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  • il y a 4 heures
Ce lundi 27 avril, dans sa chronique USA Today, Frédéric Rozier, co-responsable de la gestion de portefeuille chez Mirabaud, s'est penché sur le carton du secteur des semi-conducteurs en Bourse, l'annonce de la collaboration entre Qualcomm et OpenAI, les publications à suivre cette semaine aux États-Unis, l'optimisme sur les marchés malgré le conflit au Moyen-Orient, et le pari truqué sur Polymarket sur la température à Paris. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudie sur BFM Business.

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Transcription
00:00Côté de Wall Street, évidemment qu'on a les yeux tournés, 15h30, l'ouverture du côté des marchés américains.
00:06Pour l'instant, c'est plutôt la baisse qui prédomine.
00:08S&P 500, l'indice large de la bourse de New York, qui perd 0,15%.
00:12On a le Dow Jones en repli de 0,21% et moins 0,15% aussi pour le Nasdaq.
00:18Mais la semaine sera d'importance. Pourquoi ? Parce qu'on attend énormément de résultats d'entreprises.
00:22Alors, à travers le monde, mais particulièrement du côté des États-Unis, il y a 42% des sociétés cotées
00:27au S&P 500 qui vont publier.
00:28Mais parmi elles, on n'aura Dieu quasiment que pour les GAFAM.
00:33C'est elles qui font encore l'actualité aujourd'hui.
00:35On rejoint tout de suite Frédéric Rosier de Mirabeau. Bonjour Frédéric.
00:40Bonjour.
00:40Alors, je parlais des GAFAM, enfin de la tech américaine de manière générale,
00:44mais le véritable secteur qui est en train de prendre feu en ce moment, ce sont les semi-conducteurs.
00:49C'est vrai qu'on en parle jour après jour.
00:51Il y a énormément d'actualités. Il y en a encore aujourd'hui avec Qualcomm, avec OpenAI, etc.
00:57On va détailler tout ça, mais pour l'instant, peut-être regarder un petit peu ce que donnent ces semi
01:01-conducteurs,
01:02ce qu'ils représentent au niveau de la Bourse mondiale et particulièrement du côté de Wall Street.
01:08On sait que le secteur des semi-conducteurs, c'est l'indice SOX,
01:12qui est coté d'ailleurs à la Bourse de Philadelphie, pour la petite histoire.
01:16Mais on a eu encore un influx de capitaux absolument monstrueux en fin de semaine dernière.
01:20Il faut peut-être raconter ça, Frédéric.
01:22Oui, je n'ai plus de mots, à vrai dire, parce que c'est un secteur aujourd'hui, avec la
01:26hausse,
01:27qui a progressé quasiment de 3 000 milliards de dollars, 3 000 milliards de dollars,
01:32on n'est pas loin du PIB de la France, en un mois.
01:35Et le SOX, donc ce fameux Philadelphia SOX qui regroupe l'ensemble des acteurs,
01:40qu'on connaît bien, notamment Broadcom, Intel, AMD aussi, qui a progressé assez fortement,
01:45ou Nvidia encore, ou TSMC, ça représente 13 000 milliards de dollars.
01:5013 000 milliards de dollars, pour donner un chiffre, c'est la capitalisation du Nikkei plus l'Eurostox.
01:56Pour vous dire, le poids aujourd'hui de ces semi-conducteurs à travers le monde,
02:01c'est quelque chose d'incroyable. On a une accélération, alors des nouvelles, des commandes,
02:07et des fois des cadres boiteux quelque part, c'était des Intel ou autres,
02:13qui reviennent à bonne fortune tout simplement parce que le gâteau est tellement grand,
02:17tellement important, que les investissements, le flux des investissements,
02:21finalement se répartissent, non plus sur l'acteur qui tenait un peu le marché,
02:26qui était Nvidia ou TSMC, mais vraiment à l'ensemble du secteur.
02:29Et on l'a vu encore aujourd'hui avec Qualcomm, c'est assez impressionnant,
02:34parce que c'est une société, on le sait, qui était un petit peu en bisbille avec Apple,
02:38qui fournit Apple, et dont le contrat de partenariat finit d'ailleurs mars 2027.
02:44Et la fin de ce partenariat historique ouvre quand même une porte
02:49pour l'intégration avec OpenAI, donc Chachibiti, d'un téléphone demain
02:56qui sera un téléphone totalement IA avec Qualcomm.
02:59Donc vous voyez, ça n'arrête plus les nouvelles, c'est une accélération.
03:03Et là, vraiment, le secteur est en surchauffe totale.
03:07Est-ce que ça va durer ? Ça passera peut-être par une consolidation.
03:11Peut-être. En tout cas, Qualcomm, sur cette nouvelle dont vous parliez,
03:14qui bondit, plus 7%, on est à 159,39$.
03:20Et si on regarde la scorecard, elle est quand même impressionnante,
03:23parce qu'en un mois, Qualcomm gagne quand même 25%.
03:27Alors à suivre, on en reparlera en cours d'émission,
03:29mais il y a une nouvelle concernant Microsoft et OpenAI
03:31qui pourrait changer un petit peu la donne.
03:34Microsoft a annoncé que son accord avec OpenAI n'était plus exclusif
03:38et que désormais, il ne paierait plus de revenus à OpenAI.
03:41Ça a provoqué une forte baisse du titre Microsoft juste avant l'ouverture,
03:44moins 5%.
03:45Et puis, il s'est redressé, le titre Microsoft,
03:47qui est quasiment à l'équilibre en ce moment, moins 0,5%.
03:51Mais enfin, il va falloir revenir un petit peu plus tard dans l'émission là-dessus.
03:55Du côté des GAFAM, alors au sens strict de la high-tech américaine,
03:59ça va être le grand déballage des résultats.
04:01Frédéric, toute cette semaine, il y a Apple, il y a Alphabet, il y a Microsoft.
04:07Et ce sera notre question du jour, d'ailleurs, qu'on vous pose sur les réseaux sociaux,
04:11particulièrement sur LinkedIn.
04:13Qui sera le grand vaqueur de ces publications des trimestriels des GAFAM ?
04:17Vous, vous pensez qu'il y a peut-être une opportunité autour de Microsoft ?
04:23Oui, alors c'est vrai.
04:24En gros, il faut rajouter Meta.
04:26Donc, ça fait l'ensemble du secteur.
04:29On a donc l'ensemble quasiment des GAFAM.
04:31On sait que Nvidia ne va pas, mais qui publie.
04:34Et les attentes aujourd'hui sur ce secteur, dans l'ensemble,
04:38c'est des croissances qui vont être quasiment de 15-20% sur l'ensemble du secteur.
04:44Alors, bien sûr, sur Microsoft, on attend une chose.
04:47Bien sûr, c'est les chiffres, notamment Azure, sur la partie cloud notamment,
04:50avec une croissance qui va être relativement robuste.
04:53On va être quasiment sur une croissance de quasiment 40%.
04:55Donc, on voit que la tendance, elle est là, elle est présente.
04:58Mais Microsoft a souffert.
05:01Et pourquoi Microsoft a souffert ?
05:02C'est le moins dix ans, d'ailleurs, de l'ensemble de ces GAFA depuis le début de l'année,
05:09tout simplement parce qu'il y a bien sûr la partie 365,
05:12c'est-à-dire la partie logicielle dans Microsoft.
05:15Et on sait que lorsqu'on voit les parcours, notamment d'acteurs comme Adobe,
05:21ça a été une purge qui a été bien sûr accélérée par la communication d'anthropique.
05:26Et donc, Microsoft, qui adresse essentiellement, en tout cas,
05:30une bonne partie sur le professionnel, a souffert de la même manière.
05:37On sait, il y a des outils comme Copilot, par exemple, qui marchent par abonnement.
05:40Il y a des choses qui sont assez…
05:41Il y a une forme d'inertie quand même sur Microsoft
05:44qui ne justifierait pas quand même la décode qu'on a apportée
05:47sur l'ensemble du secteur logiciel de Microsoft,
05:50qui est un clair, je rappelle, notre copilot, la partie intelligence artificielle.
05:54Et je pense que cette sous-performance aujourd'hui serait peut-être…
06:00C'est peut-être l'occasion peut-être de revenir sur ce titre
06:03qui, historiquement d'ailleurs, je regardais,
06:05a tendance à faire bien mieux que le marché en mai.
06:09C'est comme ça.
06:10C'est un historique.
06:11Donc, c'est peut-être l'occasion.
06:13Et autre chose aussi, il y en aura Amazon.
06:14Et je regarde aussi Amazon, il y a quelque chose d'important.
06:17C'est que vous savez qu'Amazon a communiqué avec les CAPEX
06:20sur sa problématique de free cash négatif,
06:24puisque les investissements vont être supérieurs
06:26à l'ensemble des revenus générés par l'activité.
06:29Ce qui est intéressant là-dessus, c'est effectivement,
06:30est-ce que oui ou non, on va passer au-dessus ou en dessous
06:33de cette ligne de flottaison ?
06:35Donc, ça, c'est important.
06:36Et regardez aussi Amazon, parce que les perspectives de croissance
06:38du chiffre d'affaires, Amazon, c'est 800 milliards.
06:40C'est l'entreprise qui génère le plus de revenus au monde.
06:42Et dans cette trajectoire, ça pourrait être à terme,
06:45d'ici deux ans, la première entreprise mondiale
06:48à franchir les 1 000 milliards de dollars de résultats.
06:52Donc, voilà, je regarderai ces deux sociétés en priorité, à vrai dire.
06:55On va regarder ça, on va arbitrer.
06:57C'est vrai que Microsoft est souvent citée chez les analystes
07:00comme pic du moment du côté des GAFAM,
07:04dans le sens où il a pas mal souffert point de vue valorisation.
07:06Quoique, cela dit, on regagne 18% en un mois,
07:10on se réajuste et on a un PE qui se rapproche des 27, là.
07:14On est à 27,57, mais il y a peut-être des arbitrages à faire
07:17du côté de la publication des résultats.
07:21Frédéric, peut-être de manière un petit peu plus générale
07:24autour du climat de marché du côté des États-Unis.
07:28On a des records historiques quasiment
07:31sur l'ensemble des indices américains,
07:33alors même que le dossier iranien est très loin d'être réglé,
07:36qu'on a quand même un président qui a failli se faire assassiner ce week-end,
07:39que l'instabilité politique recommence à vraiment poser problème
07:43du côté intérieur américain.
07:45Est-ce que vous pensez que les marchés sont encore un petit peu complaisants
07:50avec l'état général du moral américain, on va dire ?
07:55Il serait complaisant si on n'avait pas des résultats.
07:58Le problème, j'aimerais vous dire qu'il est extrêmement complaisant,
08:02mais il ne l'est pas si on regarde les attentes aujourd'hui des croissances bénéficiaires,
08:07alors certes tirées quand même grandement par ces entreprises,
08:11ces GAFA qui vont tirer l'ensemble du S&P à la hausse
08:15en termes de croissance bénéficiaire,
08:17mais on a une croissance bénéficiaire sur le S&P à deux chiffres.
08:20Et ça ne vous a pas échappé, c'est qu'aujourd'hui en termes d'évolution,
08:24et on verra avec la Fed sur les taux d'intérêt,
08:27mais pour l'instant, on ne sait pas très bien où va justement cette Fed
08:34avec l'inflation qu'on va regarder de près pour le coup,
08:37parce qu'il va y avoir un rebond de l'inflation.
08:39Il y aura aussi sur le PIB, la communication du PIB,
08:42un rebond d'activité qui est dû aussi au fait qu'on était plutôt dans une zone
08:47d'ajustement le dernier trimestre avec notamment la problématique
08:52des fermetures des services de l'administration en fin d'année.
08:57Donc il va y avoir une dynamique qui va être quand même relativement résiliente.
09:00Malgré tout, on surveillera l'inflation parce que ces multiples aujourd'hui
09:03qu'on est en train de retendre ne seraient pas compatibles
09:06avec une inflation qui s'inscrirait dans la longueur.
09:10Voilà, donc bien sûr qu'on va toucher peut-être encore inflation
09:13des chiffres au-delà des 3, 4 peut-être pourcents,
09:16et peut-être d'un aspect temporaire,
09:19mais c'est vrai que si l'inflation venait à continuer à monter,
09:22le marché ne pourrait plus être aussi complaisant sur ces valorisations actuelles.
09:26Donc on va regarder ça et je pense que cette semaine,
09:29c'est une semaine de tous les dangers.
09:30Les GAFA, donc en gros, on a, vous l'avez dit,
09:33une grosse partie de la cote qui va publier cette semaine,
09:36mais on a des chiffres économiques qu'on va regarder quand même avec impatience,
09:39avec aussi la communication des banques centrales.
09:41Donc c'est une semaine peut-être de tournante,
09:44donc il faudra être vraiment très très vigilant cette semaine
09:46avec un retour simplement de la volatilité.
09:48Oui, effectivement, mais c'est nos deux grands titres du jour,
09:52les résultats des GAFAM, les banques centrales, ça évidemment.
09:55On va peut-être terminer, Frédéric,
09:57je voulais vous faire réagir sur cette histoire-là qui est arrivée ce week-end
10:00et qui a attrait à ces fameux, enfin on en parle de plus en plus,
10:03ces marchés de prédiction que regarde beaucoup, beaucoup Wall Street
10:07pour évaluer tout, n'importe quoi.
10:10Alors c'est comme bête clique, c'est-à-dire qu'on mise de l'argent
10:12et quand on gagne son pari, on gagne en fonction de ses positions,
10:17un contre un, dix contre un, etc.
10:20Il y a un petit malin qui n'a rien trouvé de mieux à faire
10:23que de parier sur, voilà, tel jour à telle heure, du côté de Paris,
10:27il va y avoir une variation jamais vue des températures.
10:31Bon alors il devait être à dix mille contre un, etc.
10:33Et effectivement, le jour et l'heure où il a dit,
10:35il y a eu une variation absolument étonnante des températures,
10:39Météo France l'a même constaté.
10:40Mais qu'est-ce qu'il a fait le monsieur en question ?
10:43Il est parti à Charles de Gaulle sous les appareils de télémétrie
10:46de Météo France avec un sèche-cheveux.
10:48Et il a fait grimper les températures, effectivement.
10:50Donc il a remporté son pari, il y en avait pour 14 000 dollars à peu près.
10:56Est-ce qu'on ne devient pas complètement fou
10:58en regardant les données de Polymarket, Calchi, machin,
11:01et en prenant ça pour des prédictions boursières ?
11:05Bon, la bonne nouvelle, c'est que la France gagne la Coupe du Monde
11:07sur Polymarket.
11:09Alors c'est bon, ça c'est bon.
11:11C'est vrai qu'il y a un emballement,
11:14et aujourd'hui Polymarket, quand on regarde les montants
11:17qui sont investis, alors bien sûr, ça devient quelque chose
11:20qui est énormément utilisé aujourd'hui,
11:23aussi par des acteurs comme nous,
11:25parce qu'en prévisionnel, on l'a vu notamment avec Kevin Warch,
11:31à la Fed, on le voit aussi avec les prévisions sur les élections,
11:34par exemple au moment où on se parle, Polymarket,
11:36mais que les deux chambres basculeraient démocrate au moment des mid-termes.
11:42Donc ces indications, avec des montants des fois très très élevés de Paris,
11:47sont un indicateur qui est utilisé, parce qu'on se dit,
11:50si les gens mettent de l'argent, c'est que forcément,
11:53ils croient dans leur scénario où ils ont une information privilégiée.
11:56Alors concernant la température, c'est 4 degrés d'évolution des températures,
12:01donc ça c'est des paris qui n'ont pas été annulés,
12:03malgré la fraude, qui semblerait être une fraude,
12:06parce qu'on n'a pas vu 4 degrés en une heure sur Paris.
12:09Là aussi, ils vont adapter, puisqu'ils vont mettre maintenant,
12:11à l'intérieur même de Roissy, les capteurs,
12:15donc qui seront difficilement accessibles par un quidam.
12:18Donc oui, c'est des choses qui sont très importantes,
12:20parce que c'est une indication, ça a été assez pertinent,
12:23il faut le reconnaître au moment de l'élection de Donald Trump,
12:26et on a vu le marché réagir, pour le coup,
12:28avec ces paris sur Pony Market et la victoire de Donald Trump.
12:34Voilà, est-ce que c'est autoréalisateur ? Je ne sais pas,
12:36mais en tout cas, c'est quelque chose qui aujourd'hui interpelle
12:39sur la pertinence ou pas de ces paris,
12:43sur des montants des fois qui sont très très importants,
12:45on parle de plusieurs centaines de millions des fois de paris
12:48qui sont opérés sur telle ou telle nouvelle.
12:50– Effectivement, merci beaucoup Frédéric Rossier.
12:54Mirbo, à noter que justement, il y a plusieurs États américains
12:57qui se penchent un petit peu sur le dossier Pony Market
12:59et un peu cerner l'objet, peut-être pour le réguler
13:02ou pour éviter qu'il y ait des abus et des fraudes.
13:05– Sous-titrage ST' 501
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