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Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Paola Puerari pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.

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Transcription
00:00Il est 19h sur BFM TV comme chaque vendredi, c'est l'heure de Made in Montebourg, votre rendez-vous
00:06pour restaurer la souveraineté française, européenne, bien mise à mal ce soir Arnaud Montebourg par Donald Trump.
00:12Bonsoir.
00:13Bonsoir Paola.
00:14Vous êtes ancien ministre de l'économie, aujourd'hui retiré de la vie politique, entrepreneur. Comment allez-vous Arnaud ?
00:20Mieux que la France.
00:21Mieux que le monde aussi, j'espère.
00:23Et mieux que le monde Paola, mieux que le monde.
00:24Et néanmoins, vous travaillez le 1er mai Arnaud, on aura l'occasion justement de débattre, de savoir s'il faut
00:28travailler plus ou moins.
00:30On va discuter de cette affaire.
00:31On va discuter de cette affaire, mais d'abord les mots de Donald Trump très durs envers les Européens qui
00:36ne sont, je cite, pas très très intelligents.
00:39Il a eu des mots très forts envers l'Allemagne cette semaine en disant je vais retirer mes troupes américaines
00:45justement de l'Allemagne.
00:47Est-ce qu'il faut le prendre au sérieux, ce président Donald Trump qui lève le point aujourd'hui et
00:51qui semble dire à l'Europe vous m'avez lâché, je vais me venger ?
00:55Les décisions qui ont été prises jusqu'à présent d'augmentation des droits de douane contre l'Europe sont très
01:01unilatérales et très dures.
01:03Aujourd'hui, il vient d'annoncer 25% sur les véhicules électriques.
01:06C'est une mesure spécialement dédicacée pour le chancelier allemand qui a expliqué que le problème de Donald Trump, c
01:12'était pas d'entrer en guerre, c'était d'en sortir.
01:14C'est vengé sur son, puisque c'est un homme qui ne connaît que la vengeance, sur son Twitter.
01:20Et aujourd'hui, les 25% sur les véhicules électriques, c'est clairement pour BMW, Mercedes et Volkswagen.
01:28Donc la vengeance est tombée tout de suite.
01:29C'est-à-dire, on va rappeler les mots du chancelier qui dit une nation entière est humiliée par les
01:33dirigeants iraniens, en particulier ses soi-disant gardiens de la révolution.
01:36Le problème avec ce type de conflit n'est pas d'y rentrer, c'est d'en sortir.
01:39Et là, 3-4 jours après, boum !
01:42Alors, il faut prendre un peu de relativité sur cette affaire.
01:47D'abord, pourquoi ? Parce que la Cour suprême a rendu illégaux tous ces droits de douane édictés sur X,
01:52premièrement.
01:53Deuxièmement, elle considère qu'elles ne sont pas fondées juridiquement.
01:57Et donc, les entreprises qui ont été victimes ont la possibilité juridiquement d'aller plaider devant les tribunaux américains pour
02:03obtenir la restitution du trop-perçu.
02:05Quand même, dans la première vague, les droits de douane qui ont pesé sur les entreprises européennes,
02:11Stellantis compris, on n'était pas très loin de 11-15 milliards, entre 11 et 15 milliards.
02:15Là, les Allemands ont déjà payé 6 milliards de trop à cause de ces droits de douane.
02:19Donc, si vous voulez, on arrive à un contentieux qui va s'envenimer de plus en plus entre les États
02:25-Unis et deux rives de l'Atlantique.
02:26Et ce qui est en train de se passer avec l'OTAN, c'est exactement la même chose.
02:30Après les accusations de Rubio, de Trump, l'OTAN, c'est un peu le cachet d'aspirine dans le verre
02:37d'eau Trumpy,
02:37qui est en train de se dissoudre lentement au fur et à mesure de la perte de confiance des Européens
02:42et au fur et à mesure des appels à la cessation de la coopération dans le cadre de ce traité
02:47par les Américains.
02:49Il y aura une facture parce que les Américains, comme l'a dit Josca Fischer,
02:53ancien ministre des Affaires étrangères allemande de Gerhard Schröder il y a 25 ans,
02:58mais il était brillant, il était visionnaire, il mérite d'être cité.
03:02Il a dit, c'est la plus grande réussite diplomatique de l'histoire des États-Unis que l'OTAN,
03:08parce qu'on a réussi à avoir deux continents couplés pour être surpuissant.
03:12Il est en train de couper ça, donc en fait, qu'est-ce qu'il fait ?
03:15Il est en train de se couper une jambe et un bras.
03:17Donc, ça va être très difficile pour l'unijambiste américain qui va suivre
03:21de tenir le choc sur les décennies à venir en étant isolé contre le reste du monde.
03:27– Et est-ce que nous aussi, on n'est pas en train de se couper un jambe,
03:30une jambe, un bras, voire même un parapluie américain qui nous protège, Arnaud ?
03:34– Alors moi, j'ai envie de dire que quand on a fait l'accord avec les États-Unis,
03:36ça a été très bénéfique pour les Trente Glorieuses,
03:39ça a endigué le communisme dans sa poussée après-guerre,
03:43ça a permis le couplage économique entre les deux rives transatlantiques,
03:47mais aujourd'hui, cette alliance est à notre détriment.
03:50Nous sommes les perdants de cette alliance.
03:51Donc nous, on va faire repousser une jambe et un bras qui nous manquent.
03:54C'est plutôt ça qui est intéressant. Pourquoi ?
03:56Parce qu'on va enfin se prendre en main.
03:58C'est fini les petits garçons aux culottes courtes qui vont demander l'autorisation à Daddy Trump,
04:02comme aurait dit ce pauvre secrétaire général de l'OTAN, M. Rutte.
04:07Un nom à ne pas retenir.
04:08– Enfin, ça va faire mal quand même,
04:10parce qu'en Allemagne, il y a 35 militaires américains qui sont stationnés.
04:1435 000. Il dit aussi, effectivement, l'Italie ne nous a apporté aucune aide et l'Espagne a été odieuse,
04:21absolument odieuse.
04:22Est-ce que si jamais on retire les soldats américains d'Allemagne, d'Espagne, d'Italie,
04:26qui va nous protéger contre Vladimir Poutine, par exemple ?
04:28– Nous-mêmes, c'est une chance pour l'Europe.
04:30Il faut le voir comme une opportunité.
04:32On va construire à nouveau notre destin ensemble.
04:36Et franchement, il était temps.
04:38Combien de fois nous avons eu des débats pendant les 30 dernières années sur…
04:42comme le général de Gaulle avait refusé d'entrer dans le commandement intégré de l'OTAN ?
04:46Vous vous souvenez de ça ? C'était en 1966 déjà.
04:48Eh bien, nous allons enfin, j'allais dire, trancher nos gordiens.
04:53Et ça a trop traîné.
04:54Donc maintenant, qu'est-ce qu'il faut faire ?
04:56C'est à nous de nous organiser.
04:58– De nous organiser et néanmoins, on le voit bien,
05:01on est complètement soumis à l'Amérique, à cette guerre que nous n'avons pas choisie.
05:08C'est un peu la douche froide pour l'économie française et européenne.
05:11Mais la France est quand même bien dans le rouge.
05:13Regardez cette croissance qui est annoncée par la Banque de France.
05:16Pour la France, c'est un zéro pointé.
05:19Alors l'Allemagne, c'est 0,3, 0,6 pour l'Espagne, l'Italie.
05:22Enfin quand même, on est dans le rouge.
05:24Et l'inflation dans la zone euro vient de franchir la barre des 3% en avril.
05:28Est-ce qu'on va vers ce mot que tout le monde déteste,
05:31c'est-à-dire la stagflation ?
05:33Et dites-nous ce que ça veut dire exactement.
05:34– Ça veut dire que vous n'avez plus de croissance et vous avez une inflation forte.
05:38C'est-à-dire qu'au lieu de faire l'arbitrage entre le chômage et l'inflation,
05:43vous avez les deux.
05:44C'est la double peine.
05:45Et effectivement, tous les voyants viennent de passer au rouge en Europe, en France,
05:50mais également dans le monde,
05:51puisqu'on est à croissance 0,1 moyenne de l'Union européenne.
05:55La France est à zéro.
05:56L'inflation, on était au mois de février en France à 0,9.
06:00En mars, on est 1,7.
06:03Et pour la première fois, le FMI et son chief economist viennent dire
06:07« Attention, on peut avoir, s'il y a prolongation du blocage d'Hormuz encore pendant 3 mois,
06:14on peut avoir une croissance mondiale à 2%, ce qui est rarissime,
06:17ce n'est pas arrivé depuis je ne sais combien de décennies,
06:20et une inflation à 6%.
06:21Donc en fait, les ravages de la politique de M. Trump,
06:25c'est une récession mondiale, qui va payer le premier.
06:28Donc il est obligé d'accepter d'avoir perdu cette guerre,
06:33qui, excusez-moi, a été quand même un gagnant.
06:34Alors, en attendant, est-ce que c'est les Français qui vont le payer avec leur pouvoir d'achat ?
06:39Écoutez, la présidente de la CGT, Sophie Binet, justement,
06:43qui disait « Avec cette croissance à taux zéro, il va falloir penser à augmenter les salaires. »
06:48Il faut d'abord un coup de pouce immédiat au SMIC,
06:51en plus de l'augmentation du SMIC qui devrait arriver en juin ou en juillet,
06:55il faut 5% d'augmentation immédiate.
06:57La deuxième mesure, c'est qu'il faut indexer tous les salaires sur les prix.
07:01Ça n'est plus possible que nous vivions ce déclassement massif
07:05où, comme le patronat refuse de négocier,
07:08les salaires n'augmentent pas et ne suivent pas les prix.
07:10Nous exigeons l'ouverture de négociations dans l'ensemble des entreprises,
07:15dans l'ensemble des branches.
07:16Quand est fait l'ancien ministre de l'économie ?
07:19Est-ce qu'il faut penser à augmenter le SMIC ?
07:21– En tout cas, il va falloir que les salaires suivent.
07:25Ça, c'est inévitable.
07:26D'ailleurs, c'est le cas avec l'augmentation automatique.
07:28Le SMIC, c'est une augmentation automatique.
07:30Mais seulement pour les SMICards.
07:31Qu'est-ce qui se passe pour les autres ?
07:33Donc, c'est ça le sujet qui va devoir être traité.
07:36Parce qu'aujourd'hui, quand vous faites un plein de gasoil,
07:39pour un Français qui est obligé d'aller travailler avec,
07:42il ne va pas en vacances, il ne part pas en week-end,
07:44il s'est restreint.
07:45Qu'est-ce qu'il fait ?
07:46En fait, c'est une semaine de supermarché qui passe à l'as.
07:49Donc là, on arrive dans une situation extrêmement grave.
07:52Donc, la question des salaires va être posée.
07:54Il faudrait, je crois, une concertation européenne sur le sujet
07:57pour que tous les pays européens suivent.
07:59Ça éviterait des désinflations compétitives,
08:01qu'on se fasse la concurrence sur le dos des travailleurs et des salariés,
08:05par exemple.
08:06Vous voyez ce que je veux dire ?
08:07Donc, ça, c'est une revendication qui devrait être traitée de façon européenne,
08:11ne serait-ce que pour traiter le problème de l'inflation européenne
08:14et de la perte de croissance.
08:16Nous sommes le 1er mai, Arnaud, aujourd'hui, la fête du travail.
08:19Et justement, vous vouliez alerter sur ce que vous appelez la job apocalypse,
08:23c'est-à-dire l'arrivée de l'intelligence artificielle,
08:25une nouvelle qui ne vous a pas échappée.
08:26Meta, qui est donc la maison mère de Facebook,
08:28annonce le licenciement de 8000 salariés,
08:31c'est 10% de ses effectifs, pour financer ses investissements.
08:34C'est-à-dire qu'on vire des humains,
08:35pour financer des logiciels.
08:37Est-ce que l'intelligence artificielle, ça vous fait peur ?
08:39Et est-ce que les Français doivent craindre pour leur emploi ?
08:42Alors, l'intelligence artificielle, l'IA,
08:45tout le monde s'en sert, tout le monde adore,
08:48mais chacun commence à avoir peur.
08:50Ce qu'on appelle la job apocalypse,
08:52c'est le fait qu'on n'a pas idée la quantité d'emplois qualifiés,
08:56pas, cette fois-ci, d'emplois déqualifiés ou peu qualifiés,
09:01mais d'emplois qualifiés pour des diplômés,
09:03des gens qui ont des situations acquises,
09:05comme disait ma grand-mère, des bonnes situations,
09:08qui vont se retrouver en difficulté,
09:10dans des proportions considérables,
09:11et cette dégradation va arriver à une vitesse extraordinaire.
09:15Alors, aujourd'hui, il y a un changement de civilisation
09:17depuis deux petites années,
09:18et c'est rien à l'échelle de l'humanité.
09:19L'intelligence artificielle, c'est votre médecin personnel,
09:23c'est votre avocat personnel,
09:24c'est votre documentaliste personnel,
09:26c'est même le compagnon d'infortune pour vos insomnies,
09:29ou votre psychanalyste.
09:30Mais, je pense à ce jeune cadre diplômé dans un groupe du CAC 40,
09:34qui reconnaissait il y a peu devant moi,
09:36en riant qu'il n'a plus rien à faire dans son travail,
09:39car il fait travailler l'intelligence artificielle à sa place,
09:42mais il comprend immédiatement qu'ils sont 30 dans son service,
09:45et que peut-être dans deux ans, ils seront plus que 5.
09:47Et donc, c'est ça, la job apocalypse,
09:49et elle a commencé.
09:52Comment, Anthropik, qui a créé Claude,
09:54qui marche le feu de Dieu,
09:57reconnaît dans un récent rapport qu'il y aura 40% des tâches,
10:00des cols blancs qui vont être affectés par l'IA ?
10:02Donc, les avocats, les juristes ?
10:05Alors, les métiers, c'est simple,
10:06c'est les métiers du chiffre, du droit, du conseil,
10:08de la création, la publicité, le design,
10:11de l'informatique, de la traduction,
10:13tous ces métiers de service.
10:14Les hommes politiques aussi ?
10:15Non, ceux-là, on en a besoin pour la démocratie, Paola.
10:18Mais, souvent, leurs discours vont être faits par la machine,
10:22et non plus par leurs assistants.
10:24Mais, la COFAS, pour la France, a dit,
10:26on a 27 millions d'emplois salariés en France.
10:31Il dit, il y a 5 millions d'emplois qui sont exposés.
10:34Le commissariat au plan France Stratégie,
10:36il dit 4 millions d'emplois.
10:37Donc, les chiffres commencent à se resserrer
10:39entre les optimistes et les pessimistes.
10:42Alors, regardons les chiffres de l'apocalypse mondiale de l'IA.
10:45C'est quoi ?
10:46Goldman Sachs estime que l'IA pourrait automatiser
10:50les tâches équivalentes à 300 millions d'emplois dans le monde.
10:53Ah oui, là, on parle d'une vraie apocalypse.
10:55McKinsey, c'est entre 400 et 800 millions
10:57et 75 millions tout de suite.
10:59Amazon vient de supprimer, et regardez les chiffres,
11:0230 000 emplois en col blanc.
11:04McKinsey vient de supprimer 5 000 postes.
11:06Meta, vous venez de le dire, 8 000.
11:08Et le français Capgemini, premier plan social lié à l'IA,
11:12c'est 2400 postes, 7% de ses effectifs,
11:1635 000 salariés.
11:17Aujourd'hui, une enquête informelle déclare
11:20que 39% des dirigeants licencient par anticipation
11:23de l'arrivée de l'intelligence artificielle,
11:25et il y a un ralentissement observable
11:27de l'embauche des jeunes diplômés de 15%,
11:30qui paient le prix de l'IA.
11:32Alors, il y a eu des optimistes,
11:33mais ils commencent à disparaître.
11:34Il y avait Davos, vous connaissez tous ces gens formidables
11:37qui se réunissent dans les montagnes suisses,
11:39le World Economic Forum,
11:41ils avaient dit, en 2020, ils avaient dit,
11:43ça créera plus d'emplois que ça en détruira.
11:45Oui, comme la révolution industrielle, finalement.
11:47Exactement.
11:48D'ailleurs, l'ordinateur personnel a créé 16 millions d'emplois
11:51aux Etats-Unis.
11:52Alors là, ils disent, non, non, finalement,
11:54on change un peu notre analyse,
11:55il y aura 83 millions d'emplois détruits,
11:58mais seulement 69 créés.
11:59Donc, on est à 14 millions.
12:00C'est moins que Goldman Sachs,
12:02toutes autres précisions.
12:03Vous voyez bien que le pessimisme commence à arriver.
12:05Alors, il y a une première conséquence
12:06que je veux ici analyser,
12:08c'est les signaux à bas bruit
12:09que nous analysons
12:11parce qu'on voit l'arrivée des problèmes
12:12et il faut les traiter avant qu'ils n'arrivent vraiment.
12:15Tous les centres de calcul,
12:16c'est-à-dire ce qu'on appelle les data centers,
12:18improprement d'ailleurs,
12:19ce ne sont pas des centres de données,
12:20c'est des centres de calcul très puissants,
12:22ceux qui font tourner l'IA de notre vie quotidienne
12:25et les autres pour l'industrie.
12:26Oui, il faut savoir qu'à chaque fois
12:26qu'on utilise ChatGPT ou Claude,
12:29effectivement, ça part dans des data centers
12:30pour des gros calculs.
12:32Ces centres de calcul sont devenus aux Etats-Unis
12:34un point de crispation dans les populations.
12:37Aujourd'hui, vous avez des populations
12:38qui manifestent contre l'installation des data centers.
12:41Pourquoi ? Parce que ça consomme énormément.
12:44Pour beaucoup de raisons, c'est intéressant.
12:46Et donc, il y a des gens qui manifestent
12:48contre l'intelligence artificielle aux Etats-Unis.
12:50La protestation populaire a commencé.
12:52Écoutez bien, alors, ils se plaignent de quoi ?
12:54Un, ils nous pompent notre eau,
12:55on n'en a pas assez pour boire.
12:57Deux, les factures électricité explosent
12:59et trois, ils nous piquent notre job.
13:00C'est comme ça qu'ils disent.
13:01Ils vont détruire nos emplois.
13:03Alors, il y a même un Etat, le Maine,
13:04c'est un Etat démocrate qui vient de décider
13:07et de voter un moratoire sur l'installation
13:09des infrastructures.
13:10Et il y a beaucoup d'autres Etats
13:11qui, par contagieux, envisagent de le faire.
13:13Alors, vous avez de l'autre côté
13:14la Silicon Valley américaine
13:16avec les fous Elon Musk et Jeff Bezos
13:18qui sont les techno-solutionnistes ultra
13:21qui disent que ce n'est pas grave,
13:23on va les envoyer dans l'espace.
13:24Et Elon Musk a demandé à la NASA
13:27l'autorisation d'envoyer un million
13:29de data centers et de centres de calcul
13:31se servir de l'énergie solaire
13:32pour tourner de façon permanente
13:36en orbite basse autour de la Terre.
13:37Vous voyez, on en est.
13:39En vérité, nous sommes, nous, en Europe,
13:42en retard sur les investissements
13:43qui nous permettent de contrôler l'IA.
13:45Mais nous sommes en avance
13:46sur les destructions d'emplois.
13:47Alors, il y a aujourd'hui un scénario noir
13:49qui est en train de s'installer.
13:51À mesure que les agents de l'intelligence artificielle
13:54sont capables de remplacer les humains,
13:56les entreprises coupent dans les effectifs,
13:57améliorent leurs marges,
13:59réinvestissent dans l'IA.
14:00Et vous avez un comportement rationnel
14:02dans les entreprises qui détruit l'économie.
14:04Donc, vous avez une explosion sociale
14:07qui est possiblement programmée.
14:09Personne ne pourra, cher Paola,
14:11faire l'économie d'une proposition
14:12de changement majeur
14:13sur ce que doit être le travail
14:15dans la civilisation de l'IA au XXIe siècle.
14:18Comment il doit être rémunéré ?
14:19Quand les gains de productivité
14:21sont capturés par le capital.
14:23J'attends, et nous attendons de pied ferme,
14:25les propositions des candidats
14:26aux élections l'année prochaine.
14:28Ça devrait être dans tous les programmes présidentiels
14:30pour 2027.
14:32Alors, avant qu'on continue cette émission,
14:33Arnaud Montebeau,
14:34puisque dans un instant,
14:34vous serez face à Priska Thévenot,
14:36ancienne porte-parole du gouvernement,
14:37pour parler des super-profits de Total Énergie.
14:40Il faut qu'on parle de vous,
14:41puisque votre nom est apparu
14:42dans une ou deux publications,
14:45où certains socialistes vous reprochaient
14:48d'avoir basculé à l'extrême droite.
14:51C'est le cas ?
14:52Non, je suis un orphelin en vérité.
14:54Un orphelin politique.
14:56C'est-à-dire que j'ai rompu intellectuellement
15:00avec la social-démocratie,
15:01pour des raisons simples.
15:02C'est qu'ils ont accompagné
15:04la mondialisation financière
15:06qui nous a fait tant de mal.
15:07Ils ont participé à la construction européenne
15:11qui nous plombe aujourd'hui.
15:12Ils ont abandonné beaucoup de gens.
15:14La nation, les frontières,
15:17je considère que ce sont des questions fondamentales,
15:19qu'ils ont de la souveraineté étrangère
15:21à l'ensemble de la gauche,
15:23j'allais dire, socialiste,
15:25qui était ma famille politique
15:27depuis de très nombreuses années.
15:28Ça ne fait pas de moi
15:29quelqu'un d'extrême droite.
15:31Ça fait quelqu'un,
15:32comme d'ailleurs 50 % des Français,
15:38un orphelin politique.
15:39Je suis sans affiliation.
15:41D'ailleurs, si on cherchait
15:41à me mettre dans une case,
15:43je dirais que je suis un chevetementiste de droite
15:46et un séguiniste de gauche.
15:47C'est-à-dire une sorte de post-gaulliste
15:49cherchant républicain social,
15:51cherchant une voie pour notre pays,
15:53mais qui ne peut pas se résumer
15:55dans les propositions actuelles.
15:57Donc, l'ERN me pose un problème
15:59de valeur et de principe.
16:01Il charrie tout le problème du racisme.
16:04LFI me pose un problème
16:06de valeur et de principe.
16:07Il charrie tout ce qu'on voit
16:08sur l'antisémitisme.
16:11Où est la proposition politique,
16:13aujourd'hui, qui peut me convenir ?
16:14Je n'en ai pas.
16:15Voilà.
16:16D'accord.
16:16C'est ma position personnelle.
16:18Ce qui ne vous pose pas de problème,
16:19mais ce qui pose des problèmes à certains,
16:22c'est que deux de vos entreprises,
16:23on va les rappeler,
16:24l'une sur le nucléaire et l'autre
16:25qui relance la filière des amendes en France,
16:27sont donc financées par le milliardaire
16:29Pierre-Édouard Sterrin.
16:29Il faut rappeler qu'il est,
16:30c'est un homme d'affaires
16:31dont les idées sont très, très marquées à droite,
16:34qui pense qu'il dit vouloir en France
16:37plus de bébés de souche européenne.
16:39Ça, ça ne vous pose pas de problème ?
16:41C'est sa responsabilité.
16:42D'abord, moi, j'ai 12 entreprises,
16:43j'ai créé 12 entreprises avec 30 associés.
16:46Donc, j'en ai deux avec M. Sterrin.
16:48C'est vrai.
16:49M. Sterrin, il a les opinions
16:50qu'il croit devoir défendre.
16:52Ça ne m'engage pas.
16:53Et ça n'engage certainement pas
16:54les entreprises que je dirige
16:56dans lesquelles il est associé,
16:58dans lesquelles il est minoritaire
16:59ou majoritaire, peu importe.
17:01En tout cas, dans l'entrepreneuriat,
17:06nous faisons avec des gens
17:07qui ont des opinions différentes.
17:08Dans l'entreprise,
17:10vous ne demandez pas
17:10les opinions des salariés.
17:12Donc, vous dites
17:13qu'il n'est pas infréquentable.
17:14C'est surtout que ce n'est pas le sujet.
17:18Moi, je ne fais pas de politique
17:19dans les entreprises.
17:20L'amende française,
17:21quand on la relocalise,
17:23elle ne fait pas de politique.
17:24Elle n'a pas de bulletin de vote.
17:25Elle n'a pas de couleur politique.
17:27En revanche, la France en a besoin.
17:28Et s'il y a des gens
17:29qui ont des idées différentes,
17:31qui peuvent s'unir dans l'entreprise,
17:32c'est la beauté de l'œuvre entrepreneuriale
17:34que de les unir.
17:35La politique, elle passe son temps
17:36à fracturer, à faire des sectes.
17:38La secte Moon,
17:39la secte de l'ordre du Temple solaire.
17:42Il ne faut pas se parler,
17:43il faut s'entretuer.
17:44Non, dans l'entrepreneuriat,
17:46dans l'entreprise,
17:47dans la création de valeurs économiques,
17:49on unit des gens
17:50qui ont des opinions très différentes
17:51et qui font ensemble.
17:53Et néanmoins,
17:53je reviens sur Pierre-Édouard Sterrin,
17:55mais c'est vrai qu'il a quitté la France,
17:56qu'il vit désormais en Belgique,
17:58et pourtant qu'il finance
17:59des idées d'extrême droite.
18:00Tout en ne se rendant pas
18:02aux convocations
18:03de l'Assemblée nationale.
18:05Est-ce que ce n'est pas contraire
18:06à vos valeurs,
18:07aux valeurs de la République ?
18:08C'est totalement contraire
18:09à mes valeurs.
18:10Je lui ai dit d'ailleurs
18:11que je suis le contraire
18:12de ce que vous êtes
18:13et je lui ai rappelé
18:14qu'il était le contraire
18:15de ce que j'étais.
18:16Et alors ?
18:17Et quand on a dit ça,
18:18il a sa responsabilité,
18:20j'ai la mienne,
18:20je suis responsable
18:21de mes idées
18:22et nous sommes responsables
18:23d'une entreprise ensemble.
18:25Et je vais vous dire,
18:25j'ai marqué ma désapprobation,
18:28je lui ai fait le reproche
18:29d'être l'exilé fiscal.
18:31Il m'avait dit,
18:32je rentre.
18:32Il ne l'a d'ailleurs pas fait.
18:33Je le lui ai reproché
18:34une deuxième fois,
18:35il ne l'a pas fait,
18:36je ne peux pas lui contraindre,
18:37je ne suis pas la police fiscale
18:38de l'État,
18:38Madame Puerhari,
18:40vous comprenez ?
18:41Bon.
18:42Donc,
18:42l'entrepreneuriat,
18:43l'entreprise est transpartisan.
18:45L'économie est transpartisane.
18:47C'est pour ça qu'on est là.
18:49La souveraineté,
18:50elle appartient à tous les Français.
18:52Voilà.
18:53Ce n'est pas un truc de facho.
18:54Ça appartient à tous les Français
18:55parce qu'on en a besoin.
18:57Tout simplement.
18:57Donc, vous dites,
18:58il y a des bonnes idées
18:59à l'extrême droite,
18:59il y a des bonnes idées
19:00à gauche aussi.
19:01Mais on m'a reproché
19:03d'avoir signé un appel
19:04contre les dérives fédéralistes
19:06de l'Union européenne,
19:06un appel à référendum.
19:07Oui, alors je rappelle quand même
19:08qu'il était signé
19:09par Nicolas Dupont-Aignan
19:10et qu'il y avait aussi
19:12le conseiller du Rassemblement national,
19:14Jérôme Sainte-Marie.
19:14Enfin bref,
19:15beaucoup de personnes
19:16liées au Rassemblement national.
19:17Il y en avait deux,
19:18mais ceux qui rappellent ça
19:20ont oublié de dire
19:20qu'il y avait quand même
19:21Pierre Mazot,
19:22ancien président du conseil
19:23constitutionnel nommé
19:24par Jacques Chirac,
19:25qui avait Marcel Gaucher,
19:26grand philosophe républicain,
19:29Madame Bechtel,
19:30qui est la présidente
19:31de la fondation
19:31de Jean-Pierre Chevènement,
19:32mon ami,
19:33Jean-Claude Mailly,
19:34ancien secrétaire général
19:35de Force Ouvrière
19:37et Marie-Noëlle Lindemann,
19:38ancien ministre,
19:39Dionnelle Jospin.
19:39Donc vous dites,
19:40vous êtes un homme libre,
19:41vous n'êtes pas un homme acheté.
19:42Merci beaucoup.
19:44Merci pour cette mise au point,
19:46Arnaud Montebourg.
19:46On passe à la question,
19:48à ce débat,
19:49ce duel qui va nous occuper ce soir.
19:52Faut-il taxer les super profits
19:53de Total Energy ?
19:55Total Energy a publié ses résultats.
19:595,8 milliards de dollars de bénéfices
20:01au premier trimestre,
20:02une progression de 51%.
20:04Comment ?
20:05En achetant la totalité
20:06des cargaisons de pétrole
20:07qui ne passaient pas
20:08par le détroit d'Ormus.
20:09Certains pensent qu'ils ont spéculé,
20:11voire profité de la guerre.
20:12Bonsoir Prisca Tévenot.
20:14Bonsoir.
20:14Vous êtes députée,
20:15ancienne porte-parole
20:15du gouvernement Attal,
20:16Macroniste de la première heure.
20:18Je rappelle que vous avez rejoint
20:18En Marche dès le lancement du parti.
20:21Est-ce que Total, pour vous,
20:22est un profiteur de guerre ?
20:23La question qui se pose
20:25derrière ce que vous énoncez,
20:27c'est comment on fait
20:27pour que la crise énergétique
20:29n'impacte pas plus
20:30le pouvoir d'achat des Français ?
20:32Je pense qu'on n'est pas là
20:33pour essayer de trouver
20:33des coupables et des sanctions
20:37absolument immédiates et rapides,
20:38mais plutôt comment on réduit
20:40la facture énergétique des Français
20:42avec une crise qui dure maintenant
20:43depuis 60 jours, je crois,
20:44un peu plus même.
20:46La question des super-profits,
20:47elle n'est pas nouvelle.
20:48Elle a été déjà posée
20:49il y a près d'un an et demi.
20:51Elle a été finalement redébattue
20:52à l'Assemblée nationale
20:53sur chacun des budgets depuis.
20:55Et elle pose deux questions.
20:57Elle pose la question
20:57de la durée de la mise en place
20:59de ces super-profits,
21:00des secteurs ciblés
21:01sur ces super-profits.
21:02Est-ce qu'il s'agit vraiment
21:04d'un effet de rente
21:04ou d'une situation
21:06qui amène à une crise exceptionnelle ?
21:08Sur ça, le problème
21:09que nous avons pu voir
21:10au cours des dernières années,
21:11c'est que quand on met en place
21:13une taxe,
21:13super-profit,
21:14ça voudrait dire une taxe
21:15qui arrive
21:16et qui devra avoir
21:17une date de fin
21:18et en tout cas une date
21:19à laquelle on arrête
21:20de la mettre en place,
21:22ça ne s'arrête jamais.
21:23Et donc se pose la question
21:24attendez, je vais
21:25bon alors je vais finir ma phrase
21:26et donc se pose la question
21:28ensuite de comment
21:29on continue à garder
21:30notre activité
21:31et comment on ne fait pas peur
21:32à des acteurs économiques
21:33dans leur globalité
21:34pour venir continuer
21:35à investir en France,
21:36pas simplement
21:37pour le plaisir de la France
21:38mais parce que derrière
21:38ça crée de la croissance
21:39et ça crée de la croissance
21:41qui permet de financer
21:42notre modèle social.
21:43Entendu Priscatevno,
21:44effectivement une taxe
21:45qui pourrait être sans limite.
21:46Bon alors.
21:47Bon alors,
21:48j'ai laissé Madame
21:50terminer sa phrase,
21:51je suis désolé,
21:51je n'aime pas interrompre
21:52mais Paola me demande
21:54de vous interrompre
21:55alors je m'exécute
21:56gentiment.
21:57Entendu.
21:585 milliards
21:59de plus en un mois,
22:01plus 51%
22:02sur 2025.
22:03Quand vous regardez
22:04les actionnaires,
22:05très intéressant,
22:06en capitalisation
22:07les 117 grandes compagnies
22:09pétrolières,
22:09ce n'est pas seulement total,
22:10c'est tout le monde,
22:11c'est plus 29%
22:12en capitalisation,
22:13on est à 1000 milliards.
22:14Donc attention,
22:15là,
22:16qu'est-ce que a dit
22:16Patrick Pouyanné ?
22:17Qu'il faut respecter.
22:19C'est un grand chef
22:20d'entreprise,
22:20très doué.
22:21Il a dit,
22:23nous avons la plus forte
22:24croissance de dividendes
22:25parmi les majors pétrolières.
22:27Donc en fait,
22:28cette affaire-là,
22:29c'est pour les actionnaires.
22:30Vous dites,
22:31il faut que ça aille aux Français.
22:32D'ailleurs,
22:33il y a un plan
22:34parce que toute la loi de finances
22:36qui n'a pas été votée,
22:37elle a été votée péniblement,
22:39vous savez,
22:39Madame la députée,
22:40dans des conditions
22:41très difficiles,
22:42elle est par terre.
22:42Pourquoi ?
22:43Parce que la guerre,
22:44c'est plus 6 milliards.
22:45Donc il faut trouver 6 milliards.
22:46Est-ce que vous pensez
22:47qu'on va les demander aux Français ?
22:48Ça va être difficile.
22:49Est-ce qu'on va les demander à Total ?
22:51On pourrait leur demander.
22:52D'ailleurs,
22:52ce n'est pas qu'à Total,
22:53c'est Chevron,
22:53c'est Shell,
22:54c'est BP,
22:55c'est Exxon,
22:55c'est tous.
22:56Alors,
22:57comment se fait-il
22:57qu'on ne fait rien ?
23:00Vous ne voulez pas déposer
23:01une proposition de loi ?
23:02Parce que,
23:02pour une fois,
23:03le RN et le Parti Socialiste
23:05sont d'accord.
23:06Il ne manque plus que les Macronistes.
23:07Non, non,
23:07ce n'est pas pour une fois
23:08que le RN et la gauche
23:09sont d'accord.
23:10Ah, ce n'est pas pour une fois,
23:11ils sont souvent d'accord.
23:12Oui, économiquement,
23:13c'est la même chose.
23:14C'est Blombounet.
23:14Ah, c'est la même chose, d'accord.
23:15Ils disent la même chose
23:16pendant les budgets.
23:16Vous avez suivi,
23:17vous êtes un ancien ministre
23:18de l'économie,
23:19vous suivez encore
23:20attentivement la question
23:21politique en France.
23:22Notamment, regardez,
23:23il y a 2 ans, 3 ans,
23:24là, il y a quelques semaines
23:25pendant le budget
23:26qu'on a débattu,
23:27ils votaient la même chose
23:29systématiquement.
23:29Le RN est de gauche
23:31économiquement,
23:31je ne sais pas comment
23:32le dire autrement,
23:32à part aussi simplement
23:33que cette phrase.
23:34Maintenant, ce que vous dites,
23:35moi, je ne suis pas au gouvernement,
23:36je suis députée.
23:37Je pourrais,
23:37je vais vous dire deux choses
23:38et vous allez peut-être
23:39être un peu surpris,
23:40mais je pourrais déposer une loi,
23:41etc., etc.
23:42J'allais vous dire,
23:42quand on pose des lois,
23:43le gouvernement ne suit pas
23:44et nous empêche
23:44d'aller au bout de notre loi.
23:45On l'a vu sur le 1er mai,
23:46nous sommes aujourd'hui
23:47le 1er mai.
23:48Donc, je ne vais pas commencer
23:49à faire des promesses en l'air
23:49alors que je sais que derrière,
23:51si le gouvernement a envie
23:52d'arrêter un processus législatif,
23:53il l'arrête.
23:54Deuxièmement,
23:55j'ai envie de vous dire,
23:57parler effectivement à la gauche.
23:58Aujourd'hui,
23:58tout ce que la gauche demande,
23:59le gouvernement dit oui.
24:01Donc, moi,
24:02je suis profondément libérale
24:03économiquement.
24:04Je ne vais pas commencer
24:04à mentir
24:04et je ne vais pas commencer
24:05à mentir aux Françaises
24:06et aux Français.
24:07Ce que je dis,
24:08c'est qu'attention,
24:08le principe de la taxe
24:10pour la taxe
24:10a toujours des effets pervers
24:12au final
24:12et on finit par s'en mordre
24:14les doigts.
24:14En revanche,
24:15est-ce qu'il faut aider
24:15les Français dans cette crise
24:17avec des aides ciblées,
24:18très précises
24:19et immédiates,
24:20pas en créant de la paperasse
24:21et de la norme
24:22qui fera des bouchons
24:23aux quatre semaines ?
24:24Je vous accorde,
24:24tout ça,
24:25c'est très bien.
24:25D'ailleurs,
24:26il y a eu des baisses de prix
24:27du côté de chez Total.
24:28Tout ça,
24:28on connaît,
24:29c'est éphémère,
24:30c'est discrétionnaire.
24:31Le sujet,
24:32c'est quand même
24:32qu'il y a une lettre
24:33de cinq ministres de l'économie,
24:35Italie,
24:35Allemagne,
24:36Espagne,
24:36Autriche,
24:36Portugal,
24:37où est la France,
24:38qui dit
24:38qu'ils veulent un prélèvement
24:40sur les groupes énergétiques
24:41exceptionnels.
24:41Où est la France ?
24:43Et là-dedans,
24:44vous avez
24:44deux gouvernements socialistes,
24:45un gouvernement d'extrême droite,
24:47un gouvernement conservateur,
24:48libéral,
24:49celui de Friedrich Merck.
24:50Que disent-ils ?
24:51Je la cite.
24:52Ceux qui tirent des profits
24:54des conséquences de la guerre
24:55doivent faire leur part
24:56pour alléger la charge
24:58pesant sur le grand public.
24:59Ils disent exactement
25:00ce que vous préconisez.
25:01Pourquoi le gouvernement
25:02de Sébastien Lecornu
25:03n'est pas signataire,
25:05ou M. Lescure,
25:06n'est pas signataire
25:07de cette lettre
25:07pour que nous ayons
25:08une mesure
25:10qui permette
25:10d'éviter
25:11des prélèvements supplémentaires
25:12sur les Français,
25:13puisque la loi de finances,
25:14il faut la refaire.
25:15On a perdu
25:15le bénéfice
25:16des efforts
25:17qui avaient été
25:19difficilement consentis.
25:20Et donc maintenant,
25:21qui va payer
25:22la crise ?
25:24Total pourrait,
25:25mais pas que Total en fait.
25:27Tous les Européens,
25:28toutes les compagnies
25:29énergétiques européennes.
25:31Qu'est-ce que vous en dites ?
25:33Moi je vous dis
25:33que je suis parlementaire,
25:34je ne suis pas au gouvernement.
25:36Évidemment,
25:36mais par exemple,
25:37on recevait il y a un instant
25:38une députée écologiste
25:40et sociale
25:41qui a fait une proposition
25:42de loi.
25:43Il y a des députés
25:44qui se mobilisent
25:45justement pour défendre
25:46le pouvoir d'achat
25:46des Français.
25:48Est-ce que vous pensez
25:48comme mot de région ?
25:49Attendez,
25:50vous plaisantez,
25:50quand vous me dites
25:51dans la même phrase...
25:52Non,
25:52on a reçu...
25:52On n'a pas beaucoup ici.
25:54Mais on aime bien
25:54plaisanter,
25:55mais là c'est pas ça.
25:55Moi j'aime bien finir
25:56mes phrases quand même.
25:57Mais il y a un sujet
25:58quand même qui est assez
25:58impressionnant.
25:59Quand on dit dans la même phrase,
26:00il y a une députée écologiste
26:02qui est venue,
26:03elle est en train de se battre
26:04pour défendre
26:04le pouvoir d'achat
26:05des Français.
26:05Je viens de vous dire
26:06il y a à peine 5 minutes
26:08que quand on les met
26:09face à leur devoir,
26:10c'est-à-dire de voter
26:11à l'Assemblée,
26:11ils votent main dans la main
26:13des impôts
26:13et des taxes supplémentaires
26:15pour tout le monde.
26:16Pas pour les super-riches,
26:17pas pour les extra-riches,
26:18pour tout le monde.
26:18Donc vous dites que quoi ?
26:19Vous ne pouvez rien faire
26:20en tant que députée aujourd'hui ?
26:22C'est ça que vous dites ?
26:22Ça ne sert à rien
26:23de proposer une loi
26:24parce que de toute façon
26:24elle ne passe pas ?
26:25Ce n'est absolument pas
26:26ce que j'ai dit.
26:26Mais ne laissez pas croire
26:27par une question
26:28que la gauche serait
26:29la grande défenseuse
26:30des classes populaires
26:31et que d'un seul coup
26:32par magie,
26:32parce qu'ils auraient proposé
26:33une loi,
26:33on oublierait ce qu'ils font
26:34toute la journée.
26:35C'est-à-dire qu'ils passent
26:36leur temps à taxer les Français
26:37et tous les Français.
26:39Et je le dis assez simplement,
26:40c'est ça.
26:40Vous avez parlé
26:41il y a un instant.
26:42Oui, allez-y Arnaud.
26:44On a la dette Macron.
26:45C'est 1198 milliards,
26:48c'est-à-dire une hausse
26:49de 54%,
26:49plus 21 points de PIB
26:52en 10 ans,
26:538 ans.
26:53Bon.
26:54Le coup de ça...
26:55Les trois premières années,
26:56vous vous souvenez quand même ?
26:57Oui, je m'en souviens.
26:58On a réduit le déficit
26:59comme jamais.
27:00C'est formidable.
27:01Non, c'est important.
27:02Là, il y a 1198 milliards
27:07et ça coûte par an,
27:09et d'ailleurs le surcoût
27:10de cette dette en intérêt,
27:11c'est 3,6 milliards.
27:12Monsieur le ministre,
27:13décomposant ensemble cette dette ?
27:15Non, mais ça a déjà été fait,
27:16on le sait.
27:17Simplement, elle est là.
27:18On peut la décomposer,
27:19mais vous pouvez la couper
27:20en morceau,
27:20il faudra toujours.
27:20Il faut l'expliquer aussi.
27:22Qu'est-ce qui s'est passé ?
27:23Vous allez pouvoir l'expliquer.
27:24Mais pour l'instant,
27:25si je peux finir ma phrase,
27:26ce que vous interrompez également,
27:28je le vois,
27:29le surcoût de la dette
27:30dans la crise depuis 2 mois,
27:32c'est 3,6 milliards.
27:32Bien sûr.
27:34Ça veut dire qu'aujourd'hui,
27:35la progression de la charge
27:36de la dette
27:36absorbe tous les efforts budgétaires.
27:38Donc, il n'y a plus
27:39de marge de manœuvre
27:40et il faut refaire le budget.
27:41Le sujet, c'est
27:42est-ce qu'on va prendre
27:43aux compagnies pétrolières
27:44cette part nécessaire ?
27:46C'est ça mon sujet.
27:47Plutôt que de demander aux Français.
27:48C'est ça ma question.
27:48Ou alors peut-être
27:49qu'on devrait effectivement
27:51retirer...
27:51Ah, vous êtes d'accord.
27:52Formidable.
27:52Alors, je vous coupe.
27:53C'est l'heure du moment
27:56où je vous interromps aussi
27:57pour vous demander
27:57si peut-être
27:58il ne faudrait pas supprimer
27:59des jours fériés.
28:00C'était l'idée
28:01de François Bayrou, par exemple.
28:02Vous avez parlé du 1er mai
28:03il y a un instant,
28:05Frisia Thévenot.
28:06Eh bien, on va en parler
28:06avec Stéphane Manigold
28:07qui nous rejoint ce soir
28:09et qui est notre génie
28:10du Made in France
28:11et qui milite pour que
28:12ceux qui veulent bosser
28:14le 1er mois
28:14puissent ouvrir
28:15sans avoir une amende
28:17de 750 euros
28:18comme le réclame
28:19effectivement
28:20pas vraiment
28:21le réclame Sophie Binet
28:22mais en tout cas
28:23pour elle,
28:23le travail,
28:24c'est sacré.
28:27Pour le 1er mai,
28:28pas question
28:28qu'on nous vole
28:29notre journée.
28:30Le 1er mai,
28:31ce n'est pas une journée
28:32à fort potentiel commercial
28:34comme disent
28:34les macronistes.
28:35C'est la journée
28:36de lutte internationale
28:38pour les droits
28:38des travailleurs
28:39et des travailleuses.
28:40Elle doit rester
28:41fériée,
28:42chômée
28:42et rémunérée.
28:44Je pense que
28:45c'est aussi
28:45ce contexte particulier
28:47cette année
28:47qui fait que
28:48nous sommes
28:48toutes et tous
28:49rassemblés ici
28:50pour dire
28:50pas touche au 1er mai.
28:52Et aujourd'hui encore,
28:53certains boulangers
28:55en ouvrant leur commerce
28:56ont pris des amendes.
28:57On sera en ligne
28:58avec un boulanger
28:59qui a pris une grosse amende
29:00tout à l'heure
29:01et il y a un détail savoureux
29:02Stéphane Meniguel
29:03que vous avez soulevé.
29:04C'est-à-dire que
29:04pendant que certains
29:05commerces artisanaux
29:06ferment,
29:07sont obligés de fermer
29:08et McDonald's
29:09tournent à plein régime.
29:10C'était l'objet
29:11d'une tribune du Figaro
29:12que vous avez publiée.
29:13Bonjour par là,
29:14Monsieur le ministre,
29:14bonjour,
29:15je suis très heureux
29:17de venir un 1er mai
29:18travailler
29:18parce que
29:19quand on prend du plaisir
29:20ça fonctionne tout seul
29:22et nos salariés
29:23aujourd'hui sont pays double
29:25donc ils sont très heureux.
29:26Mais ce qui me concerne
29:27en fait dans le débat
29:27de Madame Binet
29:29notamment
29:29c'est le dogmatisme
29:30à tout prix.
29:32Les usines à burger,
29:33les usines à malbouffe
29:35qui, je le rappelle,
29:37la Cour des Comptes
29:37chaque année
29:38crient
29:39dans un désert
29:39politique absolu
29:41que la malbouffe
29:42coûte entre 12 et 18 milliards
29:44chaque année.
29:46Je rajoute à cela
29:47qui ne vous a pas échappé
29:48vous êtes peut-être déjà allé
29:50dans un fast-food
29:52récemment
29:52ils ont supprimé
29:54des emplois
29:55au profit de bornes.
29:56Donc en réalité
29:57le 1er mai
29:58où nous artisans
29:59qui employons du monde
30:00avec l'intelligence de la main
30:02on paye nos salariés doubles
30:03et avec le plaisir
30:04quand on laisse
30:06des politiques s'installer
30:07pour dérouler
30:09le tapis rouge
30:10au marge
30:11au super profit
30:12monsieur le ministre
30:13de la malbouffe américaine
30:15Burger King
30:16Tacos
30:17etc.
30:18Vous savez quel est
30:18le chiffre d'affaires
30:19de McDonald's
30:20dans ce qu'on ose appeler
30:21encore le pays
30:22de la gastronomie
30:23qu'est la France
30:24le chiffre d'affaires
30:25de McDonald's
30:26en France
30:26c'est 6,5 milliards
30:28par an.
30:28C'est la première implantation
30:30hors Etats-Unis
30:30de McDonald's.
30:31Mais vous vous rendez compte
30:32qu'avec 6,5 milliards
30:34on parle de super profit
30:35moi j'aimerais
30:35qu'on arrête
30:36de taper sur
30:36les entreprises françaises
30:37et qu'on se concentre
30:38là où il y a
30:38de l'argent à aller chercher.
30:40Moi je propose par exemple
30:41de rehausser la TVA
30:42la taxe sur la valeur ajoutée
30:43sur tous ces
30:45enseignes de malbouffe
30:46de la remettre à 20%
30:48ce sont des prestataires
30:49de services
30:49au fond
30:50ils assemblent
30:51du pain
30:52des steaks hachés
30:52du fromage
30:53pardon mais
30:55l'agriculture française
30:57ne se résume pas
30:57à la pomme de terre
30:58au steak haché
30:58à la salade
30:59fort heureusement.
31:00On vous a qualifié
31:02Géli Bédine France
31:03parce que
31:03vous êtes parti de rien
31:04et vous avez réussi
31:05à employer
31:07combien de personnes ?
31:08180 salariés dans le groupe
31:09et mes premiers actionnaires
31:10sont les salariés.
31:10Et combien d'étoiles
31:11Michelin ?
31:125 étoiles
31:12on fait par contre
31:13deuxième groupe
31:14le plus étoilé de Paris
31:15mais on a des bistrots aussi.
31:17Oui oui oui
31:18bon ben voilà
31:19de rien
31:20réussir ça
31:21ça mérite quand même
31:22un petit coup de chapeau
31:22bon ça veut pas dire
31:24que tout ce que vous dites
31:25est parole d'évangile
31:25c'est pas ça
31:26mais c'est intéressant
31:27qu'on comprenne
31:29qu'en effet
31:29il y a un arbitrage
31:30pour le salarié
31:31entre le pouvoir d'achat
31:33je veux travailler
31:34peut-être le 1er mai
31:34si on m'y autorisait
31:36et le congé forcé
31:39et il y a un certain nombre
31:40de commerces
31:41il y a des préfectures
31:42qui autorisent
31:42l'ouverture des boulangeries
31:43d'autres pas
31:44il y a 50 contre 50
31:45c'est-à-dire la moitié
31:46du territoire français
31:47il n'y a pas un droit unifié
31:49parce que c'est une loi
31:49qui date de 1919
31:52et on n'arrive pas
31:53à obtenir
31:54une unification du droit
31:55une sécurité juridique
31:57conséquence
31:57vous avez des boulangers
31:58qui se font verbaliser
31:59à Laval
32:00et d'autres
32:00qui se font encourager
32:01à Verdun
32:02comment c'est possible
32:03donc vous avez raison
32:04monsieur Manigold
32:05donc je veux vous dire
32:05votre publication
32:07dans le Figaro
32:07nous a alerté
32:08avec Paola
32:09parce que nous avons considéré
32:11qu'il y avait là
32:13quelque chose d'absurde
32:14et qu'on marchait sur la tête
32:15parce qu'on a une rubrique
32:16on marche sur la tête ici
32:18donc c'est vous
32:18qui nous l'illustrez
32:19mais non seulement
32:20on marche sur la tête
32:21mais le 1er mai
32:22est devenu le grand méchant flou
32:24pourquoi ?
32:25parce que finalement
32:26on a un Lecornu
32:28qui à la suite de la tribune
32:29dont vous parlez
32:31prend position
32:32alors il prend position
32:33en disant
32:33finalement
32:35les artisans
32:36j'aime bien
32:37le fait qu'il emploie
32:37le mot artisan
32:38pour être franc avec vous
32:39les artisans boulangers
32:40et les artisans fleuristes
32:41pourront ouvrir
32:41mais je veux vous dire
32:42à quel point
32:43nous sommes
32:44dans un pays
32:45où au fond
32:46on est infichu
32:48d'écrire un texte
32:49moi je me souviens
32:50lorsque vous étiez député
32:51jeune député
32:52j'avais 17 ans
32:52lorsque vous êtes
32:53en relation nationale
32:54et je vais vous faire
32:54une conférence
32:54vous étiez l'un de mes chouchous
32:55parce que j'aimais beaucoup
32:57votre qualité oratoire
32:59et à 17 ans
33:00on est plutôt à gauche
33:00donc j'étais plutôt à gauche
33:02et je vais vous dire
33:03le texte
33:04il est farouchement mal écrit
33:06parce que
33:06je vais
33:06au boulanger qui nous écoute
33:08là je vais vous donner
33:08la solution
33:09si vous voulez ouvrir
33:09le 1er mai
33:10en toute égalité
33:10vous avez ce qu'on appelle
33:11en France
33:12le code APE
33:12vous changez simplement
33:14votre code APE
33:15en restauration traditionnelle
33:16comme la malbouffe
33:17de McDonald's
33:18vous pouvez vous appeler
33:19boulangerie
33:19puisque l'appellation dispose
33:21que quand vous vous appelez
33:22boulangerie
33:23vous pétrissez
33:24et accusez votre pain
33:24sur place
33:25ce qui ne change pas
33:26à partir du moment
33:27où les commerces
33:27sont devenus hybrides
33:28c'est-à-dire que le chiffre
33:29d'affaires du pain
33:30n'est plus la valeur
33:31du chiffre d'affaires
33:32et bien ils peuvent changer
33:33de code APE
33:34ouvrir en toute égalité
33:35je viens de vous démontrer
33:36l'absurdité
33:38de cette maladie normative
33:40qu'est la France
33:41la castration
33:42de ces artisans
33:43moi je souhaite
33:44que l'artisanat respire
33:45vous avez parlé tout à l'heure
33:47d'intelligence artificielle
33:48qui est le réceptacle
33:49absolu
33:51de ces cols blancs
33:52qui vont être balayés
33:54dans moins de 10 ans
33:55par l'intelligence artificielle
33:57si ce n'est
33:57l'intelligence de la main
33:58il faut protéger
34:00ce terroir
34:00et c'est certainement
34:01pas avec l'industrie
34:02de la friture
34:02et de la malbouffe
34:03qu'on protégera nos terroirs
34:04Merci Stéphane Manigol
34:05une réaction
34:06Prisca Thévenot
34:06c'est le grand méchant flou
34:08je sais bien
34:08que vous ne portez plus
34:09la parole du gouvernement
34:09mais quand même
34:10vous êtes macroniste
34:11de la première heure
34:11est-ce que c'est ça
34:12finalement
34:13macroniste
34:14ce flou aujourd'hui
34:15du 1er mai
34:15Mais vous plaisantez
34:16j'espère
34:17Non
34:18On a apporté
34:19avec Gabriel Attal
34:20une loi précisément
34:21pour sortir de ce grand
34:22méchant flou
34:23pour reprendre vos termes
34:24monsieur Manigol
34:25on l'a apporté
34:26pour justement
34:27arrêter d'être
34:27dans un flou artistique
34:28et juridique
34:29pour des artisans
34:31boulangers
34:31bouchés
34:32Et alors qui a voté contre
34:33et vous a battu
34:34madame ?
34:34Alors là je vais vous refaire
34:35le petit cheminement législatif
34:37en deux petites secondes
34:38excusez-moi
34:38c'est qu'on est arrivé au bout
34:40et qu'en fait
34:41on s'est fait abandonner
34:42lâchement en race campagne
34:43par le gouvernement
34:44qui n'a pas voulu mettre en place
34:45que vous connaissez
34:46une commission mixte paritaire
34:48On va convoquer le gouvernement
34:50la prochaine fois
34:50Monsieur
34:51je sais que vous aimez bien
34:52me couper la parole
34:53mais je vais juste finir
34:53parce que c'est important
34:54pour éclairer
34:55les gens qui nous écoutent
34:56le plus important
34:57c'est les gens qui nous écoutent
34:58Non vraiment
34:59je vais finir ma phrase
35:01On peut toute la journée
35:02expliquer que le parlement
35:03ne sait pas faire
35:04c'est bruyant etc
35:05quand le parlement
35:06veut légiférer
35:07qu'on le laisse légiférer
35:08et les commissions mixtes paritaires
35:10sont convoquées
35:11pas par le parlement lui-même
35:12par le gouvernement
35:13vous le savez
35:13en vertu de la séparation
35:14des pouvoirs
35:15et donc oui
35:15on aurait pu éviter
35:16ce qui s'est passé aujourd'hui
35:17on aurait pu l'éviter
35:18on aurait dû l'éviter
35:19On avait déjà ce débat
35:20l'année dernière
35:21Et merci
35:21Pourquoi on ne l'a pas réglé ?
35:23En tout cas ce débat
35:25est toujours en vigueur
35:25Il aurait fallu pour le coup
35:26que le gouvernement
35:27arrête d'avoir peur
35:28et de Sophie Binet
35:29et de la gauche mélenchonisée
35:31et se fasse en chance
35:31Et bien justement
35:31on va l'écouter
35:32Jean-Luc Mélenchon
35:33parce que très intéressant
35:34merci d'avoir été avec nous
35:36ce soir
35:36très intéressant d'entendre
35:37que finalement
35:38il y a deux visions
35:38de l'économique
35:39ceux qui veulent travailler
35:41plus se lever tôt
35:42et ceux qui pensent
35:43que le 1er mai
35:44c'est sacré
35:45comme Jean-Luc Mélenchon
35:46il a d'ailleurs déclamé
35:47aujourd'hui
35:48un nouveau slogan
35:50Au lieu qu'on soit
35:52en train de le faire
35:53et d'obliger les puissants
35:55à écouter la voix du peuple
35:57et que demandent
35:58tous ces manants
35:59que veulent ces gueux
36:02travaillez moins
36:03et gagnez davantage
36:04oui oui
36:06exactement
36:06alors ça
36:07ils ne peuvent pas
36:07le comprendre
36:09et c'est d'ailleurs
36:10pour eux
36:10tellement insupportable
36:12que ce 1er mai
36:14cette date
36:15qu'est-ce que vous croyez
36:16que c'est
36:17sinon comme un drapeau
36:19comme un cri
36:20comme un message
36:21qui s'est déployé
36:23à travers le temps
36:24depuis 1889
36:27Voilà
36:28on connaissait
36:28travailler plus
36:29pour gagner plus
36:30désormais
36:30c'est travailler moins
36:31pour gagner davantage
36:32bonsoir Clémentine Autain
36:34vous êtes députée
36:35de la Seine-Saint-Denis
36:36cofondatrice
36:36du mouvement L'Après
36:38vous avez donc quitté
36:39la France Insoumise
36:40et néanmoins
36:40est-ce que vous êtes d'accord
36:41avec votre ancien leader
36:42c'est possible
36:43travailler moins
36:43pour gagner davantage
36:44toute la gauche
36:46et les écologistes
36:47défendent le maintien
36:48de ce 1er mai
36:49qui est le seul jour férié
36:51échaumé
36:52et ce depuis 1947
36:53donc oui
36:54nous y tenons
36:55et supprimer un jour férié
36:57il faut se le dire
36:58c'est intensifier le travail
37:00c'est nuire
37:01au temps de repos
37:02aussi à la synchronisation
37:04de nos vies
37:04et c'est enfin
37:06s'attaquer à l'histoire
37:07du mouvement ouvrier
37:08un symbole immense
37:09puisque le 1er mai
37:10et j'étais tout à l'heure
37:11dans la manifestation
37:12c'est aussi le jour
37:13de mobilisation
37:14des travailleuses
37:15et des travailleurs
37:16à l'échelle internationale
37:17alors dans un instant
37:18je vais vous laisser répondre
37:19à Arnaud Montebeau
37:20mais Jean-Luc Mélenchon
37:21propose aussi
37:21de rajouter
37:22des jours fériés
37:237 jours fériés
37:24supplémentaires
37:25dont le 16 janvier
37:26en référence
37:27à la publication
37:28de 82
37:28de la 5ème semaine
37:30de congés payés
37:31le 4 février
37:32en commémoration
37:32du vote
37:33en l'abolition
37:34de l'esclavage
37:36bref il y en a énormément
37:377 jours fériés
37:38le 8 mars
37:39ça vous êtes d'accord
37:40tous les deux
37:40il faudrait plus
37:41ou moins de jours fériés
37:43la France
37:44est dans la moyenne européenne
37:45il y a entre 10 et 13 jours fériés
37:47dans tous les pays européens
37:48on est à 11
37:49on est à 11
37:50on est une grande puissance économique
37:52je pense qu'on peut faire mieux
37:53on est une grande puissance économique
37:55en train de s'écrouler
37:56c'est ça le problème
37:57certes
37:58et non mais c'est ça le problème
37:58ça je suis bien d'accord
38:00sur le fait que ça ne va pas
38:00c'est ça le problème
38:01c'est qu'il va falloir quand même
38:02qu'on paye
38:04nos retraites
38:05notre modèle social
38:06rembourser la dette
38:07et donc comment on fait
38:08si on ne travaille pas
38:09et on travaille moins
38:09deux éléments
38:10pour répondre à ça
38:12le premier
38:13c'est que
38:13en réalité
38:14quand on a fait les 35 heures
38:16et vous vous en souvenez
38:17c'est le dernier moment
38:19où on a
38:20mis sur
38:21enfin
38:22permis
38:23de faire reculer le chômage
38:24et donc
38:24en faisant reculer le chômage
38:26c'est aussi des gens
38:26qui dans l'emploi
38:27permettent de cotiser
38:28pour venir
38:32consolider
38:33notre modèle social
38:34ça c'est la première chose
38:35et la deuxième
38:35vous en parliez tout à l'heure
38:36c'est de mettre à contribution
38:38les rentiers
38:39dans ce pays
38:39et les rentiers
38:40ce sont toute une série
38:41de grands groupes économiques
38:42qui font des profits
38:44faramineux
38:44des gains de productivité
38:45qui ne vont jamais
38:46dans la poche des salariés
38:47qui ne vont même pas
38:48dans l'investissement
38:49dans l'appareil productif
38:51et je pense que ça
38:51vous y êtes sensible
38:52et donc ce dont on a plus
38:54les moyens aujourd'hui
38:55c'est d'avoir des groupes
38:56comme Total
38:56qui font des profits
38:59sur le dos
39:00de la guerre
39:00et sur le dos
39:01des vaches allées
39:01que nous sommes
39:02devenus
39:03et je crois que c'est là
39:05qu'il y a la possibilité
39:06de transformer
39:07notre économie
39:09pour la mettre au service
39:09de nos moyens
39:10sur l'affaire Total
39:11parce que c'est des rentes
39:12de guerre inadmissibles
39:13et qu'en plus
39:14ça peut être traité
39:14de façon européenne
39:15et on regrette
39:16que la France
39:16ne soit pas joint
39:17aux autres pays
39:18qui l'ont demandé
39:19mais là
39:20on a
39:21en 1965
39:24il y avait 4 actifs
39:26pour un retraité
39:26en 25
39:28c'est-à-dire l'année dernière
39:29c'est 1,7 pour un retraité
39:32donc on n'est plus assez
39:33pour travailler
39:33donc il faut qu'on
39:34se remette à travailler
39:35et notre taux d'emploi global
39:37est de 68%
39:38en Allemagne
39:3978%
39:40ça veut dire qu'on n'est pas
39:41assez nombreux
39:41à travailler
39:43donc non seulement
39:44on n'est pas assez nombreux
39:45pour payer tout ça
39:46mais en plus
39:48on a remboursé
39:49ce qu'on a payé
39:50par la dette
39:50puisqu'on n'était pas
39:51assez nombreux
39:51pour le payer
39:52donc comment on fait
39:53il y a plusieurs éléments nouveaux
39:56d'abord travailler
39:57pour quoi ?
39:58pour produire quoi ?
39:58et je pense qu'il faut aussi
40:00raisonner
40:00dans le cadre
40:01d'une crise climatique
40:02qui impose
40:03que ce que nous produisons
40:04soit protecteur
40:06des limites de la planète
40:07donc déjà je pense
40:08qu'il faut aussi
40:09qu'on raisonne
40:10dans un nouveau champ
40:12qui est celui
40:12du 21ème siècle
40:13et qui nécessite
40:15un changement
40:16dans ce pour quoi
40:17on produit
40:18et combien
40:19quelle est la masse aussi
40:20de ce que nous produisons
40:21donc ça c'est un premier élément
40:22qui est nouveau
40:22vous avez parlé tout à l'heure
40:24de l'IA
40:25c'est aussi un autre élément
40:26qui est tout à fait nouveau
40:26ça c'est le problème
40:27qui arrive en plus
40:28qui va être très destructeur
40:29c'est bien anticipé
40:30alors vous avez des propositions
40:32à ce sujet ?
40:33moi je suis pour un état
40:35planificateur
40:35qui est capable
40:36d'anticiper
40:37justement les transformations
40:38et pas de les subir
40:39donc qu'est-ce qu'on fait de l'IA ?
40:41est-ce qu'on le maîtrise ?
40:42dans quelle mesure
40:43il va transformer
40:44notre rapport à l'emploi ?
40:45est-ce qu'il va nous permettre
40:46de gagner du temps
40:47et donc de mieux
40:48le partager ?
40:49ces questions-là
40:50il faut les ouvrir
40:51mais moi je suis
40:52pour que les progrès
40:54technologiques
40:54ne se transforment pas
40:55en catastrophe
40:56pour l'emploi
40:58en catastrophe
40:58pour les relations humaines
41:00et c'est aujourd'hui
41:01ce qui est en train
41:02de se passer
41:02parce que c'est
41:03le système capitaliste
41:04qui décide de ce qu'on fait de l'IA
41:06et non pas
41:07nous toutes et tous
41:08dans justement
41:10une approche
41:11démocratiquement décidée
41:12on va falloir rentrer
41:12dans le détail un jour
41:13rentrer dans le détail surtout
41:15et prendre un exemple concret
41:16je vous le propose
41:17Arnaud
41:17et je vous le propose
41:18Clémentine Autain
41:19puisque ce matin
41:19il y a un boulanger
41:22en Isère
41:22qui a voulu
41:23ouvrir sa boutique
41:24et le Premier ministre
41:25Sébastien Lecornu
41:26lui avait dit
41:27il n'y aura absolument
41:28pas de problème
41:29le gouvernement avait assuré
41:30que vous pourriez ouvrir
41:31avec vos salariés
41:32bonjour
41:33bonsoir
41:34Eric et mieux
41:35qu'est-ce s'est-il passé
41:36ce matin
41:37à 8h30 ?
41:40Bonjour
41:41à 8h30
41:42j'ai deux inspecteurs
41:43du travail
41:44qui sont entrés
41:45dans la boutique
41:46et qui m'ont dit
41:48que théoriquement
41:49je n'avais pas le droit
41:50d'ouvrir
41:52ce jour
41:53je n'avais pas le droit
41:54d'avoir de salarié
41:55et qu'on aurait dit
41:56qu'on avait eu
41:57l'accord du Premier ministre
41:58et ils m'ont dit
41:59que comme ce n'était pas
42:01une loi qui avait été votée
42:02je n'avais pas le droit
42:05vous avez 5 salariés
42:06monsieur
42:07à combien s'élève
42:08cette amende
42:09que vous allez devoir
42:10peut-être payer ?
42:12on ne sait pas
42:13on a entendu dire
42:15que l'amende
42:16c'était 750 euros
42:17par salarié
42:18c'est ça
42:19par salarié
42:20et quand on multiplie
42:22par le nombre
42:22de salariés
42:23ça a fait
42:24une somme
42:24assez importante
42:25quand même
42:26je crois que vous avez
42:27eu le Premier ministre
42:28au téléphone
42:29Sébastien Lecornu
42:30que vous a-t-il dit
42:31et pourquoi
42:32est-ce que vous avez tenu
42:32à ouvrir votre boulangerie ?
42:36Ben oui
42:37j'ai vu Sébastien Lecornu
42:38qui m'a appelé
42:40à midi et demi
42:41pour me soutenir
42:42et pour me dire
42:43qu'il nous soutenait
42:44dans cette démarche
42:46et qu'il m'a dit
42:49que s'il y avait
42:50il y aurait eu une amende
42:51il ferait tout le nécessaire
42:53pour qu'on n'ait pas
42:54à la payer
42:56Clémentine Attin
42:56je vous vois
42:57effectivement les yeux
42:58extrêmement choqués
42:59je suis extrêmement choqués
43:00d'abord
43:01je veux dire
43:02que la loi
43:03doit s'appliquer
43:04et qu'un Premier ministre
43:05garantisse à quelqu'un
43:06que la loi
43:08ne va pas l'être
43:09est quand même
43:10un problème
43:10dans le rapport
43:11à l'état de droit
43:12dont les responsables
43:14politiques
43:15doivent être les garants
43:16donc je suis choquée
43:17de la même manière
43:18d'ailleurs
43:18qu'un communiqué de presse
43:19avait été émis
43:21par le gouvernement
43:22disant que
43:23en gros la loi
43:24ne serait pas respectée
43:26la loi actuelle
43:27ne serait pas respectée
43:28qui permet aux artisans
43:29boulangers
43:29de travailler
43:30mais pas aux salariés
43:31de travailler
43:32le 1er mai
43:33et c'est sous la pression
43:35de mon groupe
43:36et des syndicats
43:38qui ont déposé un recours
43:39et ils ont dû reculer
43:40mais c'est quand même
43:41extrêmement grave
43:42alors je voudrais
43:43quand même signaler
43:43que si on regarde
43:45les chiffres
43:45c'est 22 boulangeries
43:46sanctionnées
43:47sur 35 000 enseignes
43:49donc en réalité
43:51c'est infime
43:52ce qui vous arrive
43:53monsieur
43:53c'est infime
43:54parce qu'il y a peu
43:54d'inspecteurs du travail
43:55parce que
43:56la loi n'est en réalité
43:58pas vraiment respectée
44:00et quand il y a
44:01une verbalisation
44:02il y a rarement
44:03la sanction
44:04qui arrive derrière
44:04et néanmoins
44:05on punit Arnaud Montebourg
44:06d'abord je veux vous adresser
44:08monsieur
44:09mes salutations
44:10mes encouragements
44:11vous êtes un boulanger
44:12qui avait écouté
44:13le Premier Ministre
44:14qui a dit
44:14il n'y aura pas de verbalisation
44:15cette année
44:16c'est tombé sur vous
44:16il y en a eu 22
44:18bon
44:18moi je vais vous dire
44:19je ne suis pas du tout choqué
44:20contrairement à Clémentine Autain
44:21que le Premier Ministre
44:22fasse respecter
44:23ses engagements juridiques
44:24d'abord
44:24parce que cette histoire
44:26de boulangerie
44:26on n'y comprend rien
44:27depuis 1919
44:29c'est un cirque incroyable
44:31vous avez des départements
44:32où on verbalise
44:33les départements
44:33on verbalise pas
44:34les préfets autorisent
44:35les préfets n'autorisent pas
44:36donc qu'est-ce qu'attend
44:37le Parlement
44:38pour se mettre d'accord
44:38sur quelque chose
44:39d'assez simple
44:40la boulangerie
44:41c'est un bien nécessaire
44:42des tas de cafés à Paris
44:43vous êtes allé
44:44cet après-midi
44:44certainement
44:45Clémentine Autain
44:45prendre un café
44:47qui sont ouverts
44:48parce que c'est la continuité
44:50des besoins essentiels
44:51c'est comme ça
44:52que dit la loi
44:52depuis un siècle
44:53et bien c'est
44:54la boulangerie à Grenoble
44:55est aussi nécessaire
44:56qu'à Paris
44:58donc les salariés
44:59qui arbitrent
45:00et franchement
45:01la proposition de loi
45:02les salariés peuvent dire
45:03je travaille pas
45:04je travaille
45:05mon salaire est doublé
45:06et dans certains secteurs
45:08on peut l'admettre
45:09mais vous vivez
45:10dans quel monde
45:10où il y a du volontariat
45:12mais le rapport salarié
45:13est un rapport
45:13de subordination
45:14Arnaud Montebourg
45:16et vous le savez
45:16vous êtes subordonné
45:17vous êtes pas dans un rapport
45:18d'égal à égal
45:19si vous avez un patron
45:20qui vous dit
45:20je veux ouvrir le magasin
45:22les salariés de monsieur
45:22Clémentine Autain
45:23étaient volontaires
45:23les salariés de monsieur
45:24étaient volontaires
45:25mais comment pourrait-il
45:27ne pas l'être
45:27vous pensez qu'on est
45:28dans un rapport
45:29d'égalité
45:29quand les chaînes
45:30écoutez monsieur
45:31je termine
45:31monsieur dit
45:32mes salariés voulaient travailler
45:33qu'est-ce qu'il en est
45:34de vos salariés monsieur
45:36qu'est-ce qu'ils vous ont dit
45:37ce serait bien qu'ils s'expriment
45:39je n'ai jamais obligé
45:41à travailler
45:41mais vous savez pourquoi
45:43ce monsieur
45:44dit une chose essentielle
45:46le travail d'abord
45:46c'est pas le bagne
45:47les gens sont pas
45:48et surtout
45:49c'est une famille
45:50c'est pas une usine
45:52donc on revient
45:53à l'ancienne
45:54c'est-à-dire
45:55on travaille quand on veut
45:56c'est nos limites
45:57mais il y a des limites
45:58le salaire est doublé
46:00les horaires sont connus
46:01il y a des contrôles
46:03mais arrêtez
46:04vous vivez dans un monde
46:05qui n'est pas
46:06la réalité du rapport salarial
46:08qui est un rapport
46:08de subordination
46:09quand vous aurez
46:11Interflora
46:11Marie Blacher
46:12toutes les grandes chaînes
46:14qui vont ouvrir
46:15il n'y aura pas
46:15de choix libre
46:18des salariés
46:19de venir
46:19ou de ne pas venir
46:20donc soit on veut
46:21remettre en cause
46:22casser cette affaire
46:23des jours fériés
46:25on ne bouge pas
46:25nos salariés à travailler
46:27écoutez-le
46:27ça c'est le vrai monde
46:29merci
46:29non le vrai monde
46:30je vais vous dire
46:31quel est le vrai monde
46:32c'est que les gens
46:32aujourd'hui
46:33ils sont tellement pris
46:34à la gorge
46:34avec des salaires
46:35si bas
46:35les boulangers
46:36ils ont des problèmes
46:37c'est l'énergie
46:38c'est pas le 1er mai
46:38et donc effectivement
46:39si on ne règle pas
46:40le problème de l'énergie
46:41et des salaires
46:42merci Clémentine Autant
46:43effectivement
46:43le choix contraint
46:45c'est d'aller travailler
46:46et merci à monsieur Amieux
46:48on espère que vous ne serez pas
46:49verbalisé
46:50pour l'instant
46:51le contrôle est en cours
46:52mais on espère
46:52que vous n'allez pas
46:53recevoir cette amende
46:54à Arnaud Montebourg
46:55à la semaine prochaine
46:56puisque nous on travaille
46:57le 8 mai aussi
46:58nous on travaille
46:58tous les jours
46:59voilà
46:59mais on est
47:01entrepreneur
47:02un monde
47:04qui est réel
47:054 millions de personnes
47:06travaillent comme nous
47:07en France
47:07et tout de suite
47:08vous retrouvez
47:09Alice Darfeuil
47:09pour le 21BFM
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