- il y a 9 heures
La gestion des déchets, des infrastructures énergétiques et routières, la distribution de l’eau… L’ensemble de ces activités peut faire de l’urbanisme un levier de transition écologique. SERFIM les regroupe toutes. Alexandra Mathiolon, PDG de l’entreprise, explique en quoi être une ETI familiale permet de renforcer l’engagement au service de la transformation des territoires.
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00:03Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour, une personnalité qui compte dans notre économie.
00:09Je reçois aujourd'hui Alexandra Mathiolon, bonjour.
00:12Bonjour.
00:12Bienvenue, vous êtes la présidente du groupe Serfim qui existe depuis 150 ans, plus de 150 ans, c'est ça
00:18?
00:19Entreprise familiale, ETI familiale.
00:21Est-ce que vous pouvez, tiens, en quelques mots, nous présenter l'entreprise, le groupe ?
00:24Effectivement, Serfim, c'est 150 ans d'histoire, c'est une ETI familiale, l'actionnariat indépendant, un actionnariat familial et
00:33salarial qui a ses missions principales, vraiment de la transition énergétique à l'eau, au recyclage.
00:43Et vraiment, l'idée, c'est de contribuer à améliorer la qualité de vie des habitants en aménageant des territoires
00:48durables et respectueux du vivant et avec plus de 3000 personnes.
00:55660 millions de chiffres d'affaires pour l'année dernière.
00:57On est présent en France et un petit peu en Espagne et sur des métiers assez niches à l'export
01:02et avec des enjeux forts, évidemment, sur les enjeux de sécurité, de prévention, de transition, évidemment, environnementale et de transformation
01:13plus largement.
01:13Oui, on va détailler un peu tous ces enjeux. Vous dites, Serfim, aujourd'hui, c'est un collectif, ce qui
01:19nous rassemble beaucoup et nous différencie probablement, c'est cette indépendance actionnariat familial et managérial.
01:25Un actionnariat familial, qu'est-ce que ça change, précisément ?
01:29Alors, précisément, pour moi, c'est la question du temps long et c'est cette capacité, justement, à pouvoir se
01:36projeter dans le temps long.
01:38On en parle beaucoup quand on est dans une ETI, au sein de collectifs d'ETI aussi, avec cet actionnariat
01:45indépendant,
01:46c'est-à-dire de pouvoir prendre des décisions en voyant le long terme, en ayant une vraie liberté de
01:52nos décisions, en allant au-delà, évidemment, de la performance économique court-termiste.
01:57On a évidemment besoin de performances économiques, évidemment, et heureusement, mais par contre, on va pouvoir se projeter sur long
02:05terme,
02:06vraiment travailler nos décisions pour qu'elles aient de l'impact et qu'elles aient du sens pour nos territoires,
02:13qui sont vraiment pourquoi on s'engage.
02:15Et puis aussi, c'est notamment dans le cadre d'un actionnariat familial, mais aussi managériel, c'est vrai qu
02:21'il y a aussi, chez Serfim, cet enjeu qui est fort,
02:24qui est important pour nous, de proximité, de proximité avec nos équipes et de garder aussi cette proximité dans les
02:31prises de décisions.
02:32Et ça, c'est vraiment quelque chose qui nous définit.
02:35Il y a une part de responsabilité à porter, l'héritage, c'est la sixième génération à la tête de
02:45Serfim, c'est ça ?
02:46Alors oui, en fait, je suis la sixième dirigeante, mais en fait, mon père a repris l'entreprise au début
02:53des années 80.
02:54Donc, il y a vraiment eu un mix de transmission familiale et de transmission de personnes physiques à personnes physiques.
03:02Et là, on est vraiment, là encore, dans un mix avec cette transmission familiale, mais aussi cette continuité avec l
03:07'actionnariat salarial.
03:10Et c'est vrai que cette longévité, elle est vraiment, ce qui nous définit aussi, c'est la capacité...
03:20Est-ce que ça met la pression, d'une certaine façon ?
03:22C'est une fierté, c'est une responsabilité.
03:25C'est vraiment les deux à la fois, une grande fierté, parce qu'on pense à toutes les personnes qui,
03:29depuis 150 ans, ont vraiment contribué à l'histoire de Serfim.
03:33On a eu la chance de fêter les 150 ans l'an dernier.
03:36On a pu réunir 2 000 des 3 000 collaborateurs de Serfim au stade de Gerland, au Mathieu Stadium à
03:43Lyon.
03:44Et c'est vrai que de penser à toutes ces personnes qui contribuent aujourd'hui, mais qui ont aussi contribué
03:49à faire évoluer l'entreprise, c'est une immense fierté.
03:53Et puis, c'est une responsabilité, évidemment, parce que l'entreprise a vraiment su évoluer.
03:58Chaque génération l'a fait évoluer.
04:00Et aujourd'hui, j'ai à cœur de faire que cette évolution continue d'aller dans le bon sens, et
04:05notamment sur cette transition environnementale et sociétale.
04:08On a parlé du temps long.
04:10La taille, ces entreprises de taille intermédiaire, la catégorie dans laquelle se situe Serfim, vous dites que c'est la
04:19taille idéale pour agir, pourquoi ?
04:20Oui, pour moi, c'est vraiment la taille idéale pour agir, parce qu'on a déjà des moyens pour investir,
04:26pour innover, pour s'impliquer sur des projets vraiment structurants pour les territoires.
04:32Donc ça, c'est vraiment... Cette taille-là, elle nous permet quand même de faire des choses.
04:37Par contre, on reste assez agile, on reste assez souple.
04:42Et donc, c'est vrai que cette proximité qu'on a dans les prises de décision, elle nous permet finalement
04:46d'expérimenter, de tester des solutions qui pourraient paraître un peu originales, parfois.
04:53Et on le voit dans certains partenariats qu'on peut monter dans les métiers, les partenariats industriels qu'on peut
05:00avoir.
05:00On pense les choses différemment. Et pour moi, les ETI ont un rôle nécessairement essentiel pour la transformation des modèles
05:10économiques des entreprises.
05:12Alors, on peut peut-être balayer, vous l'avez dit rapidement, mais les différents secteurs ou les différents métiers aussi
05:18dont on parle chez Serfim.
05:20Alors, effectivement, la version très simple, c'est les travaux publics et l'environnement.
05:24Mais en fait, ce qui nous définit vraiment aujourd'hui, c'est les missions, ce qui nous anime.
05:29La première, c'est vraiment accélérer la transition énergétique. On en parle beaucoup, notamment ici.
05:34On est un acteur des réseaux d'énergie, des réseaux d'électricité.
05:39On va travailler pour Enedis, pour RTE, donc la performance de notre réseau d'électricité.
05:44Et là, on touche vraiment à la performance, évidemment, à l'enjeu énergétique.
05:49On travaille aussi pour l'équipement des villes, la mobilité électrique, les bâtiments.
05:53Et aussi dans le développement de tout ce qui va être chauffage urbain et froid urbain,
05:57qui sont des solutions technologiques qui ont vraiment un vrai sens pour les territoires.
06:03On est, deuxième mission, dans la préservation de la ressource en eau.
06:06Et là, on va vraiment travailler sur l'ensemble du cycle.
06:09Et on va tout faire pour déjà éviter les fuites d'eau dans les réseaux d'eau potable,
06:13d'assainissement, pour éviter aussi les pollutions.
06:15Et puis, on va traiter l'eau et les effluents.
06:18Et là, on est vraiment sur la transformation de la façon dont on traite l'eau, l'économie circulaire de
06:23l'eau.
06:24Troisième mission, limiter l'épuisement des matières premières.
06:27Et ça, on a la chance, chez Serfim, de ne pas avoir eu de centre d'enfouissement.
06:31Et du coup, on a vraiment tout fait, tout fait absolument pour trouver des nouvelles filières
06:35et éviter l'enfouissement des déchets.
06:37Donc, c'est pour ça, ces fameux partenariats industriels qu'on peut avoir.
06:41On va recycler plus de 800 000 tonnes de déchets qui sont récupérés de nos clients.
06:46Et on a moins de 8% qui partent à l'enfouissement.
06:49Et à chaque fois, on innove.
06:50On est beaucoup dans les déchets du BTP, le plâtre, laine de verre, bois.
06:54C'est presque des filières à inventer, parfois.
06:56C'est des filières à inventer.
06:57Récemment, on s'est impliqués dans le recyclage des gazons synthétiques et des membranes bitumineuses.
07:03Voilà, donc je ne vais pas rentrer dans des choses trop techniques.
07:04Mais c'est vrai qu'on se rend compte que c'est des choses qui partent à l'enfouissement.
07:07Et en s'impliquant et en trouvant des solutions, on arrive à éviter l'enfouissement.
07:12On a aussi une mission autour de régénérer la biodiversité.
07:16Donc là, ça fait écho, on va peut-être en reparler, à la Convention des entreprises pour le climat.
07:21On était déjà un acteur de la dépollution des sols.
07:23Et on a voulu aller sur les métiers des espaces verts, mais aussi la refertilisation des sols.
07:28Donc intégrer le vivant dans les solutions qu'on propose.
07:31Cinquième mission, renforcer la résilience des infrastructures vitales.
07:35Et là, on parle de tous les enjeux d'adaptation.
07:37On va rénover les ponts, les tunnels, les routes.
07:40Évidemment, les réseaux quand on voit les tempêtes.
07:43Et enfin, on a une dernière mission qui est un peu transverse,
07:45qui est vraiment comment on va optimiser la technologie, mais au service des transitions.
07:49Et c'est vrai que, pour moi, on voit toutes les évolutions technologiques qui arrivent.
07:54L'idée, c'est comment on fait pour qu'elles servent vraiment au territoire,
07:57à la qualité de vie qui est dans notre raison d'être,
08:00qui est de contribuer à une meilleure qualité de vie.
08:03Et donc, d'apporter des solutions dans tout ce qui est territoire connecté,
08:07vidéo, trafic, pour servir toutes ces grandes transitions.
08:10Alors, dans cette émission, il y a un principe.
08:12L'invité pose une question à celui ou celle qui va lui succéder.
08:15À votre place, la semaine dernière, il y avait Vincent Séguéla,
08:18le secrétaire général de la Fédération Léo Lagroge.
08:20Évidemment, on parle d'éducation et de comportement.
08:24Regardez.
08:25Bonjour Alexandra.
08:27Il y a beaucoup d'investissements et de politiques publiques
08:29tournés vers le développement durable,
08:32autour, évidemment, du progrès technique, de la technologie,
08:35de l'investissement sur les process et les systèmes et les matériaux.
08:41Pourquoi n'y a-t-il pas davantage de moyens ou d'accent
08:46mis sur la formation et l'éducation du citoyenneté au développement durable ?
08:52Autrement dit, est-ce que l'urgence, ce n'est pas d'abord de modifier nos comportements ?
08:57Alors, excellente question.
09:00Et c'est vrai que je pense que l'innovation,
09:03tout l'investissement qui est fait dans la technologie,
09:05c'est peut-être aussi ce qui est un peu très visible,
09:07ce qui est urgent aussi,
09:10parce qu'il y a certaines solutions qui ont du sens
09:11et qui ont beaucoup d'impact.
09:13Évidemment, il y a du sens d'y aller.
09:15Mais c'est vrai que je crois beaucoup aussi
09:17à cet investissement à faire dans l'évolution des comportements.
09:22Je pense que c'est beaucoup plus difficile, en fait.
09:24Tout simplement, c'est pour ça qu'on le fait moins.
09:26C'est beaucoup plus chronophage.
09:28Et en tout cas, chez Serfim, on s'investit vraiment là-dedans.
09:32Ça prend quelle forme ?
09:33Parce que changer les comportements dans une entreprise,
09:373 000 collaborateurs,
09:38c'est vrai qu'il y a un levier là d'impact positif.
09:42Un levier incroyable.
09:44Et vraiment, j'ai plein de collaborateurs qui nous poussent,
09:47qui étaient déjà engagés,
09:48et d'autres qu'il faut amener vers cette compréhension globale des enjeux.
09:52Et concrètement, déjà, chez Serfim,
09:54ça a pris la forme de la Convention des entreprises pour le climat,
09:57auquel j'ai participé à la toute première en 2021.
10:00Et donc, ça m'a permis...
10:02J'avais déjà une formation d'ingénieur
10:04et j'étais déjà passionnée par le sujet du climat,
10:07mais de comprendre l'ensemble des enjeux des limites planétaires
10:10et avoir quelque chose qui est très personnel.
10:12Et en fait, cette évolution des comportements,
10:14pour moi, elle marche évidemment
10:16parce que chacun, finalement, fait son chemin et se transforme.
10:21Donc, la CEC, j'ai eu la chance de la faire avec ma directrice RSE,
10:24mais j'ai aussi eu la chance de pouvoir avoir deux filiales
10:27qui ont participé aussi au parcours assez engageant de 12 jours
10:31et aussi pouvoir mettre des collaborateurs dans les embarquements
10:34qui étaient des formats courts,
10:36qui ont permis d'avoir plus d'une cinquantaine de personnes
10:38qui ont participé à ces embarquements.
10:42Ce sont un peu les relais...
10:44Les relais.
10:44Parce qu'il faut réexpliquer.
10:45On a beaucoup parlé de la Convention des entreprises pour le climat
10:47dans cette émission,
10:49mais l'objectif, c'est de définir une feuille,
10:52déjà de prendre conscience de ces limites planétaires,
10:55et puis ensuite de définir une feuille de route pour son entreprise.
10:59Exactement.
11:00Donc, c'est ce que vous avez fait.
11:01Après, effectivement, j'imagine qu'il faut embarquer les salariés,
11:05les collaborateurs.
11:06Exactement.
11:07Donc, le parcours est incroyable et extrêmement riche
11:10avec des experts de grande qualité,
11:12des scientifiques,
11:13un accompagnement personnel,
11:16une intégration de l'ensemble des limites planétaires,
11:18des vivants,
11:18et puis surtout un groupe de dirigeants aussi engagés
11:21avec qui on se challengeait
11:23et on continue de se challenger
11:24pour continuer à avancer
11:25quand les périodes sont parfois un peu plus difficiles,
11:28quand le contexte économique se resserre
11:29et que parfois on met un peu moins
11:30l'environnement au cœur de l'agenda.
11:32Et pour autant, c'est vrai que c'est super
11:34d'avoir un engagement du dirigeant,
11:36mais il faut aussi avoir des ambassadeurs
11:37et avec les personnes qui ont participé à ces embarquements,
11:41j'ai pu avoir aussi des ambassadeurs.
11:43Et au-delà de ça, après, il y a des outils.
11:45On a beaucoup déployé initialement,
11:47on le fait toujours en partie,
11:48la fresque du climat,
11:49qui reste un outil hyper pragmatique
11:51pour expliquer les grands principes.
11:53Et on a développé récemment notre propre atelier
11:58qui capitalise évidemment sur l'existant,
12:01mais comme en fait on est en lien
12:02avec certaines limites planétaires en particulier
12:05chez Cerfib, que ce sont l'énergie, l'eau,
12:07l'économie circulaire ou encore la biodiversité,
12:09on a développé notre propre atelier
12:11avec des mini fresques
12:12pour à la fois que chacun comprenne
12:14ces quatre enjeux principalement
12:15et aussi voir comment dans nos métiers,
12:17comment concrètement au quotidien
12:19ils peuvent modifier leurs pratiques,
12:24trouver des idées nouvelles à apporter
12:25parce qu'on a une approche
12:26sur la décarbonation chez Cerfib
12:29qui est très bottom-up en fait,
12:31en bon français,
12:32mais qui vient vraiment du terrain
12:34avec plein de solutions.
12:36Et du coup, je trouve qu'avec tout ça,
12:37on arrive à faire évoluer les comportements.
12:39Votre raison d'être,
12:40qu'on va voir s'afficher,
12:41contribue à une meilleure qualité de vie
12:43en aménageant des territoires durables
12:46et respectueux du vivant.
12:47Je veux bien qu'on mette cette raison d'être
12:51en miroir de la feuille de route
12:54de la Convention des entreprises pour le climat.
12:56Qu'est-ce que vous avez transformé finalement
12:59dans votre entreprise
13:01grâce à cette feuille de route
13:04et avec cette place,
13:06cette notion de vivant dans vos activités ?
13:09Alors effectivement,
13:10la feuille de route,
13:11elle avait un volet,
13:13donc je reviendrai peut-être après,
13:14mais social évidemment,
13:15très fort qui est aussi
13:18une part très importante
13:19chez Serfim
13:20avec les notions de sécurité.
13:23Il y avait la réduction de notre impact,
13:25la réduction de notre impact
13:26qui était évidemment hyper importante
13:28sur évidemment les bilans carbone,
13:30mélange des déchets,
13:32de l'eau.
13:33Et ce qui m'importait presque encore plus,
13:35c'est ces fameuses missions
13:36que je vous ai expliquées
13:37qui étaient vraiment finalement,
13:39et ce qu'on a changé,
13:40c'est que c'est vraiment nos boussoles.
13:41Nos boussoles,
13:41quand on va faire une croissance externe,
13:44un nouveau développement,
13:45un investissement,
13:46on va dire finalement,
13:47est-ce qu'on va en fait
13:48dans l'évolution de ces missions-là ?
13:51Évidemment,
13:52en le mettant en cohérence
13:52avec l'évolution de la société
13:54et des besoins du marché.
13:57Donc cette feuille de route,
13:58elle nous a permis
13:59de poser ces missions
14:01et d'en faire des vrais leviers
14:03et des points de décision.
14:05Et derrière ça,
14:06il y a aussi des indicateurs clés.
14:08Et c'est vrai que ce qui m'importe finalement
14:10dans la manière de présenter ces films,
14:14c'est de dire,
14:14voilà les tonnes de déchets
14:16qu'on a évité de l'enfouissement,
14:18les volumes d'eau qu'on a traités,
14:19qu'on a dépollués,
14:21les kilomètres de réchauffage urbain
14:23qu'on a déployés.
14:24Et ça, je pense que c'est ce qui permet
14:26finalement d'avoir un développement
14:29qui est sain,
14:31parce qu'on avance sur ces leviers-là.
14:34Et ça nous a permis de nous poser la question
14:36de nos modèles économiques,
14:38et d'aller challenger ces modèles économiques
14:41et aussi s'assurer
14:42qu'ils soient alignés
14:42avec les limites planétaires,
14:44s'assurer qu'on aille aussi
14:45au-delà de simplement réduire notre impact,
14:47mais comment on régénère
14:49vraiment aussi les territoires
14:51avec les solutions qu'on apporte.
14:52On va parler de social et de sécurité
14:54dans un instant,
14:55mais toujours sur le vivant,
14:56la biodiversité.
14:57Vous avez des exemples,
14:58alors il y a plein,
14:59on l'a compris,
14:59plein d'activités,
15:00de métiers différents chez Serfi,
15:02mais des exemples d'actions
15:04mises en œuvre
15:05en faveur de la biodiversité aujourd'hui.
15:06Alors, très concrètement,
15:08là où on a le plus d'impact,
15:09ça reste sur la dépollution des sols.
15:13Donc en fait,
15:13on a des sols qui vont être,
15:16qui ont été artificialisés,
15:17qui ont été utilisés
15:18pour des besoins industriels,
15:21et qui, surtout,
15:23il y a quelque temps,
15:24maintenant,
15:24c'est évidemment beaucoup moins le cas,
15:26mais qui ont eu des enjeux
15:27de pollution extrêmement fortes.
15:29Donc là,
15:29on va vraiment avoir
15:30une vision complète
15:31pour apporter une solution
15:33de dépollution,
15:34mais aller jusqu'à rendre
15:36ses droits à la nature
15:37avec ce lien fort
15:40qu'on a avec les sols.
15:41Et en fait,
15:42une autre solution qu'on propose,
15:44c'est vraiment
15:44la refertilisation aussi des terres.
15:46Et en fait,
15:46on développe différentes plateformes
15:48où on va récupérer
15:49des terres plus ou moins polluées.
15:51Donc c'est différentes solutions,
15:52c'est différentes techniques.
15:53Évidemment,
15:55pour des terres pas trop polluées,
15:56on va réussir à utiliser
15:58des traitements assez naturels,
15:59assez biologiques,
16:00dans des terres très polluées,
16:01on essaye,
16:02mais il faut aussi parfois
16:03mixer les solutions
16:05et les méthodes.
16:06Et on a différentes plateformes,
16:07notamment Terre en Vie,
16:08qui est un partenariat industriel
16:10que nous avons avec Vika.
16:11On va récupérer des terres
16:13très polluées,
16:14on va essayer d'en refertiliser
16:16une partie,
16:17et une partie va aussi
16:18partir en cimenterie.
16:20Et après,
16:21on a des plateformes,
16:21on va vraiment essayer
16:23de réussir d'ailleurs aussi
16:24à refertiliser les terres
16:26pour protéger
16:27ces terres fertiles
16:28qui sont vraiment essentielles
16:29et qui ont parfois été enfouies.
16:32On va avoir aussi
16:33les développements très concrets.
16:35Tout récemment,
16:36on a repris une entreprise
16:38dans les espaces verts.
16:39On est aussi présents
16:40dans l'aménagement de la route.
16:42Et l'idée,
16:43c'était d'avoir
16:44plusieurs solutions,
16:45entre guillemets,
16:47plusieurs solutions
16:47qu'on puisse offrir
16:48à nos clients
16:49pour ne pas chercher absolument
16:51à faire le volume.
16:53Mais aussi,
16:53évidemment,
16:54on a besoin de routes,
16:54on a besoin de les rénover,
16:55on a besoin de les rénover
16:56de manière le plus vertueuse possible
16:58et dans la durée.
16:59Mais on a aussi besoin
17:00de penser la ville différemment
17:03par rapport aux îlots de chaleur
17:04et intégrer les solutions
17:06qui intègrent le vivant,
17:09évidemment,
17:09plus de verre.
17:10Et puis après,
17:11il y a des solutions indirectes.
17:12Quand on travaille
17:13sur l'économie circulaire,
17:14on peut se dire
17:15qu'on travaille avant tout
17:16sur l'enjeu du recyclage,
17:19du réemploi.
17:20Mais finalement,
17:20on évite l'épuisement
17:22des matières premières
17:23et on évite de toucher
17:24à des nouvelles zones naturelles.
17:26Bien sûr,
17:26évidemment.
17:27Alors,
17:27effectivement,
17:27dans cette feuille de route,
17:28il y avait une dimension sociale
17:31de quoi ?
17:31De sécurité
17:33de vos salariés,
17:34c'est ça ?
17:34Oui,
17:35tout à fait.
17:35Alors,
17:36le volet social,
17:37il prend aussi la forme
17:38de la formation,
17:39l'alternance,
17:40l'insertion.
17:40On pourrait y revenir,
17:41c'est vrai que dans les travaux publics,
17:42notamment sur ce volet-là,
17:43c'est très important,
17:44mais aussi dans le métier
17:45de l'environnement.
17:47Mais l'aspect sécurité-prévention,
17:48c'était vraiment
17:49un de mes engagements,
17:52c'était et c'est toujours.
17:53D'ailleurs,
17:53je pense que ce le sera
17:53pendant toute ma carrière d'ailleurs,
17:55un engagement fort
17:56de vraiment faire
17:57que la sécurité
17:58soit une priorité
18:00non négociable,
18:01un préalable
18:02à tout ce qu'on fait.
18:03Et on a fait
18:04un état des lieux
18:05assez important
18:06en 2023.
18:07J'ai pu compter
18:08sur une équipe
18:09de dirigeants.
18:10Là,
18:11on parle aussi
18:11de l'embarquement
18:12des équipes,
18:13mais en fait,
18:14c'est vraiment eux
18:14qui ont fait cet état des lieux
18:16et qui ont construit
18:18une feuille de route,
18:19donc des dirigeants
18:19opérationnels de filiales,
18:21donc qui ont construit
18:22cette feuille de route
18:22qu'on a appelée
18:23préventime
18:24et qui nous permet
18:25en fait
18:25de changer profondément
18:27la culture de la sécurité.
18:28On avait des bons fondamentaux.
18:30C'est la question
18:31que j'allais vous poser.
18:32C'est-à-dire,
18:32si vous vous dites
18:32en faisant cette convention
18:33des entreprises
18:34pour le climat,
18:35tiens là,
18:35il y a un levier important,
18:37c'est quoi ?
18:37Il y avait des choses
18:38qui n'étaient pas forcément,
18:40peut-être qui étaient datées
18:41d'ailleurs
18:41dans les processus ?
18:43En fait,
18:44on faisait des choses
18:44très bien
18:45et on n'avait pas
18:47à, entre guillemets,
18:48à rugir de ce qu'on faisait
18:50parce qu'on était vraiment
18:51dans,
18:52on est masse,
18:54bon,
18:54ça parle plus ou moins,
18:55mais c'est des certifications
18:57de sécurité
18:57qui parlent
18:58dans le monde industriel,
19:01les certifications,
19:02évidemment,
19:02ISO,
19:03on avait un comité
19:04prévention en interne,
19:06on avait,
19:06en fait,
19:07une structure,
19:07une base.
19:08En fait,
19:08on se rend compte
19:09que beaucoup d'entreprises,
19:10et c'était notre cas,
19:11avaient une méthode,
19:12avaient une technique,
19:13avaient des moyens quand même
19:14qui étaient mis.
19:14Le volet le plus difficile
19:16et ce qu'a révélé
19:16cet état des lieux,
19:17c'était vraiment
19:18le volet humain
19:19et managérial
19:19et comment,
19:20en fait,
19:20il y a une importance forte
19:23de l'exemplarité.
19:24Évidemment,
19:25on avait des,
19:26et on a toujours
19:27des dirigeants engagés,
19:28mais en fait,
19:29l'exemplarité,
19:30elle nécessite un cadre,
19:32elle nécessite
19:33de vivre au quotidien
19:35et aussi,
19:36elle nécessite des moyens
19:38et ce qu'on a fait
19:38dans cette feuille de route,
19:39c'est aussi donner des moyens
19:40en termes d'outils,
19:41mais aussi de formation.
19:43Et par exemple,
19:43on a formé
19:44plus de 800 managers
19:46dans un temps très court,
19:48en un an et demi à peu près,
19:49à des visites
19:50de sécurité engageantes
19:52et participatives.
19:53Et l'idée,
19:54c'était vraiment
19:55de donner les outils,
19:56en fait,
19:56parce que c'est beau
19:57de dire,
19:58faites de la sécurité,
19:59évidemment,
19:59tout le monde veut en faire,
20:00pour tout le monde,
20:01c'est important,
20:01mais il faut qu'on donne
20:02des outils à nos équipes
20:04et aussi aux dirigeants,
20:05évidemment,
20:05pour incarner ça
20:07et s'en rappeler
20:08au quotidien.
20:09Et vous en voyez les faits ?
20:11Très rapidement ?
20:12Là,
20:12on commence à en voir les faits.
20:14On a fait
20:15l'état de lieu en 2023,
20:16on a commencé en 2024
20:18et en 2024,
20:19quand on a lancé
20:20le plan d'action,
20:20on a dit qu'on allait réduire
20:21de moitié
20:22l'accidentologie
20:22à l'horizon 2026.
20:24Donc,
20:25on avance
20:25dans cette direction.
20:27Donc,
20:27on y avance bien.
20:28Donc,
20:28on est toujours très précautionneux
20:29quand on parle de sécurité
20:30dans nos métiers,
20:32mais on voit
20:32une belle tendance,
20:34on voit une dynamique
20:35incroyable
20:35des équipes.
20:37On a aussi
20:38recruté un directeur
20:39sécurité,
20:40santé,
20:40prévention
20:40au niveau du groupe,
20:42ce qu'on n'avait pas avant,
20:44qui a permis
20:44d'alimenter aussi
20:46cette dynamique.
20:47Mais ce qui était clé
20:48pour moi,
20:49c'est cet embarquement
20:50en fait
20:50des dirigeants opérationnels
20:53qui ont permis
20:54d'avoir la légitimité
20:55qui sont ces fameux
20:57ambassadeurs.
20:58Et aujourd'hui,
20:58on en voit les faits
21:00et l'objectif,
21:00c'est en 2030
21:01d'attendre les meilleurs standards
21:02de la profession
21:03et de continuer
21:05à engager
21:06sur cette vigilance
21:07partagée
21:07qui est vraiment
21:08quotidienne,
21:08que chacun
21:09se sente responsable
21:10de lui,
21:11de son collègue
21:12et de tout faire,
21:12absolument tout faire
21:13pour que chacun
21:14rentre chez lui
21:14en bonne santé
21:15le soir.
21:15C'est aussi
21:16un levier de recrutement,
21:17j'imagine ?
21:18Évidemment.
21:19Évidemment,
21:20moi j'y crois beaucoup
21:21et c'est pour ça
21:22qu'on veut aussi
21:24parler de cette démarche,
21:27même si elle est
21:27encore en cours
21:28et même si elle est
21:30parfois...
21:31Vous êtes un secteur
21:32où c'est encore
21:36cette logique
21:36de métier en tension,
21:37de difficulté
21:38de recrutement
21:38ou alors est-ce que
21:39ça s'est plutôt apaisé ?
21:40En partie apaisé,
21:43je pense qu'on était
21:43dans une période
21:45qui était assez dingue
21:46effectivement
21:47sur la tension
21:49mais on reste en tension
21:50absolument
21:51sur certains métiers
21:53donc effectivement
21:54les métiers
21:55de chef d'équipe,
21:57les métiers
21:57de conducteur de travaux
21:59et les métiers sur le terrain
22:00en fait,
22:00on recrute encore énormément
22:02donc ça reste des métiers
22:04qui là,
22:05on parle un peu aussi
22:06de la dimension sociale
22:07mais c'est vrai
22:08que c'est des métiers
22:09en plus
22:09où on peut découvrir,
22:11on peut grandir,
22:11on peut faire évoluer
22:12les personnes
22:13et nous,
22:13on est très fiers
22:13des parcours
22:14qu'on a au sein
22:15de l'entreprise
22:16donc effectivement
22:17tout ça contribue
22:18à la marque employeur
22:19évidemment,
22:21l'engagement
22:22qu'on peut avoir
22:22en matière de sécurité
22:23et de prévention
22:24et puis moi,
22:24ce lien que je fais
22:25avec les enjeux
22:26environnementaux
22:27parce que les deux
22:27sont profondément liés,
22:29ce dont on parle
22:30c'est l'habitabilité
22:31de la planète
22:32et on fait tout ça
22:32pour qu'on puisse
22:33continuer à vivre
22:35sereinement
22:36sur cette planète.
22:37Vous êtes un acteur,
22:38ce groupe est un acteur
22:39du territoire,
22:41qu'est-ce que ça signifie
22:44précisément ?
22:45Parce que par votre activité
22:46vous êtes un acteur
22:47du territoire,
22:48évidemment,
22:50intrinsèquement
22:50vous voyez d'une certaine façon.
22:51Oui,
22:52alors effectivement
22:52être un acteur du territoire
22:53pour nous c'est avant tout
22:54l'engagement qu'on a
22:55pour les territoires
22:56qui sont dans notre
22:56raison d'être
22:57et en fait
22:59parce qu'on touche
23:00vraiment à la qualité
23:01de vie des habitants,
23:02au quotidien des habitants
23:03quand on rénove les routes,
23:05quand on répare les réseaux,
23:07voilà,
23:07on touche vraiment
23:08à cette proximité
23:10du terrain
23:11et après,
23:11être un acteur du territoire,
23:12ça se passe
23:13pour moi à différents niveaux,
23:15au niveau social,
23:16évidemment,
23:17donc au-delà
23:17de l'aspect sécurité,
23:19prévention pour nos équipes
23:20et nos parties prenantes,
23:21il y a aussi
23:22tout le volet
23:23alternance,
23:24formation
23:26et insertion aussi
23:27et là,
23:28on a un engagement
23:29très fort,
23:30on a plus de 200 alternants
23:32chez Serfim
23:33et on essaye
23:35de vraiment
23:36les accompagner,
23:37le rôle clé
23:38c'est nos tuteurs
23:39qui sont engagés
23:40pour faire,
23:42pour préparer
23:43l'avenir de nos métiers
23:44en s'impliquant
23:44auprès des jeunes
23:46et pour ça,
23:47on va vraiment
23:48investir en eux,
23:49investir par des journées
23:50de l'alternance
23:51qu'on réalise encore
23:54par exemple
23:55au stade de Gerland
23:57à Lyon
23:57où on va vraiment
23:59leur faire découvrir
23:59nos métiers,
24:00favoriser les échanges,
24:02leur donner envie,
24:02on en a un sur deux
24:03qui restent,
24:04se projettent
24:05et c'est notre deuxième
24:07vivier de recrutement
24:08après l'intérim
24:09donc c'est vraiment
24:11un point clé,
24:11pour moi c'est ça
24:12être un acteur du territoire
24:13par l'alternance
24:14et le lien avec les écoles,
24:15on est présent avec des écoles
24:17qui sont des références
24:18de nos métiers
24:18comme Aiglethon,
24:20plus localement
24:21La Martinière à Lyon
24:23et après il y a
24:24le volet insertion,
24:25insertion pour moi
24:26c'est aussi être
24:26un acteur du territoire
24:27quand on est en lien
24:29avec la ville,
24:30on est présent à Vénitieux
24:31et auprès d'écoles
24:34qui sont dans les quartiers
24:35prioritaires de la ville
24:36et du coup on va
24:36beaucoup s'investir
24:37auprès des associations,
24:39des écoles,
24:40des collèges,
24:41des lycées
24:41pour présenter nos métiers,
24:43les faire découvrir,
24:44accompagner les jeunes,
24:45proposer des stages,
24:46on sait que c'est
24:47un vrai sujet
24:47pour les jeunes
24:49dans des villes
24:50comme Vénitieux,
24:51dans les quartiers
24:52prioritaires de la ville
24:53et donc on va vraiment
24:54faire un accompagnement
24:55global en investissant
24:56du temps de nos équipes
24:58en accompagnant
24:59pour les aider
24:59à préparer les entretiens,
25:01les CV en participant
25:02à des journées
25:02portes ouvertes
25:03donc c'est ça aussi
25:05l'implication
25:06dans le territoire
25:07et puis c'est aussi
25:08ce qu'on va faire
25:09en matière de mécénat
25:10avec notre fonds de notation
25:11donc on est vraiment
25:12à présent auprès
25:13d'associations
25:14qui sont notamment
25:15portées par nos collaborateurs
25:17et sur lesquelles
25:17ils sont impliqués
25:18fortement autour de
25:19notamment beaucoup
25:20de l'éducation
25:21justement comment
25:22on évite le décrochage
25:24scolaire
25:24c'est des sujets
25:25qui me tiennent très à cœur
25:26et puis on est aussi
25:27présent dans le territoire
25:28avec l'engagement sportif
25:30auprès notamment
25:31du loup rugby
25:33vous l'aurez compris
25:34c'est aussi un engagement
25:36territorial
25:36évidemment
25:38merci beaucoup
25:39Alexandra Mathiolon
25:40d'être venue
25:40nous présenter
25:42le groupe
25:43CERFIM
25:43je vous dis à bientôt
25:44sur Be Smart for Change
25:45voilà c'est la fin
25:46de ce grand entretien
25:47on passe tout de suite
25:47à notre rubrique
25:48start-up
25:49on parle de nos
25:51ordinateurs
25:51comment prolonger
25:52leur durée de vie
25:53CERFIM
25:54CERFIM
25:54CERFIM
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