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Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Paola Puerari pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.
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00:00Bonsoir Arnaud Montebourg, merci messieurs de m'avoir accompagné.
00:04Je vous accueille dans un climat où le monde vacille, où le monde brûle finalement
00:10et on voit déjà les chocs économiques arriver autant sur les raffineries,
00:15autant sur les cours du pétrole qui se répercutent déjà au prix de l'essence.
00:19Made in Montebourg, c'est donc un rendez-vous pour savoir comment est-ce que la France va devenir souveraine
00:24et réussir finalement à se passer de cette dépendance au pays du Golfe.
00:27Simple question, est-ce que vous allez toujours aussi bien Arnaud Montebourg ?
00:31Je vais mieux que la France.
00:32Mieux que la France, mieux que le monde.
00:34Rappelez-nous le concept de cette émission si importante, si stratégie,
00:38dans un contexte de guerre et d'escalade guerrière.
00:41Mais c'est un lieu, un endroit où nous allons chercher les solutions pour construire, bâtir ensemble le Made in
00:46France.
00:47Comment retrouver notre souveraineté dans tous les secteurs, nous l'avons perdu, donc notre liberté.
00:53Rebâtir l'agriculture, reconstruire l'industrie qui est quand même très abîmée.
00:57Travailler les questions de souveraineté énergétique, de souveraineté numérique.
01:01Et puis surtout, je suis, vous le savez, maintenant un entrepreneur dans mes entreprises agricoles, industrielles, dans cette France.
01:08Oui, je rappelle que vous avez été ancien ministre de l'économique.
01:10Vous êtes retiré de la vie politique et qu'aujourd'hui, effectivement, c'est plus les discours qui comptent,
01:15c'est l'entreprise et donc dans des secteurs.
01:17Oui, c'est plus modeste, mais c'est beaucoup plus concret.
01:20Et je vois avec mes partenaires, dans mes entreprises agricoles, industrielles,
01:26je vois des réalisations incroyables et des motifs de fierté considérables.
01:31C'est cette France invisible qu'on ne montre pas, qui ne parle pas,
01:34qui travaille beaucoup, finalement, pour la France, en plus de ce qu'ils font pour eux-mêmes,
01:39que nous allons mettre en valeur.
01:40Donc, en fait, c'est un peu l'émission aussi de lutte contre la déprime collective.
01:45De lutte contre la déprime collective et l'émission qui va trouver des solutions.
01:49Des solutions, non pas à cette guerre provoquée par Donald Trump,
01:53mais des solutions, effectivement, pour ne plus dépendre, et de Donald Trump,
01:57ni des pays du Golfe, en tout cas, un peu moins.
01:59On va parler de Donald Trump, justement, puisqu'il voulait y aller tout seul dans ce conflit.
02:03Il n'a pas pris la consultation de ses alliés européens.
02:06Et maintenant, voilà qu'il appelle à la coalition internationale pour demander de l'aide, finalement.
02:12Alors, regardez ce qu'Emmanuel Macron lui a répondu.
02:14C'est plutôt non, c'est plutôt un flop.
02:16En tout cas, on sécurisera le détroit d'Hormuz, mais seulement quand les bombes auront cessé.
02:22Sur la question du détroit d'Hormuz, nous avons pu, là aussi, échanger.
02:25J'ai redit qu'une fois que la situation serait plus calme,
02:29la France était prête, avec d'autres nations,
02:31à prendre la responsabilité d'un système d'escorte de navires dans le détroit.
02:36En revanche, nous ne participerons à aucune ouverture de force du détroit
02:40dans le contexte des opérations de guerre et des bombardements en cours.
02:44Mais est-ce qu'on ne va pas le payer très cher, Arnaud Montebourg ?
02:47Quand on voit la colère de Donald Trump, tout à l'heure,
02:49qui s'est exprimé sur son réseau Trousse Social,
02:51qui reproche aux alliés de l'OTAN d'être des lâches.
02:54Sans les États-Unis, l'OTAN n'est qu'un tigre de papier.
02:58Vous êtes des lâches et nous nous en souviendrons.
03:01C'est ça, le prix de la souveraineté, finalement, de la fierté ?
03:04– Bon, écoutez, c'est nous qui devrions être en colère.
03:07Voilà une administration américaine, dirigée par M. Donald Trump,
03:11qui, un, nous raquette sur les droits de douane,
03:16nous oblige à lui transférer notre épargne,
03:21en plus veut annexer le Groenland et nous dit,
03:25vous êtes des lâches.
03:27Franchement, il mérite une résistance appropriée.
03:30D'ailleurs, tous ceux qui ont résisté à Donald Trump
03:32sont ceux qui ont obtenu les dividendes de cet état d'esprit,
03:36de ce caractère.
03:37C'est le cas des Chinois, par exemple.
03:38Quand je vois, quand même,
03:41je crois que c'est l'ancien Premier ministre de Hollande,
03:45M. Mark Root,
03:46qui dit, M. Trump, c'est notre daddy.
03:50dit, c'est pas ça un daddy.
03:51En tout cas, M. Trump n'est pas notre daddy.
03:53C'est devenu une sorte d'adversaire,
03:56car il est parti sans l'ONU, sans l'OTAN,
03:59tout seul dans cette guerre,
04:00qui, comme les États-Unis d'Amérique nous ont toujours habitués,
04:04ressemble à un bourbier.
04:05Le Vietnam, ça a duré 8 ans.
04:06L'Irak, 18 ans, pardon.
04:09L'Afghanistan, 20 ans.
04:11Est-ce que cette affaire-là va continuer ?
04:14D'autant qu'Israël est décidé d'aller jusqu'au bout
04:17et entraîne son allié américain.
04:19Donc, nous avons intérêt.
04:21L'intérêt national de la France
04:22est de se tenir à l'écart,
04:24de ne pas être belligérant.
04:25Et j'ai envie de dire,
04:26s'il faut débloquer le détroit d'Hormuz,
04:28la seule institution multilatérale capable,
04:30j'allais dire, d'être idoine,
04:33adaptée, c'est l'ONU.
04:35Et ça obligerait M. Trump
04:37à réviser ses jugements tout à fait désagréables
04:40sur ce qu'a été l'ONU.
04:42Je rappelle que l'ONU a été fondée avec les Etats-Unis
04:44et toutes les nations
04:44après la Deuxième Guerre mondiale.
04:46Oui, mais est-ce qu'il ne faut pas,
04:48puisque vous avez dit Daddy Trump, finalement,
04:50être un peu...
04:50C'est pas moi qui l'ai dit, c'est M. Bruteux.
04:52C'est Marc Ruteux, effectivement.
04:54Qui dit d'ailleurs que les Etats-Unis
04:56sont toujours nos alliés
04:57et qu'on ne peut pas se passer d'eux
04:59du point de vue de l'OTAN.
05:01Effectivement, est-ce qu'il n'a pas raison,
05:02Donald Trump, quand il dit,
05:04sans les Etats-Unis,
05:04l'OTAN n'est qu'un tigre en papier ?
05:06Est-ce qu'il ne pourrait pas faire preuve de représailles ?
05:09Je ne sais pas, nous mettre encore plus de droits de douane,
05:11nous imposer 5% à la défense
05:13et nous dire, vous savez quoi,
05:14vous n'êtes pas dans ma guerre en l'Iran,
05:16je vous laisse seul face à Vladimir Poutine.
05:18Pour l'instant, je crois que c'est l'administration américaine,
05:21M. Trump, qui sont seuls et en difficulté.
05:23Il est en difficulté vis-à-vis du peuple américain
05:25qui commence à dire
05:26« Qu'êtes-vous allé faire dans cette galère ? »
05:30Je vois quand même que les midtermes approchent,
05:33que l'inflation menace
05:34et donc les promesses de son parti MAGA
05:37ou de ses soutiens MAGA sont piétinées.
05:39Donc vous allez avoir peut-être
05:41un Donald Trump dans 8 mois
05:42qui sera victime ou objet d'un impeachment
05:45par une nouvelle majorité du Congrès.
05:47D'ailleurs, celui qui va quitter son bureau,
05:49c'est peut-être le premier, peut-être M. Trump.
05:52Donc je pense qu'il faut raison garder.
05:54Il est parti dans cette aventure seul.
05:58Nous ne sommes pas en guerre contre l'Iran.
06:00Et c'est à lui de corriger
06:01les effets de sa propre politique militaire.
06:04Est-ce que la réponse,
06:05est-ce que la meilleure réponse
06:06n'était pas finalement celle-là ?
06:08Regardez ces images, ce n'est pas un discours,
06:10ce n'est pas une menace,
06:11mais c'est une annonce qui s'est faite
06:13depuis la France, depuis l'Inde en Loin-Atlantique.
06:16C'est Macron qui a baptisé
06:17le futur porte-avions France Libre.
06:20Alors dans un instant,
06:21je vais vous demander ce que vous avez pensé
06:22de ce nom,
06:23mais c'est quand même 10 milliards d'euros,
06:2414 000 emplois,
06:25livraison en 2038.
06:27France Libre,
06:28ça vous inspire quoi finalement ?
06:30– Quelque chose de magnifique.
06:32C'est la France qui a sauvé l'honneur
06:35de la France.
06:36Cette France-là qui est partie à Londres
06:38et qui a raconté l'histoire
06:40de la résistance à l'occupant
06:41et de la libération.
06:42Ce qui est intéressant,
06:43c'est que, bien sûr,
06:44la France Libre,
06:44c'était la lutte contre
06:45l'occupant allemand et nazi.
06:48Mais ça a été aussi
06:49la lutte contre
06:50la vassalisation américaine,
06:52car au fur et à mesure
06:53que se libérait le territoire américain,
06:55l'administration américaine,
06:56M. Roosevelt à l'époque,
06:57avait créé une administration
06:58qui s'appelait l'AMGOT,
07:00c'était l'administration
07:01de la France libérée
07:02et donc occupée.
07:03Et il y a un homme
07:04qui s'appelait le Gérald de Gaulle,
07:06patron de la France Libre,
07:07qui a imposé,
07:08en nommant des préfets,
07:09a rendu impossible
07:10la vassalisation américaine
07:11de la France après la guerre.
07:12Donc, c'était lutter
07:13contre l'occupant
07:14et contre notre propre vassalisation.
07:17Donc, le mot France Libre
07:18va très bien à ce porte-avion
07:19parce qu'il montre bien
07:22la majesté de l'indépendance
07:23de la France.
07:23Et ce que le Gérald de Gaulle
07:25appelait la grandeur de la France
07:26dans ses mémoires de guerre
07:27qu'il faut saluer.
07:28Donc, la souveraineté de la France
07:30est en marche.
07:31Alors, pas tout à fait
07:32parce que quand on regarde
07:32effectivement les prix à la pompe,
07:35ça s'emballe.
07:36Le sans-plomb 98 a passé aujourd'hui
07:38la barre des 2 euros
07:39et le gouvernement Lecornu
07:41n'envisage toujours pas
07:43de sortir la politique du chéquier.
07:46Et pendant ce temps-là,
07:47nos voisins agissent.
07:48On a vu en Italie
07:49Giorgia Méloni donner
07:51un sacré coup de pouce,
07:52un décret carburant,
07:53une baisse de 25 centimes par litre
07:55avec un effet immédiat.
07:56Formule cinglante,
07:57ce mécanisme nous permettra
07:58de stopper immédiatement
07:59les hausses injustifiées.
08:01L'Autriche, elle,
08:02a plafonné les marges
08:04de ses distributeurs.
08:05Quant à l'Espagne,
08:06eh bien,
08:07ils ont sorti l'artillerie lourde.
08:15Nous réduirons de 10%
08:17les taxes qui pèsent
08:18sur le prix de l'essence
08:19jusqu'au minimum
08:20autorisé par l'Union européenne.
08:24Concrètement,
08:25pour que nos concitoyens
08:26et concitoyennes comprennent bien,
08:28cela se traduira
08:29par une baisse effective
08:30jusqu'à 30 centimes d'euros
08:32par litre
08:32en fonction du type de carburant.
08:36Voilà, partout en Europe,
08:37on sort la politique du chéquier.
08:39Pourquoi est-ce que finalement,
08:40la France est le dernier
08:42à protéger les Français ?
08:43Eh bien, parce que nous n'avons
08:44plus d'argent en caisse
08:45et que 10 milliards,
08:46c'est cher.
08:4710 milliards,
08:47c'est le prix du porte-avions.
08:48Est-ce qu'on va mettre
08:48un porte-avions
08:51dans la distribution
08:53de réduction de taxes
08:54à tous les Français ?
08:55D'ailleurs,
08:56qu'ils en aient besoin
08:56ou pas,
08:57le propriétaire du 4x4
08:59ou celui qui n'arrive
09:00pas à changer sa voiture.
09:01Donc, c'est une mauvaise politique
09:04elle coûte très cher
09:06et par ailleurs,
09:07comme le disait
09:07Jean-Marc Jancovici
09:08la semaine dernière
09:09dans cette émission,
09:10il disait
09:10avec 10 milliards,
09:12on peut faire
09:13un leasing social
09:14pour 1 million de Français
09:16qui pourrait avoir
09:17pour 95 euros par mois
09:18l'accès à une voiture électrique.
09:20Donc, on peut considérer
09:22que c'est un mauvais investissement.
09:24Néanmoins,
09:25le gouvernement autrichien
09:26comme le gouvernement français
09:27sont en train de travailler
09:28sur la réduction des marges.
09:30C'est-à-dire faire payer
09:31la période transitoire inflationniste
09:33par les distributeurs
09:34de carburant.
09:35Je trouve que c'est
09:36une mesure transitoire
09:37intéressante.
09:37Pour éviter les hausses.
09:39Mais écoutez,
09:40Arnaud Montebourg,
09:40l'Italie n'est pas
09:42beaucoup plus riche que nous.
09:43Certes, ils ont un peu
09:44redressé leurs dettes quand même,
09:46mais ils ne sont pas
09:48riches comme Crésus.
09:49Comment est-ce que
09:49l'Italie peut le faire ?
09:51Et la France refuse
09:52de ne pas le faire.
09:53Je rappelle que la France
09:54finance la bombe atomique,
09:56finance une défense
09:57qui est unique,
09:58quasiment unique
09:59sur le continent européen.
10:00Donc, ce sont 30 milliards
10:02chaque année,
10:0220 à 30 milliards
10:03chaque année
10:04d'investissement
10:05dans la défense
10:06qui fait que la France
10:07dispose d'un poids
10:09politique,
10:10diplomatique.
10:10Et il faudrait d'ailleurs
10:12qu'on retrouve ce poids
10:13sur le plan économique.
10:14Voilà.
10:15Et donc,
10:15évitons de jeter l'argent
10:17par les fenêtres
10:17et travaillons plutôt
10:19à trouver des solutions
10:20pour ceux qui en ont
10:21vraiment besoin.
10:22Et la solution
10:22Jean-Covici,
10:23on peut l'appeler comme ça
10:24puisqu'elle a été défendue.
10:25On va la marqueter d'ailleurs
10:27sur ce plateau.
10:27Mais c'est la solution
10:28Jean-Covici.
10:29Parce que dans Maïdine-Mondebourg,
10:29on trouvera des solutions,
10:30une boîte à outils finalement.
10:31C'est une solution,
10:32en effet.
10:33On peut,
10:33pour la période difficile
10:35à passer,
10:36bloquer les marges.
10:37C'est ce qu'avaient fait
10:38Michel Rocard
10:39et Pierre Bérégovoy
10:40pendant la première guerre du Golfe.
10:41Ils avaient bloqué
10:42les marges des distributeurs.
10:43Bon, ça ne fera pas de mal
10:44à Total,
10:45à M. Leclerc,
10:46devant la prix coûtant.
10:47Mais quand même,
10:48si on veut investir
10:49beaucoup plus
10:50et mettre de l'argent public
10:51sur la table,
10:52je pense qu'on pourrait
10:53s'y prendre différemment.
10:54C'est une solution
10:55à portée.
10:56On parle beaucoup
10:57effectivement de la crise
10:58du pétrole.
10:59On parle désormais
10:59de la crise du gaz,
11:01des hydrocarbures.
11:01Mais il y a une crise
11:02dont on ne parle pas encore
11:03et pourtant qui va nous faire
11:03très très mal.
11:05C'est la crise des engrais.
11:06Un tiers des engrais mondiaux
11:08circule par le détroit d'Hormuz
11:10qui a été bloqué
11:11du jour au lendemain.
11:12Et le cours de l'URÉ,
11:13donc c'est l'engrais
11:14le plus vendu en monde,
11:15a bondi de 40%,
11:1840% là encore
11:19du jour au lendemain.
11:20Et derrière ces chiffres,
11:21c'est une réalité
11:21que personne ne veut voir.
11:23La France est le premier
11:26importateur d'engrais azotés
11:28d'Europe.
11:28100% de l'Europe
11:30de l'URÉ azoté.
11:32Et là, on est au début
11:33du printemps.
11:34C'est-à-dire que c'est maintenant
11:35qu'on met l'engrais
11:36dans les champs.
11:36C'est-à-dire que dans 6 mois,
11:37la facture des œufs,
11:39par exemple, va augmenter.
11:40C'est ça,
11:41la souveraineté agricole français,
11:43finalement,
11:43dépendre du Golfe ?
11:44Alors, il faut comprendre
11:46une chose,
11:46c'est que l'engrais,
11:47c'est du gaz.
11:4880% du coût de l'engrais
11:51et de l'ingrédient,
11:52c'est du gaz.
11:53Donc, évidemment,
11:54quand le gaz a explosé
11:56en 2022
11:57avec la crise russo-ukrainienne,
12:00il y a eu,
12:01le gaz,
12:02le prix du gaz
12:02était multiplié
12:03par 5 ou 10.
12:04Donc, vous avez eu
12:0660 à 70%
12:07de capacité de production
12:08d'engrais azotés
12:10à partir du gaz
12:11qui a fermé en Europe.
12:13Donc, par exemple,
12:14en France,
12:15il y a eu,
12:16en 30 ans,
12:1710 usines
12:18qui ont fermé
12:19de fabrication d'engrais.
12:20Le dernier,
12:20c'était l'année dernière,
12:22un montoir de Bretagne.
12:23130 emplois supprimés,
12:25la multinationale
12:25de l'engrais,
12:26Yara,
12:26a dit,
12:26l'Europe,
12:27nous,
12:27c'est plus possible.
12:28Donc, vous avez aujourd'hui
12:29une dépendance
12:29qui est liée au gaz.
12:31Donc, il va bien falloir
12:32à un moment ou à un autre
12:33qu'on invente des solutions
12:34pour se passer du gaz,
12:35et y compris dans les engrais.
12:36Alors, la campagne
12:37pour la saison de commande,
12:39que je suis quand même maintenant
12:40un peu agriculteur,
12:41comme vous le savez,
12:42les stocks ont été faits.
12:43Il n'y aura pas de sujet.
12:4590% des besoins
12:47sont couverts.
12:48Il y a encore 10%
12:49qui manquent,
12:49ce qui explique l'envol
12:50des prix et des cours
12:52parce qu'il y a une agitation
12:55spéculative sur les cours.
12:56Mais on peut considérer
12:58que la campagne actuelle
12:59est couverte.
13:00Donc, ça veut dire
13:01que dans 6 mois,
13:01il n'y a pas d'augmentation,
13:02par exemple,
13:03pour le pain,
13:05les œufs,
13:05De ce fait-là.
13:07Il y aura bien d'autres raisons
13:08qu'on trouvera
13:11pour regarder
13:12s'il n'y a pas
13:12une tension inflationniste
13:13ailleurs.
13:13Mais sur l'engrais,
13:14on peut considérer
13:15que cette année,
13:16la campagne est couverte.
13:17Mais attention à l'année prochaine
13:18si ça se prolonge.
13:19Si dans 3 mois,
13:20on est encore là où on en est,
13:22ça sera très difficile.
13:23Est-ce que vous pensez
13:23que quelqu'un anticipe
13:25cette crise qui arrive ?
13:26C'est-à-dire qu'on a l'impression
13:27qu'on se fait toujours balayer
13:28finalement par les vagues.
13:29Est-ce qu'il existe
13:30des solutions françaises
13:31justement pour se passer
13:32de cet engrais
13:33ou, je ne sais pas,
13:34inventer des nouvelles solutions
13:36pour végétaliser les engrais ?
13:37Il va falloir qu'on diversifie
13:39nos sources d'approvisionnement,
13:41qu'on regarde
13:41s'il y a des solutions alternatives
13:43sur les fertilisants.
13:45Il va falloir aussi sécuriser
13:46par des accords d'État à État
13:48les besoins en engrais
13:49parce qu'aujourd'hui,
13:51les engrais qu'on fabrique
13:52en France
13:52ne sont pas compétitifs
13:54parce que le gaz
13:54coûte trop cher.
13:55Je rappelle que nous sommes
13:56au prix du gaz
13:58aujourd'hui,
13:59avant les premiers missiles,
14:02deux à trois fois plus cher
14:04que le prix du gaz
14:04aux États-Unis.
14:05Nous, en Europe,
14:06pas seulement la France,
14:07deux à trois fois plus cher
14:09que les États-Unis et la Chine.
14:11Donc, on n'est pas sortis
14:12des ronces.
14:12On n'est pas sortis des ronces
14:14et on le voit bien
14:14sur tous les plans,
14:16finalement,
14:16la France a un peu de retard,
14:19un train de retard
14:19ou en tout cas,
14:20des défis à relever,
14:22y compris sur les terrains
14:23de la guerre
14:23puisque, effectivement,
14:24cette guerre en Iran
14:25confirme une règle
14:26vieille comme le monde
14:27qu'on avait déjà observée,
14:29finalement, en Ukraine.
14:31C'est-à-dire que la guerre
14:31ne se fait plus avec des soldats
14:32mais avec des drones.
14:34L'Iran, quand même,
14:35en une semaine,
14:36j'ai regardé,
14:37a tiré, effectivement,
14:39près de 2 000 drones
14:40sur des bases américaines.
14:41On parle d'aéroports,
14:43d'hôtels,
14:43d'infrastructures.
14:44Et quelles armes
14:45a-t-elles utilisé ?
14:46Eh bien, des drones Shahed.
14:47Alors, la fabrication
14:48d'un drone Shahed,
14:49c'est 20 000 à 50 000 dollars
14:51et en face,
14:52pour intercepter
14:53ce même drone,
14:54il y a le missile patriote
14:55qui coûte 3 à 4 millions de dollars.
14:58C'est-à-dire que l'Iran
14:58a trouvé l'arme parfaite,
15:00finalement,
15:01pour réduire à néant
15:02un pays
15:03et pour pas cher.
15:04C'est l'heure
15:04des génies
15:05du Made in France
15:05puisqu'il y a un homme
15:07qui veut, justement,
15:08que la France devienne
15:10concurrentielle
15:10sur la question
15:12des drones.
15:13Bonsoir,
15:14Jérémy Cossade.
15:15C'est vous,
15:16notre génie
15:16du Made in France,
15:17ce soir.
15:18Vous êtes ancien ingénieur
15:19d'Airbus.
15:19Bonsoir,
15:20Jérémy.
15:20Vous venez de lancer
15:21votre branche militaire
15:22Auraem à Toulouse.
15:23Vous avez conçu
15:24un drone de surveillance
15:25et de combat autonome,
15:2740 heures d'autonomie,
15:28100% français,
15:29sans aucun composant américain,
15:31zéro dépendance.
15:32Arnaud Montebourg,
15:33vous décerne cette médaille,
15:35ce soir,
15:35du génie du Made in France.
15:36Ce n'est pas une médaille,
15:37c'est une réalité.
15:38D'abord,
15:38je veux féliciter
15:39M. Cossade,
15:40Jérémy Cossade,
15:41pour ce qu'il a fait
15:42parce qu'il a recréé,
15:44il y a à peu près
15:457-8 ans,
15:46une entreprise
15:47qui s'est mise
15:47à reconstruire des avions
15:48et des avions électriques,
15:49c'est-à-dire qui assuraient
15:51en quelque sorte
15:51l'électrification
15:52de l'aviation.
15:53Il a fait déjà deux modèles,
15:55dont un modèle
15:55de transport passager
15:56pour faire des sauts de puces
15:59transversaux
15:59là où le TGV ne va pas
16:00et où on n'a plus besoin
16:01de kérosène
16:02à mettre
16:03dans les réacteurs d'avions.
16:05Et M. Cossade
16:06a décidé
16:07d'évoluer
16:07vers le militaire.
16:09Alors là,
16:10félicitations,
16:11parce que comme
16:12dans la vieille tradition
16:13de Clément Adair,
16:14les pionniers de l'aviation,
16:15vous êtes remis
16:16à construire des avions
16:16à Franc-Hazal
16:17à Toulouse,
16:19et puis par ailleurs,
16:20vous,
16:20vous êtes diplômé
16:21de l'université,
16:22vous avez fait la fac
16:23à Toulouse,
16:23Paul Sabatier,
16:24ce qui est magnifique.
16:25Voilà.
16:26De la faculté
16:27aux pionniers de l'aviation,
16:28expliquez-nous
16:29ce que vous allez faire
16:30avec ces drones.
16:31Et on les voit
16:32à l'image
16:33effectivement,
16:33ce drone
16:34que vous avez appelé
16:35N-Bata,
16:36donc 40 heures d'autonomie,
16:38zéro dépendance
16:39aux Etats-Unis,
16:40c'est un choix politique ?
16:41C'est un choix industriel,
16:42ça c'est clair.
16:43Le principe général
16:44et en fait
16:44le choix militant
16:45qu'on a fait déjà
16:46sur les avions de formation
16:47quand on a créé
16:48la société en 2018
16:49et qu'on reproduit
16:50finalement dans le milieu militaire
16:51est exactement la même chose.
16:52Pour être indépendant,
16:53il faut produire.
16:55Et pour produire,
16:56il faut choisir,
16:58concevoir,
16:58choisir ses composants.
17:00Donc effectivement,
17:00le choix d'être indépendant
17:01indépendant dans un pays
17:02qui est un des berceaux
17:04de l'aéronautique
17:04fait quand même
17:05plutôt sens.
17:07Il est vrai
17:07que nous avons un problème
17:09avec ce qu'on appelle
17:10l'itarisation.
17:12Alors ça,
17:12c'est un nom barbare
17:13qui permet à chaque fois
17:16qu'on achète
17:16même une micro-pièce
17:18aux Américains,
17:19les Américains
17:20décident du droit de vie
17:21ou de mort
17:22sur les exportations
17:23de l'ensemble
17:24de l'appareil
17:24même si vous avez
17:255 000 ou 1 million
17:26de pièces
17:27que vous avez fait
17:30produire en France.
17:31Comment avez-vous
17:32construit une stratégie
17:34où il n'y a pas
17:35de droit de regard
17:36absolu
17:36des Etats-Unis d'Amérique
17:37ou de la Chine
17:38sur ce drone
17:40qui est un outil
17:41qui nous manque
17:41dans la panoplie extraordinaire
17:43de la défense française ?
17:45En fait,
17:46la façon de faire
17:47est assez simple.
17:48L'idée,
17:49c'est de commencer
17:50par l'architecte
17:51de tout ça,
17:51le constructeur d'avions
17:52qu'on est,
17:53que ce soit pour un drone
17:53ou pour un avion habité,
17:54c'est l'idée
17:55de concevoir
17:57le produit en tant qu'hôtel,
17:58choisir les composants,
17:59le choix des composants
18:00est le premier des éléments,
18:01évidemment,
18:02éviter de prendre
18:03un moteur américain,
18:04des cartes électroniques
18:06américaines,
18:07et évidemment,
18:08avoir cette stratégie-là
18:10de dépendance,
18:10le moteur,
18:11l'hélice,
18:12l'ensemble,
18:12et la chance qu'on a,
18:13on reste un des plus beaux pays
18:14au monde en termes d'aéronautique
18:15pour de vrai,
18:16parce que sans quitter
18:17les frontières du territoire,
18:18on peut trouver des hélices,
18:19des moteurs,
18:20des composants,
18:21des trains d'atterrissage,
18:22voilà,
18:23et nous,
18:23on travaille sur ce qu'on appelle
18:24le bas du spectre,
18:25c'est-à-dire,
18:26c'est pas la dissuasion nucléaire,
18:27c'est pas l'eau du spectre,
18:28c'est pas les chasseurs,
18:29c'est tout le reste,
18:30et on parlait des Shahed,
18:32le drone qu'on fait,
18:33qui est un drone mâle,
18:33moyen natif de longue endurance,
18:35n'est pas un Shahed,
18:36par contre,
18:36ça peut être un combattant de Shahed,
18:39puisqu'il peut emporter de l'armement
18:40qui peut se battre contre les Shahed,
18:41et finalement,
18:42la logique de bas du spectre,
18:44bas coût,
18:45Itar Free,
18:46c'est un peu ça,
18:47voilà,
18:47Itar Free,
18:49très bon,
18:49Free,
18:50il y a surtout dans Itar Free,
18:51et c'est surtout autonome,
18:52et je pense que dans ce pays-là,
18:53on a toutes les cartes en main pour le faire.
18:55Est-ce que la France est en retard
18:57par rapport aux Russes,
18:59aux Américains,
19:00sur cette question des drones ?
19:01Combien de temps ça met
19:02pour créer un drone,
19:03finalement ?
19:04Ben,
19:05oui,
19:06on est en retard,
19:07je pense que malgré tout,
19:08c'est pas une fatalité,
19:09parce que rattraper notre retard
19:10sur le bas du spectre
19:11reste un tout petit peu plus facile
19:12que rattraper notre retard
19:14sur un missile nucléaire M-51,
19:16un chasseur
19:17ou tout un ensemble de choses
19:18ou le porte-avions
19:19que vous avez déjà évoqué.
19:20Donc oui,
19:21on est en retard,
19:22oui,
19:22on peut le rattraper,
19:23maintenant il faut éviter le syndrome
19:24de le sage montre la lune
19:26et l'idiot regarde le doigt,
19:27parce que le Shahed,
19:28c'est le doigt,
19:29et ce qui est intéressant,
19:30c'est pourquoi ils ont réussi
19:31à faire quelque chose
19:31d'aussi létal
19:32avec aussi peu de choses,
19:34et bien finalement,
19:34quand on regarde l'Iran
19:35comme la Russie
19:36et comme la Chine,
19:37c'est des pays qui produisent.
19:38Alors l'Iran,
19:38parce qu'ils étaient sous embargo,
19:39ils n'avaient pas vraiment d'autre choix
19:40que de faire ce qu'ils avaient.
19:42La Chine,
19:43parce qu'ils ont une tradition
19:43de production
19:44depuis plusieurs décennies
19:45et ils nous ont montré
19:46qu'ils savaient plutôt faire.
19:47Donc quand on parle de masse,
19:49à bas coût,
19:50et avec des montées
19:50en cadence rapide,
19:51c'est ça les enjeux
19:52et charge à nous
19:53d'être capables
19:54de répondre à ça.
19:55Arnaud Montebourg,
19:55effectivement,
19:56on a énormément
19:56de grandes entreprises
19:58en France
19:58comme Thales,
19:59Dassault,
20:00MBDA.
20:00Est-ce que vous pensez
20:01effectivement
20:01qu'une start-up,
20:02une jeune start-up
20:03toulonaine,
20:04finalement,
20:04peut apporter des réponses
20:06dans le secteur de l'armement ?
20:07On a un système en France
20:09qui est de stabiliser
20:11les dépenses militaires,
20:12de les programmer
20:13sur plusieurs années,
20:14ce qu'on appelle
20:14la programmation
20:16des dépenses militaires,
20:18ce qui est une particularité
20:19mais aussi un très grand avantage.
20:21Mais évidemment,
20:22tous les marchés
20:23sont connus à l'avance,
20:24les grands seigneurs
20:25du secteur
20:26qui sont notre force,
20:28notre fierté,
20:29comme vous êtes en train
20:30de l'être aussi,
20:31M. Cossade,
20:32eh bien,
20:33ils sont là.
20:34Et donc,
20:35tout est déjà calibré.
20:36Donc,
20:37où est la place
20:38pour l'innovation ?
20:38C'est ça la question
20:40qu'on pose.
20:41On l'a vu,
20:42on a vu apparaître
20:43des problèmes,
20:44évidemment,
20:45et ce qui fait
20:45que la France
20:46a pris un peu de retard
20:47sur tout l'armement
20:48dont la nécessité
20:50est apparue
20:50dans les batailles
20:51de l'Ukraine.
20:52On a vu que
20:53le conventionnel
20:55s'est réinventé
20:56sur ce que vous appelez
20:58le bas du spectre,
21:00c'est-à-dire
21:01des armes
21:02extrêmement efficaces
21:03sur le champ de bataille
21:04qui n'existaient pas
21:05il y a même 10 ans
21:06et qui sont devenus
21:08les maîtresses
21:08de ce champ de bataille
21:10par une forme
21:11de robotisation aérienne
21:13de l'affrontement militaire.
21:15Donc,
21:16comment voyez-vous ça,
21:17c'est-à-dire
21:18par rapport
21:18à la commande publique française,
21:20puisque c'est un de nos sujets,
21:21la commande publique,
21:21et on fera,
21:22je crois,
21:23une de ces émissions consacrées
21:25à la commande publique
21:26et on fera venir
21:26les responsables publics
21:28sur le sujet,
21:29notamment sur le plan civil,
21:30parce que franchement,
21:31il y a beaucoup de choses
21:31à dire.
21:32Comment voyez-vous ça
21:33et quels sont vos rapports
21:34avec,
21:36je suppose excellent,
21:37la direction de l'armement
21:39qui est au ministère
21:40de la Défense ?
21:41Oui,
21:42notre drone en bata
21:44répond à un appel à projet
21:45qu'on a gagné
21:46avec quatre autres sociétés
21:47et qui a été annoncé
21:49au Salon du Bourget
21:50l'année dernière.
21:50Et donc,
21:51je pense,
21:52pour la première fois
21:53depuis longtemps,
21:53le mécanisme est
21:55ligne de départ
21:55très rapide,
21:57ligne d'arrivée
21:57pour une première phase
21:59d'évaluation
22:00sur fin 2026,
22:02voler en 2026,
22:03donc en moins d'un an,
22:04et démontrer
22:04votre capacité à faire
22:05et ensuite,
22:06on a désespéré
22:07qu'on passera
22:08à une phase
22:08de contractualisation.
22:09La chose qu'on voit
22:10arriver de plus en plus
22:12et les Américains
22:12pour ça sont assez
22:13à la pointe,
22:14c'est qu'en fait,
22:15finalement,
22:16à côté des grands
22:17Lockheed Martin,
22:18Northrop et les autres,
22:18on retrouve
22:19Anduril,
22:19General Atomics
22:20qui font cette tranche
22:21intermédiaire
22:22et notamment le Reaper
22:23qu'on a dans
22:24les forces armées françaises.
22:25Alors,
22:25on va revoir,
22:26Jérémy Kossad,
22:27les images
22:28de ces drones Shahed
22:29qui se sont abattus
22:30sur les pays du Golfe,
22:32sur l'Irak aussi
22:34et regarder effectivement
22:35les dégâts
22:36que font ces armes
22:38qui sont très peu chères.
22:40En quoi est-ce que
22:41votre drone Enbata
22:42sur un théâtre de guerre
22:44comme l'Iran
22:45ou comme le détroit d'Hormuz
22:46peut agir ?
22:47Typiquement,
22:48le cas d'usage
22:49d'un drone mal,
22:50qui est un gros drone
22:51dans notre cas,
22:51ce n'est pas un concurrent
22:52du Shahed,
22:53c'est la capacité
22:53de pouvoir rester en l'air
22:54pendant très longtemps,
22:55de minimiser le nombre
22:56de ressources humaines
22:57associées à la mise
22:58en vol de ces drones
22:58et au maintien
22:59en vol de ces drones.
23:00Et qu'est-ce qu'il peut faire ?
23:01Il peut protéger
23:02un espace aérien,
23:03protéger des bases aériennes,
23:04protéger des villes
23:05en ayant de l'armement
23:06qui permet, lui,
23:07de pouvoir, finalement,
23:09abattre ces Shahed.
23:09Et finalement,
23:10ce qu'on a à reconstruire,
23:11et on est très volontaristes
23:12dedans et on n'est pas les seuls,
23:14c'est finalement
23:14tout l'ensemble,
23:15tout l'attirail
23:17de bas niveau
23:18qui permet finalement
23:19d'aligner une force
23:21de réponse au Shahed
23:22à l'ordre de gardeur
23:23de coups du Shahed lui-même.
23:25Mais ça met combien de temps,
23:26Jérémy Kossad,
23:27pour sortir de l'essai ?
23:28Ben là,
23:28pas longtemps,
23:29moi je vous trouve surpris.
23:30Pas longtemps,
23:31mais c'est combien de temps,
23:31justement,
23:32parce que ça presse ?
23:33On parle de mois,
23:34on parle de mois,
23:35alors il est évident que...
23:36Vous voyez,
23:37des mois,
23:37pas des années,
23:38bravo.
23:38C'est vrai qu'heureusement,
23:39votre optimiste nous s'est...
23:41Et combien ça va ?
23:42Vous allez le vendre
23:43combien,
23:43votre drone ?
23:44Le drone mâle
23:45dont on parle,
23:46c'est quelques millions
23:47à comparer
23:48à quelques dizaines de millions
23:49sur les drones américains.
23:50Donc on a toujours
23:51un facteur à peu près 10
23:52et ramener des choses comparables
23:54à peu près un facteur 5.
23:56Et si on parle de sujet
23:57plutôt typé
23:58drone suicide MTO,
23:59on doit être
24:00l'ordre grandeur de prix
24:01des drones américains
24:02faits maintenant,
24:03des drones iraniens
24:03et des drones chinois.
24:05Bon,
24:05ben écoutez,
24:06bravo.
24:07La France est là,
24:08grâce à vous.
24:09Et vous voyez,
24:09de la fac Paul Sabatier
24:11à Toulouse
24:12à la fabrication de drones,
24:13vous êtes jeunes,
24:14vous avez quel âge ?
24:15Je vais faire 40 ans cette année.
24:16Vous ne les faites pas.
24:17C'est gentil.
24:19Félicitations.
24:20C'est gentil,
24:20merci beaucoup.
24:21Merci monsieur Kossat
24:22d'avoir été ce soir
24:23notre génie du Made in France.
24:25On va passer
24:25à notre gros dossier
24:26Arnaud Montebourg
24:28lié à la guerre
24:28des hydrocarbures.
24:29On va se demander
24:30si elle va avoir
24:31un impact
24:32sur les ménages français.
24:33Alors la réponse
24:33est évidemment oui.
24:35On va regarder
24:35ces images de frappes
24:36qui ont eu lieu
24:37sur le Qatar.
24:38L'Iran a frappé
24:39la base
24:40de Ras Lafane au Qatar,
24:43le plus grand pôle
24:44de liquéfaction
24:45de gaz au monde.
24:46Et on a vu
24:47le gaz européen
24:48bondir de 30%
24:50en quelques heures.
24:51Alors évidemment,
24:52Emmanuel Macron
24:52était en ordre
24:53de bataille
24:54pour répondre
24:54à cette transition énergétique.
24:57Nous défendons l'idée
24:58d'un moratoire
24:59sur les infrastructures
25:00civiles,
25:00les personnes civiles
25:01dans ce conflit
25:02et une désescalade rapide.
25:04J'espère qu'en tout cas
25:05tout le monde reviendra
25:05à la raison
25:06parce que tout cela
25:07évidemment a un impact.
25:09C'est un impact
25:09sur le marché mondial.
25:11On le sait,
25:11depuis le début
25:12de cette guerre,
25:13les prix du gaz
25:15et du pétrole
25:15ont augmenté.
25:16Mais si les capacités
25:18de production
25:18elles-mêmes
25:19sont détruites,
25:20il y aura un impact
25:20beaucoup plus durable
25:21de cette guerre.
25:23Sauf qu'il y a un pays
25:24qui devrait être tranquille
25:25Arnaud Montebourg.
25:27Finalement,
25:27c'est la France
25:28qui produit son électricité
25:29tout seul,
25:30qui ne dépend pas
25:31ni du gaz russe
25:33ni du pétrole du Golfe
25:34et pourtant
25:35qui paye son électricité
25:36une fortune.
25:37Alors je vous la pose
25:38en mille.
25:39Pourquoi est-ce que la France
25:40paye son électricité
25:42très cher
25:43alors qu'effectivement
25:44elle a de très très bonnes notes
25:45si on regarde ?
25:46Elle a de très bonnes notes.
25:48Ce sont ces réacteurs
25:48qui ont été construits
25:49à l'issue du plan Mesmer.
25:51C'était le premier ministre
25:52de Georges Pompidou
25:53qui a été poursuivi
25:54par le président Giscard d'Estaing,
25:55le président Mitterrand
25:56et ces réacteurs
25:58c'est notre actif
25:59de stabilité
26:01et de sécurité nationale.
26:04Et j'ai envie de dire
26:04ce parc
26:06c'est l'outil
26:07de notre puissance économique
26:08parce que
26:09nous sécurisons
26:10l'approvisionnement
26:11de tous les Français
26:12et des entreprises françaises.
26:14Nous avons un prix
26:15avec cette électricité abondante
26:17qui n'est pas cher
26:18et en plus
26:19nous sommes indépendants
26:20et autonomes.
26:21Donc ça
26:22c'est notre actif
26:23mais
26:23nous avons accepté
26:25et c'est une erreur stratégique
26:26fatale
26:27nous avons accepté
26:28que le prix
26:30auquel les Français
26:31les entreprises
26:32les ménages
26:33achètent l'électricité
26:34en France
26:34soit indexé
26:35sur autre chose
26:36que le nucléaire
26:36mais sur le prix du gaz.
26:38La conséquence
26:39c'est que nous importons
26:40l'inflation du gaz
26:42dont nous n'avons
26:43pas l'usage
26:44puisque nous avons
26:44l'électricité
26:45d'origine nucléaire
26:46décarbonée
26:47et nous sommes
26:48en situation
26:48aujourd'hui
26:49par solidarité
26:50avec ce système
26:51absolument absurde
26:52tragiquement absurde
26:54qui nous frappe
26:55et bien nous sommes
26:56en situation
26:56de voir la facture
26:57aujourd'hui augmenter.
26:58Elle s'affiche
26:59plus 71% d'augmentation
27:01en 10 ans
27:02au moyenne
27:03de la facture
27:03des Français
27:03et c'est 250 euros
27:05de surcoût annuel
27:06prévu dès 2026.
27:08Alors nous sommes
27:08victimes
27:10des choix
27:10de l'Union Européenne
27:11que nous avons approuvés
27:12attention
27:12c'est pas l'Union Européenne
27:14qui nous a enfermés
27:15dans un filet
27:16non
27:16c'est nous
27:17qui avons dit
27:18naïvement
27:18et j'ai envie de dire
27:19il y a des dirigeants
27:20qui sont responsables
27:21de ça
27:21nous avons dit
27:22c'est très bien
27:23ce marché là
27:23d'ailleurs
27:24pourquoi ?
27:25Parce que certains
27:26dirigeants politiques
27:27et j'ai été au coeur
27:28de ce gouvernement
27:29puisque j'ai été
27:30ministre de l'économie
27:30d'un certain
27:31François Hollande
27:32président de la république
27:33à l'époque
27:33et j'ai le souvenir
27:35qu'on se battait
27:36pour défendre le nucléaire.
27:37Alors on va regarder
27:37justement 30 ans
27:38de tergiversation politique
27:40parce qu'on se demande
27:41si ces hausses de l'énergie
27:42sont liées au contexte
27:44de la guerre
27:44ou finalement
27:45sont dues
27:45à des choix
27:47stricto sensus français.
27:48Vous parliez du plan
27:48Mesmer il y a un instant
27:50effectivement face
27:51au choc pétrolier
27:51c'est la France
27:52qui a lancé son programme
27:53nucléaire en 74
27:54et dès 77
27:55elle ouvre
27:56la centrale nucléaire
27:57de Fessenheim.
27:58Mais qu'est-ce qui se passe
27:59juste après ?
28:00Et là on va regarder
28:00vous parliez de François Hollande
28:01il y a un instant
28:02et bien il y a eu
28:03un choix politique
28:04qui vous est resté
28:05un peu en travers
28:06de la gorge.
28:06À moi non
28:07mais je pense
28:08que c'est une erreur stratégique.
28:10Quand vous allez
28:10devant les électeurs
28:11en disant
28:11on va fermer
28:12la moitié
28:13du parc nucléaire français
28:14alors que c'est
28:15l'actif
28:16l'outil
28:17de notre puissance
28:18productive
28:19qui permet
28:20justement
28:21d'avoir la possibilité
28:22de réindustrialiser
28:23notre pays
28:23on a fait une grave erreur.
28:25Je me souviens
28:25avoir été
28:26le ministre de l'économie
28:28et de l'industrie
28:28être allé
28:29dans un gouvernement
28:30où il y avait
28:31des écologistes
28:32un an après Fukushima
28:34en 2012
28:35tout le monde disait
28:36le nucléaire c'est fini
28:37après la catastrophe
28:38de Fukushima
28:38qui était d'abord
28:39un tsunami
28:39avant d'être
28:40une catastrophe nucléaire
28:41c'était surtout
28:42un tsunami mal géré
28:43par les japonais
28:45dans leur centrale
28:46de Fukushima.
28:47Eh bien
28:47on a abandonné
28:48le nucléaire
28:49et on voulait
28:49tout fermer
28:50alors qu'aujourd'hui
28:52et je me souviens
28:52avoir dit
28:53d'ailleurs je crois
28:54que c'était
28:54sur une chaîne de télévision
28:55qui ressemble à la vôtre
28:56et l'FM
28:57j'avais dit
28:58la filière nucléaire
28:59est une filière d'avenir.
29:01Je me suis fait
29:01scopieusement
29:02passer mon expression
29:03engueuler par mes chefs
29:05et par le premier
29:06mais
29:06mais pourtant
29:08nous avons tenu
29:09et aussi longtemps
29:11que je suis resté
29:12dans ce gouvernement
29:12on n'a pas fermé
29:14Fessenheim
29:14et après
29:15c'est vrai
29:15la décision a été prise
29:16par mes successeurs
29:17mais franchement
29:18c'est un crève-cœur
29:20parce que
29:21Fessenheim
29:22c'est 8 milliards d'euros
29:23mis à la poubelle.
29:24Moi je me battais
29:25pour que les usines
29:26ne ferment pas
29:27à l'époque
29:27c'était la bataille
29:29pour maintenir
29:30l'économie en état
29:31dans une période
29:32de crise très dure
29:33un peu ressemblant
29:34à celle que nous
29:35connaissons encore aujourd'hui
29:37et je me souviens
29:37on ne va pas fermer
29:38des usines qui sont rentables
29:39qui sont amorties
29:40qui emploient 2000 personnes
29:41sous prétexte
29:42qu'on a décidé
29:43que le nucléaire
29:43est une erreur.
29:45C'est les centrales
29:45à charbon allemandes
29:46qu'il fallait faire fermer
29:47et certainement pas
29:48les centrales nucléaires françaises
29:49qu'il fallait fermer.
29:50Et pourtant
29:51Fessenheim a fermé
29:53oui très bien
29:53en 2020
29:54et en 2022
29:55et bien on regarde
29:56et bien tiens
29:56volte-face complètement
29:58volte-en-face
29:59sur cette frise
30:00qu'on a préparée
30:01Emmanuel Macron relance
30:02donc le parc nucléaire
30:04l'EPR de Flemanville
30:05avec le retard qu'on connaît
30:06et 2026
30:07la guerre en Iran.
30:09On se demande donc
30:10effectivement
30:10ces 30 années
30:11de tergiversation
30:13est-ce que ça
30:13ça a fait augmenter
30:15la facture des français ?
30:16Eh bien venez
30:16vous asseoir à table
30:19puisque je vais vous demander
30:20effectivement
30:20ce que vous feriez
30:21là maintenant
30:22si vous étiez de nouveau
30:23au gouvernement
30:24puisque vous avez été
30:25ministre de l'économie
30:26est-ce qu'il faudrait
30:27relancer l'atome
30:29dès demain
30:30aller plus fort
30:31justement pour nous rendre
30:32cette souveraineté énergétique
30:33et de ne pas dépendre
30:34dans un contexte de guerre
30:36justement des pays du Golfe ?
30:37Alors nous finançons
30:38aujourd'hui
30:38des énergies renouvelables
30:40qui ont
30:41beaucoup d'inconvénients
30:42d'abord
30:43elles sont intermittentes
30:44si il n'y a pas de vent
30:45il n'y a pas de soleil
30:46vous avez installé
30:46vous avez des installations
30:47qui ne tournent pas
30:48donc elles sont très chères
30:49et ce sont des coûts cachés
30:51deuxièmement
30:52comme vous en mettez
30:53un peu partout
30:53il faut augmenter les réseaux
30:54donc le prix
30:55des énergies renouvelables
30:57est très élevé
30:57enfin
30:59elle déstabilise
31:00le parc nucléaire
31:01parce que quand vous avez
31:02des électrons
31:02qui arrivent
31:03d'un coup de vent
31:04dans le nord
31:05d'un coup de soleil
31:06dans le sud
31:07et bien
31:07vous êtes obligé
31:08de diminuer
31:09et de moduler
31:09à la baisse
31:10la centrale nucléaire
31:11donc en fait
31:11vous avez des centrales nucléaires
31:12qui tournent au ralenti
31:13ce qui est absurde
31:14puisque c'est un parc
31:15qui est capable
31:17aujourd'hui
31:17de produire
31:18de façon pilotable
31:19et régulier
31:20stable
31:21pas cher
31:22et on est en train
31:23de remplacer
31:23des énergies
31:24pas chères
31:25abondantes
31:26d'origine nucléaire
31:28de l'électricité
31:29d'origine nucléaire
31:31qui est notre force
31:32par des énergies renouvelables
31:34hors de prix
31:35intermittentes
31:35et inefficaces
31:36donc on a un problème
31:38de choix
31:38ce que vous dites
31:39c'est qu'on est quasiment
31:40au volant
31:40d'une Formule 1
31:41et qu'on la pilote
31:42comme une mobilette
31:44alors sur justement
31:44les énergies renouvelables
31:46vous en parliez
31:47il y a eu un rapport
31:48de la Cour des comptes
31:49qui a été sorti
31:50il y a deux jours
31:51qui dit que effectivement
31:52l'Etat a déjà dépensé
31:5426,3 milliards de dollars
31:56entre 2016-2024
31:587 milliards en 2025
31:5987 milliards d'euros
32:01pardon
32:02excusez-moi
32:02on oublie le dollar
32:03sur ce plateau
32:05depuis le début
32:05et la Cour des comptes
32:06le rapport est sans appel
32:07ces énergies sont
32:08coûteuses
32:09inégales
32:10et imprévisibles
32:12alors il y a un homme
32:13qui le dit
32:13depuis des années
32:14c'est l'ancien patron
32:16d'EDF
32:17il connaît
32:17chaque créateur
32:18chaque mégawatt
32:19chaque décision politique
32:21qui a bradé
32:21notre souveraineté énergétique
32:23c'est Henri Proglio
32:24qui va venir nous rejoindre
32:26pour votre face-à-face
32:27Arnaud Montebourg
32:29il arrive
32:30alors on dit face-à-face
32:31mais on devrait plutôt dire
32:32finalement côte-à-côte
32:34puisqu'avec monsieur Proglio
32:37bonsoir monsieur
32:38c'est le président
32:40ancien PDG de Veolia
32:42ancien PDG d'EDF
32:43on peut le dire
32:44le plus grand électricien au monde
32:45vous tirez la sonnette
32:46depuis des années
32:48et ce soir
32:48vous n'êtes donc pas face
32:50à Arnaud Montebourg
32:51mais finalement côte-à-côte
32:53puisque
32:53on n'est pas obligé
32:54de faire des face-à-face
32:55on n'est pas obligé
32:56de faire des face-à-face
32:56on peut aussi faire des côte-à-côte
32:57pourquoi d'abord
32:58je voudrais rendre hommage
32:58monsieur Proglio
32:59monsieur Proglio
32:59était nommé
33:00président du DEF
33:01quand moi j'ai été nommé
33:02ministre de l'industrie
33:04et donc un peu de l'électricité
33:06et il avait été nommé
33:07par monsieur Sarkozy
33:08moi j'avais été nommé
33:09par monsieur Hollande
33:10et nous nous sommes rencontrés
33:12pour défendre
33:12la fée électricité
33:14comme moyen
33:15de notre puissance économique
33:16et productive
33:17et je veux rendre hommage
33:18parce qu'il a fait des choses
33:20qui fait qu'il a
33:21je suis très fier qu'il porte
33:23la belle légion d'honneur
33:24qu'il porte à la boutonnière
33:26c'est un patriote
33:27qui a défendu
33:27notre appareil industriel électrique
33:31et je suis très heureux
33:32de pouvoir lui donner la parole
33:33et bien on se sent mieux là
33:34monsieur Proglio
33:35non bon
33:36en tout cas on vous reçoit
33:36dans un contexte de guerre
33:38où effectivement
33:39le baril frôle
33:41les 120 dollars
33:42où la facture du gaz
33:44a augmenté hier
33:44de 35%
33:45et où les français
33:46sont très très inquiets
33:47alors pour l'instant
33:48le gouvernement dit non
33:49à toute politique du chéquier
33:51mais est-ce que vous pensez
33:52qu'effectivement
33:53ça va être nécessaire
33:54pour protéger les français
33:57ou on peut s'en sortir ?
33:59On s'en sortira de toute façon
34:00le sujet n'est pas de savoir
34:02si on peut s'en sortir
34:03le problème c'est
34:04comment peut-on s'en sortir
34:05sans faire trop
34:06contribuer aux français
34:08à la solution
34:09qui sera trouvée
34:11la situation financière
34:12de la France
34:13comme le disait
34:14Arnaud Montebourg
34:15tout à l'heure
34:15ne permet pas
34:16de faire de grands larges
34:17et de grandes évolutions
34:23on a fait beaucoup d'erreurs
34:24au cours des 15 dernières
34:25ou 20 dernières années
34:26on le paie très cher
34:27aujourd'hui
34:28Monsieur je vous demande
34:28de ne pas toucher le micro
34:29parce que ça grésille
34:31sur votre voix
34:31Pardonnez-moi
34:32et donc on paie aujourd'hui
34:34en partie les erreurs du passé
34:36c'est clair
34:40en ce qui concerne le gaz
34:41et le pétrole
34:42je serais plus modeste
34:44que en ce qui concerne
34:44l'électricité
34:45pour autant
34:46j'ai souvenir
34:47d'une réglementation thermique
34:49en 2009
34:51qui s'appelait
34:52la RT 2012
34:56dans laquelle
34:56le gaz a été décrété
34:58comme énergie essentielle
35:00pour tout l'habitat français
35:01et depuis 2012
35:03on n'a pas corrigé le tir
35:04c'est-à-dire que
35:04la réglementation thermique
35:06reste fondamentalement
35:08axée sur le gaz
35:08on a tourné le dos
35:09à l'électricité
35:10à cet égard
35:10donc on s'est rendu
35:11encore plus dépendants
35:12du gaz
35:12sur la situation actuelle
35:14monsieur Proglio
35:15avant de rentrer
35:16justement dans les solutions
35:17est-ce que vous voyez
35:18se dessiner
35:19une guerre
35:20des hydrocarbures
35:21avec des chocs
35:22qui peuvent s'étaler
35:23sur des mois
35:23ou des années
35:25oui c'est une évidence
35:27c'est une évidence
35:29bien sûr
35:30mais on le savait
35:32enfin quelle que soit
35:33la situation
35:33alors il y a des situations
35:34plus ou moins
35:36je dirais
35:38critiques
35:38et la situation actuelle
35:40où on a au fond
35:42coupé toute relation
35:43avec la Russie
35:44où on est au fond
35:45aujourd'hui
35:45face à une situation
35:46où le Golfe
35:46est immobilisé
35:47par la guerre
35:51entre l'Iran
35:52et Israël
35:53et plus les Etats-Unis
35:55est une situation
35:56qui ne doit rien
35:58au hasard
35:58donc au fond
36:00on s'est installé
36:00dans cette situation
36:04donc il aurait fallu
36:05effectivement
36:08privilégier
36:09les modes énergétiques
36:13qui au fond
36:14nous rendaient
36:15autonomes
36:16l'électricité
36:17était
36:17à l'évidence
36:19une de ces solutions
36:21et pour aller
36:22dans votre sens
36:23monsieur le président
36:24je vois
36:25que nous taxons
36:27aujourd'hui
36:28l'électricité
36:29beaucoup plus
36:29que le gaz
36:30par exemple
36:31ce sont des choix
36:32politiques
36:32aujourd'hui
36:33de fiscalité
36:33donc vous utilisez
36:35l'électricité
36:35qui est pourtant
36:36notre atout
36:37vous êtes taxé
36:39vous utilisez le gaz
36:39que nous importons
36:40dont on n'arrive pas
36:41à se débarrasser
36:42vous l'êtes moins
36:43donc ça c'est un des exemples
36:45de la difficulté
36:47et nous en avons
36:48comme ça
36:49un certain nombre
36:49quelle est votre position
36:51sur la compétition
36:53aujourd'hui
36:54non pas idéologique
36:55mais technique
36:56entre les énergies
36:58renouvelables
36:58et le parc nucléaire
36:59il faut que vous nous expliquez ça
37:01pour que les français
37:01comprennent le problème
37:02que ça pose
37:04on va de nouveau
37:05faire la critique
37:07que je suis un ennemi
37:08du renouvelable
37:09un ennemi du renouvelable
37:11je trouve qu'en France
37:12on n'en avait pas besoin
37:14si je devais résumer
37:15la situation
37:16de manière extrêmement simpliste
37:18au début du 21ème siècle
37:20il n'y a pas si longtemps
37:20que ça
37:21il n'y a pas plus de 20 ans
37:22on avait l'énergie
37:23la manchère d'Europe
37:24on était déjà
37:25exportateur d'énergie
37:26on a un parc nucléaire
37:27de 58 réacteurs nucléaires
37:29à l'époque
37:29on était excédentaire
37:32en production d'énergie
37:32on avait un parc hydraulique
37:34qui faisait référence
37:36dans le monde entier
37:36et s'y ajoutait
37:38un contrat de service public
37:39qui au fond était
37:43une forme de référence française
37:44partout dans le monde
37:45qu'est-ce que c'était
37:46le contrat de service public
37:47qui a été inventé en 1946
37:48par le gouvernement d'époque
37:49c'était une forme
37:52d'engagement
37:53d'égalité de tous
37:54devant l'énergie
37:55c'est-à-dire que
37:56vis-à-vis en tout cas
37:58de l'électricité
37:58tout français
37:59quelles que soient ses conditions
38:00quelles que soient
38:01son lieu de résidence
38:02avait droit
38:03avec la même qualité
38:04de service
38:05à l'électricité
38:06au même prix
38:08et ce prix
38:09était le plus faible
38:09d'Europe
38:11on est au défi
38:11des années de billes
38:13et c'est cet avantage
38:14quand même
38:15qu'on a trouvé le moyen
38:16de bazarder
38:16quand même
38:17alors oui
38:17parce qu'entre temps
38:18qu'est-ce qui se passe
38:20on consomme moins
38:21d'électricité aujourd'hui
38:21qu'il y a 15 ans
38:2310% de moins
38:24donc on est
38:26si on avait gardé
38:27les mêmes capacités
38:27de production
38:28encore beaucoup plus
38:29d'exportateurs
38:30qu'il y a une quinzaine
38:31d'années
38:33grâce à une entreprise
38:35qui avait été créée
38:35un garantie
38:36qui s'appelle EDF
38:37les infrastructures
38:38ont été formidablement
38:39bien entretenues
38:40qu'il s'agisse du nucléaire
38:41qu'il s'agisse de l'hydraulique
38:42ou des réseaux
38:43parce que
38:43comme j'ai lu tout à l'heure
38:45les chiffres
38:46que vous annonciez
38:481600-1700 milliards
38:50consacrés
38:51au parc nucléaire
38:51oui mais
38:51les réseaux
38:52c'est au moins
38:532000 milliards
38:53donc on a consacré
38:54à notre électricité
38:55nous les français
38:56à peu près
38:573500 milliards
38:58depuis 1946
38:59en équivalent
39:01euro actuel
39:03énorme
39:03on aurait pu
39:05si on avait gardé
39:06la même stratégie
39:07la même vision
39:08aujourd'hui
39:10on devrait avoir
39:11un prix
39:12inférieur à celui
39:13qu'on avait
39:13il y a 20 ans
39:13pourquoi ?
39:14parce que
39:14l'amortissement
39:15des installations
39:16et des investissements
39:17faisaient son oeuvre
39:18alors
39:18on est au contraire
39:20en train de constater
39:21qu'on paie
39:23considérablement plus cher
39:24la même électricité
39:25pourquoi ?
39:26à cause des erreurs
39:27qui ont été commises
39:27et pas plus
39:28pas moins
39:30fallait-il rajouter
39:32des capacités de production
39:35peut-être dans le domaine
39:36des hydrauliques
39:37je n'en dis combien pas
39:38parce que c'est la seule
39:38manière qu'on a
39:39de stocker de l'électricité
39:40de manière intelligente
39:41et efficace
39:42mais le renouvelable
39:43n'était absolument
39:44pas nécessaire
39:45on a voulu
39:48se doter
39:49d'une capacité renouvelable
39:49parce que c'était
39:50la mode
39:50et parce que c'était
39:51une réglementation européenne
39:52et donc
39:53on a investi
39:54des milliards d'euros
39:55dans des subventions
39:57renouvelables
39:57dont on n'avait pas besoin
39:59qui ont considérablement
40:00enrichi des traders
40:01et qui aujourd'hui
40:03se traduisent
40:04par une inefficacité
40:05des moyens préalables
40:07c'est-à-dire qu'on a
40:08obligé le nucléaire
40:09à devenir flexible
40:10alors qu'il ne l'était pas
40:11et qu'on a été obligé
40:12d'investir massivement
40:14dans les réseaux
40:15pour augmenter
40:15la capacité des réseaux
40:16parce que cet afflux
40:18d'énergie
40:18quand on n'en a pas besoin
40:19il faut la transporter
40:21et donc
40:22voilà comment
40:23on en arrive
40:24à la situation actuelle
40:25alors on a entendu
40:26effectivement
40:27les renouvelables
40:28c'est plutôt out
40:30on parlait
40:31en tout cas
40:32bon
40:32on a bien entendu
40:33qu'effectivement
40:34c'est un petit peu
40:35un gâchis
40:38heureusement
40:38il y a maintenant
40:39quelques personnes
40:41qui font des constats
40:42la cour des comptes
40:43est là
40:43comme la cour des comptes
40:44effectivement
40:45Arnaud Montebourg
40:45rappelait tout à l'heure
40:46qu'aujourd'hui
40:47l'électricité française
40:50est indexée
40:51sur le gaz européen
40:52dans ce contexte
40:53effectivement
40:53où les raffineries
40:55du Qatar
40:56brûlent aujourd'hui
40:57où le marché du gaz
40:58s'envole
40:59est-ce que là aussi
41:00il faudrait sortir
41:01du marché électrique
41:03européen
41:04est-ce que oui ou non
41:04il faut claquer la porte
41:06est-ce que la France
41:06doit devenir autonome
41:08là aussi
41:09je vais me rendre
41:10encore
41:12particulièrement
41:12mais
41:13je le dis
41:14depuis des années
41:15le fait d'avoir
41:16indexé
41:16le prix de l'électricité
41:17sur le gaz
41:18c'est très bien
41:18pourquoi pas
41:19puisque les
41:20les européens
41:21qui nous entourent
41:22à commencer par les allemands
41:23d'ailleurs
41:23utilisent beaucoup de gaz
41:25pour fabriquer
41:25l'électricité
41:27initialement
41:28si on regarde
41:29la situation
41:31de la fin
41:32de la deuxième guerre mondiale
41:33au fond
41:33au départ
41:34la France avait
41:35pratiquement pas
41:36de ressources d'énergie
41:37c'est-à-dire
41:38pas de pétrole
41:39pratiquement pas de gaz
41:40et très peu de charbon
41:41par rapport à ses voisins
41:43il y avait des pays
41:44qui regorgeaient de charbon
41:45c'était les allemands
41:46en particulier
41:47les polonais
41:48et qui ont donc
41:49orienté toute leur stratégie
41:50énergétique
41:51sur le charbon
41:51et la limite
41:53à l'époque
41:55et puis peu à peu
41:56ils se sont rendus compte
41:56qu'effectivement
41:58la pollution
41:59qui était liée
41:59à cette ressource-là
42:01était considérable
42:02et donc
42:03ils se sont réorientés
42:03vers quoi ?
42:04le gaz
42:05le gaz russe
42:06puisqu'il était
42:07à leur portée
42:07je me souviens
42:08d'avoir
42:09personnellement
42:11initié
42:11un rapprochement
42:14avec les russes
42:15pour créer
42:15un gazoduc
42:16qui devait aller
42:16vers le sud
42:17de l'Europe
42:17qui s'appelait
42:18South Stream
42:19et on a été
42:20l'objet
42:21d'une hystérie
42:22des allemands
42:23et des américains
42:23contre nous
42:24parce que les allemands
42:24voulaient absolument
42:25que tout arrive chez eux
42:26et ça a été
42:27à l'origine
42:28de la construction
42:28de North Stream 2
42:29plutôt que de South Stream 1
42:30pour appuyer ce que vous dites
42:31quand Mme Merkel
42:32après Fukushima
42:33a fermé
42:3411 centrales nucléaires
42:35en Allemagne
42:35elle a ouvert
42:3612 centrales
42:37à charbon et à gaz
42:38c'est tout
42:40et donc
42:41les énergies renouvelables
42:42ne peuvent pas fonctionner
42:43parce que
42:44quand il n'y a pas de vent
42:45quand il n'y a pas de soleil au sud
42:46pas de vent au nord
42:47il faut qu'il y ait quelque chose
42:48qui fasse tourner
42:49l'industrie allemande
42:50et mettre de la lumière
42:51chez les allemands
42:52donc pour ça
42:53on a des centrales
42:54à gaz et à charbon
42:54et donc
42:55on a accepté
42:56d'importer ce modèle
42:58à toute l'Europe
42:59et aujourd'hui
43:00le nucléaire
43:01est en difficulté
43:02à cause de ça
43:03donc
43:03est-ce que
43:04la question posée
43:05est la bonne
43:06est-ce qu'on va continuer
43:07longtemps comme ça
43:08d'abord j'observe
43:09que la France
43:10a le pivot technique
43:12du réseau électrique
43:13européen
43:14sans la France
43:15il n'y a pas de marché
43:16européen
43:16mais
43:17elle est la perdante économique
43:19des décisions européennes
43:20donc le pivot technique
43:21il doit s'échanger
43:23contre la fin
43:24de la défaite économique
43:25de la France
43:26et donc ça
43:27c'est une négociation
43:28et pour défendre
43:29le made in France
43:30pardonnez-moi monsieur le président
43:31vous le savez mieux que d'autres
43:33il faut un tout petit peu de courage
43:35donc j'espère que ce sera
43:36dans les programmes
43:37l'année prochaine
43:38de tous les partis politiques
43:40parce que ça fait partie
43:41de ce qu'il nous faut
43:43maintenant défendre
43:44alors bien entendu
43:44c'est facile de le dire
43:45aujourd'hui
43:46maintenant
43:47mais il faut se souvenir
43:48du choc
43:48qu'a été quand même
43:50Fukushima au Japon
43:51à l'époque effectivement
43:52les français se demandaient
43:53il y avait une forme
43:54de psychose
43:55on se disait quand même
43:56qu'effectivement
43:56il y avait une dangerosité
43:58qu'il fallait qu'on se sorte
43:59du nucléaire
44:00c'était de quoi ?
44:02de la panique
44:02de la démagogie à l'époque ?
44:04c'est une erreur de jugement
44:05tout simplement
44:05d'avoir eu indexé
44:07l'analyse
44:08de ce qu'est cette énergie
44:09toutes les énergies
44:10comportent des risques
44:11les barrages peuvent céder
44:12et il y a eu des barrages
44:13qui ont cédé
44:14qui ont fait
44:14beaucoup plus de morts
44:16que l'accident nucléaire
44:17de Fukushima
44:19d'ailleurs ce qui a fait
44:20le plus de morts
44:20c'est le tsunami en soi
44:22donc on peut considérer
44:23que le risque
44:25fait partie
44:26de finalement
44:27l'organisation
44:28de la société
44:28tous les jours
44:29quand on prend sa voiture
44:30l'avion
44:31le train
44:31tous les jours
44:32on vit avec le risque
44:33donc le sujet
44:34c'est est-ce qu'on le maîtrise ?
44:35est-ce que la science
44:36est au rendez-vous ?
44:37est-ce que les process
44:38de décision
44:38nous permettent
44:39de le maîtriser ?
44:39la réponse est
44:40oui
44:41grâce à une grande entreprise
44:42comme EDF
44:43au système
44:44de l'autorité
44:46de sûreté nucléaire
44:47qui est indépendante
44:48d'ailleurs
44:48des touts de pression
44:50et qui organise
44:52j'allais dire
44:53la sécurité
44:53et protège les français
44:54donc ça
44:56c'est une erreur
44:57le jugement
44:58qui est sorti
44:59le jugement politique
45:00que madame Merkel
45:00d'ailleurs
45:01a imposé
45:02à son propre pays
45:03tout le monde
45:04s'en mord les doigts
45:05en Allemagne
45:05beaucoup de pays
45:06l'applaudissaient
45:07dès demain
45:07et on voit aujourd'hui
45:08effectivement
45:08comment l'Italie
45:09essaye de retourner
45:11au nucléaire
45:11et veut retourner
45:12à l'atome
45:13alors je vous pose
45:14la question
45:14à tous les deux
45:14est-ce que
45:15ces 30 ans
45:16de tergiversation
45:17est-ce que c'est
45:18réparable
45:19est-ce qu'on peut
45:19retrouver effectivement
45:20notre souveraineté
45:21pour en temps de guerre
45:23justement
45:24dans les pays du Golfe
45:25dans le Moyen-Orient
45:26pour ne pas finalement
45:27être des victimes
45:28collatérales
45:29toujours
45:30monsieur Proglio
45:32alors il est difficile
45:33de répondre
45:34par où
45:34ou pendant
45:34à la question
45:35au fond
45:36on a encore
45:36une grande compétence
45:39dans le domaine
45:40du nucléaire
45:41on a beaucoup perdu
45:42au cours des 20 dernières années
45:44à la fois
45:45par la fermeture
45:46de certains réacteurs
45:48par la fermeture
45:49de certains réacteurs
45:50expérimentaux
45:51qui ont été
45:52trop rapides
45:53par la démobilisation
45:55du pays
45:56vis-à-vis du nucléaire
45:57le mot d'ordre
45:58qui était
45:58le nucléaire
45:59c'est sale
46:00il faut arrêter
46:00il faut baisser
46:02passer à 50%
46:03et encore
46:04doit mouiller
46:06et on disait
46:07à nos ingénieurs
46:08enfin
46:08pourquoi est-ce que
46:10vous allez
46:10aller dans une entreprise nationale
46:12vous êtes mal payé
46:13vous allez aller
46:14dans un métier
46:14qui n'a pas d'avenir
46:16et donc
46:17vous pourriez avoir honte
46:19évidemment
46:19la machine à recrutement
46:21ne s'est pas emballée
46:22et entre temps
46:23on perdait
46:24du fait
46:25au pire des âges
46:28toute la génération
46:29de ceux
46:29qui avaient construit
46:30le parc nucléaire français
46:31qui sont partis
46:31à la retraite
46:32au cours de ces années
46:33est-ce qu'on s'est affaiblis
46:35oui
46:36considérablement
46:37est-ce qu'on s'est affaiblis
46:39définitivement
46:39j'espère que non
46:40mais
46:41est-ce que c'est rémédiable
46:42oui
46:42oui
46:43mais pas tout de suite
46:44on n'a aujourd'hui
46:45pas de réacteurs
46:46susceptibles d'être construits
46:47et compétitifs
46:48on a
46:49on a des
46:50des défutes à vaincre
46:51oui la France
46:52s'en relèvera
46:53mais il faut
46:54il faut
46:55pour ça
46:56mobiliser
46:57toutes les énergies
46:58et puis participer
47:00à l'aventure
47:00du nouveau nucléaire
47:01là où il se construit
47:02c'est-à-dire
47:02essentiellement
47:03à l'international
47:03et notamment
47:04dans les pays asiatiques
47:05et dans les pays du Golfe
47:06je voudrais signaler
47:07pour appuyer
47:08ce que vient dire
47:09monsieur Proglio
47:10c'est quand il y a eu
47:11la crise
47:13des centrales
47:14qui était en panne
47:15la crise
47:16dite
47:16de la corrosion
47:17sous contrainte
47:18quelque chose comme ça
47:19si je ne m'abuse
47:21et bien
47:21EDF
47:22en quelques mois
47:24a mobilisé
47:25des soudeurs du monde entier
47:26pour changer les pièces
47:27et nous avons fait
47:28en France
47:29l'admiration du monde entier
47:30parce que EDF
47:32en très peu de temps
47:33a montré son aptitude
47:34à remettre en service
47:35quand même
47:36un nom important
47:37de réacteurs
47:37qui en effet
47:38avait été frappé
47:39par une pièce d'usure
47:41qu'il fallait absolument changer
47:42et la filière
47:43s'est mobilisée
47:44et tout le monde
47:46a réussi ce défi
47:47et aujourd'hui
47:48tout le monde est fier
47:49on peut vous dire
47:49donc on a
47:50toute cette force
47:51qui est en nous
47:52donc il faut la valoriser
47:53et continuer à investir
47:55alors on a aussi
47:55l'expertise
47:56de monsieur Proglio
47:57justement si vous aviez
47:58un conseil
47:58à donner
47:59au gouvernement
48:00dans ces prochains mois
48:02dans ces prochaines années
48:03peut-être
48:04dans ce contexte
48:05de guerre
48:05en Iran
48:06pour ne pas
48:07que la facture énergétique
48:08des français explose
48:14je me garderais bien
48:15de donner des conseils
48:16à qui que ce soit
48:16et notamment au gouvernement
48:17d'ailleurs il ne serait pas suivi
48:18mais
48:21moi je crois que
48:23vous savez
48:23ce sujet est un sujet
48:24de long terme
48:24c'est un sujet
48:26d'anticipation
48:27et de stratégie
48:27c'est pas un sujet tactique
48:29on ne va pas
48:30mobiliser les gens
48:31et échanger les données
48:32du jour au lendemain
48:33mais
48:34il faut se mettre à l'abri
48:35de ce genre d'événements
48:36pour se mettre à l'abri
48:38ça fait très longtemps
48:39que je pense
48:40qu'il faut
48:41redonner au nucléaire
48:42ces lettres de noblesse
48:44réinvestir dans l'hydraulique
48:45de manière à donner
48:47à ce pays
48:49les avantages
48:50les caractéristiques
48:51et au fond
48:51les atouts
48:54dont ils disposent
48:55et puis
48:56il faut penser
48:58je dirais
48:59notre politique énergétique
49:01notre stratégie énergétique
49:02de manière cohérente
49:03et globale
49:04et pas uniquement
49:04par exception
49:06ou par coup de tête
49:08donc oui
49:08on peut en sortir
49:09bien sûr
49:10ça va prendre
49:11un peu de temps
49:12et il faut avoir
49:13une vision très très claire
49:14de ce qu'est notre stratégie
49:16dans ce domaine
49:16et c'est exactement
49:17ce qu'on va faire
49:17sur ce plateau
49:18Arnaud Montebourg
49:19ça sera le mot de la fin
49:21finalement
49:21on va penser le ton long
49:23parce qu'on voit
49:24qu'on paye très cher
49:25les mauvaises erreurs
49:26on ne gère pas
49:27on ne gère pas
49:27un appareil national
49:29de production d'électricité
49:32au gré de la météo
49:33ça ne marche pas
49:35il faut prendre des décisions
49:36de long terme
49:37les discuter
49:38par exemple
49:39que la programmation
49:40pluriannuelle de l'énergie
49:41n'ait même pas été discutée
49:43au Parlement
49:43je sais bien que le Parlement
49:44n'a pas de majorité
49:45et alors
49:45il peut y avoir des majorités
49:46d'idées
49:47et bien
49:48c'est un problème
49:49et par ailleurs
49:50c'est une programmation
49:51pluriannuelle
49:52qui vient d'être condamnée
49:53par l'Académie des sciences
49:54qui a dit
49:54c'est totalement incohérent
49:56donc c'est la première fois
49:57que l'Académie des sciences
49:58prend un document gouvernemental
50:00dessiné par décret
50:01en disant
50:01ce document
50:03ne vaut rien
50:03je le note
50:05et je ne m'en félicite pas
50:07Merci à Arnaud Mernemondebourg
50:09merci à monsieur Progliaux
50:11ici on pense le temps long
50:12dans Made in Mondebourg
50:13rendez-vous donc vendredi prochain
50:15dès 19h
50:16effectivement
50:17pour penser
50:17les enjeux de la souveraineté
50:19de la France
50:20dans ce contexte de guerre
50:21en Iran
50:22merci infiniment
50:23d'avoir été
50:23invité ce soir
50:25de Made in Mondebourg
50:26je passe la main
50:27à Alice Darfeuil
50:28pour le 20h de BFM
50:29restez avec nous
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