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  • il y a 24 minutes
C’est un procès sous haute tension qui s’ouvre en Californie entre deux figures majeures de la tech mondiale : Elon Musk et Sam Altman. Co-fondateurs d’OpenAI en 2015, les deux hommes s’opposent désormais sur la trajectoire prise par l’organisation, devenue un acteur central de l’intelligence artificielle. Entre accusations de dérive commerciale, bataille autour de la mission initiale et enjeux stratégiques colossaux liés à Microsoft et à la concurrence de xAI, le tribunal devra trancher un conflit qui dépasse largement le cadre juridique pour toucher à l’avenir même de l’IA.

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Transcription
00:04Bienvenue dans le grand débrief de l'actu tech, on est en direct sur la chaîne Bismarck les 10h45 comme
00:09tous les jeudis et cette semaine autour de la table avec moi pour commenter cette actualité très riche.
00:15Eric Lekelenek, bonjour cher maître, avocat spécialiste des questions du numérique, Emmanuel Vivier, bonjour Emmanuel, cofondateur du Hub Institute et
00:25Pascal Malotti, bonjour Pascal, directeur de la stratégie chez Valtech.
00:30Alors on va parler ensemble et confronter nos points de vue sur une confrontation au sommet puisqu'on va parler
00:37du procès entre Elon Musk et Sam Altman et c'est absolument décisif et intéressant pour l'avenir de OpenAI
00:45et notre chat GPT préféré.
00:48Non j'exagère là. On va aussi s'intéresser à l'euro numérique puisque la Banque Centrale Européenne avance et
00:54oui ça progresse mais moi ça m'intéresserait de savoir ce que vous en pensez, ce que ça vous intéresse
00:58vous ce projet.
01:00Mais on commence avec les humanoïdes parce qu'ils font le show à la foire de Paris. Donc on y
01:06va, on est en direct grâce à Serge Simon. Bonjour Serge.
01:12Bonjour Amélie.
01:13Vous êtes le directeur général du groupe Innovate et moi c'est Delphine.
01:19Pas.
01:19Aucun problème.
01:22Ça commence.
01:23Innovate, donc en direct de la foire de Paris. Je rappelle rapidement, vous êtes un spécialiste de la distribution de
01:28produits connectés et de solutions d'énergie.
01:30énergie renouvelable. Vous travaillez avec des grands vendeurs, des grands distributeurs, des professionnels.
01:36Et là sur la foire de Paris, alors vous présentez la maison du futur. Qu'est-ce qu'on peut
01:40voir sur votre stand ?
01:44Effectivement, c'est Innovate la première fois expose à la foire de Paris autour du thème de la maison du
01:50futur.
01:51La maison du futur, c'est une maison qui est connectée, qui est autonome en énergie et qui est très
01:58prochainement robotivée.
02:00Donc effectivement, on peut voir toutes les technologies de rupture autour de l'écosystème connecté, des robots aspirateurs.
02:08C'est les premiers usages que vous retrouvez aujourd'hui à la maison, des robots aspirateurs, des fondeuses connectées, des
02:13fondeuses qui couplent l'herbe en totale autonomie,
02:17qui sont guidées soit par des technologies GPS ou des technologies de guidard.
02:22On y retrouve aussi toute la partie de l'énergie autonome avec des solutions solaires, de batteries,
02:29parce que le sujet aujourd'hui de l'électricité est un gros sujet d'actualité, des pompes à chaleur autour
02:36de la marque TCL.
02:38Et effectivement, on fait une démonstration des premiers robots humanoïdes.
02:44Là, il nettoie les vitres et donc on va commencer à présenter tout l'écosystème justement autour de ces technologies.
02:54Oui, donc on a un robot vedette qui va s'exhiber à la foire de Paris, qui vient de chez
02:59Unitry, le G1.
03:02Déjà pour rester sur cette maison du futur, pour vous, c'est la plateforme technologique centrale de nos usages, la
03:09maison ?
03:10Oui, parce qu'en fait, vous voyez aujourd'hui autour de nous tous ces produits technologiques
03:17qui arrivent un par un dans chacune des utilisations.
03:22Et nous, notre objectif et notre mission, c'est d'en faire, plutôt qu'une agrégation de technologies,
03:28d'en faire un écosystème pour développer et démocratiser l'usage de toutes ces technologies à la maison.
03:35Donc, ça peut aller bien évidemment sur les produits robotiques, comme on en parlait.
03:41Mais il y a aussi d'autres produits, des produits de personnalisation autour de la gravure laser.
03:47Tout ce que l'on peut retrouver autour de nous avec des nouvelles innovations et des technologies de rupture.
03:53Mais vous pensez que ça a vraiment changé notre quotidien demain chez nous, à domicile ?
03:58Regardez, prenons l'exemple le plus criant aujourd'hui.
04:02C'était le premier robot que vous avez eu à la maison, vraiment autonome.
04:05C'était le robot aspirateur.
04:07Et là, aujourd'hui, plus besoin d'aller passer l'aspirateur, vous le branchez, il tourne en autonomie complète.
04:14Quand vous n'êtes pas là, il passe l'aspirateur, il passe la serpillière, il nettoie son eau sale,
04:20il va se recharger tout seul en eau propre, il décharge son sac et il se recharge.
04:24Donc, en fait, la corvée de l'aspirateur, aujourd'hui, elle a été complètement transférée autour de ces robots.
04:31Et quand vous prenez ces cas d'usage, un par un, autour de l'utilisation à la maison, vous pouvez
04:38décliner.
04:38Là, on a vu tout à l'heure sur votre vidéo, il y a le robot lave-vite.
04:42C'est vraiment une...
04:46Non, mais est-ce que pour laver les vitres, l'humanoïde est le plus adapté ?
04:51Alors, là, je ne parlais pas de l'humanoïde, je parlais du petit robot que vous inquiétez dans les mains
04:56de...
04:56Ah, le petit qui était de l'autre côté, là.
04:57Oui, d'accord.
04:57Voilà, et lui, il est déjà autonome.
04:59Alors, lui, c'est déjà un robot lave-vite.
05:01Donc, celui-là, vous pouvez déjà l'avoir à la maison et ne plus avoir ses corvées de vies.
05:06Pareil pour les robots piscines, pour ceux qui ont des piscines.
05:09C'est des technologies qui sont complètement matures.
05:11Alors, en ce qui concerne, effectivement, l'humanoïde, aujourd'hui, ce sont des plateformes qui ne sont pas autonomes et
05:19qui est...
05:19Alors, le robot humanoïde, c'est l'incarnation physique de l'IA.
05:23On parle beaucoup d'intelligence artificielle, mais on n'arrive pas à la toucher.
05:27Le grand public, il entend beaucoup parler de ça, mais à part ChatGPT qui a un peu de transport de
05:31mélovis,
05:32c'est toujours un peu difficile de voir ce que c'est.
05:34Et bien là, les robots sont des plateformes.
05:38Je veux dire que la maîtrise technologique du hardware, ils savent marcher, ils se déplacent.
05:42Ça, c'est devenu mature.
05:44Et qu'est-ce qui leur manque ?
05:45Il leur manque, en fait, un cerveau pour les rendre un peu autonomes et pour justement avoir tous ces usages
05:51à la maison.
05:52Oui, parce qu'aujourd'hui, le robot, donc à forme humaine, l'humanoïde, est téléguidé, on va dire.
05:58Il est télécommandé.
06:00Télécommandé, oui, oui, tout à fait.
06:02Aujourd'hui, ce sont des plateformes de travail pour faire le développement.
06:04Alors, il y a quelques petites applications où on est en train de le robot à être autonome sur des
06:10petites choses,
06:10mais c'est une évolution technologique qui va extrêmement vite.
06:14Et on pense qu'à un horizon de 3 à 5 ans, on va commencer à avoir vraiment des usages
06:19autonomes qui pourraient être…
06:20Alors, notamment d'abord pour l'industrie…
06:23Alors, d'ailleurs, Serge, vous parlez de 3 à 5 ans, je me posais la question.
06:26Vous imaginez qu'on aura un humanoïde à la maison dans combien de temps ?
06:32Alors, juste un chiffre d'abord.
06:36Les prévisions parlent de 1 milliard de robots à horizon 2050.
06:41Donc, 2050, c'est dans 25 ans.
06:43Donc, ce n'est quand même pas non plus la science-fiction.
06:461 milliard de robots, ça veut dire qu'il y en aura un pour 10 habitants.
06:50Ça veut dire qu'autour de nous, on va être entouré de robots.
06:54Et entre maintenant et les 25 ans, on va avoir de plus en plus de développement et de technologies et
07:02de robots qui vont arriver à maturité sur des usages.
07:06Alors, les premiers cas pratiques d'usage, c'est plutôt l'industrie d'abord, la logistique, tout ce qui est
07:13métier en pénibilité.
07:14Ok, alors moi, je vais faire un tour de table sur vous pensez, oui ou non, que vous aurez vous
07:20-même un humanoïde à la maison en 2050.
07:27Moi, j'en suis convaincu.
07:28Ah, alors moi, je voudrais qu'on voit tout le monde pour voir les votes, parce qu'effectivement, je suis
07:33la seule à être sceptique.
07:34C'est fou, ça.
07:35Donc, vous êtes tous, vous y croyez vraiment au développement de l'humanoïde.
07:38Petit tour de table, pardon Serge.
07:40Moi, je pense que le robot humanoïde aujourd'hui, donc la rupture, elle est technologique, on est d'accord,
07:45puisqu'on est en train de mettre un cerveau avec les LLM et la vision.
07:48Donc, ce qui fait qu'ils sont capables maintenant de réagir à des instructions vocales, ce qui n'était pas
07:52le cas avant.
07:52Donc, la rupture, elle n'est pas mécanique, c'est logiciel.
07:56Oui, moi, je pense qu'on est en 2007 avec la sortie de l'iPhone.
07:58On ne sait pas à quoi ça sert, mais dans dix ans, plus personne ne pourra faire ça.
08:02Moi, la sortie de l'iPhone, j'étais tout de suite convaincue.
08:04Là, je le suis moins quand même.
08:06Moi, ce qui me gêne, c'est la forme d'humanoïde.
08:08Je trouve que c'est tellement dangereux et peu adapté aux tâches qu'on aimerait faire faire à des robots.
08:15On ne va malheureusement pas rajeunir dans les 25 ans qui viennent,
08:18donc pour le maintien à domicile et effectivement l'autonomie.
08:21Voilà, c'est en gros le cas d'usage que j'avais personnellement en tête.
08:25En revanche, il y a d'autres cas d'usage qui, pour le coup, me semblent juste impossibles.
08:29A fortiori, on l'a vu avec les récents déboires de certains robots humanoïdes,
08:33c'est en termes de sécurité des biens et des personnes.
08:35De toute façon, il y a un principe général de droit.
08:36On ne peut pas se faire justice à soi-même.
08:39Donc là, typiquement, il faudra travailler aussi sur la régulation de certains cas d'usage.
08:43Absolument.
08:43Emmanuel ?
08:44Je pense que déjà, 2050, c'est très loin.
08:46Quand on voit la vitesse de progression de l'IA, on se rappelle, il y a 4 ans, il n
08:49'y avait pas de chat de GPT.
08:51On se rappelle aussi qu'on ne se rend pas compte, mais c'est 25 ou 30 ans de R
08:54&D derrière Boston Dynamics,
08:56derrière certains acteurs.
08:56Donc là, il va y avoir une accélération, puisqu'au niveau de l'autonomie avec les batteries,
09:00de la puissance de calcul embarquée, des capteurs et de l'écosystème.
09:04130 entreprises en Chine qui sont en train de se battre tous les jours pour développer ça.
09:09Après, il y aura certainement des différences entre les US, l'Europe et l'Asie.
09:13Serge, on va terminer là-dessus.
09:14Juste un mot sur l'écosystème robotique en France et en Europe.
09:20Comme l'a dit la personne sur votre bateau, en Chine, c'est un peu comme la voiture électrique.
09:26Il y a 140 fabricants de robots.
09:28Je crois qu'il y en a à peu près une vingtaine sur toute l'Europe.
09:31Donc, c'est un combat quand même un peu déséquilibré.
09:37Inégal.
09:39Par contre, en ce qui concerne le cerveau, la partie apprentissage logiciel,
09:44on a toute notre chance.
09:45Et chez Inovect, un peu, c'est notre sujet, c'est de faire un cerveau français, voire européen, justement.
09:54Très bien. Super. Merci beaucoup, Serge.
09:57On va vous laisser engager votre foire de Paris.
10:01Et puis, vous saluerez votre G1 pour nous.
10:04Je rappelle que vous êtes le directeur général d'Innovate.
10:07Merci beaucoup d'avoir été avec nous dans le direct de Smartech.
10:10On continue, nous, avec l'ouverture d'un procès un peu hors norme, quand même,
10:16qui oppose Elon Musk à Sam Altman, les deux cofondateurs d'OpenAI, parmi d'autres, évidemment.
10:23Mais il faut se remettre en 2015, au moment de ce lancement.
10:28Et pour ça, je voulais vous montrer une petite vidéo qu'a postée Elon Musk.
10:34Je vous invite à regarder le petit rictus d'Elon Musk, là, quand il répond à Sam Altman.
10:40Comment est-ce que vous pensez que OpenAI est allé comme une six-month-old compagnie?
10:44Ça va très bien. Je pense que nous avons un groupe très talentueux à OpenAI.
10:48Ça semble bien.
10:49Oui, c'est un équipe très talentueux, et ils travaillent très bien.
10:53OpenAI est structuré comme, vous voyez, un 501 non-profit.
10:58Mais, vous savez, beaucoup non-profits ne ont pas un sens d'urgence.
11:03C'est bon, ils ne doivent pas avoir un sens d'urgence.
11:06Mais OpenAI, c'est un sens d'urgence.
11:09Eh oui, but OpenAI does.
11:11Alors, qu'est-ce qui se passe dans cet entretien, parce que c'est en anglais.
11:15Donc, Sam Altman interroge Elon Musk.
11:18On est au tout début de l'aventure.
11:20OpenAI a six mois.
11:21Il lui demande, tu trouves qu'elle est comment, cette boîte-là, qui a six mois ?
11:25Et en gros, Elon Musk lui dit, alors attends, ce n'est pas une boîte, en fait.
11:28C'est une structure à but non lucratif.
11:32Donc, aux Etats-Unis, c'est la structure 501 C3 non-profit.
11:38N'est-ce pas, maître ?
11:38Absolument, bravo.
11:39Voilà.
11:41Et il lui dit, en plus, bon, en général, quand même, dans les associations, comme ça, on n'a pas
11:45un sentiment d'urgence à faire de la croissance.
11:50Bon, et c'est très bien, parce que c'est le but des associations.
11:54Mais OpenAI, oui.
11:55Donc, on sent déjà, à ce moment-là, quand même, qu'il y a une petite remise en question sur
12:00le sujet du statut.
12:01Quand Elon Musk poste cette vidéo, ce n'est pas anodin, c'est au moment de l'ouverture du procès,
12:06pour dire que OpenAI a volé une association à but non lucratif,
12:12et que tout ça n'est pas juste, pour reprendre ses mots.
12:15Alors, comment vous suivez ce procès ?
12:17Avec quel regard ?
12:19Et qui ?
12:20Je vous pose la question après, mais comment vous regardez ce procès, déjà, maître ?
12:23Moi, je suis effectivement assez sidéré sur le fait qu'on est quand même sur des accusations gravissimes.
12:29Il y a trois fondements qui ont été, effectivement, retenus par le juge,
12:33qui lui-même va s'appuyer, d'ailleurs, sur un jury populaire.
12:36Voilà, violation de la mission philanthropique, en effet, de la fondation et de la création de cette compagnie à but
12:42lucratif parallèlement.
12:44Enrichissement injuste, effectivement.
12:46Et enfin, violation de concurrence du fait de la participation de Microsoft.
12:51C'est vraiment des fondements, malheureusement, qui, ben voilà, sont tellement graves,
12:56et a fortiori, avec une quantité de preuves, on a déjà des SMS et des agents secrets,
13:02via, notamment, la compagne d'Elon Musk, qui atteste, semble-t-il, de la véracité de ses griefs.
13:11On peut se dire qu'en effet, Sam Allemann a intérêt d'être très bien défendu,
13:14puisque ça risque, effectivement, d'être compliqué pour lui,
13:17sachant que, fondamentalement, en droit anglo-saxon, et a fortiori aux Etats-Unis,
13:21il y a aussi une question de parjure.
13:23Donc, à partir du moment où on s'était mis d'accord,
13:25et que la commune intention des partis était précisément philanthropique,
13:29dévier et ne pas tenir sa parole, je pense que, dans l'échelle de valeur, c'est ce qu'il
13:33y a de plus grave.
13:34Tout le sujet, c'est aussi, quand est parti Elon Musk ?
13:37Quand est-ce qu'il est sorti ?
13:39Donc, c'est avant l'arrivée de Microsoft et ses milliards de dollars.
13:44Vous faites l'avocat de Saint-Valemann ?
13:45Non, non, non, pas du tout.
13:46Mais, typiquement, chronologiquement, je suis d'accord avec vous,
13:49c'est sans doute un point de défense fondamental.
13:53En gros, est-ce qu'Elon Musk a laissé faire, effectivement, la dérive
13:56vers la financiarisation d'OpenAI, clairement ?
14:00Emmanuel ?
14:01Alors, dans ce côté un peu Dallas de la tech,
14:04on pourrait dire que c'est un peu les frères ennemis
14:05ou le père spirituel trahi par son fils,
14:11puisqu'au début, Elon Musk a quand même investi 40 millions
14:13pour subventionner ou financer, en tout cas, cette NGO ou start-up.
14:19Mais après, en fait, il ne faut pas se torner, il y a trois enjeux.
14:22Il y a un enjeu d'égo, maintenant, il y a un succès chez OpenAI,
14:24et donc, bon, peut-être qu'Elon Musk ne vit pas très bien.
14:28Il y a un sujet économique, il ne faut pas se torner.
14:30Là, il y a trois entrées en bourse qui sont assez conséquentes,
14:34puisqu'il y a celle d'OpenAI, d'Enthropic, le concurrent,
14:38mais d'Elon Musk avec XAI et SpaceX.
14:42Et donc, à un moment, comme tout le monde veut lever
14:43beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent,
14:45puisqu'on parle de 1, voire 2 ou 3 triards sur certaines délevées,
14:48il n'y aura pas de l'argent pour tout le monde.
14:49Et donc, évidemment, ce procès-là, c'est aussi un moyen
14:52de mettre une épée de Damoclès au-dessus d'OpenAI
14:56et de laisser peut-être un peu de temps à XAI avec SpaceX,
14:58de pourquoi pas faire ça en entrée en bourse avant
15:01et d'aller rafler le capital.
15:03Et puis après, il y a un enjeu financier, tout simplement,
15:05quand on a investi 50 millions de dollars
15:06et qu'aujourd'hui, la boîte envoie 850 milliards,
15:10on a peut-être envie de récupérer une partie de ces investissements.
15:15Pascal ?
15:16D'abord, je sors les pop-corns et je regarde.
15:19Voilà.
15:19Parce que les deux personnages, en effet,
15:22je ne mets pas en haut de mon panthéon personnel.
15:24Non, mais il n'y a pas de débat.
15:26OpenAI a trahi sa mission à but non lucratif
15:28d'être le laboratoire de l'humanité
15:30pour préserver l'IA de ses méfaits.
15:33Donc là-dessus, il n'y a pas de débat.
15:35On le sait, en 2017, il a quitté...
15:38Elon Musk a quitté le projet OpenAI
15:41parce qu'il en voulait le contrôle.
15:42Et il a payé de sa chaire sur ce sujet.
15:44On le sait que, quand il était patron de Paypal,
15:48il est parti en voyage de noces.
15:50Quand il est revenu, il s'est fait débarquer par le board.
15:53Donc, on le sait,
15:54Elon Musk ne veut être dans aucun projet
15:57où il n'a pas le contrôle absolu.
15:58Après, pour moi, le principe éthique,
16:01c'est de l'emballage.
16:02C'est évident.
16:03Venant d'Elon Musk, ça fait un peu sourire.
16:05Dans le sens où la cohérence,
16:07ce n'est pas son sport favori.
16:09Donc, derrière, se joue, comme l'a très bien dit Emmanuel,
16:12c'est clair, le contrôle de la technologie
16:15la plus puissante de l'histoire de l'humanité
16:17avec, en toile de fond, ces fameuses IPOs.
16:19Parce que, si finalement, OpenAI est défait dans ce procès,
16:23on oublie, c'est un concurrent direct
16:25qui est éliminé de la course.
16:27S'il gagne, ils en sortiront renforcé
16:29d'un point de vue symbolique
16:30et d'un point de vue capitalistique
16:31parce qu'ils pourront rentrer en bourse.
16:32Donc, c'est un petit peu ce qui se joue,
16:34c'est le pouvoir d'influence
16:35sur le contrôle de la superintelligence à terme.
16:37Oui, ça, c'est la question.
16:38Est-ce que si Sam Altman perd ce procès,
16:42ça peut remettre en question
16:44le projet d'OpenAI,
16:46non seulement d'introduction en bourse,
16:47mais d'être une entreprise à 100% commerciale ?
16:51C'est un retour au statut quo entité de l'entreprise.
16:54Ah bah oui.
16:55Et donc, une technologie qui devrait être
16:56en open source et accessible de tout le monde,
16:58ce qui, effectivement, rebattrait les cartes sur le marché.
17:00Complètement.
17:01Oui.
17:02Alors, ça, vous me dites comme si c'était évident,
17:04mais ça dépend quand même de la décision du juge.
17:05On est d'accord. J'ai dit s'il est défait dans ce procès.
17:10Peut-être qu'il peut y avoir une issue intermédiaire.
17:12Parce que, je parlais du problème de la chronologie.
17:15Quand est-ce qu'Elon Musk a décidé de partir ?
17:18Il y a le sujet de, est-ce qu'il voulait vraiment
17:20qu'OpenAI ne reste qu'une entreprise à but non lucratif ?
17:25Enfin, qu'une structure à but non lucratif ?
17:27Ça, c'est la défense de Sam Altman qui dit que le virage...
17:30Qui a montré des mails.
17:31Qui a montré des mails.
17:32Qu'il savait que le virage commercial était inéluctable.
17:35Qu'il appelait même de ses voeux, en disant sinon on ne va pas y arriver.
17:38Mais bon, on ne va pas... On est d'accord.
17:40OpenAI...
17:40Ça ne va pas être noir ou blanc, c'est ça que je veux dire.
17:42La décision ne va pas être noire ou blanche.
17:44Mais pour les investisseurs, si c'est du non-profit,
17:46ce n'est plus du tout le même intérêt.
17:50Et là, comme toutes ces technologies ont besoin de milliards,
17:53voire de triards de financements pour les supercalculateurs,
17:56pour la R&D, pour le développement, pour les chercheurs,
17:59ça risque quand même de stopper complètement.
18:01On peut imaginer que ça ne va pas être la fin de Chachipiti
18:05et du projet d'investissement dans l'intelligence artificielle.
18:07On peut imaginer que ça soit un changement de structure, d'organisation.
18:12Ils ne sont pas dans une situation financière excellente.
18:14Actuellement, ce qui filtre dans la presse,
18:16c'est qu'ils n'atteindront pas leurs objectifs sur l'année 2026
18:19et que même potentiellement leur entrée en bourse
18:21est potentiellement remise en cause.
18:23En tout cas, il semblerait qu'il y ait des lignes dans la friture
18:25entre la CFO et Sam Altman.
18:27Sans oublier la Chine, qui, elle, est déjà en train de faire
18:30des modèles open source beaucoup moins chers,
18:32quasiment aussi performants.
18:34Et donc, s'il y a un micro-ralentissement côté US,
18:37eux vont profiter pour accélérer.
18:39Peut-être que le cerveau des robots humanoïdes sera aussi chinois,
18:42en plus de la partie mécanique et hardware.
18:46Pierre, il y a autre chose quand même qui est surprenante.
18:48Je vous ai montré cette vidéo qui est sur le compte X d'Elon Musk.
18:53C'est un procès qu'on va vivre vraiment en live.
18:57Alors, j'ai entendu qu'on avait demandé à Elon Musk
19:00de lever le pied sur les communications personnelles.
19:03Le juge les a sermonnés en introduction et leur a fait promettre
19:07de ne pas commenter en direct sur les médias sociaux le procès.
19:12Que dit le droit là-dessus ?
19:14C'est une procédure contradictoire devant les tribunaux américains,
19:18c'est-à-dire qu'il n'y a pas effectivement d'enquête préalable.
19:20Tout va être discuté ouvertement.
19:23Moi, je pense quand même que celui qui aura l'avantage,
19:28c'est celui aussi qui aura l'outil de e-discovery le plus puissant.
19:31Alors, justement, peut-être avec le meilleur LLM derrière.
19:33C'est quoi l'outil de e-discovery ?
19:34Normalement, on donne tous les documents en lien,
19:37de près ou de loin d'ailleurs, avec le litige.
19:39C'est mis effectivement dans une sorte de data room.
19:42Et là, vous avez des algorithmes maintenant, des LLM,
19:44qui vont traiter cette masse d'informations
19:46pour faire ressortir les éléments pertinents.
19:49Grosse différence avec tout procès en France
19:51où normalement, on sélectionne en amont, très délicatement,
19:54chacune des pièces qu'on va produire.
19:55Donc, c'est ça aussi, à mon sens, qui fera la différence.
19:58Et je comprends que le juge, qui a des pouvoirs très importants aux Etats-Unis,
20:01c'est un pouvoir judiciaire très fort,
20:04cherche aussi une forme de discrétion
20:06par rapport à ce qui va ressortir avant discussion ouverte devant le tribunal.
20:11C'est un peu raté pour la discrétion, mais...
20:14En même temps, avec Elon Musk, qui possède Twitter,
20:19enfin, XAI maintenant,
20:20et avec un des plus gros comptes mondial,
20:22effectivement, il pourrait essayer d'influencer l'opinion publique.
20:26Et en même temps, OpenAI a plus de 900 ou 950 millions d'utilisateurs.
20:30Donc, on imagine qu'il pourrait aussi s'amuser à changer les résultats de l'algorithme.
20:34Donc, on va voir techno contre techno.
20:36Que répondent à JPT sur ce procès, d'ailleurs ?
20:37Qui va gagner ?
20:39Alors, je voulais poser la question.
20:41Alors, bon, en rouge ou machin, on va dire.
20:44On va dire que rouge, vous pensez que Samatman va gagner.
20:50Donc, Elon Musk va perdre, rouge, ok.
20:53Et vert, vous pensez que Elon Musk va gagner.
20:58Je ne suis vraiment pas d'accord avec vous.
21:01Ah oui, donc, sortez-moi vos arguments.
21:04En droit, je suis désolé, il y a la trahison.
21:07Il n'y a même pas de débat.
21:09D'une boîte qui était à but non lucratif, pour l'objectif...
21:11Très raison, mais c'est le monde des affaires, cher ami.
21:14Non, mais on est d'accord.
21:17Mais ça, c'est à la juge de le démontrer.
21:20Mais aujourd'hui, passé d'une boîte, encore une fois,
21:22d'une fondation à but non lucratif,
21:24à une société qui maintenant vende la publicité
21:26et qui se vante potentiellement d'atteindre 100 milliards de dollars
21:30de revenus publicitaires en 2030,
21:31on est tombé bien bas, réellement.
21:33Il se réveille très tardivement, quand même, sur ce sujet de
21:36« Oh, dis donc, ce n'était pas ce qu'on avait dit au départ, en 2015 ! »
21:40Il vira des fonctionnaires américains,
21:42il était un peu occupé ailleurs.
21:44Je voudrais revenir sur la présence du jury populaire,
21:47alors qu'il n'aura qu'une voix consultative.
21:48Je pense que ça va rentrer dans la balance aussi,
21:51pour prendre en compte le point de vue du consommateur, très clairement.
21:54Et alors, le point de vue du consommateur pencherait vers Elon Musk,
21:57selon votre carton ?
21:58Oui, parce que si c'est à but non lucratif,
22:00c'est qu'a priori, c'est utilisable de tous,
22:02et donc forcément moins cher à l'usage.
22:04Il y a peut-être aussi une perception aux États-Unis d'Elon Musk,
22:06qui n'est pas celle que nous, on a en Europe,
22:08qui est quand même vue aussi comme un super entrepreneur,
22:10un peu moins borderline que nous, on perçoit en France.
22:14Et Sam Altman, il semble aussi que dans un certain nombre d'articles et d'enquêtes,
22:17il a quand même été un peu le roi de « je me retourne contre mes propres alliés,
22:23mes associés, mes actionnaires ».
22:25Il n'est pas si clean que ça non plus.
22:28Au moment où, d'ailleurs, il a été sorti d'OpenAI
22:32pour être re-rentré au bout d'un week-end,
22:35mais effectivement, c'est des choses qui peuvent ressortir à ce moment-là.
22:38Il a lui-même retrahi avec AWS récemment.
22:40Et puis, il serait intéressant de suivre comment Microsoft va jouer un rôle dans ce procès.
22:46Microsoft qui dit « mais nous, en fait, on n'a rien à faire dans cette histoire ».
22:49Ils sont quand même bien associés, ils n'ont pas non plus intérêt que le modèle OpenAI explose totalement.
22:55Et d'ailleurs, je pense que l'avocat de Microsoft pousserait à un « off-court settlement »,
23:00une transaction rapide dans cette affaire.
23:02Ah oui, j'imagine.
23:03Bon, allez, on verra si vous avez gagné dans vos paris.
23:07On passe à l'euro numérique avec la Banque Centrale Européenne,
23:10qui a signé des accords avec des organismes européens
23:13pour préparer cette infrastructure du futur nouveau moyen de paiement.
23:17Parce que c'est un nouveau moyen de paiement.
23:18On ne parle pas d'inventer une crypto-monnaie.
23:21C'est juste qu'aujourd'hui, on paie de différentes façons,
23:24avec sa carte bancaire, avec des billets, avec des pièces.
23:27Et demain, on paiera avec cet euro numérique.
23:31L'idée, c'est de sortir un pilote en septembre 2027,
23:33avec un lancement possible en 2029.
23:36Mais il y a quand même un vote au Parlement européen, pour l'instant, qui est attendu.
23:41Est-ce que vous, vous avez une certaine forme d'excitation
23:44quant à l'arrivée de cet euro numérique ?
23:46Vous dites, oui, il faut que l'Europe se positionne sur ce sujet.
23:49Ou alors, vraiment, à quoi ça va servir ?
23:53Une excitation, je n'irai pas juste que là.
23:55C'est un rapport, peut-être.
23:55Peut-être.
23:57Mais il faut que l'Europe se positionne sur ce service.
24:01Parce que de toute façon...
24:01Donc, carton vert pour l'euro numérique.
24:03Oui, parce que...
24:04Allez, moi aussi, là, je suis d'accord avec Pascal.
24:06Orange.
24:06Parce que...
24:07Orange, il faut mettre le rouge à côté.
24:08Parce que, voilà, très bien.
24:11Ok, on va voir.
24:12Parce que le dollar numérique progresse.
24:15Oui.
24:16La Chine est en train de tester dans 26 villes le yuan numérique.
24:19Les stable coins explosent.
24:21Et nous, on va rester encore à quai.
24:23Déjà que le Parlement européen est en train de légiférer la vitesse d'une croisière Costa.
24:29Donc, on est toujours, en fait, confronté avec les mêmes dilemmes.
24:34On a des processus de décision qui sont très, très longs.
24:37Alors, après, le bénéfice pour le consommateur, ça, on va voir.
24:41C'est une monnaie publique dont on parle.
24:43C'est-à-dire des créances directes éditées par la BCE.
24:47Sans risque, d'ailleurs, de faillite commerciale.
24:49Contrairement à l'argent que j'ai sur mon compte en euros.
24:52Mais après, ces grands projets, la fin n'est pas toujours idyllique, d'une certaine façon.
24:58Oui.
24:58Mais c'est vrai que ça va dépendre aussi de...
25:01Jusqu'à combien je pourrais payer avec cet euro numérique
25:03pour voir si les usages, de nouveaux usages, peuvent émerger.
25:08Clairement, sachant que la crainte des banques, c'est cette désintermédiation,
25:11donc la fuite des dépôts.
25:13Mais qu'il faut mettre aussi dans la balance
25:15que par rapport à des publics défavorisés, débancarisés,
25:19et je pense aussi aux zones rurales,
25:22où il n'y a pas forcément de distributeurs de billets.
25:25Allez, en Corse, allez, tiens, dans mon pays natal,
25:27la réunion à Silaos ou à Mafat.
25:29Vous n'avez pas forcément des distributeurs bien alimentés.
25:33Donc là, l'euro numérique est clairement une réponse technologique efficace,
25:37qui fonctionne d'ailleurs hors ligne,
25:38et pour laquelle, voilà, toute la question,
25:41c'est celle de jusqu'à combien, finalement,
25:44chacun aura le droit d'avoir un maximum, finalement,
25:47de plafond d'usage.
25:49Oui, c'est un peu comme, enfin, on nous dit que ce sera un peu comme le liquide,
25:53finalement, dans la façon dont on va pouvoir payer,
25:55puisqu'on va mettre de l'argent sur un portefeuille,
25:58et puis ensuite, à l'intérieur de ce portefeuille,
26:00on fera nous-mêmes nos paiements, voilà, de manière anonyme.
26:04Ah, c'est fondamental.
26:04On est sur la monnaie à valeur légale,
26:07par rapport à un compte à dépôt,
26:09où ce n'est qu'une créance, finalement, par rapport à votre banque.
26:11Donc, ça change tout, juridiquement parlant, en effet.
26:14Emmanuel ?
26:15Alors, il y a un intérêt, évidemment, pour les acteurs économiques,
26:18puisque...
26:19Vous étiez partagé, hein, sur votre...
26:20Oui, parce qu'en fait, il y a deux choses.
26:21Pour les acteurs, enfin, les États et les acteurs économiques,
26:24être dépendants de Visa et Mastercard,
26:26on voit qu'avec Trump, du jour au lendemain,
26:27il pourrait nous bloquer les systèmes de paiement,
26:30et ça paralyserait toute l'économie,
26:32en tout cas, ça mettrait une énorme pression économique.
26:34Donc, effectivement, on voit que la Chine avance,
26:37on voit que les États-Unis avancent.
26:38Oui, parce que, pour appuyer votre propos,
26:3961% des transactions par carte dans la zone euro
26:44passent par, effectivement, Visa, Mastercard,
26:47et donc, la BCE.
26:48Ce sont des sociétés cotées en bourse.
26:50Vous y croyez vraiment, à ça ?
26:51Qu'on décide qu'une personne physique soit interdite,
26:56comme ça a été le cas pour ce juge,
26:57mais vous imaginez des sociétés cotées en bourse s'interdire ?
27:00Oui, mais c'est la question, quand même, de l'indépendance,
27:02d'avoir notre propre structure et notre maîtrise.
27:04Sur le papier, on est d'accord, c'est de la souveraineté,
27:06mais c'est indirect, et c'est un choix politique.
27:08Je ne le nie pas.
27:09Mais après, croire que tout d'un coup,
27:11Paypal, Mastercard, Visa, Apple Pay vont être interdits en Europe
27:15sur une décision de Trump,
27:16c'est un fantasme des experts sur les plateaux télé.
27:18On a eu ce genre même avec la Russie,
27:20qui a dû quasiment être déconnectée de Swift.
27:24C'est une des sanctions.
27:25Bien sûr, mais ça pourrait arriver à l'extrême.
27:27Évidemment, c'est extrême.
27:29Après, je pense, là où je suis plutôt en rouge,
27:31c'est qu'imposer un usage à des consommateurs,
27:35des utilisateurs qui n'ont rien demandé,
27:37et franchement, pour répondre à un non-problème,
27:39à part peut-être dans les cas des paiements déconnectés,
27:43on a déjà de l'Apple Pay, on a déjà du Bitcoin,
27:45on a déjà des cartes bleues, on a du paiement sans contact.
27:48Est-ce que franchement, et ça, c'est toujours la différence entre les États-Unis et l'Europe,
27:51c'est que les États-Unis, on met des conditions
27:53pour que les entreprises inventent des innovations,
27:56et si elles ont du succès, on va les soutenir.
27:58En Europe, on essaie un peu de faire du dirigisme,
28:00en disant, c'est nous qui allons décider au niveau européen
28:02comment on va innover.
28:04Le résultat quand même de l'innovation étatique,
28:08en tout cas dernièrement, peut-être dans les années 70,
28:10on ne savait encore le faire,
28:12aujourd'hui, ça me paraît beaucoup plus...
28:14Et puis, après, il y a une énorme inquiétude des citoyens,
28:17parce qu'effectivement, cet argent,
28:18pour le moins, qui ne serait pas notre compte,
28:21pourrait être programmé, expiré.
28:24Donc, pas mal d'inquiétude de ce côté-là.
28:25Ah ben, ça, il faudra rassurer, effectivement, sur ce sujet.
28:28Merci beaucoup, Éric Lequillenec, d'avoir été avec nous,
28:30avocat spécialiste du droit du numérique,
28:32Emmanuel Vivier, cofondateur du Hub Institute,
28:34Pascal Malotti, chez Valtech.
28:36Merci à vous de nous suivre.
28:38On se retrouve très vite sur la chaîne Bsmart.
28:40Ce sera lundi pour de nouvelles discussions sur la tech.
28:43Sous-titrage Société Radio-Canada
28:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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