00:00Face à Emmanuel Le Chiffre, c'est Jean-Marc Daniel.
00:02Aujourd'hui, on va reparler des prix de l'essence, même si ça reflue un peu sur le Brent ce
00:07matin.
00:08Que peut faire le gouvernement ? On demande d'un côté des baisses de taxes, de l'autre côté des
00:12chèques.
00:13Le Rassemblement National est désormais très clair. L'État est un profiteur de crise.
00:17Qu'est-ce que vous en dites, Emmanuel ?
00:18Que c'est faux. Que c'est faux quand vous regardez un petit peu les mécaniques à l'œuvre, finalement,
00:24dans ces hausses de prix des carburants.
00:26On va prendre l'exemple du diesel. Dans un litre de diesel à 2,10 euros, vous avez à peu
00:31près 61 centimes d'assise et vous avez à peu près 35 centimes de TVA.
00:38Et le problème, c'est que ces deux taxes qui pèsent sur les carburants, quand les prix du pétrole montent,
00:45il y en a une dont les rendements baissent et l'autre dont les rendements augmentent.
00:48Il faut rappeler que l'assise, texte sur les produits pétroliers, comme on disait avant, elle est basée sur le
00:56litre vendu et quel que soit le prix du litre.
00:59Donc, quand vous regardez l'impact, finalement, de la hausse des prix, l'INSEE avait calculé, au moment du choc
01:05de 2022, finalement, l'élasticité de la demande à la hausse des prix.
01:09Et donc, l'INSEE nous dit que si les prix du diesel augmentent de 30%, ça fait baisser la consommation
01:16d'à peu près 8%.
01:17Donc, le résultat, c'est quoi ? C'est que si vous avez 8% de consommation en moins, votre
01:22taxe sur les produits pétroliers est baisse et là, l'État perd un milliard et demi.
01:26Si vous regardez, par contre, l'effet TVA, oui, effectivement, si vous rajoutez 6 centimes de TVA sur 30 centimes
01:34d'augmentation des prix du pétrole, ça vous fait à peu près 1,5 milliard, donc presque pareil, finalement, de
01:39recettes en plus.
01:40Donc, effet neutre.
01:41Mais si, au total, vous tenez compte de l'impact sur la conjoncture de la hausse des prix du pétrole,
01:47et là, avec les prévisions de l'INSEE, on voit bien que ça nous coûte 0,2 points de croissance,
01:51c'est à peu près 3 à 4 milliards de recettes fiscales perdues pour l'État.
01:54Donc, concrètement, à la hausse des prix du carburant, l'État est perdant. Donc, non, sur ce plan-là, l
02:02'État n'est pas un profiteur de crise.
02:03Jean-Marc ?
02:04Alors, je ne suis pas tout à fait d'accord avec cette analyse, parce que l'État, effectivement, ne réagit
02:08pas sur le prix en tant que tel, sur le prix unitaire.
02:12Donc, ce que met en avant le Rassemblement National, c'est un élément factuel. L'État, par litre vendu, il
02:18récupère plus.
02:19Ensuite, effectivement, c'est la capacité de l'État et les conséquences sur la vie quotidienne de l'État de
02:24l'évolution de la conjoncture économique.
02:26C'est-à-dire que, normalement, l'État devrait, en période de ralentissement de l'activité économique, être associé à
02:34la stabilisation automatique de l'économie.
02:36C'est-à-dire que, grosso modo, quand on regarde les missions de l'État, il y a le fait
02:40que, normalement, il est là pour redistribuer,
02:42il est là pour financer les services publics, et puis, il est là aussi, c'est les trois missions de
02:46Musgrave, il est là aussi pour répondre et lisser la crise économique
02:50et répondre aux enjeux de la crise économique. Or, là, il ne fait rien. C'est-à-dire qu'il
02:54n'y a aucune stabilisation économique qui se fait véritablement.
02:57C'est-à-dire que, concrètement, il devrait y avoir une fiscalité qui soit une fiscalité qui favorise les rentrées
03:05quand il y a une croissance économique,
03:06et une fiscalité qui se traduisent par une baisse de ces rentrées de façon significative.
03:11Quand ça baisse.
03:12Quand ça baisse, quand la situation économique se tend. Or, on n'assiste pas à ça. Pourquoi on n'assiste
03:16pas à ça ?
03:17Parce qu'on a notamment, alors, indépendamment de l'aspect qui est l'aspect sur les carburants, sur l'aspect
03:22sur la croissance générale,
03:23ce que montrent les économistes, c'est que pour qu'il y ait une vraie stabilisation économique,
03:27il faudrait que la fiscalité sur les entreprises se réduise à un impôt sur les sociétés à 15%.
03:32Et il faudrait évacuer...
03:34En enlevant tout.
03:34En enlevant tout le reste, il faudrait évacuer, notamment, tous ces impôts de production qui continuent à être là,
03:39qui continuent à subir les entreprises, et qui a comme conséquence qu'effectivement, l'État ne joue pas son rôle,
03:46l'État est effectivement un profiteur de crise.
03:48Mais il est contracyclic.
03:50Il n'est pas assez contracyclic. Il devrait être contracyclic.
03:53C'est-à-dire que l'impôt sur les sociétés à 15% est contracyclic.
03:56Or, l'État, lui, a une fiscalité qui n'est pas contracyclic.
03:59Et à partir de ce moment-là, l'État devient un profiteur de crise.
04:02C'est-à-dire qu'il ne répond pas aux attentes et à sa mission, qui est d'être contracyclic.
04:06Sauf s'il récupère l'argent pour faire des subventions.
04:09Alors, s'il récupère l'argent pour faire des subventions, mais ce n'est pas exactement le cas.
04:13Et ce que dit bien la théorie économique, c'est que faire des subventions, c'est quelque chose qui se
04:18négocie sur le plan politique.
04:19Donc, il devient un profiteur politique de la situation.
04:21On le voit avec les pêcheurs, il identifie des gens sur lesquels il va, par démagogie, faire porter son effort.
04:28Alors que quand vous avez une fiscalité contracyclique, Erga-Omnes,
04:32qui ne bouge pas, tout le monde est touché et concerné par la réponse de l'État à la situation
04:37conjoncturelle.
04:39– Ce que définit Jean-Marc, et alors notamment pour les prix des carburants,
04:43c'est quand même que vous adhérez à cette idée de fiscalité élastique sur les prix des carburants,
04:49avec une fiscalité finalement qui pourrait s'alléger quand le prix du pétrole monte et inversement.
04:55– Bah oui, c'est ça, non ?
04:55– Non, la fiscalité contracyclique, elle doit porter essentiellement sur les entreprises.
05:00– Ah oui, pas sur le litre de carburant.
05:02– Et pas sur le litre de carburant.
05:02– En revanche, sur le litre de carburant.
05:07– Ça c'est très contracyclique.
05:10– Les trois missions de Buscraf, c'est la redistribution, les services publics, première mission.
05:16Deuxième mission, les externalités et la prise en compte de la pollution.
05:20Donc là c'est le litre d'essence à 4 euros.
05:22Et troisième mission, c'est le lissage des cycles économiques, la politique contracyclique.
05:27Et ça c'est une fiscalité des entreprises limitée à un impôt sur les sociétés à 15%.
05:32Donc il faudrait l'essence à 4 euros et un impôt sur les sociétés à 15%.
05:36– Ça c'est le programme de Jean-Marc pour 2027.
05:39– Exactement, exactement.
05:41– Je ne sais pas si ça va marcher, mais voilà.
05:42– La campagne présidentielle est lancée.
05:44– C'est-à- alert.
05:44– C'est-à-vale 2019.
05:44– L'esleyem Leon Classic sa방, à 100 siècle.
05:44– Embre un exchanged Beile
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