- il y a 2 jours
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.
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00:00L'IFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:10Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon invité Thierry Malet, président de Transdev.
00:15Bonsoir Thierry Malet.
00:16Bonsoir.
00:16Alors on va expliquer Transdev pour ceux qui ne le savent pas, leader mondial des transports publics.
00:20Vous êtes aussi le président, je sors mes fiches parce que vous êtes président de tant de choses,
00:25président de l'Union des transports publics et ferroviaires
00:27et puis membre du comité exécutif du MEDEF.
00:30Non mais si je dis ça, c'est que c'est important dans le climat actuel.
00:34Peut-être avant de parler des très bons résultats que vous avez publiés aujourd'hui,
00:39intéressant de voir qu'il y a l'impact sur les transports,
00:42notamment sur les transports publics parce que vous, alors c'est les trains,
00:45l'impact de l'énergie est assez faible mais vous êtes aussi dans les bus, dans les trams, dans les
00:50TER.
00:51Enfin, il y a quand même un impact et je m'adresse presque plus au président de la fédération
00:56quel impact sur ce qui se passe aujourd'hui avec cette flambée des prix du pétrole ?
01:00Alors, on va avoir un véritable impact, on commence à le voir arriver
01:03puisque effectivement une grande partie des flottes de bus, notamment en urbain,
01:08sont encore des bus soit diesel, soit des bus au biogaz
01:11et donc on aura effectivement un impact avec l'augmentation du prix.
01:15On est en train de revivre un petit peu ce qu'on avait vécu au moment de la guerre en
01:18Ukraine
01:18avec une augmentation très très forte des prix.
01:21Une partie de ce surcoût, du fait des index, va être retransmis aux collectivités locales
01:26mais c'est qui va mettre de la pression sur leur propre budget.
01:29Donc, on a un vrai enjeu.
01:31L'enjeu, il est aussi pour les particuliers parce qu'il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui,
01:34au-delà du transport public, 80% des kilomètres du quotidien sont faits en voiture sauf d'une offre.
01:40Et ça veut dire que ça remet l'accent sur l'importance de permettre aux gens de se passer de
01:44leur voiture
01:45mais on ne peut le faire que si on offre des offres alternatives à la voiture
01:49et encore beaucoup de territoires n'ont pas d'offres de transport public.
01:52Oui, mais donc ça, c'est un impact qui va être très élevé.
01:55Vous dites que c'est un peu comme ce qu'on a connu au moment du Covid et au moment
01:59de l'Ukraine.
02:00C'était quoi pour vous, pour votre profession ?
02:03Alors, au moment du Covid et de l'Ukraine, ça a été quelque chose d'extrêmement compliqué
02:07notamment sur la partie biogaz
02:09puisque les indices à l'époque reflétaient très très mal le prix du gaz
02:13et donc on a retravaillé de suite
02:15donc on va voir comment ça va se passer aujourd'hui dans cette nouvelle phase
02:18sur le prix du gaz.
02:20Le prix du diesel suit.
02:21Après, ça crée une vraie tension chez les collectivités locales
02:24parce que leur budget n'est pas forcément extensible
02:26et si on repasse le coup aux collectivités locales,
02:28ça ne résout pas forcément le problème non plus.
02:31Mais vous êtes inquiet, vous êtes...
02:33Alors, c'est une période d'incertitude.
02:35Dans quel état d'esprit ?
02:36Ça va dépendre de la durée de la guerre, ça va dépendre de la durée de l'incertitude.
02:39Et à partir de quand ?
02:41C'est un peu la question rituelle.
02:44Pour vous, on bascule dans la zone rouge dans combien de temps ?
02:48C'est-à-dire encore deux semaines, trois semaines ?
02:50Si ce n'est pas réglé, là après ça devient vraiment...
02:53Si d'ici la fin du mois, on ne voit pas quelque part une sortie,
02:56on va rentrer dans une zone dans laquelle l'inflation va s'installer,
02:59les coûts élevés vont s'installer
03:00et donc ça va faire une contrainte.
03:02On a également la demande de nos propres équipes,
03:04nos chauffeurs qui sont concernés
03:06puisqu'elles viennent elles-mêmes en voiture, puisqu'il n'y a pas de transport public.
03:09Il y a 80% de Français qui n'ont que la voiture pour se déplacer.
03:11Donc on a aussi un enjeu d'accompagner aussi au maximum les gens
03:15en essayant d'offrir des offres alternatives.
03:17Vous sauriez, parce qu'on sait qu'il y a une réunion à l'Élysée sur ce point-là,
03:22est-ce que vous êtes favorable à ce qu'il y a une baisse de la fiscalité,
03:26notamment en France ?
03:26Parce qu'il y a eu des actions qui ont été faites en Italie,
03:29en Allemagne aussi, parce qu'on va rappeler que votre actionnaire principal,
03:32le groupe familial Reitmann, est allemand.
03:35Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'il y ait un geste sur la fiscalité ?
03:40Alors, ça me paraît bien qu'il y ait quelque part un geste.
03:43Je pense que c'est important plutôt d'avoir des aides ciblées,
03:46c'est comme dans le domaine du transport, vers les personnes les plus modestes
03:49et les gens qui en ont vraiment besoin,
03:51que de faire une aide générale,
03:53parce qu'il y a des gens qui peuvent continuer à supporter
03:55une augmentation du prix de d'autres pas.
03:57Et compte tenu des finances publiques,
03:58il vaut mieux essayer d'avoir des offres ciblées
04:00en direction des populations les plus modestes.
04:03C'est un peu le même discours qu'on porte sur les transports publics,
04:05en disant que la solution,
04:06ce n'est pas la gratuité dans les transports publics,
04:08la solution, c'est d'aider les plus modestes à prendre les transports
04:12et permettre effectivement d'avoir des recettes
04:15qui permettent effectivement de financer le transport public.
04:17Oui.
04:18Parce qu'on sait que la Fédération des Transports routiers
04:20avait été reçue en début de semaine
04:25par Roland Lescure, le ministre de l'Économie et des Finances.
04:27Ils ont été sentis très mécontents
04:29parce que justement, il n'y avait aucune...
04:31Il n'y a pas d'aide.
04:31Il n'y a pas d'aide.
04:32Il y a au moins un vrai enjeu dans le secteur du transport routier
04:35d'avoir une répercussion chez les chargeurs de ces coûts-là.
04:39Parce qu'effectivement, le domaine du transport routier,
04:42comme le domaine du transport public,
04:43on est marge très ferme, pas de quelques pourcents.
04:45Et donc, ça veut dire qu'une augmentation du prix du carburant
04:47a un impact immédiat si on n'arrive pas à le répercuter.
04:50Alors, vous avez...
04:51Parce que c'est intéressant de voir un peu après...
04:53On va voir que vous allez...
04:54Maintenant, les États-Unis, c'est un très très gros marché pour vous.
04:57C'est plus de 27%, 27,5% de votre chiffre d'affaires.
04:59C'est comme le marché français, en fait.
05:01C'est ça qui est intéressant dans votre publication d'aujourd'hui.
05:05Je le rappelle, donc, Transdev, c'est bus, trams, téléphériques aussi.
05:12Il faut rappeler que c'est vous qui avez le contrat d'exploitation
05:15de ce premier petit téléphérique.
05:17Enfin, il fait 4,5 km.
05:19C'est le plus grand d'Europe, donc c'est pas un pays...
05:22Oui, en Ile-de-France.
05:23Non, mais ce que je veux dire, c'est que voilà, c'est pas le téléphérique
05:24pour monter en haut d'une montagne.
05:26Mais en revanche, ils transportent 10 000 passagers,
05:28donc c'est quand même important.
05:29C'est un gros, gros succès commercial,
05:31et c'est effectivement une vraie solution de mobilité
05:33qui permet de connecter...
05:34Une nouvelle solution de mobilité.
05:35Voilà, une solution de mobilité,
05:36et qui est un gros succès commercial,
05:39et qui est effectivement une très bonne alternative
05:42à des modes lourds, en particulier du tram,
05:45qui serait très difficile à mettre en oeuvre
05:47quand on doit passer au-delà de voies ferrées.
05:50Depuis que vous l'avez fait, est-ce que du coup,
05:51vous avez des signes d'intérêt ?
05:55Alors, d'abord, c'était notre deuxième téléphérique,
05:57parce que le premier qu'on exploitait était à Bogota,
05:59avec 25 000 personnes par an.
06:00Ah oui, pardon, j'ai oublié Bogota,
06:01mais je connais moi bien Bogota.
06:02Et on vient de signer un contrat avec une ville en Allemagne,
06:05la ville de Erne,
06:06qui veut également implanter un téléphérique,
06:08et qui était d'ailleurs venue à Paris
06:10voir le lancement du câble Seine dans l'Est parisien.
06:13Alors, j'ai envie de dire, surtout, je disais,
06:14c'était petit par rapport à votre deuxième grand succès,
06:18enfin, autre première historique,
06:20c'est que vous avez piqué au nez à la barbe de la SNCF
06:22dans le cadre de l'ouverture,
06:24la concurrence de certaines lignes de train,
06:26la ligne Nice-Marseille,
06:28enfin, Marseille-Nice,
06:29ça revient au même,
06:30mais ça dépend d'en quel sens on va.
06:32Et là, ça marche bien,
06:35enfin, on voit que c'est quand même un peu plus compliqué
06:37sur le plan social,
06:38mais ça marche bien.
06:40Alors, pour revenir d'abord sur l'efficacité opérationnelle,
06:44on a démarré la ligne le 29 juin.
06:46Depuis le 29 juin,
06:47sur les six premiers mois de démarrage,
06:50on était à plus de 97% de taux de ponctualité opérateur,
06:54donc responsabilité transnée.
06:55C'est un coup de vatte vis-à-vis de la SNCF.
06:58Quand on intègre les autres problèmes liés au réseau,
07:01puisqu'on partage ce réseau avec des TGV,
07:03avec d'autres TER,
07:04il peut y avoir des accidents,
07:06il peut y avoir des problèmes sur le réseau,
07:07on est à 80% perçu par l'utilisateur,
07:11et on travaille avec les autres acteurs,
07:12d'ailleurs avec réseau,
07:13avec les autres opérateurs,
07:14pour pouvoir faire en sorte que,
07:16quand il y a un incident,
07:17on réduit le temps sur place.
07:19Et côté social,
07:21on a fait des très très gros progrès.
07:23On est en...
07:23La négociation maintenant avec les syndicats,
07:26c'est nettement amélioré,
07:28et on est sur le point de signer d'ailleurs un certain nombre d'accords.
07:31Et effectivement, ça se passe bien,
07:33on a appris à se connaître,
07:34avec les cheminots qui ont dû arriver...
07:36Et il y a combien de cheminots
07:37qui vont passer sous casquette privée, Transdev ?
07:41Alors, dans cette première opération,
07:43on a eu à peu près une trentaine de personnes
07:44qui sont venues de la SNCF,
07:46sur la base du volontariat,
07:48plus à peu près 200 personnes supplémentaires
07:51qu'on a embauchées.
07:53Et on est en train de discuter avec eux,
07:55à la fois de la nouvelle organisation du travail.
07:57Pour l'instant, on avait mis en place
07:58celle qui existait au sein de la SNCF.
08:00Et là, on est en train de mettre
08:01une organisation du travail adaptée à la ligne.
08:04Et ?
08:04Voilà.
08:04Et ça se passe bien, c'est positif.
08:06Les négociations avancent positif.
08:07Il y en a d'autres à venir,
08:09mais ça, on a le temps de...
08:11Alors, je disais plutôt de très bons chiffres en 2025,
08:15puisque vous avez doublé vos bénéfices nets
08:17et puis vos chiffres d'affaires qui est à 10,44 milliards.
08:20Non ?
08:20C'est ça, de mémoire,
08:20a augmenté de 4%.
08:21Vous aimez bien les 4.
08:23Mais c'est...
08:25Comment vous expliquez ça ?
08:27Les points de croissance, c'est quoi ?
08:29Est-ce que ça veut dire que le transport public
08:30est en train vraiment de prendre toute sa place ?
08:33Et en fait, quand on dit transport public,
08:34en fait, c'est le transport privé
08:35qui prend un peu la place du transport public ?
08:38Alors, aujourd'hui, ce qui se passe,
08:40c'est qu'il y a une demande de transport public
08:41qui est de plus en plus forte.
08:42On a effectivement cette demande de train,
08:44mais elle est aussi vraie dans le transport public.
08:46Il y a une vraie volonté d'étendre le périmètre couvert.
08:49Aujourd'hui, c'est peu de gens
08:51qui ont accès au transport public.
08:52Quand on le regarde, c'est vraiment parce que...
08:54Vous avez quand même transporté 14 millions de passagers.
08:56Ah oui, mais tout à fait.
08:57Ça fait quand même quelques personnes.
08:59Quand on regarde, effectivement,
09:00il y a beaucoup de gens qui n'ont pas de transport public.
09:02Il y a la volonté de trouver des solutions
09:04pour desservir de nouveaux territoires.
09:06Ça, c'est une zone d'expansion.
09:08Il y a en France, vous l'avez évoqué,
09:09l'ouverture à la concurrence
09:10qui nous permet de gagner de nouvelles parts de marché,
09:13d'amener un savoir-faire qu'on avait développé en Allemagne.
09:15Ça nous a permis, dans le cadre de la ligne Marseille,
09:18de doubler le nombre d'allers-retours.
09:20On est passé de 7 à 14 allers-retours
09:22pour le même coût pour la collectivité locale.
09:26Puisqu'on parle d'ouverture à la concurrence,
09:27sur le Grand Paris, vous êtes candidat sur...
09:30Non, pour l'instant, on n'a pas participé
09:31aux appels d'offres sur le Grand Paris.
09:33Mais on va commencer à se positionner.
09:35Vous n'êtes pas positionné sur deux lignes,
09:36de Transilien ?
09:37Non.
09:38D'accord, parce qu'il y avait une information là-dessus.
09:39Il y avait une information de nos conférences de la tribune,
09:42donc c'est pour ça que vous nous posez la question.
09:43Jusqu'à maintenant, on n'a pas participé aux appels d'offres
09:46et maintenant, on va participer aux appels d'offres
09:48en région parisienne.
09:49Mon objectif, c'était d'avoir une première ligne
09:52en province qui nous permette de monter
09:54notre savoir-faire.
09:56Et aujourd'hui, on va aller sur la région parisienne.
09:58Aujourd'hui, Transdev, c'est un véritable opérateur
09:59ferroviaire, ça exploite...
10:01Le chiffre ne vous parlera peut-être pas
10:03ces 100 millions de trains kilomètres,
10:05mais ce qu'on exploite aujourd'hui en Allemagne
10:07et dans le reste de l'Europe,
10:09et ça correspond à peu près à la moitié
10:10de tous les TER en France.
10:12Pour vous dire, c'est ce qu'exploite aujourd'hui Transdev
10:14en dehors de France,
10:15donc on est vraiment un opérateur ferroviaire
10:17et notre première étape, c'était de démarrer en province
10:20et maintenant, nous allons passer à la région parisienne.
10:22Et donc, là, vous allez vous positionner
10:24sur le Transilien ?
10:26Oui, sur le Transilien, c'est pour ça que j'ai dit Transilien.
10:28Et vous allez vous positionner sur combien de lignes ?
10:30Sur le Transilien ?
10:31On démarre les premiers appels d'offres
10:32et les premières candidatures.
10:33Et ça sera quand ?
10:35C'est maintenant, le cycle d'appels d'offres est en cours.
10:38Et résultat des courses ?
10:39Ça sera dans un an,
10:41puisque c'est des cycles,
10:42c'est des opérations assez longues.
10:43Une opération d'appels d'offres,
10:44ça prend à peu près un an
10:45entre les premiers dossiers d'appels d'offres,
10:48les remises d'offres successives.
10:49Alors, votre croissance,
10:51elle provient d'où ?
10:52Elle provient, je vous disais,
10:53les États-Unis,
10:54le premier marché,
10:56c'est quand même la France ?
10:57Ça reste la France ?
10:58La France, c'est le premier marché.
10:59Ça reste un marché extrêmement dynamique pour nous.
11:01On a cru à peu près sur toutes les géographies.
11:03On a cru en France,
11:04on a cru aux États-Unis,
11:06aux Pays-Bas,
11:07avec des gains d'appels d'offres,
11:09avec des offres enrichies pour les clients.
11:11Le passage, par exemple,
11:13à des véhicules électriques.
11:14On a gagné un gros contrat
11:15qu'on vient de démarrer à Utrecht,
11:16où on a investi 300 véhicules électriques
11:19pour la ville d'Utrecht.
11:20C'est un contrat de 10 ans
11:20avec un investissement de 250 millions.
11:23Donc, c'est ce type de contrat
11:24qui vient renforcer notre savoir-faire
11:25et permet le développement de Transdèze.
11:27Et alors, c'est drôle,
11:28c'est parce qu'on va rappeler
11:28à nos éditeurs et téléspectateurs,
11:30c'est que vous êtes passé
11:31sous pavillon allemand,
11:33enfin, en totalité,
11:34il était déjà votre actionnaire,
11:35mais maintenant, ça y est,
11:36il est votre actionnaire principal,
11:39avec à ses côtés la Caisse des dépôts,
11:42qui reste actionnaire
11:43à un peu plus de 30%.
11:44Ça a changé quelque chose,
11:46parce que la dernière fois,
11:46vous étiez venus,
11:47c'était pour nous expliquer
11:47pourquoi vous passiez
11:49sous contrôle allemand
11:50du groupe familial Reitmann.
11:51Est-ce que ça a changé
11:54quelque chose pour vous ?
11:55Parce que vous ne parlez pas
11:56de l'Allemagne.
11:56Vous n'avez pas dit
11:57qu'en Allemagne,
11:58vous allez vous développer
11:59en Allemagne.
12:00L'Allemagne est un pays
12:01très important pour nous,
12:02c'est un pays du ferroviaire.
12:03On a renouvelé
12:03des gros contrats en Allemagne.
12:05On travaille avec
12:06notre actionnaire allemand,
12:07justement, sur la perspective,
12:09j'évoquais,
12:10de développer des PPP
12:11en milieu urbain.
12:13Partenariat public-privé.
12:15En Allemagne.
12:16Donc, c'est un pays
12:16dans lequel il y a également
12:17des capacités à se développer.
12:18Aujourd'hui, on fait seulement
12:20un milliard et demi en Allemagne,
12:21ce qui fait que c'est
12:22beaucoup moins que la France
12:23où on fait 2,7 milliards
12:25ou les États-Unis
12:26où on fait 2,7 milliards.
12:27Donc, il y a un vrai potentiel
12:29de développement en Allemagne
12:29pour nous.
12:31L'objectif, c'est
12:32ce nouveau actionnariat.
12:36Ça permet à la Caisse, d'abord,
12:37d'aligner sa participation
12:38avec la présence du groupe en France.
12:40Le groupe, vous l'avez évoqué,
12:4128 %, la Caisse à 34 %,
12:44elle aligne sa participation.
12:45Et ça permet à la Caisse
12:46de rester pour le long terme.
12:47Et avec le groupe Rettman,
12:49on a un groupe qui souhaite
12:51que le groupe reste français,
12:52reste placé en France.
12:53Ça, c'est un élément
12:54extrêmement important
12:54parce que notre culture est française,
12:56le savoir-faire est français.
12:57Et on a un actionnaire
12:58également de long terme
12:59qui va nous permettre
13:00de continuer d'investir
13:00et de se développer
13:01à côté de la Caisse.
13:02Et l'expérience qu'on a vécue,
13:04puisque le groupe Rettman
13:05est à bord de Transdev,
13:06je dirais,
13:07depuis plus de maintenant 5 ans,
13:09c'est qu'il y a un vrai partenariat
13:10entre la Caisse
13:11et le groupe Rettman.
13:12Autrefois,
13:12la Caisse interrogeait Rettman
13:13et Rettman interrogeait Rettman.
13:14Donc tout va bien
13:14pour une fois
13:15entre les Français
13:15et les Allemands
13:16parce qu'on sait
13:17que c'est très tendu
13:17dans d'autres secteurs
13:18où on nous dit
13:19c'est bien.
13:20Il y a des rumeurs,
13:21juste parce qu'on est
13:21dans les rumeurs,
13:22on dit qu'il serait intéressé
13:23par le contrôle de Suez,
13:26du groupe Suez,
13:26parce que justement,
13:28ça pourrait compléter
13:29l'offre aux collectivités.
13:31Alors,
13:32le groupe Rettman
13:32est déjà très présent
13:33dans les collectivités
13:34avec Raymond Dix
13:35dans l'Oil et les déchets.
13:35Donc,
13:36un groupe comme Suez
13:37peut être un groupe
13:43il y a des discussions
13:44en cours,
13:44vous savez ?
13:45À ma connaissance,
13:46je ne sais pas.
13:48À votre connaissance,
13:49vous ne savez pas.
13:49Tiens,
13:49je ne connaissais pas
13:50cette expression,
13:51Thierry Mellet.
13:52Vous l'inventez.
13:53Si on revient alors
13:54effectivement à vous,
13:57qu'est-ce qui marche
13:57le plus...
13:58Enfin,
13:58pour vous,
14:00la piste la plus forte
14:02pour développer
14:03votre groupe,
14:04c'est quoi ?
14:04C'est l'ouverture
14:05à la concurrence
14:05des trains ?
14:08C'est quoi en fait ?
14:09Les pistes de développement,
14:10est-ce que c'est le bus ?
14:11Est-ce que c'est le tram ?
14:12Les nouveaux moyens
14:12de mobilité ?
14:14En tête de lise,
14:15quoi ?
14:16Alors,
14:16c'est tous les modes
14:17de transport.
14:18Clairement,
14:19on voit bien que...
14:19Je suis d'accord,
14:20mais je cherche à savoir.
14:21Là,
14:21pour vous,
14:22il y a le plus gros potentiel.
14:23On a une volonté très forte
14:24de continuer notre développement
14:25dans les modes lourds.
14:27Parce qu'effectivement,
14:28aujourd'hui,
14:28les modes lourds
14:29représentent entre les trams
14:31et les trains
14:31à peu près 20%
14:32de l'activité du groupe.
14:33Et l'objectif,
14:34c'est que ça fasse
14:3430 ou 40%
14:35de l'activité du groupe.
14:36Et donc,
14:37c'est un axe de développement.
14:38Mais on va continuer
14:39effectivement à se développer
14:40dans les bus,
14:41en particulier
14:42avec les bus électriques,
14:43avec les cars électriques,
14:44qui sont également
14:45des modes
14:46qui vont être totalement
14:47décarbonés demain
14:47et qui sont des bonnes solutions
14:49pour les territoires
14:50peu denses.
14:51Est-ce que,
14:51si on reste un instant,
14:53d'abord sur la France.
14:55La France,
14:57là,
14:57il y a beaucoup d'ouvertures,
14:59que ce soit
14:59tant la RATP
15:00et ouvertures à la concurrence,
15:02dans le domaine
15:03de la RATP,
15:04dans le domaine
15:04de la SNCF.
15:06À votre avis,
15:06est-ce que ça va,
15:07à un moment,
15:07ça va complètement changer
15:09la donne pour nous.
15:10Pour nous,
15:11je ne vais pas dire consommateurs,
15:12mais pour nous,
15:13Français,
15:13qui utilisons
15:14les transports publics.
15:16L'avantage de l'ouverture
15:17à la concurrence,
15:18on le voit,
15:18c'est la capacité
15:19à avoir une meilleure offre
15:21et plus d'offres
15:21pour le même prix.
15:22Donc,
15:23ça va permettre...
15:24Parce que la RATP,
15:24il y a eu déjà combien de...
15:26L'ouverture est très importante.
15:27Alors,
15:27l'ouverture à la concurrence
15:29sur la partie bus,
15:29elle est finie.
15:30Oui.
15:31Elle est terminée.
15:32La prochaine étape,
15:33ça va être l'ouverture
15:33à la concurrence du tramway,
15:34mais sur les bus,
15:35elle a été ouverte.
15:36Ça a permis,
15:37effectivement,
15:38d'augmenter l'offre,
15:39de réduire les coûts
15:40pour Île-de-France Mobilité
15:41et donc d'avoir...
15:43En réduisant ces coûts-là,
15:44on donne plus de budget,
15:46plus de capacité
15:46à faire de l'offre supplémentaire
15:48et en particulier,
15:48Île-de-France Mobilité
15:49a prévu
15:50de redéployer
15:51toute une offre
15:51de Car Express
15:52en grande couronne
15:53qui va venir
15:55compléter l'offre
15:55qui existe déjà
15:56et venir se connecter
15:57au Grand Paris Express.
15:58Aujourd'hui,
15:59la vraie priorité,
16:00c'est effectivement
16:02pas forcément
16:02les coeurs de ville
16:03qui sont déjà
16:04très bien desservis,
16:05mais de desservir
16:05les périphéries
16:06où très souvent
16:07la voiture
16:08est la seule solution
16:09et où effectivement
16:10le vrai gain de pouvoir d'achat
16:11c'est de se passer
16:12de sa voiture,
16:13surtout quand le prix
16:13de l'énergie est cher
16:14et aujourd'hui,
16:15il y a des solutions
16:16qui se développent.
16:17Il va y avoir
16:18les fameux CERM en France,
16:20les fameux services express
16:21régionaux métropolitains
16:22avec des lignes de train
16:23mais ça sera également
16:24des lignes de Car Express
16:25en fonction des territoires.
16:28Ça peut être également
16:28pour faire le premier
16:29et le dernier kilomètre
16:30du transport à la demande
16:31qui est une activité
16:32un peu nouvelle
16:33qui se développe
16:33et puis on commence
16:35également à développer
16:36de nouveaux services
16:36pour les seniors
16:38parce qu'il y a un vrai enjeu
16:39de transition démographique
16:40devant nous
16:40avec des gens
16:41qui ne utilisent leur voiture
16:43et qui demain
16:43ne pourront plus l'utiliser,
16:44sont parfois en zone dense,
16:46parfois en zone peu dense
16:47et qui vont avoir besoin
16:48d'offres adaptées.
16:49Donc,
16:49c'est aussi un axe
16:50de développement important.
16:52Les bus,
16:52vous avez combien de bus
16:53en France ?
16:54Ça représente quoi
16:55en bus transdèvres ?
16:56En France,
16:56on doit avoir à peu près,
16:58je vais vous dire,
17:0120 000 bus.
17:02Oui,
17:03parce que c'est un transport
17:04qui se développe encore beaucoup.
17:07Ah oui,
17:08oui,
17:08mais le bus n'est pas...
17:09Le bus,
17:10si vous voulez...
17:10C'est ce qu'il y a
17:11plus facile.
17:12Dès que vous êtes en zone,
17:13dès que vous êtes au-delà
17:14de 2-3 000 personnes par jour,
17:16c'est du train
17:16ou du tram.
17:17Quand vous êtes en dessous,
17:18le bus est la bonne solution
17:20et les bus qui deviennent
17:21de plus en plus électriques,
17:22on a aujourd'hui
17:22une flotte
17:24de plus de 4 000 bus électriques
17:26dans le monde
17:27et on voit bien
17:28que c'est en train
17:28de s'accélérer
17:29et ça va permettre
17:30d'avoir des solutions
17:31décarbonées aussi
17:32avec les bus.
17:32Oui,
17:33mais alors Thierry Mallet,
17:34moi j'ai un problème,
17:35c'est que vous achetez chinois
17:37vos bus,
17:39il y en a beaucoup
17:39et de plus en plus
17:40qui sont chinois
17:41parce qu'ils arrivent,
17:43ils sont livrés très vite,
17:45ils sont très performants
17:46et ils coûtent
17:48pas deux fois moins cher
17:49mais ils coûtent
17:50beaucoup moins cher
17:50que notamment
17:51des bus fabriqués
17:52par Iveco
17:53ou par d'autres,
17:54notamment des Français.
17:56Est-ce que ça
17:57c'est quand même...
17:58Alors,
17:59c'est une excellente question.
18:00Oui.
18:01Effectivement,
18:01sur l'appel d'offres
18:02de Yutong,
18:04pardonnez-moi,
18:04sur l'appel d'offres,
18:05dernier appel d'offres
18:06aux Pays-Bas,
18:06NF,
18:07nous avons dû acheter
18:08des bus chinois
18:09de Yutong justement.
18:12Aucun opérateur européen
18:13n'a été en mesure
18:14de répondre
18:15à l'appel d'offres
18:15compte tenu de leur plan
18:16de charge.
18:17C'est-à-dire qu'on a
18:18un vrai enjeu
18:18de réindustrialisation
18:19en Europe
18:20au niveau de la capacité.
18:21J'aurais préféré
18:22clairement acheter
18:23des bus européens.
18:24D'ailleurs,
18:24les bus Yutong
18:25ne sont pas forcément
18:26beaucoup moins chers.
18:27Mais il y a un vrai enjeu
18:28de rebâtir
18:29de la capacité de production
18:30qui a baissé d'ailleurs
18:31de près de 30%
18:32depuis le Covid,
18:34la capacité de production
18:34des bus en Europe,
18:35alors que la demande
18:36est extrêmement forte.
18:37La demande est extrêmement forte
18:38pour les bus électriques.
18:39Et donc,
18:40de la même manière
18:41que dans le ferroviaire,
18:42on sent qu'il y a
18:42un vrai embouteillage
18:43avec des retards,
18:44on a la même problématique
18:45dans les bus.
18:46Et il faut aussi que,
18:48et c'est un souhait
18:48qu'avec les collectivités locales,
18:50on prenne le temps
18:51de ne pas vouloir aller
18:52trop vite
18:52dans la transition énergétique
18:53tant que nos industriels
18:54ne sont pas capables
18:54de le faire.
18:55Donc en résumé,
18:55vous l'avez dit
18:56que je suis obligé
18:56d'acheter chinois
18:57parce que je ne peux pas
18:59acheter européens.
19:00Aujourd'hui,
19:02vu le délai
19:02de l'appel d'offres
19:03où je devais trouver
19:04des bus,
19:04300 bus
19:05en 12 mois,
19:06le seul capable de le faire,
19:08malheureusement,
19:09c'était un Chinois.
19:10Mais vous avez bien vu
19:10qu'il y avait
19:11la préférence européenne
19:12puisque je ne sais pas
19:12si vous étiez notamment
19:13avec Patrick Partin,
19:15le MEDEF
19:15qui a emmené toute une délégation
19:16comme vous êtes membre
19:17du comité exécutif du MEDEF
19:19à Bruxelles justement
19:20pour parler
19:21de cette préférence européenne.
19:23Cette Made in Europe,
19:24vous en pensez quoi ?
19:25Je pense que c'est une...
19:26Je suis très positif,
19:27je suis très en soutien
19:28mais encore faut-il
19:29donner au temps
19:30à nos industriels
19:31de s'adapter
19:32pour être présents
19:33sur les marchés.
19:33C'est-à-dire qu'il faut
19:34à la fois que la réglementation
19:36n'aille pas trop vite
19:38ou alors qu'on retarde un peu,
19:41qu'on prenne le temps
19:42d'acheter moins de bus électriques
19:43en se disant
19:44j'attends un peu
19:45que nos industriels
19:46soient prêts pour le faire.
19:47Il y a un enjeu de timing
19:48et il ne faut pas se tromper.
19:50On n'est pas dans une course de vitesse
19:52que ce soit la transition énergétique
19:53ou le rebâtir à l'industrie.
19:55Il faut le faire au bon rythme.
19:56Il faut s'assurer
19:56qu'on a les industriels
19:57pour produire les produits
19:58sur nos territoires
19:59avant de mettre des barrières
20:00parce que si on n'a pas les produits
20:01on va créer des problèmes
20:02sur le marché.
20:02Il faut faire les deux
20:04simultanément.
20:04C'est pour ça que...
20:05Et le problème
20:08que vous avez rencontré
20:09notamment sur les bus,
20:11est-ce que c'est quelque chose
20:11que vous rencontrez
20:15sur les michelines,
20:18j'allais dire
20:18les voitures de train ?
20:19Sur les trains,
20:20on voit bien qu'aujourd'hui
20:21il y a aussi un embouteillage.
20:23Il y a un embouteillage.
20:24Les hommes ont des problèmes
20:25pour livrer,
20:26surtout livrer à temps.
20:27Donc est-ce que vous prenez
20:28la décision là aussi
20:29de demander à des constructeurs chinois ?
20:31Alors, non, non, pas du tout.
20:33Non, d'accord.
20:33Pour les trains,
20:34d'abord les constructeurs chinois
20:35ne sont pas aujourd'hui présents
20:36en Europe,
20:37très très marginalement.
20:39Donc on a...
20:39Et il y a encore
20:40des fournisseurs
20:42qui arrivaient à fournir
20:42à peu près dans les délais.
20:43Et puis,
20:44ce qu'on tente de faire
20:45quand il y a du retard,
20:46c'est de faire tourner
20:47les trains existants.
20:48C'est ce qui nous est arrêté de faire.
20:50En particulier,
20:50il y a eu du retard
20:51sur Marseille-Nice.
20:52On a dû louer des trains
20:53à d'autres régions françaises
20:55pour combler le trou
20:56en attendant les trains d'Alstom.
20:57On s'est débrouillés
20:59comme ça.
21:00Moi, je pense que
21:01dans le domaine des bus,
21:02il y a un vrai appel,
21:04et d'ailleurs,
21:04on en parlait
21:05avec les institutions européennes,
21:06de se dire
21:07si on veut faire
21:08du Made in Europe,
21:09il faut s'assurer
21:09que les industriels
21:11réinvestissent suffisamment
21:12pour qu'on puisse
21:13effectivement produire
21:14en Europe
21:15ce qu'ils souhaitent.
21:16On a le savoir-faire,
21:17on a la technologie,
21:18il faut que les capacités
21:19de production
21:20soient là demain.
21:21Alors, c'est vrai
21:21que les industriels
21:22ont été beaucoup plus concentrés
21:24parce que les bus,
21:25c'est un petit marché,
21:27on parle de 100 000 unités par an,
21:29c'est le dixième
21:30du marché des camions,
21:32beaucoup moins
21:33que le marché des voitures.
21:34Et alors,
21:35la voiture autonome,
21:37est-ce que pour vous,
21:39c'est un futur grand marché ?
21:43Alors,
21:44il est clair
21:44que la voiture autonome,
21:45c'est l'arrivée de l'IA
21:46dans le métier du transport.
21:47Ça veut dire que demain,
21:49notre métier du transport
21:50va évoluer,
21:51la voiture autonome,
21:52elle va arriver,
21:53elle arrive déjà plutôt
21:54sur des voitures individuelles,
21:55sur des robots taxis,
21:56et demain,
21:57on va l'avoir
21:58dans les transports publics.
21:59Et c'est un changement
22:00très important
22:01de notre métier,
22:02et on y travaille
22:03pour réfléchir
22:04à quelles vont être
22:04les conséquences,
22:05quelles sont les bonnes solutions,
22:08comment on évolue.
22:09Mais ça veut dire
22:09qu'on pourrait avoir,
22:10dans le cas de transports publics,
22:12on pourrait avoir
22:12des voitures autonomes
22:13qui joueraient quel rôle ?
22:16On peut avoir
22:17soit des voitures autonomes
22:19dans des zones peu denses,
22:20en particulier,
22:21pour faire du transport
22:23à la demande,
22:23on peut avoir
22:24des bus
22:25ou des minibus autonomes,
22:27ou des bus autonomes.
22:27Ça ne veut pas dire
22:28qu'il n'y a pas quelqu'un à bord,
22:29qu'on n'a pas quelqu'un
22:30pour accompagner,
22:31pour s'assurer, par exemple,
22:32des enjeux de sécurité,
22:33puisqu'on sait que la sécurité,
22:34c'est une grande priorité
22:35dans le domaine des transports,
22:37notamment la sécurité
22:38des passagères,
22:39qui est une vraie priorité.
22:41C'est la majorité
22:43de nos voyageurs,
22:44et c'est également
22:45elles qui disent souffrir
22:47d'un sentiment
22:48de la sécurité très fort,
22:49donc ça veut dire
22:49que garder du monde à bord
22:50est un élément important.
22:51Ça va être un nouveau monde
22:53à réinventer
22:53avec l'arrivée de l'autonomie.
22:54Et c'est quand ça ?
22:55C'est pour quand ?
22:56Alors, on voit arriver
22:57les premiers robotaxis,
22:59ils sont très présents
23:00aux Etats-Unis,
23:01ils arrivent doucement
23:02en Europe,
23:03donc je pense
23:04qu'entre 5 à 10 ans,
23:06on verra beaucoup
23:06de véhicules autonomes,
23:07que ce soit des bus,
23:08que ce soit des voitures,
23:09que ce soit des minivans,
23:11qui vont pouvoir
23:12se déplacer un peu partout.
23:13C'est une révolution
23:14pour laquelle
23:15il faut qu'on se prépare.
23:15D'accord,
23:16donc vous êtes déjà
23:17dans les starting blocks.
23:18Merci beaucoup Thierry Mallet
23:19d'avoir été avec nous,
23:20donc le patron de Transdev
23:21était notre invitée.
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