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  • il y a 1 semaine
Avec lui, politique rime souvent avec polémique. Adepte des bons mots et des formules chocs, Guillaume Bigot a toujours été un électron libre, en tout cas jusqu'à son élection à l'Assemblée sous les couleurs du Rassemblement national.

Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Chaque jour, Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !

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Transcription
00:00Avec lui, politique rime souvent avec polémique.
00:04Adepte des bons mots et des formules chocs, mon invité a toujours été un électron libre.
00:09En tout cas, jusqu'à son élection à l'Assemblée, sous les couleurs du Rassemblement National.
00:27Bonjour Guillaume Bigot.
00:28Bonjour à vous.
00:29Vous avez une trajectoire politique étonnante.
00:31Parce qu'avant de rejoindre Marine Le Pen et le Rassemblement National,
00:36vous vous êtes engagé pour celui qu'on a surnommé le Tché en 2002.
00:39On va se replonger dans l'ambiance de son tout premier meeting de campagne présidentielle.
00:46Chevènement, président ! Chevènement, président !
00:49Jean-Pierre Chevènement savoure son plaisir.
00:51Pour son premier meeting de campagne, plus de 5000 personnes ont répondu présents.
00:55Dans la foule des militants du mouvement des citoyens et quelques gaullistes venus à Vincennes pour se faire une opinion.
01:03Je n'étais pas vraiment de gauche, mais je le deviens avec M. Chevènement.
01:07Enfin, il s'est présenté en rassembleur, car dit-il, la République est au-dessus de la droite et de
01:13la gauche.
01:15C'est à chacun de faire ce qu'il faut pour apparaître, non pas comme l'homme de la partie,
01:20mais comme étant véritablement l'homme de la nation au service de l'intérêt public.
01:25Alors, ce reportage le montre bien.
01:26À l'époque, Jean-Pierre Chevènement, il a porté les espoirs de Français de tous bords politiques, on peut dire.
01:32C'est vrai.
01:33Vos espoirs aussi, notamment.
01:35Vous y étiez, vous, à ce meeting ?
01:37J'étais à ce meeting et surtout, on avait organisé autour de la candidature de Jean-Pierre Chevènement un petit
01:44groupe.
01:45Alors, deux jeunes.
01:46Les jeunes en politique, c'est très relatif.
01:48On avait une trentaine d'années, mais c'était considéré comme jeune.
01:52Et ça s'appelait Génération République.
01:55Et dans Génération République, on avait des gens qui ont évolué très différemment.
02:02Par exemple, votre collègue Apolline de Malherbe était avec nous dans Génération République.
02:06On a des gens qui ont évolué un peu dans tous les partis politiques.
02:10Le directeur de cabinet, Manuel Valls, a été dans Génération République.
02:14Enfin bref, on n'est pas nécessairement restés toujours en contact les uns avec les autres.
02:17Mais ce qui nous plaisait dans cette figure, c'est qu'effectivement, il y avait l'idée de remettre d
02:23'aplomb, d'une certaine façon, la démocratie.
02:26Non pas l'Église au centre du village, parce qu'il y avait une idée quand même de laïcité importante,
02:32mais de remettre le suffrage universel au cœur du dispositif démocratique
02:35et de ne plus promouvoir de politique qui aille contre la majorité des citoyens.
02:40Vous êtes allé assez loin dans cet engagement, parce que vous êtes présenté aux législatives en 2002.
02:44C'était dans les Yvelines, je crois, c'est ça ?
02:46Exactement, à Montelajoli.
02:471,8% ?
02:48Oui, ça a doublé quasiment le score national.
02:52Parce qu'en vérité, Jean-Pierre Chevènement, c'était un peu l'homme qu'on n'attendait pas,
02:56le monsieur X, le troisième homme qui devait bousculer un peu le jeu.
02:59Et puis, la gauche lui a reproché d'avoir fait perdre Lionel Jospin.
03:03Oui, ça, on s'en souvient.
03:04Vous étiez de gauche à l'époque ? Vous vous définissiez ?
03:06Oui, enfin, ce qui m'intéressait, c'est Jean-Pierre Chevènement, c'était quand même cette idée d'aller au
03:09-delà des partis politiques
03:11et d'aller au-delà du clivage droite-gauche en incarnant une politique qui soit populaire et qui défende les
03:17intérêts du pays.
03:18Vous vous positionnez où sur l'échiquier à l'époque ?
03:21Plutôt dans une gauche qui n'existe plus, trois fois hélas, c'est-à-dire une gauche qui était au
03:27service.
03:28La définition de la gauche, qu'est-ce que c'est ?
03:29Ça ne peut avoir de sens, la gauche, que par rapport à la Révolution française, par exemple,
03:34ceux qui votent la mort du roi, ceux qui ne votent pas la mort du roi, comme vous savez, c
03:37'est ça l'origine de la gauche.
03:39Et donc, il y a l'idée de consacrer comme souverain le peuple.
03:42Et donc, dans le peuple, vous avez déjà deux idées.
03:44Le peuple, c'est l'ensemble des citoyens et donc la majorité des citoyens, on en revient à l'idée
03:49démocratique.
03:50Mais le peuple, c'est aussi la partie la plus fragile du peuple, la plus populaire du peuple.
03:54Donc, c'est défendre les petits et c'est en même temps défendre l'idée de la majorité.
03:58Pour moi, si c'est ça, être de gauche, alors je suis toujours de gauche,
04:00mais en vérité, on voit bien que la gauche n'est plus dans cette idée ni de défendre les petits,
04:05elle s'est convertie à l'ultralibéralisme et à l'Europe,
04:07et ni d'en défendre finalement le suffrage universel.
04:09Après chevènement, il y a eu Charles Pascoua pour vous, vous vous êtes engagé aussi à ses côtés.
04:13Mais alors, tout cela, visiblement, vous a laissé un goût amer,
04:15parce que par la suite, vous êtes mis à qualifier les hommes et les femmes politiques de politiciens.
04:21Pourquoi un terme aussi violent et dégradant ?
04:24Alors, ce n'est pas mon terme, c'est un terme que j'ai repris au général De Gaulle,
04:28qui utilisait fréquemment ce terme de politiciens en brocardant le régime ou le système des partis.
04:35Donc, cette histoire de politiciens, j'avais l'impression en fait que la vie politique était une querelle de personnes,
04:42une querelle pour le pouvoir et une querelle pour les partis, et pas une querelle pour la nation.
04:47C'est ça qui m'avait intéressé chez Jean-Pierre Chevenement,
04:49c'est ça qui m'avait intéressé aussi dans la démarche menée par Philippe Seguin et par Charles Pascoua,
04:54et c'est exactement ce qui m'intéresse aujourd'hui dans la démarche de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
04:58On sent qu'il y a une volonté de transcendance, on sent qu'ils ne sont pas là pour des
05:02boutiques.
05:03Jean-Pierre Chevenement n'a pas été là pour une boutique, il n'a pas hésité à aller,
05:07finalement, n'ont pas marqué un but contre son camp,
05:09mais il s'est détaché de l'idée de gauche pour dire finalement,
05:11il y a quelque chose de plus important, c'est la défense de la démocratie, c'est la défense de
05:14la France.
05:15C'est exactement ce qu'avaient fait Charles Pascoua et Philippe Seguin en disant,
05:19oui, nous sommes à droite, oui, nous venons du RPR, ou je ne sais plus comment ça s'appelait à
05:22cette époque,
05:23mais en réalité, comme l'essentiel est en cause, nous y allons.
05:25Et aujourd'hui, me semble-t-il, Marine Le Pen, qui a rompu avec son père,
05:30mais Jordan Bardella et Marine Le Pen, et tout le mouvement du rassemblement,
05:33dans le rassemblement national, il y a rassemblement,
05:36il y a cette idée d'aller rechercher la défense des intérêts du pays
05:39et la restauration de la démocratie directe par-delà les clivages.
05:44Un mot de votre parcours professionnel, parce qu'il est lui aussi assez étonnant,
05:47vous êtes essayiste, politologue, professeur de géopolitique,
05:50vous avez dirigé deux écoles de commerce,
05:52et puis alors vous avez aussi été journaliste, éditorialiste,
05:55comment est-ce qu'on passe de rédacteur en chef adjoint à l'événement du jeudi
05:59à éditorialiste sur CNews, causeur ou au Figaro Vox ?
06:04Entre les deux, il y a cette période que vous décrivez,
06:07dans laquelle j'ai travaillé dans l'enseignement supérieur.
06:08Et ça a un lien avec Charles Pasqua, puisqu'en fait,
06:11moi j'avais commencé en tant que journaliste spécialisé en politique étrangère,
06:17j'ai fait un premier livre chez Flammarion qui s'appelle
06:18Les 7 scénarios d'Apocalypse.
06:20Ce livre est sorti en 2000.
06:22La thèse de ce livre, elle est très simple.
06:24C'est les guerres de haute intensité seront de retour.
06:26La guerre est inscrite dans le cœur de l'homme, malheureusement dans l'humanité,
06:29donc il faut se préparer au retour de la guerre.
06:31On est en 2000.
06:32Évidemment, on est en pleine mondialisation heureuse,
06:34donc tout le monde a haussé les épaules.
06:36Ça s'appelait 7 scénarios parce qu'il était envisagé,
06:39en fonction des zones géographiques et des tensions,
06:42le pire pouvant arriver.
06:44Et dans le rapport avec la bascule de l'événement du G20,
06:46l'un de ces scénarios, c'est Al-Qaïda qui attaque New York.
06:48Et donc, à partir du moment où il y a eu le 11 septembre,
06:51le livre a été retiré par Flammarion, traduit dans de multiples langues.
06:55Et là, j'ai été approché, je travaillais avec un groupe qui s'appelait
06:58la Fondation Marc Bloch, c'est une fondation souverainiste.
07:01Et là, j'ai rencontré Charles Pasqua,
07:04qui m'a proposé de faire des cours à Léonard Vinci.
07:06Et c'est comme ça que j'ai rencontré Charles Pasqua.
07:08J'étais journaliste et Charles Pasqua m'a convaincu
07:11de prendre la tête d'une école de commerce,
07:13alors que je ne connaissais ni les écoles de commerce,
07:14ni vraiment l'enseignement supérieur.
07:16J'ai donc fait une carrière assez longue dans les écoles de commerce,
07:19hors de la politique et hors du champ du journalisme.
07:21Et puis ensuite, je suis revenu dans le champ du journalisme.
07:24Votre fil rouge en politique, vous l'avez dit d'un mot,
07:26ça a toujours été le souverainisme, d'une certaine façon.
07:29Je préfère dire le respect de la démocratie directe,
07:31de la souveraineté populaire et nationale.
07:33Et le corollaire de tout ça, c'était, en tout cas,
07:36sortir la France de l'Union européenne ou, à minimum, de l'euro.
07:39Est-ce que vous n'avez pas renié tout cela
07:42en vous présentant sous les couleurs du RN
07:44quand celui-ci a renoncé à ce qu'on appelait, à l'époque, le Frexit ?
07:48Je pense que la cohérence, elle vient du fait
07:50que vous ne pouvez pas, en démocratie,
07:54aller contre la volonté populaire.
07:56Aujourd'hui, les sondages montrent,
07:58et ce n'est pas de la démagogie politique,
07:59ce n'est pas pour suivre et courir après l'opinion,
08:01mais vous ne pouvez pas dire à la fois que vous défendez la souveraineté populaire
08:04et que vous ne voulez pas du tout
08:05qu'une politique soit contre la majorité,
08:07et dire, je vais vous imposer de sortir de l'Union européenne.
08:10Comprenez, il y a une contradiction dans les termes.
08:11On peut être plus royaliste que le roi,
08:13on ne peut pas être plus démocrate que le peuple.
08:14Par contre, je complète la réponse,
08:17parce qu'elle est vraiment importante,
08:18l'Union européenne telle qu'elle fonctionne aujourd'hui,
08:20elle dysfonctionne, elle ne peut pas rester en l'État.
08:22Donc, il n'est pas question de ne pas changer l'Union européenne,
08:26il est question de changer l'Union européenne,
08:28et si elle ne peut pas être changée,
08:30d'en tirer toutes les conséquences.
08:31Mais aujourd'hui, on ne peut pas proposer une sortie
08:34parce que la population n'est pas d'accord avec cette solution.
08:36Il y a un sujet sur lequel j'aimerais vous entendre,
08:39c'est Marine Le Pen,
08:40parce qu'elle a été à un moment un peu votre punching ball.
08:44En 2019, elle fait partie des personnalités
08:46que vous avez qualifiées de politiciens, justement.
08:49Alors, vous ajoutiez à l'époque,
08:50elle est bas de plafond et pleine de ressentiments.
08:54Vous l'avez surnommée Mussolini de Monoprix,
08:57et vous aviez critiqué aussi les origines dégoûtantes
09:00du Rassemblement national
09:01et son obsession pour l'immigration et la sécurité.
09:03Comment est-ce que vous pouvez dire des choses pareilles
09:06sur Marine Le Pen et rejoindre son parti quelques années après ?
09:09Alors, d'abord, il arrive qu'on dise des bêtises.
09:11Il arrive encore plus qu'on dise des bêtises lorsqu'on est...
09:14Je n'ai pas dit payer pour en dire,
09:15mais quand vous êtes éditorialiste,
09:17vous êtes un peu le spécialiste de la punchline,
09:18on vous attend...
09:19Ce n'était pas sur une antenne,
09:20c'était sur les réseaux sociaux.
09:21J'entends bien, mais c'était dans cet exercice-là, en fait.
09:24Ce n'est pas un exercice de mandat,
09:25c'est un exercice de quasiment caricaturiste.
09:29La citation est tronquée parce qu'il y en avait pour tous les goûts,
09:32il y en avait pour M. Wauquiez, il y en avait pour...
09:33Ah oui, je n'ai pas dit que vous épargniez les autres,
09:35mais là, en l'occurrence, il n'y a rien de tronqué sur Marine Le Pen.
09:38En fait, tout le personnel politique était brocardé.
09:41Je pense que Mélenchon devait, de mémoire,
09:42être traité de Chavez de supermarché
09:45ou un truc dans ce goût-là.
09:46Donc, la question, elle est simple.
09:48Elle est que, en réalité,
09:50un, je ne connaissais pas Marine Le Pen personnellement,
09:52et quand on connaît les gens,
09:54on peut se faire une idée très fausse
09:56de ce qu'ils sont, en réalité.
09:59Et deux, en tant, vous l'avez rappelé,
10:01que partisans de la souveraineté nationale
10:02et de la souveraineté populaire,
10:04dès 2017, en fait,
10:06je disais que Marine Le Pen était la mieux placée
10:08pour défendre ses idées.
10:10Et j'avais été, je pense, comme beaucoup,
10:12déçu par le débat.
10:13Et donc, j'ai constaté entre-temps...
10:15Le débat face à Emmanuel Macron.
10:16Face à Emmanuel Macron.
10:17Et j'ai constaté entre-temps
10:19que, non seulement, elle avait musclé son jeu,
10:21que la distance prise par rapport à son père,
10:23là, vous faites référence aux originaux,
10:25je parlais,
10:26parce que moi, je n'aurais jamais rejoint
10:27le Front National, soyons clairs,
10:28j'ai constaté qu'il y avait une distance
10:30qui était prise énorme,
10:31elle avait musclé son jeu,
10:32et en plus, en rencontrant cette femme
10:35et en comprenant son évolution
10:36et son évolution politique,
10:38je disais que là, il y avait une véritable stature.
10:40C'est quelqu'un qui s'était battu
10:42bec et oncle et qui continuait
10:43à se battre bec et oncle
10:45et qui méritait, effectivement,
10:46mieux que ces saillies faciles.
10:49C'est saillies, justement.
10:50Est-ce que vous n'allez pas, parfois,
10:51un peu trop loin ?
10:52Dans la recherche du bon mot,
10:54on vient de voir ce que vous avez dit
10:55de Marine Le Pen.
10:55Ça, c'était avant.
10:56Vous avez qualifié Sandrine Rousseau
10:58de Greta Thunberg-Ménopausé,
10:59Marlène Schiappa d'experte
11:00en concours de t-shirts mouillés.
11:04J'ai l'impression que vous êtes un peu calmé
11:05depuis que vous êtes député, non ?
11:06On vous a demandé, peut-être,
11:07de lever le pied sur ça ?
11:09Alors, non, je tiens à dire qu'il y a,
11:11au sein du Rassemblement national,
11:13un immense respect pour tous les élus, etc.
11:16Donc, on m'a passé beaucoup de consignes,
11:17mais c'était inutile de le faire
11:18parce que j'estime que, dorénavant,
11:20ce n'est plus ma parole libre,
11:23je dirais, de bretteur
11:24ou de, comme vous dites,
11:25de spécialiste de bon mot.
11:26Aujourd'hui, je représente
11:28une fraction de la souveraineté nationale,
11:31je représente les électeurs
11:32de la seconde circonscription.
11:33Vous avez changé de rôle.
11:34Mais qu'ils aient voté ou non,
11:35pour moi, ça, c'est très important.
11:36Donc, il y a un impératif, je pense, de dignité,
11:39il y a un impératif de rassemblement aussi.
11:42Le Rassemblement national s'approche du pouvoir,
11:45c'est suffisamment souligné.
11:46Le but, c'est évidemment de rassembler au maximum.
11:49Et je pense que, non seulement,
11:52ma volonté est de convaincre,
11:53et pour convaincre,
11:55c'est plus du tout faire de l'audience,
11:56pour convaincre, il ne faut pas piquer,
11:58au contraire, il faut expliquer,
12:01il faut être le plus pédagogue possible
12:02et le plus mesuré possible.
12:04Il nous reste très peu de temps
12:05pour faire notre quiz traditionnel
12:07de La Politique et moi.
12:08Je vous propose des phrases
12:09que vous allez devoir compléter.
12:10Avoir été dans le même parti
12:11qu'Éric Coquerel.
12:15Vous l'avez côtoyé à l'époque
12:16parce qu'il a été chevènementiste.
12:18Il est venu des trotskistes
12:19et il a rejoint chevènement à l'époque.
12:20Je ne l'ai pas côtoyé,
12:21mais j'aurais pu le faire
12:22parce que je le côtoie aujourd'hui.
12:24Vous en avez parlé depuis, à l'Assemblée ?
12:25Non, non, mais je vais lui en parler
12:27et c'est quelqu'un
12:28avec qui je ne suis pas d'accord politiquement,
12:30mais dont j'estime le travail.
12:32En tout cas, il est un gros bosseur.
12:34Si on me demande de citer
12:3510 communes de ma circonscription ?
12:37Je pourrais en citer 11.
12:38Ça y est, vous les avez ?
12:40Parce que vous ne les aviez pas
12:41au moment du débat
12:41face à vos adversaires, aux législatifs.
12:43C'est pas tout à fait ça.
12:44Je vais vous délivrer un scoop.
12:45C'est qu'en réalité,
12:46il y a certaines circonscriptions
12:47dont je n'étais pas sûr
12:48de la prononciation du nom.
12:50C'est embêtant quand même
12:51quand on est candidat.
12:52Précisément,
12:53parce que j'en connaissais plus que 10,
12:54mais par contre,
12:55je n'étais pas sûr
12:56de pouvoir les prononcer correctement.
12:57Maintenant, j'ai appris
12:58non seulement toutes les communes,
12:59mais surtout à les prononcer.
13:00Et donc, j'avais quelques secondes
13:01pour me déterminer
13:02et je me suis dit
13:03si je la prononce de travers,
13:04ça ne va pas aller.
13:05Donc, j'aurais dit
13:06écoutez, je ne suis pas votre élève
13:08et je ne suis pas un ministre.
13:11Aujourd'hui, je suis.
13:11Je ne suis pas votre élève,
13:12vous n'êtes pas mon professeur.
13:13Entre James Brown et Mahler,
13:15je choisis ?
13:16Les deux.
13:17Ah, vous avez...
13:18Non, parce que c'est...
13:20Enfin, pour le coup,
13:21il y a des domaines
13:22dans lesquels l'éclétisme,
13:23à mon avis, est indispensable.
13:25C'est-à-dire que
13:26ce n'est pas la même musique,
13:27ce n'est pas la même vibe,
13:28comme dirait les jeunes.
13:30Quand vous voulez danser,
13:31c'est James Brown
13:31et quand vous voulez écouter
13:33une musique profonde,
13:34c'est Gustave Mahler.
13:35Merci beaucoup,
13:36Guillaume Bigot,
13:36d'être venu dans La Politique et moi.
13:37Merci.
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