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  • il y a 9 heures
Ce lundi 23 mars, Florian Ielpo, responsable en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, Inès Barahhou, Advisory and Quantitative Solutions chez Kepler Cheuvreux, Gilles Etcheberrigaray, cofondateur, président et directeur des investissements d'Elkano AM, et Amélie Derambure, responsable des stratégies d'investissement multi-actifs chez Amundi, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:07L'ouverture des marchés financiers dans un instant avec Etienne Braque, ça continue évidemment sur BFM Business.
00:12Etienne, ça risque de tanguer un petit peu l'ouverture.
00:14Avec des futures qui baissent de plus de 1% ce matin en Europe, il faut voir cette nuit une
00:19séance qui a été agitée,
00:20que ce soit du côté de la Corée du Sud mais également du côté du Japon, avec le Kospi qui
00:26a à nouveau dû être suspendu.
00:28L'espace de 5 minutes après une baisse de plus de 5% en séance, moins 5% également en
00:33séance pour le Japon qui a finalement clôturé sur une baisse de 3,3%.
00:37Les investisseurs qui ont écouté Donald Trump ce week-end et le président américain qui menacent de s'attaquer à
00:44des installations énergétiques,
00:45alors pas sur le nucléaire mais des installations énergétiques, notamment gazières, électriques, si le détroit d'Hormuz n'est pas
00:52rouvert d'ici à ce soir.
00:54Et donc forcément, vous avez une prime de risque qui se renforce encore, sachant qu'on vient sur des niveaux
01:01qui ont été quand même assez sévères,
01:03notamment sur l'once d'or puisque vous avez vu cette once qui est désormais…
01:06Qui descend.
01:07Voilà, retour à la casse départ puisque nous sommes sur un zéro pointé depuis le 1er janvier.
01:13L'once d'or qui est désormais à 4200$, on a quand même perdu 20% en ligne droite
01:19sur cette once et 20%, que ce soit sur une action, un indice ou le pétrole, l'once d'or,
01:24bref,
01:25eh bien c'est un bear market.
01:2610% c'est une correction, c'est ce qu'on voit notamment sur les grands indices européens depuis le
01:30début du mois et 20% c'est un bear market.
01:32Et désormais, c'est le cas sur l'once d'or qui a quand même perdu cette nuit jusqu'à
01:367% en séance.
01:37Donc on est vraiment sur des liquidations très sévères sur l'once.
01:42Habituellement, c'est une valeur refuge, mais ce n'est plus le cas.
01:44Alors il y a pas mal de raisons qui peuvent expliquer cela.
01:46L'once n'apporte pas de rendement, donc vous avez des investisseurs qui reviennent sur le marché obligataire.
01:52Vous avez également le Moyen-Orient qui est aujourd'hui bloqué.
01:55Historiquement, c'est plus de 10% de la demande, notamment pour la joaillerie.
01:58Bon, en ce moment, les magasins sont fermés.
02:00Et puis l'Inde, qui était également un pays très demandeur d'or, s'est mis à arrêter d'acheter
02:05de l'or ces dernières semaines
02:06avec un effet psychologique qui était très important.
02:09Et puis surtout, regardez la roupie qui est sur des plus bas historiques face au dollar.
02:13Donc que ce soit pour nous, Européens ou Indiens, Chinois, etc.,
02:16le fait que le dollar se renforce, eh bien tout d'un coup, ça rend beaucoup moins intéressant l'once
02:20d'or.
02:21On a un Brent qui tourne autour des 110 ce matin.
02:25Et toujours évidemment des menaces sur les approvisionnements.
02:30On devrait ouvrir en forte baisse.
02:32Avec notamment un baril de pétrole qui tutoie à nouveau les 113 dollars.
02:36Cette nuit, vous avez le patron de l'Agence internationale de l'énergie qui a pris la parole.
02:40Il était en déplacement du côté de l'Australie.
02:43Et il est quand même très inquiet de la situation.
02:46Il estime qu'aujourd'hui, il manque 11 millions de barils par jour avec la fermeture du détroit d'Ormuz.
02:52Et à ce stade, il estime que la situation est pire que lors des deux chocs pétroliers réunis des années
02:5770.
02:58Pire également que 2022 lors de la guerre en Ukraine.
03:02Et que même si demain le conflit s'arrêtait, il faudra attendre plusieurs semaines avant un retour à la normale.
03:07Et vous avez ce matin le WTI, donc le baril américain, qui franchit à nouveau les 100 dollars.
03:12101 dollars, c'est une hausse de plus de 3%.
03:14Quand sur le baril de Brent, on est également sur des plus hauts d'une semaine, au-delà des 110
03:19dollars.
03:19Et ça, c'est une très mauvaise nouvelle pour le marché.
03:21Mais avec Étienne, un AIE quand même, l'Agence internationale de l'énergie, qui nous dit qu'il va falloir
03:25commencer à télétravailler,
03:27il va falloir réfléchir à baisser sa consommation, à covoiturer.
03:31Ça, c'est un peu alarmant quand même.
03:33Oui, c'est si la situation ne s'arrange pas.
03:35C'est un peu des mesures extrêmes que l'AIE met un petit peu dans un coin de la table
03:40et commence à préparer un petit peu les populations.
03:43Si malheureusement, on n'avait pas d'amélioration de la situation dans les prochaines semaines.
03:47Mais pour l'instant, on a vu, on a quelques pénuries dans certains pays en Asie,
03:51mais que ce soit en Europe, mais aussi aux États-Unis.
03:53Pour l'instant, on n'en est pas là.
03:55L'AIE a débloqué 400 millions de barils ces derniers jours.
03:58Et cette nuit, son patron dit qu'on débloquera à nouveau des stocks de pétrole.
04:02Siné, c'est pour rappel, les stocks de pétrole étaient proches des 2 milliards au début du mois.
04:06Le CAC 40 qui ouvre à l'instant.
04:07Un CAC 40 qui ouvre en baisse, sur une baisse de 1,6% sous les 7600 points.
04:13Désormais, ça va très vite.
04:14Donc, on est désormais sur une baisse de plus de 1 000 points par rapport au record touché au mois
04:18de février.
04:197 543 points pour le CAC 40.
04:22Du côté du DAX à Francfort, on est sur une baisse de 2%.
04:24Le DAX à Francfort qui sous-performe très clairement ces dernières semaines,
04:27à cause notamment de sa très forte composante industrielle.
04:30Puisque si le CAC 40 est sur des plus bas du mois de septembre,
04:34du côté du DAX à Francfort, vous avez un plus bas du mois d'avril.
04:3721 921 points pour le DAX ce matin.
04:40Quand du côté de l'Eurostox, vous avez un repli de 1,8% à 5400 de points.
04:45Les futurs Américains, une nouvelle fois, surperforment.
04:48Certes, c'est du rouge.
04:49Mais quand vous regardez en préouverture, le S&P 500 ne perd que 0,8%
04:53contre une baisse de 1,8% pour les marchés européens.
04:57Et puis, du côté du Dow Jones, vous êtes sur un repli de 0,7%.
05:00En attendant, donc, de voir comment la situation va évoluer dans les prochaines heures
05:04du côté du Moyen-Orient et donc de ces menaces du président américain.
05:07On suivra bien sûr les taux obligataires avec ces hausses de taux du côté français,
05:10du côté allemand, du côté italien.
05:13On a dépassé les 4 du côté italien ce matin.
05:16Au sommaire de Good Morning Market.
05:17Un 10 ans français à 3,8%.
05:18C'est une première depuis 2011 élément de réponse dans un instant
05:22avec Florian Yelpo qui nous attend depuis l'Ombarodier IM à Genève.
05:27Alexandre Baradez dans quelques minutes également avec nous
05:29pour nous aider à décrypter les niveaux techniques
05:32alors que le CAC 40 est désormais sur des plus bas du mois de septembre.
05:36Moins 1,8% à l'ouverture.
05:39Jacques Lemoisson sera également avec nous depuis la Suisse
05:41pour nous parler des valeurs chinoises, notamment Alibaba
05:45qui a perdu 20% depuis le début de l'année.
05:47Point d'entrée selon Jacques Lemoisson.
05:49Élément de réponse dans un peu plus d'un quart d'heure.
05:519h30 le marché des ETF qui voit quand même un net ralentissement de la collecte ces derniers jours.
05:57Si sur la première semaine du mois de mars, vous aviez des ETF qui tenaient plutôt bien,
06:00ça s'est nettement inversé la semaine dernière.
06:03Et puis en dernière partie d'émission, nous reviendrons donc sur cette once d'or
06:06qui est sur des plus bas de fin d'année, désormais à 4200 dollars.
06:12Quand du côté du marché obligataire, vous avez des taux longs qui continuent de pousser
06:15que ce soit en Europe, mais aussi aux Etats-Unis.
06:18Bonne émission, à demain.
06:22BFM Business présente
06:24Good Morning Market
06:26Etienne Braque
06:27Moins 1,4% donc pour le CAC 40 à l'ouverture.
06:317 558 points, moins 1,6% pour l'Eurostox 50.
06:35Élément de réponse dans un instant avec Alexandre Baradez.
06:37A noter qu'aucune valeur du CAC 40 n'est dans le vert ce matin à l'ouverture.
06:41Et les valeurs cycliques sous-performent très nettement.
06:44ArcelorMittal étant en bas de tableau, au moins 3,3%, suivi de STMicroelectronics, Safran
06:49ou encore Unibye.
06:51Autant de valeurs qui perdent plus de 2% ce matin, avec une remontée nette du marché
06:55obligataire.
06:56Le 10 ans français est au-delà des 3,8%.
06:59Remontée nette également des taux courts, avec un 2 ans qui est à 2,88 sur le front des
07:04devises.
07:05L'euro-dollar tente de tenir tant bien que mal la barre des 1,15 à 1,1532.
07:12Florian Yelpo nous attend depuis Genève, en charge de la macroéconomie chez Lombard
07:16Rodier IEM.
07:17Bonjour Florian, merci de nous accompagner ce matin.
07:20Dans un instant, nous parlerons de l'once d'or qui n'en finit plus de baisser, puisque
07:24ça y est, l'once est rentrée en bear market, c'est-à-dire une baisse de 20% depuis
07:28ses plus hauts.
07:29Nous sommes ce matin à 4200 dollars pour ses 31 grammes d'or.
07:33Juste avant quand même, un petit mot sur le marché obligataire qui continue de pousser,
07:37que ce soit en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, avec un disant américain qui est à 4,42.
07:42On revient proche des niveaux du Liberation Day il y a un an ou presque au mois d'avril.
07:47Comment vous regardez quand même ce disant français qui revient à 3,8% ? C'est pas anodin.
07:51On frôle désormais les plus hauts de 2009.
07:55Absolument.
07:56Bonjour Etienne.
07:56Bonjour à tous.
07:58L'élément important, c'est de comprendre que la bataille des taux, la bataille de l'or,
08:03globalement, c'est le même combat, c'est-à-dire qu'on voit les taux réagir globalement
08:08à travers la planète, à la progression d'un choc inflationniste attendu et à la réaction
08:15des banques centrales qui vont avec chacune des zones monétaires.
08:19Alors on va s'inquiéter évidemment en France des taux français, en Europe des taux européens
08:25et aux Etats-Unis des taux américains.
08:26Il y a une asymétrie dans la réponse de ces taux au choc inflationniste que l'on
08:31commence à traverser, que l'on commence juste à traverser, qui tient en fait à la
08:36fonction de réaction des banques centrales.
08:38Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que toutes les banques centrales n'ont pas
08:40le même objectif et l'une d'entre elles, celle des Etats-Unis, a tendance à regarder
08:45croissance et inflation, vous le savez, alors que la BCE, elle, est extrêmement focalisée
08:49uniquement sur ça, sur son objectif d'inflation.
08:52Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'aujourd'hui, les marchés financiers ont dû
08:55commencer à anticiper des hausses de taux de la part de la BCE, alors qu'aux Etats-Unis,
09:01on a détricoté des baisses de taux attendues.
09:05Alors globalement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les taux longs qui réagissent
09:09à ces anticipations de banques centrales, les taux longs ont progressé davantage en
09:12Europe qu'aux Etats-Unis, très clairement.
09:14Pourquoi ? Parce qu'il y a une double peine.
09:16On anticipe un peu plus d'inflation, à peu près 0,3% sur 10 ans.
09:20Alors est-ce que c'est rationnel ? La question se pose.
09:22Et on anticipe également des taux BCE plus élevés pour à peu près le même montant.
09:28Et c'est comme ça qu'on arrive à 0,6% d'augmentation des taux en France
09:32et à un peu moins aux Etats-Unis parce qu'on a un peu moins d'inflation
09:36qui est en train d'être réévaluée par les marchés financiers.
09:40Les taux, l'or, globalement, même combat.
09:42On parle simplement d'une prime énergie, une prime inflation.
09:45Pour rappel, ce week-end, Donald Trump a menacé l'Iran.
09:49Il l'est jusqu'à ce soir pour ouvrir le détroit d'Hormuz.
09:53Sinon, il dit qu'il s'attaquera à des installations énergétiques du côté de l'Iran.
09:59Alors le baril de pétrole est au-delà des 113 dollars maintenant pour le baril de Brent.
10:03Est-ce qu'aujourd'hui, on n'est quand même pas sur une réaction un peu épidermique ?
10:07Comme vous l'avez souligné, Florian, on est sur une hausse de 60 points de base
10:10en l'espace de trois semaines.
10:12Ce n'est pas anodin quand même.
10:14Ce n'est pas anodin et d'autant plus qu'on traverse une période qui est difficile d'anticiper.
10:20C'est-à-dire qu'on est vulnérable à ce qu'on appelle un choc exogène.
10:24Si demain, on arrive à régler ce problème du détroit d'Hormuz,
10:28les prix du baril retombent et on va éliminer, purger une grande partie de cette prime inflation.
10:35Dans ces circonstances, il est important de garder en tête une chose qui me semble capitale à ce stade.
10:44Pour le moment, ce qu'on a vu comme réaction sur les marchés, c'est essentiellement des investisseurs qui courent
10:50vers un achat de protection.
10:51Vous savez, le VIX, cet indicateur de volatilité qui est une mesure, un baromètre justement de la couverture des agents.
10:58C'est lui qui s'est élevé davantage que les marchés actions n'ont baissé, davantage que les spreads de
11:03crédit ne se sont écartés.
11:06On pourrait rentrer dans une deuxième phase cette semaine qui serait une phase justement où ce qu'on appelle les
11:12marchés cash.
11:13Vous savez, ces marchés qui ne sont pas des produits dérivés, mais des véritables actions qui sont vendues,
11:17des véritables obligations d'entreprises qui sont vendues.
11:20Et cette deuxième phase, elle serait vraiment davantage coûteuse que ce qu'on a connu jusqu'à présent.
11:25L'angoisse pour le moment, c'est justement que l'on bascule cette phase de couverture vers une phase d
11:31'allègement des positions dans les portefeuilles.
11:33Et l'allègement des positions dans ce portefeuille entretiendrait ce momentum baissier sur les marchés,
11:38baissier sur les marchés actions et baissier sur les marchés obligataires,
11:41qui fait qu'aujourd'hui, il est difficile de se cacher du choc pétrolier auquel on est en train de
11:46faire face.
11:47Du côté de l'once d'or, on est sur une baisse de plus de 5% ce matin.
11:514 235 dollars pour ces 31 grammes d'or, moins 20% depuis les plus hauts.
11:58Retour à la case départ avec désormais une once qui revient sur ces niveaux de début d'année.
12:03Bon, c'est vrai qu'il ne faut pas oublier que l'once a gagné plus de 60% l
12:06'an passé.
12:07Mais cette réaction quand même de l'once est très surprenante.
12:10Florian Lielpoux, habituellement, lors de troubles géopolitiques, d'incertitudes, on achète de l'or.
12:15Bon, là, l'investisseur qui a acheté de l'or au début du conflit, il a perdu 10-15%
12:18tout de même.
12:21Absolument. Gardez en tête que l'un des premiers facteurs du marché de l'or, c'est ce qu'on
12:26appelle l'état réel,
12:27c'est-à-dire l'écart entre les taux d'intérêt, les obligations d'État et l'inflation.
12:32Lorsque ces taux réels se mettent à monter, ce qui était le cas en ce moment, c'est le cas
12:36en Europe notamment, c'est le cas aux États-Unis,
12:38la progression de ces taux réels va peser sur la trajectoire de l'or.
12:42Le fait que l'on soit rentré dans cette crise avec un or qui était probablement surévalué du fait de
12:49phénomènes moutonniers,
12:50de phénomènes d'une progression, si vous voulez, du sentiment de marché sur ce marché de l'or n'a
12:55probablement pas aidé.
12:56C'est-à-dire que quelque part, ce qu'on appelle le momentum, donc la force, disons, de sentiment du
13:02marché,
13:03a entraîné les prix de l'or à des niveaux très élevés.
13:05Quand ce momentum a tourné, la sanction s'est avérée relativement élevée, proportionnée en fait, à la valorisation atteinte par
13:13l'once d'or.
13:13Gardez bien en tête, globalement, oui, l'inflation, c'est un facteur qui soutient l'or,
13:18mais pour l'instant, cette inflation, elle reste à venir à court terme.
13:21C'est surtout une montée de l'aversion au risque et une recherche de liquidités.
13:24C'est pour ça que le dollar surperforme le reste des monnaies notamment.
13:28Et on est face à un choc de taux et un choc de taux ne profite jamais à l'once
13:33d'or.
13:33Donc la progression des taux réels, elle pèse comme elle a pesé historiquement à chaque moment où on a observé
13:39ces remontées de taux réels sur la trajectoire de l'or.
13:42Simplement, la différence, c'est qu'aujourd'hui, on part d'un point très élevé, d'un écartement très fort
13:46par rapport aux fondamentaux classiques de l'or,
13:49qui est notamment l'inflation américaine.
13:50Un dernier mot, l'allocation, vous faites quoi aujourd'hui dans les portefeuilles Florian Lelpo chez Lombard-Odzi et IEM
13:54?
13:55Alors aujourd'hui, l'allocation, les gens doivent être partagés entre le fait de revisiter un scénario à la 2022,
14:01c'est-à-dire les taux montent, les taux progressent et coûtent à tous les marchés financiers globalement.
14:06Il faut donc aller vers le cash et puis chercher une forme de diversification améliorée.
14:10Donc l'avantage qu'on a de notre côté, c'est qu'on a toujours eu des matières premières en
14:15portefeuille.
14:15Donc ces matières premières aujourd'hui, et notamment le pétrole, ça protège, ça amorte le choc.
14:19Ça, c'est assez clair.
14:20On a du cash en portefeuille.
14:22Ça aussi, ça aide le portefeuille à délivrer, à tenir, disons, dans ces environnements-là.
14:26Et il faut reconnaître que depuis le début du choc, on a dû réduire en partie la voilure dans l
14:32'exposition de nos marchés.
14:33On a réduit à peu près 10 à 15 % de notre exposition de marché.
14:37Pour le moment, nous ne pensons pas à ajouter à cette défense créée.
14:43Simplement, comme je vous le disais, on est vulnérable à des nouvelles qui nous échappent,
14:47à un choc exogène auquel il faut savoir réagir.
14:50Parce que si le prix du baril continue à progresser, on va accélérer ce choc.
14:55On va commencer à détricoter des positions cash des portefeuilles des grands investisseurs.
14:58Et on va accélérer le momentum baissier.
15:00Il faut rester vigilant.
15:01Très clair.
15:02Merci beaucoup, Florian Elpo nous a accompagné ce matin depuis Genève.
15:05Je rappelle que vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IM.
15:099h15, un petit détour du côté de la salle des marchés d'IG où nous attend Alexandre Baradez.
15:13Bonjour Alexandre.
15:14Bonjour Aiken.
15:15Bon, ça y est, le CAC 40 a perdu 1000 points depuis son record du mois de février.
15:19On est passé de 8600 à 7600, voire même en dessous ce matin, à 7551, moins 1,5% du
15:26côté de l'Eurostox.
15:27On est également sur une baisse de 1,5%.
15:30Bon, comment vous regardez ce matin ce CAC 40 qui revient sur des plus bas de septembre ?
15:35On regarde avec la même façon dont on le regardait depuis quelques semaines.
15:38C'est-à-dire qu'on considérait il y a deux, trois semaines que les niveaux de volatilité un peu
15:42globaux
15:42n'étaient pas forcément adaptés à ce qu'on voyait du choc sur le pétrole, des mouvements sur les taux.
15:47Et donc, je dirais que les marchés, là, désormais, commencent à intégrer maintenant une bonne partie de ces risques
15:53qui sont des zones qui commencent à devenir, je trouve, pour le CAC 40, des zones d'un peu d
15:57'opportunité.
15:57Mais le problème que nous avons aujourd'hui, enfin le problème, c'est ce qu'on constate.
16:01Donc, c'est que vous avez une volatilité qui est, ce matin, on est passé de la 2,30 pour
16:05le VIX.
16:05Donc, on a une volatilité globale sur les marchés américains qui grimpe de près 15% par rapport au niveau
16:11de vendredi.
16:11Ici, vous avez les taux qui se renforcent.
16:15On a, je prends un cas très concret, le taux de 10 ans de la France, par exemple,
16:19depuis la période d'avant mouvement en Iran et maintenant, il a pris 60 points de base.
16:26Donc, c'est-à-dire 0,6% pour le taux de 10 ans français.
16:29Là-dedans, on voit aussi que le marché intègre, et je parle de risque,
16:32c'est-à-dire le risque de hausse de taux des banques centrales.
16:35Et on voit que les grosses banques américaines sont en train d'affûter également ou de réviser plutôt.
16:39Alors, c'est comme ça, leur scénario pour les hausses de taux en zone euro.
16:42En début d'année, le scénario, c'était plutôt statu quo sur les taux qui étaient anticipés par la plupart
16:48des institutions.
16:49Désormais, on parle de deux hausses de taux possibles cette année.
16:52Et ça fait écho au propos de la BCE il y a quelques jours.
16:55Et ça, ça ajoute du stress aux marchés actions également.
16:57Parce qu'on est beaucoup à considérer que, est-ce que la réponse adaptée à un choc d'offres énergie,
17:03il y a un choc d'approvisionnement, ce sont des hausses de taux.
17:06De l'avis de beaucoup, ce n'est pas le cas.
17:08Et ceux qui craignent la fameuse spirale un peu d'inflationniste qu'on avait eue post-Post-Covid,
17:13le contexte par rapport au post-Covid est quand même très différent.
17:15Donc je dirais que c'est pour ça que, d'un point de vue du marché actions,
17:19c'est à la fois ce qui se passe en Iran et ce qui n'a pas que l'énergie
17:21qui fait bouger les indices à la baisse,
17:22et plus en Europe qu'aux Etats-Unis, parce qu'on a une Europe qui est plus dépendante de l
17:25'énergie importée qu'aux Etats-Unis.
17:28Mais je pense que l'aspect banque centrale aussi, et la rhétorique des banques centrales,
17:32compte aussi un petit peu dans le fait que la volatilité soit aussi un peu plus aiguisée.
17:37Voilà, donc c'est le sentiment.
17:40Après, je pense quand même qu'il faut voir cette correction,
17:43parce que c'est quelque chose que nous nous appelions, il y a un mois ou deux,
17:46pas par rapport à l'Iran donc, une correction,
17:48mais par rapport à des niveaux de valorisation qu'on observait un peu globalement,
17:50si vous voulez, notamment aux Etats-Unis, mais aussi un petit peu en Europe.
17:52Et cette grosse respiration, quand c'est un CAC 40 comme ça, qui perd 12-13% depuis son sommet
17:58historique,
17:59aujourd'hui ça redevient des niveaux qui sont un peu plus, je dirais, intéressants.
18:03Celui qui a un peu de liquidité de côté, qui investit de manière un peu ponctuelle dans le marché,
18:07quand c'est des gros trous d'air comme ça sur le DAX, sur le CAC, sur tous les indices
18:10européens,
18:11ça commence à devenir plutôt des opportunités à ce stade.
18:14Après la question, c'est où est le point bas ?
18:16Et ça, personne n'a la réponse à ça, mais en revanche, on peut considérer de manière assez objective,
18:20comme un indice qui perd, un indice dont les fondamentaux étaient plutôt bons avant l'intervention militaire en Iran,
18:27on peut considérer que ces indices à entre moins 10 et moins 15% de leur sommet
18:32commencent à devenir des indices où les opportunités commencent à se créer.
18:35Je pense que sur l'Europe, il faut commencer à le voir comme ça.
18:37Un dernier mot peut-être de l'once d'or, là aussi, on est sur une baisse marquée,
18:41moins 20% depuis les plus hauts, 4 235 dollars ce matin pour une once d'or,
18:46moins 6%, sachant que la semaine dernière, l'once a perdu plus de 10%,
18:50c'était sa pire semaine depuis les années 80.
18:53Oui, et ça c'est le scénario qu'on travaille depuis le début de l'intervention militaire en Iran.
18:56C'est-à-dire qu'on avait remarqué que dès les premiers jours de l'intervention militaire,
18:59l'or ne jouait pas le côté, autrement, que les investisseurs plutôt,
19:03n'abondaient pas dans le sens d'achats d'or supplémentaires,
19:06parce que, et Florian en a parlé juste avant moi,
19:09les achats ont été réalisés pendant des années en fait.
19:11Ça a fait depuis 2022 qu'on a un gros cycle haussier qui s'est mis en place sur l
19:14'or.
19:15Donc tous les investisseurs, qu'ils soient particuliers, institutionnels, spéculateurs ou autres,
19:19avaient tous de l'or dans leur portefeuille.
19:20Donc quand, à un moment donné, l'événement géopolitique se produit,
19:23eh bien globalement, vous avez des portefeuilles qui sont déjà largement exposés à l'or,
19:27et donc le surplus de performance possible, il n'est pas là,
19:30et sachant en plus que vous avez des facteurs, des vents contraires.
19:33On a très bien vu que dès que le mouvement s'est déclenché en Iran,
19:37les taux ont rebondi, le dollar a rebondi,
19:38et on voyait que l'or y était sensible.
19:40Donc nous, la stratégie, c'est que dès le début du conflit,
19:43c'est de dire, voilà, on va plutôt être défensif sur l'or,
19:44on peut baisser sur l'or,
19:46sachant en plus qu'il y a des phénomènes après de besoin de couverture en fait.
19:50Certains, probablement, hedge funds ou institutionnels,
19:53liquident une partie, liquider c'est un bien grand mot,
19:56mais vendent une partie de leur disposition à l'or
19:57pour dégager un peu de liquidité et couvrir d'autres positions,
20:00par exemple des actions ou autres.
20:01Donc vendre l'actif qui a le plus grimpé dans leur portefeuille
20:03pour dégager un peu de liquidité, un peu de marge,
20:06pour couvrir d'autres positions.
20:06Donc voilà, je pense maintenant qu'on commence à arriver sur des niveaux
20:08où la vente sur l'or, l'argent, commence à être un peu forte,
20:12et on remarque ça aussi sur des métaux industriels,
20:14où ça peut être des opportunités.
20:15C'est-à-dire qu'il y a plein de métaux type cuivre, aluminium, zinc,
20:18qui suivent aussi une tendance baissière,
20:19donc il y a une thématique un peu métaux également là-dedans.
20:21Et je pense que pour la partie métaux industrielle,
20:23les gros trous d'air qu'on a actuellement sur les marchés
20:25sont là aussi pour quelqu'un qui se positionne à moyen terme sur les marchés.
20:28Ça peut être des zones d'entrée qui sont plutôt intéressantes.
20:31Et nous verrons dans 10 minutes avec les équipes de Cléper-Chevreux
20:34qui a eu une des collectes très fortes sur les ETF or,
20:36alors qu'à l'inverse, vous avez une collecte très importante
20:39sur les commodities et notamment sur les matières premières,
20:43à commencer bien sûr par le pétrole.
20:45Merci beaucoup Alexandre Baradet, chef analyste DJ,
20:48de nous avoir accompagné ce matin.
20:49Le CAC 40, c'est donc 1,5% à 7 552 points.
20:55En portefeuille comme chaque jour à 9h20,
20:57avec ce matin Jacques Lemoisson, le fondateur de Gay Capital Management.
21:00Bonjour Jacques, merci de nous accompagner ce matin.
21:03Dans un instant, vous nous parlerez de Alibaba et de Solar Age.
21:06Juste avant, un petit mot, un petit commentaire sur la situation
21:10avec Donald Trump qui menace l'Iran.
21:13Cela fait monter les matières premières,
21:16à commencer bien sûr par le pétrole,
21:17113 dollars pour le baril de Brenne,
21:19100 dollars pour le WTI.
21:21Et puis à l'inverse, le marché action baisse
21:24et les taux longs remontent avec donc l'élément marquant
21:26de cette séance à l'ouverture.
21:27C'est le 10 ans français qui est sur des plus hauts de 2009.
21:31Bonjour Étienne, merci de me recevoir.
21:33Oui, c'est un contexte, on va dire que les allocations d'actifs
21:38commencent à intégrer enfin la réalité.
21:40Pendant pas mal de temps, on nous a expliqué que la géopolitique
21:43et la globale macro, ça n'avait pas grand-chose.
21:45Là, je pense que les gens commencent à apercevoir que ça a un impact.
21:49mais c'est quand vous disiez que les actions baissaient
21:53et les obligations aussi, c'est les obligations qui baissaient d'abord.
21:56Très clairement, on a eu un signal très clair de la part de l'obligataire
22:03bien avant que les actions se réveillent.
22:06Et l'or pâtit un peu de prise de…
22:08pas de bénéfices, mais les réserves de performance qui étaient dans l'or
22:15sont vendues pour, je dirais, maintenir certaines allocations d'actifs à flot
22:20qui se font impacter non seulement sur les equity, mais c'est que le début
22:24si Trump met à exécution son ultimatum et les obligataires.
22:31Et en effet, à rentrer, on n'est pas loin d'un niveau de crise
22:35dans quelques BP sur le 10 ans américain.
22:38Je pense que les gros warnings ont commencé à s'allumer, oui.
22:414,42 ce matin pour le 10 ans américain.
22:43Pour vous, c'est quoi le niveau à surveiller ?
22:444,5 ?
22:45Puis il faut surveiller surtout le 30 ans également.
22:48Oui.
22:49Alors nous, c'est vrai qu'on a un positionnement qui est,
22:52dans le macro-achance, pile-poil dans ce qui se passe.
22:55Donc très clairement, les objectifs que l'on a, c'est le 30 ans au-dessus de 5.
22:59Le 10 ans, la vraie limite, c'est 4,70 à regarder.
23:04Le 10 ans français, vous vous souvenez, à l'époque, je vous avais dit
23:07« Mais comment se fait-il que le 10 ans français n'arrive pas à casser 3,63 ? »
23:12Bon ben là, ça y est, on l'a éclaté.
23:15Bon maintenant, on va aller gentiment vers 4%.
23:18Et tous ces niveaux-là, il ne faut pas que le 10 ans américain casse 5.
23:23Ça, c'est, on va dire, la no-go-zone.
23:274,95 pour le 30 ans, quand le 10 ans américain, ce matin, est à 4,4%.
23:33Donc on est vraiment sur des niveaux d'alerte.
23:35On revient toucher, notamment en Europe, des plus hauts de 15 ans.
23:39Bon, néanmoins, j'ai envie de vous dire, qu'est-ce qu'on fait là ?
23:41Quand on est investisseur aujourd'hui, un investisseur qui s'est réfugié sur l'or,
23:45aujourd'hui, il perd de l'argent à court terme.
23:47Certes, il faut avoir une vision long terme, mais on a quand même perdu 20% là,
23:50en l'espace d'un mois sur l'once d'or.
23:53Quand vous regardez le marché obligataire, forcément, avec cette remontée des taux,
23:57les obligations passées ont perdu de leur valeur.
24:00Quand sur le marché actions, on en parle depuis des jours maintenant,
24:03les grands indices européens ont perdu 10% depuis le début de cette guerre.
24:08Ce qu'on fait, on achète des fonds macro ?
24:10Non, mais plus précisément, plus directement.
24:14En effet, on s'aperçoit que les allocations d'actifs, en fait,
24:18et les indices et la pondération des indices reflètent plutôt une vision du passé.
24:24Les stratégies 60-40 vont avoir un petit problème.
24:27Et on estime justement que la diversification va venir d'un…
24:31Diversification ne veut pas dire protection.
24:33Les gens confondent un peu les deux termes.
24:34Une diversification permet d'avoir des actifs qui baissent un peu moins fort et moins vite
24:38que le corps de l'actif et qui permet de mitiger, en fait, ce qu'on appelle les drawdowns,
24:42donc les maximums de baisse dans le marché.
24:45Donc, évidemment, les actifs non risqués sont risqués.
24:47Donc, il ne faut pas en avoir trop, notamment les dettes long terme
24:50et notamment des pays super à l'été comme ceux-là sont les pays occidentaux.
24:54Les actions reflètent un peu le levier qu'il y a eu grâce ou à cause des QE du passé
25:00et des quantitivising des banques centrales.
25:03Ce qui veut dire qu'on a des survalorisations dans les pays occidentaux
25:07qui sont un peu trop élevés par rapport au réel fondamental de l'économie.
25:12Donc, peut-être réduire cette partie-là.
25:15Et puis, profiter des baisses, notamment sur des indices comme la Chine, par exemple, pour revenir.
25:21Parce que déjà, un, ça a moins baissé que le reste.
25:23Et derrière, ça permet une diversification.
25:25Et les actifs alternatifs, comme les matières premières, il n'y a pas que l'or.
25:30Vous l'avez souligné, les matières, je dirais, liées à l'énergie sont privilégiées.
25:34Mais on a aussi les matières premières liées aux matières agricoles
25:40qui vont également, entre guillemets, bénéficier, si j'ose dire,
25:44d'un contexte délétère sur les engrais.
25:48Et puis, des problèmes climatiques qui sont de plus en plus importants.
25:52En tout cas, Jacques Lemoisson, vous êtes prudent aujourd'hui sur cette partie action
25:55via notamment la remontée du marché obligataire.
25:59Ça, c'est très clair.
26:03Techniquement, le S&P ne devait pas casser sa moyenne mobile à 200 jours.
26:06Je pense que vous avez des intervenants spécialistes là-dessus
26:09qui ont souligné ce point.
26:10Ça a cassé pendant l'histoire.
26:14On a des graphiques qui peuvent faire peur.
26:16Pour l'instant, je n'en parle pas.
26:18Parce que Trump peut faire un taco, même si je pense que géopolitiquement, il est coincé.
26:23Et derrière, la sous-estimation de la stratégie et la puissance de feu de l'Iran
26:27peut coûter très très cher aux États-Unis.
26:31Donc, comme je l'avais dit la dernière fois,
26:34les Chinois et les Russes sont principalement les gagnants.
26:38Les Russes sur le niveau énergétique et les Chinois au niveau de la géopolitique globale.
26:43Comme le disait Napoléon, quand un adversaire fait une erreur, laissez le faire.
26:48En tout cas, si aujourd'hui, on a envie d'être exposé au marché action,
26:52il y a deux valeurs, selon vous, qui méritent une attention particulière.
26:56Il s'agit d'Alibaba et de SolarEdge.
26:59Je vous propose une minute sur chaque valeur.
27:01OK, pas de problème.
27:02Et en fait, c'est deux extrêmes.
27:05SolarEdge est en hausse de 79% au début de l'année,
27:08mais en baisse de 82% sur trois ans.
27:12Et Alibaba est en baisse de 16% sur l'année et en hausse de 43% sur trois ans.
27:17Et en fait, pourquoi j'ai pris ces deux valeurs-là ?
27:19Parce que, bien sûr, le marché a capté sur SolarEdge,
27:22donc valeurs américaines de solaire.
27:24Des résultats dégradés, des marches ou pressions,
27:27un PE négatif, capitalisation de boursières tombée à 3 milliards.
27:31Mais en fait, en réalité, elle subit une purge classique d'un cycle.
27:35Il y a un déstockage massif après les excès de 2023-2025,
27:38il y a un ralentissement temporaire des installations
27:40et des pressions court terme sur les prix.
27:43Mais en fait, l'électrification américaine continue,
27:47les réseaux sont sous tension, réseaux électriques,
27:49et puis le stockage devient critique.
27:53Dans cet environnement-là, je pense qu'il y a une...
27:58Je dirais, même si Trump n'est pas en faveur du solaire,
28:00le contexte d'infrastructures américains va rendre indispensable
28:04l'installation de panneaux solaires à travers les États-Unis.
28:06Et comme l'a fait la Chine il y a une dizaine d'années,
28:11c'est un acte de développement négligeable.
28:13Les marchés ont commencé à comprendre,
28:15mais on est encore très très loin.
28:17Elle cote 51 dollars,
28:20elle était à 320 dollars en 2023.
28:24Ça, c'est pour SolarEdge.
28:25Et puis pour Alibaba,
28:26Alibaba, c'est partie de l'optionalité du marché chinois.
28:30Il y en a d'autres.
28:30Il y a Jelly, par exemple, le constructeur automobile,
28:32qui a dans sa valorisation l'équivalent d'un petit Starlink.
28:36Bon, elle s'est toujours payée comme un constructeur de voiture électrique.
28:40Mais Alibaba, la market cap est autour de 300 milliards de dollars.
28:43Le PE est 21.
28:45La croissance redevient progressivement positive, on va dire.
28:50Et la génération de cash est toujours intacte.
28:52C'est une cash machine, cette société.
28:54Maintenant, ce qu'il y a de plus profond, en fait, dans la valeur,
28:59c'est qu'on a Quen,
29:00qui est un moteur d'IA qui est parmi les meilleurs au monde.
29:03Et il y a surtout des annonces dans quelques jours
29:05à la Damo Academy,
29:07qui pourrait annoncer, en fait, un processeur dédié à l'IA agentique.
29:13J'ai déjà un peu évoqué l'affaire du LV Leomar en Chine,
29:18avec OpenClo.
29:20D'ailleurs, même Jason Wong, le CEO d'NVIDIA,
29:24en a parlé comme le futur ChatGPT.
29:27Et donc, Alibaba pourrait annoncer un processeur dédié à l'IA agentique.
29:34Et puis, on a l'intégration du cloud data plus usage réel
29:38en Alibaba, qui est le seul groupe au monde à le faire au niveau industriel.
29:45Ce qui veut dire que ça va passer d'IA en mode industriel.
29:47Donc, c'est une boîte qui est rentable,
29:49le croissance qui revient,
29:51optionnalité d'IA massive,
29:52et qui est gratuite dans la valorisation.
29:55Voilà.
29:55Merci beaucoup, Jacques Lemoisson,
29:57nous a accompagné ce matin depuis Genève.
29:59Je rappelle que vous êtes le fondateur de Gay Capital Management
30:01pour faire un focus sur ces marchés actions,
30:03des marchés en baisse ce matin en Europe,
30:05des futurs en baisse également du côté des Etats-Unis.
30:08Et un focus donc sur deux convictions.
30:11Alibaba du côté de Hong Kong
30:13et Solar Age du côté des Etats-Unis.
30:16Un groupe qui est spécialisé notamment dans la fabrication d'onduleurs.
30:19Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
30:20Nous parlerons notamment des marchés des ETF
30:23avec un net ralentissement de la collecte la semaine dernière.
30:26L'once d'or qui a connu une décollecte très importante.
30:29Et pour cause, nous en parlons depuis le début de cette émission.
30:32L'once d'or perd désormais 20% depuis ses plus hauts historiques.
30:36Et puis dans la dernière partie de l'émission,
30:38nous serons en plateau avec Gilles Etchéberi-Garay,
30:41le cofondateur et directeur général de Elcano Asset Management,
30:45et Amélie de Rambur de Amundi.
30:47A tout de suite.
30:56Deuxième partie de Good Morning Market.
30:57Dans un instant, un point sur le marché des ETF.
30:59Juste avant, un petit coup d'œil à la séance en cours.
31:01Moins 1,5% pour le CAC 40 à 7 551 points.
31:05Idem du côté de l'Eurostox qui revient à 5 415 points.
31:09A noter que Kering est la seule hausse à signaler ce matin dans l'indice.
31:13A l'inverse, ST Microelectronics, ArcelorMittal et Safran ferment la marche.
31:16Du côté de l'OAT, le 10 ans français est donc désormais sur des plus hauts de 2009.
31:21Au-delà des 3,8%.
31:23Pour rappel, juste avant la guerre, fin février, on était à 3,2%.
31:26Donc on est quand même sur un mouvement majeur sur le marché obligataire.
31:31Nous en reparlerons dans une dizaine de minutes.
31:33Les investisseurs qui anticipent désormais non pas des baisses de taux de la part de la BCE,
31:37mais des hausses de taux.
31:38Et donc les marchés qui sont toujours dans l'anticipation mettent un prix à ce scénario.
31:42Sur le front des devises, l'euro-dollar tient la barre des 1,15.
31:45Quand sur le front de l'once d'or, on est sur à nouveau une baisse massive.
31:49Moins 7% ce matin pour l'once d'or qui revient sur ses plus bas de décembre dernier.
31:53A 4 225 dollars pour une once d'or.
31:56C'est-à-dire un repli de 20% depuis les records touchés au mois de février.
32:029h33, comme chaque lundi à 7h, nous parlons du marché des ETF avec ce matin les équipes de Kepler-Chevreux
32:09et Inès Barraou.
32:10Bonjour Inès.
32:11Bonjour Etienne.
32:11Merci de nous accompagner.
32:12Vous êtes responsable de l'advisorie ETF chez Kepler-Chevreux.
32:15Comment vous regardez un petit peu le marché des ETF qui forcément n'échappe pas à la baisse des indices
32:21actions ?
32:21Si on regarde le CAC 40 ou même l'Eurostoxx, on a perdu 10% depuis le début du mois.
32:27Oui, tout à fait.
32:27On voit beaucoup de mouvements sur le marché ETF à ce mois de mars.
32:31Ce qui est intéressant de noter, c'est qu'on continue à avoir une collecte en territoire positif.
32:35Par exemple, sur le Fix Income, on voit une collecte qui s'est maintenue sur la même dynamique que depuis
32:40le début d'année.
32:42En revanche, sur les actions, on voit une collecte positive mais en fort ralentissement.
32:46On avait une collecte moyenne de 4,7 milliards d'euros par jour depuis le début de l'année.
32:51On passe à 2,1 milliards d'euros depuis le début du conflit.
32:55Donc, un fort ralentissement mais toujours de la collecte.
32:57Avec bien sûr des investisseurs qui sont dans l'incertitude, qui se mettent un petit peu en retrait.
33:01Ça, c'est la collecte au sens global.
33:03Quand vous regardez les classes d'actifs, quelles sont les classes d'actifs qui se distinguent ?
33:08Sur la partie obligataire, on voit un appétit des investisseurs pour les produits à très faible risque.
33:13On va aller chercher de la duration courte, plutôt du 0 au 3 mois.
33:17On voit également un intérêt pour les bons du trésor américain.
33:21On voit également un intérêt nouveau des investisseurs sur les crypto-actifs.
33:26C'était très compliqué ces derniers temps pour les crypto-devises.
33:30On voit une collecte nette d'1,9 milliard d'euros depuis le début du conflit.
33:34Mais avec une dynamique assez incertaine et volatile.
33:36Donc, ce n'est pas encore très clair.
33:37Est-ce que les investisseurs voient encore les crypto-actifs comme des valeurs refuge en des temps de marché incertain
33:44?
33:45En tout cas, ce week-end, ça a bien baissé au point même que le Bitcoin est sous les 70
33:49000 dollars, 68 575 dollars pour le Bitcoin,
33:52quand l'Ethereum est à 2 055 dollars.
33:54Alors, on en parlait il y a un instant.
33:56L'once d'or, c'est vrai, ne fait pas office de valeur refuge cette fois.
34:00Loin de là, on est sur une baisse de 20% depuis les records touchés en début d'année.
34:04J'imagine que ça, vous le voyez notamment chez Kepler-Chevreux sur les flux des ETF.
34:08Tout à fait.
34:08On compte une décollecte sur les métaux précieux, donc or et argent, de 10 milliards d'euros depuis le début
34:14du conflit,
34:15au profit des métaux industriels.
34:17Et également, sur les matières premières, c'est l'énergie qui va concentrer les flux positifs.
34:21Donc, l'énergie avec les ETF-C matières premières, les ETF matières premières diversifiées,
34:27et également les ETF actions sur le pétrole et le gaz.
34:32On compte à peu près 4 milliards de flux entrants via les actions et 2 milliards à peu près via
34:37les ETF sur les matières premières.
34:38Les ETF commodities, qui ressemblent à un panier de matières premières.
34:43On est quand même sur des mouvements importants, que ce soit en termes de collecte, mais aussi en termes de
34:48dynamique.
34:48C'est des paniers qui affichent des performances de 30% depuis le début de l'année.
34:52Oui, c'est très important, une dynamique qui change de jour en jour.
34:57Mais les métaux précieux, c'est là où on a observé le plus de décollectes sur tout le marché ETF
35:01quand on a fait notre analyse.
35:03Et puis alors là, depuis le début de ce conflit, il y a des tournants majeurs.
35:06On le voit notamment sur ce plateau.
35:08En début d'année, beaucoup de locataires misaient sur l'Europe.
35:10Et puis là, il y a eu un retournement aussi important que ce soit sur l'Europe, mais aussi les
35:15émergents.
35:16Oui, les pays émergents sont les grands perdants d'un point de vue de la collecte des événements au Moyen
35:20-Orient.
35:21On observe 3 milliards de sorties sur la Chine, moins 1,7 milliards sur l'Inde.
35:25Les ETF diversifiés sur les pays émergents ont aussi vu de très fortes décollectes.
35:28Au profit plutôt des produits diversifiés sur les pays développés.
35:34Également, le Japon et la Corée du Sud qui ont vu des flux entrants importants.
35:38La Corée du Sud qui avait très bien performé, ça a ouvert des points d'entrée intéressants pour les investisseurs.
35:43Et les indices mondiaux, le fameux MSCI World, sans le citer, qui résistent plutôt bien en ce moment.
35:49Oui, exactement.
35:50Les investisseurs sont vraiment allés chercher de la diversification dans ces marchés incertains.
35:54Du côté des thématiques, des secteurs, c'est intéressant de voir que le secteur de la défense, notamment aux États
35:58-Unis,
35:59un petit peu comme l'or, était attendu au tournant.
36:01Et malheureusement, la performance n'est pas là.
36:03Oui, c'est très intéressant de voir ce qui se passe sur la défense.
36:05On voit une décollecte de la défense américaine.
36:08Au profit d'une collecte sur la défense globale, là aussi, les investisseurs sont allés chercher de la diversification.
36:14Et on voit également des flux entrants sur la défense européenne et asiatique.
36:17Et du côté des secteurs défensifs, le secteur de la santé, par exemple,
36:21est-ce que ça se tient ou là aussi, malheureusement, ça baisse comme un petit peu l'ensemble du marché
36:25?
36:25Oui, c'est étonnant de voir que certains actifs qui faisaient plutôt état d'actifs refuge dans les marchés incertains
36:32ne jouent pas leur rôle de protection.
36:34Donc là, on voit des flux sortants très importants sur la santé.
36:37Les ETF actifs, on en parle de plus en plus sur ce plateau.
36:41Des ETF actifs qui, parfois, ont des buffers, qui jouent un petit peu leur rôle de coussins de sécurité.
36:47Alors, c'est des produits qui existent depuis longtemps aux États-Unis,
36:51qui arrivent peu à peu sur le marché européen.
36:53Oui, exactement. Ce sont des produits où les investisseurs ont une protection en capital
36:57en l'échange de l'abandon de la performance au lien d'un certain seuil.
37:00Ces produits prennent tout leur sens dans ce contexte de marché incertain.
37:04On observe à peu près 3 milliards de flux entrants sur ce type de produit depuis le début de l
37:07'année.
37:08Ce qui n'est pas négligeable au vu du contexte.
37:10Merci beaucoup Inès Barraou de nous avoir accompagnés ce matin
37:12pour faire un petit peu un tour d'horizon de ce marché des ETF.
37:15Et les dernières collectes, je rappelle que vous êtes responsable de l'advasserie ETF
37:19chez Kepler-Chevreuf.
37:209h39, tout de suite, c'est l'heure du face-à-face.
37:23Deux acteurs de marché.
37:25Vous connaissez ce rendez-vous avec ce matin en plateau Amélie de Rambourg.
37:29Bonjour Amélie.
37:30Bonjour Etienne.
37:30Merci de nous accompagner ce matin.
37:32Vous êtes responsable des stratégies d'investissement multiactifs chez Amundi.
37:35Et en plateau également, Gilles Etchieberi-Garaille.
37:39Vous êtes le président et cofondateur des Elcano Asset Management.
37:45Merci à tous les deux de nous accompagner.
37:46Avec donc un 10 ans français qui revient ce matin sur des plus hauts de 2009.
37:52Au-delà des 3,8%.
37:54Je le rappelais tout à l'heure, pour rappel, au mois de février,
37:57juste avant le début de ce conflit, Gilles Etchieberi-Garaille,
38:00nous étions à 3,2%.
38:01Donc on est quand même sur une remontée très sensible.
38:03Il n'y a pas que la France, bien sûr, qui est concernée par cette remontée du marché obligataire,
38:08notamment sur la partie longue.
38:10Le 10 ans allemand est au-delà des 3%, 3,05.
38:13Quand sur le 10 ans américain, nous sommes au-delà des 4,4%.
38:17Ça vous inquiète aujourd'hui, cette remontée des taux ?
38:19Je dirais qu'aujourd'hui, c'est clair, on analyse le conflit dans le gof comme un choc inflationniste.
38:24C'est donc effectivement les taux qui montent, la prime de risque qui augmente.
38:27Je dirais que si ça ne dure pas, on risque d'avoir un rallye de soulagement
38:33et un retour un petit peu, dans une grande mesure, au statut couranté.
38:37La question, c'est est-ce que ce choc inflationniste peut basculer vers quelque chose de plus grave
38:41et vers une récession ?
38:42Parce qu'aujourd'hui, on a un problème de prix sur le pétrole,
38:45mais il n'est pas aussi élevé qu'on était même en 2008, on était monté à 150 dollars.
38:48De l'autre, est-ce que le rationnement des quantités ne va pas finir par peser sur l'activité ?
38:52C'est la vraie question.
38:54Et aujourd'hui, comment vous arbitrez cela dans vos portefeuilles ?
38:57Dans le sens où la partie actions souffre, on a moins 10%,
39:00on n'est pas sur un crash, loin de là,
39:02et la partie obligataire se déprécie en quelque sorte,
39:06dans le sens où les obligations achetées auparavant ont perdu de leur valeur.
39:09Tout à fait. Je dirais qu'il y a deux choses.
39:11Sur l'obligataire, on était très court avant,
39:12on avait un risque de taux qu'on avait identifié par rapport aux banques centrales,
39:15donc on avait une duration assez courte.
39:17Sur les actions, il y a quand même une particularité,
39:18c'est que le cœur du marché tient,
39:20et en particulier les États-Unis et la technologie américaine
39:23qui n'a quasiment perdu que jusqu'à vendredi.
39:25La journée de vendredi a été plus douloureuse,
39:27mais elle n'avait perdu que 0,5% pratiquement depuis le plus haut.
39:30Et donc effectivement, on a quand même un cœur du marché
39:32qui jusqu'à présent tenait sur les actions, en tout cas le cœur mondial.
39:34C'est le moins le cas en Europe.
39:35Et nous, c'est vrai qu'on avait la majorité de nos investissements aux États-Unis,
39:39ce qui fait qu'on a été moins impacté par la crise que ce qui se passe.
39:43Voilà la question maintenant, toujours dans les deux questions,
39:47est-ce qu'on va aller vers une récession ?
39:48Et deux, est-ce que le cœur du marché américain, la techno, la AI,
39:52va continuer à tenir, ou on va être entraîné à la baisse,
39:54ce qui change complètement la dynamique du marché actions.
39:56Aujourd'hui, le S&P 500 est à moins 5%, moins 7% par rapport au plus haut,
40:00ce qui est des choses qui arrivent, qui ne sont pas dramatiques,
40:02je veux dire qu'on peut gérer.
40:03En effet, vous avez parlé de la séance de vendredi,
40:05où le Nasdaq a perdu 2%, moins 1,5% pour le S&P 500,
40:10avec donc ces stress géopolitiques permanents.
40:13Encore ce week-end, Donald Trump a dit à l'Iran,
40:16si vous ne rouvrez pas le détroit d'Orboux,
40:18je vais attaquer vos installations énergétiques.
40:20Aujourd'hui, cette prime de risque se renforce, Amélie de Rambure.
40:24Vous êtes responsable de la stratégie multiactifs.
40:26Là, j'imagine que ce soit sur la partie actions obligataires,
40:29il y a de quoi faire.
40:30Alors effectivement, c'est une séquence qui est quand même difficile,
40:32pour les fonds multiactifs,
40:36puisqu'on a à la fois une contre-performance des actions
40:38et une contre-performance des marchés obligataires,
40:41ce qui est une situation qui est évidemment déplaisante,
40:43puisqu'on n'a pas la diversification qu'on pourrait souhaiter.
40:46Je crois que pour bien comprendre ce qui se passe sur le marché aujourd'hui,
40:49il faut vraiment bien analyser le positioning des investisseurs
40:53avant le choc iranien.
40:54C'est vraiment très très important,
40:56puisqu'on a quand même deux clés de lecture principale,
40:59sur la façon dont les acteurs de marché
41:01ont ajusté leur portefeuille depuis le début de la séquence iranienne.
41:04Il y a en gros deux clés importantes.
41:07Le premier, c'est le positionnement.
41:09Donc là où tous les investisseurs étaient particulièrement lourds,
41:12sur tous les secteurs gagnants depuis le début de l'année,
41:15il y a eu des replis en fait de positions.
41:17Donc votre invitée précédente en a parlé sur le Cospi, par exemple,
41:20qui était un des grands gagnants depuis le début de l'année.
41:24Et c'était vrai sur les actions européennes aussi,
41:26où le positionnement était quand même assez élevé.
41:29C'était vrai sur toute la sphère émergente,
41:31donc les taux et les actions émergents au sens large,
41:34où il y avait eu un gros rallye en fait depuis le début de l'année
41:38qui avait justifié un positionnement élevé.
41:41Et c'était vrai aussi sur l'or et sur les taux européens.
41:44Et donc on a des corrections qui sont en premier lieu
41:48drivées par un positionnement très élevé des investisseurs
41:50qui réduisent la voilure, qui réduisent les risques.
41:53Et ce débouclage est d'autant plus important
41:55si par ailleurs les termes de l'échange sont défavorables
41:58pour les régions concernées.
42:00Ce qui est le cas pour les émergents qui souffrent plus
42:02de la hausse des prix du pétrole dans la zone asiatique en particulier.
42:06C'est vrai pour l'Europe par rapport aux Etats-Unis, etc.
42:09Donc si on prend ces deux clés de lecture,
42:11positionnement de marché plus termes de l'échange,
42:15donc quelles sont les zones qui souffrent le plus,
42:17on arrive à des positionnements qui sont parfois très très marqués.
42:22Donc c'est vrai, j'en citer deux exemples.
42:24L'or, vous en avez beaucoup parlé,
42:26qui aurait pensé que dans une configuration de guerre
42:29avec des risques de stagflation,
42:31l'or corrigerait de la sorte.
42:33En fait l'explication majeure,
42:34on peut la trouver du côté des taux réels, du dollar,
42:37bien que ça n'ait pas marché depuis 2022,
42:39donc on avait trouvé d'autres explications.
42:41Aujourd'hui, le facteur de mon point de vue principal
42:43sur la correction de l'or,
42:45c'est le positionnement qui était majeur,
42:47massif, avec des investisseurs,
42:49surtout retail, dans la zone asiatique,
42:52mais aussi en Europe, aux Etats-Unis,
42:54qui étaient rentrés comme un seul homme
42:55avec l'idée qu'on avait une appréciation continue,
42:59en fait, de l'or,
43:00et qui aujourd'hui sont obligés de réduire
43:01ces positions qui sont largement perdantes.
43:05Donc on a certaines zones
43:06pour lesquelles probablement la correction
43:08est essentiellement drivé par le positioning
43:10et beaucoup moins par les facteurs macro.
43:13On peut aussi se poser la question
43:14sur les taux européens
43:16pour boucler sur le sujet.
43:19Il est vrai que les baisses de taux,
43:21aujourd'hui, sont à évacuer.
43:22Le scénario de baisse de taux
43:24de la Banque Centrale Européenne
43:25dans un choc inflationniste
43:27est plus d'actualité.
43:29En revanche, est-ce que passer
43:30d'un statu quo à trois hausses de taux
43:34est raisonnable dans un choc inflationniste
43:36et dans un choc de croissance
43:38qui sera sévère ?
43:39On n'est pas dans la même configuration
43:41que 2022.
43:42La conjoncture économique n'est pas la même.
43:44Le point de départ d'inflation
43:45n'est pas le même non plus.
43:47La capacité des Etats
43:48à venir au secours
43:49des ménages et des entreprises
43:52n'est pas la même non plus.
43:53Donc pour nous, la situation est différente.
43:55Il y a eu avant tout
43:57un débouclage de position très important
43:59de la part des Hedge Fund
44:00sur la duration européenne
44:01qui explique en partie la surréaction.
44:04Donc c'est des marchés, par exemple,
44:05sur lesquels il sera intéressant
44:07de se repositionner
44:08lorsque, entre guillemets,
44:10le marché sera plus propre.
44:11C'est-à-dire que les investisseurs
44:12qui ont besoin de se désengager
44:15l'auront fait.
44:16En attendant, les investisseurs
44:17sont un petit peu dans le flou.
44:19Les indices européens reviennent
44:20sur leur niveau de septembre dernier,
44:22voire même avril
44:24pour l'indice DAX à Francfort.
44:26Moins 11, 12, 12 %,
44:28c'est un petit peu le tarif
44:30sur les grands indices européens.
44:32L'Europe, qui était une grosse conviction
44:34en début d'année,
44:35Gilles Etchibé-Garay,
44:36avec notamment le plan de relance allemand,
44:38est-ce qu'aujourd'hui, à 3 %,
44:40ce plan de relance peut être
44:41un petit peu mis à mal,
44:42d'autant plus que l'industrie allemande
44:43est en première ligne
44:44face à la remontée des prix
44:46des matières premières ?
44:47Des coûts d'énergie aussi.
44:48Des coûts d'énergie.
44:49L'Allemagne a des problèmes
44:50de ce côté-là.
44:51Je suis allé,
44:52tout dépend de la durée.
44:53Comme je l'ai dit,
44:53aujourd'hui,
44:54on est dans un choc inflationniste.
44:55Et si c'est un choc inflationniste,
44:56si on rouvre le détroit d'Ormousse
44:57dans un mois, deux mois,
44:59on peut avoir quand même,
45:00grosso modo,
45:01un retour en arrière
45:02et un retour sur ce qui s'est passé.
45:03La question est de savoir
45:05dans quelles mesures
45:06on va passer vers un choc
45:07de demande de croissance.
45:09Et plus ça dure,
45:10plus le risque de choc de croissance
45:12est important.
45:13Et c'est là où,
45:14effectivement,
45:14l'Europe,
45:14déjà avec une croissance
45:15qui était correcte,
45:17mais sans plus,
45:18est impactée.
45:18En plus,
45:19la différence avec les États-Unis,
45:20c'est qu'il y a un problème de prix,
45:22mais aussi un problème de quantité.
45:23Et les États-Unis
45:24sont autosuffisants en énergie,
45:25ce qui n'est pas le cas
45:26ni de l'Europe,
45:27mais surtout de l'Asie.
45:27C'est pour ça que l'Asie
45:28a beaucoup plus souffert
45:29dans cette crise
45:31que le résistant
45:32que les autres marchés.
45:34Du côté des prix du gaz,
45:35ce matin,
45:36on est sur une hausse
45:37de 5% à 62 euros
45:39le mégawatt-heure,
45:40face à une issue
45:42qui est encore incertaine
45:43à ce stade,
45:44à une durée du conflit
45:45dont tout le monde
45:46ignore la durée.
45:48Comment aujourd'hui
45:49vous arbitrez
45:50les portefeuilles,
45:51Gilles et Tiberi-Garay ?
45:52Après une baisse de 10%,
45:53j'imagine que ce n'est pas évident
45:54de vendre.
45:55Racheter à ces niveaux-là,
45:56j'imagine que ça peut se faire,
45:57mais à petite dose,
45:58peut-être.
46:00Alors là,
46:01déjà,
46:01on a acheté du dollar.
46:03Tout le monde a hissé
46:04le dollar il y a un mois
46:05et c'est vrai que ça était
46:06la seule valeur refuge
46:07dans ce conflit.
46:08Sur l'euro,
46:09on est passé d'un 19 à un 15.
46:10Voilà.
46:11Donc ça,
46:11ça nous a aidé.
46:13Pour reprendre
46:14ce qui a été dit tout à l'heure
46:15sur les taux,
46:15je pense que les taux,
46:16la duration,
46:17commencent à être intéressantes.
46:18Pourquoi ?
46:18Parce que soit
46:19c'est le choc
46:19de faible durée
46:20et les anticipations
46:21inflationnistes vont disparaître
46:22et les taux vont être intéressants,
46:24en particulier
46:24les taux gouvernementaux,
46:25soit on bascule
46:26sur quelque chose
46:26de plus durable
46:27en termes
46:28et risque de choc de croissance
46:30et là,
46:30les taux vont être aussi intéressants
46:31pour une raison différente,
46:33ce sera le risque
46:33sur la croissance.
46:34Et on va voir
46:34les matières premières
46:35qui vont commencer à baisser.
46:36Donc nous,
46:37on s'intéresse à la duration,
46:38on n'est pas encore acheteur
46:39donc aux obligations
46:40de long terme
46:40mais on n'est pas encore acheteur
46:42mais c'est quelque chose
46:42qui nous intéresse
46:43parce que c'est quelque chose
46:44qui fonctionne
46:44dans plusieurs scénarios.
46:45Sur les actions,
46:46c'est assez simple,
46:48on réouvre le droit
46:49de Trois-Dormous,
46:49on a un rebond,
46:50la question c'est que
46:51Donald Trump
46:52est dans une impasse stratégique,
46:53aujourd'hui,
46:54lui voudrait arrêter
46:55mais les Iraniens,
46:56en plus,
46:57la campagne d'éradication
46:59de la direction iranienne
47:01a fait qu'aujourd'hui
47:02il n'y a plus
47:02que les plus durs
47:02qui acceptent les postes,
47:04donc on a vraiment
47:05des Iraniens
47:05qui ne sont plus d'accord
47:06pour s'aider assez rapidement
47:08puisqu'effectivement
47:08il y a une quarantaine
47:09de personnes
47:10qui ont été éliminées
47:10donc vraiment
47:11on a les plus durs
47:12et les plus motivés
47:13qui sont en commande.
47:15Donc voilà,
47:15aujourd'hui,
47:16duration,
47:16on s'y intéresse
47:17parce que ça marche
47:18en plusieurs scénarios,
47:19action,
47:20il faut réouvrir le Détroit
47:21pour y revenir.
47:26Donc on peut avoir
47:27un scénario
47:28où c'est les non-américains
47:30qui participent
47:31à la réouverture du Détroit,
47:32mais ce n'est pas d'actualité
47:32aujourd'hui,
47:33comme je l'ai dit,
47:33on a vraiment les durs
47:34Iraniens au pouvoir
47:35et pour le moment,
47:36ils ne veulent pas
47:36trop lâcher là-dessus.
47:37Quelles sont les valeurs
47:38refuges en ce moment
47:39Amélie Drambure ?
47:40Ce n'est pas évident
47:41quand même de les trouver
47:42dans le sens où
47:42vous parliez de l'once d'or
47:44il y a quelques instants,
47:45ça n'a pas fonctionné.
47:47Les valeurs refuges
47:48sur le marché action
47:49que sont les valeurs
47:50de la santé
47:50ou quelques utilities
47:52ont également baissé
47:54sensiblement
47:54depuis le début de l'année.
47:56Ce n'est pas évident
47:56de se dérisquer
47:57dans ce marché en ce moment ?
47:58Non, non,
47:59ce n'est pas évident.
48:00En effet,
48:00il y a des mouvements
48:01assez contre-intuitifs.
48:03Alors la valeur refuge
48:04qui a fonctionné,
48:05c'est le dollar,
48:05pour des raisons
48:06que j'ai un peu évoquées
48:07précédemment aussi,
48:08c'est que tout le monde
48:09était sous-exposé
48:10sur le dollar.
48:11Donc une mesure de précaution
48:13a été d'annuler
48:14en fait cette position
48:15et de ne plus être
48:16short dollar
48:17dans un marché
48:19où le dollar
48:19apparaît comme une zone
48:21un peu plus à l'abri
48:22d'un point de vue inflationniste
48:24et d'un point de vue économique
48:26que le reste du monde.
48:28Donc revenir en partie
48:29sur le dollar,
48:30après ça n'a pas non plus
48:31été un phénomène extraordinaire.
48:33Le flight to quality
48:33sur le dollar
48:34par rapport au reste
48:35dont ce qui s'est produit
48:37jusqu'à présent,
48:38c'est que les gagnants d'hier
48:40ont été les perdants
48:41de la séquence iranienne,
48:43donc avec beaucoup
48:43de débouclage de position.
48:45Ce qu'ont fait
48:45les investisseurs,
48:46c'est essentiellement
48:47de réduire la voilure
48:48là où ils étaient
48:49très lourds.
48:50On a eu quand même
48:51un marché
48:51qui voulait croire
48:53à une correction
48:54relativement limitée.
48:55Donc dans ce type
48:57de marché,
48:57pour reprendre du risque,
48:58il vous faut
48:59deux éléments,
49:00l'un ou l'autre.
49:01il vous faut soit
49:02un call de valorisation,
49:03c'est-à-dire que vous
49:04ayez la conviction
49:05que même dans le scénario
49:07plus ou moins défavorable,
49:09le marché aujourd'hui
49:09n'apparaît comme pas cher,
49:11la capitulation
49:12a eu lieu
49:13et donc vous rentrez
49:15parce que vous pensez
49:16que c'est pas cher,
49:17ou il vous faut
49:17un sentiment de marché
49:18qui s'améliore,
49:19c'est-à-dire
49:20le news flow
49:20dont parlait
49:22votre invité,
49:23à savoir
49:23une conviction
49:25que le détroit
49:26d'Hormuz
49:26va réouvrir
49:27ou que les Etats-Unis
49:28vont replier les gaules,
49:29etc.
49:29Il vous faut l'un ou l'autre,
49:31le marché
49:31pendant les dernières semaines
49:33a essayé de jouer
49:34le sentiment
49:36en se disant
49:36il va y avoir
49:37un tac au trade.
49:38Les Etats-Unis
49:39n'ont pas les moyens
49:40de rester trop longtemps
49:41en Iran
49:42parce que c'est désastreux
49:43pour la campagne électorale
49:45de Trump,
49:45ce n'est pas ce que
49:47l'Américain moyen souhaite,
49:49c'est coûteux budgétairement,
49:51c'est coûteux
49:51pour le prix de l'essence
49:52qui a pris 40%,
49:53c'était un des rares éléments
49:55sur lequel le bilan
49:56de l'administration Trump
49:58était bon
49:58du point de vue
49:59de ses électeurs.
50:01Donc le marché
50:02voulait croire
50:02à une reprise,
50:04enfin un retour
50:05à la maison
50:06assez rapide
50:06des Américains
50:07et donc a essayé
50:08de jouer l'amélioration
50:09du sentiment.
50:10Aujourd'hui,
50:11malheureusement,
50:11ce trade-là
50:12n'existe quasiment plus
50:13puisque tout le news flow
50:14a été dans le mauvais sens
50:15en fait,
50:16avec la réaction
50:17des Iraniens,
50:18avec une montée
50:18en tension
50:19des deux côtés,
50:20avec les Israéliens
50:21qui déclarent
50:22que les combats
50:23seront encore en cours
50:24pendant la PAC juive
50:26qui est le 9 avril.
50:29Donc le call
50:29d'amélioration
50:30de sentiments
50:31il est plus ou moins
50:31à la poubelle.
50:32On a également passé
50:33des niveaux techniques
50:34aux Etats-Unis
50:35qui sont très négatifs
50:36avec la vision
50:38de moyen terme
50:39sur les actions américaines
50:40qui devient rouge
50:40au lieu d'être verte.
50:42Donc ce call-là,
50:43il est parti.
50:43Il faut faire un call
50:44maintenant
50:44de valorisation,
50:46c'est-à-dire acheter
50:47ce qui n'est pas cher.
50:49Là-dessus,
50:49effectivement,
50:50je rejoins mon collègue
50:52sur l'analyse,
50:53par exemple,
50:54sur les marchés
50:54obligataires européens
50:56qui commencent
50:57à apparaître
50:57comme intéressants,
51:00notamment sur la partie courte.
51:01Sur la partie courte.
51:02Il y a une alternative
51:03au monétaire.
51:04Si je fais simple,
51:04monétaire,
51:05c'est 2% en zone euro.
51:07Mais aujourd'hui,
51:08vous avez des taux courts
51:09sur plusieurs mois
51:09ou sur un an
51:10à 2,6, 2,7.
51:12Et donc,
51:12d'un seul coup,
51:13c'est une opportunité
51:14qui n'existait pas encore
51:15en début d'année.
51:16Exactement.
51:17Parce que sur un scénario,
51:18on va dire,
51:19plus de retour
51:21à la normale,
51:22si on peut l'appeler comme ça,
51:23les prix du pétrole
51:24aujourd'hui anticipent
51:25un prix du pétrole
51:26à 80 dollars
51:27d'ici la fin de l'année.
51:28C'est certes
51:2920, 30 dollars de plus
51:31qu'avant la crise,
51:32mais ça reste entre guillemets
51:33gérable.
51:34Il est peu probable
51:35que dans ce scénario-là,
51:36la Banque Centrale Européenne
51:37monte les taux
51:39trois fois.
51:39Et si on arrive
51:40dans un scénario
51:41qui est vraiment
51:42très négatif,
51:43l'impact sur la croissance
51:45viendra mordre.
51:46Et on considère
51:47qu'on est dans
51:47un environnement de marché
51:48qui aujourd'hui
51:49est différent
51:50de celui de 2022
51:51et que donc
51:52la réponse des banques centrales
51:54sera différente.
51:55On n'est pas
51:55à 6% d'inflation.
51:57On n'est pas
51:57dans une configuration
51:58de reprise cyclique
52:00exceptionnelle en Europe
52:01avec des ménages
52:03qui ont une épargne
52:04Covid extrêmement abondante.
52:06Et sur la partie action,
52:07quelles sont les zones
52:08géographiques
52:08que vous préférez ?
52:09On en parlait précédemment,
52:10c'est vrai que les émergents
52:12ont perdu beaucoup de terrain
52:13par rapport à ce qu'ils ont pu
52:15gagner en début d'année.
52:16On est sur un retour
52:17à la caisse départ
52:17ou presque,
52:18alors que sur les indices
52:21américains,
52:21on a des niveaux
52:22qui tiennent
52:23plutôt bien en relatif.
52:24Qui tiennent plutôt bien
52:25en effet.
52:26Alors nous,
52:26sur la séquence
52:28jusqu'à présent,
52:29on a été plutôt
52:30sur des réallocations
52:31géographiques.
52:32Donc en effet,
52:33on a réduit,
52:34je dirais,
52:34à l'instar du marché,
52:35nos positions là
52:37où les surexpositions
52:39étaient les plus fortes
52:40dans des zones
52:41qui sont plus cycliques
52:42et donc plus exposées.
52:44L'Europe,
52:44les émergeant
52:45au profit des Etats-Unis,
52:48réduction aussi
52:48sur le cyclique
52:51au niveau global.
52:54Aujourd'hui,
52:55on s'interroge
52:55sur le timing
52:58du retour.
52:59Où est-ce qu'il faudra
53:00se positionner ?
53:02Probablement sur la dette émergente,
53:04probablement revenir
53:05sur les marchés actions
53:06zone euro
53:07lorsqu'on aura
53:08un call de valorisation
53:09qui est plus net.
53:11Aujourd'hui,
53:12c'est très difficile
53:12de le faire
53:13alors qu'on vient
53:14de casser des niveaux techniques
53:15qui sont quand même
53:16très importants
53:17aux Etats-Unis
53:18et en l'absence,
53:19on va dire,
53:19de points d'inflexion
53:21sur le sentiment.
53:22Il faut un peu
53:23de news flow
53:24plus favorable
53:25pour pouvoir reprendre
53:26de façon un peu plus
53:27confiante du risque.
53:30Ça nous semble
53:31sur une journée
53:31comme aujourd'hui
53:32un peu prématurée.
53:34Il faut soit
53:34une capitulation,
53:36effectivement,
53:36soit une amélioration
53:37du sentiment
53:38avec des perspectives
53:39un peu plus favorables
53:41sur la durée
53:41de la crise
53:42qui est aujourd'hui
53:43le facteur
53:44sur lequel
53:44le marché
53:46a été surpris
53:46par rapport
53:47à son scénario
53:48de départ
53:49qui était
53:49la guerre
53:50va durer
53:50quelques jours,
53:51quelques semaines
53:52maximum.
53:52On est aujourd'hui
53:53plutôt sur
53:54quelques mois
53:55ce qui effectivement
53:56nécessite
53:57un ajustement
53:58supplémentaire.
53:59Le commentaire
54:00de la fin
54:00puisqu'il nous reste
54:01à peine deux minutes
54:02le temps passe vite
54:03Gilles Etchibiri-Garaï
54:04pour compléter
54:05ce qui vient d'être dit
54:06par Amélie Drambure
54:07et puis un petit peu
54:08là les actifs
54:09qui vous intéressent
54:10si demain
54:10la situation
54:11venait à s'améliorer.
54:13Aujourd'hui c'est le dollar
54:15on est massivement
54:15sur le dollar
54:16le dollar
54:16est au court
54:17si ça s'améliore
54:18si les travaux
54:19d'or mousse
54:20réouvrent
54:21les émergents
54:21les émergents en dette
54:22les émergents en devise
54:23les émergents
54:24et les i en action
54:26c'est clairement
54:27là le potentiel
54:27de rebond
54:28est le plus important
54:29l'Europe derrière
54:29et ce qui a le moins
54:30bougé
54:31les émergents en dernier
54:32voilà
54:32et l'once d'or
54:33quand on voyait une baisse
54:34de 20%
54:35une baisse de plus de 1000 dollars
54:36sur l'once
54:37l'once d'or
54:38l'asplication
54:38nous on a été sur l'or
54:39jusqu'en septembre dernier
54:40octobre dernier
54:41on a arrêté
54:42parce que ça devenait
54:42on a loupé même la fin
54:44ça devenait n'importe quoi
54:45je veux dire
54:46sur l'once
54:465000 dollars
54:47enfin si
54:47on avait un équivalent
54:49du prix de pétrole
54:50à 200, 300, 400 dollars
54:52on était sur des choses
54:53des ratios de valorisation
54:54par rapport au pétrole
54:55par rapport à plein de choses
54:55qui n'avaient pas de sens
54:57et je veux dire
54:58c'est normal
54:58que la correction
55:00elle a été favorisée
55:01par le compli
55:01mais elle devait avoir lieu
55:02quand même
55:02et l'argent pareil
55:044259 dollars
55:05à l'instant
55:05pour l'once d'or
55:06qui perd plus de 6%
55:07après déjà un recul
55:08de plus de 10%
55:09la semaine dernière
55:10merci à tous les deux
55:11Gilles Etibéry-Gara
55:12et cofondateur
55:13président directeur général
55:14des investissements
55:15également de Elcano
55:16Asset Management
55:17et Amélie de Rambure
55:18responsable des stratégies
55:20d'investissement multiactifs
55:21de Amundi
55:22le CAC 47
55:22donc 1,5%
55:24à 7548 points
55:26dans l'attente
55:26de voir si donc
55:27Donald Trump
55:27va passer à l'acte
55:28et donc comme il a pu le dire
55:30ce week-end
55:30détruire
55:31certaines installations
55:33énergétiques
55:33du côté de l'Iran
55:359h57
55:36dans 3 minutes
55:37vous retrouverez
55:37les experts
55:38avec Raphaël Legendre
55:40Raphaël Legendre
55:41vous allez peut-être
55:41revenir sur le décès
55:43ce matin
55:44de Lionel Jospin
55:4588 ans
55:46bien sûr
55:46alors on va d'abord
55:47revenir sur les municipales
55:48tirer les premières leçons
55:50du second tour des municipales
55:51leçons économiques
55:52bien sûr
55:53on dira un mot
55:54de Lionel Jospin
55:55et de la Dream Team
55:57de l'époque
55:58me disait
55:58Jean-Hervé Lorenzi
56:00en coulisses
56:00avant d'arriver
56:02Lionel Jospin
56:03décédé ce matin
56:04à l'âge de 88 ans
56:05vous venez de le rappeler
56:06et puis on reviendra
56:07très longuement
56:07évidemment
56:08sur la crise
56:09au Moyen-Orient
56:10la sécurité énergétique
56:12mondiale
56:13est-elle menacée ?
56:14c'est le président
56:15de l'agence internationale
56:17de l'énergie
56:18qui tire la sonnette
56:19d'alarme
56:19ce week-end
56:20et puis on part un peu
56:22fiscalité
56:23si on a le temps
56:23en fin d'émission
56:24l'attaque sur les petits colis
56:25notamment
56:26qui ne fait pas vraiment recette
56:27voilà le programme
56:28des experts
56:2910h-11h
56:3011h vous retrouvez
56:31Antoine Larigauderie
56:31pour tout pour investir
56:32et puis la séance américaine
56:34à suivre bien sûr
56:35avec Guillaume Sommerer
56:35dans BFM Bourse
56:36pour ça pour l'instant
56:37les futurs américains
56:39sont en baisse
56:40de près d'un pour cent
56:40après déjà une séance difficile
56:42vendredi
56:42où le Nasdaq a cédé 2%
56:44et le S&P 500
56:451,5%
56:46très bonne journée
56:48Good Morning Market
56:49sur BFM Business
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