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Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.

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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13Évidemment, on reviendra sur la décision de la Banque Centrale Européenne de maintenir ses taux,
00:17mais en même temps, on voit bien qu'elle a sonné l'alerte sur les risques inflationnistes.
00:21Je recevrai à 18h30 Jean-Claude Trichet, ex-président de la Banque Centrale Européenne.
00:26Et puis dans un instant, après le journal de Stéphanie Collot, c'est Thierry Mallet.
00:29Il est le patron de Transdev, il vient de publier ses résultats, il cartonne, il nous dira pourquoi, comment.
00:36Mais il est aussi président de l'Union des transports publics et ferroviaires, membre du comité exécutif du MEDEF.
00:41Je demanderai l'impact de cette flambée des prix du pétrole, notamment sur les transports et les transports publics.
00:47Mais tout de suite, on retrouve Stéphanie Collot.
00:52Il est presque 18h, bonsoir Stéphanie.
00:54Et on commence effectivement par les prix de l'énergie qui poursuivent leur plan volé aujourd'hui.
00:58Oui, 110 dollars pour le baril de Brent, presque 100 dollars pour le WTI.
01:04Le gaz abondit ce matin de 35% avant de refluer.
01:07En cause, les frappes qui se poursuivent sur les infrastructures énergétiques au Qatar et en Arabie Saoudite,
01:13faisant des dégâts considérables selon Doha, ce qui fait craindre une crise d'approvisionnement
01:17et non plus seulement une crise d'acheminement.
01:19Riyad se réserve le droit de répliquer.
01:22Selon le Washington Post, le Pentagone a demandé 200 milliards de dollars supplémentaires au Congrès
01:28pour continuer à mener la guerre.
01:31Washington annonce aussi avoir approuvé des ventes d'armes aux Émirats Arabes Unis et au Koweït
01:36pour plus de 16 milliards de dollars.
01:38Et puis, six pays dont le Royaume-Uni et la France se disent prêts à contribuer à sécuriser le détroit
01:44d'Hormuz.
01:44Dans ce contexte, la stagflation serait-elle aux portes de la zone euro ?
01:48Selon la BCE qui maintient cette eau inchangée, la guerre au Moyen-Orient accroît considérablement l'incertitude
01:54et crée des risques de hausse de l'inflation et de ralentissement de la croissance.
01:58Et les prévisions sont largement réévaluées.
02:01Pour la croissance, 0,9% cette année contre 1,2% initialement anticipée.
02:06Pour l'inflation, elle devrait accélérer à 2,6% au lieu de 1,9%.
02:12Dans le reste de l'actualité, Vincent Bolloré renvoyait devant le tribunal correctionnel en décembre
02:17pour corruption d'agents publics étrangers.
02:19La justice l'accuse d'avoir conseillé les candidats victorieux à la présidence du Togo et de Guinée entre 2009
02:26et 2011
02:27en échange de la gestion des ports de Lomé et de Conakry.
02:30Le milliardaire et son groupe avaient reconnu les faits en 2021 pour éviter un long procès pénal.
02:35Le tribunal avait accepté le plaidé coupable du groupe moyennant une amende de 12 millions d'euros
02:40mais refuse celui de Vincent Bolloré estimant qu'un procès devait se tenir.
02:46Deuxième revers pour l'État contre Chine.
02:49La marketplace ne sera pas suspendue.
02:51La cour d'appel de Paris rejette les demandes de l'État.
02:55Et puis HSBC à la recherche de rentabilité mis sur l'IA pour tailler à nouveau dans ses effectifs.
03:02Selon Bloomberg, 20 000 postes pourraient être supprimés, soit environ 10% des effectifs sur 3 à 5 ans.
03:1018h presque 2 sur BFM Business, les marchés.
03:15Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:17Bonsoir Antoine.
03:18Bonsoir Stéphanie.
03:19Bonsoir Edwige.
03:19Bonsoir Antoine.
03:20Et le CAC termine nettement en baisse ce soir à l'image de toutes les places européennes.
03:24Les marchés qui font vraiment grise mine avec cette très forte hausse des prix du brut, du gaz aussi.
03:29Le Brent de Mer du Nord, 110,36 dollars.
03:32Le CAC 40 a perdu 2%, 7807 points.
03:36On a marqué un plus bas en séance à 7774.
03:40On était au plus bas depuis septembre dernier.
03:42Donc ça commence à faire.
03:44Moins 2,14 pour l'Eurostox 50.
03:46Le DAX à Francfort, moins 2,82.
03:48Évidemment, comme dans toutes les séances en intraday où on a des problèmes avec les cours du brut.
03:54ArcelorMittal signe la plus forte baisse.
03:56Moins 6,2% à 42,76 euros.
03:58Et Total signe la plus forte hausse.
04:00Plus 4,2% à 78,59 euros.
04:04A noter Accor, victime d'une étude très polémique par un fonds d'investissement vendeur à découvert qui perd quasiment
04:106% à 39,50 euros.
04:13Le secteur du luxe aussi, Hermès, moins 5,81 à 1 742 euros.
04:18A noter que c'est Soitec qui subit des prises de profit pour le coup très violentes.
04:21Le titre perd 14% à 54,18 euros.
04:25L'autre chiffre marquant du jour, c'est l'or qui retombe sur des plus bas qui datent de la
04:29mi-janvier.
04:30On est tombé à 4580 points avec le sentiment parmi les analystes que les fonds du Moyen-Orient commencent à
04:36vendre leur or qui a beaucoup progressé ces derniers mois pour pouvoir avoir du cash, pour pouvoir financer un certain
04:41nombre de choses.
04:42Donc un signal qui n'est vraiment pas favorable, le CAC 40, donc moins 2%.
04:467807 points, les volumes d'échanges très élevés, 6,6 milliards.
04:50Merci Antoine, merci Stéphanie.
04:52Évidemment, vous reviendrez sur tous ces points dans votre journal.
04:55Ce sera de 19h à 19h30.
04:57Tout de suite, mon premier invité, Thierry Mallet, le patron de Transdev.
05:01BFM Business et la Tribune présentent...
05:05Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:10Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon invité Thierry Mallet, président de Transdev.
05:15Bonsoir Thierry Mallet.
05:17Bonsoir.
05:17Alors on va expliquer Transdev pour ceux qui ne le savent pas, leader mondial des transports publics.
05:21Vous êtes aussi le président, je sors mes fiches parce que vous êtes président de tas de choses,
05:26président de l'Union des transports publics et ferroviaires et puis membre du comité exécutif du MEDEF.
05:31Non mais si je dis ça, c'est que c'est important dans le climat actuel.
05:35Peut-être avant de parler des très bons résultats que vous avez publiés aujourd'hui,
05:40intéressant de voir quel impact sur les transports, notamment sur les transports publics,
05:44parce que vous, alors, bon c'est les trains, l'impact de l'énergie est assez faible,
05:48mais vous êtes aussi dans les bus, dans les trams, dans les TER, dans les...
05:52Enfin, il y a quand même un impact, et je m'adresse presque plus au président de la fédération,
05:57quel impact sur ce qui se passe aujourd'hui avec cette flambée des prix du pétrole ?
06:01Alors, on va avoir un véritable impact, on commence à le voir arriver,
06:04puisque effectivement, une grande partie des flottes de bus, notamment en urbain,
06:09sont encore des bus soit diesel, soit des bus biogaz,
06:12et donc on aura effectivement un impact avec l'augmentation du prix.
06:15On est en train de revivre un petit peu ce qu'on avait vécu au moment de la guerre en
06:19Ukraine,
06:19avec une augmentation très très forte des prix.
06:21Une partie de ce surcoût, du fait des index, va être retransmis aux collectivités locales,
06:27mais c'est qui va mettre de la pression sur leur propre budget.
06:30Donc, on a un vrai enjeu.
06:31L'enjeu, il est aussi pour les particuliers,
06:33parce qu'il ne faut pas oublier qu'aujourd'hui, au-delà du transport public,
06:3680% des kilomètres du quotidien sont faits en voiture, sauf d'une offre.
06:40Et ça veut dire que ça remet l'accent sur l'importance de permettre aux gens de se passer de
06:45leur voiture,
06:46mais on ne peut le faire que si on offre des offres alternatives à la voiture,
06:49et encore beaucoup de territoires n'ont pas d'offres de transport public.
06:52Oui, mais donc ça, c'est un impact qui va être très élevé.
06:56Vous dites que c'est un peu comme ce qu'on a connu au moment du Covid et au moment
07:00de l'Ukraine.
07:00C'était quoi pour vous, enfin pour votre profession ?
07:03Alors, au moment du Covid et de l'Ukraine, ça a été quelque chose d'extrêmement compliqué,
07:08notamment sur la partie biogaz,
07:10puisque les indices à l'époque reflétaient très très mal le prix du gaz,
07:14et donc on a retravaillé de suite,
07:16donc on va voir comment ça va se passer aujourd'hui dans cette nouvelle phase,
07:19sur le prix du gaz.
07:20Le prix du diesel suit.
07:22Après, ça crée une vraie tension chez les collectivités locales,
07:25parce que leur budget n'est pas forcément extensible,
07:27et si on repasse le coût aux collectivités locales,
07:29ça ne résout pas forcément le problème non plus.
07:32Mais vous êtes inquiet ?
07:34Alors, c'est une période d'incertitude.
07:35Dans quel état d'esprit ?
07:36Ça va dépendre de la durée de la guerre, ça va dépendre de la durée de l'incertitude.
07:40Et à partir de quand ?
07:41C'est un peu la question rituelle.
07:45Pour vous, on bascule dans la zone rouge dans combien de temps ?
07:48C'est-à-dire encore deux semaines, trois semaines,
07:50si ce n'est pas réglé, là après ça devient vraiment...
07:53Si d'ici la fin du mois, on ne voit pas quelque part une sortie,
07:57on va rentrer dans une zone dans laquelle l'inflation va s'installer,
08:00les coûts élevés vont s'installer,
08:01et donc ça va faire une contrainte.
08:03On a également la demande de nos propres équipes,
08:05nos chauffeurs qui sont concernés,
08:07puisqu'elles viennent elles-mêmes en voiture,
08:08puisqu'il n'y a pas de transport public.
08:09Il y a 80% de Français qui n'ont que la voiture pour se déplacer.
08:12Donc on a aussi un enjeu d'accompagner aussi au maximum les gens
08:16en essayant d'offrir des offres alternatives.
08:17Vous sauriez, parce qu'on sait qu'il y a une réunion à l'Élysée sur ce point-là,
08:22est-ce que vous êtes favorable à ce qu'il y a une baisse de la fiscalité,
08:26notamment en France ?
08:27Parce qu'il y a eu des actions qui ont été faites en Italie,
08:30en Allemagne aussi, parce qu'on va rappeler que votre actionnaire principal,
08:33le groupe familial Reitmann, est allemand.
08:35Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'il y a un geste sur la fiscalité ?
08:40Alors, ça me paraît bien qu'il y ait quelque part un geste.
08:44Je pense que c'est important plutôt d'avoir des aides ciblées,
08:47c'est comme dans le domaine du transport,
08:48vers les personnes les plus modestes,
08:50et les gens qui en ont vraiment besoin,
08:51que de faire une aide générale,
08:53parce qu'il y a des gens qui peuvent continuer
08:55à supporter une augmentation du prix de d'autres pas.
08:57Et compte tenu des finances publiques,
08:59il vaut mieux essayer d'avoir des offres ciblées
09:01en direction des populations les plus modestes.
09:03C'est un peu le même discours qu'on porte sur les transports publics,
09:06en disant que la solution,
09:07ce n'est pas la gratuité dans les transports publics,
09:09la solution, c'est d'aider les plus modestes
09:12à prendre les transports,
09:13et permettre effectivement d'avoir des recettes
09:16qui permettent effectivement de financer le transport public.
09:18Oui.
09:19Parce qu'on sait que la Fédération des Transports routiers
09:21avait été reçue en début de semaine,
09:26par Roland Lescure, le ministre de l'Économie et des Finances,
09:28ils ont été sentis très mécontents,
09:30parce que justement, il n'y avait aucune...
09:31Il n'y a pas d'aide.
09:32Il n'y a pas d'aide.
09:33Il y a au moins un vrai enjeu dans le secteur du transport routier
09:36d'avoir une répercussion chez les chargeurs de ces coûts-là.
09:39Parce qu'effectivement, le domaine du transport routier,
09:42comme le domaine du transport public,
09:44ont des marges très faibles, pas de quelques pourcents,
09:46et donc ça veut dire qu'une augmentation du prix du carburant
09:48a un impact immédiat si on n'arrive pas à le répercuter.
09:50Alors, vous avez...
09:52Parce que c'est intéressant de voir un peu après...
09:54On va voir que vous allez...
09:55Maintenant, les Etats-Unis, c'est un très très gros marché pour vous.
09:57C'est plus de 27% à 27,5% de votre chiffre d'affaires.
10:00C'est comme le marché français, en fait.
10:01C'est ça qui est intéressant dans votre publication d'aujourd'hui.
10:06Je le rappelle, donc, Transdev, c'est bus, tram, téléphériques aussi.
10:13Il faut rappeler que c'est vous qui avez le contrat d'exploitation
10:16de ce premier petit téléphérique.
10:18Enfin, il fait 4,5 km.
10:20Transdev, c'est le plus grand d'Europe, donc c'est pas un pays...
10:22Oui, en Ile-de-France.
10:23Non, mais ce que je veux dire, c'est que voilà,
10:24c'est pas le téléphérique pour monter en haut d'une montagne.
10:26Mais en revanche, ils transportent 10 000 passagers,
10:28donc c'est quand même important.
10:30C'est un gros, gros succès commercial,
10:31et c'est effectivement une vraie solution de mobilité
10:33qui permet de connecter...
10:35Une nouvelle solution de mobilité.
10:36Voilà, une solution de mobilité,
10:37et qui est un gros succès commercial,
10:40et qui est effectivement une très bonne alternative
10:42à des modes lourds, en particulier du tram,
10:46qui serait très difficile à mettre en oeuvre
10:48quand on doit passer au-delà de voies ferrées...
10:50Depuis que vous l'avez fait,
10:51est-ce que du coup vous avez des signes d'intérêt ?
10:55Alors, d'abord, c'était notre deuxième téléphérique,
10:58parce que le premier qu'on exploitait était à Bogota,
11:00avec 25 000 personnes par jour.
11:01Ah oui, pardon, j'ai oublié Bogota,
11:02mais je connais moi bien Bogota.
11:03Et on vient de signer un contrat avec une ville en Allemagne,
11:06la ville de Erne,
11:07qui veut également implanter un téléphérique,
11:09et qui était d'ailleurs venu à Paris
11:10voir le lancement du câble serre dans l'Est parisien.
11:13Alors, j'ai envie de dire, surtout, je disais,
11:15c'était petit par rapport à votre deuxième grand succès,
11:18enfin, autre première historique,
11:20c'est que vous avez piqué au nez à la barbe de la SNCF,
11:23dans le cadre de l'ouverture,
11:24la concurrence de certaines lignes de train,
11:27la ligne Nice-Marseille,
11:29enfin, Marseille-Nice,
11:30ça revient au même,
11:31mais ça dépend dans quel sens on va,
11:33et là, ça marche bien,
11:35enfin, on voit que c'est quand même un peu compliqué
11:37sur le plan social,
11:39mais ça marche bien.
11:40Alors, pour revenir d'abord sur l'efficacité opérationnelle,
11:44on a démarré la ligne le 29 juin,
11:46depuis le 29 juin,
11:48sur les six premiers mois de démarrage,
11:51on était à plus de 97% de taux de ponctualité opérateur,
11:54donc responsabilité transdère.
11:55C'est un coup de vatte vis-à-vis de la SNCF.
11:59Quand on intègre les autres problèmes liés au réseau,
12:01puisqu'on partage ce réseau avec des TGV,
12:03avec d'autres TER,
12:04il peut y avoir des accidents,
12:06il peut y avoir des problèmes sur le réseau,
12:08on est à 80% perçus par l'utilisateur,
12:12et on travaille avec les autres acteurs,
12:13d'ailleurs avec réseau,
12:14avec les autres opérateurs,
12:15pour pouvoir faire en sorte que quand il y a un incident,
12:18on réduit le temps sur place.
12:20Et côté social,
12:22on a fait des très très gros progrès,
12:24on est en...
12:24La négociation maintenant avec les syndicats,
12:27c'est nettement amélioré,
12:29et on est sur le point de signer d'ailleurs un certain nombre d'accords,
12:32et effectivement, ça se passe bien,
12:34on a appris à se connaître,
12:35avec les cheminots qui ont pu arriver...
12:37Combien de cheminots qui vont passer sous casquette privée, Transdev ?
12:42Alors, dans cette première opération,
12:44on a eu à peu près une trentaine de personnes
12:45qui sont venues de la SNCF,
12:47sur la base du volontariat,
12:49plus à peu près 200 personnes supplémentaires
12:52qu'on a embauchées,
12:53et on est en train de discuter avec eux,
12:55à la fois de la nouvelle organisation du travail,
12:57pour l'instant on avait mis en place celle qui existait au sein de la SNCF,
13:00et là on est en train de mettre une organisation du travail adaptée à la ligne.
13:05Et ça se passe bien, c'est positif,
13:07les négociations avancent positif.
13:08Non, il y en a d'autres à venir,
13:09mais ça on a le temps de bien passer.
13:12Alors, je disais plutôt de très bons chiffres en 2025,
13:15puisque vous avez doublé vos bénéfices nets,
13:17et puis vos chiffres d'affaires qui étaient à 10,44 milliards,
13:20c'est ça de mémoire, a augmenté de 4%,
13:22vous aimez bien les 4,
13:24mais c'est...
13:26Comment vous expliquez ça ?
13:27Les points de croissance, c'est quoi ?
13:29Est-ce que ça veut dire que le transport public est en train vraiment
13:31de prendre toute sa place ?
13:33Et en fait, quand on dit transport public,
13:35c'est le transport privé qui prend un peu la place du transport public.
13:39Alors, aujourd'hui ce qui se passe,
13:40c'est qu'il y a une demande de transport public qui est de plus en plus forte.
13:43On a effectivement cette demande de train,
13:45mais elle est aussi vraie dans le transport public.
13:47Il y a une vraie volonté d'étendre le périmètre couvert.
13:50Aujourd'hui, c'est peu de gens qui ont accès au transport public.
13:53Quand on le regarde, c'est vraiment parce que...
13:55Vous avez quand même transporté 14 millions de passagers ?
13:57Ah oui, mais tout à fait.
13:58Ça fait quand même quelques personnes.
14:00Quand on regarde, effectivement,
14:01il y a beaucoup de gens qui n'ont pas de transport public.
14:03Il y a la volonté de trouver des solutions
14:05pour desservir de nouveaux territoires.
14:07Ça, c'est une zone d'expansion.
14:09Il y a en France, vous l'avez évoqué,
14:10l'ouverture à la concurrence qui nous permet de gagner de nouvelles parts de marché,
14:13d'amener un savoir-faire qu'on avait développé en Allemagne.
14:16Ça nous a permis, dans le cadre de la ligne Marseille,
14:18de doubler le nombre d'allers-retours.
14:21On est passé de 7 à 14 allers-retours
14:23pour le même coût pour la collectivité locale.
14:26Puisqu'on parle d'ouverture à la concurrence,
14:28sur le Grand Paris, vous êtes candidat sur...
14:31Non, pour l'instant, on n'a pas participé aux appels d'offres
14:33sur le Grand Paris.
14:34Vous n'êtes pas positionné sur deux lignes de transiliens ?
14:38Non.
14:38D'accord, parce qu'il y avait une information là-dessus.
14:40Il y avait une information de nos confrères de la tribune.
14:42C'est pour ça que je vous pose la question.
14:44Jusqu'à maintenant, on n'a pas participé aux appels d'offres.
14:46Et maintenant, on va participer aux appels d'offres en région parisienne.
14:49Mon objectif, c'était d'avoir, effectivement, une première ligne en province
14:53qui nous permette de monter notre savoir-faire.
14:56Et aujourd'hui, on va aller sur la région parisienne.
14:58Aujourd'hui, Transdev, c'est un véritable opérateur ferroviaire.
15:01Ça exploite...
15:02Le chiffre ne vous parlera peut-être pas,
15:04c'est 100 millions de trains de kilomètres.
15:06Mais ce qu'on exploite aujourd'hui en Allemagne
15:08et dans le reste de l'Europe,
15:09et ça correspond à peu près à la moitié de tous les TER en France.
15:13Pour vous dire, c'est ce qu'exploite aujourd'hui Transdev en dehors de France.
15:15Donc, on est vraiment un opérateur ferroviaire.
15:17Et notre première étape, c'était de démarrer en province.
15:21Et maintenant, nous allons passer à la région parisienne.
15:23Et donc, là, vous allez vous positionner sur le Transilien.
15:26C'est plutôt le Transilien, plutôt que le Grand Paris Express.
15:27Oui, sur le Transilien.
15:28C'est pour ça que j'ai dit Transilien.
15:29Et vous allez vous positionner sur combien de lignes, sur le Transilien ?
15:31On démarre les premiers appels d'offres et les premières candidatures.
15:34Et ça sera quand ?
15:35C'est maintenant...
15:36Le cycle d'appels d'offres est en cours.
15:39Et résultat des courses ?
15:40Ça sera dans un an,
15:41puisque c'est des cycles, c'est des opérations assez longues.
15:43Donc, une opération d'appels d'offres, ça prend à peu près un an entre les premiers dossiers d'appels
15:48d'offres,
15:48les remises d'offres successives.
15:50Alors, votre croissance, elle provient d'où ?
15:53Elle provient, je le disais, les États-Unis.
15:55Le premier marché, c'est quand même la France.
15:58Ça reste la France.
15:59La France, c'est le premier marché.
15:59Ça reste un marché extrêmement dynamique pour nous.
16:02On a cru à peu près sur toutes les géographies.
16:04On a cru en France.
16:05On a cru aux États-Unis, aux Pays-Bas, avec des gains d'appels d'offres,
16:10avec des offres enrichies pour les clients.
16:12Le passage, par exemple, à des véhicules électriques.
16:14On a gagné un gros contrat qu'on vient de démarrer à Utrecht,
16:17où on a investi 300 véhicules électriques pour la ville d'Utrecht.
16:20Un contrat de 10 ans, avec un investissement de 250 millions.
16:23Donc, c'est ce type de contrat qui vient renforcer notre savoir-faire
16:26et permet le développement de Transdare.
16:28Et alors, c'est drôle, c'est parce qu'on va rappeler à nos auditeurs et téléspectateurs,
16:30c'est que vous êtes passé sous pavillon allemand.
16:34Enfin, en totalité, il était déjà votre actionnaire.
16:36Mais maintenant, ça y est, il est votre actionnaire principal,
16:40avec à ses côtés la Caisse des dépôts,
16:43qui reste actionnaire à un peu plus de 30%.
16:45Ça a changé quelque chose ?
16:46Parce que la dernière fois que vous étiez venus,
16:47c'était pour nous expliquer pourquoi vous passiez sous contrôle allemand
16:50du groupe familial Reitmann.
16:52Est-ce que ça a changé quelque chose pour vous ?
16:55Parce que vous ne parlez pas de l'Allemagne.
16:57Vous n'avez pas dit qu'en Allemagne,
16:59vous allez vous développer en Allemagne.
17:00L'Allemagne est un pays très important pour nous,
17:02c'est un pays du ferroviaire.
17:03On a renouvelé des gros contrats en Allemagne.
17:05On travaille avec notre actionnaire allemand,
17:08justement sur la perspective, j'évoquais,
17:10de développer des PPP en milieu urbain.
17:14Partenariat public-privé.
17:16En Allemagne, c'est un pays dans lequel il y a également des capacités à se développer.
17:19Aujourd'hui, on fait seulement 1,5 milliard en Allemagne,
17:22ce qui fait que c'est beaucoup moins que la France,
17:24où on fait 2,7 milliards,
17:26ou les États-Unis, où on fait 2,7 milliards.
17:28Donc, il y a un vrai potentiel de développement en Allemagne
17:30pour nous.
17:32L'objectif, c'est ce nouveau actionnariat,
17:36ça permet à la Caisse d'abord d'aligner sa participation
17:39avec la présence du groupe en France.
17:41Le groupe, vous l'avez évoqué, 28%,
17:43la Caisse à 34%,
17:44elle aligne sa participation.
17:46Et ça permet à la Caisse de rester pour le long terme.
17:48Et avec le groupe Redman,
17:49on a un groupe qui souhaite que le groupe reste français,
17:53reste placé en France.
17:54Ça, c'est un élément extrêmement important,
17:55parce que notre culture est française,
17:56le savoir-faire est français.
17:57Et on a un actionnaire également de long terme
17:59qui va nous permettre de continuer d'investir
18:01et de se développer à côté de la Caisse.
18:03Et l'expérience qu'on a vécue,
18:04puisque le groupe Redman est à bord de Transdev,
18:07je dirais, depuis plus de maintenant 5 ans,
18:09c'est qu'il y a un vrai partenariat entre la Caisse
18:11et le groupe Redman.
18:12Autrefois, la Caisse interrogeait Redman,
18:14et Redman interrogeait Redman.
18:17Parce qu'on sait que c'est très tendu dans d'autres secteurs.
18:19Vous nous dites, c'est bien.
18:20Car il y a des rumeurs,
18:21juste parce qu'on est dans les rumeurs,
18:23on dit qu'il serait intéressé par le contrôle de Suez,
18:26du groupe Suez,
18:27parce que justement,
18:29ça pourrait compléter l'afro-collectivité.
18:32Alors, le groupe Redman est déjà très présent
18:34dans les collectivités,
18:35avec Raymond Dix dans l'eau et les déchets.
18:36Donc, un groupe comme Suez,
18:38peut être un groupe d'intérêt pour eux,
18:39mais ça, je les laisserai répondre à cette question.
18:41Oui, vous êtes d'accord que ça pourrait compléter la...
18:44Il y a des discussions en cours, vous savez ?
18:45À ma connaissance, je ne sais pas.
18:48À votre connaissance, vous ne savez pas.
18:50Tiens, je ne connaissais pas cette expression, Thierry Mellet.
18:52Vous l'inventez.
18:54Si on revient alors, effectivement, à vous,
18:57qu'est-ce qui marche le plus...
18:59Enfin, pour vous,
19:01la piste la plus forte pour développer votre groupe,
19:04c'est quoi ?
19:05C'est l'ouverture à la concurrence des trains ?
19:08C'est quoi, en fait, les pistes de développement ?
19:11Est-ce que c'est le bus ?
19:11Est-ce que c'est le tram ?
19:12Les nouveaux moyens de mobilité ?
19:15En tête de lise, quoi ?
19:16Alors, c'est tous les modes de transport.
19:19Clairement, on voit bien que...
19:20Je suis d'accord, mais je cherche à savoir.
19:22Là, pour vous, il y a le plus gros potentiel.
19:24On a une volonté très forte de continuer notre développement
19:26dans les modes lourds.
19:27Parce qu'effectivement, aujourd'hui,
19:29les modes lourds représentent,
19:30entre les trams et les trains,
19:32à peu près 20% de l'activité du groupe.
19:34Et l'objectif, c'est que ça fasse 30 ou 40%
19:36de l'activité du groupe.
19:37Et donc, c'est un axe de développement.
19:39Mais on va continuer, effectivement,
19:40à se développer dans les bus,
19:41en particulier avec les bus électriques,
19:44avec les cars électriques,
19:45qui sont également des modes
19:46qui vont être totalement décarbonés demain
19:48et qui sont des bonnes solutions
19:50pour les territoires peu denses.
19:52Est-ce que si on reste un instant,
19:53d'abord sur la France,
19:56la France, là, il y a beaucoup d'ouvertures,
20:00que ce soit tant la RATP,
20:01ouvertures à la concurrence,
20:03dans le domaine de la RATP,
20:04dans le domaine de la SNCF.
20:06À votre avis, est-ce que ça va,
20:08à un moment, ça va complètement changer la donne
20:10pour nous, je ne vais pas dire consommateurs,
20:13mais pour nous, Français,
20:14qui utilisons les transports publics ?
20:16L'avantage de l'ouverture à la concurrence,
20:18on le voit, c'est la capacité
20:20à avoir une meilleure offre
20:21et plus d'offres pour le même prix.
20:23Donc, ça va permettre...
20:24Parce que la RATP, il y a eu combien de...
20:26L'ouverture est très importante.
20:28Alors, l'ouverture à la concurrence
20:29sur la partie bus, elle est finie.
20:31Oui.
20:31Elle est terminée.
20:32La prochaine étape, ça va être
20:34l'ouverture à la concurrence du tramway,
20:35mais sur les bus, elle a été ouverte.
20:37Ça a permis, effectivement,
20:39d'augmenter l'offre,
20:40de réduire les coûts
20:41pour Île-de-France Mobilité
20:42et donc d'avoir...
20:44En réduisant ces coûts-là,
20:45on donne plus de budget,
20:46plus de capacité
20:47à faire de l'offre supplémentaire
20:48et en particulier,
20:49Île-de-France Mobilité
20:50a prévu de redéployer
20:52toute une offre de Car Express
20:53en grande couronne
20:54qui va venir compléter l'offre
20:56qui existe déjà
20:57et venir se connecter
20:58au Grand Paris Express.
20:59Aujourd'hui, la vraie priorité,
21:01c'est effectivement...
21:02Pas forcément les coeurs de ville
21:04qui sont déjà très bien desservis,
21:05mais de desservir les périphéries
21:07où très souvent,
21:08la voiture est la seule solution
21:09et où, effectivement,
21:11le vrai gain de pouvoir d'achat,
21:12c'est de se passer de sa voiture,
21:13surtout quand le prix de l'énergie
21:14est cher.
21:15Et aujourd'hui,
21:16il y a des solutions
21:17qui se développent.
21:18Il va y avoir
21:18les fameux CERN en France,
21:20les fameux services express
21:22régionaux métropolitains
21:23avec des lignes de train,
21:24mais ça sera également
21:25des lignes de Car Express
21:26en fonction des territoires.
21:28Ça peut être également
21:29pour faire le premier
21:30et le dernier kilomètre
21:31du transport à la demande
21:32qui est une activité
21:33un peu nouvelle
21:33qui se développe.
21:34Et puis, on commence également
21:36à développer de nouveaux services
21:37pour les seniors
21:38parce qu'il y a un vrai enjeu
21:39de transition démographique
21:41devant nous
21:41avec des gens
21:42qui ne utilisent leur voiture
21:43et qui, demain,
21:44ne pourront plus l'utiliser.
21:45Ils sont parfois en zone dense,
21:46parfois en zone peu dense
21:47et qui vont avoir besoin
21:49d'offres adaptées.
21:50Donc, c'est aussi
21:50un axe de développement important.
21:52Les bus,
21:53vous avez combien de bus en France ?
21:54En bus...
21:55Ça représente quoi en bus ?
21:56Transdev ?
21:57On doit avoir à peu près,
21:59je vais vous dire...
22:00C'est la colle ?
22:0120 000 bus ?
22:03Oui.
22:04Parce que c'est un transport
22:05qui se développe encore beaucoup.
22:08Ah oui, oui,
22:08mais le bus n'est pas...
22:10Le bus, si vous voulez...
22:11C'est ce qui est plus facile.
22:12Dès que vous êtes en zone,
22:14dès que vous êtes au-delà
22:14de 2-3 000 personnes par jour,
22:16c'est du train ou du tram.
22:18Quand vous êtes en dessous,
22:19le bus est la bonne solution
22:20et les bus qui deviennent
22:22de plus en plus électriques,
22:23on a aujourd'hui une flotte
22:24une flotte de plus de 4 000 bus électriques
22:27dans le monde
22:27et on voit bien
22:28que c'est en train de s'accélérer
22:30et ça va permettre
22:30d'avoir des solutions décarbonées
22:32aussi avec les bus.
22:33Oui, mais alors Thierry Mallet,
22:34moi j'ai un problème,
22:35c'est que vous achetez chinois
22:38vos bus,
22:39il y en a beaucoup
22:40et de plus en plus
22:41qui sont chinois
22:42parce qu'ils arrivent,
22:44ils sont livrés très vite,
22:46ils sont très performants
22:47et ils ne coûtent pas deux fois moins cher
22:50mais ils coûtent beaucoup moins cher
22:51que notamment des bus fabriqués
22:53par Iveco ou par d'autres,
22:55notamment des Français.
22:57Est-ce que ça c'est quand même...
22:59Alors, c'est une excellente question.
23:01Oui.
23:01Effectivement, sur l'appel d'offres
23:03de Yutong,
23:04pardonnez-moi,
23:05sur l'appel d'offres,
23:06dernier appel d'offres aux Pays-Bas,
23:07ANF,
23:08nous avons dû acheter des bus chinois.
23:10Oui, de Yutong justement.
23:12Aucun opérateur européen
23:14n'a été en mesure
23:15de répondre à l'appel d'offres
23:16compte tenu de leur plan de charge.
23:18C'est-à-dire qu'on a un vrai enjeu
23:19de réindustrialisation en Europe
23:21au niveau de la capacité.
23:22J'aurais préféré clairement
23:23acheter des bus européens.
23:25D'ailleurs, les bus Yutong
23:26ne sont pas forcément
23:26beaucoup moins chers
23:28mais il y a un vrai enjeu
23:29de rebâtir de la capacité de production
23:31qui a baissé d'ailleurs
23:32de près de 30% depuis le Covid,
23:34la capacité de production
23:35des bus en Europe,
23:36alors que la demande
23:37est extrêmement forte,
23:38la demande est extrêmement forte
23:39pour les bus électriques.
23:40Et donc, de la même manière
23:41que dans le ferroviaire,
23:42on sent qu'il y a un vrai embouteillage
23:44avec des retards,
23:45on a la même problématique
23:46dans les bus
23:46et il faut aussi que,
23:48et c'est un souhait
23:49qu'avec les collectivités locales,
23:50on prenne le temps
23:51de ne pas vouloir aller trop vite
23:53dans la transition énergétique
23:54tant que nos industriels
23:54ne sont pas capables de le faire.
23:56Donc en résumé,
23:56vous l'avez dit
23:56je suis obligé d'acheter chinois
23:58parce que je ne peux pas
23:59acheter européen.
24:01Aujourd'hui,
24:02vu le délai de l'appel d'offres
24:04où je devais trouver des bus,
24:05300 bus en 12 mois,
24:07le seul capable de le faire,
24:09malheureusement,
24:09c'était un chinois.
24:11Vous avez bien vu
24:11qu'il y avait la préférence européenne
24:12puisque je ne sais pas
24:13si vous étiez notamment
24:14avec Patrick Partin,
24:15le MEDEF qui a emmené
24:16toute une délégation
24:17comme vous êtes membre
24:17du comité exécutif du MEDEF
24:19à Bruxelles justement
24:21pour parler de cette préférence européenne.
24:23Cette Made in Europe,
24:25vous en pensez quoi ?
24:25Je pense que c'est une...
24:27Je suis très positif,
24:28je suis très en soutien,
24:29mais encore faut-il donner
24:30au temps à nos industriels
24:32de s'adapter
24:33pour être présents sur les marchés.
24:34C'est-à-dire qu'il faut
24:35à la fois que la réglementation
24:37n'aille pas trop vite
24:38ou alors qu'on retarde un peu
24:41qu'on prenne le temps
24:42d'acheter moins de bus électriques
24:44en se disant
24:45j'attends un peu
24:46que nos industriels
24:46soient prêts pour le faire.
24:48Il y a un enjeu de timing
24:49et il ne faut pas se tromper.
24:51On n'est pas dans une course de vitesse
24:52que ce soit la transition énergétique
24:54ou le rebâtir à l'industrie.
24:55Il faut le faire au bon rythme.
24:56Il faut s'assurer
24:57qu'on a les industriels
24:58pour produire les produits
24:59sur nos territoires
24:59avant de mettre des barrières
25:01parce que si on n'a pas les produits
25:02on va créer des problèmes
25:03sur le marché.
25:03Il faut faire les deux
25:04simultanément.
25:05C'est pour ça que...
25:06Et le problème en fait
25:09que vous avez rencontré
25:10notamment sur les bus
25:11est-ce que c'est quelque chose
25:12que vous rencontrez
25:15sur les michelines
25:18j'allais dire
25:19les voitures de train ?
25:20Sur les trains
25:21on voit bien
25:22qu'aujourd'hui
25:22il y a aussi un embouteillage.
25:23Il y a un embouteillage.
25:25Les gens ont des problèmes
25:26pour livrer
25:27et surtout livrer à temps.
25:28Donc est-ce que vous prenez
25:29la décision là aussi
25:30de demander
25:30à des constructeurs chinois ?
25:32Alors non, non,
25:33pas du tout.
25:34Pour les trains
25:34d'abord les constructeurs chinois
25:36ne sont pas aujourd'hui
25:36présents en Europe
25:38très très marginalement
25:39donc on a...
25:40Et il y a encore
25:41des fournisseurs
25:42qui arrivaient à fournir
25:43à peu près dans les délais
25:44et puis ce qu'on tente de faire
25:46quand il y a du retard
25:47c'est de faire tourner
25:47les trains existants.
25:49C'est ce qui nous est arrivé
25:50de faire.
25:50En particulier
25:51il y a eu du retard
25:52sur Marseille-Nice
25:53et on a dû louer des trains
25:54à d'autres régions françaises
25:56pour combler le trou
25:57en attendant les trains d'Alstom.
25:58On s'est débrouillé
25:59comme ça.
26:00Moi je pense que
26:01dans le domaine des bus
26:03il y a un vrai appel
26:04et d'ailleurs
26:05on en parlait
26:05avec les institutions européennes
26:07de se dire
26:08si on veut faire
26:09du Made in Europe
26:09il faut s'assurer
26:10que les industriels
26:12réinvestissent suffisamment
26:13pour qu'on puisse
26:14effectivement produire
26:15en Europe
26:15ce qui est le souhait.
26:17On a le savoir-faire
26:18on a la technologie
26:19il faut que les capacités
26:20de production
26:20soient là demain.
26:22Alors c'est vrai
26:22que les industriels
26:23ont été beaucoup plus concentrés
26:25parce que les bus
26:26c'est un petit marché
26:27on parle de 100 000 unités par an
26:29c'est le dixième du marché
26:31des camions
26:33et beaucoup moins
26:34que le marché des voitures.
26:35Et alors
26:36la voiture autonome
26:37alors ça
26:38est-ce que ça
26:39est-ce que pour vous
26:40c'est un futur
26:42grand marché ?
26:43Alors
26:44il est clair
26:44que la voiture autonome
26:45c'est l'arrivée de l'IA
26:47dans le métier du transport.
26:48Ça veut dire que demain
26:49notre métier du transport
26:50va évoluer
26:52la voiture autonome
26:53elle va arriver
26:53elle arrive déjà
26:54plutôt sur des voitures individuelles
26:56sur des robots taxis
26:57et demain on va l'avoir
26:58dans les transports publics
26:59et c'est un changement
27:01très important
27:01de notre métier
27:03et on y travaille
27:04pour réfléchir
27:04à quelles vont être
27:05les conséquences
27:06quelles sont les bonnes solutions
27:08comment on évolue
27:10Mais ça veut dire
27:10qu'on pourrait avoir
27:11dans le cas de transports publics
27:12on pourrait avoir
27:13des voitures autonomes
27:14qui joueraient quel rôle ?
27:17On peut avoir
27:18soit des voitures autonomes
27:19dans des zones peu denses
27:20en particulier
27:22pour faire du transport
27:23à la demande
27:24on peut avoir
27:25des bus
27:26ou des minibus
27:27autonomes
27:27ou des bus autonomes
27:28ça ne veut pas dire
27:29qu'il n'y a pas quelqu'un à bord
27:30qu'on n'a pas quelqu'un
27:30pour accompagner
27:31pour s'assurer
27:32par exemple
27:32des enjeux de sécurité
27:33puisqu'on sait que la sécurité
27:34c'est une grande priorité
27:36dans le domaine des transports
27:38notamment la sécurité
27:39des passagères
27:40qui est une vraie priorité
27:41c'est la majorité
27:42c'est la majorité
27:43de nos voyageurs
27:45et c'est également
27:46elles qui disent souffrir
27:48d'un sentiment
27:48d'insécurité très fort
27:49donc ça veut dire
27:50que garder du monde à bord
27:51est un élément important
27:52ça va être un nouveau monde
27:53à réinventer
27:54avec l'arrivée de l'autonomie
27:55et c'est quand ça ?
27:56c'est pour quand ?
27:57alors on voit arriver
27:57les premiers robotaxis
27:59ils sont très présents
28:00aux Etats-Unis
28:01ils arrivent doucement
28:03en Europe
28:03donc je pense
28:05qu'entre 5 à 10 ans
28:06on verra
28:07beaucoup de véhicules autonomes
28:08que ce soit des bus
28:09que ce soit des voitures
28:10que ce soit des mini-vents
28:11qui vont pouvoir
28:12se déplacer un peu partout
28:13c'est une révolution
28:15pour laquelle
28:15il faut qu'on se prépare
28:16d'accord
28:17donc vous êtes déjà
28:17dans les starting blocks
28:18merci beaucoup
28:19Thierry Mallet
28:20d'avoir été avec nous
28:21donc le patron de Transdev
28:22était notre invité
28:24dans un instant
28:24c'est Jean-Claude Trichet
28:26l'ex-président
28:26de la Banque Centrale Européenne
28:27lui il va nous aider
28:28un peu à décrypter
28:29comment
28:32Christine Lagarde
28:33la présidente actuelle
28:34de la Banque Centrale Européenne
28:35qui a tiré
28:36la sonnette d'alarme
28:37en disant
28:37attention regardez devant nous
28:38c'est pas formidable
28:39elle a revu
28:40toutes les prévisions de croissance
28:42à tout de suite
28:44BFM Business
28:45et la Tribune
28:45présente
28:48le 18-19
28:50d'Edwis Chevrillon
28:54vous êtes bien
28:54dans le 18-19
28:56mon invité
28:56c'est Jean-Claude Trichet
28:57l'ex-président
28:58de la Banque Centrale Européenne
28:59bonsoir Jean-Claude Trichet
29:00bonsoir
29:01merci d'être là
29:02parce que là
29:02c'était la grande semaine
29:04des banques centrales
29:05hier il y avait la Fed
29:07tout à l'heure
29:08il y avait la Banque Centrale Européenne
29:09et dans un climat
29:10extrêmement inquiétant
29:13quand même
29:13on le voit
29:14alors là
29:15que ce soit tant la Fed
29:16que la Banque Centrale Européenne
29:17ils ont maintenu leur taux
29:18mais en revanche
29:19ils ont un peu tiré
29:20la sonnette d'alarme
29:21en disant attention
29:21il y a des risques inflationnistes
29:23il y a un risque
29:24sur la croissance
29:26européenne et mondiale
29:27quelle est-vous
29:28votre analyse
29:29sur ce qui se passe
29:31aujourd'hui
29:31d'abord l'environnement
29:33et l'impact
29:34que ça peut avoir
29:35sur l'économie mondiale
29:38d'abord je dirais
29:39que la première observation
29:42c'est l'incertitude
29:43une guerre est en cours
29:45une guerre qui semble
29:46n'être contrôlée
29:47par aucun de ceux
29:50qui sont engagés
29:51et donc il n'y a rien
29:52de plus inquiétant
29:54de plus handicapant
29:55pour l'ensemble
29:56disons des décisions
29:57des décideurs
29:58dans le monde
29:59que cette période
30:00de très grande incertitude
30:03ce qui peut expliquer
30:04d'ailleurs
30:05que toutes les grandes banques centrales
30:07ont de multiples scénarios
30:09et Christine Lagarde
30:12exposait
30:12qu'elle avait
30:13et les collaborateurs
30:15de la banque centrale européenne
30:16avaient mis au point
30:17au moins
30:19quatre scénarios
30:21scénarios
30:22centrales
30:23et puis
30:23des variantes
30:24pour tenir compte
30:26soit
30:26d'une évolution
30:28catastrophique
30:28soit d'une évolution
30:30mauvaise
30:30mais un peu moins
30:31catastrophique
30:32au total
30:33si vous voulez
30:34pour être aussi bref
30:35que possible
30:36dans cette analyse
30:37des deux côtés
30:39de l'Atlantique
30:39cette incertitude
30:41est considérée
30:42comme étant absolument majeure
30:44c'est l'une des raisons
30:45pour lesquelles
30:45ils n'ont pas pris
30:46de décision
30:47pour le moment
30:49il se trouve
30:50qu'en Europe
30:51on est dans une situation
30:52un peu plus confortable
30:53qu'aux Etats-Unis
30:54parce que
30:55notre grand objectif
30:57qui est d'arriver
30:57à une inflation
30:59maîtrisée
31:00autour de 2%
31:01est vraiment
31:03bien en vue
31:03beaucoup de travail
31:05a été fait
31:05et le succès
31:07provisoire
31:08évidemment
31:09est toujours précaire
31:10mais est quand même là
31:12aux Etats-Unis
31:13c'est un peu moins
31:14satisfaisant
31:15pour ce qui concerne
31:16l'inflation
31:17mais
31:18ils ont par ailleurs
31:20à tenir compte
31:20du fait que
31:21l'emploi
31:22ne se porte pas
31:23de leur point de vue
31:24aussi bien
31:25qu'ils s'y attendaient
31:26ce qui explique
31:27encore une fois
31:28que des deux côtés
31:29de l'Atlantique
31:29on a pensé
31:30que le mieux
31:31était de
31:32vraiment
31:33de ne rien changer
31:35de rester
31:37extrêmement alerte
31:38extrêmement vigilant
31:39et
31:40dans les deux cas
31:42je dirais
31:42de considérer
31:44qu'il n'y a pas
31:45de pre-commitment
31:46il n'y a pas
31:47d'engagement
31:48a priori
31:49de faire
31:50quoi que ce soit
31:52dans une période
31:53très incertaine
31:54le mieux
31:54est d'attendre
31:55les nouvelles données
31:56les nouvelles observations
31:57et c'est vrai
31:58qu'on peut très bien
31:59avoir
31:59dans huit jours
32:00la fin de la guerre
32:02au Proche-Orient
32:03ce n'est pas totalement
32:04exclu
32:04même si ça paraît
32:05très improbable
32:06ou bien au contraire
32:07une guerre
32:07qui se prolonge
32:08pendant très très longtemps
32:09et qui polluerait
32:10l'ensemble
32:11de l'économie internationale
32:12de la finance internationale
32:14bien entendu
32:15de l'inflation
32:17mais en même temps
32:18selon Bloomberg
32:20selon des sources
32:22non-retaire
32:23pardon
32:23la Banque Centrale Européenne
32:25pourrait devoir
32:26commencer à discuter
32:27d'un relèvement
32:27des taux directeurs
32:28dès le mois d'avril
32:30je cite
32:31ça vous semblerait
32:34je ne veux pas
32:35me prononcer
32:36tout ce que je vous dirais
32:37c'est qu'aujourd'hui
32:38ils étaient
32:39unanimes
32:40oui absolument
32:41unanimes
32:42ma question
32:43alors effectivement
32:43vous ne pouvez pas
32:44jouer le rôle
32:45que vous occupiez avant
32:46non c'est plutôt
32:47nous aider à décrypter
32:49quels sont les points
32:50c'est l'inflation
32:51l'inflation
32:52et encore l'inflation
32:53ou c'est la faiblesse
32:55de la croissance
32:55ou c'est l'inquiétude
32:57sur les stagfations
32:58vous voyez
32:58qu'est-ce que
32:59non
33:00pour le problème
33:02pour la Banque Centrale Européenne
33:03même si je disais
33:05et je crois qu'on peut
33:06effectivement
33:06le démontrer
33:07qu'elle a fait
33:08un très très bon boulot
33:09il est vrai
33:10que l'inflation
33:12dite sous-jacente
33:13c'est-à-dire l'inflation
33:14quand on enlève
33:15à la fois le pétrole
33:16qui est très volatile
33:17évidemment
33:17et terriblement volatile
33:19en ce moment
33:19et quand on enlève
33:21les prix alimentaires
33:23on arrive
33:24à une sorte
33:25d'inflation
33:26résiduelle
33:26qui n'est pas
33:27tout à fait négligeable
33:28mais mon sentiment
33:30est qu'ils étaient
33:31unanimes
33:31pour dire
33:32nous sommes
33:33dans une bonne situation
33:36disons
33:36dans des circonstances
33:37aussi difficiles
33:38nous ne prenons
33:39aucun engagement
33:40a priori
33:41il n'y a pas eu
33:42l'ombre d'une indication
33:43selon laquelle
33:44la Banque Centrale Européenne
33:45pourrait demain
33:47hausser les taux
33:48ou baisser les taux
33:49il est normal
33:51qu'il y ait
33:51des rumeurs
33:53mais à mon avis
33:55ils n'ont pris
33:56aucune espèce
33:57de pré-engagement
33:59et j'aime bien cela
34:01d'ailleurs
34:01parce que de mon temps
34:02aussi je préférais
34:03qu'on ne s'engage pas
34:04a priori
34:05à faire ceci
34:06ou cela
34:07mais que l'on observe
34:09rigoureusement
34:09quelles étaient
34:10les données de base
34:12mon invité précédent
34:13Thierry Malek
34:14qui était patron
34:15de Transdoudev
34:16et qui est en plus
34:16président de la fédération
34:17et membre du
34:19Medef
34:20enfin du comité exécutif
34:21il disait
34:21moi ça me fait penser
34:22un tout petit peu
34:23à ce qui s'est passé
34:24en Ukraine
34:25les tensions inflationnistes
34:27est-ce que vous diriez
34:28un peu la même chose
34:29vous ça vous rappelle
34:30quelle situation
34:31ce que nous vivons
34:32aujourd'hui
34:33comme tout choc
34:34de ce genre
34:36disons comme tout choc
34:38pétrolier
34:38pour simplifier
34:39il y a deux effets
34:41qui peuvent être
34:43monumentaux
34:44qui peuvent être
34:44beaucoup plus modestes
34:46qui peuvent être
34:47dus au fait
34:48que les événements
34:49durent pendant longtemps
34:50ou qu'ils sont
34:51au contraire
34:52épisodiques
34:53mais c'est toujours
34:54plus d'inflation
34:55et moins de croissance
34:57ça ne veut pas dire
34:59d'ailleurs
34:59que le terme
35:00stagflation
35:01soit approprié
35:02dans les circonstances
35:03présentes
35:04c'est ce qui a été dit
35:05d'ailleurs
35:05me semble-t-il
35:06des deux côtés
35:07de l'Atlantique
35:08parce que
35:09et en inflation
35:11et en menace
35:12pour la croissance
35:13c'est très modeste
35:15par rapport à ce que
35:16ce qu'était
35:17la stagflation
35:18au moment du premier
35:19et du second choc
35:20pétrolier
35:20où on avait
35:21une inflation
35:23absolument monumentale
35:24qui s'est d'ailleurs
35:25stabilisée à 13%
35:26pendant un long moment
35:27vous vous rendez compte
35:28une inflation de 13%
35:29et puis on a eu
35:31en effet
35:31un impact
35:32sur la croissance
35:33catastrophique
35:34premier et deuxième
35:35choc pétrolier
35:35
35:36personne ne peut qualifier
35:38ce qui est en train
35:39de se passer
35:40de stagflation
35:41on va voir
35:42parce que si ça s'envenime
35:44vraiment
35:45totalement dramatiquement
35:46et si ça déborde
35:48du cadre
35:48du seul Proche-Orient
35:50alors tout est possible
35:51donc il faut se préparer
35:53je dois dire
35:54dans les circonstances
35:54présentes
35:55un peu à tout
35:56parce que le monde
35:57est extrêmement instable
35:58on vous dit tout
35:59jusqu'où vous allez
36:00vous voyez ce que je veux dire
36:01parce que
36:02sans être oiseau
36:03de mauvaise augure
36:04on vous dit
36:04que ça peut
36:04ça peut s'envenimer
36:06jusqu'à où
36:07vous pensez
36:08ça peut nous toucher
36:09nous Européens
36:10nous avons déjà
36:11deux guerres
36:12oui absolument
36:13une guerre en Europe
36:14à laquelle
36:15que nous observons
36:17disons avec désolation
36:19parce qu'en plus
36:19nous ne sommes pas
36:21déterminants
36:22nous Européens
36:23on l'est quand même un peu
36:25ce qui est une honte
36:27pour les Européens
36:28on l'est un peu
36:30mais enfin
36:30chacun sait
36:31que la négociation finale
36:32telle que les choses
36:33se présentent aujourd'hui
36:34c'est entre les Américains
36:35et les Russes
36:36il n'y a rien de plus humiliant
36:37pour les Européens
36:38quand même
36:38de même que
36:39pour le Proche-Orient
36:40nous sommes extrêmement
36:41proches du Proche-Orient
36:42nos intérêts sont
36:43colossaux au Proche-Orient
36:45à tous égards
36:46et nous ne sommes pas
36:48du tout dans la boucle
36:49c'est clair
36:51donc accessoirement
36:52ça me permet de vous dire
36:53Edwige
36:53que je suis
36:54de plus en plus convaincu
36:55que nous devons
36:57aussi
36:59je dirais
37:00sérieusement
37:01que possible
37:01et progressivement
37:02arriver à une fédération
37:03politique européenne
37:04c'est la question
37:05que j'allais vous poser
37:06parce que
37:06allons-y
37:07Jean-Claude Trichet
37:08on voit bien
37:09que l'Europe
37:09n'est pas au niveau
37:10et surtout
37:10c'est que
37:11là il y a une forme
37:11de dislocation
37:13lente
37:13dislocation
37:14ou dislocation
37:15silencieuse
37:16un peu de l'Europe
37:16parce que le coup
37:17franco-allemand
37:18n'a plus rien
37:18d'un couple
37:18à supposer
37:19qu'il l'ait été
37:20on voit
37:21qu'il y a quand même
37:22beaucoup de tensions
37:22entre nos gouvernements
37:24on voit d'un côté
37:25il y a des rapprochements
37:26entre l'Allemagne
37:27et l'Italie
37:28on voit Orban
37:29qui joue
37:30son propre jeu
37:31bon ça
37:31ça fait longtemps
37:32on voit les
37:33bref
37:34il n'y a plus du tout
37:35d'unité européenne
37:36donc
37:38vous dites
37:39il faut fédéralisme
37:39moi je fais bien
37:40mais
37:40non je ne suis pas aussi
37:41sévère que vous
37:42écoutez
37:42on regardait notamment
37:43sur le plan économique
37:44et industriel
37:45c'est quand même
37:46inquiétant
37:46nous avons eu
37:47une attaque
37:48de la Russie
37:49contre l'Ukraine
37:51l'Europe a tenu
37:52en gros
37:53on ne peut pas dire
37:53que l'Europe
37:54est volée en éclats
37:55donc
37:56non
37:56il y a
37:57regardez là
37:58Frédéric Schmerz
37:58il était parti
37:59le chancelier allemand
38:00il était parti
38:01voir Donald Trump
38:02pour parler de la guerre
38:03au Moyen-Orient
38:04au moment même
38:04où Emmanuel Macron
38:05disait
38:06on n'a pas été consulté
38:07il faut qu'on aille
38:08il n'y aura pas
38:09on ne va pas rentrer
38:10dans la guerre
38:10vous voyez
38:10des positions quand même
38:11très différentes
38:12oui mais n'exagérez pas
38:13au total
38:14ils ont signé
38:15ensemble
38:16avec d'ailleurs
38:17les britanniques
38:18plusieurs communiqués
38:19plusieurs déclarations
38:21importantes
38:22qui à mon avis
38:23d'ailleurs sont opportunes
38:24dans les circonstances
38:24présentes
38:25donc je crois
38:26qu'il ne faut pas
38:27dramatiser
38:28l'écart qu'il y a
38:29entre les différents pays
38:30mais évidemment
38:31ils sont en dernière analyse
38:33responsables
38:34de leur diplomatie
38:36et de leur défense
38:37nous n'avons pas
38:38de fédération
38:39nous avons une fédération
38:40monétaire
38:41qui marche
38:42plutôt bien
38:43au total
38:43et même très bien
38:44et qui est approuvée
38:45par nos concitoyens
38:46nous n'avons pas
38:47de fédération
38:48diplomatique
38:49ou politique
38:49justement
38:49et du reste
38:50je crois qu'il y a
38:50une association
38:51au niveau mondial
38:52des banques centrales
38:52européennes
38:53enfin des banquiers centraux
38:54que vous avez présidé
38:55si mes souvenirs sont bons
38:56Jean-Claude Trichet
38:57est-ce que
38:58les banques centrales
38:59on le voit
39:00c'est déjà un peu
39:01le cas aux Etats-Unis
39:01même un peu ici
39:03est-ce que les banques centrales
39:04peuvent être un peu
39:05les boucliers
39:07face à cette
39:08face à cette guerre
39:09face aux conséquences
39:11de cette guerre
39:11certainement pas
39:12face à la guerre
39:13bien sûr
39:13mais face aux conséquences
39:14économiques
39:15et monétaires
39:16et en termes d'inflation
39:18de ces événements
39:20encore une fois
39:21qui nous ont frappés
39:23en Ukraine
39:24puis nous frappent
39:25au Proche-Orient
39:25peut-être nous frapperons
39:27ailleurs demain
39:28parce que le monde
39:29est très instable
39:31au total
39:32je vous le disais
39:33après la guerre
39:34d'Ukraine
39:34il me semble
39:35que les banques centrales
39:37ont fait du bon boulot
39:38je disais
39:39un très bon boulot
39:40pour la banque centrale
39:41européenne
39:41aux Etats-Unis aussi
39:42la Fed a été
39:43très courageuse
39:44elle a augmenté
39:45les taux
39:45pendant 11
39:48réunions de suite
39:49sans interruption
39:51ce qui a montré
39:52une vigilance
39:54disons
39:54pour arriver
39:55au fameux objectif
39:56des 2%
39:57d'inflation
39:58à moyen terme
39:59qui est le même
40:00qui t'a tué la croissance
40:02qui est le même
40:03pour toutes les grandes
40:03banques centrales
40:04non c'est pas
40:05pour tuer la croissance
40:06ça permet au contraire
40:08de consolider la croissance
40:09et de lui permettre
40:10non non c'est pas
40:11écoutez
40:11il y a consensus là
40:13vraiment au niveau
40:14international
40:15et je vous l'ai déjà rappelé
40:17toutes les grandes banques centrales
40:19qui sont dans
40:20qui émettent des monnaies
40:21qui sont dans le panier
40:22des droits de tirage spéciaux
40:24du Fonds monétaire international
40:25ont la même définition
40:27de la stabilité des prix
40:28ça me rendait relativement confiant
40:30dans le retour
40:31à la stabilité des prix
40:32après le choc de l'Ukraine
40:35si je puis dire
40:35et le choc pétrolier
40:37disons gazeux et pétrolier
40:39de l'Ukraine
40:39et maintenant
40:40ça me rend aussi
40:42raisonnablement confiant
40:42ce qui ne veut pas dire
40:43que les choses soient faciles
40:44si on a
40:47si on a une crise
40:48quand même
40:49qui se déclenche
40:51une sorte de panique
40:51on voit déjà
40:52les marchés sont très très
40:54très très fragiles
40:55on voit
40:56même l'or décroche
40:58enfin l'argent
41:00quels seraient
41:01les outils
41:02dont dispose
41:04la banque centrale
41:05européenne
41:06aujourd'hui
41:08elle dispose
41:09de toute la panoplie
41:10d'outils
41:11qu'elle a utilisés
41:12dans la très grande crise
41:13de Lehman Brothers
41:14dans la crise du Covid
41:16et dernièrement
41:18dans l'autre sens
41:18c'est à dire
41:19dans le sens
41:20du retour
41:21à la stabilité des prix
41:22donc je crois
41:23que ce n'est pas
41:23une question
41:24de panoplie
41:26les grandes banques centrales
41:27ont éprouvé
41:28énormément
41:29d'instruments
41:30qui se sont avérés
41:31efficaces
41:31on a évité
41:32la déflation
41:33qui était une menace
41:34grave et immédiate
41:36pendant une dizaine d'années
41:37on est revenu
41:38très proche
41:39de la stabilité des prix
41:41au moment où nous parlons
41:42et donc j'ai confiance
41:43si vous voulez
41:44dans la capacité
41:44des banques centrales
41:45de faire
41:46beaucoup de choses
41:47elles ont
41:48les instruments
41:49nécessaires
41:50elles peuvent même
41:51si jamais
41:52on avait une crise
41:52aussi grave
41:53que celle
41:53de Lehman Brothers
41:54ce qu'à Dieu
41:56ne plaise
41:56non mais en même temps
41:57on voit bien
41:58il n'y a aucune raison
41:59le spectre
42:00du private equity
42:01d'une crise
42:01sur le private equity
42:02qui fait dire à certains
42:03on n'est pas très loin
42:05d'une crise
42:05un peu la Lehman Brothers
42:07le private equity
42:08ne peut pas être
42:10à lui seul
42:11évidemment
42:12un détonateur
42:13disons
42:13pour une crise
42:14aussi grave
42:14que celle
42:15que vous évoquez
42:16mais c'est vrai
42:18que l'univers financier
42:20la sphère financière
42:21est très endettée
42:23et qu'on a
42:24des éléments
42:25qui sont inquiétants
42:26parfois même
42:27plus inquiétants
42:28encore
42:28en ce qui concerne
42:30l'encours de dette
42:30en proportion du PIB
42:31privé et public
42:33que cela n'était
42:34juste avant Lehman Brothers
42:35donc c'est vrai
42:36que le monde
42:37reste très fragile
42:39on l'a vu
42:40dans le cas
42:40de Lehman Brothers
42:41si vraiment
42:42l'ensemble
42:43des participants
42:44du marché
42:44l'ensemble
42:45des décideurs
42:46privés
42:47publics
42:48ont le sentiment
42:48qu'ils perdent
42:49totalement le contrôle
42:50les banques centrales
42:52peuvent même aller
42:52ce qui n'arrivera pas
42:54mais peuvent même aller
42:56j'y ai participé
42:57très activement
42:58à un communiqué
42:59en commun
43:00et à des décisions
43:01en commun
43:02pour prouver
43:03qu'il y a des pilotes
43:04dans l'avion
43:04et que
43:05le monde ne va pas
43:07n'importe où
43:07donc les banques centrales
43:08ont déjà démontré cela
43:10ceci dit
43:11les banques centrales
43:12n'ont pas la responsabilité
43:13des armées
43:14et heureusement
43:15elles n'ont pas
43:16la responsabilité
43:17de la diplomatie
43:18et
43:19ce qui est profondément
43:20anormal
43:21c'est que le monde
43:22aujourd'hui
43:23soit aussi fragile
43:24sur le plan
43:25géostratégique
43:26en particulier
43:27juste un petit point
43:28parce qu'on parlait
43:29de crise des subprimes
43:30de crise de Lehman Brothers
43:31et de ses inquiétudes
43:32du truc
43:33du private equity
43:34je ne sais pas
43:34si vous avez vu
43:34que les grandes banques
43:36pourront être
43:37américaines
43:37pourront être autorisées
43:38à réduire de 5%
43:39leurs fonds propres
43:41c'est un assouplissement
43:43qui est en discussion
43:45en ce moment même
43:46par les autorités
43:47américaines
43:47est-ce que c'est le bon moment
43:49quand même
43:49d'avoir cet assouplissement
43:50écoutez à mes yeux
43:51pas du tout
43:52mais ça correspond
43:54à l'orientation
43:55générale
43:56des régulations
43:57de l'administration
43:59américaine
44:00actuelle
44:00de Trump
44:03je dois dire
44:04que pour faire confiance
44:05à cette administration
44:06dans les circonstances
44:07présentes
44:07c'est vraiment très difficile
44:09compte tenu
44:09des déclarations
44:10successives
44:11et parfaitement
44:12contradictoires
44:12qui sont faites
44:13un peu en permanence
44:15y compris sur des sujets
44:16qui sont si gravissimes
44:18la paix
44:19ou la guerre
44:19le lancement
44:21ou pas
44:21de bombardements
44:22ici et là
44:24donc pour vous
44:25c'est vraiment
44:25pas le bon moment
44:26je ne dirais pas
44:27enfin il faut regarder
44:29le dossier
44:29de très très près
44:30mais dans l'état
44:31actuel des choses
44:32de la dérégulation
44:34ne me paraît pas
44:35du tout
44:36financière
44:36ne me paraît pas
44:37du tout
44:38opportune
44:38personnellement
44:39ce qu'il faut voir
44:39c'est cet assouplissement
44:41en tous les cas
44:41permettrait de libérer
44:42des milliards de dollars
44:43que ce soit pour les prêts
44:44des dividendes
44:45rachat d'actions
44:46et c'est évidemment
44:47demandé par le secteur
44:48américain
44:48c'est une manière
44:49de séduire Wall Street
44:52écoutez
44:52encore une fois
44:54je dois étudier
44:56le dossier
44:56si vous voulez
44:57de très très près
44:57mais ma réponse
44:59spontanée
45:00et je pense que
45:01c'est ce que vous attendez
45:02c'est pas le moment
45:03de déréguler
45:05quand on est précisément
45:06dans une période
45:07aussi difficile
45:08et aussi menaçante
45:11est-ce que vous êtes
45:13est-ce que
45:14les taux d'emprunt
45:15on voit bien
45:16notamment pour la France
45:18du coup
45:18s'emballent
45:19s'emballent un peu
45:20est-ce qu'ils sont
45:21à un niveau critique
45:22de nouveau
45:22ou ça reste
45:24dans une zone
45:24qui est acceptable
45:25vu l'endettement
45:26de la France
45:27non
45:28c'est évidemment
45:29très très mauvais
45:30nous sommes à un niveau
45:32de taux d'intérêt
45:33qui au moment
45:34où nous parlons
45:34est évidemment
45:35à cause
45:35de ce qui se passe
45:36au Proche-Orient
45:37et de la guerre
45:38qui se déroule
45:39en ce moment
45:39mais qui sont
45:41au plus haut niveau
45:42depuis 11, 12, 13 ans
45:44donc c'est inquiétant
45:47compte tenu
45:48de notre endettement
45:48qui a considérablement
45:49augmenté
45:50c'est encore plus inquiétant
45:52et donc
45:53on peut dire
45:55qu'en effet
45:55la situation
45:56est très exigeante
45:57ceci dit
45:58tous les
45:58tous les
45:59taux d'intérêt
46:00augmentent
46:01en ce moment
46:01aux Etats-Unis
46:03en Allemagne
46:04en France
46:04en Italie
46:05partout
46:05partout
46:06pour
46:07parce qu'on prend en compte
46:09non seulement
46:10l'incertitude
46:10dont je parlais
46:11qui est le problème majeur
46:12mais aussi
46:13bien entendu
46:14l'inflation
46:15à venir
46:15si on n'arrive pas
46:17à reprendre
46:18la maîtrise
46:19de ce phénomène
46:20horrible
46:21qui se passe
46:21en ce moment
46:22au Proche-Orient
46:24on voit
46:25avec notamment
46:26tout le débat
46:27polémique
46:28autour de
46:29la baisse
46:29de la fiscalité
46:30sur l'énergie
46:32on voit
46:32que beaucoup disent
46:33mais attendez
46:33on n'a plus
46:34les moyens
46:35la France
46:36n'a plus les moyens
46:37de faire de nouveau
46:39un chèque énergie
46:40est-ce que c'est le sentiment
46:41que là
46:42peut-être
46:42les Français
46:43sont en train
46:43de voir
46:44qu'on est dans le dur
46:45au niveau
46:46que l'Etat
46:47n'a plus d'argent
46:48il n'y a plus rien
46:49sur le compte en banque
46:50de l'Etat
46:51je crois que
46:52la plupart des pays
46:54doivent suivre
46:56et y compris nous
46:57naturellement
46:57au premier chef
46:58doivent suivre
46:59les recommandations
47:00d'ailleurs
47:01qu'a fait
47:02François Villeroy
47:03de Gallo
47:03le gouverneur français
47:06Christine
47:07lors de sa dernière
47:10conférence de presse
47:11donc qui date
47:12d'aujourd'hui
47:13à savoir
47:14si vous faites
47:15quelque chose
47:16alors il faut que
47:17ce soit
47:17très limité
47:20dans le temps
47:20et concentré
47:22en réalité
47:23sur les plus
47:25démunis
47:25et les plus défavorisés
47:27de nos concitoyens
47:27on ne jette pas
47:29l'argent
47:30par les fenêtres
47:30dans aucune circonstance
47:33y compris
47:34parce que
47:34beaucoup
47:35beaucoup de pays
47:35sont très endettés
47:36quant à nous
47:37qui sommes très
47:38très endettés
47:38évidemment
47:39c'est ce à quoi
47:40nous devons aspirer
47:41je trouve que le gouvernement
47:43s'est bien comporté
47:44jusqu'à présent
47:45en disant
47:45attention
47:46exactement comme
47:47vous le disiez
47:47on n'a pas
47:48un argent
47:49insensé
47:50à dépenser
47:50ici ou là
47:51et donc
47:52limiter dans le temps
47:53et concentrer
47:54sur les plus
47:55pauvres
47:55et les plus
47:55démunis
47:56c'est absolument
47:57essentiel
47:58on ne peut pas
47:59gaspiller
48:00une question
48:01de personne
48:02parce que
48:02c'est important
48:03et à un moment
48:04peut-être une concomitance
48:05qui n'est pas
48:06forcément heureuse
48:07donc François
48:08Villera de Gallo
48:08que vous venez de mentionner
48:09qui est le gouverneur
48:10actuel de la Banque de France
48:11donc va s'en aller
48:13prématurément
48:13donc au mois de juin
48:15comment vous avez interprété
48:17le fait qu'il décide
48:19de partir avant
48:20est-ce qu'on l'a poussé
48:21pour avoir
48:21vous savez il y a plusieurs
48:22hypothèses
48:22est-ce qu'on l'a poussé
48:23parce que
48:24vous avez été gouverneur
48:26de la Banque de France
48:26je le rappelle
48:27parce que c'était
48:28une manière de céder la place
48:30à quelqu'un
48:31qui serait en poste
48:32au moment
48:33de l'élection présidentielle
48:34si jamais il se passait
48:35quelque chose
48:36on peut dire
48:36de grave quoi
48:38non absolument pas
48:39vous n'y croyez pas
48:40à ça ?
48:41je le connais bien
48:42je crois
48:43et même très bien
48:45je suis absolument
48:47convaincu
48:48que c'est lui
48:49qui s'est trouvé
48:51devant
48:51une situation
48:52avec
48:53une possibilité
48:55qui
48:56manifestement
48:57correspond
48:57très très exactement
48:58à sa propre
49:00personnalité
49:01donc c'est prendre
49:01la direction
49:02des apprêtis d'Enteuil
49:03voilà
49:03et donc ça correspond
49:05exactement
49:06à ce qu'il
49:06peut souhaiter
49:07je suis convaincu
49:09qu'il a pris la décision
49:10tout seul
49:11et qu'il l'a annoncé
49:13ensuite
49:15aux intéressés
49:16et au gouvernement
49:17bien sûr
49:17au président
49:18et au gouvernement
49:18mais je ne crois pas
49:20une seconde
49:20qu'on l'ait poussé dehors
49:21et Christine Lagarde
49:22parce que
49:23je disais
49:23il y a une concomitance
49:24qui est quand même
49:25pas forcément favorable
49:26pour la France
49:27surtout en ce moment même
49:29le départ de Christine Lagarde
49:31qui pour lui succéder
49:31ce serait quoi le bon profil
49:32pour succéder à Christine Lagarde ?
49:33je ne me pose pas
49:34la question
49:35elle se la pose
49:36immédiat de Christine Lagarde
49:37non pas immédiat
49:38pas demain
49:38pas en juin
49:39enfin
49:40incessamment sous peu
49:41non pas incessamment sous peu
49:42à la fin de son mandat
49:44sauf leur de ma part
49:45vous savez qu'il y a beaucoup de gens
49:46qui disent qu'elle partait avant
49:47parce que
49:48vous n'y croyez pas vous
49:49en fait qu'elle partait avant ?
49:49il y a sûrement beaucoup de gens
49:50qui aspirent
49:52à prendre cette position
49:54que j'ai occupée
49:55pendant 8 ans
49:55et qui est effectivement
49:56très inspirante
49:58je dois dire
49:58ça ne m'étonne pas trop
50:00ça ne m'étonne pas trop
50:01ça n'a inspiré autour de vous
50:02et deuxièmement
50:06elle est certainement aussi
50:08très désirée
50:09pour beaucoup d'autres jobs
50:11ça fait deux éléments
50:12qui peuvent expliquer
50:13qu'il y ait ici ou là
50:15des bruits
50:15ou je ne sais quoi
50:16en tout cas
50:17elle ne les a pas démentis
50:17en tous les cas
50:18si elle a démenti
50:19la Banque Centrale Européenne
50:21a formellement démenti
50:22je pourrais vous envoyer
50:24le communiquer
50:25si vous voulez
50:26quel profil
50:27pour succéder à Christine Lagarde ?
50:30écoutez
50:31un Allemand
50:35malheureusement
50:36mais justement
50:36vous êtes extérieur
50:37et en même temps
50:38vous avez passé 8 ans
50:39à l'intérieur
50:40je ne suis pas dans la position
50:42de décider
50:43ah mais non
50:43mais heureusement
50:44sinon je ne vous poserai pas
50:44la question
50:45c'est une décision
50:45qui se prend
50:46et j'en sais quelque chose
50:47par unanimité
50:49des chefs d'Etat
50:50et de gouvernement
50:51qui sont dans la zone euro
50:53vous vous rendez compte
50:54ce que ça représente
50:56ça fait beaucoup
50:5721 chefs d'Etat
50:59et de gouvernement
51:00je ne sais pas
51:00si vous faisiez un rêve
51:01Jean-Claude Trichet
51:03vous vous diriez quoi ?
51:04j'espère que
51:05comme ça a toujours été
51:06le cas jusqu'à présent
51:07ils décideront
51:09de mettre
51:10comme le patron
51:12de la banque
51:13qui émet la monnaie
51:14mais ça ne sera pas un français
51:14parce que vous vous êtes
51:15resté très longtemps
51:16des 350 millions
51:17de concitoyens européens
51:19ils mettront quelqu'un
51:20qui est très compétent
51:21qui a une bonne expérience
51:23forcément
51:23d'accord
51:24vous êtes bien d'accord
51:25on est tous d'accord
51:26je ne vais pas me jouer
51:28au petit jeu
51:29des nationalités
51:30mais je connais
51:31le petit jeu
51:32des nationalités
51:32il est important
51:33ce n'est pas un petit jeu
51:34quand même
51:34c'est important
51:35la France a eu
51:36à l'évidence
51:37a quand même
51:40régné sur la banque
51:40centrale européenne
51:41pendant très longtemps
51:43entre guillemets
51:43vous savez bien
51:44que ce n'est pas comme ça
51:44que ça se passe
51:46on ne règne pas
51:47sur la banque centrale européenne
51:48heureusement
51:49on est beaucoup plus démocratique
51:51que ça
51:51qui pour succéder
51:53le profil
51:54là encore
51:54je ne vous demande pas
51:55des noms
51:55profil pour succéder
51:57à François Villeurat-Galot
51:58est-ce que
51:58si tiens
51:59on va donner des noms
52:00est-ce que vous prenez
52:01vous préférez
52:02un Benoît Curé
52:03qui était membre
52:04justement
52:06du directoire
52:06de la banque centrale européenne
52:08ou un profil
52:09
52:10Emmanuel Moulin
52:11qui est l'actuel
52:12directeur du cabinet
52:13enfin secrétaire générale
52:14sauf faire de ma part
52:15il n'y a pas qu'eux
52:15qui sait
52:16non mais il y en a d'autres
52:16mais c'est un peu les deux
52:17je vais élargir ensuite
52:19mais le profil c'est quoi
52:21il faut un économiste
52:22parce que
52:22je m'en souviens
52:23vous m'avez dit ça
52:24quand Christine Lagarde
52:25a été nommée
52:25vous m'avez dit
52:26c'est très bien
52:27mais elle n'est pas économiste
52:28je crois qu'il y a des dames
52:29aussi
52:30qui seraient intéressées
52:31mais enfin peu importe
52:32en tout cas
52:33un économiste ou un politique
52:35poser la question
52:36au président de la république
52:37c'est vraiment lui
52:38qui décide
52:38non mais c'est à vous
52:39que je pose la question
52:39Jean-Claude Trichet
52:40à vous que je pose la question
52:41je ne suis malheureusement pas
52:43en passe de décider
52:45vous n'avez pas
52:46vous n'avez pas une
52:49tous les noms
52:49que vous avez cités
52:51sont des noms
52:52de gens ultra compétents
52:54donc voilà
52:55tout ce que je peux dire
52:56juste en conclusion
52:57et je ne vous demande pas
52:59de faire de la politique
52:59je sais que vous n'êtes pas
53:00un élu
53:01Jean-Claude Trichet
53:02là il y a
53:03les municipales
53:04après on va voir
53:05dans quel état
53:06on se retrouve lundi prochain
53:08est-ce que vous redoutez
53:09que d'ici 2027
53:11en fait
53:11il ne se passe
53:12pas grand chose
53:13il n'y a pas
53:14les grandes réformes
53:15auxquelles
53:15vous aspirez
53:16depuis longtemps
53:18à votre avis
53:19il faudra attendre 2027
53:20pour les avoir
53:21éventuellement
53:22en fonction du résultat
53:23des urnes
53:24écoutez
53:25c'est vrai
53:26que le pays
53:28actuellement
53:28me semble
53:30extrêmement mal orienté
53:32et quand je parle
53:33du pays
53:33je parle
53:34d'un très grand nombre
53:36disons de sensibilité
53:37politique
53:38à droite
53:39et à gauche
53:40donc
53:42il y a une sorte
53:43de méconnaissance
53:44par l'ensemble
53:45de nos concitoyens
53:46dans la situation
53:47dans laquelle
53:48nous nous trouvons
53:48au point
53:49que dans certains domaines
53:51comme celui
53:52de l'âge de la retraite
53:53ou des pensions
53:55et retraites
53:55en général
53:56nous sommes
53:57le pays
53:57le plus aberrant
53:58que l'on puisse trouver
53:59non seulement
54:00en Europe
54:01mais même
54:02ailleurs d'Europe
54:03le pays le plus aberrant
54:04nous sommes la France
54:05c'est le pays
54:05le plus aberrant
54:06oui
54:06il n'y a pas d'autre
54:07pays qui trouve
54:08qu'il serait très bien
54:10d'avoir un âge de retraite
54:11à 62 ans
54:12dans les circonstances présentes
54:13il n'y en a pas d'autre
54:15en tout cas
54:15je n'en connais pas d'autre
54:17mais tout le monde
54:18n'est pas Jean-Claude Trichet
54:20il y en a des gens
54:21pour qui il y a un métier
54:21plus pénible
54:22et qui vont en reprendre
54:23là j'évoque
54:24si vous voulez
54:24ce que pensent
54:25la large majorité
54:27de nos concitoyens
54:28en tout cas
54:28si je m'en tiens
54:29aux positions
54:30qui sont prises
54:31ici et là
54:31il y a bien entendu
54:32des sensibilités politiques
54:33qui disent
54:34mais c'est pas du tout
54:34ce qu'il faut faire
54:35bien entendu
54:36il faut qu'on a
54:38aille plus loin
54:39beaucoup plus loin
54:41on devrait faire
54:42ce qu'ont fait
54:42les Italiens
54:43au moment de leurs
54:44très grandes difficultés
54:45après Lehman Brothers
54:4767 ans
54:48âge de la retraite
54:50le premier ministre italien
54:52que je connais
54:53très très bien
54:54de l'époque
54:55nous a rappelé
54:56dernièrement
54:57à une occasion
54:58à Paris
54:59précisément
54:59que
55:00lui-même au pouvoir
55:02il a pris
55:03cette décision
55:04fait voter
55:05par le Parlement
55:06le Parlement
55:06a voté
55:07à une écrasante
55:08majorité
55:09en Italie
55:10l'âge de la retraite
55:11à 67 ans
55:12personne
55:13n'est revenu
55:14là-dessus
55:15depuis
55:16alors même
55:17que plusieurs
55:17sensibilités politiques
55:18se sont succédées
55:20au pouvoir
55:20parce que
55:21les Italiens
55:22ont considéré
55:23que c'était
55:24du bon sens
55:25et je me désole
55:27un peu
55:27que nous ayons dû
55:28je suis sûr
55:29qu'on y arrivera
55:30à un moment
55:30ou à un autre
55:30parce que
55:31c'est commandé
55:32par la démographie
55:33Christine Lagarde
55:34première ministre
55:35ou président
55:36de la République
55:37par nos progrès
55:38remarquables
55:38en matière
55:39de santé
55:40par l'allongement
55:41de la durée
55:42de la vie
55:42etc
55:42on y arrivera
55:45mais malheureusement
55:47être dans cette situation
55:48d'aujourd'hui
55:49alors que nos amis
55:50italiens
55:50sont dans une situation
55:52tellement différente
55:53et depuis
55:54plusieurs années
55:55c'est désolant
55:56oui
55:57oui c'est assez stupéfiant
55:58merci beaucoup
56:00de vous être prêté
56:01au jeu de mes questions
56:02même si parfois
56:03elles ne vous convenaient pas
56:04merci Jean-Claude Richet
56:05ancien président
56:05de la Banque Centrale Européenne
56:07tout de suite
56:07vous retrouvez
56:08Stéphanie Collot
56:09pour son grand journal
56:10de l'écho
56:10et vous je vous souhaite
56:12une très bonne soirée
56:15le 18-19
56:17d'Edwige Chevrillon
56:18sur BFM Business
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