- il y a 24 minutes
Ce lundi 30 mars, Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier & Cie, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Damien Dierickx, gérant chez Exane AM, Jean-Louis Nakamura, responsable de la gestion Global Equities de Vontobel AM, et Sébastien Korchia, directeur général adjoint - Directeur des investissements chez Cogefi Gestion, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente Good Morning Market au cœur des marchés, l'actualité financière tous les jours en direct pendant une
00:11heure de 9h à 10h avec vous Etienne Braque.
00:13Bonjour Etienne.
00:14Bonjour à tous.
00:15Quelle est l'ambiance, Etienne, sur les marchés ce matin et puis en ce début de semaine ?
00:19Prudente avec un baril de pétrole qui continue de grimper, plus 2% ce matin, au-delà des 113 dollars
00:25ce baril de pétrole sur des plus hauts de 10 jours
00:27et on revient à nouveau tutoyer les plus hauts de 2022 sur le Brent, le WTI qui était repassé à
00:3490 dollars la semaine dernière et au-delà des 100 dollars également
00:37avec donc Donald Trump qui continue de souffler le chaud et le froid, des informations de presse qui évoquent toujours
00:42que les Etats-Unis se préparent à une opération terrestre
00:46Donald Trump qui n'exclut pas s'accaparer le pétrole iranien, attaquer l'île de Kark, bref la pression est
00:52toujours importante sur les matières premières
00:55que ce soit bien sûr sur le pétrole, le gaz mais encore l'aluminium avec deux sites qui ont été
01:00touchés au cours du week-end au Moyen-Orient
01:03donc forcément, on le verra dans un instant, les indices boursiers en Europe devraient être très légèrement dans le rouge
01:09après un mois de mars, on fera les comptes demain, ça sera la dernière séance demain du mois de mars
01:13mais également du trimestre
01:14qui fut compliquée avec des indices boursiers en Europe qui cèdent de l'ordre de 10%
01:19quand le Nasdaq, vous l'avez vu, a cédé massivement du terrain sur les deux dernières séances
01:24Les valeurs qu'on va regarder dans le détail avec vous tout à l'heure Etienne, dès l'ouverture de
01:29la séance
01:30on se penchera particulièrement sur Pernod Ricard qu'on regarde depuis la fin de la semaine dernière
01:35Oui, Pernod Ricard qui avait perdu 5% à la clôture jeudi avec des informations de Bloomberg
01:39qui évoquaient un éventuel rapprochement avec Brandman
01:43et puis des informations qui ont été confirmées qui ont profité à ce titre Pernod Ricard vendredi soir à la
01:50clôture de près de 8%
01:51plus 8% pour ce titre Pernod Ricard qui revient de loin puisqu'il a quand même été divisé par
01:563 depuis ses plus hauts historiques
01:57Toute la question maintenant c'est de voir si c'est une fusion ou non
02:02c'est ce qui a notamment propulsé ce titre vendredi
02:05le groupe Pernod Ricard qui aujourd'hui est en manque de croissance
02:09qui pourrait se rapprocher de cet acteur américain, la maison mère de Jack Daniels
02:14le problème c'est la dette, vous avez quand même 3,5 fois de dette sur EBITDA
02:19donc à court terme ça serait compliqué de mener une OPA, ça serait plutôt une fusion entre égaux
02:23et c'est ce qui a propulsé ce titre
02:25néanmoins on le verra dans un instant, ce titre Pernod Ricard était en petite baisse en préouverture
02:29On en parle aussi depuis ce matin, peut-être un mot là-dessus Etienne, le 10 ans français
02:35particulièrement là en ce début de semaine
02:36Au-delà des 3,8%, un 10 ans français qui revient sur des plus hauts de 2009
02:41alors malheureusement ce n'est pas que le 10 ans français qui progresse, ce sont l'ensemble des taux
02:45quand vous regardez le boon d'encore ce matin on est au-delà des 3%, au-delà des 4%
02:49pour le 10 ans italien
02:51avec les marchés qui anticipent des politiques monétaires plus sévères
02:56et donc forcément ça aurait un impact sur les taux longs mais également les taux courts
03:00Et un plus haut depuis 2009 ?
03:02Un plus haut de 2009 sur le 10 ans français et on le voyait ce matin dans la matinale vous
03:06avez les banques qui vont mettre à jour
03:07leur grille, notamment pour les prêts immobiliers et les prêts immobiliers qui se sont détendus
03:12ces dernières semaines pourraient bel et bien repartir de l'avant à partir du mois d'avril
03:16Etienne, la cloche a retentit, quelle est la tendance à l'ouverture ? C'est du rouge
03:19Moins 0,2% pour le CAC 40 sous les 7700 points, idem du côté de l'Eurostoxx 50, du
03:27côté des futurs américains
03:28vous avez une légère hausse de 0,2%, tendance bien sûr à confirmer à 15h30 puisque nous avons changé d
03:34'heure
03:34donc vous retrouvez les horaires habituels de Wall Street, c'est-à-dire 15h30 et la clôture à 22h
03:39Alors ce matin le Nikkei au Japon a cédé 3% avec pas mal de dividendes qui ont été détachés
03:45ce sont des éléments techniques mais qu'il faut prendre en compte, le mois d'avril, le mois de mai
03:50vont être également des mois importants en termes de détachement de dividendes
03:53et à chaque fois qu'une société détache un dividende ça a un impact sur son cours et donc sur
03:57l'indice
03:58et ce matin la tendance a été accentuée du côté du Japon, du côté de l'Eurostoxx 50
04:03donc vous avez une baisse de 0,5%, moins 0,3% pour le DAX à Francfort
04:09du côté des cours du gaz ce matin en Europe, on a une stabilisation à 55 euros le mégawatt-heure
04:14quand les cours de l'or se stabilisent à 4 500 dollars donc pour cette once d'or
04:20du côté des valeurs à suivre ce matin, bien sûr les valeurs cycliques qui sont les plus exposées
04:25à ces tensions et surtout à ces soubresauts sur les matières premières
04:29quand du côté du dollar, on a encore un dollar qui se renforce ce matin
04:32avec l'euro dollar qui essaye de tenir la barre des 1,15 mais c'est fragile
04:361,15 0,7 et donc le CAC 40 qui ouvre sur une petite baisse de 0,2% sous
04:41les 7700 points
04:43à suivre donc Wall Street et particulièrement le Nasdaq qui a essuyé une perte de 4,5%
04:47sur les deux dernières séances.
04:49Allez, quel est le menu de ce Good Morning Market lundi ?
04:52Dans un instant nous serons avec les équipes de Lombard-Rodier depuis Genève
04:56avec des chiffres d'inflation qui seront cumulés demain pour la zone euro
04:59l'inflation qui devrait bien repartir dès le mois de mars
05:03avec une inflation qui devrait s'éloigner un petit peu de la cible des 2%,
05:06élément de réponse dans un instant.
05:08Du côté des valeurs avec les équipes de Hexanaem, nous reviendrons sur Thalès
05:12qui malgré le conflit au Moyen-Orient est en repli sur l'ensemble du mois de mars
05:17et puis dans la deuxième partie de l'émission avec Jean-Louis Nakamura
05:21et avec Sébastien Corchia de Cogefi, nous reviendrons sur le contexte agité des marchés
05:27et surtout sur ce retournement de tendance du côté des Etats-Unis
05:29puisque Wall Street qui avait très bien tenu dans la première partie du mois
05:33est désormais en baisse, que ce soit le Nasdaq et depuis vendredi le Dow Jones
05:38vous êtes en zone de correction, c'est-à-dire une baisse de 10% par rapport au plus haut
05:42historique.
05:43Etienne Bracco-Manette est en direct avec vous jusqu'à 10h.
05:46Bonne émission !
05:53C'est parti pour Good Morning Market, 9h, 10h
05:56et puis ensuite bien sûr vous retrouverez les experts avec Raphaël Legendre et Roland Lescure
06:00le ministre de l'économie qui sera au micro de leur closier à partir de 11h sur BFM Business.
06:05Je vous rappelle que le CAC 40 a ouvert en petite baisse, 0,14%, 7 690 points.
06:11Total énergie la plus forte hausse ce matin de l'indice, plus 1,4% à 79,64 euros.
06:17Le titre qui revient sur ses plus hauts historiques alors que le baril de pétrole, le Brent est au-delà
06:22des 116 dollars ce matin,
06:24108 dollars pour le WTI.
06:26L'obligataire, 3,8% pour le 10 ans français quand le Bund est toujours au-delà des 3%.
06:32Tous les éléments, tous les éléments, dit donc, sur cette séance du jour, ça sera dans quelques minutes avec Alexandre
06:37Baradez qui nous attend depuis IG.
06:40Mais juste avant, on va faire un petit point sur les derniers événements du week-end avec Samy Char qui
06:45nous attend depuis Lombard, Odier et compagnie, chef économiste.
06:48Bonjour Samy Char, merci d'être avec nous ce matin depuis Genève avec donc un baril de pétrole qui est
06:55sur des plus hauts de 10 jours à 115 dollars.
06:57On est quasiment également sur des plus hauts de 2022 avec Donald Trump qui continue de souffler le chaud et
07:05le froid,
07:05qui ce week-end dit vouloir s'emparer du pétrole iranien avant finalement de dire cette nuit qu'il entrevoit
07:11un accord avec l'Iran.
07:13Bref, on est vraiment une nouvelle fois dans le flou.
07:16Et alors que le conflit entame sa cinquième semaine, il y a une certaine forme de lassitude, notamment sur le
07:21marché à l'action.
07:24Oui absolument, il y a une forme de symétrie, Etienne, comme vous l'avez très bien dit, ça peut s
07:28'empirer et escalader vers un nouveau scénario du pire.
07:32Finalement, autant que ça peut désescalader très très rapidement si ces négociations finissent par mener quelque part.
07:38Donc dans une situation comme ça, les acteurs de marché enlèvent les risques actifs, reviennent dans le peloton et finalement
07:46attendent d'avoir un peu de clarification sur ce qui peut se passer.
07:51Aujourd'hui, très clairement, on va être dans un ralentissement inflationniste.
07:56Mais enfin, on n'est pas encore à des niveaux qui signaleraient une récession.
08:00Donc voilà, une forme d'attente pénible qui se met en place sans pour autant qu'il y ait de
08:07capitulation.
08:08Pour rappel, il n'y aura pas de séance vendredi en Europe, mais aussi aux Etats-Unis.
08:13Vendredi sain, semaine de quatre jours pour les marchés européens et américains.
08:18Néanmoins, vendredi, nous aurons les chiffres de l'emploi aux Etats-Unis, Samy Char.
08:22Et puis en attendant, demain, des chiffres d'inflation en zone euro.
08:26Ça sera intéressant de voir l'impact de cette remontée des matières premières,
08:30sachant que notamment dans les chiffres d'inflation, ça devrait se voir sans plus tarder.
08:36Oui, c'est vraiment ce qu'on va chercher à comprendre.
08:38Est-ce que le phénomène d'inflation aujourd'hui est cantonné à l'énergie, à ce facteur externe qu'est
08:45le conflit ?
08:46Ou est-ce qu'il commence finalement à s'insérer dans l'économie domestique au travers d'une croissance salariale,
08:53par exemple ?
08:54Donc les chiffres de l'emploi autant que les chiffres d'inflation vont être tout à fait regardés pour essayer
08:59de comprendre
08:59s'il y a des effets de seconde ordre qui se matérialisent, encore une fois, avec des agents économiques
09:05qui commenceraient à réfléchir, à pousser pour des augmentations de salaires, parce qu'ils font face à des augmentations de
09:11coûts.
09:11Voilà, c'est le genre de mécanisme qu'on n'a pas envie de voir se mettre en place,
09:16qui évidemment va être regardé de très près par les banques centrales.
09:19Et donc, il faut que cette situation d'inflation reste cantonnée finalement à la situation énergétique
09:25et qu'on n'ait pas trop ces effets de seconde ordre qui se mettent en place,
09:28parce que pour la fonction réaction des banques centrales, c'est tout à fait important.
09:31Donc les chiffres de la semaine vont être regardés, malgré tout, avec énormément d'attention.
09:36Samy Char, vous êtes le chef économiste de Lombardi et compagnie.
09:39À ce stade, quelles sont vos prévisions chez Lombardi et compagnie en termes de hausse de taux, peut-être ?
09:45Puisqu'on voit depuis un mois le marché qui se met à anticiper des hausses de taux,
09:48notamment du côté de la BCE ?
09:51Alors, on serait un tout petit peu plus laxiste par rapport au pricing de marché.
09:58Vous savez que le marché commence à intégrer un certain nombre de hausses de taux,
10:02particulièrement pour la Banque centrale européenne.
10:03Et nous, on serait plutôt dans une idée de parier un petit peu contre cela.
10:07Mon sentiment, c'est que le marché est en train un peu de répéter ce qui s'est passé en
10:112022.
10:11Vous vous souvenez, il y avait ce choc énergétique avec la Russie et l'Ukraine.
10:15Mais on avait aussi un marché de l'emploi qui était très tendu, des salaires qui étaient repartis à la
10:19hausse,
10:20beaucoup de vent dans le dos suite au stimulus post-Covid,
10:23et des banques centrales qui avaient un point de départ très très bas pour les taux.
10:26Les taux européens étaient en négatif.
10:28Et donc, les banques centrales en 2022 avaient dû monter les taux très très brutalement.
10:32Et il y a un peu ce sentiment qui est en train de se remettre en place aujourd'hui en
10:362026,
10:36alors que la situation me semble tout à fait différente.
10:39Oui, on a un choc énergétique, mais on n'a pas du tout tout le reste.
10:43C'est-à-dire qu'on n'a pas de marché de l'emploi qui surchauffe,
10:45on n'a pas ce stimulus post-Covid,
10:48on a des banques centrales qui sont à des taux déjà relativement neutres.
10:52Donc notre sentiment, c'est que dans ce contexte-là,
10:54les banques centrales seront bien moins à même de monter les taux qu'elles ne l'étaient en 2022.
10:59Donc on va plutôt prendre un peu plus de précautions par rapport à ces attentes de marché,
11:04et on va attendre moins de hausse de taux que le marché.
11:06Et pourtant, à ce stade, c'est vrai que le marché obligataire,
11:09alors s'il s'emballe ou pas, on verra, l'avenir le dira,
11:11mais anticipe très clairement un revirement.
11:13Quand vous regardez encore ce matin le 10 ans français qui est sur des plus hauts de 2009 à 3
11:17,8%,
11:17le Bund à 3%, le 10 ans italien au-delà des 4%,
11:21on parla de remontée de plus de 60 points de base en l'espace d'un mois,
11:25ce n'est pas neutre tout de même.
11:27Non, il y a deux éléments à prendre en compte dans les taux l'eau.
11:31Il y a évidemment ces attentes par rapport aux banques centrales,
11:33et comme je vous l'ai dit, nous on pense que ces attentes sont quand même un tout petit peu
11:36exagérées
11:37parce qu'on n'est pas dans le même contexte qu'en 2022,
11:40notamment au niveau de la surchauffe des marchés de l'emploi.
11:42Donc il y a vraiment cette composante banque centrale,
11:44mais il y a aussi des taux longs qui réagissent à l'idée que peut-être fiscalement,
11:49les gouvernements européens vont devoir faire un peu plus pour soutenir les ménages
11:55parce qu'ils font face à un nouveau choc énergétique.
11:57Donc on pourrait avoir une détérioration des finances publiques.
12:00Évidemment, ça aussi, ça met de la pression sur les courbes obligataires.
12:04Donc il n'y a pas que l'aspect des banques centrales,
12:06il y a aussi l'aspect fiscal à prendre en compte.
12:09Et finalement, on en revient toujours au même point.
12:11Plus le conflit dure longtemps, plus il pèsera et sur l'inflation et sur les finances publiques,
12:17et plus ça mettra de pression sur les taux.
12:19Il faut donc espérer une escalade assez rapide à partir d'ici
12:22pour enlever cette pression sur les courbes obligataires.
12:25Dernière question, Samy Chara, dans ce contexte aujourd'hui.
12:27Comment vous opérez les portefeuilles dans un contexte
12:31où le Dow Jones est rentré vendredi en zone de correction,
12:33c'est-à-dire une baisse de 10% par rapport à ses plus hauts ?
12:36Idem pour le Nasdaq.
12:38On fera les comptes demain, bien sûr,
12:39mais les indices européens ont également perdu plus de 10%.
12:42Là, par contre, sur l'ensemble du mois de mars,
12:44c'est donc un marché obligataire qui s'est très nettement tendu.
12:48Alors, dans un contexte où on a très peu de visibilité,
12:51finalement, l'idée, c'est de rentrer dans le peloton.
12:54On n'a pas suffisamment de confiance pour placer une attaque.
12:58Et d'un autre côté, la désescalade peut aussi venir.
13:00Donc, descendre de vélo peut vous faire accumuler pas mal de retard
13:03si la situation repart.
13:06Donc, on a enlevé les risques actifs.
13:08On est proche de nos allocations stratégiques, proche des benchmarks.
13:11Voilà, l'idée, c'est tant qu'on n'a pas plus de visibilité,
13:15on va rester dans le peloton et maintenir ses positionnements.
13:19Tout pari extrême à ce stade est probablement quelque chose à éviter.
13:26Merci beaucoup, Samy Charles, de nous avoir accompagné ce matin,
13:28chef économiste de Lombardie et compagnie, en direct depuis Genève,
13:32pour faire un point sur ces données tant attendues cette semaine,
13:35que ce soit l'emploi américain vendredi ou encore des données d'inflation
13:39demain en ce qui concerne la zone euro.
13:439h14, petit coup d'œil sur la séance en cours avec Alexandre Baradez
13:46qui nous attend depuis IG, chef de l'analyse.
13:49Bonjour Alexandre, le CAC 40 qui a ouvert en petite baisse est désormais stable.
13:53Idem pour l'Eurostox 50, 7600 points pour l'indice parisien.
13:59Oui, effectivement, on est au début d'une semaine,
14:01donc les thèmes restent les mêmes que la semaine dernière.
14:03On va surveiller l'évolution des taux, on va surveiller l'évolution du pétrole.
14:06C'est vrai que les messages en provenance du Proche-Orient
14:09sont, je dirais, pour l'instant, assez peu encourageants.
14:13C'est-à-dire qu'on a, on l'a vu tout au long du week-end,
14:16des attaques qui se sont poursuivies,
14:18que ce soit via des missiles, des drones ou autre.
14:21Donc il n'y a toujours pas, d'un point de vue de la position de l'Iran
14:24par rapport aux pays voisins, il n'y a toujours pas d'apaisement visible en tout cas.
14:28Et puis il y a la question, c'est toujours la question des troupes américaines
14:31qui apparemment sont de plus en plus nombreuses dans la zone.
14:34La question, c'est pourquoi ?
14:35Est-ce que c'est pour enclencher un mouvement derrière ?
14:38Est-ce que c'est juste pour mettre pression
14:40et essayer d'obtenir une espèce de début de négociation ?
14:44Mais c'est vrai que toute tentative de stabilisation de marché, je dirais,
14:48doit être confortée par des messages en provenance de la zone,
14:51en provenance d'Iran donc, ou des États-Unis ou d'Israël.
14:54Mais tant qu'on n'a pas ça,
14:56c'est vrai que considérer que les marchés ont touché le point bas de cette correction en tout cas,
15:00pour l'instant, c'est difficile à dire.
15:03Moi, si vous voulez, ça pourra être le cas si effectivement vous avez des messages dans la journée ou demain
15:07qui montrent vraiment que les choses sont en train de changer sur le terrain.
15:10Mais tant qu'on n'a pas ce qu'on qualifie comme le fameux « game changer »,
15:13c'est-à-dire l'élément, la phrase, la petite déclaration qui va faire que,
15:16pour l'instant, on peut considérer que, oui, le marché tente de se stabiliser,
15:19mais sur des bases qui restent très fragiles.
15:21Donc pour moi, la situation n'est pas stable et je ne peux pas considérer que…
15:25Alors on peut en revanche dire, ça c'est très vrai, d'un point de vue moyen terme,
15:29qu'une fois quand vous avez des indices qui perdent un peu plus de 10% pour la partie européenne
15:32et un bon 10% pour un Nasdaq ou autre,
15:34ceux qui attendaient ces trous d'air pour se repositionner,
15:37c'est toujours le moment de le faire, quand vous avez la liquidité,
15:40d'y aller progressivement, c'est toujours intéressant d'acheter les gros indices sur repli.
15:44En revanche, se dire « je vais essayer de timer parfaitement le point bas »,
15:47moi à ce stade, il n'y a aucune confirmation, aucun élément qui permet de dire
15:50qu'on est bien sur le point bas de la correction.
15:52– Côté des indices américains, le Nasdaq Composite est donc en zone de correction,
15:57idem pour le Dow Jones, le Nasdaq Composite a quand même perdu 4,5%
16:01sur les séances de jeudi et vendredi, avec des tournants majeurs quand même,
16:05Alexandre Baradez, dans le sens où les valeurs tech,
16:08qui étaient un petit peu des valeurs refuge au début du mois, ne le sont plus du tout.
16:12Quand on regarde même Alphabet, c'était quand même la chouchou dans les 7 magnifiques,
16:16on est sur des baisses de 20% depuis le mois de février,
16:18à voir si ça se poursuit, mais on est peut-être sur un tournant majeur.
16:22– Alors, est-ce que c'est un tournant, en tout cas,
16:24c'est quelque chose qui, selon moi, était plutôt attendu et plutôt sain ?
16:27Je rappelle qu'avant le début de l'événement en Iran,
16:29donc ça remonte au début du mois, fin février, début mars,
16:32les autres sujets, c'était, et on était en plein dedans,
16:34c'était le niveau de dépense des grandes entreprises de la tech.
16:37Tout ceci, effectivement, on en parle beaucoup moins,
16:39parce que la situation au Proche-Orient monopolise attention,
16:41ce qui est normal, mais tous les sujets que nous avions avant,
16:43c'était des sujets de valorisation, c'était des sujets de capex,
16:47c'était des sujets également de politique monétaire,
16:51où la Fed ne pouvait toujours pas baisser ses taux,
16:53on avait déjà des taux longs qui restaient relativement élevés,
16:56donc tous ces sujets, effectivement, on en parle moins maintenant,
16:59parce que, effectivement, l'Iran trousse l'attention,
17:02mais pour moi c'est ça qu'on est en train de voir actuellement sur le Nasdaq,
17:04il y a évidemment la géopolitique qui influence,
17:07mais c'était aussi les sujets qui étaient présents avant,
17:09je rappelle que les très gros indices américains,
17:11vous parlez du Nasdaq à l'instant,
17:12les derniers records qu'on ait sur le Nasdaq datent du mois d'octobre,
17:15alors ça faisait déjà des mois et des mois que le Nasdaq n'affichait pas de records,
17:19justement, par rapport à ces questions,
17:21à la fois de valorisation, de perçue de croissance,
17:23et de dépenses de niveau de capex, donc dépenses d'investissement.
17:28Merci beaucoup Alexandre Baradez nous a raccompagné ce matin,
17:30chef analyste d'IG, et donc le CAC 40 qui est parfaitement stable à 7 697 points,
17:35Total Energy et SILOR et ENGIE sont les trois plus fortes hausses,
17:38trois valeurs qui gagnent plus de 1%,
17:40à l'inverse, Airbus, Renault et Sanofi ferment la marche.
17:459h18, comme chaque jour à 7h, nous parlons de valeurs,
17:48avec ce matin Damien Dirix qui est gérant chez Exan Asset Management.
17:52Bonjour Damien.
17:52Bonjour.
17:53Avec vous, on va regarder un petit peu les valeurs qui font l'actualité en ce moment,
17:57dans un instant nous parlerons de valeurs nordiques,
17:59avec notamment DSV, c'est un leader danois de la logistique,
18:02et puis le suédois Sandvai, qui est également aujourd'hui dans l'actualité,
18:08c'est un titre, on le verra dans un instant, qui se porte très bien dans cette industrie,
18:14puisqu'on est vraiment dans les machines outils,
18:16et c'est vrai que c'est intéressant de voir la dynamique autour de cette valeur.
18:19Juste avant, peut-être un mot du segment de la défense,
18:23avec Thalès qui est en baisse marquée, 7% sur l'ensemble du mois de mars,
18:29alors qu'on n'arrête pas de parler de défense tous les jours,
18:32de Donald Trump qui pousse les principaux pays de l'OTAN à mobiliser plus d'argent
18:37pour se militariser, et Thalès n'en profite pas.
18:41Alors je dirais, elle fait moins mal que les autres,
18:45parce qu'en fait on voit qu'il y a d'autres dossiers qui sont encore plus à la peine
18:49depuis le début de cette guerre.
18:51Effectivement, on a ouvert le début mars,
18:57avec une envolée de ces valeurs-là à l'ouverture,
19:00suite à un réflexe quasiment pavlovien,
19:03guerre égale, on achète de la défense, et ça a ouvert très très haut.
19:07Et finalement, on est beaucoup plus bas aujourd'hui qu'on ne l'était au début de cette guerre,
19:11sur toutes les valeurs de défense, sur Thalès aussi bien sûr.
19:15C'est le cas.
19:15Alors le marché est en train de se poser plein de questions sur ces valeurs,
19:17qui certes avaient bien performé auparavant.
19:21Deux, c'est aussi un sujet de, vous voyez bien que sur le marché,
19:26les gens essayent de protéger leur performance,
19:28et donc là où il y a de la performance,
19:30c'est quand même sur ces valeurs-là qui ont très fortement progressé
19:32depuis au moins un an.
19:35Et puis dernier élément,
19:37c'est quelque chose qui commence à s'entendre un peu dans le marché,
19:39qui est, bon, ces valeurs de défense, certes,
19:43elles sont assises sur des budgets,
19:44ces budgets ont été votés ou sont des budgets multi sur plusieurs années.
19:49Mais si on rentre en récession avec cette guerre,
19:53qu'on a besoin de faire du soutien plus social,
19:56et que les budgets ont besoin d'être en partie utilisés
19:59pour d'autres, disons, pour de la relance un peu différente,
20:03eh bien certains commencent à se poser la question de savoir
20:05est-ce que vraiment on va utiliser ces budgets pour la défense.
20:08Ce qui me semble assez intéressant dans le cas de Thalès,
20:11c'est leur exposition à ce qu'on appelle la défense anti-aérienne.
20:15On voit bien que c'est le sujet principal de cette guerre.
20:18Tous les pays du Golfe sont touchés.
20:20Les Américains avaient préparé un peu le terrain
20:23en amenant des batteries TAD, des batteries Patriot
20:26chez tous leurs alliés.
20:28Néanmoins, on voit bien qu'il y a une consommation assez rapide
20:31de ces produits de défense.
20:34Et Thalès est un des très bons joueurs de cette industrie.
20:38Alors évidemment, en Europe, ils y sont déjà.
20:40Mais ils ont un produit qui est disponible.
20:43Et c'est ça qui est intéressant.
20:44C'est qu'aujourd'hui, quand vous voyez Lockheed Martin, RTX,
20:47qui sont les gros producteurs de la défense anti-aérienne américaine,
20:51en fait, même s'ils vont multiplier très fortement leur production,
20:54en fait, ils sont très, très loin d'être capables aujourd'hui
20:56d'alimenter leurs alliés,
20:59les États-Unis en premier et leurs alliés ensuite.
21:03Et donc, on a un produit qui est extrêmement intéressant,
21:05de mon point de vue, qui s'appelle le Sampti,
21:07qui est un produit qui est fabriqué en coopération entre Thalès et Leonardo,
21:12qui est un produit qui fait...
21:14En gros, c'est le concurrent du Patriot.
21:16Vous cherchez le Patriot.
21:18Le meilleur concurrent, je dirais, je pense, un peu au-dessus,
21:20en termes de capacité de ce qu'il sait faire,
21:23c'est le Sampti.
21:25Et donc, ça, c'est très intéressant pour nos amis Thalès,
21:28parce que je pense que le téléphone doit sonner depuis un mois
21:31pour aller chercher ce type d'outils.
21:33Mais il n'y a pas que Thalès qui souffre,
21:35c'est vraiment toutes les valeurs liées à la défense,
21:37même aux États-Unis.
21:38Oui, oui, Lockheed Martin.
21:39Les ETF, la défense, il y a eu de la décollecte,
21:41enfin, c'est vraiment une tendance de fond.
21:43Alors, il faudra bien sûr suivre le chiffre d'affaires de Thalès
21:45qui sera publié dans l'espace à venir.
21:48Oui, je ne suis pas très inquiet.
21:49Pour le sujet, bien sûr, c'est le carnet de commandes.
21:51On l'a vu lors des résultats annuels,
21:53le carnet de commandes, il est au rendez-vous.
21:55Donc, là-dessus, ce n'est pas un problème.
21:57Qu'est-ce qui pourrait faire que la valeur se réveille ?
21:59Alors, je pense qu'il y a ce sujet-là de,
22:01un, continuer à avoir des belles performances
22:03dans la défense et des belles commandes,
22:05ce qui, je n'en doute, assez peu va continuer,
22:08puisqu'ils ont toutes les couches de défense antiaérienne.
22:11Donc, ça, ça va vraiment continuer.
22:13Ce qui va vraiment, je pense, changer le ton sur Thalès
22:16et qui peut vraiment faire une année intéressante pour Thalès,
22:19c'est là où ils vont un peu moins bien en ce moment,
22:21c'est dans le cyber.
22:22Vous savez qu'ils ont racheté des sociétés
22:24dans ce domaine d'activité.
22:27L'année 2025 a été une année, on va dire,
22:30de digestion de ces acquisitions,
22:32avec, on va dire, un chiffre d'affaires
22:34qui n'était pas exactement au rendez-vous
22:35de là où l'attendait.
22:38La réorganisation et, disons,
22:39la mise en commun des deux activités précédentes,
22:42celle de Thalès et celle qui a été acquise,
22:44évidemment, a pris un peu plus de temps
22:46que ce qui était prévu.
22:47C'est une activité très américaine.
22:50Et c'est l'année 2026 qui devra nous démontrer
22:53que Thalès n'a pas fait des mauvais choix d'investissement.
22:56L'allocation du capital dans le M&A, tout simplement,
23:01a été bonne.
23:02Et ils ne pourront le prouver que par une amélioration
23:05des performances de cette activité-là.
23:07Voilà donc pour ce titre Thalès, 237 euros ce matin,
23:10et donc qui est neutre depuis le début de l'année,
23:13mais également depuis un an,
23:14puisque sur l'espace d'un an,
23:16il perd un peu plus de 2-3%.
23:18Autre valeur ce matin, DSV.
23:21Alors là, on quitte la Bourse de Paris
23:22pour aller du côté du Danemark.
23:24C'est un leader de la logistique.
23:26Si on fait la conversion couronne-euro,
23:28c'est quand même quasiment 50 milliards
23:29de capitalisation boursière.
23:30Exactement.
23:31C'est un leader absolu.
23:32En fait, ils viennent de faire...
23:33Enfin, ils viennent.
23:34Ils ont fait l'année dernière, fin 2024,
23:36pour être exact.
23:37Une acquisition extrêmement importante
23:39qui s'appelle DB Schenker.
23:40En gros, il double de taille.
23:42Donc vous savez, c'est un acteur allemand,
23:45DB Schenker,
23:46qui était rattaché,
23:47comme son nom l'indique à peu près,
23:48à la Deutsche Bahn.
23:50Mais c'était une activité de ce qu'on appelle
23:52le fret forwarding.
23:53Alors en français, on dit transitaire.
23:55Pour parler vraiment français,
23:57l'activité, c'est quoi ?
23:58C'est tout simplement d'organiser de A à Z
24:02le déplacement de votre fret,
24:05que vous soyez Adidas ou Apple,
24:08qui que ce soit,
24:09de votre point de production
24:11jusqu'au point d'acheminement
24:13et où il va être vendu.
24:14Donc c'est du service ?
24:15C'est absolument du service.
24:16Ils ne transportent eux-mêmes rien du tout.
24:18Ils n'ont pas d'actifs.
24:19Ils n'ont pas de bateau, etc.
24:21Eux, ce qu'ils font,
24:21c'est qu'ils organisent le transit
24:24d'où ce nom de transitaire.
24:26Ils organisent le transit
24:28de tous les biens dans le monde.
24:33Et aujourd'hui,
24:34ils ont une position extrêmement importante.
24:35Et alors, ce qui se passe au Moyen-Orient,
24:38évidemment, a un impact important,
24:40puisque vous avez, évidemment,
24:42eu un trouble sur l'activité aérienne
24:46au tout début.
24:47Et ensuite, vous avez des ports
24:49qui sont plus ou moins fermés quand même.
24:51Et puis, il faut réorganiser
24:52tous les flux logistiques
24:54qui sont en difficulté
24:57à cause de la fermeture du Détroit
25:00et tout le Golfe Persique
25:01qui, en fait, est à la peine.
25:03Et il faut réorganiser tous les flux
25:04et donc récupérer notamment du fret aérien.
25:07Et eux sont tout à fait capables
25:08de réorganiser les flux.
25:10Et au final, c'est leur métier
25:12de résoudre les problèmes de leurs clients.
25:14Et donc, leurs clients ont des gros problèmes
25:15aujourd'hui de pouvoir faire transiter.
25:17Souvenez-vous du Covid.
25:18Ils avaient fait des années extraordinaires,
25:20vraiment extraordinaires
25:21au sens étymologique du mot.
25:24Et là, on rentre dans une phase,
25:25évidemment, beaucoup moins violente
25:27que ce qu'on a vu au Covid.
25:28Mais dès qu'il y a un problème
25:30important de transit,
25:32ils sont là pour répondre
25:33et c'est plutôt favorable
25:35à l'activité.
25:36Néanmoins, ça reste quand même
25:37une valeur cyclique,
25:38car ça, beau être un prestateur de service,
25:40ils sont beaux être asset light,
25:42ils dépensent néanmoins de l'activité.
25:44Bien évidemment.
25:46Effectivement, ils dépendent de l'activité.
25:47Ils dépendent aussi du niveau
25:49de prix du fret.
25:51Alors, ce prix du fret avait été un peu,
25:53même très à la peine
25:54sur la partie océanique,
25:57notamment en 2025.
25:58Vous regardez les prix auxquels
26:00vendait un Marsk ou un Apagloid.
26:02Ce n'était vraiment pas des bons prix.
26:05Donc ça, sur cette partie-là,
26:06ils en ont un peu souffert.
26:08Néanmoins, sur le fret aérien,
26:09là, on a eu un changement
26:10complet de paradigme
26:11depuis le début de la guerre
26:12où on a une très forte reprise
26:14de ce prix du fret aérien
26:16et qui va être un soutien
26:18assez net pour leur activité cette année.
26:20Donc c'est un beau proxy
26:21sur la géopolitique,
26:23sur le fret mondial,
26:25avec un titre qui perd
26:26un peu plus de 7%
26:27depuis le début de l'année.
26:29Et sans problème
26:30de devoir remplir une capacité.
26:31C'est ça qui est intéressant
26:32parce que vous êtes un AP Moller,
26:34vous avez votre capacité
26:35qui peut être bloquée à un endroit,
26:38vous ne pouvez pas la réallouer.
26:40Alors, effectivement,
26:40le reste de votre activité
26:42peut être amélioré
26:43en termes de prix.
26:44Néanmoins, vous avez
26:45un problème de remplissage.
26:46Eux n'ont pas de problème
26:47de remplissage.
26:47Leur problème, à eux,
26:48c'est de s'assurer
26:49qu'un bien va bien
26:51de point A à un point B.
26:53Idem pour les prix de l'énergie.
26:54C'est une valeur
26:55qui est beaucoup moins sensible,
26:56par exemple,
26:57au cours du pétrole.
26:58Alors, ce n'est pas une valeur
26:59de rendement,
26:59c'est une valeur de croissance
27:00qui s'est beaucoup bâtie,
27:01comme vous l'avez souligné,
27:02sur les acquisitions.
27:04Voilà donc pour ce titre DSV.
27:06Du côté du Danemark,
27:08un dernier mot
27:09sur le suédois Sandvik
27:10qui est là
27:11et sur les plus hauts
27:12historiques ou presque.
27:14Et pourtant,
27:14on est dans l'industrie
27:15et pourtant,
27:16on n'arrête pas de dire
27:16que c'est compliqué,
27:17notamment en Europe,
27:18dans le secteur manufacturier.
27:20Mais aujourd'hui,
27:21vous avez un groupe
27:21qui se porte très bien
27:22grâce notamment
27:23à ces machines-outils.
27:24Exactement.
27:25Alors, c'est deux métiers principaux.
27:27Alors, on va le mettre en euro.
27:28C'est une société
27:29qui fait à peu près
27:2911 milliards de chiffres d'affaires
27:30en euro l'année dernière.
27:3260% de cette activité,
27:34c'est des équipements miniers.
27:36Et ça, ça se passe très bien
27:37depuis très longtemps.
27:38Ils sont leaders mondial.
27:39Ils sont trois joueurs
27:40en gros dans ce métier
27:42de l'équipement minier
27:43souterrain.
27:44Donc, eux,
27:44ils sont très fortement
27:45leaders dans ce business-là.
27:46Mais ce qui m'intéresse
27:47un peu plus ce matin,
27:48c'est leur activité
27:49effectivement liée
27:50aux machines-outils.
27:51Puisque 40% de l'activité,
27:52c'est de produire
27:54des outils
27:55qui permettent
27:55de faire de la découpe.
27:56Je vous fais ça
27:58très gros,
27:58très, très simple.
27:59Or, ces outils,
28:01ils ont besoin
28:02d'être extrêmement performants
28:04puisque c'est ça
28:05qui vend,
28:05de la performance
28:06de découpe.
28:08Et ils utilisent
28:09des matériaux.
28:10Ces matériaux,
28:11il y en a un
28:12qu'ils utilisent
28:13qui s'appelle
28:13le tungsten.
28:14Je ne sais pas
28:15si vous avez joué
28:16à Richesse du Monde.
28:16Moi, j'ai mes vieux souvenirs
28:17des années 80
28:18où on jouait à ça.
28:19Et il y avait des matériaux
28:20qu'il fallait acheter
28:21sur ce plateau.
28:22Et le tungsten,
28:24ça pouvait être
28:25un produit intéressant.
28:26Le tungsten,
28:27c'est un produit
28:27très important
28:29pour ce métier
28:30de l'industrie.
28:30mais aussi,
28:31aujourd'hui,
28:31il est très demandé
28:32par nos amis
28:34de la défense.
28:35Et les Chinois,
28:36qui font 80%
28:37de la production mondiale,
28:3860% de la consommation,
28:40ont décidé de couper
28:41leurs exportations
28:42qui ont baissé
28:43de 26%
28:44les dernières.
28:44Le prix du tungsten
28:45est passé de,
28:47ça valait à peu près
28:49300 dollars l'unité.
28:51Fin d'année dernière,
28:52on est passé
28:53à 800 dollars.
28:55Donc,
28:55on est monté
28:56très, très fort.
28:57Et en ce début d'année,
28:58là, j'ai regardé
28:58les cours avant de venir,
28:59on était à 2365 dollars.
29:02Donc, on a fait
29:02un x6 sur l'année.
29:04Et ce produit,
29:06la chance,
29:06entre guillemets,
29:07de Sandvik,
29:08c'est qu'ils ont
29:08une mine, eux.
29:09Ils ont la capacité
29:11de faire de la mine
29:12et de le raffiner.
29:16Très important,
29:17puisqu'ils vont pouvoir
29:18vendre cette poudre
29:19de tungsten.
29:20Donc, théoriquement,
29:23ce n'est pas quelque chose
29:23qui améliore les marges.
29:24Très honnêtement,
29:25ce n'est pas quelque chose
29:26qui est positif
29:26pour les marges.
29:27Néanmoins,
29:27quand je regarde
29:28leurs chiffres
29:28du quatrième trimestre,
29:29la très forte hausse
29:30qui avait commencé
29:31à se voir dans leurs chiffres,
29:32parce qu'en fait,
29:33il y a un décalage
29:33assez net
29:34entre le prix spot
29:35que vous voyez
29:36et le prix auquel
29:37ils vont facturer
29:37à leurs clients.
29:38Et donc,
29:39on est en pleine vague
29:40de hausse
29:40chez eux
29:41de ce métier-là.
29:42Donc, les poudres,
29:43c'est entre 5 et 10 %
29:44du chiffre d'affaires
29:45de cette activité machining.
29:47Tout le reste
29:47va utiliser
29:49ces matériaux
29:50et va donc voir
29:51les prix
29:52auxquels
29:52ils vendent
29:53leurs produits
29:54augmenter très fortement
29:55dans les mois
29:56qui viennent.
29:57Donc, on va avoir
29:58une accélération
29:59et c'est ça que le marché
29:59est en train de jouer,
30:00évidemment.
30:00On va avoir une accélération
30:02de la hausse des prix
30:03et de la hausse du chiffre
30:04d'affaires
30:04de Sandvik,
30:05qui est une société
30:06qui est très rentable.
30:07On est autour
30:08d'une vingtaine de pourcents
30:09de marge opérationnelle
30:10qui génère beaucoup
30:11de cash flow
30:12et qui fait des acquisitions
30:13avec ce cash flow.
30:15Plus de 14 %
30:16pour ce titre
30:17depuis le début de l'année.
30:17Donc,
30:17c'est vraiment un proxy
30:18par rapport
30:20aux matières premières.
30:21Exactement.
30:22Et surtout à cette matière-là
30:23qui est vraiment
30:25au cœur du sujet
30:27aujourd'hui,
30:27je vous le disais,
30:28parce qu'il y a
30:29un problème d'export,
30:30parce que c'est quelque chose
30:31qui est très demandé.
30:32En général,
30:33parce que quand vous voulez...
30:34Le point de fusion,
30:35juste pour vous avoir en tête,
30:36le point de fusion
30:37du tungstène,
30:38c'est le point de fusion
30:39le plus haut
30:39de tous les métaux,
30:40c'est 3422 degrés.
30:41C'est le suce.
30:43Et donc,
30:44il n'y a pas plus dur
30:45que ce métal.
30:47Et donc,
30:47on en a besoin
30:48dans la défense.
30:48Parce que pour perforer
30:52certains blindages,
30:52il n'y a que le tungstène
30:53qui est utilisé.
30:54On peut utiliser
30:55l'uranium appauvri,
30:56mais ça a moins bonne presse.
30:58Donc,
30:58on utilise le tungstène.
31:00La défense en a besoin.
31:01La défense est en train
31:02de faire des stocks.
31:05Et donc,
31:05on est en plein centre
31:06de ce sujet-là
31:07et on n'a pas fini
31:08de voir des hausses de prix
31:10des matières
31:10qu'utilise
31:12Sandvik,
31:12mais qui va aussi vendre.
31:14Sandvik qui est coté
31:15aujourd'hui
31:15à la bourse de Stockholm
31:16et qui est éligible
31:17au PEA.
31:18Voilà donc pour
31:18trois convictions.
31:20Sandvik,
31:21DSV
31:22et Thalès.
31:23Vous faites quoi
31:24aujourd'hui dans les portefeuilles ?
31:25On parlera d'allocations
31:26également dans un instant
31:27avec Jean-Louis Nakamura
31:28et Sébastien Corchia,
31:29mais depuis un mois,
31:30comment vous arbitrez
31:31votre portefeuille Europe,
31:33sachant que le benchmark,
31:35l'Eurostock
31:35est à moins vite
31:36depuis le début du mois ?
31:37Nous,
31:37c'est de l'Europe.
31:38Effectivement.
31:39Alors,
31:39ce qu'on fait
31:39dans ce type
31:44de circonstances,
31:45on va dire,
31:46c'est,
31:46alors nous,
31:46on fait beaucoup
31:47de longs shorts,
31:47vous le savez,
31:49ce qu'on fait,
31:49c'est on réduit
31:50les expositions
31:52parce qu'il y a
31:53un niveau de risque
31:54qui n'est pas très clair
31:55aujourd'hui.
31:56Si vous voulez,
31:56c'est très symétrique
31:57ce qui est en train
31:57de se passer pour le moment.
31:58On n'est pas encore
31:59dans le point
32:00où on va avoir
32:01de l'asymétrie,
32:02c'est-à-dire où
32:02les cours de bourse
32:03sont trop baissés
32:04par rapport
32:04à ce qui pourrait
32:06se passer demain
32:06ou ils sont encore
32:07trop hauts
32:07par rapport au risque
32:08que ce conflit
32:11dégénère
32:11entre guillemets
32:12dans quelque chose
32:13de très mauvais
32:13en termes récessifs,
32:15j'entends.
32:15Donc,
32:16on est un peu
32:16entre ces deux eaux-là,
32:17donc on n'est pas encore
32:18dans un point de vue
32:20dans un point
32:21d'asymétrie
32:23qui permet
32:23de réaugmenter
32:24les risques
32:25en disant,
32:25voilà,
32:26on peut y aller
32:27sur une patte
32:28ou sur une autre,
32:28évidemment,
32:29mais de modifier
32:30les risques.
32:31Pour le moment,
32:31il vaut mieux
32:32réduire les risques
32:33dans ce portefeuille
32:34pour pouvoir
32:35les réaccroître
32:36le plus rapidement possible
32:37quand on aura
32:38l'éclaircie
32:39ou en tout cas
32:39la certitude
32:40qu'on va vers
32:42un point A
32:42ou vers le point B.
32:44Donc,
32:44trop tôt,
32:44malgré une baisse
32:45de 10-15%
32:45sur les indices européens,
32:47vous restez encore
32:47prudent à ce sens.
32:48Je me méfie encore.
32:49Merci beaucoup
32:50de nous avoir accompagné
32:51ce matin,
32:51Damien Dierix,
32:52gérant action
32:53chez Exxan Asset Management.
32:55Très courte pause,
32:56on se retrouve dans un instant
32:57avec Sébastien Corchia
32:58de Cogier Fils Gestion
32:59et Jean-Louis Nakamura
33:00de Votobail Asset Management.
33:02Nous continuons à parler
33:03d'allocations
33:04alors que le Dow Jones
33:05est rentré
33:06en zone de correction
33:07vendredi
33:08après le Nasdaq,
33:09c'est-à-dire une baisse
33:10de 10%
33:10depuis les plus hauts.
33:12Le CAC 40,
33:12lui,
33:12il y était déjà
33:13à 7700 points
33:15et il a perdu quasiment
33:16900 points
33:17depuis ses plus hauts
33:18du début d'année.
33:19Et encore,
33:19le CAC 40 limite la case
33:20grâce notamment
33:21à Total Energy.
33:22Encore ce matin,
33:23c'est la plus forte hausse
33:24du CAC 40.
33:24Elle apporte des 80 euros
33:25ce titre
33:26alors que les cours du pétrole
33:27continuent de grimper.
33:28Vous avez un baril de Brent
33:29ce matin
33:30qui est au-delà
33:31des 116 dollars,
33:32c'est-à-dire quasiment
33:33au plus haut
33:33depuis 2022.
33:34A tout de suite.
33:37BFM Business présente
33:39Good Morning Market
33:41Etienne Braque
33:429h35,
33:43deuxième partie
33:44de Good Morning Market.
33:45Le CAC 40
33:45est donc parfaitement stable
33:46à 7697 points
33:48moins 0,2%
33:49pour l'Eurostox 50
33:51à 5495 points.
33:54Total Energy,
33:55Engie et Vinci
33:55sont les trois
33:56plus fortes hausses.
33:57A l'inverse,
33:57Sanofi, Airbus
33:58et Schneider Electric
33:59ferment la marche.
34:00Le baril de pétrole
34:01est donc sur ses plus hauts
34:02de 10 jours
34:02au-delà des 115 dollars.
34:04L'once d'or tient néanmoins
34:05à 4523 dollars
34:07pour cette once.
34:08L'euro-dollar repasse
34:09sous les 1,15
34:10à 1,1496
34:11quand sur le front
34:12des taux
34:12vous avez un 10 ans français
34:14qui est à 3,83
34:15donc au plus haut
34:16ou presque depuis 2009.
34:17Le Bund toujours
34:18au-delà des 3%,
34:193,09 même
34:20quand le 10 ans italien
34:22est au-delà des 4%.
34:23Nous reparlerons
34:23dans un instant
34:24de ce contexte obligataire
34:26avec nos deux invités.
34:28Du côté des valeurs,
34:29Pernod Ricard
34:30qui avait gagné un peu plus
34:30de 8% vendredi
34:32se stabilise
34:33dans l'attente
34:34bien sûr
34:35d'une éventuelle
34:36confirmation
34:37en tout cas
34:37de cette fusion
34:38avec la maison mère
34:40de Jack Daniels.
34:419h36, tout de suite
34:42c'est l'heure du face-à-face
34:44avec nos deux invités
34:45en plateau
34:46Sébastien Corchia
34:47le directeur général adjoint
34:48et directeur des investissements
34:50de Cogé Fugestion.
34:51Bonjour Sébastien.
34:52Bonjour Etienne.
34:52Merci d'être avec nous ce matin
34:53avec Jean-Louis Nakamura
34:55le responsable
34:55de la gestion globale
34:56Equities
34:57de Votobel Asset Management.
34:59Bonjour Jean-Louis Nakamura.
35:00Bonjour Etienne.
35:01Quand vous avez vu
35:01ce pétrole à 116 dollars
35:03ce matin
35:03Jean-Louis Nakamura
35:05vous vous êtes dit
35:05bon on est toujours
35:07sur des plus hauts
35:07de 10 jours
35:08plus hauts de 2022
35:09ça sera la dernière séance
35:10du mois de mars demain
35:11on est quand même
35:12sur une hausse de 50%
35:13du baril de pétrole
35:14depuis le début du mois
35:15et surtout à un conflit
35:17qui rentre dans sa cinquième semaine
35:19donc c'est-à-dire
35:19que le scénario court
35:20est désormais écarté
35:22même si Donald Trump
35:22encore vendredi disait
35:24ça va durer 4 à 6 semaines
35:25donc encore peut-être
35:26deux semaines
35:27néanmoins on voit quand même
35:28des investisseurs
35:29qui sont beaucoup plus prudents.
35:32Alors ça c'est un effet marquant
35:33de ce début de conflit
35:35on va dire
35:35c'est cette espèce
35:36de déconnexion
35:37qu'on a eu
35:37de ces 4 dernières semaines
35:38alors peut-être
35:39jusqu'au milieu
35:40de la semaine dernière
35:40les choses se sont
35:41un petit peu accélérées
35:42en fin de semaine dernière
35:43entre un marché
35:44des matières premières énergétiques
35:45qui très vite
35:46a pricé les disruptions
35:48le fait qu'elles étaient importantes
35:50et qu'elles n'allaient
35:50sans doute pas être faciles
35:52à renverser
35:53même si demain
35:53les bombardements s'arrêtaient
35:56donc ça c'était très clair
35:57avec cette hausse
35:58du prix du pétrole
35:59que vous avez mentionné
35:59qui est intervenue très vite
36:01on a touché les 120 très vite
36:03après c'est redescendu
36:04avec les propos de M. Trump
36:05et puis là c'est en train
36:06de remonter
36:06et puis un marché action
36:08qui lui est resté
36:09pendant très longtemps
36:10finalement
36:10alors beaucoup
36:11on dit complaisant
36:12on pourra y revenir
36:12mais en tout cas
36:13qui est resté sur cette idée
36:14effectivement d'un conflit
36:15très court
36:17avec l'idée
36:18qu'il y aurait des seuils
36:19de toute façon à tester
36:20et qui provoquerait
36:22probablement
36:23un revirement
36:24de l'administration américaine
36:26et sans doute
36:27ce que beaucoup appellent
36:27le fameux
36:28taco trade
36:30et donc la question
36:32qu'il fallait se poser
36:32c'est est-ce que
36:33est-ce que ce taco trade
36:34est toujours d'actualité
36:35si oui
36:36quels sont les seuils
36:37qui pourraient le déclencher
36:38beaucoup parlaient
36:39jusqu'à la semaine dernière
36:41d'une baisse de 10%
36:42sur les actions américaines
36:43et de taux à 10 ans
36:46là aussi je pense
36:47qu'on va y revenir
36:47autour de 4,5%
36:49sur les trajuries américains
36:50ce sont deux seuils
36:52desquels on se rapproche
36:53en tout cas
36:54sur le marché d'action
36:55finalement
36:55on s'en est beaucoup rapproché
36:56en fin de semaine dernière
36:57donc on n'est plus très loin
36:58on va voir si ça suffit
36:59mais en même temps
37:00on a ce bruit
37:01on a ce bruit
37:01qui continue à devenir
37:02sur la concentration
37:03d'une possible intervention
37:05au sol
37:05qui évidemment
37:06déclencherait une deuxième vague
37:07une deuxième vague
37:08dans ce conflit
37:09donc aujourd'hui
37:10pour répondre à notre question
37:11on n'est plus du tout
37:13dans l'hypothèse d'un conflit
37:14ultra court
37:14mais néanmoins
37:16rien ne nous dit
37:17qu'à tout moment
37:18et c'est bien d'ailleurs
37:19une des
37:20la deuxième grande leçon
37:23de ce conflit
37:24c'est que
37:24on sait désormais
37:25comme l'a très bien formalisé
37:27Marc Carnet
37:27le Premier ministre canadien
37:29à Davos
37:29c'est en début d'année
37:30qu'on vit dans un monde
37:30sans règles
37:31dans un monde sans règles
37:33la rationalité économique
37:34ne dirige plus forcément
37:35le politique
37:36qui ne contrôle plus
37:36le géopolitique
37:37donc essayer de rationaliser
37:39des choses
37:40qui le sont de moins en moins
37:41ça devient très compliqué
37:42et à partir de là
37:44on sait
37:45et des déclarations
37:46comme elles l'ont été encore faites
37:47en début de matinée
37:48par M. Trump
37:49sur le fait
37:49qu'il considérait
37:50qu'un changement de régime
37:51avait lieu en Iran
37:53ouvre de toute façon
37:53les portes
37:54à toutes les solutions possibles
37:55à tous les horizons possibles
37:58quand on est investisseur
37:59aujourd'hui
37:59on ne peut pas totalement
38:00se mettre en dehors du marché
38:02parce que s'il y a un rebond
38:03bon bah c'est compliqué
38:04et en même temps
38:05j'imagine
38:06qu'en tant qu'allocataire
38:08Jean-Louis Nakamura
38:09vous regardez un peu
38:09votre portefeuille
38:10et quelles sont les valeurs
38:12qui seront les plus impactées
38:13par cette hausse du pétrole
38:15et vice versa
38:16alors évidemment
38:17c'est un travail
38:17que tout le monde a fait
38:18dès le début
38:18ce qui est assez frappant
38:19et ça explique peut-être
38:20pourquoi on a cette forme
38:22de résilience
38:22au moins au début
38:23du marché actions
38:23c'est que
38:24alors que les gérants
38:25de hedge funds
38:26se sont très vite couverts
38:27dans des proportions
38:27très importantes
38:29il y a un dérisking
38:30très important
38:31de tout ce qu'on appelle
38:31le monde de la hot money
38:32sur les marchés
38:33les gérants long-only
38:34dont nous faisons partie
38:35eux sont restés relativement
38:38inchangés
38:39investis
38:39ils n'ont pas beaucoup
38:40rebalancé leur portefeuille
38:41dans notre cas
38:42par exemple
38:43nous étions
38:44on a eu la chance
38:44de rentrer dans ce conflit
38:45avec pas mal de valeurs énergétiques
38:46d'Amérique latine
38:47qui ont plutôt
38:48aidé les portefeuilles
38:49à tenir
38:49sur les valeurs industrielles
38:51évidemment ça s'est
38:51moins bien passé
38:52encore que certains segments
38:53on pense par exemple
38:54aux batteries électriques
38:55en Chine
38:56ont plutôt très bien fait
38:58ça aussi c'est peut-être
38:59un signe pour l'avenir
39:01et donc
39:01nous notre tendance
39:02à dire c'est que
39:03vous l'avez dit vous-même
39:03on ne peut pas se permettre
39:04de s'investir
39:05parce que si le conflit
39:06s'arrête demain
39:07et qu'il y a un rebond
39:07qui ne sera pas forcément
39:08très marqué
39:09compte tenu du fait
39:09qu'on n'a pas beaucoup
39:10corrigé
39:11on ne veut pas
39:12faire les portes de sa lune
39:14comme on dit
39:14en revanche
39:16il ne faut pas
39:17que ce conflit
39:17nous amène
39:18à délaisser
39:19les quelques thèmes
39:21et j'espère qu'on aura
39:21peut-être l'occasion
39:22d'y revenir
39:23pour lesquels
39:24on a encore
39:24un tout petit peu
39:25de visibilité
39:26dans un monde
39:26où on a de moins
39:27en moins de visibilité
39:28s'il y a quelques thèmes
39:28sur lesquels
39:29on a un peu de visibilité
39:30à 6-9 fois
39:31je pense que ce serait
39:32une erreur
39:32de les délaisser trop vite
39:33on en parlera dans un instant
39:35Sébastien Corchia
39:36comment vous regardez
39:37ce mois de mars
39:37pour l'instant
39:38sur les indices
39:39Nasdaq, Dow Jones
39:40en zone de correction
39:41les indices européens
39:42qui sèdent entre 7 et 11%
39:45comme un marché
39:45qui remet au milieu du jeu
39:48ses anticipations
39:49pour l'année
39:50qui était top 1 émergent
39:52top 2 Europe
39:53top 3 Etats-Unis
39:55je fais l'inverse
39:56en fait
39:56pour rééquilibrer
39:58c'est un peu
39:58au gré de la sensibilité
40:00de chacune de ces zones
40:01au coût de l'énergie
40:02et au coût du pétrole
40:03donc ça
40:04c'est un peu
40:05la réallocation
40:05que le marché a fait
40:07il n'a pas forcément fait
40:08à mon sens
40:09beaucoup de cash
40:10mais il a remis
40:11dans l'ordre de priorité
40:13finalement
40:15et rapidement
40:17son tiercé
40:18l'autre chose
40:19c'est effectivement
40:20l'impossibilité
40:21je rejoins ce qui a été dit
40:22l'impossibilité
40:24de finalement
40:25faire de ce qu'on appelle
40:26dans notre métier
40:27du directionnel
40:27c'est-à-dire que souvent
40:28on entend les clients
40:29notamment les clients particuliers
40:30qui disent
40:31mais il faut jouer
40:32c'est dangereux
40:32il faut jouer la guerre
40:34et donc la hausse du pétrole
40:36etc.
40:36ou au contraire
40:37c'est peut-être le moment
40:38d'y aller etc.
40:39dans nos métiers
40:39on ne peut pas faire ça
40:40c'est-à-dire que
40:40surtout aujourd'hui
40:41quand tout tient
40:42à une déclaration
40:43qui peut être changée
40:46une heure
40:46deux heures
40:47après
40:47et finalement
40:48vous êtes obligé
40:49de faire un portefeuille
40:51qui soit
40:51ni KO
40:53le KO
40:54mondial
40:55ni taco
40:56parce que
40:57vous pouvez
40:58c'est plus les mêmes valeurs
40:59c'est plus rien
40:59et vous avez
41:00le temps de réaction
41:01il est impossible
41:02à mettre en oeuvre
41:02on l'a vu la semaine dernière
41:04quand tout d'un coup
41:04le S&P passe de moins 2
41:05à plus 2
41:06donc finalement
41:07vous êtes obligé
41:08de garder vos convictions
41:09de départ
41:10peu ou prou
41:10quand même
41:11en vous disant
41:12que de toute façon
41:13elles peuvent revenir
41:14en haut de l'affiche
41:15en quelques secondes
41:16quasiment
41:17sauf que vous allez
41:18diminuer
41:19et ça souvent
41:19les particuliers
41:20ont du mal à comprendre
41:21que les institutionnels
41:23réagissent comme ça
41:24vous allez diminuer
41:24votre enveloppe de risque
41:25c'est-à-dire que
41:26le même portefeuille
41:27vous allez le faire
41:27un peu un mini portefeuille
41:29et c'est pour ça
41:30que les gens
41:31ont peut-être du mal
41:32à comprendre
41:32pourquoi les valeurs
41:33de défense
41:34diminuent
41:35par exemple
41:35je prends cet exemple
41:36parce qu'il est assez marquant
41:39diminuent
41:40parce qu'en fait
41:41il y en avait trop
41:42et si demain
41:44c'est à cause
41:44ça rebaisse
41:45vous aviez à l'inverse
41:47plus de valeur
41:48de tech
41:49mais
41:50bon
41:50avec tout ce qu'on peut dire
41:51sur la tech
41:52mais obligé d'en remettre
41:53un petit peu
41:53parce que c'est moins cher
41:54donc les gens
41:55se remettent
41:55dans une grande neutralité
41:58sans directionnelle
41:59et finalement
42:00le tampon
42:01c'est-à-dire
42:01ce que vous récupérez
42:02un peu
42:03comme tous les actifs
42:04sont corrélés entre eux
42:05vous le voyez
42:06les obligues
42:07vous ne pouvez pas
42:08vous en servir
42:09comme coussin
42:10l'or
42:10vous ne pouvez pas
42:10vous en servir
42:11comme coussin
42:12les crypto
42:13vous ne pouvez pas
42:13vous en servir
42:14comme coussin
42:15les matières premières
42:16non plus
42:16et le private equity
42:17qui était souvent aussi
42:18le coussin
42:19de ces allocations
42:19diversifiées
42:20vous ne pouvez pas
42:20vous en servir
42:21donc le seul tampon
42:23que vous avez
42:23c'est le cash
42:24c'est le monétaire dollar
42:25ou monétaire euro
42:26et finalement
42:27aujourd'hui
42:28vous avez des investisseurs
42:29qui finalement
42:30ça rejoint votre mot
42:32lassitude
42:32ils ne sont pas
42:33dans une lassitude
42:34ils sont dans
42:35une énorme incertitude
42:36ils ne veulent pas
42:37le prendre de pari
42:38ils veulent être prêts
42:39à se dire
42:39ok demain
42:40à un moment
42:41il y aura un choix
42:42beaucoup plus clair
42:43et mon tampon de cash
42:45je pourrais le remettre
42:46sur différentes choses
42:46en attendant
42:47il n'y a aucun scénario
42:48qui domine un autre
42:50c'est KO ou TACO
42:51d'autant plus
42:52que les résultats d'entreprise
42:52vont commencer
42:53à prendre les devants
42:55c'est bien
42:55on va commencer
42:56à parler des entreprises
42:57et pas que de l'Iran
42:57et que comme chaque fois
42:58il y aura de la volatilité
43:00à l'occasion
43:00de ces résultats
43:01oui même si je ne suis pas sûr
43:02que sur cette publication
43:04de mars
43:04mais probablement
43:05plus tôt
43:07sur juin et septembre
43:08je ne suis pas sûr
43:09qu'au jour d'aujourd'hui
43:10une entreprise
43:11qui n'a pas plus d'informations
43:13que vous et moi
43:14et qui vient de se faire
43:16percuter
43:16par ce choc d'offres
43:18soit en capacité
43:20de vous faire
43:21un business plan revu
43:23ou une projection revu
43:24ce qu'on appelle
43:25les guidance
43:25qui soit fiable
43:27par contre
43:28on va voir un peu
43:30comment elle diminue
43:31les choses
43:31et ça
43:31ça va impacter
43:33la partie BNPA
43:34dans votre PER
43:35cours sur BNPA
43:36et donc
43:37peut-être que quand on dit
43:39bénéfice par action
43:40pardon
43:41et quand
43:41par exemple
43:42vous avez ceux
43:42qui sont plutôt
43:43les adeptes du buy the deep
43:44je vais acheter
43:45parce que le marché
43:45est moins cher
43:46bah oui
43:47sauf que vous allez peut-être
43:48vous apercevoir
43:48qu'en fait
43:49il est toujours aussi cher
43:50qu'il y a 15 jours
43:50parce que les perspectives
43:51de BNPA
43:52de bénéfice par action
43:53ont baissé
43:53mais j'attends pas grand chose
43:55de cette première vague
43:56d'entreprises
43:57elles vont toutes dire
43:58je sais pas
43:59et ça sera peut-être un problème
44:00Jean-Louis Nakamura
44:01pour rebondir sur ce qui vient
44:02d'être dit
44:02notamment sur les refuges
44:04et la réaction
44:04des différents actifs
44:05alors oui c'est intéressant
44:06parce que quand on regarde
44:07l'évolution des différents
44:08segments du marché
44:08depuis le début du conflit
44:10fin février début mars
44:11on a le sentiment
44:12effectivement d'une hiérarchie
44:13assez logique
44:14avec ce qu'on perçoit
44:15de la dépendance
44:16de chacune des grandes régions
44:17du monde
44:17et de chacune des grandes industries
44:19à l'énergie importée
44:20du Moyen-Orient
44:21donc pour faire simple
44:23jusqu'à la semaine dernière
44:24les élections américaines
44:25avaient très peu décroché
44:26de l'ordre de 3-4%
44:27l'Europe c'était 7-8
44:29et puis les émergents
44:30c'était 10 ou un peu plus
44:31à part la Chine
44:34ma lecture est un peu différente
44:35c'est-à-dire que
44:36quand on regarde
44:36le profil infrapériode
44:38au cours du temps
44:39au cours de ces 4 dernières semaines
44:41c'est essentiellement
44:42sur les 48 premières heures
44:44les 2 premiers jours de bourse
44:45suite au conflit
44:46qu'on a une correction
44:47plus marquée
44:48sur les émergents
44:48et un peu sur l'Europe
44:49et quasiment
44:51rien ne changeait
44:51aux Etats-Unis
44:52après les choses
44:53évoluent de concert
44:54et ces derniers jours
44:55en fin de semaine dernière
44:56c'était plutôt
44:56les actions américaines
44:57qui corrigeaient davantage
44:58moi j'ai le sentiment
44:59que dans les premiers jours
45:01comme ça a été très bien expliqué
45:02il y a eu une prise de profit
45:04généralisée
45:05un dégrossissement
45:06des portefeuilles
45:07qui fait qu'on a vendu
45:08mais forcément
45:09on a vendu en priorité
45:10ce qui avait le mieux performé
45:11au cours des mois
45:12qui y viennent
45:12donc c'est pas seulement
45:13l'Asie émergente
45:14c'est le Japon
45:15évidemment au sein de l'Asie
45:17il y avait la Corée du Sud
45:18qui était le marché
45:19qui avait le mieux performé
45:20en 2025
45:20qui a le plus corrigé
45:21au tout début
45:22on a eu
45:23au sein des secteurs
45:24on a eu
45:25une remontée temporaire
45:26des softwares
45:27versus de l'hardware
45:27pareil
45:28ça correspond à ce qu'on appelle
45:29la clôture d'un trade
45:30qui était long hardware
45:32short software
45:32donc en tant que close
45:33à tant faire surperformer
45:34les softwares
45:35et c'est la même chose
45:37aussi sur l'or
45:37évidemment
45:38où il y a beaucoup
45:39de particuliers
45:39qui ont vendu leur position
45:40dans des ETF sur l'or
45:41et contribué à sa baisse
45:43donc il ne faut pas aller
45:44trop vite
45:44aujourd'hui en se disant
45:46cette performance différenciée
45:47entre région et secteur
45:48c'est le reflet
45:50d'une appréhension
45:50de ce que va être
45:51la sensibilité économique
45:52de ces différentes régions
45:53à ce qui se passe
45:54au Moyen-Orient
45:54c'est à ce stade
45:56d'abord le reflet
45:57d'une prise de profit
45:58sur les segments
45:59qui avaient le mieux performé
46:00et comment vous regardez
46:01la baisse du Nasdaq
46:02de 4,5 jeudi et vendredi
46:04parce que ça
46:04c'est nouveau pour le coup
46:05c'est-à-dire que les investisseurs
46:06dans un premier temps
46:07ils n'ont pas voulu
46:07vendre leur Alphabet
46:08et compagnie
46:09et là maintenant
46:10quand vous regardez Microsoft
46:11on est à moins 35
46:12depuis octobre
46:13Alphabet on est à moins 20
46:14depuis février
46:15mais t'as perdu 10-15%
46:16en deux jours
46:16c'est une baisse importante
46:18tout de même
46:18Effectivement
46:19cette baisse-là
46:19elle n'a pas commencé
46:20avec la guerre
46:21elle a commencé
46:22à l'automne dernier
46:22c'était une des tendances
46:24que j'évoquais tout à l'heure
46:25qui a commencé
46:26à l'automne dernier
46:27et qui ne s'est pas
46:28elle vraiment inversée
46:29ou en tout cas
46:29il y avait une forme de pause
46:31et puis ces derniers jours
46:31ça a repris de plus belle
46:32sur les hyperscalaires américains
46:34pour moi
46:35on est sur un sujet différent
46:37je ne pense pas
46:37à un seul instant
46:38que
46:39évidemment
46:40encore une fois
46:41tout ce qu'on dit
46:41est soumis aux aléas
46:43l'échelle
46:44le conflit
46:46va escalader
46:47mais à ce stage
46:48je ne crois pas
46:49qu'il n'y ait aucune raison
46:50pour que les hyperscalaires
46:51remettent en cause
46:52les plans d'investissement
46:52qu'ils avaient
46:53sur 2026 et 2027
46:57en revanche
46:58la capacité
46:59qu'ils auront
47:00à vendre des solutions
47:01et donc à profitabiliser
47:03et monétiser
47:03encore plus vite
47:04ou aussi vite
47:05qu'ils auraient dû le souhaiter
47:07et que les investisseurs
47:08l'attendaient
47:10assez rapidement
47:11va être peut-être contrainte
47:12dans un contexte
47:13où les entreprises
47:14freineraient leur demande
47:15leur réorganisation interne
47:17et leur demande
47:18elles-mêmes
47:18d'équipement
47:19en AI
47:20ça c'est une possibilité
47:22il y a derrière aussi
47:24une vraie question
47:25une vraie tendance
47:25et là aussi
47:26ça fait partie
47:26de ces tendances structurelles
47:27qu'il ne faudrait pas perdre de vue
47:28parce qu'on est tous
47:29accaparés par ce qui se passe
47:30au Moyen-Orient
47:30c'est ce que j'appelle
47:32l'érosion
47:32des piliers institutionnels
47:35américains
47:37le week-end
47:38où Donald Trump
47:39a déclenché
47:39les frappes
47:40sur les rangs
47:41il a aussi
47:43qualifié
47:43anthropique
47:43de menace
47:44à la sécurité nationale
47:45je ne sais pas
47:46si on se rend compte
47:46de ce que ça implique
47:47et de ce que ça veut dire
47:48c'est quelque chose
47:48qu'on attendait
47:49du gouvernement américain
47:50à propos d'entités chinoises
47:51c'est quelque chose
47:52qu'on attendait
47:53du gouvernement chinois
47:54à propos d'entités chinoises
47:55ce n'est pas quelque chose
47:56qu'on attendait
47:56du gouvernement américain
47:57à propos d'entités américaines
47:59donc quand vous rentrez
48:00dans ces eaux-là
48:01beaucoup de questions
48:02commencent à être ouvertes
48:03et il n'est pas illégitime
48:04de se poser la question
48:05de savoir
48:05si l'environnement réglementaire
48:08ne va pas venir fixer
48:09une sorte de plafond de verre
48:11à ces entreprises
48:11qui les empêcherait
48:12de profitabiliser aussi vite
48:13le modèle qu'elles avaient en tête,
48:15la course aux données
48:16dans laquelle elles se sont engagées.
48:17Sans compter, bien sûr,
48:18les questions sur les gagnants,
48:20les perdants de l'intelligence artificielle,
48:22le Tchad GPT, etc.
48:23Votre lecture sur la tech ?
48:25Alors, je voudrais reprendre
48:26par le dernier mot
48:27qui a été dit,
48:28la lecture réglementaire.
48:30Il y a, par exemple,
48:31l'effet méta
48:32qui est arrivé
48:33et qui donne justement
48:34aussi un cadre
48:36qui va être peut-être
48:37un petit peu plus compliqué.
48:39Ce que je pense,
48:40c'est que je reviens
48:40sur mon article,
48:41mon idée de déléverager
48:44un peu les portefeuilles,
48:45c'est-à-dire on diminue
48:46l'enveloppe, le risque.
48:48Tout le monde était
48:48trop au même endroit.
48:50On parlait de la défense,
48:51mais on parlait des techs.
48:51Mais là, ça s'est vraiment fait
48:52à la fin du mois de mars.
48:53Oui, ça s'est fait
48:54parce que ça s'est accéléré
48:55puisqu'il y a des gens
48:55quand même qui n'y croyaient pas à ça.
48:57En se disant,
48:57les Max 7 restent,
48:58les Max 7 resteront,
48:59les Max 7,
49:00elles ont une prime
49:01qui est complètement justifiée
49:03et à côté, il n'y a rien d'autre.
49:04Il a fallu quand même
49:05un certain temps
49:05pour que le chemin se fasse.
49:08Et puis souvent,
49:09dans les grandes maisons,
49:10à un moment,
49:10ce n'est plus vous
49:11qui décidez,
49:11le gérant,
49:12c'est le contrôle des risques.
49:13Il vient vous voir
49:14et qui dit,
49:14il faut diminuer le risque.
49:16Donc, vous n'avez pas le choix,
49:17il faut le faire.
49:18Autre chose,
49:19plus proche de nous,
49:20il y a la hausse des taux longs
49:20et on sait qu'il y a
49:21cette sensibilité
49:22à la hausse des taux longs.
49:23La troisième chose,
49:24et ça, j'y crois beaucoup,
49:25je le mettrais presque en premier,
49:26c'est qu'on oublie
49:28que beaucoup de ces valeurs,
49:29notamment les Mac 7,
49:30ont beaucoup progressé
49:31avec un truc
49:32qui s'appelle
49:33le rachat d'actions,
49:34le share buyback
49:34et que quand vous mettez
49:36beaucoup d'argent
49:37pour faire du capex,
49:40c'est-à-dire investir,
49:41cet argent,
49:42quand vous avez un dollar,
49:43vous n'avez qu'un dollar.
49:45Et donc,
49:46les marchés
49:46prennent aussi en compte
49:48que beaucoup de ces valeurs-là
49:49vont avoir un énorme moteur
49:51qui va s'arrêter.
49:52Je pense à des valeurs
49:53comme Apple ou d'autres,
49:54mais qui avaient
49:55des chiffres gigantesques
49:56chaque année de rachat d'actions.
49:58Ça, c'est un énorme moteur
50:00qui va s'arrêter.
50:02Puis, il y avait,
50:02dernière chose,
50:03peut-être les IPO
50:05qui arrivent,
50:06de l'introduction en bourse
50:08qui arrivent.
50:09De SpaceX, notamment.
50:10De SpaceX ou d'autres.
50:11Et pourquoi je parle
50:12de ces IPO ?
50:13Parce que je pense qu'à un,
50:14il y a des gens
50:14qui mettent un petit peu
50:16d'argent de côté
50:16en disant
50:17je veux faire plutôt ça,
50:17ça m'intéresse.
50:18Deux,
50:19plutôt mon argument,
50:20c'est de dire
50:21qu'il y a beaucoup
50:22de pré-marketing
50:23qui a été fait là-dessus
50:24et je trouve
50:25qu'il y a concomitance
50:26entre de multiples annonces
50:28ces dernières semaines
50:29de disruption de ceci,
50:30de disruption de cela
50:31pour faire montrer
50:32que ce qui arrive en bourse,
50:33par contre,
50:33ça, c'est génial.
50:35Et on connaît l'histoire,
50:36c'est une fois que c'est en bourse,
50:37bizarrement,
50:37il n'y a plus de disruption.
50:38Le temps passe très vite.
50:39Il nous reste à peine 5 minutes.
50:40Vos thèmes,
50:41vous avez parlé
50:42des thèmes visibles tout à l'heure,
50:43Jean-Louis Nakamura.
50:44Quels sont pour vous,
50:45aujourd'hui,
50:45les thèmes qui sont
50:46un petit peu immunisés ?
50:47Alors, moi,
50:47je continue à penser
50:48qu'il n'y aura pas
50:48de remise en cause,
50:49au moins dans les 9 à 12 mois prochains,
50:56américains.
50:56Donc, plutôt que de jouer
50:57les Mach 7,
50:59jouons toute la chaîne en amont,
51:01les équipementiers,
51:02équipementiers de réseau.
51:03On a des valeurs,
51:04d'ailleurs, aujourd'hui,
51:05notamment à Taïwan,
51:06autres que TSMC, évidemment,
51:08qui ont plutôt très bien fait,
51:10y compris depuis
51:10le déclenchement du conflit.
51:15Le deuxième thème,
51:17aujourd'hui,
51:18il n'en profite pas vraiment
51:20parce que par construction,
51:20il n'est pas exposé
51:21à l'énergie fossile,
51:22c'est la transition,
51:24j'ai même envie de dire,
51:24la souveraineté énergétique.
51:26C'est quelque chose
51:27qui était déjà sur la table
51:29avant le conflit.
51:30Évidemment,
51:31ça va revenir
51:32avec encore plus de force.
51:33Ça veut dire quoi ?
51:34Ça veut dire
51:35non seulement aller plus vite
51:37dans l'indépendance énergétique,
51:39mais sécuriser les réseaux.
51:40Là encore,
51:41il y a des chaînes
51:42de valeurs industrielles
51:43qui travaillent à ça.
51:44Il y a des vrais spécialistes.
51:45En Asie,
51:46beaucoup, encore une fois.
51:47Il faut voir qu'aujourd'hui,
51:47la Chine n'a 4 par 40 %
51:49des capacités d'énergie renouvelable
51:51dans le monde,
51:52mais aussi quelques opérateurs,
51:53par exemple, en Europe.
51:55Et puis,
51:56j'évoquais tout à l'heure
51:57l'érosion des piliens
51:58sociaux américains
51:59avec tout ce que ça implique
52:00en termes de besoins
52:02quand même récurrents
52:03de se diversifier
52:04en dehors des États-Unis,
52:05en dehors des Max 7,
52:08avec des risques
52:08de temps en temps
52:09des réglementations
52:10soit initiées par le juge,
52:12soit initiées finalement
52:12par les partis politiques
52:14dans un contexte de mid-terme
52:15où il faut venir en aide
52:17à une population
52:17qui souffre de ce qu'on appelle
52:19la crise de l'affordability
52:20aux États-Unis,
52:21vont peut-être venir
52:22remettre le balancier
52:23un peu plus en faveur
52:24des small and mid-cap.
52:25Pour autant,
52:25évidemment,
52:26qu'on n'ait pas une récession
52:27aux États-Unis,
52:28mais on en est encore loin.
52:28Avec, bien sûr,
52:29une question sur les small
52:30et mid-cap de taux.
52:31Tout dépendra, bien sûr,
52:32de l'évolution du marché obligataire.
52:333,8% ce matin
52:34pour le 10 ans français.
52:35Sébastien Corcia,
52:36plus haut de 2009.
52:37Le Bund, au-delà des 3,1.
52:38Le 10 ans italien,
52:39au-delà des 4%.
52:40Comment vous l'expliquez
52:41en un mot ?
52:42Et puis après,
52:42on parlera de la conséquence
52:43pour les portefeuilles mixtes.
52:45Le marché joue la stagflation,
52:47c'est-à-dire qu'il n'y a
52:49pas de croissance
52:50et puis il y a,
52:51comment dire,
52:52l'inflation
52:53qui l'estime durer
52:54un certain temps
52:55parce que,
52:55comme vous l'avez dit
52:56en préambule,
52:57on ne va pas pouvoir
52:58remettre toute la chaîne
52:59logistique du pétrole
53:01et des matières premières
53:02en route comme ça.
53:03Donc, il joue ça.
53:03Mais il y a ce que les économistes
53:04vous disent
53:05et ce que le marché obligataire dit.
53:06C'est quand même des messages
53:07qui sont un peu différents.
53:09C'est-à-dire que le marché obligataire
53:10anticipe 2 à 3 hausses
53:11de taux de la BCE
53:12alors que les économistes
53:13dans leur ensemble
53:13sont quand même plus prudents.
53:15Parce qu'en fait,
53:16ce marché,
53:17il sort,
53:18vous savez,
53:18ce qu'on appelle,
53:19c'est le gros mot à la mode
53:20actuellement,
53:20c'est les playbooks.
53:21C'est-à-dire qu'il sort
53:22un peu la feuille de route
53:23d'une histoire passée.
53:25Et la playbook actuelle
53:26de ce marché obligataire,
53:27de notice, pardon,
53:28c'est 2022.
53:30C'est la guerre en Ukraine.
53:31Et donc, il se dit
53:32tiens, même chose,
53:34choc d'offres
53:34sur les matières premières.
53:35Je sors ça.
53:36Qu'est-ce qui s'est passé
53:37à cette époque ?
53:38Oh là là,
53:38très forte hausse
53:39des taux longs,
53:40inflation,
53:41qui est allée beaucoup plus haut.
53:42Et les banques centrales
53:43ont réagi
53:43en montant leurs taux courts.
53:44On oublie juste
53:45que l'histoire
53:47ne se répète pas.
53:48Elle bégaye,
53:48mais elle ne se répète pas.
53:49Et qu'on avait à ce moment-là
53:51des taux courts
53:51qui étaient à moins 0,5
53:52et il y avait de la marge
53:54pour les remonter.
53:55Ce n'est plus du tout
53:56le même cas.
53:56Les consommateurs,
53:58ils pouvaient s'accommoder
53:59de pétrole cher
54:00parce qu'ils sortaient du Covid,
54:01ils avaient envie de consommer,
54:02ils avaient plein d'épargne,
54:03etc.
54:05Donc, le marché obligataire,
54:06il réagit comme ça.
54:07C'est très compliqué
54:08pour les gens
54:08qui gèrent des portefeuilles
54:10diversifiées
54:10parce qu'ils perdent
54:11sur les actions actuellement
54:12et ils perdent sur les taux.
54:14Attention aux gens
54:15qui ont des portefeuilles
54:16sécurité,
54:19équilibre,
54:20parce qu'en 2022,
54:21c'était des perfs très modèles.
54:22Il ne faut pas que ça dure
54:23cette histoire-là.
54:24Par contre,
54:25si on va dans la récession,
54:25les taux longs,
54:26à mon avis,
54:27redescendront à court terme.
54:28Ça, c'est le problème.
54:29Et donc,
54:29quand on a une poche taux
54:30dans son portefeuille,
54:32il faut être très très court.
54:33C'est monétaire,
54:34voire comme il y en a
54:35qui anticipent
54:35des hausses des taux courts déjà.
54:37Ces anticipations
54:38se retrouvent
54:39dans des obligations
54:39à 1, 2 ans.
54:40Je prends l'exemple
54:41de l'OAT,
54:41c'est le français.
54:42À 2,8 et 2 ans,
54:43vous avez déjà
54:442,7 % de rendement.
54:45C'est mieux que le monétaire.
54:472,87 ce matin.
54:482,87.
54:49Donc, vous voyez,
54:49c'est mieux que du monétaire
54:50parce qu'en fait,
54:51il anticipe ça
54:51qui ne viendra,
54:52à mon avis, pas.
54:53Je vois mal la baisse
54:54remonter trois fois ses taux.
54:56La hausse des taux
54:56n'a jamais fait baisser
54:57les cours du pétrole.
54:59Voilà.
54:59Et puis,
55:00sur les actions,
55:01je vous ai dit,
55:02gardez,
55:02et je suis d'accord
55:03avec ce qui a été dit
55:03et qu'on a dit ici,
55:04gardons le même portefeuille
55:05pour l'instant,
55:06jouons-le en version
55:07un petit peu miniature
55:09et puis en se disant,
55:14en tout cas,
55:14il y a des perdants
55:14ou qu'on peut penser
55:16perdants qui ne sont pas.
55:17On parlait de l'émergent.
55:18L'émergent Amérique latine,
55:20par exemple,
55:21le Brésil,
55:21je prends le Brésil,
55:22il est exportateur
55:23de matières premières
55:25pétrolières,
55:25exportateur de matières
55:26premières agricoles.
55:27Lui, il est super gagnant
55:28de l'histoire.
55:28Donc, il y a des choses
55:29à faire quand même.
55:30Un mot vraiment très court,
55:31Jean-Louis Nakamura.
55:31Très court.
55:32Je souscris tout à fait
55:33à ce qui a été dit.
55:34Je pense que plus
55:35qu'une crise inflationniste,
55:36on aura d'abord
55:37peut-être un choc,
55:37qu'un bruit sur l'inflation
55:39pendant quelques mois
55:40suivi,
55:41si ça devait se prolonger,
55:42s'intensifier
55:43sur une crise plutôt
55:45pas récessionniste,
55:46mais en tout cas,
55:46un ralentissement
55:47qui serait plutôt
55:47désinflationniste.
55:48Mais je ne crois pas
55:49du tout à un scénario
55:50où les banques centrales
55:51aient à monter
55:51autant les taux.
55:53Merci à tous les deux
55:54de nous avoir accompagnés.
55:55Jean-Louis Nakamura,
55:56responsable de la gestion
55:56globale equity
55:57chez Votobel Asset Management
55:58et Sébastien Corchia,
55:59directeur général adjoint
56:00et directeur des investissements
56:01de Cogefi Gestion.
56:03Le CAC 40 est parfaitement stable
56:05dans l'attente
56:05de Wall Street
56:07quasi stable sur les futurs.
56:09A noter bien sûr
56:09qu'avec le changement d'heure,
56:10Wall Street ouvre à 15h30.
56:12Aurére habitué à 15h30
56:13et fermeture,
56:14clôture à 22h.
56:16Dans un instant,
56:16il sera 10h.
56:17Les experts avec Raphaël Lejean.
56:19Quel est le programme, Raphaël ?
56:20On va parler industrie, Etienne,
56:22avec l'ouverture aujourd'hui
56:24du salon Global Industry
56:26à Villepointe.
56:28Comment redresser la barre en France ?
56:31On va parler de l'Iran.
56:32On va continuer à parler de l'Iran
56:34avec des ventes de pétrole
56:35au plus haut.
56:36Les chiffres étonnants
56:38publiés ce matin
56:39dans les échos
56:40pour les exportations iraniennes.
56:42On va parler finances publiques.
56:43Pourquoi 2025
56:44est finalement meilleur que prévu
56:47en termes de déficit ?
56:48Et puis enfin,
56:49on terminera par l'assurance vie
56:50qui s'emballe.
56:51Pourquoi la collecte
56:53n'a jamais été aussi haute
56:54au mois de février ?
56:56Voilà le programme des experts
56:5710h, 11h, 11h tout pour investir
56:59avec une interview exclusive
57:01de Roland Lescure,
57:02le ministre de l'économie
57:03depuis le salon Global Industry
57:04avec Laure Closier
57:06et puis la séance américaine
57:07à suivre donc cet après-midi
57:08avec Antoine Larigauderie
57:10dans BFM Bourse
57:11à partir de 15h30.
57:12Très bonne journée.
57:14Good Morning Market
57:15sur BFM Business.
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