- il y a 4 heures
Jeudi 26 mars 2026, retrouvez Florent Zaffaroni (Responsable de l’allocation et de la sélection Gestion sous mandat, BNP Paribas), Gérald Grant (Associé et Directeur Délégué en charge de l’allocation d’actifs et de la sélection de fonds, Fundesys), Louis Pestel (Consultant, Insti7) et Nicolas Moussavi (Responsable de la multigestion, Société Générale Investment Solutions) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine l'émission qui vous accompagne dans le décryptage et la compréhension des tendances
00:15mais aussi des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change,
00:21sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change et bien sûr vous pouvez nous écouter en podcast
00:25sur toutes les plateformes de podcast.
00:26Aujourd'hui, émission spéciale sur l'investissement en Europe.
00:30Quel choix réaliser lorsque l'on veut investir avec un prisme européen ?
00:36Nous commencerons à en parler avec Patrimoine Thématique
00:38où nous ferons un focus sur la surpondération actions européennes en 2025
00:42du côté des investisseurs institutionnels.
00:44Est-ce que c'est toujours le cas ?
00:46En 2026, nous poserons la question à Louis Pestel, consultant et associé du cabinet Insti7.
00:51Nous enchaînerons ensuite avec Enjeux Patrimoine
00:53où nous recueillerons les convictions mais aussi les stratégies d'investissement
00:56sur le sol européen de Nicolas Moussavi, responsable de la multigestion
01:00chez Société Générale Investment Solutions,
01:02mais aussi de Florent Zaffaroni, responsable de l'allocation et de la sélection
01:06gestion sous mandat de BNP Paribas.
01:08Et puis enfin, nous ferons un focus dans l'œil de l'expert
01:12avec Gérald Grant, associé gérant de Fundesys,
01:15sur l'allocation idéale sur les marchés européens.
01:19On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:27Et nous commençons tout de suite avec Patrimoine Thématique
01:29où nous allons nous demander si la surpondération en action européenne
01:34d'un certain nombre de clients institutionnels en France est toujours d'actualité.
01:38Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine
01:41Louis Pestel. Bonjour Louis.
01:42Bonjour.
01:42Merci d'être avec nous.
01:44Vous êtes consultant et associé du cabinet Insti7.
01:46Et c'est vrai que vous constatez que beaucoup de vos partenaires clients
01:51ont une surpondération action européenne.
01:53On parle d'investisseurs institutionnels.
01:56Vous l'avez constaté en 2025.
01:58On tourne cette émission en mars 2026.
02:02Est-ce que c'est toujours le même scénario d'investissement
02:06quand on est client institutionnel aujourd'hui ?
02:08Ou investisseur institutionnel aujourd'hui ?
02:10Bien évidemment, quand vous êtes dans une institution,
02:14vous avez une vision long terme.
02:16Une vision long terme qui est quand même centrée sur l'Europe.
02:19C'est vrai que la partie européenne au sein de la poche action
02:22de nos clients est dominante.
02:24Et on a renforcé cette domination depuis pratiquement 18 mois.
02:28Constatons quand même que la valorisation du marché européen
02:31était plus favorable.
02:32Et puis on trouve que le marché américain avait beaucoup d'excès.
02:36Donc pour toutes ces raisons, on a gardé cette prédominance
02:39qu'on a renforcée au cours des 18 derniers mois.
02:42Dans une poche action sur laquelle on reste relativement prudent au demeurant.
02:46Parce qu'effectivement, pour nos clients,
02:49le maître mot, c'est effectivement la régularité
02:52pour leur placement financier.
02:54Un investisseur institutionnel n'aime pas forcément la volatilité.
02:57On s'inscrit dans un investissement long terme.
03:00Est-ce que les événements géopolitiques sont de nature
03:03à changer des stratégies d'investissement ou pas forcément ?
03:06Alors bien évidemment, on construit une allocation d'actifs stratégiques.
03:10On essaye d'avoir des horizons à minima à 5 ans.
03:13Donc effectivement, les chocs que l'on subit,
03:16notamment en ce moment, ont été appréhendés a priori
03:21par les études d'allocation d'actifs.
03:23Donc nos clients ont des portefeuilles
03:25qui sont susceptibles de résister à ce type de choc.
03:29Effectivement, ça pose des questions
03:31sur la valorisation des marchés à moyen terme.
03:35Puisque nous considérions quand même
03:37que les marchés étaient relativement élevés
03:40dans leurs valeurs intrinsèques et relatives.
03:44Donc beaucoup de prudence.
03:45Maintenant, on réfléchit effectivement
03:46de l'impact économique sur ces valorisations
03:50et de voir effectivement où est la bonne valeur.
03:53Aujourd'hui, il faut y repenser à deux fois
03:56avant de prendre des décisions, me semble-t-il.
03:57Où est la bonne valeur justement ?
03:58Ou en tout cas, où est la bonne thématique ?
03:59Où est le bon secteur quand on est investisseur institutionnel
04:02aujourd'hui en Europe, Louis Pestel ?
04:04Alors sur les marchés des actions, encore une fois,
04:07nous considérions que les small caps
04:10avaient une certaine valeur depuis quelques temps.
04:12Nous, on construit des allocations de manière graduelle.
04:15Donc là aussi, on est monté et on a renforcé
04:19l'exposition des small caps.
04:21Après, on reste quand même sur des portefeuilles équilibrés
04:25dans lesquels on essaye de faire la part des choses
04:27entre qualité et valeur.
04:31Et on essaye de construire des portefeuilles équilibrés
04:33sur ces deux thématiques en renforçant les small caps
04:35encore une fois depuis là aussi deux ans.
04:38D'accord. En termes de thématiques,
04:41j'entends parler de souveraineté, défense, bancaire.
04:44Est-ce que c'est les uniques choses qu'on regarde en Europe aujourd'hui ?
04:47Non, parce qu'effectivement, la souveraineté
04:51est un thème central aujourd'hui dans la réflexion de nos clients.
04:57Mais on construit des portefeuilles qui sont quand même assez globaux.
05:00Donc on n'est pas sur des micro-thématiques.
05:03Et c'est dans les choix de nos partenaires
05:07et des sociétés de gestion
05:08qu'on essaye de discerner effectivement
05:10les allocations qui sont dans les fonds
05:13que nous avons sélectionnés.
05:15Mes questions portent sur une thématique Europe.
05:17Quand on accompagne des investisseurs institutionnels,
05:20est-ce qu'en Europe, on a un univers d'investissement suffisamment large
05:24pour diversifier à hauteur de ce qu'on voudrait
05:28quand on accompagne un investisseur institutionnel ?
05:31Alors oui, l'Europe offre quand même des possibilités d'investissement assez larges.
05:35La difficulté, effectivement, c'est que, comme tout le monde le sait,
05:38vous avez différentes places boursières,
05:40vous avez différents pays.
05:42C'est bien, effectivement, ce que souhaiterait le rapport Draghi,
05:47c'est d'avoir effectivement une place unique comme aux Etats-Unis.
05:50Mais ça peut créer aussi des différences, des divergences
05:53qui sont aussi source d'alpha,
05:56comme les gérants peuvent l'exprimer.
05:59Bien sûr.
06:00Et donc, du coup, ça peut être une opportunité supplémentaire pour diversifier
06:03ou au contraire, ça amène une nécessité de gestion un peu plus fine
06:08quand on investit sur le sol européen ?
06:11Non, ça demande effectivement un regard un peu plus fin
06:15et puis de bien comprendre ce qui constitue les portefeuilles
06:18des sociétés de gestion que nous sélectionnons.
06:22Mais ça offre effectivement une diversification
06:24qui peut être intéressante à terme.
06:26Mais in fine, il est clair que d'avoir un marché unique
06:30serait quand même extrêmement plus profitable
06:32pour l'Europe dans son ensemble
06:33que cet éclatement de multiples places boursières.
06:37Vous avez parlé des smolémides quand on voit les questionnements
06:40sur les taux à l'heure actuelle,
06:43les réactions sur les taux courts
06:45ou les anticipations de hausse de taux de la BCE du marché aujourd'hui.
06:50Est-ce que ça peut changer
06:53ou faire évoluer cette thématique d'investissement ?
06:55Non, mais c'est pour ça qu'on est toujours assez graduel dans nos approches.
06:58Nous étions un peu étonnés de la vision sur les taux d'intérêt
07:02en début d'année où la majorité pensait que la BCE pouvait baisser ses taux.
07:06Ça a été revu assez brutalement à l'aune des événements
07:09et des dernières déclarations.
07:10Je pense qu'on est bien établi sur un taux monétaire à 2%.
07:14La hausse des taux qui est aujourd'hui dans les courbes
07:18est un peu surprenante
07:19parce que cet effet géopolitique
07:23aura quand même un effet récessif
07:24que l'Europe effectivement va subir.
07:27Mais inflationniste aussi.
07:28Inflationniste, mais il va falloir parler des choses
07:30entre inflation et récession.
07:32Je ne pense pas qu'on aura des inflations type 2022.
07:36Donc on aura une inflation certes plus haute
07:37mais quand vous voyez maintenant le marché obligataire
07:40qui vous offre quand même un panel d'investissement assez large,
07:43je pense qu'on est sur des niveaux
07:45qui pèsent et qui offrent une certaine rentabilité.
07:47Et au niveau de la valorisation des actions,
07:50il est clair qu'il faudra peut-être réajuster
07:52mais on n'est pas comme la hausse des taux qu'on a eue en 2022.
07:56C'est-à-dire qu'on passe de taux négatifs à taux positifs.
07:58On va avoir des pensions sur les taux.
08:00Mais sur un DCF, vous devez ajuster effectivement votre valorisation
08:04mais de moindre quand vous prenez 4 points de haute taux brutalement en 18 mois.
08:08Merci Louis Pestel de nous avoir accompagné dans Smart Patrimoine.
08:11Je rappelle que vous êtes consultant et associé du cabinet Instit7
08:14et on se retrouve nous tout de suite dans Enjeu Patrimoine.
08:22Et nous enchaînons à présent avec Enjeu Patrimoine
08:24avec une question clé qui va nous animer durant cet échange.
08:28Quelle conviction et quelle stratégie
08:30lorsque l'on veut investir avec un prisme européen sur les marchés ?
08:34Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir
08:35sur le plateau de Smart Patrimoine
08:37Florent Zaffaroni. Bonjour Florent.
08:39Bonjour.
08:39Merci d'être avec nous.
08:40Vous êtes responsable de l'allocation et de la sélection
08:42gestion sous mandat chez BNP Paribas.
08:44On a le plaisir d'accueillir également Nicolas Moussavi.
08:46Bonjour Nicolas.
08:47Bonjour.
08:48Vous êtes responsable de la multigestion
08:50chez Société Générale Investment Solutions.
08:53Alors, on va peut-être commencer avec vous Florent.
08:55On a cette volonté d'une partie des investisseurs
08:58d'avoir un prisme européen dans leurs allocations d'actifs
09:03porté d'ailleurs notamment par une surperformance
09:05des marchés actions européens en 2025.
09:08Comment est-ce qu'on aborde la thématique en mars 2026
09:12soit après les semaines qu'on a connues
09:15notamment de conflits au Moyen-Orient
09:18et la volatilité que ça a amené sur les marchés financiers ?
09:21Alors, effectivement, nous, Banque Française,
09:24on a un prisme européen, voire peut-être par moments français même.
09:28Donc, ça représente une grande partie de nos poches actions.
09:31Pour autant, il y a un marché directeur
09:33qui reste le marché américain pour nous.
09:35D'accord.
09:35Qui va être structurellement présent dans nos portefeuilles.
09:38Pour revenir sur les expositions, sur-exposition, sous-exposition,
09:41honnêtement, aujourd'hui, on est un peu dans une zone de turbulence
09:44qui fait qu'il est plus sage, à mon avis,
09:47de ne pas prendre de paris très marqués en niveau 2.
09:50D'accord.
09:50Que ce soit sur les US, sur l'Europe et sur les émergents.
09:53Et de fait, on conserve un poids quand même assez conséquent sur l'Europe.
09:57Vous l'avez précisé, l'Europe, c'est plus de 20% de performance l'année dernière
10:01avec des flux qui sont de retour maintenant depuis plus d'un an.
10:04Bien sûr.
10:04Ça, c'est un indicateur.
10:06Dès que les nuages vont se dissiper,
10:08qui, à mon avis, vont permettre à cette zone de progresser dans les six prochains mois.
10:12Donc, on n'est pas sous-pondéré, pour répondre à votre question sur l'Europe.
10:15Donc, pas d'urgence à modifier des scénarios d'investissement à l'heure actuelle.
10:18Pour autant, votre scénario de début d'année,
10:19que pour l'instant, on ne modifie pas,
10:21quelle part accordait-il à l'investissement en Europe ?
10:25Alors, le scénario début d'année est un peu contrarié.
10:27Après, moi, en toute franchise,
10:30je trouve que le marché était complaisant sur les deux premiers mois de l'année
10:33puisque les sujets géopolitiques étaient en place
10:36et il n'y a rien de bougé.
10:37Donc là, ça bouge, ça impacte beaucoup les émergents.
10:40Donc, on a fait des choses sur la poche émergente.
10:42On a réduit le risque dès début mars.
10:45D'accord.
10:45Et pour le reste, on reste très proche de la neutralité,
10:48mais prêt, avec du cash, prêt à redéployer ce cash,
10:51à la fois sur les actions,
10:53mais comme nous sommes allocataires d'actifs,
10:55on a aussi des idées sur la partie taux, y compris diversification.
10:58Et il y a des opportunités en Europe sur la partie taux et diversification ?
11:01Rapidement, on y reviendra, on rentrera dans le détail.
11:03Bien sûr qu'il y a des opportunités,
11:04sachant que sur l'Europe, on ne peut pas parler d'un bloc Europe.
11:07On a évidemment les zones géographiques
11:09entre les pays périphériques, les pays nordiques,
11:12l'Allemagne et la France.
11:13On a quand même des belles différences déjà.
11:15Bien sûr.
11:15Et après, on raisonne aussi en biais de style,
11:17croissance, value,
11:18et en taille de capitalisation également.
11:21Nous, on a une petite préférence
11:22pour les small et mid-cap depuis maintenant un certain temps,
11:25et on veut continuer dans cette direction.
11:27Taux, small et mid-cap, on y reviendra dans un instant.
11:31Nicolas Moussavi, première question assez générale pour commencer.
11:34Vos convictions sur la thématique Europe,
11:37le biais Europe en investissement aujourd'hui,
11:41sachant, je le rappelle, qu'on parle d'allocations patrimoniales,
11:45donc de vision moyen-long terme quand même.
11:46Absolument.
11:47Il faut voir que chez Société General Investment Solutions,
11:50on a commencé l'année très exposée sur les actions de manière globale
11:55et en particulier sur les actions européennes.
11:58Pourquoi ?
11:58Il y a trois raisons à ça.
12:01La première, c'est que les actions européennes
12:02sont quand même nettement sous-valorisées par rapport au reste du monde,
12:05par rapport aux États-Unis.
12:06Donc ça, c'est quand même un support assez fort.
12:07C'est toujours une réalité aujourd'hui ?
12:08C'est toujours une réalité, avec la baisse récente encore plus.
12:12La seconde question, c'est le gigantesque plan de relance allemand.
12:14On parle quand même de 1 500 milliards en tout et pour tout sur la table
12:18qui ont déjà commencé à se déverser dans les économies européennes.
12:20Et puis le plan Rearm Europe, qui est le plan de défense européen,
12:24et on parle quand même de 800 milliards.
12:26On a baissé un tout petit peu cette exposition européenne
12:29il y a à peu près une dizaine de jours.
12:32Pourquoi ?
12:33Parce qu'en fait, il se trouve que l'Europe a quand même
12:34une très très grande dépendance énergétique.
12:36C'est la zone du monde qui a la plus grande dépendance énergétique.
12:39Alors même que les trois critères que vous m'avez cités juste avant
12:41n'ont pas évolué, que ce soit Rearm Europe ou le plan allemand
12:45ou les valorisations, mais quand même, il y a ce sujet de dépendance énergétique
12:48qui vient changer un petit peu la manière dont on apprécie la thématique.
12:51Absolument, parce qu'on a cette histoire du détroit d'Hormuz
12:53qui est bloquée aujourd'hui, mais le problème et la nouveauté
12:55c'est qu'aujourd'hui, on a les capacités de production qui sont attaquées.
12:57Et ça, c'est quand même une grande nouveauté.
12:59Et juste quelques chiffres que je voulais vous donner,
13:02qui sont un petit peu un mélange des différentes sources d'études
13:04qu'on peut recevoir chez Société Gérard Investment Solutions.
13:07Mais toute chose égale par ailleurs, pour chaque hausse de 10 dollars
13:10du baril du pétrole, on a un impact de l'ordre de 40 à 50 points de base
13:15sur l'inflation européenne et seulement 25 points de base
13:18sur l'inflation américaine.
13:20Et le corollaire, c'est que cette même hausse de 10 dollars
13:22a un effet de 25 points de base sur la croissance européenne
13:25et seulement 10 points de base sur la croissance américaine.
13:28Donc oui, cette crise énergétique, si elle dure,
13:31affectera davantage l'Europe que les États-Unis.
13:33Et comment, du coup, on concilie les trois critères
13:35que vous m'avez donnés au début, qui sont plutôt des critères
13:37en faveur de l'Europe et ce sujet d'épendance énergétique
13:39quand on prend des décisions, encore une fois,
13:41de moyen-long terme dans une allocation patrimoniale
13:43et pas de réaction à l'instant T à la géopolitique ?
13:46On essaie de diversifier, en fait.
13:48C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
13:49À travers des actifs alternatifs, à travers des taux,
13:52à travers des devises, à travers des métaux précieux
13:53comme l'or.
13:54Même si l'or n'a pas vraiment joué son rôle résistant.
13:57De valeur refuge pour le moment.
13:58Exactement.
13:59Mais oui, c'est ce qu'on fait.
14:00Diversification avant tout.
14:02Diversification avant tout.
14:03Florence Afarroini, justement, vous nous avez parlé
14:04de diversification, que ce soit géographique en Europe
14:06ou alors, effectivement, par biais de style.
14:08Qu'est-ce que vous regardez plus précisément
14:09si on regarde toujours ce marché européen ?
14:11Les small et mid-cap, c'est pour vous toujours
14:13un sujet porteur à l'heure actuelle ?
14:15C'est une conviction qu'on a.
14:16Alors, depuis peut-être un peu trop longtemps,
14:18on était au début, il y a deux ans et demi,
14:19on avait surpondéré cette partie-là
14:21pour des sujets de valorisation et de rattrapage à venir
14:24dans un marché de taux qui s'était normalisé
14:27après 2022.
14:28Donc, quelque part, on en a profité.
14:31Là, il y a un petit coup d'arrêt sur les small et mid-cap.
14:34Pour autant, ça reste vraiment le pari
14:35que nous, nous avons embarqué dans les portefeuilles.
14:37Et ce qui est vrai sur l'Europe
14:38est aussi un peu vrai sur les États-Unis.
14:40On a des US small cap, y compris sur le Japon.
14:43On aime bien les petites capitalisations
14:45pour des phénomènes de rattrapage à venir.
14:47Et puis, pour le reste, on va dire
14:49si on devait donner un biais de style,
14:51on est aujourd'hui un peu plus value que croissance
14:53pour des sujets, là aussi, de tensions sur les taux
14:56et peut-être de secteurs qui ont très bien fait
14:59ces derniers temps
15:01et qui peuvent laisser la place aux autres secteurs.
15:03Les tech, notamment.
15:04La partie tech a été allégée
15:06au profit de l'énergie,
15:08de la transition énergétique dans les grandes lignes.
15:10On essaie de jouer à un rattrapage.
15:12Des valeurs qui électrifient, du coup,
15:13quand vous dites transition énergétique,
15:14pour justement plus de souveraineté énergétique en Europe ?
15:17Oui, on peut aller en détail.
15:18Effectivement, il y a de la granularité
15:20dans la transition énergétique.
15:22On ne joue pas aujourd'hui l'électricité en direct.
15:25Maintenant, on est en multigestion,
15:26un Nicolas comme moi.
15:28Donc, on va sur des fonds
15:29qui eux-mêmes se diversifient.
15:31Mais la thématique,
15:32on sent bien que la thématique peut revenir
15:34assez rapidement,
15:35d'autant plus que l'actualité
15:37va pencher en faveur
15:39d'une transition énergétique
15:40sur le solaire, etc.
15:41Être un peu moins dépendant au pétrole aujourd'hui,
15:43ce serait plutôt une bonne chose.
15:44C'est intéressant et je m'en sers comme transition
15:46pour vous poser la question, Nicolas Moussavi.
15:48On n'a pas encore parlé de défense ou de bancaire
15:50à l'heure actuelle sur les secteurs
15:52qui pourraient être chargés de convictions
15:55pour cette année 2026 ?
15:56Oui, très bonne transition.
15:57Pas énergétique, celle-ci.
16:00Non, mais en fait, effectivement,
16:01aujourd'hui, il y a une thématique
16:02qui drive vraiment l'Europe,
16:04c'est celle de la souveraineté.
16:06Donc, souveraineté énergétique,
16:08souveraineté en termes d'énergie,
16:09souveraineté en termes de défense.
16:11Et donc, l'idée, c'est de jouer
16:12autour de ces trois thématiques-là.
16:14Donc, on va naturellement s'orienter
16:15vers des secteurs plutôt value.
16:18Donc, effectivement, on va retrouver la défense.
16:20On ne peut pas ne pas y être aujourd'hui.
16:22L'énergie, plutôt à des fins de couverture.
16:24C'est important d'en avoir un petit peu.
16:25Et puis, tout ce qui va tourner
16:26autour des industriels.
16:28Et puis, tout ce qui va être matériaux.
16:29Donc, on va aimer le cuivre, le zinc
16:31et les entreprises qui tournent autour de ça.
16:33D'accord.
16:33Parce qu'on a ce sujet IA
16:36qui, effectivement, est un porteur fort
16:38pour ces métaux.
16:39On a des besoins sur les réseaux,
16:40sur les data centers.
16:41Donc, ça, c'est hyper important.
16:43Et puis, vous parlez de financières.
16:44Alors, on aime bien les financières.
16:46Mais voilà, c'est vrai qu'aujourd'hui,
16:47on a quelques mitigants
16:49qui peuvent être la crise,
16:51par exemple, du crédit privé,
16:52même si elle n'a pas encore été importée
16:53en Europe aux États-Unis.
16:55Et puis, toujours cette crainte
16:56qui porte sur l'ensemble des secteurs,
16:58pas seulement sur le secteur financier.
17:00comme quoi certains pans de l'industrie
17:01pourraient être remplacés
17:03par l'intelligence artificielle.
17:04Donc, ça, c'est deux petits mitigants
17:06aujourd'hui qu'on regarde.
17:07La crise de la dette privée aux États-Unis,
17:10vous nous avez dit
17:11qu'elle n'est pas encore arrivée en Europe.
17:13Ça veut dire que c'est un questionnement,
17:15une inquiétude sur le fait
17:16que ça se réplique en Europe à l'heure actuelle ?
17:19Alors, à aujourd'hui,
17:20la réponse courte est non.
17:22D'accord.
17:22Il se trouve que c'est vrai
17:23que c'est quelque chose
17:25qui est plutôt cantonné aux États-Unis aujourd'hui.
17:26Donc, on a eu depuis le mois de septembre 2025,
17:30un flot de mauvaises nouvelles
17:32en provenance des États-Unis.
17:33Il faut garder quand même en tête avant tout
17:34que les fondamentaux du crédit
17:36et des entreprises aux États-Unis
17:38et encore plus en Europe
17:39sont bons, voire très bons.
17:41Et ça, c'est vraiment quelque chose
17:42qu'il faut garder en tête.
17:42Et c'est vrai qu'aux États-Unis,
17:43je ne sais pas si vous vous souvenez
17:44en septembre,
17:45on a eu des entreprises
17:46qui ont fait faillite,
17:47qui étaient first brand
17:50et tricolore.
17:50Il se trouvait que c'était des fraudes
17:52en fait derrière.
17:53Donc, c'est un cas très spécifique.
17:54On a parlé plus récemment
17:55du cas Blue Hall
17:56sur les business development companies,
17:58qui est un autre cas très spécifique.
18:00Donc, voilà.
18:00Donc, en dehors de ça,
18:01il n'y a pas de sujet.
18:03Mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
18:05on a créé pas mal de véhicules
18:06plutôt liquides aux États-Unis.
18:08En lien avec la réutilisation
18:09un petit peu de l'investissement.
18:11Exactement.
18:11Donc, c'est ce qu'on appelle
18:12les fonds evergreen en Europe
18:14pour une classe d'actifs
18:15qui ne l'est pas.
18:16Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
18:17on voit énormément de nouvelles
18:18et certains gros et grands gérants
18:20qui suspendent en fait
18:23leur rachat.
18:23Et en fait, ce mécanisme
18:25a une vertu.
18:26On appelle ça des gates.
18:28Et en fait, la gate dit quoi ?
18:29Elle dit que vous avez un seuil
18:30au-delà duquel,
18:31s'il y a trop de rachats,
18:32on stoppe les rachats
18:33et on les décale
18:34sur une fenêtre suivante.
18:35Et ça, ça a une énorme vertu.
18:36C'est que ça protège
18:37les investisseurs actuels,
18:39ça protège les investisseurs
18:41qui sortent
18:42et le fonds lui-même
18:42puisqu'il y a des fonds
18:43et ça lui évite de brader
18:44des actifs
18:45et de sortir à n'importe quel prix.
18:47Et il faut avoir en tête
18:47que ces mécanismes de gate
18:49existent aussi,
18:50fortement poussés par les régulateurs
18:51en France et au Luxembourg
18:52sur les fonds traditionnels.
18:54Florence Afaroni,
18:54même question sur cette dette privée.
18:56Donc, si je comprends
18:56ce que nous dit Nicolas Moussavi,
18:57il n'y a pas de risque
18:58à ce qu'il y ait une contagion
19:00sur le sol européen
19:01et sur la dette privée européenne.
19:03Mais on peut quand même
19:03se poser la question
19:04quand on réalise
19:05des investissements long terme
19:06de l'impact de la retailisation
19:07sur les réactions des investisseurs
19:10dans des moments
19:10un petit peu plus volatiles
19:13sur l'investissement en question.
19:15Oui, il y a toujours ce phénomène
19:16quand votre boulanger dit
19:18qu'il s'intéresse
19:19à quelque chose
19:20qui a été très médiatisé.
19:21C'est peut-être l'endroit
19:22où il ne faut pas aller.
19:24C'est vrai qu'aujourd'hui,
19:25la dette privée arrive en France.
19:26Le private asset en général.
19:28Et c'est une thématique, nous,
19:29qu'on va embarquer
19:30dans nos portefeuilles.
19:31Plus côté gestion de fortune
19:32sur des clientèles dédiées
19:34qui acceptent ce risque-là
19:36d'une part
19:36et qui acceptent aussi
19:37l'illiquidité.
19:39Nous, BNP,
19:40Paribas, Banque privée,
19:41la partie que je gère,
19:42moi, GSM,
19:43c'est du portefeuille modèle.
19:44Donc, on a une contrainte
19:45de liquidité qui est très forte.
19:47Donc, ça empêche
19:49d'aller sur ce type
19:50de véhicules illiquides.
19:52Les produits structurés,
19:53les fonds de buy and all,
19:54toutes ces choses-là
19:55ne sont pas embarquées
19:55dans la portefeuille modèle.
19:57Donc, si on y va,
19:57il faut accepter de jouer
19:58avec les mêmes règles
19:59que les institutionnels.
20:00C'est ce que vous dites,
20:01si je comprends bien.
20:01Exactement.
20:02Après, c'est du spécifique.
20:04On a eu un sujet
20:05sur le software
20:06de chez Blackstone.
20:08Voilà.
20:09En France,
20:09on a des produits
20:11quand même
20:11qui sont d'aide privée
20:12et qui ne sont pas du tout
20:13investis sur ces secteurs-là.
20:14Donc, il faut bien
20:15différencier les choses.
20:16Maintenant,
20:17regardons.
20:18L'avantage,
20:18c'est qu'on est au courant
20:20de ce qui s'était passé
20:21en 2008
20:21et Nicolas et moi,
20:23on était déjà sur les marchés.
20:25C'est que ça a été soudain.
20:27Et les gates
20:28dont tu fais référence,
20:30les gens ont appris
20:31ce que c'était que des gates.
20:32Et donc,
20:32tout le monde a voulu sortir
20:33sur une même petite porte.
20:34D'accord.
20:35On n'est pas dans ce cas-là
20:37aujourd'hui.
20:37Il n'y a pas de panique,
20:39de bank run,
20:39en tout cas,
20:40sur cette partie-là.
20:41Merci, messieurs,
20:42de nous avoir accompagnés
20:43dans Enjeu patrimoine.
20:44Florence Afaroni,
20:45responsable de l'allocation
20:46et de la sélection gestion
20:47sous mandat chez BNP Paribas,
20:48mais aussi Nicolas Moussavi,
20:49responsable de la multigestion
20:50chez Société Générale
20:51Investment Solutions.
20:52Et quant à nous,
20:52on se retrouve tout de suite
20:53dans L'œil de l'expert.
20:59Et pour finir cette émission,
21:00L'œil de l'expert,
21:01où nous avons le plaisir
21:02de retrouver sur le plateau
21:03de Smart Patrimoine,
21:04Gérald Grant.
21:04Bonjour Gérald.
21:05Bonjour Nicolas.
21:06Merci d'être avec nous.
21:07Vous êtes associé gérant
21:07chez Fundaisy.
21:08On va se demander ensemble
21:09quelle allocation idéale
21:10sur les marchés européens
21:12à l'heure actuelle.
21:13Donc, on va regarder ça
21:14sur le moyen long terme,
21:162026,
21:17peut-être même
21:18les années suivantes.
21:20Aujourd'hui,
21:21rapidement,
21:21la conviction que vous avez
21:23pensé sur les marchés européens
21:25depuis le début de l'année déjà.
21:26Est-ce qu'elle a évolué
21:27et quelle est-elle, Gérald ?
21:29Alors déjà,
21:29c'est vrai que chez Fundaisys,
21:31nous avons conseillé
21:32à nos clients,
21:33dès l'année dernière,
21:35de commencer à diversifier
21:36un peu plus
21:37leur portefeuille
21:38vers de l'Europe,
21:38même si,
21:39pour être très honnête,
21:40le reste des géographies
21:42était quand même
21:42plus présente
21:43dans un portefeuille.
21:44Mais on sentait
21:45qu'il y avait quelque chose
21:45qui se passait,
21:46notamment avec les élections
21:48allemandes
21:48en début de l'année 2025,
21:49puis tous les plans
21:50dont on a tous entendu parler,
21:52qui, effectivement,
21:53devaient porter
21:54de la croissance
21:55ou un peu plus de croissance
21:56à l'Europe.
21:57Et puis,
21:57un élément aussi important,
21:58c'est que la Banque Centrale Européenne
22:00devait continuer
22:01à baisser ses taux
22:02et ça pouvait apporter
22:04aussi un support,
22:05évidemment,
22:06au marché.
22:07Bon,
22:07c'est plus tellement
22:07le scénario actuel.
22:08Le scénario est plus le même
22:09et c'est aussi peut-être
22:10pour ça que les marchés européens
22:12ont plus sous-performé
22:14que les marchés américains
22:16dans la récente phase
22:17suite au déclenchement
22:18du conflit en Iran,
22:19même si,
22:19effectivement,
22:20il y a aussi
22:20cette dépendance à l'énergie
22:21qui est plus forte en Europe.
22:22Je pense que mes camarades de jeu
22:24ont pu le dire aussi.
22:26Mais ce qui est important
22:27de voir,
22:27c'est que l'Europe,
22:28de toute façon,
22:28en tant qu'investisseur européen,
22:29on ne peut pas passer à côté.
22:31La question qu'on doit se poser,
22:32c'est pourquoi est-ce qu'on a envie
22:34d'avoir de l'Europe
22:35et qu'est-ce qu'on a envie
22:36d'acheter en Europe ?
22:36Parce que je pense que dire
22:38il faut acheter de l'Europe
22:39parce que c'est moins cher
22:40que le reste,
22:40ce n'est pas une bonne raison.
22:41D'accord.
22:42Elle est largement pas suffisante.
22:43commentant régulièrement ?
22:44Oui, mais je pense
22:44que ce n'est pas le bon.
22:45Pour la simple et bonne raison,
22:46c'est que dans ma carrière
22:47qui a commencé maintenant
22:48il y a quasiment 27 ans
22:49sur les marchés,
22:50j'ai vu des boîtes
22:53ou des secteurs
22:54ou des styles de gestion
22:56qui restent sous-valorisés longtemps.
22:58Un exemple,
22:58je n'ai rien contre Stellantis,
23:00mais Stellantis,
23:00j'ai l'impression qu'on me dit
23:01depuis 25 ans
23:02que c'est sous-valorisé.
23:04Stellantis,
23:04aujourd'hui,
23:05c'est 7 fois le PE.
23:06Est-ce que pour autant,
23:07Stellantis fait une belle perve
23:08depuis le début d'année ?
23:09Non,
23:09moins 40.
23:09Donc sous-valorisation
23:11ne veut pas forcément dire
23:11rattrapage à venir.
23:12Et c'est pour ça
23:13qu'il faut être très attentif
23:14en Europe
23:14parce qu'on nous dit tout le temps
23:15c'est moins cher,
23:16c'est moins cher,
23:16mais en fait,
23:17ce n'est pas la raison.
23:18L'Europe est moins chère
23:19parce que la structure du marché,
23:20la structure sectorielle du marché
23:22est totalement différente
23:23des autres géographies.
23:25Prenez les Etats-Unis.
23:26Les Etats-Unis,
23:26c'est 35% de technologies
23:28au sens large
23:29avec la communication,
23:30etc.
23:31L'Europe,
23:31ce n'est pas du tout ça.
23:32Vous êtes sur des secteurs
23:33aux Etats-Unis
23:34qui sont plus chers naturellement.
23:35Donc c'est normal,
23:36vous payez de la croissance.
23:37Donc pas de généralisation,
23:38mais pour autant,
23:39est-ce qu'il y a des opportunités
23:40pour un gérant actif,
23:41pour une gestion actif
23:42justement dans ce contexte
23:43de marché actuel ?
23:44Je dirais que tout au contraire,
23:45il faut être gérant actif en Europe
23:47parce que justement,
23:48il y a de fortes dispersions
23:49non seulement entre les secteurs,
23:51mais aussi au sein même des secteurs,
23:53il peut y avoir des valeurs
23:54qui vont se comporter très différemment.
23:55D'accord.
23:55Donc effectivement,
23:56c'est un marché
23:57qui laisse la place
23:58aux gestions actives,
23:59mais cependant,
24:00et moi je n'ai jamais mis en opposition
24:02gestion active et gestion passive
24:03parce que les deux correspondent
24:04ont des besoins bien identifiés.
24:07On parle depuis déjà des mois
24:09et des mois du secteur de la défense.
24:10Aujourd'hui,
24:11si vous voulez investir
24:12le secteur de la défense en Europe,
24:13soit vous êtes titre rare
24:14et vous achetez du titre vif,
24:16soit vous achetez un ETF
24:17dédié au secteur de la défense européenne.
24:19Parce qu'aujourd'hui,
24:20à part quelques maisons de gestion
24:22que j'ai en tête,
24:22mais dont je ne ferai pas la publicité,
24:24qui ont pu avoir
24:25jusqu'à 30 ou 40%
24:26de leurs expositions
24:27au secteur de la défense,
24:29je ne connais pas
24:29un fonds de gestion active
24:31100% défense.
24:32Donc il y a certains segments
24:33où la gestion passive
24:34peut venir combler
24:35des lacunes d'investissement
24:38quand on veut être très pointu.
24:39Mais de façon générale,
24:40c'est vrai que
24:41le marché européen
24:42est plus value.
24:43N'oublions pas quand même
24:44qu'en 2025,
24:45la performance du marché européen
24:46s'est faite pour moitié
24:48grâce au secteur bancaire,
24:49qui a fait une performance
24:50hallucinante
24:51et qui a contribué
24:52pour moitié.
24:53Est-ce que ça veut dire
24:54qu'en tant que gérant actif,
24:55il faut regarder
24:56le secteur bancaire
24:56en 2026 également ?
24:58Le secteur bancaire
24:59présente un intérêt,
25:00c'est que malgré tout,
25:01même s'il a été revalorisé,
25:02lui, est encore
25:04pas trop cher.
25:05Alors ça,
25:05vous allez me dire,
25:06c'est contradictoire
25:06de ce que j'ai dit avant.
25:08Mais en même temps,
25:08c'est un secteur
25:09qui a été sous-valorisé
25:11pour des bonnes raisons.
25:12Et aujourd'hui,
25:13les raisons
25:14qui avaient apporté
25:14cette sous-valorisation
25:15il y a quelques années
25:17sont beaucoup moins présentes.
25:19Le seul élément
25:19qui est peut-être
25:20un peu gênant
25:20à court terme
25:21sur ce secteur bancaire,
25:22ce sont les taux.
25:24Parce qu'effectivement,
25:25vous l'avez souligné,
25:26on attendait plutôt
25:26des baisses de taux
25:27ou peut-être encore
25:28une baisse de taux
25:29de la part de la BCE
25:29en début d'année.
25:30La situation aujourd'hui
25:31fait qu'on est plutôt
25:32avec les déclarations
25:33de Christine Lagarde
25:35ou même de Casimir,
25:36le banquier central slovaque,
25:38plutôt sur peut-être
25:39une hausse de taux.
25:40Alors,
25:40est-ce qu'on va l'avoir ?
25:41J'en sais rien.
25:41Mais en tout cas,
25:41c'est ce que pense le marché.
25:43Et dans ce cadre-là,
25:44ça veut dire
25:46un aplatissement de la courbe
25:47parce que finalement,
25:48les taux courts
25:48ont plus monté
25:49que les taux longs.
25:50Et ça,
25:50c'est pas très favorable
25:51à l'activité bancaire principale
25:53qui est la transformation.
25:55J'emprunte cours,
25:55je prête long.
25:56Après,
25:56il y a bien d'autres activités,
25:58bien sûr,
25:58dans les banques,
25:59notamment les généralistes,
26:00comme une BNP
26:00qui s'en sort bien
26:01sur les marchés,
26:02mais il y en a d'autres
26:03qui s'en sortent aussi
26:03beaucoup moins bien.
26:04Quelle allocation idéale
26:05sur les marchés européens
26:06si on peut donner
26:07une allocation idéale
26:07au moyen long terme ?
26:08Alors,
26:09je pense que déjà,
26:09l'allocation idéale,
26:11c'est de garder en tête
26:12une sélectivité
26:13entre les boîtes
26:14qui sont capables
26:15d'avoir du pricing power
26:16parce qu'effectivement,
26:17ce qui se passe en ce moment,
26:18ça va jouer.
26:19Le fait que le choc énergétique
26:21dont on ne sait pas
26:22combien de temps
26:22il peut durer,
26:26un frein fort
26:27sur les croissances
26:28des bénéfices.
26:29Si d'aventure,
26:30ça dure de 6 à 9 mois
26:32et que le pétrole reste
26:33autour des 100 et 110,
26:34on peut enlever jusqu'à
26:3513% de croissance des bénéfices.
26:38Quand on sait
26:38qu'on en attend
26:38à peu près entre 10 et 15,
26:40ça veut dire qu'on peut être
26:41encore une deuxième année
26:42autour de zéro
26:42sur la croissance
26:43des bénéfices européens.
26:44Donc ça,
26:45c'est pas bon.
26:45Dans ce cadre-là,
26:46il vaut mieux aller cibler
26:47les segments
26:48qui ont du pricing power
26:49et qui peuvent effectivement
26:51s'en sortir sur leur marge
26:53et les croissances
26:54des bénéfices.
26:54Donc,
26:55il y en a,
26:55bien évidemment,
26:56on peut,
26:57les bancaires,
26:58s'il n'y a pas trop
26:58d'aplatissement de la courbe,
26:59ça peut être une idée,
27:00mais il y a aussi potentiellement
27:02la défense
27:02qui est toujours un secteur
27:04qui est intéressant
27:05compte tenu évidemment
27:05de tous les plans qu'on connaît.
27:07Je ne vais pas me répéter là-dessus,
27:08tout le monde le dit.
27:10Souveraineté,
27:10défense ou souveraineté ?
27:11Alors effectivement,
27:12la souveraineté,
27:13on peut la prendre au sens large
27:15parce que la souveraineté,
27:16c'est aussi les chaînes
27:16d'approvisionnement,
27:17c'est aussi l'énergie,
27:19c'est plein de choses en Europe.
27:20Il y a quand même des sujets
27:21qui vont être plus compliqués.
27:22Je pense que l'énergie
27:23est un sujet que l'Europe
27:23doit traiter de façon sérieuse.
27:26Je pense que les dernières
27:27déclarations
27:29des autorités européennes
27:30sur l'erreur énergétique
27:32sur le nucléaire
27:33est un vrai sujet.
27:34Nous, par exemple,
27:35on aime bien
27:35tout ce qui est lié
27:36au nucléaire.
27:37Alors évidemment,
27:38ça peut être global,
27:38mais en Europe,
27:39il y a des choses aussi à faire
27:40sur tout ce qui est
27:41de transformation énergétique
27:42et tout ce qui va être lié
27:43à l'électrification de l'économie
27:45et l'utilisation
27:46dans les modèles d'IA.
27:48Alors évidemment,
27:49c'est plus peut-être
27:50en dehors d'Europe,
27:51mais il y a aussi
27:51quelques boîtes niche
27:53en Europe
27:53qui peuvent en tirer parti.
27:55Merci Gérald Grande
27:56de nous avoir accompagné
27:57dans la dernière partie
27:58de cette émission
27:59Smart Patrimoine
28:00et je vous dis à très vite
28:01sur Be Smart for Change.
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