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  • il y a 3 heures
Ce mardi 24 mars, Sylvain Bersinger, économiste chez BSI et Bersingéco, a abordé le ralentissement de l'activité dans le privé dans la zone euro, ainsi que les taux obligataires toujours tendus à cause du conflit au Moyen-Orient, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Et cette guerre au Moyen-Orient, elle commence à impacter un peu le moral quand même des entrepreneurs,
00:08des milieux d'affaires ici en France et en Europe aussi.
00:11Sylvain Bersinger est avec nous, économie chez BSI et Bersinger Co.
00:14Bonsoir Sylvain, bonjour plutôt, il n'est pas proche du bonsoir.
00:17Bonjour Sylvain, ravi de vous retrouver.
00:19Les PMI de la zone euro dont ont été publiés aujourd'hui, les PMI du mois de mars,
00:22qui commencent à tenir compte d'ores et déjà des impacts de cette guerre
00:25parce que les enquêtes ont été menées aussi depuis que cette guerre a commencé.
00:28Que ressort-il des indicateurs de ces PMI publiés aujourd'hui ?
00:33Globalement, ils sont assez moroses.
00:35On ne s'attendait pas à rien d'extraordinaire.
00:37Déjà que la conjoncture était plutôt poussive en France, en zone euro.
00:41Et là, avec la guerre en plus, qui rajoute un choc inflationniste, qui rajoute de l'incertitude.
00:47Je ne crois pas qu'on sera sur un scénario de grave récession, de grave crise.
00:52Mais clairement, on est sur des indicateurs moroses.
00:54Mais je pense que c'était attendu.
00:57Comment ça se fait que ça se dégrade plus vite dans les services que dans l'industrie ?
01:01Ça semble un petit peu contre-intuitif, tout ça, non ?
01:04Oui.
01:05Moi, ça, je le vois surtout sur la France.
01:06On le voit moins, je trouve, sur le reste de l'Europe.
01:10Sur la France, on peut avoir un effet municipal, élection municipale,
01:14parce que l'attentisme lié à ces élections pour tout ce qui est services à la commande publique,
01:20services de conseil, services marketing, services de soutien à l'administration,
01:25ça a pu peser un petit peu.
01:26Mais c'est vrai que dans le contexte actuel, vous avez raison, il y a un petit côté contre-intuitif
01:29parce que le choc énergétique pèse plus sur l'industrie,
01:35hormis sur les services de transport aussi.
01:37Le choc sur le pétrole, pour l'aviation, pour le transport routier, ça a un impact aussi.
01:43Mais c'est vrai qu'en tout cas en France,
01:46les PMI sont globalement mieux sur l'industrie que sur le service.
01:51Voilà, ce qui est un peu la surprise, parce que c'est vrai que c'est sur l'industrie
01:53qu'il y a le plus de pression du fait de la hausse des coûts de l'énergie,
01:56qui fait craindre un peu d'inflation.
01:58On a des taux qui ne cessent de progresser.
02:00Alors, petite détente depuis hier, mais vraiment légère.
02:02On est quand même encore à 3,75 sur le 10 ans français.
02:04Le 10 ans allemand est toujours à plus de 3 %, 3,01.
02:07Le 10 ans britannique à plus de 5 %.
02:09Pour vous, qui va souffrir le plus de ces remontées de taux obligataires ?
02:14En fait, ce qu'on voit, c'est que la France, fin 2025,
02:18dans toute la pagaille budgétaire,
02:20nos taux étaient passés au-dessus des taux italiens et des taux grecs.
02:23Et là, les taux italiens, par exemple, sont passés nettement au-dessus des taux français.
02:28Donc, j'ai un peu envie de dire, entre guillemets,
02:30les maillons faibles traditionnels sont un peu en train de redevenir des maillons faibles.
02:35Alors, sur l'Italie aussi, ou la Grèce,
02:37on voit que ce sont des pays qui sont assez dépendants du gaz et du pétrole,
02:39qui ont moins, par exemple, de nucléaire que la France.
02:42Donc, je dirais qu'on voit un petit peu ressortir les maillons faibles traditionnels
02:46dans le contexte de remontée des taux actuels,
02:48même si c'est une hausse, vous l'avez dit,
02:50qui concerne tout le monde, qui concerne l'Allemagne, qui concerne les États-Unis.
02:55Mais voilà, le taux italien, par exemple, qui a beaucoup augmenté.
02:58Merci beaucoup de nous avoir accompagnés aujourd'hui sur BFM Business.
03:02Sylvain Bersinger.
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