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  • il y a 55 minutes
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.

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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Vous êtes toujours dans le 18-19, on habite maintenant, c'est Geoffroy Rould-Bézieux, ex-patron du MEDEV.
00:15Bonsoir Geoffroy Rould-Bézieux.
00:15Bonsoir.
00:16Merci d'être avec nous, beaucoup de questions à vous poser.
00:18D'abord, vous avez publié aujourd'hui une tribune chez nos confrères des Echos,
00:22avec Lucas Desmeaux, avec Alexandre Sobo, André Losclupiétri,
00:26pour dire, bon voilà, la robotique, il faut qu'on fasse quelque chose,
00:29mais la première phrase, elle est assez dure, assez forte.
00:32Vous dites, il faut quand même reconnaître qu'on a échoué dans la bataille de l'industrie.
00:36Alors après, il y a quand même des solutions.
00:38On va y revenir.
00:39Avant, je voudrais, vous êtes un petit peu rattrapés aussi par l'actualité.
00:42D'abord, sur la question du 1er mai.
00:44Je ne sais pas si vous avez vu.
00:46Oui, je l'ai vu, j'ai même fait un post-Linkedine.
00:49Jean-Pierre Farandou, la ministre du Travail, qui dit,
00:51mais je n'ai jamais voulu toucher au 1er mai.
00:53Donc, est-ce qu'ils ont cédé ?
00:55Est-ce qu'ils ont cédé quand même à la pression des syndicats ?
00:57Je pense que le ministre du Travail ne voulait pas toucher au 1er mai.
01:01Si vous voulez, moi, j'ai deux commentaires.
01:02D'abord, on est en absurdistance.
01:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans l'état actuel de l'isolation,
01:07on peut ouvrir McDo.
01:09McDo peut ouvrir, plus exactement.
01:10Et le boulanger qui a un employé ou un...
01:12ne peut pas ouvrir avec son employé.
01:14Oui, il peut ouvrir, mais pas l'employé.
01:16Voilà, il faut qu'il travaille lui-même.
01:17On est dans un truc qui n'a aucun sens.
01:19C'est évident que, bon...
01:21Après, le 1er mai, c'est le seul jour où on ne peut pas travailler.
01:24C'est chômé et férié.
01:26Je rappelle quand même que le 14 juillet,
01:27qui est aussi une fête nationale importante...
01:30Mais c'est la fête des travailleurs !
01:32Vous savez qui est instauré le 1er mai en France, férié ?
01:36Philippe Pétain.
01:37Alors moi, je veux bien qu'on parle de symbole,
01:38mais enfin, attention !
01:39Philippe Pétain, il a quand même aussi gagné une guerre.
01:41Oui, si vous voulez, on ne peut pas...
01:44Non, mais ce que je veux dire, c'est que c'est...
01:46Comment dire ?
01:47Ce n'est pas à la hauteur de nos enjeux.
01:49On travaille 666 heures par an en France.
01:53C'est le plus bas total de l'OCDE.
01:55Alors, oui, ce n'est pas le 1er mai qui va résoudre tous nos problèmes.
01:59Mais par contre, ça montre bien, si vous voulez,
02:01que malheureusement, quand on veut travailler plus en France,
02:04pour gagner plus, je rappelle quand même que c'est volontariat,
02:07ça, il faut le dire...
02:09Oui, volontariat, vous avez...
02:11Et payer double.
02:12Oui, à payer double, ça c'est très bien.
02:15Volontariat, pardon, vous êtes un patron,
02:18vous voyez bien ce que ça veut dire.
02:19Oui, mais justement, je suis un patron.
02:20Oui, mais si un employé ne veut pas travailler le 1er mai...
02:22Mais oui, il ne travaillera pas.
02:23Mais non, mais évidemment pas.
02:24Quand même, après, on lui dira...
02:26Ça, pardon, messieurs voyants,
02:28vous êtes quasiment dans le porte-parole de la CGT.
02:31Ça n'est pas vrai.
02:32La vraie vie, surtout dans des petites entreprises,
02:35la vraie vie, c'est qu'on vit ensemble tous les jours.
02:37Quand on a 3 ou 4 salariés,
02:38on n'est pas dans ce rapport de force lutte des classes du 19e siècle.
02:42Non, c'est...
02:43Enfin, ça n'existe pas.
02:44Donc, oui, il faut travailler plus,
02:45il faut travailler plus dans la vie,
02:47il faut travailler plus dans la...
02:49Enfin, et pardon, dernière chose,
02:52nous, on peut continuer à se regarder le nombril
02:54et à ne pas travailler le 1er mai,
02:56ou en tout cas à interdire le travail le 1er mai.
02:58Mais pendant ce temps-là,
02:59qu'est-ce qui se passe tout autour de nous ?
03:00Et pas seulement en Chine.
03:03Ils travaillent plus.
03:04Et la guerre économique,
03:05elle ne se gagnera qu'en travaillant plus.
03:07Donc, je pense que c'est une petite bataille,
03:10mais c'est une bataille très symbolique.
03:12Qu'est-ce que vous en tirez comme enseignement là, ce soir ?
03:16Est-ce que vous dites,
03:17bon, le gouvernement, il a cédé la pression des syndicats de la gauche,
03:20il a temporisé,
03:21parce que c'est un peu ce que cherche à faire Sébastien Lecornu,
03:23pour surtout qu'il n'y ait pas de vagues,
03:25avant 2027,
03:25et puis surtout, ça veut dire, de toute manière,
03:27il ne se passera plus rien en France avant 2027.
03:29Je prends votre phrase de conclusion.
03:31D'accord, ok.
03:33Pour répondre à la question,
03:34mais je vais citer Sébastien Lecornu,
03:36je suis à la tête du gouvernement le plus faible
03:39depuis le début de la Ve République.
03:41Je ne sais pas si c'est exactement ça qu'il est,
03:42mais quelque chose comme ça.
03:43Donc, c'est la démonstration.
03:45Olivier Faure lève la main et c'est fini.
03:48Voilà, donc il ne se passera rien.
03:50Et on perd presque deux ans.
03:5224-26, en réalité.
03:54Ce qui est tragique,
03:55dans un monde qui est en compétition permanente,
03:58et surtout, il y a des menaces qui surgissent partout.
04:00Alors, on parlait de prix de l'énergie,
04:02on parlait de ces types de menaces-là.
04:03On ne peut pas se permettre deux ans de s'agresser.
04:05Quand même, Jean-Pierre Farandou a précisé
04:06qu'il y aurait quand même une réforme en 2026,
04:08sur le 1er mai.
04:09C'est-à-dire que vous savez,
04:11pour l'instant,
04:12il y a une sorte, une forme de tolérance,
04:13mais il suffit qu'il y ait quelqu'un
04:14qui passe par là et qu'il ne soit pas tolérant.
04:17Et donc, le pauvre Boulanger et Fleuriste
04:18se prennent une sanction.
04:20Donc, il va avoir quand même des ajustements.
04:22Enfin, en tous les cas, pour vous,
04:23c'est un échec.
04:27Je ne sais pas si vous avez eu le temps
04:29de regarder les prévisions du FMI,
04:32qui montrent l'impact quand même
04:35de cette guerre au Moyen-Orient
04:37sur tout le monde.
04:38Alors, pas au même niveau.
04:41Les États-Unis s'en sortent plutôt bien.
04:43La France, la France avec Bercy aussi,
04:45qui vient tout à l'heure,
04:46en fin d'après-midi,
04:47de réviser la baisse
04:48sa prévision de croissance,
04:49en tous les cas dans le document
04:50qu'elle a envoyé à Bruxelles, 0,9.
04:53Vous êtes inquiet, là, ce soir ?
04:55Oui, je suis inquiet
04:57parce que le prix de l'énergie,
04:59pétrole et gaz,
05:00reste, on peut le regretter d'ailleurs,
05:03mais les énergies fossiles
05:04restent un énorme provider d'énergie
05:06pour beaucoup d'industries.
05:08Pour nos automobilistes,
05:09on en parle beaucoup,
05:10mais on oublie les industriels.
05:12Et donc, oui,
05:13ça va amener,
05:14enfin, amener, pardon,
05:16une augmentation des coûts de production
05:18qui ne pourront pas être
05:19complètement répercutés.
05:20Et l'industrie européenne,
05:22vous avez commencé par ça,
05:23est déjà en très grande difficulté.
05:25on est envahi des surcapacités chinoises,
05:29mais vraiment envahi.
05:30On n'en parle pas beaucoup,
05:31on parle beaucoup de l'automobile,
05:32et c'est un vrai sujet.
05:33Mais il n'y a pas que l'automobile.
05:35Chimie, il y a toute l'industrie.
05:36Là, l'industrie du plastique,
05:38évidemment souffrir.
05:39Donc, oui, c'est une très mauvaise nouvelle.
05:41Et l'Europe fait partie des victimes,
05:43comme l'Asie d'ailleurs.
05:44Les États-Unis sont plus ou moins gagnants
05:47au sens où ils sont producteurs de pétrole.
05:49Mais nous,
05:50alors nous, la France,
05:51peut-être un tout petit peu moins,
05:53parce qu'on a quand même une partie de nucléaire
05:55qui peut nous protéger partiellement.
05:58Et oui, c'est un vrai sujet.
06:00Alors, ça va nous inciter à décarboner,
06:01ça va nous inciter à électrifier,
06:03mais ça ne résout pas les problèmes
06:04de un an, deux ans, trois ans,
06:06parce que tout ça, c'est déchoué long terme.
06:07Je voyais que le gouvernement voulait utiliser
06:09la soi-disant cagnotte pour électrifier.
06:11Mais ce n'est pas très sérieux.
06:13Électrifier, c'est un plan de dix ans.
06:15C'est la cagnotte, surtout,
06:15c'est le certificat d'énergie, en fait,
06:17qui vont pouvoir servir à ça.
06:20Électrifier, j'entendais,
06:21je crois que c'était la ministre de la Pêche
06:22qui disait qu'il faut électrifier
06:23les bateaux de pêche.
06:24De quoi parle-t-on ?
06:25Enfin, c'est quelque chose
06:26qui va prendre cinq ou dix ans.
06:27Et qui va coûter très cher.
06:29Oui, et qui sera en plus, bien sûr.
06:31Il faut le faire, peut-être,
06:32mais en tout cas, malheureusement,
06:35oui, on va traquer.
06:36Raison de plus pour se réformer,
06:37raison de plus pour se rendre compétitif,
06:39raison de plus pour travailler plus.
06:42Tout ça boucle, mais c'est toujours
06:43un peu la même boucle
06:44et toujours un peu le même résultat.
06:45Parce qu'en fait,
06:46il y a un climat social de défiance.
06:48Et puis, il y a les élections
06:49qui font que plus personne n'ose aujourd'hui
06:53affirmer quelque chose de très fort.
06:55Même les grands patrons,
06:57ils sont tous un peu planqués.
06:58Pardonnez-moi.
06:59Écoutez, je ne sais pas,
07:00je ne peux pas parler pour les grands patrons.
07:02En tout cas, moi, je ne me planque pas.
07:03Oui, il ne faut travailler plus.
07:04J'espère qu'il y aura des candidats
07:06à la présidentielle qui le diront.
07:08Moi, je fais confiance au bon sens des Français.
07:10Ils ne sont pas complètement idiots.
07:11sociaux, ils voient bien que la démographie,
07:14elle est ce qu'elle est.
07:14Ils voient bien que le vieillissement
07:15de la population est ce qu'il est.
07:16Ils voient bien ce qui se passe
07:17tout autour d'eux.
07:19Et la géopolitique est quand même
07:20rentrée un peu dans l'équation de réflexion.
07:23J'espère qu'on aura un discours de vérité
07:26sur l'état du pays d'un côté
07:27et sur l'effort qu'il faut faire de l'autre.
07:30Il ne s'agit pas simplement de promettre
07:32de la sueur, du sang et des larmes,
07:34mais aussi de donner un espoir.
07:36Là, l'Europe n'est pas foutue,
07:37la France n'est pas foutue,
07:38mais on a des gros efforts à faire,
07:40et en particulier sur l'industrie.
07:42Oui, mais on va parler de ça tout de suite même.
07:46En même temps, c'est quelque chose
07:47que vous dites, que vous défendez
07:49lorsque vous étiez la tête du MLEF.
07:51Votre successeur le fait aussi.
07:55On ne vous entend pas.
07:57On ne vous écoute pas.
07:59On ne vous écoute pas, si je vous entends bien.
08:03Oui, écoutez, est-ce qu'on manque de pédagogie ?
08:05Je ne sais pas.
08:07Je pense avoir effectivement mouillé le maillot
08:09quand j'étais la tête du MLEF.
08:10Mon prédécesseur l'a fait,
08:12mon successeur le fait.
08:13Il y a quand même une chose
08:14que les politiques ne voient pas,
08:16c'est que quand vous regardez
08:17toutes les études d'opinion depuis 10 ans,
08:19les Français font plus confiance aux entreprises
08:22et aux entrepreneurs de toute taille
08:24qu'aux hommes politiques.
08:25Simplement, ça n'a pas percuté
08:27au niveau des politiques.
08:29Et je pense sérieusement
08:30qu'il y a une espèce de...
08:32Enfin, entre la classe politique et le pays,
08:35ça s'écarte, si vous voulez.
08:36Et ça s'écarte notamment à ce niveau-là.
08:39Le 1er mai, c'est assez symbolique.
08:41Il y a une très grosse majorité des Français
08:43qui est pour le travail,
08:45la liberté de travail.
08:46C'est ça dont on parle, le 1er mai.
08:48Et pourtant, effectivement,
08:50vous avez ces vieux réflexes pavloviens
08:52qui fait que la majeure...
08:54Enfin, en tout cas,
08:54le parti de l'Assemblée nationale
08:56est contre.
08:57Il y a un moment où...
08:58C'est pour ça que moi, je suis plutôt...
08:59Et les syndicats ?
09:01Oui, mais bon, les syndicats,
09:02si vous voulez, c'est un réflexe pavlovien.
09:04Je suis sûr que...
09:05Mais c'est un symbole.
09:07Oui.
09:07Encore une fois.
09:08Oui, mais justement,
09:09c'est comme la retraite.
09:10Oui, c'est des symboles.
09:12Mais il y a un moment où il faut être capable
09:14de changer de logiciel.
09:15En fait, si on prend un tout petit peu de recul,
09:17depuis les années 70,
09:19on a réduit...
09:20Enfin, d'ailleurs, presque depuis le Front populaire,
09:22on a réduit le temps de travail.
09:23C'est l'association des loisirs.
09:24On est arrivé,
09:25la CGT a encore dans son programme
09:27les 32 heures.
09:29Sauf que, autour de nous,
09:30avec la mondialisation,
09:31on a des gens qui veulent travailler plus.
09:33Et donc, on ne peut pas être compétitif.
09:35Ce temps-là est fini.
09:37Et c'est vraiment cette révolution qu'il faut faire.
09:39C'est le cas de le dire.
09:40En même temps, Geoffroy Roux-de-Bézieux,
09:42on voit bien que, notamment,
09:43avec l'arrivée de l'intelligence artificielle
09:45qui va prendre quand même...
09:46Alors, est-ce que ça va supprimer ?
09:48Est-ce qu'il y a des vagues de suppression d'emplois ?
09:50À voir, il faut faire attention
09:51parce qu'il y a d'autres métiers qui vont être créés.
09:53Mais on voit quand même
09:54qu'on ne va plus travailler comme avant
09:56et qu'on va sans doute être appelés
09:59à travailler moins.
10:00En tous les cas, ils le disent tous.
10:02Non, non, non, pardon.
10:03Ce n'est pas ça qui est dit.
10:04Je ne crois pas une minute.
10:05D'abord, l'intelligence artificielle...
10:07Parce qu'il y aura moins de travail.
10:08Je ne crois pas ça une minute.
10:10C'est exactement le discours
10:11que tenaient les métiers à tisser de Lyonnais,
10:14les canuts lyonnais
10:15quand est arrivée la machine à tisser,
10:18les cochers quand est arrivé
10:19le chemin de fer, etc.
10:21Toute révolution technologique
10:23détruit des emplois
10:24et elle ancrée.
10:25Mais sur l'intelligence artificielle,
10:27bon, je n'ai pas la prétention
10:28à vous dire qu'il va se passer,
10:30mais l'école bleue va continuer.
10:32Toutes les travails de tâches répétitives,
10:35les emplois de services,
10:35tout ça va continuer.
10:36Ce qui est remis en cause,
10:38c'est...
10:38Pardon ?
10:39Les journalistes, c'est...
10:41Oui, mais ça fait du monde aussi.
10:42C'est des professions intellectuelles.
10:43Je ne dis pas...
10:44Oui, mais ils seront remplacés
10:45d'une manière ou d'une autre
10:45parce qu'effectivement,
10:47il y aura toujours des gens
10:48pour prompter, pour...
10:49Donc, je ne crois pas une minute
10:50à la fin du travail,
10:53je ne crois pas une minute
10:55mais si vous voulez, tout ça, ça...
10:56Je ne sais pas si c'était un petit cas,
10:57c'était par exemple un déjeuner...
10:58Non, mais Edwishoyon, juste pour nous...
10:59Il y a eu la grande réunion des Grecs
11:01avec tous les candidats,
11:02justement,
11:04à la présidentielle.
11:05Pas tous, il n'y avait pas
11:06les deux extrêmes,
11:07enfin...
11:08Qui a dit qu'il fallait travailler moins ?
11:09Oui.
11:10Je n'étais pas.
11:10Oui, mais ils en l'ont tous
11:12plus ou moins dit
11:12en disant que ça va conduire à ça.
11:15Non, moi, je ne crois pas
11:15à ça une minute.
11:16Et je vais même plus loin.
11:17Je pense qu'on est sur
11:18un débat philosophique.
11:20presque de c'est quoi le travail.
11:22Et le travail n'est pas
11:23une aliénation.
11:23Moi, je fais partie de ceux
11:25qui pensent que le travail
11:26est un épanouissement,
11:27que le travail, c'est la vie,
11:28c'est ce qui nous définit.
11:30Mais effectivement,
11:30si vous pensez l'inverse
11:31qui est le cas,
11:32c'est un nombre de gens,
11:33je ne conteste pas,
11:34à ce moment-là,
11:34il faut viser le zéro travail.
11:36Mais le zéro travail,
11:37on va vers un approuvissement général
11:39parce que pendant cela,
11:40encore une fois,
11:40il y en a d'autres
11:41qui veulent travailler
11:42et qui ne sont pas
11:43tous au bout de la planète.
11:44Juste une dernière question
11:45et après on parle d'industrie
11:47parce qu'après tout,
11:47c'est quand même...
11:48Enfin, ces tribunes
11:49sont très intéressantes
11:49mais vous donnez des chiffres
11:50qui là aussi
11:51ne sont pas très rassurants.
11:53La question du pouvoir d'achat,
11:54elle est déjà...
11:56Elle sera au cœur
11:57de cette campagne présidentielle.
11:59Et tous se peuvent dire
12:01comment faire
12:01pour que les Français
12:02gagnent plus.
12:03Et il y a quand même
12:04quelque chose d'un peu logique
12:06qui est de dire
12:07pour qu'ils gagnent plus,
12:08il faut que les salaires augmentent.
12:09Si on vous pose la question
12:11au patronat,
12:12à vous, Geoffroy,
12:12à vous de mes yeux,
12:13je suis sûre que vous allez me dire
12:13que ce n'est pas possible
12:14d'augmenter les salaires.
12:15Les salaires peuvent augmenter
12:16mais les salaires nets,
12:17le problème,
12:18comme vous le savez très bien,
12:20c'est le brut.
12:21On paye ce que les syndicats
12:23d'ailleurs appellent
12:23un salaire différé,
12:24c'est-à-dire des charges sociales
12:25qui se financent
12:27un État-providence...
12:28Et la santé.
12:29L'État-providence,
12:30c'est la santé.
12:31En gros,
12:31c'est la retraite
12:32et la santé.
12:33Et je pense que
12:34la seule façon
12:35de renéer du pouvoir d'achat,
12:36c'est effectivement
12:37de baisser ses charges
12:38et de baisser les prestations
12:39qui y vont avec
12:40et qui ont atteint un niveau...
12:41Mais il faudra bien
12:42les refinancer par ailleurs
12:43parce que vous croyez aux Etats-Unis,
12:44évidemment aux Etats-Unis,
12:46les charges sociales,
12:47enfin les charges,
12:48les cotisations sociales...
12:49N'existent pas ou quasiment pas.
12:51Oui, mais la santé
12:51coûte très très cher.
12:53je pense qu'entre le modèle américain,
12:54qui n'est effectivement
12:55pas ce que je recommande,
12:56et le modèle français
12:57où l'État-providence
12:59a pris une place
13:00invraisemblable
13:01et finalement,
13:02je vais le dire en une phrase,
13:04l'État-providence
13:04a pris la place
13:05de l'État régalien.
13:06Parce que pourquoi
13:07on a un problème à l'école ?
13:08Pourquoi on a un problème
13:08de sécurité ?
13:09Pourquoi on a un problème
13:10dans la justice ?
13:10Parce qu'il n'y a plus d'argent
13:12pour l'État régalien
13:13et tout va à l'État-providence.
13:14Donc oui,
13:15on peut payer plus.
13:16J'ajoute un point quand même,
13:18ça va nous permettre
13:19de faire une liaison
13:20avec l'industrie,
13:21c'est que les emplois
13:22bien payés,
13:23ils existent,
13:23c'est des emplois industriels.
13:25Aujourd'hui,
13:26vous savez que dans l'industrie,
13:27le salaire moyen
13:28est au-dessus de 2050.
13:29C'est là où il y a des gains de productivité
13:29et c'est là où on peut avoir
13:31effectivement...
13:31Et malheureusement,
13:32on a créé
13:332 millions d'emplois
13:35depuis le fameux,
13:36comment dire,
13:37le pacte de responsabilité.
13:38Vous savez le projet
13:40de la fin du quinquennat Hollande.
13:42Vous savez,
13:42il y avait à l'époque
13:43Pierre Gattas
13:43qui voulait faire
13:44son million d'emplois.
13:45On en a fait 2,
13:46mais c'est des emplois
13:47de services
13:48malheureusement
13:49pas assez payés
13:50en général proches du SMIC.
13:52C'est pour ça que l'industrie
13:53est vitale.
13:54Alors justement,
13:54on va revenir sur cette tribune.
13:56Donc je rappelle,
13:57vous avez signé
13:58avec Luca Déméo,
13:59qui aujourd'hui est le patron
14:00de Kering,
14:00qui justement,
14:01il publiait ses ventes
14:02pour le premier trimestre.
14:04Toujours un peu compliqué.
14:05Avant,
14:06il était le patron de Renault.
14:07Alexandre Sobo,
14:08qui est le président
14:08de France Industrie,
14:09qui a lui-même
14:10à son entreprise,
14:12Olotte,
14:12et puis André Lescrup-Pietry,
14:13qu'on reçoit très souvent ici,
14:16qui est le président du Jedi.
14:17Vous dites,
14:18soyons lucides,
14:19je vous cite,
14:19c'est le début
14:20de votre tribune.
14:21Nous avons pour l'instant
14:22échoué dans la bataille
14:23de l'industrie.
14:25En 2024,
14:26la production industrielle
14:27a reculé de 3%
14:28dans la zone euro.
14:29En France,
14:30la valeur ajoutée
14:31ne représente plus
14:31que 9,3% du PIB,
14:34contre quand même
14:3519% en Allemagne.
14:37Donc,
14:39le programme
14:40d'Emmanuel Macron,
14:41c'était
14:41la réindustrialisation.
14:45C'est ce qu'il a fait.
14:46C'est ce qu'il voulait faire.
14:47Ils sont tous venus ici
14:48sur ce plateau
14:49pour nous expliquer
14:50pourquoi la réindustrialisation
14:51a marché.
14:52C'est devenu tardivement.
14:54Oui.
14:54Parce qu'on a,
14:55même collectivement,
14:57on a tous été coupables
14:58de penser à un moment
14:59qu'on pouvait créer
15:00de l'emploi
15:01sans industrie.
15:02Et il y a eu
15:03une espèce
15:04de double phénomène,
15:05effectivement,
15:06un aveuglement
15:06sur ce sujet-là.
15:08Et aussi,
15:09je pense que là,
15:10j'ai été un des premiers
15:10à tirer l'âme,
15:11un aveuglement
15:12sur l'ouverture
15:16des frontières européennes
15:17qui a un moment
15:18quand on est
15:19une asymétrie
15:20de la concurrence.
15:21Parce que le libre-échange,
15:22c'est le juste-échange.
15:23On n'est plus en condition
15:24de juste-échange.
15:26Vous citez ma tribune,
15:27mais moi,
15:27j'aurais cité
15:28le rapport
15:28du commissariat au plan.
15:30Clément Beaune,
15:31peu suspect
15:31d'être un protectionniste
15:33qui a dit,
15:34comme Nicolas Dufour,
15:35d'ailleurs,
15:35l'a dit aussi,
15:36il faut absolument
15:38protéger
15:38l'industrie européenne.
15:39Et moi,
15:40je suis de ceux
15:40qui pensent
15:41qu'on n'en est plus.
15:42Là,
15:42il y a un plan
15:43de rescue,
15:45hors sec,
15:46oui,
15:46pour prendre
15:46une expression fameuse,
15:47pour,
15:48évidemment,
15:48ça ne résout pas
15:50activité.
15:50Il faut y travailler,
15:51il faut travailler au robot.
15:52Mais je suis de ceux
15:53qui pensent
15:53qu'il faut,
15:54dans l'urgence,
15:55mettre des barrières
15:56protectionnistes.
15:57Sinon,
15:57on n'aura plus
15:58d'industrie.
15:58Là,
15:58vous citez
15:59des chiffres de 2024.
16:00Mais quand on aura
16:01les chiffres de 2025,
16:02je pense que ça va
16:02faire très très mal.
16:03Là,
16:03vous dites déjà,
16:04aussi,
16:05quand on regarde,
16:0589 ouvertures nettes
16:06de sites
16:07contre 189
16:08l'année encore d'avant.
16:10Volkswagen supprime
16:1135 000 postes
16:12et ferme des usines
16:13allemandes
16:13pour la première fois
16:14de son histoire.
16:15Stellantis
16:16met six sites
16:17à l'arrêt
16:20de suppression d'emploi.
16:21Oui,
16:21mais c'est l'Europe
16:22qui a voulu ça
16:23avec 2035,
16:25c'est ce deadline.
16:27Non ?
16:27Oui,
16:27il y a le sujet
16:28Green Deal,
16:28mais il n'y a pas
16:29que le Green Deal.
16:29Il y a une asymétrie.
16:31Vous avez une industrie
16:32chinoise surcapacitaire
16:34qui ne consomme pas.
16:35Il n'y a pas
16:35de consommation intérieure.
16:36Donc,
16:36toute la croissance
16:37vient de l'export.
16:39Elle veut de l'export
16:40américain
16:40qui s'est fermé
16:41avec les droits de douane
16:42et elle se déverse
16:43en Europe.
16:43C'est ça,
16:44la réalité.
16:45Donc,
16:45ce n'est pas
16:46de l'anti-chinois
16:47ou primaire,
16:48c'est de dire
16:48à un moment,
16:49on ne peut pas
16:50se battre
16:51à armes égales.
16:53Le plan Draghi
16:54reste d'actualité,
16:55il faut redevenir compétitif,
16:57il faut investir
16:57dans la robotique,
16:58mais à court terme,
16:59il faut se protéger.
17:01Alors,
17:01vous dites à propos
17:02de la Chine,
17:03c'est un remplacement
17:05systémique
17:05de notre appareil
17:06productif.
17:07C'est quand même
17:08des mots forts.
17:08C'est le grand
17:09remplacement version
17:10industrie.
17:11Oui,
17:11donc là,
17:13vous dites
17:13qu'il faut des barrières,
17:15mais c'est quoi
17:16les barrières ?
17:16C'est la taxe carbone,
17:17c'est quoi ?
17:18Alors,
17:18la taxe carbone,
17:19c'est une petite barrière
17:20très compliquée à mettre
17:21parce qu'il faut calculer
17:22le contenu carbone.
17:23Non,
17:23il faut des droits de toine,
17:25comme a fait Trump.
17:26J'ai regret de dire
17:27qu'il faut d'une certaine
17:29manière imiter Trump,
17:30alors juste sur ce créneau-là,
17:32et de manière temporaire.
17:35Alors,
17:35on me dit,
17:36il y aura des mesures
17:37de représailles,
17:38c'est sûr,
17:39mais je ne vois pas
17:39comment on peut faire
17:40autrement avec l'invasion
17:42des produits chinois.
17:44Oui,
17:45parce que sinon,
17:46on n'y arrivera pas.
17:46On est complètement asymétrique.
17:48Regardez ce qu'il s'est passé
17:49sur les petits colliers.
17:50C'est un sujet un peu différent
17:51de l'industrie,
17:51mais c'est un peu le même principe.
17:53C'est la même chose,
17:53ça vient du même endroit.
17:54Et ça vient du même endroit.
17:56Donc,
17:56on ne peut pas,
17:57encore une fois,
17:58moi je suis libéral,
18:00je suis pour le libre-échange,
18:01mais avec des conditions
18:02de concurrence
18:03qui soient les mêmes.
18:03Mais les droits de douane,
18:05c'est contraire au libre-échange,
18:06non ?
18:06Ou alors,
18:07je vais retourner à l'école.
18:08Oui,
18:08en théorie,
18:09vous avez raison,
18:10sauf que temporairement,
18:12et ça fait partie d'ailleurs
18:12de l'arsenal de l'OMC,
18:15l'Assemblée mondiale du commerce,
18:16quand,
18:17encore une fois,
18:17les conditions sont réunies
18:18pour qu'on soit totalement désavantagé,
18:21ce qui est le cas aujourd'hui,
18:23il faut temporairement,
18:24je ne dis pas que c'est un projet
18:27de long terme,
18:28mais il faut temporairement
18:29sauver l'industrie européenne.
18:30Mais alors,
18:31voilà,
18:31moi si je vous écoute,
18:33moi si je suis un industriel,
18:34chez l'entreprise qui nous écoute,
18:36un patron de PME ou de TI,
18:39je me dis,
18:40voilà,
18:40on n'a plus qu'à mettre
18:40la clé sous la porte.
18:41C'est quoi la solution ?
18:43Non,
18:43mais la solution de long terme,
18:45parce qu'on voit bien
18:45que ça existe,
18:45quand on écoute tous les jours,
18:47c'est d'innover,
18:48d'être compétitif,
18:49il reste des filières en Europe
18:51et en France,
18:52heureusement,
18:52qui sont compétitifs,
18:53donc le luxe continue à performer,
18:56le nucléaire continue à performer,
18:58etc.
18:58Mais le choc chinois,
19:00on ne se rend pas compte,
19:01si vous voulez,
19:01parce qu'évidemment,
19:02tout ça est invisible.
19:03On voit les petits colis,
19:05on voit Chine ou Uber.
19:06On commence à le voir dans la rue,
19:08parce que dans les voitures électriques,
19:09on commence à voir
19:10de plus en plus de voitures chinoises.
19:12Quand vous prenez un Uber,
19:13enfin je ne vais pas faire de pub
19:14ou un taxi,
19:15c'est toujours intéressant
19:15de demander à un chauffeur de taxi
19:16quelle voiture il préfère.
19:18Aujourd'hui,
19:18il faut le dire d'ailleurs,
19:19les voitures sont meilleures.
19:21Exit Tesla.
19:22Oui.
19:23Exit Tesla.
19:23Et maintenant,
19:24c'est les voitures chinoises.
19:25Donc,
19:25on a un sujet
19:26et malheureusement,
19:27il va falloir du temps
19:28pour se remettre à niveau.
19:29On va y arriver
19:30et donc la seule manière
19:31que je vois
19:32et pas seulement sur l'automobile,
19:33c'est de mettre
19:34de manière temporaire
19:35des droits de douane.
19:36Ça va secouer.
19:38À quelle hauteur ?
19:39Je ne sais pas.
19:40Si vous voulez,
19:40je ne suis pas macroéconomiste
19:41donc il faut trouver.
19:43Mais le problème qu'on a...
19:44Et surtout ?
19:44Juste, pardon,
19:45je finis juste.
19:45Le problème qu'on a en Europe,
19:47c'est que les intérêts
19:47sont divergents.
19:48Quand vous êtes un petit pays
19:50ou quand vous êtes la Hongrie,
19:52quel que soit le gouvernement d'ailleurs,
19:53vous avez une usine BYD.
19:56Vous, votre intérêt,
19:57vous n'êtes pas
19:57une industrie automobile nationale,
19:58votre intérêt,
19:59c'est open bar.
20:00Quand vous êtes un tout petit pays
20:02et que tel grand équipementier
20:04télécom chinois,
20:05Huawei pour ne pas le nommer,
20:06vient ouvrir un centre de recherche,
20:08vous l'accueillez à bras ouverts.
20:10C'est ça notre sujet.
20:11Vous demandez équipementier
20:11automobile français
20:12à Forvia,
20:13à d'autres,
20:13ils vous disent
20:13non, surtout on a besoin des Chinois.
20:16Vous posez la question aussi
20:17à Renault,
20:18il a besoin des Chinois.
20:20Oui,
20:20demandez à Jean-Dominique Sénard
20:22ce qu'il en pense,
20:22je ne veux pas le faire parler,
20:23mais il est...
20:24Enfin,
20:25moi je vois de plus en plus
20:26de patrons,
20:26je vous dis,
20:27je cite Clément Beaune
20:28et Nicolas Dufour,
20:29mais il y en a d'autres
20:29qui disent
20:30on est dans une...
20:32Alors oui,
20:32quand vous êtes patron
20:33d'LVMH,
20:34vous n'avez pas envie
20:34de droit d'ouane
20:35parce qu'il y aura
20:35des répercussions
20:36sur le business.
20:37Donc je reconnais
20:37que c'est très difficile
20:38et encore une fois,
20:39on n'a pas de consensus.
20:40Mais je ne vois pas comment
20:42on a,
20:43sur l'espace de 20 ans,
20:44complètement perdu
20:45en compétitivité.
20:47C'est de notre faute.
20:47Et les Chinois,
20:49eux,
20:50ont surinvesti
20:52à perte
20:52dans des capacités de production.
20:53Donc il y a un moment,
20:55il faut arrêter
20:55et faire stop.
20:56Et donc il faut l'innovation
20:57et la robotisation.
20:58Mais là,
20:58c'est une réponse
20:59à moyen terme.
21:00Le moyen terme,
21:01c'est pas la réponse.
21:02Mais à court terme,
21:03c'est la seule réponse possible.
21:04D'accord,
21:05les droits de douane.
21:06Toute dernière question
21:07pour conclure
21:07puisque vous étiez
21:08président du MEDEF.
21:10Un ex-grand patron
21:11derrière les barreaux,
21:14sous les verrous,
21:14en l'occurrence,
21:15c'est Bruno Laffont
21:15qui a été président de la Farge.
21:17Et donc hier,
21:18il a été condamné
21:19à six ans de prison
21:20par le tribunal correctionnel de Paris
21:22pour financement du terrorisme
21:23en Syrie,
21:24c'est 2013-2014.
21:26Il va faire appel,
21:27bien sûr,
21:27mais surtout,
21:28c'est qu'il a été
21:29incarcéré immédiatement.
21:31Quelle interprétation
21:32vous donnez
21:33à cette incarcération immédiate
21:36et à ce jugement ?
21:38Moi,
21:38je ne connais pas
21:39à tous les détails.
21:39Il n'est pas le seul,
21:40j'ai compris qu'il y avait
21:41cinq autres présidents
21:43qui sont aussi incarcérés.
21:47Pendant des siècles,
21:49la justice était plus clémente
21:51avec les puissants
21:52et plus dure avec le peuple.
21:56On peut avoir le sentiment
21:57qu'à travers cette incarcération immédiate,
22:01exécution,
22:01je ne sais pas si on s'appelle,
22:02ou ce qui s'est passé
22:04avec le président Sarkozy,
22:05qu'on est un peu dans l'inverse.
22:07Je ne connais pas les détails
22:09de l'affaire,
22:10et puis il y a un côté émotionnel
22:11évidemment très fort,
22:13mais il ne faudrait pas
22:15que la justice
22:17rebascule,
22:17fasse presque
22:19payer le passé,
22:20en quelque sorte.
22:21Oui,
22:21pendant longtemps,
22:22ça a été le cas.
22:23Et c'est vrai
22:23que cette incarcération immédiate,
22:25elle est très dure
22:27pour Bruno Laffont
22:29et pour surtout,
22:30enfin,
22:30pas surtout,
22:30les autres membres
22:33de son comité d'action
22:34qui étaient dans le procès.
22:37Merci beaucoup.
22:38Merci Geoffroy Roubezu.
22:39On a compris,
22:40des droits de douane,
22:41c'est la seule solution
22:41en tous les cas
22:42pour s'en sortir
22:42à court terme.
22:44Le 1er mai,
22:45c'est du grand n'importe quoi,
22:46il faut travailler plus.
22:48Voilà,
22:48c'était Geoffroy Roubezu,
22:49l'ex-patron du MEDEF,
22:50très remonté.
22:50Merci beaucoup.
22:51Voilà,
22:52bonne soirée,
22:52tout de suite,
22:53vous retrouvez Laurent Cambot
22:54pour son journal de l'écho.
22:58Le 18-19 d'Edwish Chevrillon
23:01sur BFM Business.
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