- il y a 10 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.
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00:00BFM Business et La Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
00:09C'est un moment toujours attendu dans l'édition, c'est la grande fête annuelle
00:13qui ouvre donc ses portes demain au Grand Palais.
00:16Bonsoir Vincent Montagne.
00:18Bonsoir Edwige Chevrillon.
00:19Merci d'être avec nous, on sait que vous devez être très occupés.
00:22Vous êtes donc président du syndicat national de l'édition
00:24et vous êtes aussi président de Média Participation.
00:28C'est le troisième, quatrième groupe.
00:31Disons le quatrième, c'est plus simple.
00:33On va rester le quatrième.
00:35Alors, on va parler évidemment de cette grande fête du livre
00:38au Grand Palais avec beaucoup d'innovation,
00:41avec comme invité d'honneur la BD.
00:43La BD que vous connaissez bien parce que, j'ai envie de dire,
00:46toutes les grandes maisons d'édition sont chez vous,
00:48vous appartiennent à Vincent Montagne.
00:50Mais c'est vrai que c'est ça que lisent aujourd'hui les jeunes.
00:53On va parler quand même du problème de la lecture.
00:54Mais je suis obligée de commencer par dire que cette fête de famille,
00:58elle est quand même un peu brouillée, tendue, sous tension,
01:04avec ce départ hier d'une des figures emblématiques de l'édition,
01:08que vous connaissez bien bien sûr.
01:09C'est donc Olivier Norat, le patron de Grasset.
01:12Grasset qui appartient à la maison Hachette, à Vincent Bolloré.
01:16Comment est-ce qu'on a vu qu'un collectif est en train de se mettre en place ?
01:20Il y a des auteurs, Bernard-Henri Lévy, Georges Salandon,
01:24qui ont dit qu'en tous les cas, il n'en est pas à en rester là.
01:28Vous, vous êtes dans quelle position ?
01:30Qu'est-ce que vous pouvez dire en train de se présenter de l'édition française ?
01:33Vous êtes un peu le pape de l'édition.
01:36Mais en même temps, là, il faut rassurer tout le monde.
01:38Vous avez raison de dire que c'est une famille.
01:41L'édition est une petite famille,
01:44au sens où c'est un chiffre d'affaires faible
01:47et en même temps, elle est extrêmement emblématique.
01:51Et quand on a affaire à Olivier Norat,
01:53qui est un grand patron,
01:54qui a été à la tête de Grasset depuis 26 ou 27 ans,
01:58qui a vraiment transformé Grasset,
02:02qui sort 150 nouveautés chaque année,
02:05eh bien oui, c'est un peu un séisme.
02:07Alors après, je pense qu'il faut le vivre aussi
02:11comme un différent ou des différents éditoriaux
02:13entre le patron de Grasset
02:16et évidemment son actionnaire.
02:20Donc je crois qu'il faut peut-être attendre un peu
02:22avant d'être trop emphatique.
02:27C'est en tout cas un virage brutal.
02:30Je crois qu'il faut le vivre aussi comme ça.
02:34Alors Grasset ne venait pas au festival du livre
02:37parce qu'il n'avait pas de nouveautés importantes
02:39et pas de dédicaces.
02:41On verra, Achet quand même.
02:43Les principales maisons ne viennent pas non plus
02:45parce qu'ils ont fêté leurs 200 ans.
02:46C'est l'argument officiel en tous les cas, on va dire.
02:48Mais on peut rajouter quand même que,
02:51vous savez, Achet, c'est 60 ou plus
02:54maisons d'édition.
02:55Il y en avait 8 l'an dernier.
02:57Il y en a 4 cette année.
02:58Il faut peut-être un peu relativiser.
03:01Quand même, je reviens un instant sur Olivier Norat.
03:04Pour vous, c'est révélateur de quoi ?
03:07De la brutalité qu'il y a au sein du groupe Achet ?
03:10C'est quoi ?
03:11Non, je pense que c'est certainement un changement d'époque,
03:15un changement de cap, d'actionnaire.
03:20Et donc, aussi, je pense qu'il faut se rendre compte
03:24que l'édition vit des changements importants,
03:28des changements économiques.
03:29C'est quand même un secteur dans lequel
03:32la lecture, la lecture de la littérature
03:35qui se défend bien, mais qui est quand même en baisse,
03:38que les jeunes lisent moins.
03:40Donc, c'est des évolutions aussi un peu structurelles
03:43que nous sommes en train de vivre.
03:44Il y a une vraie...
03:45Oui, c'est même très structurelle.
03:47Juste encore un point, parce que c'est structurel
03:50ou conjoncturel, on voit que la politique
03:53fait son entrée quand même beaucoup dans l'édition.
03:56Alors, ça a toujours été le cas,
03:57parce que tous les hommes politiques
03:58ont publié ou publient des livres.
04:00Mais là, on voit bien que, par exemple,
04:02pour Achet, c'est un virage à droite.
04:04Est-ce que c'est ça que vous redoutez
04:05en tant que président du syndicat de l'édition ?
04:09Je crois que ça a toujours été très imbriqué.
04:14C'est vrai aussi par rapport à la presse.
04:15Donc, vous avez beaucoup de...
04:18À toute époque, des hommes politiques...
04:20Vous savez, vous parlez du groupe Achet,
04:23il y a tout un débat par rapport à Louis Achet
04:26au Parlement sur le fait que les relais en gare
04:31sont peut-être promoteurs
04:33de telle ou telle ligne éditoriale.
04:34Donc, je pense que c'est vrai à toutes les époques.
04:36Vous sortez d'une audition au Sénat ?
04:38Vous sortez d'une audition au Sénat ?
04:39Là-dessus ?
04:40Alors, l'audition au Sénat,
04:42elle portait sur le livre d'occasion
04:44et sur tout ce que nous faisons
04:46et tout ce qui inquiète, à juste titre,
04:49les parlementaires par rapport à l'évolution
04:51du livre et de l'édition.
04:52Oui.
04:53Alors, justement, on va revenir maintenant
04:54sur le festival du livre.
04:59Peut-être parce qu'on va parler de ce contexte,
05:01il y a une baisse de la lecture,
05:03une baisse du chiffre d'affaires de l'édition.
05:06En 2025, il est de combien,
05:07le chiffre d'affaires de l'édition ?
05:09Il est autour de 4 milliards de prix publics
05:14et ça représente à peu près 50 000 nouveaux livres par an.
05:20Alors, paradoxalement, on dit qu'il y a une surproduction,
05:22mais il y a une forme de baisse aussi
05:24du nombre de romans.
05:26Une baisse de 20% depuis 2019.
05:29Donc, il y a des ajustements qui se font.
05:34Néanmoins, beaucoup de gens veulent écrire.
05:37Il n'y a jamais eu autant d'auteurs,
05:39de gens qui veulent écrire.
05:41Je pense que le temps fait que les gens
05:43se posent beaucoup de réflexions
05:45et j'ai envie de dire, la lecture
05:48est probablement ce qui toucherait le plus les gens
05:51s'ils avaient le temps de lire.
05:53C'est-à-dire, et donc, c'est une problématique
05:55des écrans par rapport au papier.
05:58Lire un livre, c'est exigeant.
06:00Absolument.
06:01Et alors, là-dessus, il y a deux chiffres
06:03qu'on va vous montrer, en tout cas pour ceux qui nous regardent
06:05à la télévision,
06:06qui montrent que, un, les jeunes,
06:08c'est une enquête qui a été conduite
06:12qui montre que le temps de lecture des jeunes
06:15comparé au temps d'écran,
06:17vous avez un énorme bloc.
06:20C'est 180 heures, en tous les cas.
06:23Et puis, en dessous, vous avez tout petit écrit,
06:26c'est le temps de la lecture.
06:28Ça, c'est quand même sans doute le gros problème pour vous.
06:31C'est la confrontation,
06:32la concurrence des réseaux sociaux,
06:34du portable pour les jeunes.
06:35C'est un paradoxe, parce que vous allez avoir
06:39pendant trois jours...
06:40181 minutes, pardon, bien sûr.
06:42Oui, vous allez avoir, pendant trois jours,
06:45au Festival du Livre,
06:4643% de jeunes de moins de 25 ans
06:49sur 120 000 participants.
06:52Donc, il y a 1 800 auteurs et autrices,
06:55il y a 3 000 dédicaces,
06:57et notamment en new romances,
06:59avec la bande dessinée, les mangas,
07:02il y a beaucoup de jeunes.
07:02Donc, on ne peut pas dire qu'il y a une désaffection
07:07de la lecture pour les jeunes,
07:09il y a une désaffection plus profonde
07:11du temps de lecture
07:11pour absolument tout le monde.
07:14Et la baisse la plus significative,
07:16elle est chez les 50-65 ans.
07:19D'accord.
07:20Intéressant.
07:21Je reviens sur...
07:22Chez les jeunes de 7 à 19 ans,
07:23c'est 181 minutes par jour,
07:26et puis, ça c'est sur les écrans,
07:28et 18 minutes par jour,
07:30en lecture papier.
07:32C'est quand même un peu impressionnant.
07:35C'est impressionnant.
07:37Je voudrais quand même rajouter
07:38que nous vendons aussi
07:39beaucoup de livres numériques,
07:41donc je ne sais pas exactement
07:43comment on peut distinguer
07:45ce qui est sur les écrans,
07:47qui n'est pas du livre,
07:49et ce qui est que du livre.
07:50Donc, il faut peut-être être un peu plus
07:52en retrait de ces chiffres.
07:54Néanmoins, la vraie vie,
07:56c'est que les écrans
07:57et les réseaux sociaux
07:59sont très importants.
08:00Et vous allez avoir
08:02450 journalistes accrédités
08:04et 250 influenceurs.
08:06Et les influenceurs,
08:07on les retrouve aussi
08:08sur les réseaux.
08:09Oui.
08:10Alors, là, il y a aussi,
08:11quand on regarde la liste
08:12que j'ai devant moi
08:13de toutes les maisons d'édition,
08:14il y a 450 maisons d'édition
08:16qui viennent
08:17à ce festival du livre.
08:19Alors, il manque
08:20certaines grandes,
08:21dont, on l'a dit,
08:24Fayard, Plon, etc.
08:25Mais, il y a beaucoup
08:27de petites maisons d'édition
08:29qui montrent quand même
08:30qu'il y a vraiment
08:31de l'énergie
08:32dans ce milieu d'édition.
08:34Les gros maçons, donc,
08:35sont en difficulté
08:36ou sont en crise.
08:37On voit aussi chez Détis,
08:38c'est très compliqué.
08:39Mais il y a plein
08:40de petites maisons d'édition
08:41qui, elles,
08:42marchent plutôt bien.
08:43Ils arrivent.
08:44Ils sortent peut-être
08:45une petite dizaine de livres.
08:47Ça, c'est...
08:48C'est très important.
08:48La vivacité, quand même,
08:49de l'édition.
08:50C'est une des raisons aussi
08:51pour lesquelles
08:52on avait envie
08:53de l'appeler le festival.
08:55C'est-à-dire qu'il y a
08:55un renouvellement.
08:57Il y a beaucoup
08:58de petites maisons d'édition.
09:00Il y a aussi
09:00un lectorat qui change.
09:02C'est-à-dire
09:03le lectorat un peu
09:04traditionnel
09:05des grandes maisons
09:06de littérature
09:07vient moins.
09:09Et c'est remplacé
09:11par un lectorat
09:12peut-être plus jeune
09:13et qui est moins
09:14à la recherche du fond
09:15et plus à la recherche
09:17de la nouveauté
09:18et de la prescription.
09:19Jamais la prescription,
09:20les prix littéraires
09:21n'ont eu autant
09:22d'influence
09:23sur notre production éditoriale.
09:24Qu'est-ce qui marche
09:25aujourd'hui ?
09:26Alors, la BD,
09:26ça tombe bien.
09:27Je disais,
09:28c'est l'invité d'honneur.
09:29Du reste,
09:29si on peut montrer
09:30pour ceux qui nous regardent
09:30la télévision,
09:31vous avez une magnifique affiche.
09:32Elle est fantastique.
09:33Oui, qu'on voit partout
09:35dans Paris.
09:36C'est François Scohitten
09:37qui nous a fait
09:38cette superbe affiche.
09:40Et donc,
09:41on est...
09:41Pourquoi l'invité d'honneur,
09:43l'invité d'honneur,
09:44la bande dessinée ?
09:45À part le fait
09:45que vous défendez ça,
09:48ce secteur,
09:48depuis longtemps,
09:49évidemment.
09:50C'est surtout
09:50qu'Angoulême,
09:52malheureusement,
09:53n'a pas eu lieu
09:54et nous avons voulu
09:55inviter
09:56la bande dessinée
09:57pour un peu
09:58relever le gant.
09:59Le festival d'Angoulême,
10:01on veut dire
10:01qui c'est pour des raisons
10:02internes de gouvernance
10:03donc qui a été annulé
10:04alors que c'est
10:05le festival
10:07justement pour...
10:08Et nous espérons
10:09qu'il aura lieu
10:10en janvier prochain
10:11à Angoulême.
10:12C'est très important.
10:13Très important.
10:14Alors sinon,
10:15quels sont les grands secteurs
10:16qui marchent ?
10:17La littérature générale,
10:18ça reste quand même...
10:19Alors la littérature générale
10:21fait un score
10:23à l'équilibre
10:24auquel il faut ajouter
10:25puisqu'on est à...
10:25Donc ça représente
10:26combien à peu près ?
10:27On est à plus 6%
10:28à cause d'un titre
10:30plutôt une série de titres
10:31qui truste 6 places sur 10
10:33qui est la femme de ménage.
10:35Vous avez entendu parler.
10:36Oui, bien sûr.
10:37J'ai l'argent de l'UQA.
10:39Que ce soit en poche
10:40où j'ai lu
10:41ou donc chez Citi,
10:44c'est vraiment un titre
10:45qui a enflammé un peu
10:47et qui a envoyé
10:49beaucoup de monde
10:49en librairie.
10:51Je voudrais rajouter
10:52un point,
10:53c'est le pass culture
10:55qui est très important.
10:56Oui, on va revenir.
10:57Juste là,
10:57je voudrais savoir
10:58les secteurs qui marchent.
10:59On regarde la littérature générale,
11:00si grosso modo,
11:01c'est quoi ?
11:01C'est 35,
11:02c'est 40% du marché
11:03à peu près ?
11:03Un peu moins, 30%.
11:0530%, d'accord.
11:06Ensuite, c'est quoi ?
11:07Après, autour de 15-20%,
11:10vous avez la bande dessinée
11:11et les mangas
11:12et puis vous avez
11:14le livre jeunesse
11:15qui est très important.
11:16Puis après,
11:16il y a un certain nombre
11:17de secteurs.
11:18Il y a des secteurs
11:19un peu plus en difficulté.
11:20C'est tout ce qui est guide
11:23de voyage.
11:24Et pourtant,
11:25nous avons pris
11:25le thème du voyage
11:26pour le festival du livre.
11:27Oui, c'est le deuxième thème,
11:29c'est le voyage intérieur,
11:30la romance.
11:32Le digital,
11:33alors ça,
11:33c'est un chiffre aussi
11:34qui m'a fait rester
11:35un peu étonnée.
11:38C'est,
11:39et ça reste toujours
11:40à 10%,
11:41le livre digital.
11:43Oh, même moins.
11:44Le digital est appris
11:45complètement
11:46sur les livres professionnels,
11:49c'est-à-dire le droit,
11:50la médecine.
11:50mais lorsqu'on est
11:52en littérature,
11:53le digital tourne
11:55plutôt autour
11:55de 5-6%
11:56et c'est la même chose
11:59par exemple
11:59en Allemagne.
12:03On s'en souvient,
12:04d'être venu plusieurs fois
12:05sur ce plateau
12:05à Saint-Montagne,
12:06on disait
12:06la révolution du digital
12:08qui va complètement
12:09prendre la place
12:10du livre papier
12:11et puis en fait,
12:12il y en a un
12:12qui marche bien,
12:13c'est les livres audio
12:14mais sinon,
12:15le papier reste,
12:16un livre reste un livre.
12:18Alors la raison,
12:19c'est que c'est une politique
12:19que de l'offre
12:20et que les gens
12:20aiment bien voir un livre
12:22et donc c'est le réseau
12:23des librairies
12:23qui en France
12:24d'ailleurs comme en Allemagne
12:26reste très important.
12:27Si le digital aux Etats-Unis
12:29a pris
12:30et est plutôt à 26-27%
12:32c'est dû au fait
12:33qu'il y a peu de librairies.
12:35Mais ça continue,
12:36c'est-à-dire certes
12:36il y a des fermetures
12:37de librairies
12:37mais il y a des ouvertures
12:38de librairies.
12:39Donc c'est quand même
12:40un marché
12:41qui reste très vivace.
12:44Très fort,
12:45il y a des créations
12:45de maisons d'édition,
12:47il y a des créations
12:48de librairies
12:50mais sur un train
12:51de structure du réel
12:52quand même un peu en baisse.
12:53Il faut quand même dire
12:54quand il y a des guerres,
12:56les gens vont quand même
12:57moins à la librairie.
12:58Par contre,
12:58quand il y a le Covid,
12:59les gens y sont allés.
13:00Voilà.
13:00On a connu ça
13:01pendant la guerre du Golfe
13:03où on était à moins 25%
13:05en 1991.
13:06Donc vous voyez,
13:07je crois qu'il faut aussi
13:08relativiser ces baisses.
13:09Là, vous n'avez pas
13:11les chiffres depuis le 28 février
13:13le début de la guerre en Iran ?
13:15Non, mais le mois de mars
13:17quand même est à moins 5%.
13:19Donc c'est un mois
13:21plutôt très faible.
13:24Mais je rappelle que
13:27petit à petit,
13:28l'essentiel des ventes
13:29se focalise sur la fin de l'année
13:31pour le livre
13:33parce que le livre reste
13:34un des cadeaux préférés
13:36des Français.
13:37Est-ce qu'on n'est pas
13:38dans un marché aussi
13:40à deux vitesses ?
13:41Peut-être à trois.
13:42C'est-à-dire,
13:42il y a vraiment les stars,
13:43La femme de ménage,
13:46on peut dire Nicolas Sarkozy
13:47qui montrait très bien.
13:50Et puis,
13:50en dessous des livres
13:52qui se vendent
13:52à 4-5 000,
13:54voire 10 000.
13:55Vous voyez,
13:55il y a vraiment
13:56une différence énorme
13:58au sein de l'édition.
14:00Oui,
14:01c'est ce que je disais
14:02quand je disais
14:03que les prix littéraires
14:04et les influenceurs
14:07et les réseaux
14:07poussent beaucoup
14:09une petite catégorie de livres.
14:12mais qui peuvent être
14:13improbables.
14:14Vous voyez,
14:15la femme de ménage,
14:16il y a deux ans,
14:17on n'en parlait pas.
14:18C'est un best-seller absolu.
14:20Donc,
14:21il faut aussi
14:21ne pas...
14:22Il faut résister
14:24à la tentation
14:25de publier moins.
14:27Il faut aussi
14:27prendre des risques.
14:29C'est un métier prototypique,
14:31c'est-à-dire,
14:32chaque livre est un événement.
14:34Vincent Montagne,
14:34en conclusion,
14:35on revient sur le festival du livre,
14:37là,
14:37parce qu'il va y avoir
14:37des nocturnes.
14:38Un,
14:39vous voulez avoir des jeunes.
14:40Donc ça,
14:41vous vous poussez,
14:41c'est vraiment...
14:42J'ai envie de dire,
14:43tout est fait justement
14:43pour attirer des jeunes.
14:45Il va y avoir des dédicaces,
14:46il va y avoir des rencontres.
14:48Et il y a un nocturne
14:50vendredi soir.
14:51Là,
14:52autour,
14:52alors là,
14:52ça sera du voyage culinaire,
14:54comme quoi,
14:54tout est bon
14:55pour attirer les lecteurs.
14:57Oui,
14:58mais tous les pays
14:59ont une tradition culinaire.
15:01Parce que,
15:01s'il y a une chose
15:02que nous partageons
15:05avec tous,
15:05c'est qu'on mange
15:06chaque jour.
15:07Enfin,
15:07il le faut.
15:08Et donc,
15:09c'est très important.
15:10Je voudrais ajouter
15:11sur le fait,
15:12par rapport à cette jeunesse,
15:14c'est qu'il y a
15:16une dimension
15:18de la fête
15:20qui est née aussi
15:21dans cette
15:23rénovation.
15:24Et quand on voit
15:25des queues
15:25de 300 ou 400 personnes
15:27pour un livre
15:28en new romance,
15:29c'est assez impressionnant.
15:30Et les inscriptions
15:32sont extraordinairement
15:34en progression.
15:34on va avoir
15:368000 scolaires
15:38donc en progression
15:38de 20%.
15:40Et,
15:41bien sûr,
15:43les passes
15:44un jour
15:44et trois jours
15:44sont presque complets.
15:46Et les passes culture,
15:47voilà.
15:48A vie aux amateurs.
15:49Oui,
15:49à vie aux amateurs.
15:50Donc,
15:50c'est quelque part,
15:51vous défendez,
15:52mais c'est un peu le cas,
15:54le renouveau de la lecture.
15:55Exactement.
15:56C'est une redécouverte
15:57en fait de la lecture.
15:58C'est un vrai objectif,
16:00c'est un challenge
16:01pour toute la profession.
16:03Merci beaucoup,
16:04en tous les cas,
16:04d'être passé par
16:05le studio de BFM Business
16:06parce que j'imagine
16:06que là,
16:07vous avez été dans
16:07les charbons ardents,
16:08surtout avec,
16:09on disait,
16:09une actualité un peu chargée,
16:10un peu lourde.
16:12Festival du Livre,
16:13donc c'est au Grand Palais,
16:14ça ouvre,
16:14enfin demain soir,
16:15c'est la grande inauguration,
16:16mais c'est surtout
16:17à partir de vendredi,
16:18samedi,
16:19dimanche.
16:20Merci d'avoir été avec nous.
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