23:25c'est la conséquence
23:26de la baisse des prix
23:27de l'énergie
23:27de divers retards
23:28qui étaient connus
23:29sur les projets français
23:30et aussi du coup
23:31de la montée en puissance
23:32de projets structurants
23:33dans l'hydrogène
23:34en Norvège
23:34mais l'essentiel
23:35n'est pas là en fait
23:36d'une part
23:37la société a rassuré
23:38depuis le début de l'année
23:39sur l'essor
23:39de sa production de gaz
23:40et d'électricité en France
23:42parce qu'elle a obtenu
23:43pas mal de nouveaux permis
23:43qui vont monter en puissance
23:45et puis il y a également
23:46de nombreux projets
23:48notamment en Norvège
23:49qui sont en cours
23:50de développement
23:50et qui devraient contribuer
23:51à la croissance
23:52dans les 18 prochains mois
23:53alors plus en 2027
23:54qu'en 2026
23:55mais on a un pipeline
23:56solide de ce côté là
23:58mais surtout
23:59comme vous le disiez
23:59la société a annoncé
24:00lundi dernier
24:01le succès d'un forage
24:02effectué en Lorraine
24:04alors c'est un forage profond
24:05jusqu'à 3655 mètres
24:07de profondeur
24:08afin d'identifier
24:09la présence
24:10et la possibilité
24:11d'exploiter
24:11de l'hydrogène natif
24:12l'idée c'est que l'hydrogène
24:14on en parle beaucoup
24:15mais il coûte très cher
24:16à produire notamment
24:16en raison des coûts
24:17d'énergie
24:18alors que là
24:19il s'agirait d'aller chercher
24:20de l'hydrogène
24:21présent dans le sol
24:21un peu comme le gaz
24:22ou le pétrole
24:23et ils ont confirmé
24:24que ce sondage
24:25indiquait une présence
24:26récurrente d'hydrogène
24:27naturel dissous
24:28sur plusieurs intervalles
24:30validant un système
24:31géologique actif
24:32profond
24:33et surtout reproductible
24:34alors outre
24:35qu'il y en a
24:36maintenant il va falloir
24:37qualifier combien
24:38comment on peut l'exploiter
24:39c'est encore
24:39pas mal de temps devant nous
24:41avant qu'on l'exploite
24:41vraiment
24:42mais ils ont associé
24:44des partenaires
24:45notamment
24:45avec des membranes
24:48pour pouvoir
24:49précisément
24:49effectuer ce tri
24:51récupérer l'hydrogène
24:52dans des conditions
24:53économiques
24:53et ça positionne
24:55la française de l'énergie
24:56comme l'acteur
24:56technologique dominant
24:57d'une filière naissante
24:58parce qu'en France
25:00ce projet
25:01va prendre un petit peu
25:01de temps
25:02il va falloir faire des études
25:03il va falloir obtenir des autorisations
25:04mais il y a d'autres pays
25:05dans le monde
25:06qui seraient intéressés
25:07par cette technologie
25:08notamment
25:09en Allemagne
25:10en Sars
25:10au Luxembourg
25:11mais aussi aux Etats-Unis
25:12où dans le Kansas
25:12il y aurait un projet
25:14qui pourrait utiliser
25:15cette technologie
25:16donc ce qui est intéressant
25:17dans la découverte
25:18annoncée cette semaine
25:19c'est non seulement
25:19le potentiel
25:20en Lorraine
25:21mais aussi la capacité
25:23pour FDE
25:24d'être un acteur
25:25de l'hydrogène renouvelable
25:27et qui pourrait être appliqué
25:28ailleurs
25:28et peut-être parfois
25:29plus rapidement
25:29qu'en France
25:31Malgré une hausse
25:31de 50%
25:32depuis le début de l'année
25:33on est toujours
25:33sur un repli
25:34de 30%
25:34depuis 2022
25:35est-ce que vous estimez
25:37aujourd'hui
25:38que ces bonnes nouvelles
25:39sur l'hydrogène
25:40sont dans les cours
25:41ou pas encore ?
25:42Disons que le titre
25:43après il est quand même
25:4443% en une semaine
25:45alors forcément
25:46il consolide un petit peu
25:47sur les résultats
25:48aujourd'hui
25:48mais objectivement
25:50si on résonne
25:50sur le potentiel
25:51à moyen terme
25:52c'est un titre
25:53qui offre encore
25:53une belle attractivité
25:54il y a toujours
25:55un peu un contraste
25:56entre les résultats
25:57publiés au semestre
25:58qui ont été plutôt décevants
25:59depuis un an et demi
26:00c'est ça qui a un peu
26:01pesé sur le titre
26:02à l'époque
26:02et des perspectives
26:03de croissance
26:05qui surtout
26:05dans les trois derniers mois
26:07se sont fortement confirmés
26:09et ont été très revus
26:10à la hausse
26:11A noter que
26:12Julien Moulin
26:12le président
26:13de la française
26:14de l'énergie
26:14sera dans
26:15Good Morning Market
26:16demain à 9h30
26:17nous reviendrons
26:17sur toutes ces annonces
26:19Abivax de son côté
26:20a publié ses résultats
26:21en début de semaine
26:22Alain Dubrul
26:23la trésorerie a rassuré
26:24c'est vraiment ce qu'il faut
26:25retenir de cette publication
26:28Oui et non
26:29je dirais qu'en fait
26:30il n'y avait pas beaucoup
26:31de grandes nouvelles
26:31dans ces résultats
26:32mais la principale nouvelle
26:33qui était attendue
26:35mais qui est positive
26:35c'est que la réunion
26:37du comité indépendant
26:38de surveillance
26:38et de suivi
26:39des données d'essai clinique
26:40ce qu'on appelle le DSMB
26:41dans leur grande étude
26:43en cours de phase 3
26:44sur la rectocolite
26:46hémorragique
26:46n'a identifié
26:47aucun nouveau signal
26:48de sécurité
26:49cela signifie
26:50que le traitement
26:51reste bien toléré
26:52sans effet indésirables
26:54majeurs
26:54par l'ensemble
26:54des patients de l'étude
26:56sachant que 90%
26:57d'entre eux
26:58ont déjà atteint
26:59les 44 semaines
27:00de suivi
27:00qui clôturent l'étude
27:01et que normalement
27:03on aura les résultats finaux
27:04à fin juin
27:05alors en effet
27:06la position de cash
27:07de 131 millions d'euros
27:08à fin décembre 2025
27:10est plutôt bien
27:12enfin même un peu
27:12au-dessus des attentes
27:13et la société a confirmé
27:15qu'elle permet toujours
27:16de financer
27:16tous les développements
27:18jusqu'à fin 2027
27:19en l'absence
27:20de chiffre d'affaires
27:20donc c'est vrai
27:21la société reste bien en phase
27:23avec son calendrier
27:24dont l'étape majeure
27:25rappelons-le
27:25c'est la publication
27:26des résultats finaux
27:27de l'étude
27:28à la fin du printemps
27:29ces résultats
27:30devraient permettre
27:31de valider
27:31les excellents résultats
27:32à 8 semaines
27:33qui ont été publiés
27:34en juillet 2025
27:35c'est ça qui a fait bondir
27:36le titre
27:36et si donc tout ça
27:38se confirme
27:39à fin juin
27:40ça ouvrira la voie
27:41à une demande
27:41de mise sur le marché
27:42pour ce produit
27:44donc dans la rectocolite
27:45hémorragique
27:45avec un démarrage
27:46des ventes
27:47en 2027
27:48rappelons que
27:48sur ce produit
27:49le pic de vente
27:50pourrait ultérieurement
27:51dépasser 3 milliards de dollars
27:53cette biotech
27:54c'était vraiment
27:54la star de l'année
27:56en 2025
27:56puisque le titre
27:57est passé
27:58de janvier 2025
27:59à 5-6 euros
28:01à plus de 120 euros
28:02au mois de décembre
28:04dans votre fonds
28:05Alain Dubrul
28:06dédié au Smolimic Cap
28:07vous aviez ce fonds
28:08à bivax
28:08aujourd'hui à 97 euros
28:10comment vous appréhendez
28:11cette biotech
28:12qui suscite visiblement
28:14l'intérêt
28:15de beaucoup
28:15de grands groupes
28:16on a parlé
28:17notamment
28:17ces dernières semaines
28:18de laboratoires américains
28:20qui pourraient être intéressés
28:21par un rachat d'abivax
28:23tout à fait
28:23ce qui est intéressant
28:24chez l'abivax
28:25c'est d'une part
28:25si ce produit
28:26enfin si les études
28:27confirment
28:28ce qu'on espère
28:29à fin juin
28:29on a un potentiel de vente
28:31qui est déjà considérable
28:32mais il faut rappeler aussi
28:33qu'en parallèle
28:35il y a une phase 2
28:35en cours
28:36sur la maladie de Crohn
28:37qui est une autre maladie intestinale
28:39qui utiliserait le même produit
28:40au béphazimode
28:41et donc on peut
28:42penser que si ça marche
28:44dans la rectocolite
28:45les probabilités
28:45que ça marche dans Crohn
28:46ne sont pas à 100%
28:47mais ne sont quand même pas nulles
28:49et ça fait
28:49la maladie Crohn
28:50à un potentiel
28:51encore supérieur
28:52à celui de la rectocolite
28:53donc on peut penser
28:54que
28:55lorsque ces résultats
28:57à fin juin
28:57seront
28:57on l'espère confirmés
28:59la société
29:00aura un profil
29:01très intéressant
29:01pour les big pharma
29:03qui regardent en ce moment
29:04et qui probablement
29:05attendent la confirmation
29:06des essais
29:07à fin juin
29:08pour se positionner
29:09donc oui
29:10la société
29:11a un profil
29:11très attractif
29:12pour une big pharma
29:13et si tout se passe bien
29:14dans les trois prochains mois
29:16la perspective
29:17d'une session
29:18ou en tout cas
29:18d'une offre intéressante
29:20pour les actionnaires
29:21d'Abivax
29:21se profile
29:22on est aujourd'hui
29:23autour de 100 euros
29:23alors c'est difficile
29:24de dire combien
29:25un gros acteur
29:26serait prêt à payer
29:27mais probablement
29:28on parle de 130
29:29150 euros
29:29par action
29:30ce ne serait pas inenvisageable
29:31donc oui
29:32pour l'instant
29:32je conserve
29:33un dernier mot
29:33de Pooch
29:34qui a gagné
29:35plus de 10%
29:35hier à la bourse
29:36de Madrid
29:37à l'inverse
29:38Estée Lauder
29:38a quand même perdu
29:3917% en deux jours
29:41avec donc
29:41ces deux acteurs
29:42qui discutent
29:43d'un éventuel rapprochement
29:45pour l'instant
29:45rien n'est fait
29:46alors d'un côté
29:47c'est assez amusant
29:48de voir quand même
29:49Estée Lauder
29:50qui s'effondre en bourse
29:50et de l'autre côté
29:51Pooch
29:52qui visiblement
29:53salue cette perspective
29:55oui alors il y a
29:56plusieurs raisons
29:57il faut savoir
29:57que le marché
29:58de la beauté
29:59est un peu compliqué
30:00en ce moment
30:01pourquoi
30:01parce que
30:01le marché
30:02la distribution sélective
30:04avec des produits
30:04des parfums
30:05relativement chers
30:06est actuellement
30:07un petit peu menacée
30:08par deux tendances
30:09une qui est sur des parfums
30:10de niche
30:11ultra haut de gamme
30:12mais qui ne sont pas
30:13forcément vendus
30:14dans des boutiques
30:14telles qu'on les connaît
30:15et d'autre part
30:17une parfumerie
30:17un peu plus accessible
30:18on ne pourrait pas dire
30:20fast fashion
30:20mais qui est sur des produits
30:23plus
30:23de l'usage quotidien
30:25moins cher
30:26et qui change
30:26assez souvent
30:27et au milieu
30:28le sélectif
30:29est un petit peu
30:30pris en étau
30:31et c'est du coup
30:32compliqué
30:32face à ça
30:33Estée Lauder
30:34et Puig
30:34sont deux groupes
30:35qui ont eu
30:36des difficultés
30:37notamment Estée Lauder
30:39d'Octivie 2022
30:40ils sont plutôt
30:40sur du haut de gamme
30:41mais ils ont des difficultés
30:43en Chine
30:43où globalement
30:44ils peinent à contrôler
30:46leur distribution
30:47il y a des produits
30:47qui se retrouvent vendus
30:48à moitié prix
30:48dans des supermarchés
30:49c'est compliqué
30:50dans le réseau traditionnel
30:51il y a un nouveau PDG
30:52qui cherche à remettre
30:53tout ça
30:53à transformer le groupe
30:55économie de coûts
30:56changement de la communication
30:58relance des marques phares
30:59notamment cliniques
31:00basculent à accélérer
31:01soit vers des canals
31:03de distribution
31:04type Amazon
31:04ou alors vers Sephora
31:06rationalisation de portefeuille
31:07etc.
31:08Et en même temps
31:09Puig
31:09Pouch
31:10eux ils sont cotés
31:12depuis 2022
31:14et ça se passe
31:15moins mal
31:16j'allais dire
31:16mais globalement
31:17la valorisation en bourse
31:18est assez faible
31:19et du coup
31:20ils auraient l'idée
31:21d'un rapprochement
31:21entre ces deux groupes
31:22finalement ça serait
31:23pouvoir lutter ensemble
31:25plus efficacement
31:26contre un marché
31:26qui est complexe
31:27en offrant finalement
31:29la deuxième acteur du secteur
31:32force de frappe renforcée
31:33meilleure maîtrise
31:34des achats
31:35de la distribution
31:35donc ça serait
31:36une opération
31:37plutôt défensive
31:38dans un marché
31:39un peu compliqué
31:40et pour l'instant
31:41le marché
31:42s'interroge
31:43alors Estée Lauder
31:44est plutôt vue
31:44comme l'acquéreur
31:45dans ce schéma
31:46même si ce sera
31:46probablement une fusion
31:47donc BES
31:48et Pouch
31:49qui était sur une valorisation
31:50en somme toute très faible
31:51en profite aujourd'hui
31:52mais à ce stade
31:53on sent que le marché
31:54n'est pas totalement convaincu
31:56un, que ça va se faire
31:57parce que pour l'instant
31:57ils ont dit
31:58que c'était exploratoire
31:59deux, sur la faisabilité
32:00même opérationnelle
32:01de cette fusion
32:01parce que ça serait
32:02quand même assez complexe
32:03vu un, la taille
32:04de ces deux sociétés
32:05et deux, vu les difficultés
32:07des marchés finaux
32:08en ce moment
32:08Pouch qui perd toujours
32:09près de 30%
32:10depuis sa première séance
32:11à Madrid
32:12en 2024
32:13merci beaucoup Alain Dubrulle
32:14de nous avoir accompagné
32:16ce matin
32:16directeur général délégué
32:17de Claresco Finance
32:18pour faire un point
32:19sur la française
32:20de l'énergie
32:21sur Abivax
32:22et donc sur cet éventuel
32:23rapprochement
32:24entre Estée Lauder
32:25et Pouch, les deux groupes
32:27qui confirment cette discussion
32:28même si pour l'instant
32:29bien sûr
32:29rien n'est acté
32:30très courte pause
32:31on se retrouve dans un instant
32:32nous parlerons du marché obligataire
32:33avec les équipes
32:34de Société Générale
32:35CIB
32:36avec cette envolée
32:37spectaculaire
32:38des taux longs
32:39mais également des taux courts
32:40depuis le conflit
32:41en Iran
32:41petite détente
32:42certes ce matin
32:43mais le 10 ans français
32:44reste toujours proche
32:45des 3,7%
32:47le 10 ans britannique
32:48est toujours à la porte
32:49des 5%
32:50la grande crainte
32:51c'est que les banques centrales
32:53remontent leurs taux
32:54face à un retour
32:55de l'inflation
32:56notamment en zone euro
32:57éclairage dans un instant
32:58et puis dans la dernière partie
33:00de l'émission
33:00nous serons avec
33:01Benoît Beugeot
33:01de ABN Amro
33:02et Laurent Chauderge
33:03de BDL Capital Management
33:04pour revenir donc
33:05sur ce tournant
33:06majeur ce matin
33:07avec les indices
33:08qui progressent
33:09visiblement les Etats-Unis
33:10ont envoyé une note
33:11à l'Iran
33:1215 points
33:12pour mettre fin
33:13à ce conflit
33:14les cours du pétrole baissent
33:15les indices actions
33:16et eux forcément
33:17sont en hausse
33:18on voit tout cela
33:18dans un instant
33:19à tout de suite
33:21BFM Business présente
33:24Good Morning Market
33:26Etienne Braque
33:27Deuxième partie
33:28de Good Morning Market
33:28est donc un rebond
33:29significatif
33:30des indices boursiers
33:31ce matin en Europe
33:32plus 1,6%
33:33pour le CAC
33:33et rente
33:34à 7 868 points
33:35plus 1,7%
33:36pour l'Eurostox 50
33:38à l'inverse
33:39les cours du pétrole
33:39sont en net baisse
33:40moins 6%
33:41pour le baril de Bren
33:42qui repasse
33:43sous les 100 dollars
33:4497 dollars
33:45quand le WTI
33:46est à 86 dollars
33:47les cours du gaz
33:48sont également
33:49en net baisse
33:50le TTF
33:50perd plus de 7%
33:52on repasse
33:52sous les 50 euros
33:53pour le mégawatt
33:54de gaz en Europe
33:55souvenez-vous
33:55la semaine dernière
33:56on tutoyait
33:56les 70 euros
33:57avec donc le marché
33:59qui préfère voir
33:59le verre à moitié plein
34:00plutôt qu'à moitié vide
34:01qui préfère espérer
34:03sur un scénario
34:04d'apaisement des tensions
34:05au Moyen-Orient
34:06avec Donald Trump
34:06qui persiste
34:07et qui signe
34:07qui indique que les Etats-Unis
34:09parlent avec les bonnes personnes
34:10en Iran
34:10oui le problème
34:11c'est qu'encore ce matin
34:12Téhéran dément
34:13toute négociation
34:14avec les Etats-Unis
34:15mais le marché croit
34:16à un espoir de paix
34:17d'autant plus
34:17que des médias israéliens
34:18parlent d'un éventuel
34:19cessez-le-feu d'un mois
34:21tout cela donc permet
34:22aux indices boursiers
34:23de reprendre des couleurs
34:24ce matin
34:24et à l'inverse
34:25donc des matières premières
34:26d'être à la baisse
34:29Quand le marché obligataire
34:31lui essaye de se stabiliser
34:33avec ce matin
34:34un 10 ans britannique
34:35qui est toujours proche
34:36des 5%
34:37du côté du 10 ans français
34:38nous sommes ce matin
34:39à 3,66
34:413,83 pour le 10 ans italien
34:43quand le 10 ans aux Etats-Unis
34:45est toujours proche
34:46des 4,3%
34:47Pour parler de ce marché obligataire
34:49c'est Adam Curpiel
34:50qui nous accompagne ce matin
34:51le responsable de la recherche taux
34:53de Société Générale CIB
34:55Bonjour Adam Curpiel
34:56un petit mot quand même
34:57sur les taux longs
34:59notamment
34:59c'est vrai que les 10 ans
35:00ce sont les taux de référence
35:02qui se sont envolés
35:03d'une façon spectaculaire
35:04depuis le début de ce conflit
35:07Oui bonjour
35:08effectivement on a eu
35:10un replacing très significatif
35:12de marché obligataire
35:13si on regarde les taux longs
35:15il faut quand même regarder
35:17les taux courts
35:17parce que les attentes
35:18des politiques monétaires
35:19sont en fait
35:20les plus importants
35:21déterminants
35:22des niveaux de taux obligataires
35:23y compris sur le marché
35:25du télang
35:26donc cette violence
35:27de retournement
35:28s'explique par le positionnement
35:29des marchés
35:31avant le début de la guerre
35:32qui reflétait
35:33leurs attentes
35:35excessivement biaisées
35:36à cette période-là
35:37en faveur
35:37des baisses de taux
35:38des banques centrales
35:39or la guerre en Iran
35:40a complètement renversé
35:41ces projections
35:42donc dès le début de l'année
35:43on avait en fait
35:44le marché d'action
35:45qui montrait des signes
35:46de fragilité
35:47ce qui rendait
35:47l'obligataire attractif
35:49et poussait
35:50les taux obligataires
35:50à la baisse
35:51et par conséquent
35:52on a fini
35:53fin février
35:53avec une situation
35:54où les attentes
35:55de baisse de taux
35:56qui étaient implicites
35:57dans les prix obligataires
35:58étaient devenues
35:59en fort contraste
36:00avec les économies
36:01plutôt résilientes
36:02avec les discours
36:03de banques centrales
36:04qui n'évalidaient pas
36:05un besoin
36:06d'assouplissement
36:07monétaires aussi significatifs
36:08donc fin février
36:09on avait les marchés
36:10qui s'attendaient
36:10à trois baisses de taux
36:11de la Fed
36:12cette année
36:12le marché s'attendait
36:14à une forte chance
36:15pour une baisse de taux
36:15de la part de la BCE
36:17maintenant avec la guerre
36:18en Iran
36:18on l'envole
36:19des prix d'énergie
36:21ces changements
36:21d'attente
36:22des banques centrales
36:22ont été drastiquement
36:24modifiés
36:24le marché n'attend plus
36:26aucune baisse de taux
36:26de la part de la Fed
36:27et le marché s'attend
36:28à deux voire
36:29même trois hausses
36:30de taux de la part
36:30de la BCE
36:32Avec une hausse
36:33que ce soit sur
36:34les taux courts
36:34mais également les taux longs
36:35de l'ordre de 50 points de base
36:37voire même plus lundi
36:38puisque pour rappel
36:39juste avant les tweets
36:40de Donald Trump
36:40on a un disant français
36:41qui était quand même
36:42au-delà des 3,8%
36:44on est sur un stress important
36:46est-ce qu'on est sur
36:47des mouvements de panique
36:48est-ce qu'on peut parler
36:48de panique
36:49sur ce marché obligataire
36:50Adam Curpiel ?
36:52Donc effectivement
36:53l'ajustement a été très fort
36:55aussi du point de vue
36:56historique
36:57de ce genre de choc
36:58dans le passé
36:59mais on ne peut pas encore
37:01parler d'une dynamique
37:02de panique
37:02donc si on regarde
37:03trois segments
37:03tout court, tout long
37:04et spread
37:05de taux courts
37:05donc on vient de les voir
37:08anticiper
37:08aucune hausse
37:10de taux de la Fed
37:11aucune baisse
37:12cette année
37:12et finalement
37:13ensuite peut-être
37:14une reprise de baisse
37:15l'année prochaine
37:15n'est pas une configuration
37:16de panique
37:17pareil pour la BCE
37:18anticiper deux hausses
37:19de taux
37:20nous maintiendrait toujours
37:21dans une zone
37:22que l'on pourrait qualifier
37:23de net
37:23ce n'est pas encore excessif
37:24si on regarde
37:25les taux longs
37:26effectivement on frôle
37:27les zones potentiellement
37:28dangereuses
37:29la France disant
37:29à 3,70
37:30avec des déficits primaires
37:32une croissance potentielle
37:33réelle inférieure
37:35à 1% probablement
37:37ce n'est clairement
37:37pas très bon
37:38pour la trajectoire
37:39de la dette publique
37:40anticipée
37:41sauf si le marché
37:42sous-estime peut-être
37:43fortement
37:44l'inflation à venir
37:45finalement si on regarde
37:46les spreads payés en Europe
37:47que ce soit la France
37:48ou l'Italie
37:49contre l'Allemagne
37:50les mouvements sont restés
37:51jusqu'à présent
37:52parfaitement en ligne
37:53avec les sentiments
37:54généraux du marché
37:55envers les risques
37:57il n'y a pas eu
37:58aucun effet
38:00si vous voulez
38:00amplificateur
38:01lié à une perception
38:02accrue du risque
38:03souverain en tant que tel
38:04les primes de terme
38:05également sont restées
38:06relativement stables
38:08globalement
38:09sur l'obligataire
38:10Adam Curpiel
38:11vous êtes responsable
38:12de la recherche taux
38:12chez Société Générale CIB
38:14là depuis 3 semaines
38:15et cette remontée
38:16du marché obligataire
38:18quelle est votre stratégie
38:19comment aujourd'hui
38:20vous arbitrez un petit peu
38:21vos portefeuilles
38:23donc dans ce contexte
38:25de très forte volatilité
38:26nous restons prudents
38:28défensifs et tactiques
38:30trois observations
38:31donc nous restons
38:32quand même toujours
38:32baissiers sur l'obligataire
38:35dans le mois à venir
38:36nous anticipons
38:37que les rendements
38:38vont continuer à monter
38:39ce qui in fine
38:40permettra des meilleurs
38:41niveaux d'entrée
38:42sur les taux longs
38:44on observe généralement
38:44un pic aux alentours
38:45de la première hausse
38:46des taux de la BCE
38:47donc si effectivement
38:47la BCE
38:48devait s'orienter
38:49vers une hausse de taux
38:50plus tôt que prévu
38:51donc peut-être déjà
38:51au mois de juin
38:52on devrait avoir
38:53de bons niveaux d'achat
38:55à ce moment-là
38:55sur les courbes de taux
38:57on devrait rester plat
38:58peut-être même
38:59des courbes pourraient s'inverser
39:01tout cela en fonction
39:01des attentes
39:02des hausses de taux
39:03effectivement
39:03et cela rendra
39:05les obligations à taux variable
39:07indexées
39:08aux taux longs
39:09attractives
39:09parce qu'elles vont bénéficier
39:10de ces niveaux plats
39:11ou peut-être même
39:13inverser des courbes de taux
39:14et sur les spreads
39:15avec les spreads
39:16pays plus large
39:17on pense qu'ils offriront
39:19de bonnes opportunités
39:20d'achat
39:20une fois le calme revenu
39:22ce n'est pas encore le cas
39:23Merci beaucoup
39:24Adam Curpiel
39:25pour cet éclairage
39:25je rappelle que vous êtes
39:26responsable de la recherche
39:27taux chez Société Générale
39:28CIB
39:28pour ce focus
39:29donc sur les souverains
39:31européens
39:319h40
39:32tout de suite
39:32c'est l'heure
39:33du face à face
39:34Deux acteurs de marché
39:36avec ce matin
39:37Benoît Bejoch
39:38stratégiste quantitatif
39:39chez ABN Amro IS
39:40Bonjour Benoît Bejoch
39:41Merci de nous accompagner
39:42ce matin
39:43en compagnie de Laurent Chauderge
39:44membre du comité d'investissement
39:45de BDL Capital Management
39:46Bonjour Etienne
39:47Bonjour Laurent
39:48Merci également
39:48de nous accompagner
39:49ce matin
39:50alors que le marché action
39:51rebondit violallement
39:53marché action
39:54qui continue de se faire
39:55baloter
39:56Laurent Chauderge
39:57au gré des annonces
39:58de Donald Trump
39:59alors là
40:00Donald Trump
40:00laisse sous-entendre
40:01qu'un accord de paix
40:02est proche
40:03un petit peu comme lundi
40:04avec son tweet
40:04le problème c'est que
40:05Téhéran dit non non
40:06pas du tout
40:07mais le marché
40:07reste quand même
40:08résolument optimiste
40:09comme depuis le début
40:10de ce conflit d'ailleurs
40:12Je pense que le marché
40:13continue à anticiper
40:14que le conflit
40:16ne peut pas durer
40:16très longtemps
40:18notamment parce que
40:19je pense qu'il anticipe
40:20que l'Iran
40:22est un peu à bout de souffle
40:23avec la dépréciation
40:25massive de sa devise
40:26l'inflation
40:27qui est en hausse de 60%
40:28dans le pays
40:29donc il pense que
40:30c'est assez limité
40:31et aussi parce que
40:32on disait avant
40:33de prendre l'antenne
40:34mais ce conflit géopolitique
40:36ce qu'il a de différent
40:36par rapport à d'autres
40:37conflits historiques
40:38c'est qu'en général
40:39ça reste circonscrit
40:40à la zone
40:41de frappe
40:42et là
40:43à cause du blocus
40:44du détroit d'Hormuz
40:44ça devient un conflit
40:45ou en tout cas
40:46ça a des impacts mondiaux
40:48je vous donne un exemple
40:49on était hier
40:49avec des experts
40:51notamment
40:52qui sont basés en Asie
40:53et qui nous disent
40:54que ça y est
40:56ça commence à gripper
40:57toute l'économie
40:57toutes les chaînes
40:58d'approvisionnement
40:59notamment parce que
41:00c'est de plus en plus
41:01difficile de livrer
41:02des marchandises
41:03d'Europe en Asie
41:04à cause de toutes
41:05les lignes aériennes
41:06qui commencent à être bloquées
41:07donc il y a moins de trafic
41:09et surtout
41:09ce qui est intéressant
41:10et les experts
41:13apparenter ça un peu
41:13au Covid
41:14c'est qu'en Asie
41:15qui est très importateur
41:16de pétrole
41:17il y a des restrictions
41:18désormais sur les voyages
41:19donc de plus en plus
41:20de gens sont incités
41:21à rester chez eux
41:22en télétravail
41:23à moins voyager
41:24et donc on voit bien
41:25que si ça dure
41:26ça aura un impact
41:27sur l'économie mondiale
41:28et les premiers PMI
41:30qui ont été publiés
41:31en zone euro
41:31mais aussi aux Etats-Unis
41:32ont commencé à montrer
41:33des signes de fragilité
41:35que ce soit sur la hausse
41:36des prix des intrants
41:37sur les délais de livraison
41:38dans la chaîne logistique
41:39ça commence à se voir
41:40néanmoins
41:42je pense que c'est
41:43c'est inéluctable
41:43chaque jour qui passe
41:44augmente la probabilité
41:46au moins d'un ralentissement
41:47économique
41:48voire d'une récession
41:50donc nous on a un peu
41:51acté ce scénario
41:52depuis quelques semaines
41:53et ce qu'on a fait
41:54c'est plutôt réduire
41:55l'exposition au marché
41:57d'action
41:57et réduire aussi
41:58l'exposition au secteur
41:59bancaire
42:00le baril de pétrole
42:01est ce matin
42:02à 98 dollars
42:03pour le Brent
42:0487 dollars
42:05pour le WTI
42:07pour rappel
42:07on était à 60-70
42:08en début d'année
42:09donc c'est vrai
42:10qu'on est passé
42:11de 120 à 98
42:12Benoît Bejoque
42:13mais on est toujours
42:13sur des prix
42:14qui sont élevés
42:15par rapport au mois
42:16de février
42:18avec un impact
42:19pour les entreprises
42:19qui sera sûrement
42:20pas neutre
42:21là aussi
42:22c'est clair
42:23alors après
42:24ce qu'on a vu
42:24dans le marché
42:26au sens général
42:26pour le moment
42:27c'est qu'il y a une réaction
42:29plutôt rationnelle
42:30alors c'est vrai
42:30complètement globalisé
42:31ce que vous disiez
42:32mais plutôt rationnelle
42:33dans le sens
42:33où celles qui sont
42:34le plus dépendantes
42:35les régions qui sont
42:36le plus dépendantes
42:37de ces hausses
42:37du prix du baril
42:38de ces hausses
42:38du prix du gaz
42:39sont celles qui ont
42:40le plus souffert
42:40on a vu quelque chose
42:41d'assez efficient
42:42à ce moment-là
42:42donc Asie et Europe
42:43ont le plus souffert
42:44tandis que les Etats-Unis
42:45ont été le plus résilients
42:47ce qui se passe
42:48au niveau des entreprises
42:49c'est que pour le moment
42:49on constate qu'il n'y a pas eu
42:51de
42:52comme on dit
42:53de re-rating
42:53c'est-à-dire de correction
42:54à la baisse
42:55sur les marges
42:56et quand on regarde
42:57les BPA
42:58forward
42:58donc les BPA anticipés
43:00les bénéfices par action
43:00il y a toujours
43:01un momentum
43:02qui est plutôt positif
43:03et on est toujours
43:03dans cette logique de marché
43:04qui est de dire
43:05le conflit
43:06ne va pas forcément durer
43:07tout ceci est encore gérable
43:09et au niveau des marges
43:10ça va rester gérable
43:11malgré la hausse
43:12des prix de l'énergie
43:13notamment pour les entreprises
43:15américaines
43:15encore ce matin
43:16les cours du gaz
43:17sont sur des plus bas
43:17de trois semaines
43:18ce qui n'est pas le cas
43:19en Europe
43:20puisque avant le conflit
43:21on était aux alentours
43:22des 30 euros
43:22et le mégawatt
43:23certes ce matin
43:23on est sur une baisse
43:24de 8%
43:24mais on est toujours
43:25au-delà des 50 euros
43:26donc les Etats-Unis
43:27le fait de produire
43:29du pétrole et du gaz
43:30devrait limiter la casse
43:32pour les entreprises américaines
43:33c'est ça le message ?
43:34Forcément la dépendance
43:35est moindre aux Etats-Unis
43:37et c'est d'ailleurs
43:37pour cela qu'on pense aussi
43:38qu'au niveau de la croissance américaine
43:40ça va forcément être
43:40beaucoup plus résilient
43:41mais aussi parce qu'aux Etats-Unis
43:43il y a des facteurs
43:44assez importants
43:45qui étaient là
43:46avant le conflit
43:46notamment la productivité
43:48la capacité des entreprises américaines
43:50à pouvoir maintenir
43:51leur marge
43:52même quand les prix augmentent
43:54donc on est dans des situations
43:55inflationnistes
43:56et c'est ce que le marché
43:58voit encore pour le moment
43:59c'est-à-dire que
44:00à ce stade
44:01les entreprises américaines
44:02peuvent encore se permettre
44:03éventuellement de renier
44:04un peu leur marge
44:04elles les ont tellement maintenues
44:05elles ont tellement joué
44:06sur le pricing power auparavant
44:07que même en cas
44:09d'un rebond de l'inflation
44:10ça ne devrait pas être dramatique
44:12et c'est d'ailleurs
44:12ce qu'on voit notamment
44:13comme je le disais
44:13sur les anticipations
44:15de earnings
44:15On est quand même
44:16sur un changement majeur
44:17en début d'année
44:18les investisseurs
44:19alors c'est une certaine
44:20forme de consensus
44:21bien sûr
44:22il faut voir un petit peu
44:24tout cela au sens large
44:25miser sur l'Europe
44:26sur les marchés émergents
44:28et là depuis le début
44:29de ce conflit
44:30c'est l'Europe
44:31et les émergents
44:32qui reculent le plus
44:33et à l'inverse
44:33Wall Street
44:34qui résiste le mieux
44:35et c'est pour les raisons
44:36également qu'on vient d'évoquer
44:38c'est-à-dire que
44:38par la nature
44:39de l'économie américaine
44:40mais aussi le fait
44:41que les marchés américains
44:42sont aussi plus concentrés
44:43en tech
44:44donc forcément
44:44des valeurs qui sont
44:45moins sensibles
44:46à un choc énergétique
44:48directement
44:48donc jouent en faveur
44:49des US
44:49donc on a effectivement
44:50vu des flux
44:51de l'Europe
44:51et des émergents
44:52vers les Etats-Unis
44:53mais c'est même
44:54plus général que ça
44:55quand on regarde
44:56un petit peu
44:56ce qui avait bien marché
44:57jusqu'au conflit
44:58on a vu une rotation
44:59et une sorte
45:00de dé-risking
45:02c'est-à-dire
45:02les investisseurs
45:03se sont séparés
45:05de ces valeurs-là
45:06pour aller vers des valeurs
45:07qui avaient un petit peu
45:07moins marché
45:08depuis le début de l'année
45:08et notamment sur les régions
45:09ça implique des flux
45:10vers les Etats-Unis
45:11avec des doutes
45:12qui sont quand même
45:12toujours là
45:13sur l'intelligence artificielle
45:15on aura peut-être
45:15l'occasion d'en reparler
45:16à la fin de nos échanges
45:18Laurent Chauder
45:19est-ce que chez vous
45:20vous remettez un petit peu
45:21en cause aujourd'hui
45:22ce thème européen
45:23c'est vrai qu'en début d'année
45:24il y avait un focus
45:25très fort sur l'Europe
45:27sur le plan de relance allemand
45:29on en parlait précédemment
45:30la remontée du Bund
45:31à 3%
45:32ou encore du 10 ans français
45:33à 3,7
45:33change la donne
45:35non ça change la donne
45:35sur la reprise
45:37économique européenne
45:38attendue
45:38je pense que ça va être
45:39moins fort que prévu
45:40le plan allemand
45:41est toujours là quand même
45:41mais ça va être
45:42moins fort que prévu
45:43on voit que les économistes
45:44commencent à dégrader
45:45un petit peu
45:45les croissances de PIB
45:46mais il y a deux choses
45:47intéressantes quand même
45:49premièrement
45:49on parlait des flux
45:50et en fait
45:51si on regarde en détail
45:52les flux sur les actions
45:52européennes
45:53ce qui s'est passé
45:54depuis le conflit
45:55c'est que
45:57les fonds domestiques
45:59c'est à dire
45:59les fonds basés en Europe
46:00ont plutôt été vendeurs
46:01d'actions européennes
46:02mais les fonds étrangers
46:03plutôt acheteurs
46:03donc cette tendance structurelle
46:05de dire
46:06ces grands fonds de pension
46:07etc étrangers
46:08sont surexposés
46:09aux Etats-Unis
46:09et doivent progressivement
46:11réduire un petit peu
46:12on voit que là
46:13ils profitent
46:14de la baisse de l'Europe
46:14pour continuer
46:15à légèrement réduire
46:17l'exposition américaine
46:19donc cette tendance structurelle
46:20et deuxième chose
46:20à ne pas oublier
46:21c'est que
46:22quand on en a parlé
46:23un petit peu
46:23sur les bénéfices
46:24par action
46:25du marché européen
46:25quand on regarde
46:26ce qui s'est passé
46:27en 2022
46:28quand les prix du gaz
46:29étaient bien plus élevés
46:30que ce qu'ils sont actuellement
46:31finalement
46:32en 2022
46:32les bénéfices
46:34étaient en croissance
46:35en fait
46:35par rapport à 2021
46:36et 2023
46:37étaient stables
46:37parce que notamment
46:38dans les indices européens
46:39n'oubliez pas
46:40qu'il y a des BP
46:41des Shell
46:41des Total
46:42l'énergie
46:42qui eux
46:43vont faire
46:44beaucoup plus de profit
46:44qui ont un poids
46:46dans ces indices
46:46beaucoup plus grand
46:47que dans l'économie européenne
46:48et donc ça maintient
46:49les bénéfices par action
46:51du marché européen
46:52à des niveaux corrects
46:52donc ça veut dire
46:53que le risque à la baisse
46:55fort des bénéfices
46:56sauf s'il y en a
46:56une récession mondiale
46:57est moins important
46:59que ce qu'on peut imaginer
46:59au départ
46:59à partir de ce constat
47:01quels sont aujourd'hui
47:02les secteurs
47:02que vous privilégiez
47:03en Europe
47:04Laurent Chauderge
47:04donc nous
47:05on a plutôt eu tendance
47:06à augmenter
47:08le poids
47:09des secteurs
47:10qui sont un peu plus défensifs
47:11donc on avait déjà
47:11du médical
47:12on a augmenté
47:13le médical
47:14on avait de la consommation
47:15courante qu'on a gardé
47:16on a racheté
47:17sur des baisses
47:18des dossiers
47:19dans l'infrastructure
47:20comme Vinci
47:21comme Saint-Gobain
47:22par exemple
47:22et en revanche
47:23ce qu'on a continué
47:24à réduire
47:25on n'en a plus du tout
47:26c'est les banques
47:27et ça on ne revient pas
47:28pour l'instant
47:29parce que chaque jour
47:30que le conflit
47:31dure
47:32la récession
47:33comme ils disent
47:33augmente potentielle
47:34et les banques
47:35sont très cycliques
47:36et donc si jamais
47:37ça venait à durer
47:37elles devraient souffrir
47:38en premier
47:39et c'était le secteur fort
47:40en plus de l'année
47:422025
47:42en Europe
47:43tout le monde
47:44voulait acheter
47:44ces secteurs
47:45oublions pas aussi
47:45que chaque jour
47:46qui passe
47:46il y a des mauvaises nouvelles
47:47sur tout ce qui est
47:48crédit privé
47:49notamment aux Etats-Unis
47:50les fonds sont obligés
47:51de bloquer les retraits
47:52alors notre analyse
47:53là-dessus
47:54c'est que l'essentiel
47:55du problème
47:55est aux Etats-Unis
47:5685% du problème
47:57du crédit privé
47:58est aux Etats-Unis
47:59mais on ne sait pas
48:00exactement ce qu'il y aura
48:01aussi en Europe
48:02on ne sait pas
48:02où sont logés
48:03les problèmes
48:03on a vu Deutsche Bank
48:04dans son rapport annuel
48:05il y a deux semaines
48:06annoncer quand même
48:0730 milliards d'exposition
48:08au private credit
48:08donc il y aura quand même
48:09des sujets en Europe
48:10et donc ça laisse
48:11un peu une chape de plomb
48:12quand même sur le secteur aussi
48:13un marché estimé
48:14à 2000 milliards de dollars
48:16ce marché du crédit privé
48:17Benoît Bejoque
48:18largement aux Etats-Unis
48:20cette part des 2000 milliards
48:22elle est largement
48:23aujourd'hui exposée
48:24au marché américain
48:27Apollo et Ares
48:28deux géants du crédit privé
48:30ont à leur tour
48:30bloqué
48:31en tout cas limité
48:32les retraits
48:33sur leurs fonds
48:33de crédit privé
48:34comme Blackstone
48:35comme BlackRock
48:35ces derniers jours
48:37la grande crainte
48:38là aussi
48:39comme vous l'avez souligné
48:40Laurent Chauder
48:40c'est de voir
48:41si les banques
48:42sont impliquées
48:42les assureurs
48:43également
48:45Oui en fait
48:45ce qui est très délicat
48:46avec la dette privée
48:48c'est que
48:48c'est que c'est très opaque
48:49et du coup
48:50on a du mal à cerner
48:51et à voir les interconnexions
48:52qui peuvent exister
48:53entre les banques
48:54plus classiques
48:55les institutions
48:56plus classiques
48:57et ce marché là
48:58néanmoins
48:59quand on regarde
49:00le marché au global
49:01c'est vrai qu'il est
49:01beaucoup plus concentré
49:02sur les Etats-Unis
49:03et le risque
49:05n'est quand même
49:06pas systémique
49:07on ne parle pas
49:09de marchés aussi importants
49:10que ça aurait pu être le cas
49:10au moment
49:11de la globale
49:12crise financière
49:13en 2008
49:14et on peut même
49:15se poser les questions
49:16sur les fondamentaux
49:17de ces retraits
49:18assez importants
49:19c'est-à-dire que
49:20tout ça part quand même
49:20de cette disruption
49:22on en avait parlé
49:22la dernière fois
49:23de cette disruption
49:23d'intelligence artificielle
49:24du fait que
49:25cette dette privée
49:26concerne beaucoup
49:26les boîtes de software
49:27et donc potentiellement
49:28il peut y avoir
49:29des problèmes de financement
49:30à ce niveau là
49:32c'est pas dit forcément
49:33c'est quand même
49:34de la spéculation
49:35et il y a eu
49:35des retraits massifs
49:37le risque pour nous
49:38reste pour le moment
49:38assez limité
49:39sur ce marché là
49:40l'intelligence artificielle
49:41avec
49:42c'est vrai
49:43depuis le début de l'année
49:44des craintes
49:44sur le secteur
49:45des softwares
49:46alors là
49:46ça sera bientôt
49:47des résultats trimestriels
49:48d'ici 15 jours
49:493 semaines
49:49ça sera là aussi
49:50un grand moment
49:51pour tous ces acteurs
49:52technologiques
49:53qui souffrent en bourse
49:54même les plus gros acteurs
49:55quand vous regardez
49:55Microsoft
49:56on est sur une baisse
49:57de quasiment 30%
49:58depuis le mois d'octobre
49:59novembre
50:0020% depuis le début de l'année
50:01avec des craintes
50:02sur OpenEI
50:02sur les capacités
50:03d'investissement
50:04on en parle beaucoup moins
50:05avec la guerre en Iran
50:06mais ces craintes persistent
50:08forcément
50:09et ça risque d'être
50:10le thème d'ailleurs
50:11tout au long
50:11de 2026
50:13c'est à dire qu'en fait
50:14il y a
50:15il y a presque deux camps
50:16c'est presque binaire
50:17il y a ceux qui croient
50:17à des gains de productivité
50:19assez fous
50:19liés à l'intelligence artificielle
50:21qui du coup
50:22impliquerait
50:22que toutes ces dépenses
50:23d'investissement
50:24qui ont augmenté
50:25vont trouver preneur
50:26et vont avoir en fait
50:26au final une demande
50:28vont rencontrer
50:28une demande derrière
50:29et donc ça va être bénéfique
50:30pour ces entreprises là
50:31et dans ce même camp
50:33il y a en fait
50:33ce côté là
50:34de se dire
50:34est-ce que
50:36certaines entreprises
50:37vont être disruptées
50:38par cette intelligence artificielle
50:39mais il y aura forcément
50:40des gagnants
50:41et c'est pour ça
50:41que nous on pense
50:42que là c'est très important
50:43d'être du côté actif
50:45sur les acteurs majeurs
50:47notamment Microsoft
50:48et les Magnificent Seven
50:49au sens large
50:50qui sont plutôt bien placés
50:51on ne voit pas trop
50:52de risques
50:53et sur tout ce qui est
50:54l'industrie du software
50:55effectivement
50:56il y a déjà des acteurs
50:57qui sont plutôt bien positionnés
50:59et il faut être sélectif
51:01là-dessus
51:01sur ce secteur-là
51:02avec pour l'instant
51:03une surperformance
51:04des acteurs
51:05des semi-conducteurs
51:06c'est vrai que Nvidia
51:07tient très bien
51:08c'est le cas également
51:08de TSMC
51:09ou d'autres acteurs
51:10à court terme
51:11vous continuez de privilégier
51:12ce segment
51:13des semi-conducteurs
51:14plutôt que les utilisateurs
51:15de l'IA
51:16ou les vendeurs
51:17d'intelligence artificielle
51:18de solutions software
51:20pour le moment
51:20c'est le cas
51:21effectivement
51:22parce qu'en fait
51:22c'est des acteurs
51:23qui sont positionnés en amont
51:24dans la chaîne de valeur de l'IA
51:25qui vont être très difficiles
51:26à rattraper
51:27parce qu'on parle vraiment
51:27de hardware
51:28là où tous ceux
51:29qui sont sur le software
51:30directement
51:31ça peut forcément
51:32se faire disrupter
51:33de façon plus rapide
51:35et quand on regarde
51:36effectivement
51:36les gros acteurs
51:37qui marchent plutôt bien
51:38ASML
51:39TSMC
51:40Inix
51:41Samsung
51:41ce genre d'entreprises
51:42qui sont quand même
51:43très bien positionnées
51:44et il faudra énormément de temps
51:46avant de voir
51:47de nouveaux acteurs
51:48venir les concurrencer
51:49donc effectivement
51:49on privilégie ces valeurs-là
51:50il faudra également suivre
51:52cet été
51:52la probable introduction
51:53de la société
51:55de Elon Musk
51:55puisqu'il prévoit
51:57de mettre en bourse
51:57SpaceX
51:58mais également XEI
51:59ou encore Starlink
52:00les informations de presse
52:01évoquent qu'aujourd'hui
52:02tout cela pourrait être valorisé
52:04plus de 75
52:05non
52:06pour élever 75 milliards de dollars
52:08et une valorisation
52:08qui pourrait frôler
52:09les 1000 milliards de dollars
52:11l'intelligence artificielle
52:12le renchaudeur
52:13chez BDL
52:13c'est vrai qu'on ne peut pas
52:14passer à côté de cette thématique
52:15qui a quand même été
52:16une thématique très importante
52:17pour le S&P
52:18pour le Nasdaq
52:19l'an passé
52:20on n'est pas surpris
52:21de la baisse
52:22on en a parlé ensemble
52:23sur ce plateau
52:23dès le mois de septembre
52:25octobre l'année dernière
52:26on disait qu'on n'avait pas
52:27d'exposition à l'intelligence artificielle
52:29on disait qu'il y avait
52:30des signaux d'alerte
52:30sur les mécaniques de financement
52:33notamment
52:33on donnait l'exemple
52:34du financement
52:35de l'énorme data center
52:36de Meta
52:37sur l'île de Manhattan
52:39et on montrait
52:41à quel point
52:41il y avait de la dette cachée
52:42etc
52:43donc pour nous
52:43ce n'est pas
52:44une surprise
52:46ce qui a été intéressant
52:47et l'opportunité
52:48qu'on y a vu très temporaire
52:49c'est ce qu'on parlait
52:50des logiciels notamment
52:51le marché est devenu
52:52très manichéen
52:53soit on meurt
52:54soit on vit
52:55et donc il y a des dossiers
52:56qui ont perdu 40-50%
52:58en l'espace de quelques mois
52:59et nous le travail
53:00qu'on a fait
53:00c'est de regarder
53:01sur une grille d'analyse
53:03il y a des fonctionnalités
53:04d'un logiciel
53:04qui sont très disruptées
53:06comme on disait
53:06et d'autres beaucoup moins
53:07donc par exemple
53:08si le logiciel
53:09l'essentiel de sa valeur
53:10c'est de faire des beaux graphiques
53:12effectivement
53:12on a vu que Claude
53:13pouvait le faire
53:13beaucoup plus rapidement
53:14beaucoup moins cher
53:15et beaucoup mieux
53:16par contre il y a d'autres types
53:17de fonctionnalités
53:18quand vous avez des données
53:19propriétaires ou exclusives
53:20quand vous avez un tel ancrage
53:22chez le client
53:22qu'il ne peut pas vous sortir
53:24du jour au lendemain
53:25où là vous n'êtes pas disrupté
53:27et là votre cours de bourse
53:28a perdu 40-50%
53:29et là il y a probablement
53:30un excès
53:30donc on a rentré
53:32certains dossiers
53:33certaines entreprises
53:33sur cette thématique
53:35dans le dernier mois
53:36en fait
53:37il y a une performance
53:38également qui a été
53:39non négligeable
53:39pour les fonds
53:40qui avaient des options
53:42c'est notamment le cas
53:42chez BDL
53:43vous avez une stratégie
53:44où vous êtes à la fois long
53:46et à la fois short
53:47sur certaines positions
53:49c'est des stratégies
53:50qui fonctionnent bien
53:50lors de mouvements
53:52comme en ce moment
53:52d'incertitude
53:53de volatilité
53:54est-ce que sur une stratégie
53:56à un peu plus long terme
53:57c'est la stratégie gagnante ?
53:59Alors ça peut aussi marcher
54:01dans des phases de hausse
54:02l'année dernière
54:02cette stratégie-là
54:03a monté d'à peu près 18%
54:06donc je pense que
54:07sur longue période
54:07le gros avantage
54:08de cette stratégie
54:09c'est que quand vous avez
54:10des gros cracks
54:10ça amortit vraiment
54:11c'est-à-dire que
54:12si vous prenez cette stratégie
54:13sur 20 ans
54:14parce qu'elle a 20 ans
54:14chez nous
54:14il y a eu 6 grands cracks
54:16boursiers
54:17où la bourse a perdu 30%
54:19sur ces 6 grands cracks
54:20en moyenne
54:21cette stratégie perd 10
54:22donc vous amortissez beaucoup
54:23et comme vous êtes quand même
54:24exposé au marché d'action
54:25vous rebondissez aussi
54:26donc en fait
54:26vous récupérez votre mise
54:27plus rapidement
54:28qu'avec un ETF classique
54:30je veux dire
54:31Du côté de ABN Amro
54:33IS
54:33Benoît Bejoque
54:34quels sont les grands sujets
54:36que vous allez suivre
54:36le mot de la fin
54:37dans les prochains jours
54:38les prochaines semaines
54:39en dehors bien sûr
54:40comme on le voit depuis
54:42plusieurs jours maintenant
54:43les cours du pétrole
54:44qui sont vraiment
54:45le driver de tous les marchés
54:46que ce soit obligataire
54:47devise ou encore action
54:49Pour nous
54:50on a
54:50jusqu'à présent
54:51on a réorienté
54:53régionalement
54:53vers les Etats-Unis
54:54qui ont été un peu plus résilients
54:55et le tout
54:56va s'agir désormais
54:57de trouver des nouveaux
54:59points d'entrée
54:59on est quand même
55:00dans un scénario
55:00où le conflit
55:01notre scénario principal
55:02c'est que le conflit
55:03viendrait à ne pas s'éterniser
55:04et que des solutions
55:05on va déboucher sur des solutions
55:07assez rapidement
55:08et donc on va chercher
55:09des points d'entrée
55:09notamment sur ce qui est
55:11des émergents
55:12qui pour nous ont toujours
55:13des fondamentaux
55:15des facteurs structurels
55:16toujours importants
55:17et on pense qu'il peut y avoir
55:18à des moments
55:19comme c'est une zone géographique
55:21qui a été très vendue
55:22depuis le début du conflit
55:23il peut y avoir
55:24quand on voit
55:24si on voit une stabilisation
55:26du prix du baril
55:26si on voit des taux
55:27qui se normalisent légèrement
55:28on pourra revenir
55:29sur les émergents
55:30que ce soit du côté action
55:31mais également
55:32sur le côté de la dette émergente
55:33qu'on avait légèrement coupée
55:34avant le conflit
55:35et on pourrait revenir
55:36sur cette zone-là
55:37Merci à tous les deux
55:39pour cet éclairage
55:40Benoît Bejoque
55:40donc stratégiste quantitatif
55:41chez ABN Amro
55:42IS et Laurent Chauder
55:43je suis membre du comité
55:44d'investissement
55:44de BDL Capital Management
55:46le CAC 40 reprend
55:47donc plus de 1,5%
55:48ce matin
55:49au-delà des 7800 points
55:517853 points
55:52avec donc des espoirs de paix
55:53du côté du Moyen-Orient
55:55des informations de presse
55:55qui évoquent
55:56un cessez-le-feu
55:56d'un mois
55:57pourrait voir le jour
55:58et puis surtout
55:59Donald Trump
56:00qui persiste
56:00et qui signe
56:01en disant
56:01qu'il parle aux bonnes personnes
56:02avec l'Iran
56:03pour mettre fin
56:04à ce conflit
56:059h57
56:06dans un instant
56:06vous allez retrouver
56:07les experts
56:08avec Raphaël Legendre
56:09quel est le programme
56:10des experts aujourd'hui ?
56:11On va décrypter
56:13la note de conjoncture
56:15publiée hier
56:16par l'INSEE
56:17qui nous dit
56:17beaucoup de choses
56:18sur les semaines
56:19et les mois à venir
56:20et les nouvelles
56:20ne sont pas forcément
56:22réjouissantes
56:22chômage
56:23et inflation en hausse
56:25pouvoir d'achat
56:26et croissance
56:27en baisse
56:28alors faut-il craindre
56:29une flambée des prix
56:30pourquoi l'impact
56:31de l'IA
56:32est moins important
56:33en France
56:35on parlera
56:35véhicules électriques
56:36avec peut-être
56:38un rebond
56:39du Made in France
56:40tout ça
56:40c'est dans la note
56:40de conjoncture
56:41et puis
56:41on terminera
56:43en examinant
56:44l'accord
56:45qui a été passé
56:46l'accord commercial
56:47entre l'Union Européenne
56:49et l'Australie
56:50ça a été signé hier
56:51voilà le programme
56:52des experts
56:5310h-11h
56:5411h tout pour investir
56:55avec Antoine Lerigauderie
56:56puis vous suivez bien sûr
56:56la séance américaine
56:57dans BFM Bourse
56:58avec Guillaume Sommerer
56:59pour l'instant
56:59les futurs américains
57:00sont en net
57:01hausse plus 1%
57:02pour le Dow Jones
57:03ou encore
57:03pour le Nasdaq
57:05du côté des corps du pétrole
57:06on est donc sur une baisse significative
57:08le baril de Brent repasse
57:09sous les 100 dollars
57:1098 dollars
57:11moins 5%
57:12quand les corps du gaz
57:13en Europe
57:13c'est plus de 8%
57:1449 euros
57:15pour le MW
57:16très bonne journée
57:17pour le MW
57:17pour le MW
57:17pour le MW
57:17pour le MW
57:17pour le MW
57:17pour le MW
57:17pour le MW
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