- il y a 2 mois
Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Paola Puerari pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.
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00:00Il est 19h01 sur BFN et on passe à votre nouveau rendez-vous made in Montebourg avec une question effectivement
00:06comment est-ce que la France peut retrouver sa souveraineté ? Changement de décor.
00:11Arnaud Montebourg, venez, venez me rejoindre.
00:15Merci infiniment, ancien ministre de l'économie et du redressement productif, évidemment retiré de la vie politique,
00:23je le rappelle quand même, et désormais entrepreneur dans l'agriculture, dans le nucléaire.
00:30Bon, cette fameuse question, comment allez-vous Arnaud ce soir ?
00:32Mieux que la France, Paola.
00:33Mieux que la France, toujours mieux que le monde Arnaud, j'espère.
00:37En tout cas, la question qu'on se pose dans cette émission, c'est une émission de parti pris,
00:41et il faut rappeler aux Français, c'est une émission qui va faire des choix.
00:45Oui, il faut s'engager, c'est un engagement, moi-même je suis un engagé, je l'ai été toute
00:49ma vie,
00:50je l'ai été politiquement, mais je suis sur le plan entrepreneurial, relocaliser des filières,
00:56se remettre à produire en France, finalement le Made in France, c'est un engagement qui peut concerner tous les
01:01Français,
01:02parce que c'est ce qui assurera la fin de mois de tous les Français.
01:05Donc finalement, le consommateur, le distributeur, l'agriculteur, l'industriel,
01:10tout le monde doit s'intéresser à ce qui doit être pour moi une cause nationale et transpartisane.
01:16Bien sûr qu'il y a des choses à discuter, on va en discuter ici,
01:19et il y a surtout des solutions, et c'est une émission de solutions.
01:24Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas toujours se plaindre,
01:27il faut aussi aller chercher la manière de résoudre nos problèmes, et nous en avons quelques-uns.
01:32Alors, quelques-uns, je ne vous le fais pas dire,
01:34quelques-uns qui concernent la guerre en Iran,
01:36où on voit bien notre dépendance aux énergies fossiles,
01:40ces possibles inflations, ça sera l'objet de ce grand dossier,
01:42dans un instant on va se demander effectivement si avec la facture énergétique qui va augmenter,
01:46on va aller vers une vague de faillites, il y aura aussi les génies du Made in France,
01:50avec peut-être des drones français qui vont aller voler jusqu'en Ukraine, jusqu'au Moyen-Orient,
01:55mais d'abord, c'est votre semaine, Arnaud Montebon,
01:58et on va parler de la venue en France de Marco Rubio, le chef de la diplomatie.
02:02Alors, un mois après la guerre, le voilà, donc, il a atterri pour le G7,
02:07avec une mission, convaincre les alliés du G7 du bien-fondé de la stratégie américaine en Iran.
02:13Anglaire, il veut vendre une guerre dont personne ne veut, écoutez-le.
02:20Ce pays a représenté une menace pendant 47 ans.
02:24Ce régime a tenté de tuer et a tué des Américains partout dans le monde pendant 47 ans.
02:29Nous avons un président qui n'allait pas laisser cela se poursuivre impunément.
02:32Mais l'Iran était déjà affaibli.
02:34Quand nous en aurons fini avec eux, dans les prochaines semaines,
02:37ils seront plus faibles qu'ils ne l'ont jamais été dans l'histoire récente.
02:41Voyez ce qu'ils sont capables de faire avec les armes dont ils disposent.
02:43Ils attaquent des ambassades, prennent pour cible des hôtels,
02:46tentent de tuer des civils et s'en prennent à tous leurs voisins.
02:50Imaginez juste si ces fanatiques radicaux possédaient l'arme nucléaire et menaçaient le monde avec.
02:58Voilà Marco Rubio qui a l'air plutôt confiant.
03:00Donald Trump hier disait « nous avons anéanti l'Iran »,
03:04mais on a quand même l'impression d'un enlisement.
03:06Comment est-ce que Donald Trump peut sortir de ce bourbier ?
03:08Ça devait être une petite excursion.
03:10Je cite le président Donald Trump.
03:12Ça ressemble quand même à un fiasco.
03:14Car les MOLA ont pris le contrôle d'Hormuz,
03:18qui est l'artère principale de l'économie mondiale,
03:21et font du chantage auprès de tout le monde.
03:22Ils ont pris le contrôle du nombre de bateaux qui passent.
03:24Ils en ont laissé passer 26.
03:26Et à chaque fois, ils raquettent.
03:27Ils demandent 2 millions pour réparer les dégâts des bombes de M. Trump.
03:31Et finalement, ils ont pris le contrôle de la situation.
03:34Ils contrôlent et maîtrisent le temps.
03:36Et ils sont en situation de dicter les conditions de la sortie de guerre.
03:40Puisque Donald Trump est en difficulté dans son propre pays.
03:43Il n'est pas soutenu.
03:43Il n'a pas d'allié.
03:45Et il se retrouve dans l'obligation soit de se retirer piteusement,
03:49qui serait une sorte de ridiculisation mondiale,
03:53soit de faire semblant qu'il a gagné,
03:56tout en continuant.
03:57Et le risque,
03:58c'est deux solutions qui sont également mauvaises.
04:01Le risque, c'est l'enchaînement meurtrier.
04:03Donc, est-ce qu'il va envoyer la 82e division aéroportée ?
04:07Tout cela ressemble à l'Irak,
04:10ressemble au Vietnam,
04:11ressemble à l'Afghanistan.
04:12On devait y aller pour 15 jours
04:14et on y est resté 20 ans,
04:168 ans, 10 ans, 18 ans.
04:18Je crois que c'est l'Irak.
04:19Donc, quand Marco Rubio dit,
04:21il y a une heure,
04:22dans deux à quatre semaines,
04:24c'est fini,
04:25vous n'y croyez pas ?
04:26En tout cas,
04:26le gouvernement aux Etats-Unis
04:28va être obligé d'accepter
04:30les conditions de l'Iran
04:31et l'Iran va faire payer très cher,
04:33je crois.
04:33Parce que M. Trump,
04:35qui joue peut-être très bien au golf,
04:36il joue très mal aux échecs,
04:37il a deux coups de retard.
04:38Et les Iraniens ont loué le faible au fort
04:41et se retrouvent en situation
04:42de pouvoir obtenir de M. Trump
04:44des choses que les Israéliens vont refuser.
04:47C'est-à-dire, par exemple,
04:49des garanties sur l'absence
04:50de nouvelles attaques futures.
04:52Donc, en fait,
04:53il a renforcé les mollards.
04:54Et c'est ça qui est en train de se passer.
04:56Il a renforcé les mollards.
04:58Il a renforcé aussi Vladimir Poutine
04:59puisque, effectivement,
05:00il y a un instant,
05:01il disait peut-être que les armes
05:02que l'Amérique donnait à l'Ukraine
05:04vont être transférées vers l'Iran.
05:07Comment est-ce que vous trouvez
05:08l'Union européenne ?
05:10Est-elle à la hauteur ?
05:11Déjà,
05:13on peut se dire,
05:14de manière générale et structurelle,
05:16si on fait un bilan de l'Union européenne,
05:17parce que tous les Français,
05:18tous les Européens
05:19se posent cette question.
05:20Qu'est-ce qui se passe
05:22avec l'Union européenne
05:23dans le chaos géopolitique
05:25qui est en train de nous saisir
05:26et de nous bousculer ?
05:29Catastrophe énergétique.
05:30Les prix sont deux fois plus chers
05:31qu'aux États-Unis,
05:32trois fois plus chers que la Chine.
05:36Incapacité de lutter
05:37contre la désindustrialisation.
05:39Nous sommes, nous-mêmes,
05:40une colonie numérique des États-Unis.
05:42Si vous regardez sur tous les sujets,
05:44je ne vous parle pas
05:44des questions migratoires,
05:46où l'Europe a été incapable
05:47de gérer nos frontières communes.
05:49Donc, si vous mettez tous ces éléments,
05:50vous dites,
05:51est-ce que vous croyez
05:52qu'on va faire l'Union européenne
05:54de la défense ?
05:54La réponse est certainement pas.
05:56D'abord, parce que l'Union européenne
05:58de la défense,
05:59c'est l'OTAN.
06:00Et l'OTAN, aujourd'hui,
06:01est mise à mal
06:02par le premier des cotisants,
06:06c'est-à-dire les États-Unis d'Amérique.
06:07Donc, nous sommes maintenant
06:08dans une situation
06:09où on peut se dire
06:10qu'il n'y aura pas
06:11d'Union européenne de la défense.
06:12J'ai regardé,
06:13nous avons 27 armées,
06:1527 équipements différents.
06:16L'Union européenne utilise
06:1717 types de chars différents
06:19et 20 types d'avions de chasse différents.
06:21Donc, moi, je vais vous dire,
06:22je crois en une seule chose.
06:24Je crois, d'abord,
06:26dans la souveraineté nationale
06:27de chacun des pays,
06:28ce qui est normal,
06:29en matière de défense.
06:31Il ne faut pas demander
06:31aux autres de vous défendre.
06:33On le fait d'abord soi-même
06:34en préparant la défense
06:36de ses intérêts.
06:37Et la France
06:38est le seul pays
06:39de l'Union européenne
06:40qui dispose
06:41de la panoplie complète
06:42des armements,
06:43de la dissuasion nucléaire,
06:44au spatial,
06:45en passant par le naval
06:46et les équipements de chasse.
06:48Donc, vous n'y croyez pas ?
06:49Vous ne croyez pas
06:49qu'à 27, ça peut marcher ?
06:50Alors, ce qui m'a amusé,
06:52c'est que j'ai vu dernièrement
06:53qu'on a sorti
06:54beaucoup d'acronymes,
06:55c'est-à-dire le SAFE,
06:56l'ÉDIP, l'ÉDIREPA,
06:57énormément de choses
06:58pour illustrer l'Europe
06:59de la défense.
06:59Il y a un autre acronyme,
07:01c'est le SCAF.
07:02Alors, le SCAF, c'est quoi ?
07:03C'est l'avion de combat
07:04franco-allemand du futur
07:06qui a été lancé en 2017,
07:08estimé quand même
07:08à 100 milliards d'euros
07:09et aujourd'hui
07:10dans une quasi-impasse.
07:11Il y a une déclaration
07:12de Friedrich Schmerz,
07:13le chancelier allemand,
07:14qui m'a marqué.
07:15Il dit
07:16« Les Français ont besoin
07:17d'un avion capable
07:18d'atterrir sur un porte-avion,
07:20mais nous,
07:21nous n'en avons pas besoin. »
07:22C'est-à-dire qu'il dit la vérité,
07:24des milliards dépensés,
07:25toujours pas d'avion,
07:26finalement,
07:26l'Europe de la défense.
07:27Est-ce que ce n'est qu'une promesse ?
07:28Est-ce qu'on devrait faire
07:29le SCAF seulement
07:31avec la France ?
07:32Moi, je pense qu'il faut faire
07:33le rafale amélioré
07:34et abandonner le SCAF.
07:39Les intérêts politiques,
07:41autant, pas autant,
07:42la France est indépendante
07:43de l'OTAN
07:44vis-à-vis de ses armements,
07:45maîtrise ses technologies
07:46et ses systèmes de combat.
07:47Il est hors de question
07:48de les mettre
07:50dans la main de l'OTAN.
07:51C'est ce que veut l'Allemagne.
07:52La France exporte des armements.
07:53L'Allemagne refuse
07:54de les exporter.
07:55Donc, nous sommes divergents.
07:56Donc, pourquoi vouloir
07:57s'acharner ?
07:58Je pense qu'en effet,
07:59vu les succès du rafale,
08:01d'ailleurs,
08:01nous sommes les seuls.
08:02Les Allemands ne savent pas
08:03faire un avion de combat seul.
08:04Ils n'ont jamais fait.
08:05La France, c'est le faire.
08:06Donc, la France doit faire
08:08le rafale plus plus XXL.
08:10On arrête les partenariats européens ?
08:12Non, pas les partenariats.
08:13Celui-là, il faut l'abandonner.
08:15Celui-là, il ne marche pas.
08:15Il ne marche pas.
08:16Il ne marche pas.
08:16D'ailleurs, c'est toujours mieux.
08:17Vous savez, avoir un avion
08:18avec une tête de chèvre
08:20et un arrière d'éléphant,
08:21ça ne peut pas marcher.
08:22En revanche,
08:23si c'est un léopard
08:25fabriqué des airs,
08:26fabriqué par Dassault,
08:29je sais que ça marchera.
08:29D'ailleurs, regardez le sujet.
08:31Les pays européens
08:32commencent à se tourner enfin
08:33vers le rafale.
08:34C'est donc que nous sommes capables
08:35de le faire.
08:36Ce SCAF, il sera français.
08:38F, ce sera français.
08:39F.
08:40Le F de SCAF.
08:41Alors, on va parler du bouclier tarifaire.
08:45On a vu comment l'Italie,
08:46en 24 heures, finalement,
08:47a lâché 25 centimes à la pompe.
08:49L'Espagne, la Grèce,
08:51tout le monde a sorti
08:52la politique du chéquier.
08:53Mais la France,
08:54il y a quelques heures,
08:55a annoncé effectivement des aides,
08:56mais ciblées, sectorielles,
08:58bref, des aides
08:58qui ont l'air d'être bricolées.
09:01Nous mettons en place
09:03une aide exceptionnelle,
09:04mensuelle,
09:05sous la forme d'une aide forfaitaire
09:07par véhicule
09:08pour soutenir les TPE et PME
09:11les plus en difficulté.
09:14Cette aide est concrète.
09:16Elle équivaut à 20 centimes par litre
09:19pour les entreprises de transport
09:20les plus fragilisées par la crise.
09:23Par un dispositif de soutien
09:25pour un coût total
09:26de 5 millions d'euros
09:27pour une durée de un mois.
09:30Ce soutien prendra
09:31la forme d'un remboursement
09:32sur facture
09:33à hauteur de 20 centimes
09:34par litre de carburant.
09:36Le gouvernement a décidé
09:37de renoncer
09:38pour le mois d'avril
09:39au prélèvement
09:40de tout droit d'accise
09:41sur le gasoil
09:42non routier agricole
09:43conformément
09:44à la réglementation européenne
09:46sur les droits d'accise.
09:48Cet effort budgétaire
09:49de 14 millions sur le mois
09:51sera visible immédiatement.
09:54La Commission européenne
09:55doit prendre sa part
09:56de responsabilité
09:57et nous appelons
09:59à la suspension
09:59ou à la neutralisation
10:01de cette taxe
10:02pour les engrais.
10:03Bon, on voit bien
10:04des aides au cas par cas.
10:06Est-ce qu'il n'aurait pas fallu
10:07les généraliser
10:08finalement pour tous les Français ?
10:10Est-ce que vous pensez
10:11comme Marine Le Pen
10:11que l'État profite
10:13de cette crise ?
10:14Alors je ne suis pas
10:14que l'État profite
10:15de la crise
10:16même si la TVA
10:17est indexée
10:17sur la hausse du prix
10:18qui peut être d'ailleurs
10:20partiellement compensée
10:21par la diminution
10:21de la consommation.
10:22Donc on ne sait pas
10:23si l'État profitera
10:25de la crise.
10:25Donc vous n'êtes pas d'accord
10:26avec le Rassemblement national ?
10:27C'est Marine Le Pen
10:28qui disait finalement
10:29qu'il y a une sorte
10:30de raquette.
10:31Non mais je ne suis pas d'accord
10:33parce que ça n'est pas constaté
10:34pour l'instant.
10:35Peut-être que ce sera le cas
10:36si les prix s'envolent
10:37et que la TVA
10:38a un effet multiplicateur.
10:39Là, oui.
10:40Et que tout le monde
10:41va être obligé
10:41de consommer les centres
10:42parce que ce sont
10:42des dépenses obligatoires
10:43pour les ménages
10:44et les entreprises.
10:45Donc ça, pour le moment,
10:46c'est un peu excessif
10:47de le dire
10:48si je peux me permettre.
10:49Néanmoins,
10:50la question qui est posée,
10:51c'est est-ce qu'on a
10:52les moyens
10:52de faire une aide généralisée
10:54aveugle
10:55pour tout le monde
10:57y compris pour des gens
10:58qui n'en ont pas besoin ?
10:59Parce qu'il est là le sujet.
11:00Les entreprises
11:00qui sont concernées
11:01agriculture, pêche,
11:04transport routier,
11:05eux, ils sont dans la NAS
11:06parce qu'ils ont
11:07des augmentations
11:07qui les obligent
11:09à arrêter l'activité
11:10parce qu'ils ne pourront pas
11:10faire face
11:11à leur coût de production
11:12et donc ils fermeront.
11:14Donc là,
11:14il y a des risques
11:15de faillite.
11:16Donc ça,
11:16il faut effectivement
11:17faire des aides ciblées.
11:18Est-ce que les mécanismes
11:19sont convaincants ?
11:20Je laisse le soin
11:21aux organisations professionnelles
11:22d'en faire la critique.
11:23J'ai l'impression
11:24que ça n'a pas l'air
11:24de convaincre.
11:25Mais si vous voulez,
11:26c'est la seule politique possible.
11:28Soyons raisonnables.
11:29Pourquoi ?
11:30Parce que la France
11:30n'a pas les moyens
11:31finalement d'autre chose.
11:32Eh bien,
11:33nous avons été cigales,
11:35nous sommes obligés
11:36d'être fourmis.
11:38Jean Covici
11:39qui est venu ici
11:40il y a 15 jours
11:41disait
11:4210 milliards,
11:43c'est ce que coûterait
11:44une aide généralisée
11:45pour tout le monde
11:46à la pompe.
11:47Avec 10 milliards,
11:47c'est un porte-avions,
11:48je le répète.
11:49C'est quand même
11:49un porte-avions
11:50qui part en fumée
11:50en quelques mois.
11:51C'est aussi
11:52un million de personnes
11:53qui peuvent accéder
11:54aux véhicules électriques
11:55en leasing social.
11:56Je rappelle
11:57qu'à 95 euros par mois
11:59de leasing social,
12:01la R5 Renault électrique
12:03fabriquée à Douai,
12:04Made in France,
12:06elle,
12:07coûte 38%
12:08moins cher
12:09en prix total chargé
12:11pour l'utilisateur
12:13et le propriétaire
12:14en leasing
12:15qu'une cliothermique.
12:16Donc en fait,
12:17il faut s'attaquer
12:19à la dépendance individuelle
12:21et des entreprises
12:22sur les flottes
12:23de véhicules
12:25à la dépendance
12:26aux fossiles.
12:26Bien sûr,
12:27mais quand je me mets
12:28à la place d'un Français
12:28finalement qui lit la presse
12:30ce matin
12:30et qui apprend
12:31que le déficit
12:31a reculé,
12:32ce n'est plus que 5,1%
12:34du PIB en 2025,
12:36Sébastien Lecornu parle
12:37d'une méthode qui pèse,
12:38qu'il ne se dit pas
12:38« Tiens,
12:39il y a une cagnotte finalement,
12:40on pourrait m'aider
12:41pour mon prix à la pompe ? »
12:43Je ne vois pas
12:43de cagnotte
12:44dans un déficit,
12:45il y a encore 5,1%,
12:46c'est-à-dire
12:47quelques milliers
12:49de milliards
12:50à rembourser.
12:51Et par ailleurs,
12:52ça pèse
12:52sur les marges
12:53de manœuvre budgétaires
12:53puisque à chaque fois
12:54que le déficit
12:56très fort
12:57produit
12:57avec des hausses
12:58de taux d'intérêt
12:59qui sont à prévoir,
13:00nous pouvons penser
13:01que la charge d'intérêt
13:02qui est déjà
13:03le premier budget
13:03de l'État
13:04aujourd'hui,
13:05devant l'éducation nationale,
13:06la défense,
13:06c'est aussi considérable,
13:09ça c'est de l'argent
13:10qui part,
13:10les Français paient
13:11des impôts
13:12pour ça.
13:13Voilà,
13:13donc ça c'est pas possible.
13:14Arnaud,
13:14le poids des mots,
13:15on a entendu Roland Lescure
13:16en début de semaine,
13:17mardi,
13:18parler d'un choc pétrolier
13:19puis 24 heures après,
13:20il y a eu rétro-pédalage
13:22effectivement.
13:22À votre avis,
13:23est-ce qu'il s'annonce
13:24devant nous
13:24que c'est un choc pétrolier ?
13:26On ne sait pas encore,
13:27nous n'y sommes pas.
13:28Quand on regarde
13:29ce qu'est un choc pétrolier,
13:30d'abord c'est un baril
13:31à 150 dollars,
13:33c'est une diffusion
13:36à toute l'économie
13:37des hausses de prix,
13:37ce n'est pas le cas
13:38pour l'instant,
13:39et surtout des mécanismes
13:41d'enchaînement
13:41entre les prix et les salaires
13:42où là,
13:43effectivement,
13:44on est en ce qu'on appelle
13:46chute d'activité,
13:47donc vraiment
13:48une perte d'activité
13:50économique,
13:51et une inflation.
13:52Donc les deux faisant
13:54finalement couler
13:56l'activité économique
13:57et créant le chômage.
13:58Ça c'est un choc pétrolier
13:59tel qu'on les a connus.
14:00Pour l'instant,
14:01nous ne sommes pas là,
14:01il faudrait qu'on ait
14:03ces événements-là
14:04qui se produisent
14:06et qu'on les ait
14:08en face de nous
14:09pour le constater.
14:10Donc c'est prématuré,
14:11il est possible
14:12que l'affaire d'Ormousse
14:13se dénoue
14:14si M. Trump
14:16qui lui aussi
14:16est dans la nasse
14:17avec l'inflation américaine
14:18qui repart à la hausse,
14:20sur laquelle
14:21il risque de perdre
14:22son job.
14:24Il pourrait,
14:25vous l'avez dit
14:26la semaine dernière,
14:27être impitché,
14:28enfin empêché en tout cas,
14:30et effectivement
14:30s'enliser
14:31dans ce bourbier
14:32de l'Iran.
14:33Alors vous l'avez dit,
14:34effectivement,
14:34il pourrait y avoir
14:35une grosse inflation
14:36et même une vague de faillite.
14:37C'est notre grand dossier du jour,
14:39justement,
14:40avec la guerre en Iran.
14:40Est-ce qu'on doit s'attendre
14:41à une faillite en série ?
14:43L'INSEE l'a dit cette semaine ?
14:45Les désordres du monde
14:46s'apprêtent à percuter
14:47l'économie française
14:48via les prix.
14:49On va aller au tableau,
14:51Arnaud,
14:51si vous voulez bien regarder
14:52la très très dure réalité
14:54des chiffres.
14:55Puisqu'en fait,
14:55tout ça avait déjà commencé
14:57avant les bombardements,
14:58mais on a l'impression
14:59que la guerre en Iran
15:00va mettre finalement
15:01un coup d'accélérateur
15:03à cette vague de faillite
15:05qui a déjà commencé.
15:06Si on regarde
15:07la note conjecturelle
15:08de l'INSEE
15:09cette semaine,
15:10elle n'est pas du tout
15:11optimiste.
15:12Est-ce que vous pouvez
15:12de la décrypter ?
15:13Vous avez l'accélérateur
15:16qui est le prix de l'énergie
15:17avec les produits pétroliers
15:18qui se propagent
15:19sous forme d'inflation
15:21et nous sommes en train
15:22de retrouver les 2%.
15:242%, c'est le mandat
15:26de la Banque Centrale Européenne.
15:27Jusque-là,
15:28il n'y a pas de problème.
15:29Mais c'est une moyenne.
15:30Donc vous allez avoir
15:31des secteurs qui vont être
15:32très très durement touchés.
15:33C'est là que les aides ciblées
15:34du gouvernement
15:34peuvent être utiles
15:35et qui peuvent éviter
15:37justement l'enchaînement
15:38et la diffusion
15:39à toute l'économie.
15:40Donc pour l'instant,
15:41pas de panique.
15:42Pas de panique, vous dites.
15:44Et néanmoins,
15:45pas de croissance non plus.
15:46Quand on regarde
15:47les prévisions
15:47de la Banque de France,
15:48elles ne sont pas royales.
15:50Je crois que c'est
15:51plus 0,3%
15:53sur l'année.
15:54Ça, c'est quand même...
15:55Voilà, c'est pas une bonne
15:56croissance pour un pays.
15:57Vous savez,
15:58on a ça en moyenne
15:59depuis très longtemps.
16:00On a eu, c'est vrai,
16:01des regains.
16:02Mais franchement,
16:02on n'a pas des excellents
16:04taux de croissance en Europe.
16:05C'est d'ailleurs tout le problème
16:06de l'Union européenne
16:07et de sa promesse.
16:08C'est que nous n'avons pas
16:10été en mesure
16:11d'avoir
16:12ce qu'ont connu
16:13les États-Unis,
16:14ce que connaissent
16:15les pays émergents
16:15ou émergés
16:16comme la Chine.
16:18Donc, la France
16:19se comporte plutôt bien
16:21par rapport aux autres
16:21pays européens.
16:22L'Allemagne va afficher
16:23quand même des résultats
16:24très difficiles
16:25et eux ont perdu
16:26150 000 emplois industriels
16:28l'année dernière.
16:29Et attention
16:30à ce qui se prépare
16:31dans l'automobile
16:31qui est extrêmement préoccupant
16:33en France
16:34comme en Allemagne.
16:34Vous dites effectivement
16:35qu'on se comporte bien
16:36comparé à nos voisins européens
16:38et néanmoins,
16:39j'imagine que les Français
16:40devant leur télévision
16:40se disent
16:41mais moi,
16:41où en est-il
16:42mon pouvoir d'achat
16:43si effectivement
16:44la guerre en Iran
16:45se prolonge ?
16:46Pensez-vous qu'il y aura
16:46des répercussions
16:47pour le pouvoir d'achat
16:48des Français ?
16:49Évidemment,
16:50puisque les Français
16:50sont en première ligne
16:51sur les hausses de prix
16:52mais aujourd'hui,
16:53les industriels disent
16:54quand vous faites
16:55des enquêtes
16:56de carnet de commandes,
16:58ils disent
16:58nous n'avons pas
16:59l'autorisation
16:59de répercuter nos prix.
17:01Donc pour le moment,
17:01ce sont les marges
17:02des entreprises
17:02qui s'écoulent
17:03donc là,
17:03c'est les faillites.
17:05Et donc c'est ça
17:06le problème
17:06pour l'instant.
17:07Regardons ces chiffres
17:08puisqu'en 2025,
17:09il y a eu 70 000 défaillances
17:12et en 2019,
17:13il y en avait 51 000.
17:16C'est-à-dire
17:16qu'on a l'impression
17:16quand on regarde les chiffres
17:18que c'est plus 33%
17:20en 6 ans
17:20que les faillites
17:21dans le pays s'accélèrent.
17:22Vous avez depuis des années
17:24un pays qui est à peu près
17:26en forme normale
17:28avec un taux de croissance
17:29qui est acceptable,
17:31raisonnable.
17:31Vous avez environ
17:3250 000 à 50 000 faillites par an.
17:34Ça, c'est la normalité.
17:35C'est ce qu'on appelle
17:36la destruction créatrice
17:38des entreprises naissent,
17:39d'autres meurent.
17:40Mais là,
17:41nous sommes à 20 000 de plus.
17:44Et ça,
17:45ça ne diminue pas.
17:46Le Covid a fait baisser,
17:47c'est remonté.
17:48Et là,
17:48nous sommes dans une anormalité
17:50criante et très dangereuse.
17:52Qu'est-ce qui se passe-t-il ?
17:52Les entreprises,
17:53aujourd'hui,
17:54sont en difficulté
17:55parce qu'elles n'ont pas digéré
17:56la hausse du prix de l'électricité.
17:58Et elles doivent rembourser
17:59les dettes du Covid.
18:00Et maintenant,
18:01la vérité est là.
18:02Quand elles ne peuvent pas,
18:03elles vont au tribunal de commerce,
18:04elles sont en faillite.
18:05Et vous avez aujourd'hui
18:06une hémorragie
18:06dans les PME,
18:08les ETI
18:08qui commencent à être touchées.
18:10Et nous avons là
18:10le tissu industriel
18:12dans les territoires
18:13qui commencent à souffrir
18:14très durement.
18:15Et ça se voit très bien
18:16dans les usines
18:17puisqu'il y a évidemment
18:17plus de fermetures d'usines
18:20que d'ouvertures d'usines
18:21avec énormément de métiers
18:23qui sont menacés.
18:2410 000 emplois menacés
18:25au minimum,
18:26124 usines menacées.
18:27Et 86 ouvertures.
18:29Donc vous voyez
18:29qu'on se désindustrialise encore.
18:33Attention parce que ça,
18:34ce sont les chiffres
18:35avant les bombardements
18:36en Iran.
18:38Donc ça,
18:39c'est l'état de la situation
18:40avant les risques d'aggravation
18:42que nous venons d'essayer
18:43de mesurer ensemble
18:44sur des hypothèses
18:45et des conjectures.
18:46Donc nous avons là,
18:47devant nous,
18:49des moments difficiles
18:50à passer.
18:51Il va falloir sortir
18:52le plan hors sec
18:52comme on dit
18:54dans les moments d'urgence.
18:56Et on le voit
18:56sur ces images énormément.
18:58Venez avec moi, Arnaud,
19:00d'exemples concrets
19:01d'entreprises qui ont fermé.
19:02On pense à Brandt,
19:03on pense à Vancorex
19:04avec effectivement
19:0535 à 45 000 suppressions nettes
19:08dans l'industrie manufacturière.
19:10Vous avez été donc
19:11ministre du redressement productif.
19:14Est-ce que vous pensez
19:15que l'État est responsable,
19:17que la politique étatique
19:19a été mauvaise
19:20et que finalement,
19:21qui sont les responsables ?
19:23Vous savez,
19:23la question de la réindustrialisation,
19:26ça ne peut pas être
19:27un objet de communication.
19:28Ça doit être un objet
19:29de mobilisation nationale
19:30de tout le monde.
19:31Les banques,
19:33les supermarchés,
19:34la grande distribution,
19:35les consommateurs.
19:37Tout le monde doit participer.
19:38L'État, bien sûr,
19:39la fiscalité.
19:40Ce sont des sujets...
19:41Le prix de l'énergie,
19:43par exemple,
19:43en France,
19:44est trop élevé.
19:45Il n'est toujours pas redescendu
19:46comme il l'était en 2019.
19:48Donc, vous avez des entreprises
19:48qui tombent.
19:49Et il faut faire redescendre
19:51le prix.
19:51Encore.
19:52Et qui vont tomber
19:52si ça continue,
19:53si cette guerre en Iran continue.
19:55Vous pensez qu'on va vers
19:56une vague de faillite
19:57encore pire.
19:58Exactement.
19:58Par ailleurs,
19:59vous avez des problèmes
20:00de fiscalité.
20:00C'est-à-dire qu'en France,
20:01on taxe sa production.
20:02Alors que ce n'est pas
20:04la production qu'il faut taxer
20:05quand on a besoin de production.
20:07Au contraire.
20:09Nous avons le problème
20:10du système financier,
20:11bancaire,
20:12qui est très florissant,
20:13très flamboyant,
20:14les banques françaises.
20:15Mais que vaut-il mieux ?
20:16En Allemagne,
20:17en Italie,
20:18par exemple,
20:18qui sont des pays
20:18qui ont une solidité industrielle,
20:21vous avez une économie robuste,
20:23mais des banques
20:23qui ne sont pas
20:24celles que nous avons en France.
20:25Est-ce qu'il vaut mieux
20:27avoir des banques
20:27qui portent moins bien
20:28une économie plus solide
20:30ou une économie
20:32qui est quand même
20:32très abîmée
20:33et des banques florissantes ?
20:35C'est cette situation
20:36dans laquelle nous sommes.
20:36Les banques ne financent pas
20:37le risque économique
20:38des entreprises.
20:39Donc,
20:39il y a une réforme bancaire
20:41à faire.
20:41Donc,
20:41tout ça,
20:42c'est un travail transpartisan
20:44et sur le long terme.
20:46Et c'est un travail
20:47qui n'a pas été engagé.
20:49Et c'est ça qu'il faut faire.
20:50Et c'est ça qu'on va faire
20:51sur ce plateau
20:51puisqu'il y a un homme
20:52qui a passé 10 ans
20:53à chercher la réponse.
20:55Il est ancien conseiller
20:56industrie de François Hollande
20:58à l'Élysée.
20:59Il a travaillé à Saint-Gobain
21:00et en 2024,
21:01il a remis au gouvernement
21:02un rapport
21:04sur la réindustrialisation
21:05de la France
21:06à l'horizon 2035.
21:07Bonjour Olivier Luanzi.
21:09Merci d'être avec nous.
21:10Vous êtes professeur
21:12au CNAM,
21:12au Conservatoire des Arts et Métiers.
21:14Et ce rapport
21:15que vous avez donc
21:16remis au gouvernement
21:17n'a pas été publié.
21:19Vous en avez fait un livre
21:20« Réindustrialiser le défi
21:22d'une génération ».
21:23Arnaud,
21:23est-ce que vous pensez
21:24que ce rapport
21:25qui avait été engagé
21:26par M. Luanzi
21:27a été enterré tout simplement ?
21:28D'abord,
21:29il faut saluer le travail
21:29de M. Luanzi
21:30mais il n'a pas été publié
21:32par le gouvernement.
21:32Le gouvernement
21:33commande un rapport
21:34à M. Luanzi
21:34qui est un expert national,
21:36professeur aux Arts et Métiers
21:37et faisant une analyse
21:41et un diagnostic,
21:42faisant des propositions
21:42extrêmement vigoureuses
21:44et à l'évidence,
21:45on n'a pas voulu publier.
21:47Alors c'est M. Luanzi
21:48qui l'a publié lui-même
21:49dans son livre
21:50mais enfin quand même,
21:53pourquoi M. Luanzi
21:54ça s'est passé comme ça ?
21:55Il y avait deux raisons à ça.
21:57La première,
21:58c'est que ce rapport
21:59explicitait que très clairement
22:00l'objectif de 15% d'industrie
22:02dans le PIB,
22:03M. le ministre,
22:04moi j'aurais adoré signer ça.
22:06Il était simplement
22:06pas réaliste.
22:07On ne peut pas viser
22:09un objectif
22:10et vendre du rêve
22:11aux Français
22:11quand on veut mobiliser les gens.
22:13Il faut des objectifs
22:14ambitieux mais réalistes
22:15et là,
22:16ce n'était que ambitieux
22:17et irréaliste
22:18et ça le rapport
22:19le démontrait.
22:19Vous comprenez déjà
22:21un peu le malaise
22:22qu'il y a eu.
22:22Et puis la deuxième partie
22:23qui a vraiment bloqué,
22:25quelque chose qui après
22:25a été confirmé par la BPI,
22:27institution parmi les institutions,
22:29c'est que notre potentiel
22:30de réindustrialisation,
22:31il est pour les deux tiers
22:33dans la modernisation
22:34et le développement
22:35de notre socle industriel.
22:36c'est super de rêver
22:38de rêver à l'hydrogène,
22:39c'est super de faire
22:40des filières de batterie
22:42ou même demain
22:43d'ordinateurs quantiques.
22:44Il faut le faire.
22:45Mais ça,
22:45ça représente seulement
22:46un tiers des emplois
22:48qu'on peut refaire
22:49dans l'industrie en France.
22:50Les deux tiers,
22:51c'est consolider
22:52notre mécanique,
22:53consolider notre plasturgie,
22:55consolider notre agroalimentaire.
22:57Pendant 40 ans,
22:58on a délité
22:59notre socle industriel.
23:00Il faut aussi le reconstruire.
23:01Et dans un moment
23:02où on parlait tous
23:03de start-up
23:04et uniquement de start-up,
23:06ça a fait un petit blocage.
23:08Alors, je vais vous poser
23:08une question à tous les deux
23:10et comme ça,
23:10je vais vous laisser dialoguer
23:11entre vous.
23:12On parlait effectivement
23:13de la guerre en Iran
23:14qui pourrait avoir
23:15des conséquences majeures
23:16sur l'inflation,
23:17sur le pouvoir d'achat
23:18des Français
23:18et sur les vagues d'entreprises.
23:20Quel métier doit craindre finalement ?
23:22Est-ce que c'est le petit boulanger
23:24qui est en danger
23:24ou le grand industriel
23:26ou les deux ?
23:26À votre avis,
23:27je vous laisse la parole
23:28à tous les deux.
23:29Monsieur Luandia, allez-y.
23:30Le premier point,
23:31il est clair,
23:32c'est qu'on fait face
23:33à un choc du prix de l'énergie.
23:35Donc, ce sont les industries,
23:37ce sont les activités
23:38qui sont consommatrices d'énergie
23:39qui sont au premier rang.
23:41Elles peuvent aller
23:42du boulanger
23:43jusqu'à des industries
23:45beaucoup plus importantes
23:46et beaucoup plus grosses.
23:47Avec au milieu des PMI,
23:49je vous rappelle
23:49qu'on a des PMI
23:51de traitement de surface.
23:52On a des forges
23:53qui sont des petites
23:53et moyennes entreprises
23:54et qui, elles,
23:55sont au premier rang
23:57de ce choc.
23:57Et puis, le deuxième élément
23:59quand même,
23:59c'est que derrière ça,
24:00on a une fragilité
24:01qui a été énoncée
24:02tout à l'heure
24:03par M. le ministre
24:03de notre tissu industriel
24:05avec des marges
24:06qui ont baissé
24:07et avec une situation
24:08de fragilité.
24:09Même si ce n'est au début
24:11que les entreprises
24:12qui consomment
24:12beaucoup d'énergie
24:13qui risquent
24:14de payer la facture,
24:16ça aura un effet
24:17sur l'ensemble
24:18du tissu industriel.
24:19Et c'est ce que je crains.
24:20J'ai entendu M. le ministre
24:21dire qu'il n'y aura
24:22peut-être pas d'effet
24:23où on verra
24:25de ce qui se passe
24:26en Iran.
24:26Je pense que déjà
24:27à trois, quatre semaines
24:28de conflit,
24:29on risque,
24:31presque avec certitude,
24:32d'avoir un effet
24:33sur le tissu industriel français.
24:35La question,
24:35c'est quelle sera son ampleur ?
24:37Ça, on ne le sait pas.
24:38Il y a un effet multiplicateur
24:39sur lequel il faut
24:40que vous reveniez.
24:42c'est l'affaire
24:43de la fabrication
24:43du prix de l'électricité
24:45au plan européen
24:46qui est un multiplicateur
24:47du prix des fossiles.
24:49Alors que nous,
24:49nous avons une base installée
24:50qui est le nucléaire.
24:51Alors moi,
24:52je crois dans le nucléaire.
24:53Je suis moi-même.
24:53J'ai monté une entreprise
24:54d'équipementier dans le nucléaire.
24:56Je le dis tout à fait clairement
24:57parce que je pense
24:58que c'est l'avenir.
24:59Je l'avais dit politiquement.
25:00Je le dis comme entrepreneur
25:01aujourd'hui.
25:02Et je le dis sur ce plateau.
25:04C'est l'avenir
25:04de notre nation
25:05puisque c'est là-dessus
25:07qu'on pouvait s'appuyer
25:08dans les années 70
25:09pour résister
25:10au premier choc pétrolier.
25:11Comment se fait-il
25:12et comment se fait-il
25:13que la France
25:13n'ait pas décroché
25:14du système de formation
25:16des prix européens
25:17comme a pu l'obtenir
25:19l'Espagne et le Portugal ?
25:21Parce qu'on ne l'a pas demandé
25:22réellement,
25:22tout simplement.
25:23Parce qu'on n'a pas voulu
25:24faire ce combat
25:25avec Bruxelles.
25:26Nous avons une base installée
25:2780 à 90%
25:29de notre électricité
25:30produite par le nucléaire
25:31qui est très peu dépendant
25:33du gaz et du pétrole.
25:34Mais néanmoins
25:35dans le grand marché européen,
25:37ce qu'on appelle
25:38le coût marginal
25:39ou le prix marginal,
25:40c'est-à-dire le dernier kilowatt
25:41que vous mettez
25:42sur le marché
25:43et qui fait le prix,
25:44c'est le miracle
25:45d'un concept de marché,
25:47c'est le dernier prix,
25:48le dernier kilowatt
25:49que vous mettez
25:49sur le marché
25:50et qui fait le prix,
25:5170% du temps,
25:52c'est lié à du gaz.
25:54Et donc,
25:54tant qu'on est
25:55dans ce marché européen,
25:5770% du temps,
25:58l'électricité,
25:59le prix de l'électricité
26:00dans ce marché
26:01dans lequel nous avons
26:02décidé d'être
26:03sera lié au gaz.
26:05Alors,
26:05il y a deux éléments.
26:06Un,
26:06il y a des pays
26:07qui ont réussi
26:07à avoir des exemptions,
26:09notamment pendant
26:10la crise de l'Ukraine.
26:11On a cité
26:12l'Espagne
26:12et le Portugal.
26:13Et puis,
26:14il y a toute une littérature
26:15économique qui existe aussi
26:16qui dit que,
26:17ben,
26:18faire le prix
26:18de l'électricité
26:19qui est un bien
26:20essentiel,
26:21qui est lié
26:21à une infrastructure
26:22avec un mécanisme
26:23de marché,
26:24c'est peut-être pas
26:25optimum pour les nations.
26:26Vous êtes bien poli
26:27en disant ça.
26:28Et qu'il existe
26:28une alternative
26:29qu'on appelle
26:30COS+,
26:30c'est-à-dire,
26:31les entreprises
26:32qui font l'électricité,
26:34on leur rembourse
26:34leurs coûts,
26:35on leur met
26:36une marge supplémentaire
26:37et dans ces cas-là,
26:38si on adaptait
26:39cette méthode
26:40de fabrication
26:41du prix en Europe,
26:42notre prix de l'électricité
26:44serait totalement
26:45dissocié
26:46du prix du gaz.
26:47Il serait temps,
26:47mais enfin,
26:48on ne s'y achemine pas
26:49à l'évidence.
26:50Mais,
26:51qu'est-ce qu'on fait
26:52pour réindustrialiser
26:53en 10 ans
26:54et qu'on retrouve
26:55un niveau
26:57acceptable,
26:57c'est-à-dire
26:57qu'ils puissent financer
26:58notre modèle social,
26:59notre déficit public.
27:02En gros,
27:02comment on rééquilibre
27:03la balance commerciale ?
27:04On s'est pris
27:0575 milliards,
27:06je crois,
27:06de déficit.
27:07Les Allemands
27:08sont à plus de 200
27:09d'excédent.
27:09Les Italiens
27:10à 70 d'excédent.
27:12Et nous,
27:12on est la lanterne rouge
27:13de l'Europe.
27:13Comment on fait ?
27:14Le premier point,
27:15dans votre rapport.
27:17Le premier point,
27:18c'est qu'il n'y a pas
27:18de recette miracle.
27:19Et ça,
27:20c'est difficile à communiquer.
27:21Il n'y a pas une mesure
27:22qui,
27:23en un claquement de doigts,
27:24comme on a pu croire
27:26à la Startup Nation
27:27qui allait réindustrialiser
27:28toute la France.
27:29Ça ne marche pas.
27:30Il n'y a pas
27:30une mesure miracle.
27:31Il y a une sorte de recette
27:32avec 5-6 ingrédients
27:34sur lesquels
27:35il y a une forme
27:35de consensus.
27:36Il y a un grand partage
27:38entre organisation syndicale
27:39et organisation patronale
27:40sur ce qu'il faut faire.
27:41Le premier point,
27:43et aujourd'hui,
27:43c'est le plus urgent,
27:44on a un pouvoir d'achat
27:46qui va diminuer.
27:47Nos entreprises
27:48vont souffrir
27:49d'un abaissement
27:49des commandes.
27:50Nous avons un levier
27:52qui s'appelle
27:52la commande publique.
27:54La France achète,
27:55l'État français
27:56achète des biens.
27:57Combien par an,
27:58combien par an ?
27:59Il se trouve qu'à peu près
27:5914-15% de notre PIB.
28:01Il se trouve que
28:0260% de ces biens
28:04sont importés en France.
28:05Quand vous regardez
28:06en Allemagne
28:07ou en Italie,
28:08il y a 40% des biens
28:09qui sont importés.
28:10Donc, ce n'est pas
28:11une question de texte européen,
28:13c'est simplement
28:13la manière dont nous,
28:14nous le mettons en œuvre.
28:15Si on s'alignait
28:16sur l'Allemagne
28:17ou l'Italie,
28:18on ferait 15 milliards d'euros
28:20de plus
28:20de chiffre d'affaires
28:21pour les entreprises françaises.
28:2315 milliards d'euros,
28:24ça ne parle peut-être pas
28:26à tous nos auditeurs,
28:27nos téléspectateurs,
28:29mais ça veut dire
28:30un tiers à un quart
28:31de notre déficit commercial.
28:32C'est un levier macroéconomique
28:34que nous ne mobilisons pas.
28:36On peut le faire
28:37dans les textes européens.
28:38Il n'y a pas besoin
28:39de la loi de séjourner
28:40pour le faire.
28:41Il faut que nos acheteurs
28:42publics soient mobilisés.
28:44Et ça, c'est quelque chose
28:44qu'on peut faire maintenant
28:45et aujourd'hui.
28:45Est-ce qu'on pourrait
28:46mobiliser aussi
28:47l'épargne des Français,
28:49justement ?
28:50Est-ce que ça serait
28:50une bonne idée
28:51pour financer
28:52cette réindustrialisation ?
28:53L'épargne des Français,
28:54elle finance
28:55la tech américaine.
28:56Notamment.
28:57L'assurance-vie,
28:58qui sont nos fonds de pension,
28:59défiscalisés.
29:00Où est-ce qu'elle va ?
29:01À quoi elle sert ?
29:02Elle finance l'État,
29:04assez largement,
29:04et le déficit,
29:05et l'étranger.
29:07Comment on fait ?
29:08Alors, posons déjà
29:10quelques chiffres.
29:10Les Français ont
29:116 600 milliards d'euros
29:13d'épargne financière,
29:14dans lesquels
29:14on ne compte pas,
29:15les maisons,
29:16les appartements,
29:17les biens immobiliers.
29:18Purement financiers.
29:19Si on veut refaire
29:20une industrie en France
29:21en 10 ans,
29:22on a besoin d'injecter
29:23200 milliards d'euros
29:24de plus.
29:25C'est-à-dire moins de
29:262 à 3 %
29:27de cette épargne.
29:29Il y a des propositions
29:30qui ont été faites.
29:31Monsieur le ministre,
29:31vous avez mentionné
29:32que la réindustrialisation
29:33est quelque chose
29:34d'apartisan.
29:35Ça a été fait
29:36par Nicolas Sarkozy,
29:38par Jean-Marc Ayrault,
29:39par Michel Barnier,
29:40des hommes politiques
29:41aux plus hautes fonctions,
29:42président,
29:43premier ministre
29:43de partis différents
29:44qui ont dit
29:45on va faire
29:45un livret industrie.
29:47Il n'en est où ce livret ?
29:48On ne l'a jamais vu.
29:49Sans doute pour une raison,
29:50c'est que nous avons
29:51aujourd'hui
29:52un superbe outil financier,
29:55assurance en France,
29:56mais qui n'a pas envie
29:57de faire ce travail-là.
29:59Tant et si bien
30:00qu'aujourd'hui,
30:00ce sont des régions
30:01qui sont en train
30:02de s'occuper de cela.
30:04Et oui,
30:04il faut mobiliser
30:05un peu l'épargne des Français.
30:06Ça ne veut pas dire
30:07taxer pour subventionner,
30:09ça veut dire
30:09amener les Français
30:10à investir
30:12dans l'outil productif
30:13et ça rapportera plus
30:14que le livret A
30:15et en plus,
30:16ça fait des emplois
30:17dans le territoire,
30:18dans les territoires
30:19qu'on aime,
30:20dans lesquels
30:20les Français vivent.
30:21Monsieur Leand,
30:21si vous restez avec nous
30:22puisque ce soir,
30:23on va inaugurer
30:23une rubrique
30:24qu'on a appelée
30:25On marche sur la tête,
30:26Ardo,
30:26mais qu'on aurait pu
30:27appeler finalement...
30:28Kafka Land.
30:29Kafka Land.
30:29On est chez Kafka,
30:31c'est-à-dire
30:31on ne s'en sort pas
30:32et nous-mêmes,
30:33nous organisons
30:34notre propre procès.
30:35C'est le procès
30:36de Kafka.
30:37Le procès
30:37de la petite norme
30:39finalement,
30:39le procès
30:40de l'absurdie
30:40qui va décourager
30:42les entrepreneurs
30:43et ce soir,
30:44des images
30:45qu'on voulait vous montrer,
30:46des images
30:46d'une giga factory
30:49à Berlin,
30:50860 000 m²,
30:5110 000 emplois,
30:52des milliards d'investissements,
30:53la plus grande usine
30:54de voitures électriques
30:55européenne,
30:56elle s'appelle
30:57Gigafactory Berlin
30:58et elle aurait pu s'appeler
31:00Gigafactory France.
31:01Alors pourquoi
31:02Elon Musk a-t-il choisi
31:03Berlin ?
31:04Eh bien, c'est Christian Saint-Etienne
31:05qui l'explique,
31:06cet économiste
31:07et la raison est simple.
31:08En France,
31:09il faut compter en moyenne
31:1030 mois,
31:1130 mois pour construire
31:13une usine
31:13et en Allemagne,
31:14il en faut moins de 18.
31:16Écoutez-le.
31:18Quand Elon Musk,
31:19il y a 7-8 ans,
31:21a voulu construire
31:22l'usine de Tesla
31:23qui est finalement
31:24allée s'installer
31:25à Berlin,
31:25Xavier Bertrand
31:27qui est le président
31:29de la région du Nord
31:30était prêt à l'accueillir
31:32et Musk,
31:33à la Musk,
31:34lui a dit
31:34mais combien de temps
31:34il faut pour acquérir
31:35le terrain
31:36avoir les autorisations ?
31:37Il faut savoir
31:38qu'en France,
31:39en moyenne,
31:40quand vous voulez
31:40acquérir un terrain
31:42significatif
31:42pour l'industrialiser,
31:44c'est au moins 2 ans.
31:46Xavier Bertrand
31:46s'était engagé,
31:47il voulait absolument
31:48cette usine,
31:49il avait dit
31:49écoutez,
31:50j'assure que vous aurez
31:51tout en 6 mois.
31:52Et Elon Musk
31:53qui avait des gens
31:54qui couraient
31:55à travers l'Europe
31:56pour trouver
31:56un terrain
31:57qui allait bien,
31:59il est allé à Berlin,
32:00on lui a dit
32:003 semaines.
32:02Voilà,
32:02on lui a dit
32:033 semaines.
32:03Est-ce que finalement
32:04ce n'est pas
32:04l'État français
32:05qui est son propre ennemi ?
32:08C'est l'État de droit
32:09dans sa majesté
32:10qui s'accumule
32:11en couche et sur couche
32:12et on a perdu le contrôle.
32:14Alors là,
32:15on a repris le contrôle,
32:16c'est Notre-Dame
32:16et les Jeux Olympiques.
32:18On a écarté tout ça
32:19et on a dit
32:20maintenant on va le faire.
32:21Et qu'est-ce qui s'est passé ?
32:22On l'a fait
32:22et les lois ont finalement
32:24été grosso modo respectées
32:25et surtout les intérêts
32:27des parties prenantes
32:28qui étaient protégées
32:29par la loi
32:30ont trouvé leur compte.
32:31Donc il serait temps
32:32que ce qui est l'exception
32:34devienne la norme.
32:35Donc il va falloir faire
32:36un grand coup de karcher
32:37dans toutes les normes
32:38à la noix
32:39qui empêchent ce genre
32:40de construction
32:41et d'installation.
32:43Qu'en pense M. Luanzi
32:44dans son rapport ?
32:45Alors c'est assez simple.
32:46Si on veut faire ce karcher,
32:47ça va nous prendre du temps.
32:48Il faut le faire.
32:49Mais avant,
32:50il y a quelque chose
32:50d'urgent à faire.
32:51c'est de permettre
32:52à nos préfets
32:53de déroger à des lois
32:55en fonction d'un contexte
32:57territorial
32:57dans lequel ça ne s'applique pas.
32:59Donc il faut qu'on rentre
33:00pendant une période
33:00de quelques années,
33:02peut-être 5 à 10 ans,
33:03dans lequel on donne
33:03un vrai pouvoir
33:04de dérogation
33:05à nos préfets
33:06qui sont garants de l'État,
33:08qui sont garants
33:08de l'intérêt général
33:09mais qui pourront s'écarter
33:11de ces normes
33:11qui sont enquiquinantes,
33:13qui font qu'un délai
33:14se multiplie par 3 ou par 4.
33:16Et puis pendant ce temps-là,
33:17il faudra effectivement
33:18faire ce nettoyage.
33:19Mais il faut le faire
33:19en deux temps.
33:20Un temps de dérogation
33:21massive
33:22comme Notre-Dame,
33:24comme les Jeux Olympiques
33:25mais appliqué aussi
33:26aux petites usines,
33:27aux tissus industriels
33:28et puis en même temps
33:29en parallèle,
33:30un temps de nettoyage
33:31d'une complexité incroyable
33:33que nous avons créée
33:34dans nos textes
33:35et dans nos lois.
33:36Donc, c'est possible.
33:38Donc, c'est possible.
33:39Donc, c'est possible.
33:41On va le faire
33:41et je rappelle ce livre
33:42donc réindustrialiser
33:43le défi d'une génération
33:44à partir de ce rapport
33:45qui n'a pas été publié
33:47mais dont on était très contents
33:48je crois ce soir
33:49de faire la lumière.
33:50Merci, monsieur.
33:51C'est de la littérature
33:52clandestine.
33:53En tout cas, effectivement,
33:55on se demande
33:55avec ses normes,
33:57avec ses faillites,
33:58comment est-ce que la France
33:59peut sérieusement
34:00passer en économie de guerre
34:02et dépasser le slogan
34:03puisque vous le savez,
34:04eh bien Sébastien Lecornu
34:05a augmenté encore
34:06l'enveloppe pour la défense,
34:088,5 milliards d'euros
34:09mais une fois que l'argent
34:10est là,
34:11eh bien il faut que les armes
34:12sortent de l'usine
34:13et il y en a un homme
34:14qui a réussi.
34:15Bonsoir, monsieur Bastien Mancini,
34:17bonsoir.
34:18Bonsoir.
34:18Vous êtes fondateur
34:19et PDG de Dealer.
34:20On vous surnomme
34:21le King of Drones.
34:23J'aime beaucoup
34:23ce titre des échos,
34:25fabriquant français
34:25de drones civils
34:26et militaires à Toulouse.
34:27Chiffre d'efforts
34:28multiplié par 10.
34:30En 5 ans,
34:31vos drones volent
34:32en Ukraine.
34:33Au Moyen-Orient,
34:33dans quel pays ?
34:34On ne communique pas là-dessus.
34:36Vous ne communiquez pas là-dessus
34:37et vous avez réussi
34:38à faire tout ce que la filière
34:41espère faire,
34:41c'est-à-dire produire
34:42plus vite,
34:43plus loin.
34:44Et Arnaud Montebourg,
34:44vous avez déjà repéré
34:45puisque je crois
34:46qu'il vous avait remis
34:46la médaille du redressement
34:48productif.
34:48C'était il y a longtemps,
34:49vous avez fait du chemin.
34:51Vous étiez une petite entreprise
34:53très créative.
34:54A l'époque,
34:54vous aviez vos drones
34:55qui ressemblaient
34:55à des petits avions.
34:56Vous étiez venus
34:57les présenter à Bercy
34:58qui survolaient
34:59les sites géologiques
35:01pour identifier la teneur
35:04exacte des minerais
35:05figurant dans des excavations.
35:07Mes souvenirs sont bons
35:08et depuis,
35:10vous êtes devenue,
35:11vous êtes militarisé finalement
35:12et vous avez utilisé le drone
35:14dans les usages militaires.
35:15C'est ça que vous avez fait.
35:16En tout cas,
35:17c'est pour ça qu'on a dit
35:18que vous êtes un génie
35:18du Made in France
35:19parce que comme on est en retard
35:21sur les drones en France,
35:23eh bien,
35:23on a mis le paquet
35:24dans cette émission
35:25pour montrer qu'il y a,
35:27et le dire à la direction générale
35:28de l'armement,
35:29qu'il y a de très belles entreprises
35:31qui sont en train
35:32de réussir ce rattrapage
35:34et vous en faites partie
35:35avec de l'air à Toulouse.
35:36Et avant de vous laisser parole,
35:38je voulais juste dire
35:39que ce drone-là
35:40qu'on voyait à l'écran,
35:41c'est le DT46,
35:42c'est votre drone
35:43de renseignement phare
35:44avec des capteurs infrarouges,
35:45intelligence artificielle.
35:46Qu'est-ce qu'il voit
35:47que l'homme humain
35:48ne peut pas voir ?
35:49Expliquez-nous son fonctionnement.
35:50Alors,
35:51le DT46,
35:52c'est en effet un drone
35:53qui équipe
35:54notamment l'armée française
35:55et qui est aussi opéré
35:56en Afrique,
35:57au Moyen-Orient,
35:58dans plein de zones dans le monde
35:58et qui permet de voir très loin
36:00en toute discrétion,
36:01de capter des signaux électromagnétiques,
36:03qui a une intelligence
36:04en effet à bord
36:05qui permet de traiter l'information
36:06et de délivrer finalement
36:08à l'opérateur
36:08l'essentiel,
36:09c'est-à-dire l'information,
36:11quel est le type d'objet
36:11qui est vu,
36:12comment est-ce qu'on peut
36:13le repérer en toute discrétion.
36:15Et après,
36:15ces informations-là,
36:16et c'est très important,
36:17sont connectées
36:18à d'autres systèmes d'information
36:19dont les applications militaires
36:21parce que c'est une boucle
36:22de systèmes
36:22qui fonctionnent ensemble.
36:24Et donc,
36:24c'est cette connectivité
36:25du DT46
36:26au reste des équipements
36:27qui est très utile.
36:28Combien vous en avez produit
36:29de ce type de drone ?
36:32Alors,
36:32des drones,
36:32globalement,
36:33on en a produit des milliers
36:34et effectivement,
36:35vous l'avez rappelé,
36:36on s'était vu à l'époque
36:37du redressement productif
36:38et ça,
36:39j'aimerais souligner ça,
36:40c'est qu'aujourd'hui,
36:41on est capable
36:42de produire beaucoup de drones
36:43mais ça vient de loin.
36:44L'entreprise,
36:45elle a 15 ans
36:46et construire une capacité industrielle,
36:48construire une usine,
36:49ça prend du temps,
36:50ça ne s'improvise pas
36:51en trois mois.
36:52Et donc,
36:52on avait déjà,
36:53je crois,
36:53plus de 3000 drones
36:54en opération
36:54dans le milieu civil
36:56en 2018.
36:57Depuis,
36:57on a encore augmenté
36:58cette capacité
36:59et c'est vrai que la France,
37:00alors vous avez parlé
37:01de la DGA,
37:02on va dire le ministère des Armées
37:03depuis 2-3 ans
37:04a quand même fait des choses
37:04très novatrices
37:05dans le domaine des drones
37:07qui ont permis
37:07d'accélérer les processus d'achat.
37:09Maintenant,
37:10ils sont capables
37:10d'acheter des drones
37:11sur étagère
37:11et nous,
37:12ils nous ont fait monter
37:13en cadence
37:14avec des commandes
37:15de plus en plus importantes
37:15ce qui fait qu'aujourd'hui,
37:17on est en capacité
37:17de produire des milliers de drones,
37:19bientôt des dizaines
37:20de milliers de drones
37:21et donc ça,
37:22ça ne vient pas de nulle part.
37:24Donc,
37:24il y a une notion de temps
37:25qui est importante
37:26et en même temps,
37:27il faut arriver
37:28à être très très réactif
37:29dans la définition des produits
37:30et être capable de mettre,
37:32on est sollicité en ce moment
37:33pour faire des intercepteurs
37:34de drones,
37:34en quelques semaines,
37:35mettre un prototype
37:36sur le marché
37:37et donc,
37:37c'est être à la fois
37:38en capacité de produire
37:40de la très grande série
37:41et en même temps,
37:42pouvoir mettre sur le marché
37:43des produits
37:44très novateurs très vite.
37:45Et néanmoins,
37:46vous dites,
37:46vos carnets de commandes
37:47se remplissent,
37:48est-ce qu'ils sont pleins
37:49et comparé par exemple
37:50aux voisins européens
37:52à l'Allemagne,
37:53est-ce que l'Allemagne
37:53investit plus que la France ?
37:55Investir,
37:56il faut voir de quoi on parle,
37:57en tout cas,
37:58en termes de commandes,
37:59c'est vrai qu'on a
37:59des voisins européens
38:00qui ont mis le paquet
38:01sur les drones.
38:03Les Allemands ont commandé
38:04pour plus de 200 millions d'euros
38:06à une société
38:06de drones allemande
38:07il y a quelques années,
38:08des drones qui sont paixés
38:09en Ukraine.
38:10Au UK,
38:11ils ont commandé
38:12pour 300 millions
38:12à une société portugaise
38:14et donc,
38:14c'est des commandes
38:15de produits.
38:16Et combien la France,
38:17par comparaison ?
38:18Oui,
38:19un peu de comparaison quand même.
38:20Alors,
38:20la France,
38:21sur les drones,
38:22a augmenté ses budgets.
38:24Il y a 10 ans,
38:24on était à 10 millions par an
38:25sur les petits drones en France.
38:26On est,
38:27je pense,
38:28l'an dernier,
38:28on était à 100 millions par an
38:29et on devrait passer à 150
38:30et peut-être 250 millions
38:32dans les prochaines années
38:32sur les petits drones.
38:34Attention,
38:35parce qu'il y a plein
38:35de catégories de drones
38:36qu'on a tendance à mélanger.
38:38Mais en tout cas,
38:39ce n'est pas le même ratio,
38:40Arnaud,
38:41c'est ça qu'on entend,
38:41c'est que l'Allemagne,
38:42finalement,
38:43investit dans l'armée
38:44et la France,
38:46tout doucement,
38:46l'économie de guerre,
38:47ça reste un slogan.
38:48En vérité,
38:48nous avons des majors
38:51de la défense
38:52qui, c'est quand même
38:53assez unique en Europe,
38:56puisque nous sommes
38:57une des grandes nations
38:58qui maîtrise
39:00l'ensemble de la panoplie
39:01des armements modernes,
39:02les satellites,
39:03les missiles,
39:04les munitions,
39:05les avions de combat,
39:06les sous-marins d'attaque
39:07et lanceurs d'engins,
39:08la dissuasion nucléaire,
39:10c'est fondamental.
39:11Donc,
39:11les investissements
39:12de la loi de programmation
39:13militaire
39:14sont programmés
39:16et ne souffrent pas
39:17trop d'écarts.
39:18Donc,
39:19quand arrive
39:19un nouveau champ de bataille,
39:20des innovations,
39:22un champ de bataille
39:22robotisé par les airs,
39:23c'est l'Ukraine
39:24face à la Russie.
39:26Et là,
39:27il faut un peu
39:27décaler les budgets
39:28et se dire
39:29qui,
39:30quoi,
39:31comment,
39:31comment on va s'y prendre.
39:32Alors,
39:32on peut rendre hommage
39:33aux dirigeants
39:35du ministère des Armées
39:36qui ont commencé
39:38à ouvrir le carnet de commandes,
39:39mais on n'y est pas encore.
39:41Pour moi,
39:41on n'y est pas encore.
39:42Il manque encore
39:43de la puissance.
39:44Le fait que
39:45vous soyez capable
39:46de sortir des innovations
39:47très rapidement,
39:48en combien de temps
39:49vous sortez un nouveau prototype ?
39:50Quelques semaines.
39:51En quelques semaines,
39:52vous êtes capable d'inventer.
39:53Et la série,
39:55quand vous le convertissez ensuite,
39:56ce prototype,
39:57en ligne de série,
39:58ça prend combien de temps ?
39:59Quelques mois.
40:00On a mis sur le terrain
40:01en Ukraine
40:02des drones
40:02qu'on a industrialisés
40:04en quelques mois
40:04et qui sont utilisés
40:06par les soldats ukrainiens
40:06avec des très bons retours.
40:08Et donc,
40:08c'est cette vitesse
40:09qui est super importante.
40:10Et après,
40:11ces facteurs d'échelle,
40:12vous en parlez,
40:12je pense qu'il est aussi
40:13très important dans notre domaine.
40:14On parle de systèmes robotisés
40:17aujourd'hui,
40:17les leaders mondiaux
40:18sont américains,
40:19chinois,
40:20font entre 500 millions
40:21et 5 milliards
40:22de chiffre d'affaires.
40:23Nos camarades allemands
40:24font 200 millions,
40:25nous on fait 50 millions.
40:27Et en fait,
40:27je pense qu'il y a
40:28un enjeu éthique
40:29autour de tous ces systèmes.
40:30Et si on n'est pas
40:31puissant économiquement,
40:32si on n'arrive pas
40:32à construire des champions
40:33européens dans ce domaine,
40:34on n'arrivera pas
40:35à imposer notre éthique
40:36dans ce domaine de la robotique
40:37qui, pour moi,
40:38est clé.
40:38Et donc,
40:39on cherche à construire ça.
40:40L'échelle européenne
40:41est la bonne.
40:41Alors,
40:42il faut le construire,
40:43d'abord,
40:43vous avez raison,
40:44au niveau français,
40:45puis après,
40:45il y a le niveau européen.
40:46Et je pense que c'est là-dedans
40:47qu'il faut aller.
40:48Vous avez des projets
40:48en ce sens ?
40:50Vous allez pouvoir
40:51nous les indiquer
40:52si vous avez des projets.
40:53Il y a des domaines
40:55dans lesquels
40:56il y avait des champions nationaux,
40:58la finance,
40:59l'énergie,
40:59les télécoms,
41:00où on a du mal
41:00à faire des champions européens.
41:02Et du coup,
41:02tout est très fragmenté.
41:03Je pense que dans le domaine
41:04de la robotique,
41:04il n'est pas trop tard.
41:05Il n'y a pas encore
41:06de champions nationaux,
41:06en réalité.
41:07Et donc,
41:07on peut faire des champions européens.
41:09C'est le moment.
41:10Et je pense qu'on cherche
41:12à y aller,
41:12à faire partie de cette histoire.
41:13Combien de personnes
41:14employez-vous maintenant
41:15à Toulouse ?
41:16Alors,
41:16aujourd'hui,
41:16on est 250 personnes.
41:18La société,
41:18on la développe,
41:19elle est rentable
41:20depuis plusieurs années.
41:21Et on a des personnes
41:22à Toulouse,
41:23à Grenoble et à Marseille.
41:24Et notre usine
41:25est à Toulouse.
41:26Et c'est vrai que moi,
41:27je suis très attaché aussi
41:28à avoir cette fabrication
41:29qui est vraiment
41:30à côté du bureau d'études
41:32des ingénieurs
41:32qui permet d'avoir
41:33ces échanges.
41:34Parce qu'en fait,
41:35ces clés,
41:36on ne fait des bons produits
41:37que s'ils sont faciles
41:38à fabriquer.
41:39Il faut avoir l'ingénieur
41:40à côté du technicien
41:42qui lui dit
41:42et réciproquement
41:43ce qu'il faut améliorer.
41:44On va regarder des images
41:45de votre dernier nez
41:46qui s'appelle
41:47le DT61.
41:48100 kg,
41:4910 heures d'autonomie.
41:50On peut l'envoyer
41:50à plus de 500 km.
41:52Alors,
41:53je crois que vos drones
41:54volent au Moyen-Orient.
41:55Vous n'allez pas nous dire
41:56dans quel pays
41:57et pour quel client.
41:58Et néanmoins,
41:59ça change quoi
42:00d'avoir un drone
42:01comme ça
42:01au-dessus du détroit
42:03d'Ormousse,
42:03par exemple,
42:04où des pétroliers
42:05peuvent disparaître
42:06dans une nuit ?
42:06C'est positionné bien
42:08pour donner quoi
42:09comme renseignement ?
42:10Alors ça,
42:11ça donne ce qu'on appelle
42:12du renseignement image
42:13mais aussi du renseignement
42:14électromagnétique.
42:15On ne peut pas rentrer
42:16trop dans les détails
42:17mais disons que
42:18c'est des machines
42:19qui aujourd'hui
42:20sont petites,
42:21peuvent être opérées
42:22d'à peu près n'importe où
42:23et sur des très grandes distances.
42:24C'est ce que permettait
42:26précédemment
42:27des avions
42:27beaucoup plus gros.
42:29Finalement,
42:29les aéronefs traditionnels,
42:31il faut déjà porter un pilote,
42:33c'est-à-dire en gros
42:33100 kg au minimum.
42:35Là,
42:35vous pouvez mettre
42:35toute la charge utile
42:36dans un aéronef
42:37beaucoup plus petit
42:38que vous pouvez amener
42:39dans des théâtres
42:39de manière
42:40beaucoup plus flexible.
42:42Et donc là,
42:42typiquement,
42:43le DT-61
42:43peut emporter des radars,
42:45des capteurs
42:47de renseignements
42:47de différents types.
42:49Alors,
42:49dans votre système
42:50de production,
42:50est-ce que vous avez
42:51tout le système
42:52d'opérabilité,
42:54c'est-à-dire le système
42:54de combat
42:55qui peut fonctionner
42:56avec d'autres entités,
42:58d'autres vecteurs
42:59et notamment
42:59les avions de chasse
43:00et de combat
43:00ou d'emport ?
43:02Est-ce que vous avez
43:04tout ce système-là
43:05qui est interopérable ?
43:07Sans rentrer dans le détail,
43:07mais on a des clients
43:08qui opèrent nos drones
43:09en interaction
43:09avec des avions de chasse.
43:11Nos drones,
43:12les DT-46,
43:12sont utilisés
43:13par les régiments
43:13d'artillerie en France
43:14et sont connectés
43:15directement aux canons César
43:16qui sont assez connus.
43:18Et donc,
43:18effectivement,
43:19ça c'est très très important,
43:21c'est de connecter
43:21les systèmes entre eux.
43:22On a des drones
43:23qui se parlent entre eux,
43:23donc des drones
43:24qui font de l'observation,
43:25qui peuvent désigner
43:26des drones d'attaque.
43:27Et tous ces systèmes
43:28qui parlent entre eux,
43:29ça vient de l'autonomie
43:30qu'on développe
43:31de plus en plus,
43:31évidemment.
43:32Et ça,
43:33c'est quelque chose
43:33qui est clé.
43:35Le délai
43:36entre l'observation
43:37et la prise de décision
43:38dans ce type d'opération
43:39est absolument prépondérant.
43:41Alors j'ai encore une question.
43:43Le coût de production
43:44entre vos débuts,
43:45ce que coûtait un drone
43:46et ce qui coûte aujourd'hui,
43:48c'est quoi l'écart ?
43:49Comment vous avez réussi
43:50à faire baisser les prix
43:51pour rendre le drone
43:53accessible au budget public,
43:54mais aussi parce qu'il faut
43:55en consommer beaucoup
43:57pour obtenir des effets
43:58sur les champs de bataille,
43:59malheureusement ?
44:00Alors à la louche,
44:01je dirais que nous,
44:01on a divisé par 10 à peu près.
44:03J'ai un prix au kilo
44:03en tête de nos drones.
44:06Et effectivement,
44:07on a appris beaucoup
44:09dans les produits
44:10qu'ont les tout premiers drones.
44:12Quand vous nous avez connus,
44:12on cherchait déjà
44:13à faire un drone qui marche.
44:14Aujourd'hui,
44:15on cherche à faire un drone
44:15qui ne coûte pas trop cher
44:16à produire,
44:17qui soit facile.
44:19Et ça,
44:20c'est quelque chose
44:20qu'on améliore en permanence.
44:22Et vous avez raison
44:23de le souligner,
44:24ce qui fait le prix,
44:24c'est le volume.
44:26On a tendance
44:28par marketing
44:28à dire
44:29si c'est militaire,
44:30c'est cher
44:30parce que c'est très performant.
44:32En fait,
44:32non,
44:32c'est généralement cher
44:33parce que c'est fait
44:34en petite quantité.
44:35Il n'y a pas de raison
44:36qu'une caméra thermique
44:37soit plus chère
44:37qu'une caméra
44:38qui voit deux jours,
44:39si ce n'est qu'elle est produite
44:40en beaucoup plus petite quantité.
44:42Et donc,
44:42par la masse,
44:43par le volume
44:43qu'on est en train de produire.
44:45Et c'est pour ça
44:46qu'on est aussi
44:46sur des marchés civils.
44:48On essaie de développer
44:49cette entreprise
44:49sur le long terme.
44:50Je vous l'ai dit,
44:50on vient de loin.
44:51On cherche à aller
44:53durer encore au moins 200 ans.
44:55Et donc,
44:55le marché civil
44:56est quelque chose
44:57qui pour nous
44:57est très important
44:58et qu'on cherche à développer
44:59et qui nous assurera le volume.
45:01Alors,
45:01dans vos usages civils,
45:02donnez encore
45:03une petite question.
45:03Dans vos usages civils,
45:05qu'est-ce que vous améliorez ?
45:07Qu'est-ce que vous rendez
45:08comme service ?
45:09Alors,
45:09on fait des drones
45:10pour l'industrie.
45:12L'industrie,
45:12c'est les infrastructures
45:13industrielles,
45:14donc les infrastructures,
45:15les grosses infrastructures,
45:16télécom,
45:17électrique,
45:18énergétique.
45:19Et sur ces métiers-là,
45:20on fait à la fois
45:21de la sécurisation
45:22des infrastructures
45:22et de la maintenance.
45:24La SNCF,
45:25par exemple,
45:25a communiqué récemment,
45:26ils utilisent nos drones
45:26pour sécuriser
45:28leurs infrastructures.
45:30Enedis,
45:30qui s'appelait RDF
45:31à l'époque,
45:32RTE,
45:32les réseaux électriques
45:34pour la maintenance.
45:35Et c'est en temps réel,
45:37c'est-à-dire que vous circulez
45:38le long des infrastructures
45:39et vous donnez
45:40les informations
45:40en temps réel
45:41à l'exoattant.
45:42Alors,
45:43suivant les cas,
45:43il y a de l'analyse temps réel
45:44et de l'analyse à postériorité.
45:46Merci infiniment.
45:47Félicitations.
45:48Bravo.
45:49Félicitations.
45:49Et continuez.
45:50Il faut y aller.
45:51Bravo.
45:52Félicitations.
45:52Et rachetez les autres.
45:54Les Allemands,
45:55pour une fois.
45:56On ne va pas vendre,
45:56on va racheter.
45:57Mais on va vous prendre
45:59comme conseiller stratégique.
46:00Ah, moi,
46:00j'ai tout ce qu'il me faut,
46:01mais je veux vous aider comme ça.
46:03Ça me fait plaisir.
46:04La conclusion de cette émission,
46:05finalement, Arnaud,
46:05c'est que la France a des drones,
46:07qu'elle essaye d'être souveraine
46:09et qu'elle a du talent.
46:10Ça, c'est sûr.
46:11Vive le Made in France.
46:13Merci infiniment,
46:14Baptiste Mancini,
46:15d'être venu sur nos plateaux.
46:16Merci.
46:16On se rejoint vendredi prochain
46:18à 19h
46:19pour un nouvel épisode
46:20de Made in Montbourg
46:22et puis de Made in Montbourg,
46:24évidemment,
46:25avec l'accent.
46:26Et je vous laisse
46:26entre les mains
46:27d'Alice Darfeuil
46:28pour le 20h de BFM
46:30où on reviendra évidemment
46:31sur les attaques
46:32qui ont eu lieu aujourd'hui
46:34sur l'erran,
46:35sur un réacteur nucléaire.
46:37Israël a revendiqué cette frappe.
46:39L'édition spéciale continue sur BFM.
46:41Sous-titrage Société Radio-Canada
46:43Sous-titrage Société Radio-Canada
46:44Sous-titrage Société Radio-Canada
46:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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