- il y a 12 heures
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay.
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00:01L'IFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edvie Chevrillon.
00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. Nous sommes donc face à un nouveau choc pétrolier.
00:17Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le ministre de l'Économie et des Finances à l
00:20'Assemblée nationale.
00:20Alors est-ce que les réponses de l'État pour aider les Français et les entreprises et les petites entreprises,
00:25et qu'elles sont suffisantes ? Notre invité dans un instant, Michel Picon, le président de l'UDP.
00:31Ensuite, on essaiera de comprendre ce qui se passe sur le front des taux d'intérêt.
00:36Wilfried Galland, directeur stratégique de Montpensier, sera avec nous.
00:39On verra notamment ce qui se passe aux États-Unis. C'est sans doute là la clé de l'issue
00:44de la guerre.
00:45Et puis ensuite, c'est Alice Labouse. C'est sans doute la business angel la plus médiatique.
00:50Elle fait partie des jurés historiques de qui veut être mon associé.
00:54Elle publie un livre, Passer à l'action. Elle a notamment une très grosse société de gestion.
00:59On verra avec elle ce qu'il faut faire. Mais tout de suite, Stéphanie Collot pour le journal de l
01:03'écho.
01:07Bonsoir Stéphanie. Bonsoir Edwige.
01:09Et on commence avec la première évaluation de l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie française,
01:14puisque l'INSEE revoit à l'instant légèrement à la baisse ses prévisions de croissance.
01:18Effectivement, l'INSEE anticipe désormais une hausse de 0,2% du PIB au premier et au deuxième trimestre,
01:25contre 0,3% auparavant. L'inflation devrait nettement accélérer et franchir les 2% au cours du printemps,
01:33contre un peu plus d'1% aujourd'hui, à cause de la hausse des prix des hydrocarbures.
01:37Une hausse des prix qui devrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages, dont la consommation devrait ralentir.
01:43Ce soir, le ministre Roland Lescure parle d'un nouveau choc pétrolier.
01:48Au 25e jour de conflit, les frappes se poursuivent au Moyen-Orient.
01:53L'Iran nie toujours la tenue de négociations avec Washington.
01:56De son côté, le Pakistan se dit prêt à accueillir des discussions pour mettre fin à la guerre.
02:01En France, le chef d'état-major des armées regrette que l'allié américain soit de moins en moins prévisible.
02:07Un sommet des ministres des Affaires étrangères du G7 se tient ce vendredi près de Paris.
02:13En présence du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
02:16On l'apprend aujourd'hui, mais la banque Edmond de Rothschild a été perquisitionnée vendredi dernier à Paris.
02:23Perquisition dans le cadre de l'affaire Epstein.
02:26L'enquête du parquet national financier pour corruption d'agents publics
02:29vise le diplomate français Fabrice Eddans, cité dans les dossiers,
02:35et qui travaillait pour la banque.
02:36On reparle d'une introduction en bourse pour le Club Med.
02:39Dans un entretien au Figaro, le patron du groupe évoque cette possibilité pour la fin de l'année.
02:44Ou l'année prochaine, un virage stratégique et financier pour le chinois Fosun, son actionnaire majoritaire,
02:51qui était tellement opposé l'année dernière qu'il avait évincé le PDG de l'époque, Henri Giscard d'Estaing.
02:5620 ans après avoir quitté Euronext, le groupe est valorisé 2 milliards d'euros.
03:02Et puis, dans le secteur de la beauté, le groupe espagnol Pooch 2 pourrait se marier avec le géant américain
03:09Estée Lauder.
03:10Pour l'instant, aucune décision n'a été prise, mais les deux entreprises très complémentaires
03:14évoquent des discussions en vue d'un rapprochement.
03:17Et ce futur ensemble pourrait bien faire de l'ombre au numéro 1 mondial, L'Oréal.
03:2218h01 sur BFM Business, les marchés.
03:25Audi Business vous accompagne pendant votre rendez-vous avec l'Audi A5 A20, disponible en hybride rechargeable.
03:36Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine.
03:38Bonsoir Stéphanie, bonsoir Edwige.
03:40Bonsoir Antoine. Et le CAC termine en petite hausse ce soir.
03:43Oui, petite hausse, effectivement, ça a été très indécis toute la journée, assez volatile.
03:47Maintenant, pas sur un écart de points formidable, mais plus 0,23% en clôture.
03:527 743 points. Notez les volumes d'échanges, ils sont toujours très actifs.
03:55On est au-delà des 4 milliards d'euros d'actions négociées ce soir.
03:59On surperforme légèrement l'Eurostock 50 qui a gagné 0,13%
04:02et le DAX à Francfort qui lui a terminé légèrement dans le rouge, moins 0,07%.
04:07On a assisté à pas mal de replacements autour de Stellantis
04:10qui signent deux séances de hausse consécutives.
04:13Assez net, un plus 3,4% ce soir à 5,85€.
04:16Un sentiment un petit peu plus positif et peut-être quelques rachats d'opportunités.
04:21ArcelorMittal gagne 2,3% à 45,23€.
04:23Même cas de figure sur le court terme.
04:25Air Liquide bénéficie d'achats de confiance du marché.
04:28Toujours plus de 17, on est à 169,16€.
04:31A la baisse, c'était une mauvaise journée pour le secteur des ESN.
04:34Le ESN, un Dassault Systèmes qui a perdu 2,4% à 16,59€.
04:37Capgemini moins 1,9% à 96,36€.
04:40Pareil pour l'aéronautique.
04:41Safran a perdu 1,8% à 282,10€.
04:44Sur le SVF 120, c'est Worldline qui signe la plus forte baisse.
04:47Alors il y a des ajustements techniques et le titre est toujours très volatile.
04:50Il a perdu 15,1% à 30 centimes d'euros en clôture.
04:54Veralia, en revanche, signe une belle progression à plus 4,7%, 17,24€.
04:59Attention, toujours des signes de tension sur les dettes européennes.
05:03Et particulièrement la dette française.
05:05Le 10 ans est à 3,75€ à nouveau.
05:073,03€ pour la dette allemande.
05:094,38€ pour la dette américaine.
05:11L'or, 4 425 dollars l'once.
05:14Merci beaucoup Antoine.
05:16Merci Stéphanie.
05:17On vous retrouve à 19h, 19h30.
05:19Si je retrouve ma voix, on ne sait jamais.
05:21A tout de suite.
05:23BFM Business et la Tribune présente
05:27Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:33Vous êtes bien dans le 18-19.
05:34Mon invité, c'est Michel Picon, le président de l'UDP.
05:37Bonsoir Michel Picon.
05:38Bonsoir.
05:38Merci d'être avec nous.
05:40Vous me direz un peu dans quel état d'esprit vous êtes.
05:42Peut-être que vous avez entendu tout à l'heure à l'Assemblée nationale,
05:44dont c'était le grand retour,
05:46le ministre de l'Économie et des Finances,
05:48disant nous sommes dans un nouveau choc pétrolier.
05:52Et puis après, il y a la réponse de Marine Le Pen qui a dit
05:55l'État notamment est un profiteur de guerre.
06:00Est-ce que vous vous trouvez, vous-même, Michel Picon,
06:02vous avez eu des propos assez forts vis-à-vis des distributeurs
06:07en disant qu'ils prennent les Français pour des dindons.
06:10Donc là, qui sont les dindons, qui sont les profiteurs
06:12et surtout comment vous vous considérez
06:15défendant quand même des milieux d'entreprise ?
06:17Non, mais je crois que le troisième jour de cette crise,
06:21le troisième jour, voire à la pompe des augmentations
06:24comme on les a vécues,
06:26effectivement, je confirme,
06:28il y a des gens qui ont profité anormalement de la situation.
06:31Aujourd'hui, les choses se sont un peu modifiées.
06:35D'abord, l'État a engagé un certain nombre de contrôles
06:37sans trop de pouvoir, il faut bien le dire,
06:39mais quand vous voyez arriver chez vous des tas de contrôles,
06:42ça calme un peu les appétits de ceux qui voudraient augmenter
06:48et profiter de la situation.
06:50Mais il n'y a pas de doute aujourd'hui
06:52que les distributeurs paient le carburant
06:54beaucoup plus cher que ceux qui le payaient avant.
06:56Mais donc, est-ce qu'ils nous prennent toujours pour des dindons ou pas ?
07:00Non, mais ça, c'est l'histoire qui va nous le dire.
07:03Moi, ce que je vois, c'est que j'ai beaucoup d'artisans du bâtiment
07:06qui s'inquiètent de voir leur grossiste aujourd'hui
07:09sur le prix de matériaux de construction,
07:13dire, oui, ça augmente, le coût des transports augmente,
07:16mais est-ce que la part du transport dans l'augmentation
07:19qui est appliquée, elle est justifiée ?
07:21Eh bien, on suit tout ça de manière très proche.
07:25Il faut éviter, et ce que je dis là sur le profit anormal
07:30que pourrait faire un certain nombre,
07:32ça doit être pareil pour l'État.
07:34L'État ne doit pas bénéficier de recettes supplémentaires
07:38par cette affaire.
07:39Je ne dis pas que c'est le cas, mais bien que...
07:41Ah ben là, attendez, là, vous faites peut-être bien que oui,
07:43peut-être bien que non, mais vous n'êtes pas normand.
07:45Je ne suis pas normand, mais je suis assez réaliste tout de même,
07:50parce que nous sommes à 20 jours, simplement,
07:52du début de cette crise.
07:53Si quelqu'un peut en tirer des éléments généraux,
07:57moi, je pense que tout le monde s'énerve un petit peu.
08:01Il faut par secteur.
08:02Il y a des secteurs qui sont des gros consommateurs de carburant
08:05et qui ont besoin de cela.
08:07Eh bien, il faut que le gouvernement,
08:09et d'ailleurs le Premier ministre l'a annoncé aujourd'hui au Parlement,
08:12prenne des mesures sectorielles.
08:14Maintenant, à le faire comme demande Mme Le Pen,
08:16d'arroser avec des mesures générales
08:19pour qu'il y ait un bouclier d'économie,
08:21je pense que ce n'est pas responsable que je demandais ça.
08:24– Il ne faut pas que l'État en profite,
08:25donc elle dit un peu la même chose que vous,
08:27vous dites la même chose qu'elle.
08:28– Bien sûr.
08:28– Elle dit l'État en profite,
08:30parce que forcément, comme on vend plus,
08:33il y a notamment plus de TVA.
08:36Alors maintenant, ça compense sur l'assise,
08:38on sait que vous avez l'ancienne TIPP,
08:41qui fait que quand c'est indexé au volume,
08:43du coup, ça baisse.
08:43La question, c'est, l'État, quand même,
08:46ils en profitent un peu, là.
08:47– Ben oui, je pense, mais c'est à…
08:50– Et donc, vous, vous leur dites quoi ?
08:52Si vous profitez, vous voulez qu'ils fassent quoi ?
08:54– Nous, nous leur demandons des mesures sectorielles,
08:58et je pense dans le secteur des petites entreprises
09:00que je représente,
09:01il y a évidemment les infirmières, les taxis,
09:05il y a les entreprises de travaux publics,
09:08il y a des gens qui sont des gros consommateurs de carburant,
09:11et dont l'activité ne leur permet pas
09:13de répercuter le prix immédiatement,
09:15c'est le cas d'une infirmière, par exemple.
09:17Donc, il faut que des mesures sectorielles soient prises.
09:20Ensuite, est-ce que l'État profite de cette augmentation
09:23par les taxes qu'il prend de manière supplémentaire ?
09:26Vous l'avez dit vous-même, ce n'est pas encore documenté.
09:30Ce n'est pas documenté parce qu'une partie de ces taxes
09:33est sur l'assise, sur le volume de consommation,
09:37et ce volume de consommation, dans cette période, il baisse.
09:41Et donc, on fera le compte, en tout cas.
09:43Moi, je remercie le gouvernement de nous associer toutes les semaines,
09:48voire même deux fois par semaine, avec le ministre de l'Économie, des Finances
09:51et l'ensemble de ses ministres, pour un examen de la situation.
09:55L'État ne peut pas trouver des ressources supplémentaires dans cette affaire.
10:00C'est important, l'État ne peut pas trouver des ressources supplémentaires dans cette affaire.
10:04Non, il ne peut pas avoir un effet de gagne.
10:08Ce serait indécent que l'État ait, à cause de cette crise,
10:13des recettes supplémentaires à ce qu'il avait prévu dans son budget.
10:16Et tout ce qu'il va dépasser, ça devra être réinjecté de manière sectorielle,
10:22pas générale.
10:23Un bouclier qui protégerait la totalité des Français, bien sûr, c'est idéal.
10:28Mais ça se fait en Espagne, ça se fait en Italie, mais derrière l'équilibre...
10:33On a perdu les moyens.
10:34Mais bien sûr, on a perdu les moyens.
10:36Et puis, je pourrais dire aujourd'hui qu'en Italie, par exemple,
10:39on met 5 milliards pour faire baisser le coût de l'essence,
10:43mais en même temps, on diminue un certain nombre de budgets,
10:46notamment dans la santé, notamment dans la sécurité.
10:51L'argent magique n'existe pas, et je pense que toutes les entreprises,
10:54on le sait, nous l'avons compris.
10:56Maintenant, il faut regarder, il faut défendre ceux qui en ont vraiment besoin,
11:01et puis il faut rompre avec cette hystérie de toujours plus d'argent public,
11:06toujours plus d'argent public.
11:07– Mais en même temps, j'imagine, vous-même le disiez,
11:10c'est que vos alérants, ils doivent vous demander quand même,
11:13ils doivent dire, attends, il faut quand même y aller, d'accord,
11:16on peut comprendre les finances de l'État,
11:18mais nous, au quotidien, il faut bien qu'on boucle nos budgets.
11:24– Alors, vous dites qu'il faut des aides sectorielles,
11:26vous les voyez, d'abord, est-ce que vous avez demandé ça à Roland Lescure,
11:29et surtout, vous voyez ça comment, parce qu'entre une infirmière
11:33et un artisan du BTP, c'est pas la même mesure.
11:36– Non, c'est pas la même mesure.
11:37– Donc comment, vous voyez, concrètement, ça prendrait quelle forme votre proposition ?
11:41– Avec le ministre de l'Économie et des Finances,
11:44nous avons envisagé la situation des infirmières,
11:48c'est à la Caisse nationale d'assurance maladie,
11:50qu'il faut demander un effort sur la réévaluation de leurs indemnités kilométriques,
11:57parce que depuis des années et des années, ça n'a pas été réévalué.
12:01Donc, profession par profession, quand je dis qu'il faut soutenir secteur par secteur,
12:06parce qu'on n'a pas les moyens d'arroser aussi large,
12:09il faut rentrer dans le détail, probablement sur le travail public,
12:13il faut qu'il y ait une baisse de la taxe de l'assise sur le volume,
12:19ça paraît indispensable, et ça fera partie, je pense, des compensations,
12:25si l'État a plus de recettes, ce qui n'est pas certain,
12:28mais il en aura quand même un petit peu, me semble-t-il,
12:30eh bien, il faut qu'elles soient fléchées là où c'est véritablement utile.
12:33Après, les comportements des uns et des autres vont devoir aussi modifier un chef d'entreprise,
12:39ça s'adapte, et il faudra qu'il y ait un certain nombre de nos entreprises
12:42qui répercutent sur leurs prix.
12:45Alors, il y a aussi une autre solution qui est proposée,
12:47notamment par le Rassemblement National et par Jean-Philippe Tanguy,
12:50qui a eu un échange assez musclé à l'Assemblée Nationale avec Roland Lescure,
12:55sur les certificats d'économie d'énergie,
12:58vous savez, qui pèsent à peu près pour 15 centimes dans un litre d'essence,
13:04et il a dit, ben voilà, il faut les suçantes,
13:06maintenant on ne sait pas où ça va,
13:08ce n'est pas dans les caisses de l'État,
13:09mais enfin, c'est 4 milliards, il faut les supprimer,
13:12on n'a plus les moyens,
13:14puis en plus, ce n'est pas du tout bien fléché.
13:16Vous vous dites quoi ?
13:16Roland Lescure a répondu, ça sert à électrifier le pays,
13:20donc on sait très bien où ça va.
13:22La position de Michel Picon, c'est quoi ?
13:24Sur le certificat d'énergie, je n'ai pas une religion bien précise,
13:30ce sont des recettes dont l'État certainement a besoin
13:33dans l'équilibre de son budget.
13:35125 milliards de déficit,
13:37et ces recettes-là, elles sont compensées,
13:40elles sont utilisées.
13:42Bon, moi j'entends que le certificat d'énergie,
13:45de toute façon, si on le supprimait,
13:47c'est un arrosage pour tous les Français.
13:50Pour tous les Français.
13:52Oui, mais c'est bien, y compris celui qui fait 5 000 km dans l'année,
13:57pour qui l'impact est très faible,
14:00il bénéficiera aussi, et ils sont nombreux.
14:02Donc moi, je pense que c'est une mesure
14:05qui est une mesure d'arrosoir très large,
14:08qui, bien évidemment, ne changera pas la vie
14:12de beaucoup de nos concitoyens,
14:14et qui va priver l'État d'une recette
14:17et qui permettrait d'intervenir sectoriellement
14:19à ceux qui en ont besoin.
14:20– J'ai envie de dire, Michel Picon,
14:22vous ne passez pas trop de temps à Bercy,
14:24là, j'ai l'impression d'entendre un peu…
14:25– Oui, j'ai un peu l'impression d'entendre,
14:27non pas un représentant des artisans
14:30et des petites entreprises,
14:31mais presque le bras droit de Roland Lescure.
14:33– Que voulez-vous que je vous dise
14:35que nous devons, dans la situation
14:37qui est celle de notre pays,
14:39avec 3 milliards 500 millions de déficit,
14:43avec 125 milliards rajoutés,
14:46vous voulez que le responsable que je suis
14:48vous dise, nous devons supprimer la TVA complète
14:52sur tout le carburant,
14:53priver l'État de toutes ces recettes ?
14:56– Bien sûr que non, mais vous voyez,
14:58entre les deux, il y a peut-être…
14:59– Entre les deux, c'est de flécher
15:01les soutiens de l'État,
15:03et il n'y a pas de grande latitude
15:06vers ceux qui en ont véritablement besoin.
15:10et je me méfie de toute cette espèce…
15:14On a vécu déjà ça, on a vécu cette crise,
15:17et je me méfie des mesures qui coûtent
15:20un pognon de dingue, comme disait quelqu'un de célèbre,
15:23et qui n'ont pas l'efficacité que l'on attend
15:26sur ceux qui en ont vraiment besoin.
15:27– Les mesures… D'abord, un, la réponse,
15:30elle était quoi par rapport à vos mesures sectorielles ?
15:32On vous a dit, on regarde,
15:34on peut passer à la prochaine réunion,
15:36où il se passe des choses ?
15:37– Non, non, non, on essaie de quantifier les sujets,
15:40on essaie de regarder avec…
15:43– Et pour quand ?
15:43– Mais tous les jours, on y était encore finie.
15:46– Si la guerre est terminée,
15:48je pense qu'il n'y a pas besoin de mesures pour personne.
15:50– Non, mais le temps que vous arriviez
15:51à vous mettre d'accord sur vos mesures sectorielles.
15:54– Si les sujets, si cette pénurie,
15:58ces difficultés devaient durer dans le temps,
16:01oui, il faudra peut-être qu'on envisage
16:04un plan plus général que ce qui a été présenté ce matin
16:08pour le transport, c'est-à-dire report des échéances,
16:11mise en place de prêts spécifiques par la BPI
16:14pour le transport, la pêche et l'agriculture.
16:17Il faudra peut-être étendre ça
16:19à d'autres professions.
16:22Je le demande.
16:23– Ah, vous demandez ?
16:25– Mais bien évidemment…
16:26– Là, vous demandez ça.
16:28– Bien sûr que je le demande,
16:29mais tout ça a un coût.
16:30et si demain, on le fait systématiquement pour tout le monde,
16:35eh bien personne ne pourra être aidé significativement.
16:37– Vous demandez spécifiquement,
16:38donc les infirmières, on met ça de côté, d'accord,
16:41vous demandez ça pour les taxis.
16:42– Les taxis.
16:44– Les artisans du bâtiment.
16:46– Oui, bien sûr.
16:48Particulièrement le travail public
16:49parce qu'ils utilisent des engins
16:50qui sont très consommateurs de carburant.
16:52– Et le gazole, en plus, on sait que ça a explosé.
16:54– Absolument.
16:55– Pour l'instant, les aides qui ont été mises en place
16:58sur le transport, l'agriculture, la pêche,
17:03ce ne sont pas des aides, ce sont des reports de charges.
17:06– Oui, c'est pour ça que certains disent
17:08que ça ne sert pas à grand-chose, mais…
17:09– Oui, mais ça permet de passer le cap
17:12pour ceux pour qui c'est difficile.
17:14Et puis ensuite, bien évidemment,
17:17si les choses devaient durer
17:19et si elles étaient sérieusement impactantes
17:22pour une profession, l'État devra soutenir,
17:25évidemment, le temps que ça dure.
17:27Mais il faut y aller avec beaucoup de précautions.
17:30Et moi, je ne suis pas de ceux qui crient au feu
17:32avant que la maison ne brûle.
17:35– Juste la proposition qu'il y a,
17:36la hausse de production demandée aux raffinaires,
17:39est-ce que ça peut…
17:40est-ce que ça aura un impact véritable
17:42lorsqu'on voit, bon, finalement,
17:44ça va avoir un tout petit impact ?
17:46– Oui, j'ai cru qu'on…
17:47– En plus, on n'a plus tellement de raffineries en France
17:48parce que ce n'est pas un métier
17:50qui dégage beaucoup de marge, il faut le reconnaître.
17:52– Oui, j'ai cru comprendre que la plus grosse,
17:54qui est près du Havre,
17:55c'est 12 millions de productions.
18:02Et l'augmentation qu'elle pourrait faire,
18:05c'est 0,1.
18:07Bon, c'est-à-dire que ça ne sera pas significatif
18:09pour faire baisser les cours.
18:11– Vous avez quand même le sentiment
18:12– C'est toujours un petit peu plus, mais…
18:14– Que l'État a pris la mesure
18:17de ce qui se passe ou pas ?
18:19– Oui, moi, j'ai le sentiment que l'État a pris…
18:22– D'accord, mais c'est important venant de part.
18:23– Oui, moi, je pense que l'État a pris la mesure
18:25de ce qui se passe, je pense aussi que l'État
18:27sait qu'il est à la tête d'un pays
18:29qui est au bord de la faillite,
18:30qui a des dettes de partout,
18:32et qu'il faudra aider pour éviter
18:34que des secteurs de notre économie s'effondrent,
18:37mais qu'il faut le faire avec discernement.
18:39Pas comme on l'a déjà fait avec un chèque énergie
18:42qui touchait tout le monde
18:43et qui permettait au fond…
18:45– On n'a plus les moyens du quoi qu'il en coûte,
18:47pour reprendre l'expression ce matin
18:49de la ministre de l'Énergie
18:51et qui est aussi porte-parole du gouvernement,
18:53Hamaud Bréjean.
18:54Vous avez peut-être eu le temps de voir l'INSEE
18:57qui revoit à la baisse ses prévisions de croissance,
19:00légèrement à la baisse,
19:01on ne va pas faire de l'alarmisme,
19:03une économie percutée par les désordres mondiaux,
19:06la croissance française devrait être moins bonne
19:08que prévue au premier et deuxième trimestre
19:09en raison d'une inflation à la hausse des prix
19:12d'hydrocarbures.
19:14Vous n'êtes pas économiste,
19:16M. Bicot,
19:16mais en revanche,
19:17vous, vous avez un spectre assez large
19:19d'entreprises qui sont au contact
19:21et qui font cette croissance.
19:23Qu'est-ce que vous observez ?
19:24– Ce que j'observe,
19:25c'est que la situation que l'on a connue en 2025
19:27de défaillance d'entreprise continue.
19:30Sur janvier, février,
19:32en termes de défaillance d'entreprise
19:35qui ont fait appel à l'AGS,
19:38à l'Association de garantie des salaires,
19:40c'est un record au mois de février
19:43que nous avons connu.
19:44– Combien ?
19:45Vous avez le chiffre ?
19:46– Je ne l'ai pas, je regarde,
19:47je ne l'ai pas.
19:48– Oui, je l'ai quelque part,
19:50mais le nombre de…
19:54– 68 916 ?
19:56– Oui, c'est 199 millions d'euros
20:01que nous avons avancés
20:03pour payer les salaires des entreprises
20:05qui ont été défaillées.
20:06– Et donc, l'année dernière,
20:09pour le mois de février,
20:10c'était 173 millions.
20:12Donc, c'est vraiment une augmentation très forte.
20:15Alors, après, on a eu beaucoup d'entreprises,
20:18dont vous avez parlé ici,
20:19Brandt et des tas d'entreprises
20:22qui, malheureusement,
20:23n'ont pas pu faire face
20:25au paiement de leurs salaires.
20:26Voilà, donc la situation,
20:29hors cette crise qui vient se rajouter,
20:31elle n'était pas facile et pas brillante.
20:34Donc, les années qui viennent,
20:36les mois qui viennent,
20:37oui, elles sont inquiétantes.
20:38Nos entreprises, elles sont inquiètes
20:40et elles ont une trésorerie qui est basse.
20:43Elles sont inquiètes aussi dans des secteurs
20:45dont on se dit,
20:45bon, c'est pas trop grave pour elles.
20:47Je pense à l'hôtellerie, à la restauration.
20:49Mais il faut savoir qu'une grande partie
20:52des touristes qui venaient en France aujourd'hui,
20:54d'étrangers,
20:55eh bien, ils sont en train de se replier
20:57sur leur marché intérieur.
20:59Alors, en contrepartie,
21:01on aura, j'espère,
21:01beaucoup de Français
21:02qui prendront leurs vacances en France.
21:05Mais nous avons convenu ce matin...
21:07Oui, c'est ce que disait hier Jean-François Rial
21:09qui était vraiment manquée dans le tourisme.
21:12Il disait, du coup,
21:12l'Europe et la France,
21:13ça redevient une vraie destination.
21:15Absolument.
21:15Parce qu'il y a une...
21:17Voyager, c'est devenu anxiogène,
21:19pas forcément rationnel,
21:22mais...
21:22Oui, c'est...
21:23Et puis, Dubaï, par exemple,
21:25qui avait imaginé
21:27que la paralysie de l'aéroport de Dubaï
21:29allait paralyser
21:30l'ensemble des activités touristiques du monde
21:33parce que c'est un hub, aujourd'hui,
21:35où tout le monde passe,
21:36y compris pour aller en avie.
21:39Nous avons convenu ce matin
21:41avec le ministre du Travail
21:42de mettre en œuvre
21:43les dispositifs,
21:44là où ça sera nécessaire,
21:46d'arrêt partiel d'activité.
21:48Il y a des établissements,
21:50notamment à Paris,
21:51des établissements
21:52avec 600, 700 salariés
21:54qui ont une chute brutale
21:56parce qu'ils travaillaient
21:57avec le Moyen-Orient,
21:58avec des qataris,
22:00avec...
22:00Bon, et les chambres d'hôtels sont vides,
22:03les restaurants sont vides.
22:04Voilà.
22:05Et donc, il y aura des impacts
22:07qui ne vont pas concerner
22:08que le carburant.
22:10Et c'est pour ça qu'il ne faut pas
22:10que l'État se démunisse
22:12complètement de tout ce qu'il pourrait faire
22:14en arrosant partout.
22:16Et franchement,
22:17moi, quand je vous disais tout à l'heure
22:19avec un peu d'humour,
22:20je suis entre le marteau et l'enclume,
22:21oui, bien sûr, j'ai sans arrêt
22:23mes fédérations qui me harcèlent
22:25en me disant
22:25il faut se battre,
22:26il faut qu'on ait des aides,
22:27il faut que tu nous soutiennes.
22:28Je ne fais que ça
22:29de les soutenir.
22:30Mais je leur dis dans le même temps,
22:32l'État pourrait s'effondrer
22:34si on n'y prend pas garde.
22:36La folie politique
22:37de ceux qui veulent distribuer
22:39pour faire plaisir
22:40à tout le monde,
22:41eh bien, je pense que nous devons,
22:42nous, chefs d'entreprise,
22:44avoir la responsabilité
22:45d'aider les secteurs
22:47pour qui ça serait indispensable,
22:50mais de mesurer nos revendications.
22:53Juste un point,
22:54parce que quand même,
22:55c'est assez fort ce que vous nous dites là,
22:56Michel Picon.
22:57Est-ce qu'il y a eu
22:58les élections municipales ?
23:01On a dit, mais tiens,
23:02il faudrait peut-être
23:02que les chefs d'entreprise
23:03s'engagent plus,
23:04justement,
23:05face à entendre
23:05la voix de la raison,
23:06face à entendre
23:07ce que vous venez de dire
23:08et que les Français
23:08n'ont pas très envie d'entendre,
23:10c'est-à-dire qu'on est
23:10à la tête d'un État,
23:12enfin, notre État est en faillite
23:13et eux, ils sont à la tête
23:14d'un État en faillite.
23:16Est-ce que vous répondez
23:17à cette critique
23:18qu'on peut vous faire ?
23:20Non, mais bien sûr,
23:21c'est tellement plus facile
23:23que de dire,
23:24bon,
23:26aller dans le sens du poil,
23:28quand vous voulez vous faire élire,
23:29c'est tellement plus facile aussi.
23:31Et on l'a vu
23:31dans ces élections municipales,
23:33parfois,
23:33des maires qui avaient géré
23:35avec beaucoup de rigueur
23:37se sont fait balayer
23:38parce qu'on a promis
23:42mon émerveille.
23:42et après,
23:43les chiffres sont têtus
23:44et les réalités
23:45s'imposent à tous.
23:46Non, mais est-ce que du coup,
23:47vous vous dites,
23:47effectivement,
23:48il faudrait qu'on s'engage plus,
23:49nous, patrons ?
23:50Oui.
23:50Une réflexion à avoir
23:51avec Patrick Martin
23:53ou avec d'autres.
23:54Mais vous savez,
23:55pendant toute cette période
23:57pré-élection municipale,
23:59moi, j'ai encouragé
24:00tous mes adhérents
24:01à s'engager dans les listes.
24:03Nous avons 2500 maires
24:06artisans, commerçants
24:07aux professions libérales.
24:082500 maires.
24:09Et vous en avez encore
24:102500 maires après les...
24:1225 000 conseillers municipaux.
24:15Il faut qu'ils y aillent
24:15encore plus.
24:16Il faut inculquer
24:18cette rigueur
24:20qu'a l'entreprise.
24:21En fait,
24:21c'est assez simple
24:22l'économie d'une entreprise
24:24de ne pas dépenser
24:25plus que ce que l'on gagne.
24:26Sinon,
24:27on finit au tribunal
24:28de commerce.
24:28Il faut qu'on arrive
24:29à faire rentrer
24:31dans la tête
24:32des pouvoirs publics
24:33cette rigueur
24:35de ne pas dépenser
24:37plus que ce que l'on gagne.
24:38Juste un petit point
24:39un peu plus technique,
24:40je m'en excuse
24:41pour nos téléspectateurs
24:42et nos auditeurs,
24:44mais en même temps,
24:45très important,
24:46c'est la mise en œuvre
24:47de l'obligation
24:49de la facturation électronique.
24:52Très compliqué.
24:54Est-ce que c'est le moment
24:55de le faire ?
24:56Est-ce que vous...
24:56Justement,
24:57vous ne vous dites pas
24:57attendez,
24:58là,
24:59moi,
24:59mes adhérents,
25:00ils sont déjà confrontés
25:01à un choc pétrolier,
25:02à un choc de croissance.
25:04Est-ce qu'on ne peut pas
25:05attendre un peu ?
25:05Alors,
25:06ça fait un moment
25:07qu'on se prépare tout de même
25:09et que nous sommes...
25:10Je sais.
25:11Pour les petites entreprises,
25:12ça va être étalé
25:13sur deux ans
25:14puisqu'on doit choisir
25:16notre plateforme.
25:18L'État devait nous en fournir une.
25:20Bon,
25:20il a été défaillant,
25:21certainement pour des raisons
25:22financières aussi.
25:23Ah, ben voilà.
25:23Et donc,
25:24il y a 120 opérateurs agréés
25:26qui aujourd'hui proposent
25:28à toutes les entreprises
25:30d'utiliser leurs services
25:31de plateforme électronique.
25:33à la fin,
25:34ça va être un gain formidable
25:36pour tout le monde.
25:37Pour les entreprises
25:38qui vont gagner
25:38beaucoup de temps,
25:40ça va aussi régulariser
25:41ceux qui,
25:42de temps en temps,
25:43ne déclaraient pas tout
25:44et chaque fois que c'est le cas,
25:46eh bien,
25:46c'est au détriment
25:47de ceux qui sont réglo.
25:49Et puis,
25:49ça va être aussi
25:50un gain de temps
25:51pour l'État.
25:52Tout le monde a gagné ça.
25:53Alors,
25:53est-ce qu'il faut reporter
25:55la mesure ?
25:56Moi,
25:56je crois qu'on est dans le tuyau
25:57là maintenant.
25:58On forme nos collaborateurs,
25:59on a choisi nos trucs.
26:00Il faut y aller,
26:01il faut le faire.
26:01Il faut y aller.
26:02Merci beaucoup,
26:02Michel Picon,
26:03d'être venu ici,
26:04président de l'UDP.
26:04Donc,
26:04on a compris,
26:05entre le marteau et l'enclume,
26:07qui est le dadon.
26:08Et en même temps,
26:09on vous pousse,
26:10on vous pousse
26:10en disant quelque chose
26:11et vous dites,
26:12voilà,
26:12mais il faut des mesures
26:13ciblées sectorielles.
26:15Tout à fait.
26:15Merci beaucoup
26:16d'avoir été avec nous,
26:17Michel Picon.
26:18dans un instant,
26:19je recevrai une business angel
26:21la plus médiatique
26:22puisqu'elle est jurée
26:23dans qui est mon associé,
26:25c'est Alice Labou.
26:26Et puis,
26:27je recevrai juste avant
26:28Wilfried Galland
26:29qui est directeur stratégique
26:30chez Montpensier.
26:31Je voulais faire un petit
26:31quand même décryptage
26:33sur l'évolution des taux d'intérêt
26:34parce que ça aussi,
26:36ça influe nettement
26:37sur le niveau
26:39de remboursement
26:40de la dette française.
26:41Mais j'ai envie de dire,
26:42surtout,
26:42ça peut être,
26:42ça influe sur la guerre
26:43parce que ça crée
26:44beaucoup de tensions
26:45aux Etats-Unis.
26:45A tout de suite.
26:47BFM Business et la Tribune
26:49présente
26:52Le 18-19
26:53d'Edwis Chevrillon.
26:56Vous êtes de retour
26:58dans le 18-19
26:59avec déjà mon invité
27:01en plateau,
27:02Alice Labou.
27:02Bonsoir.
27:03Bonsoir,
27:04Alice.
27:04Merci d'être avec nous.
27:06Vous avez été
27:06du reste chroniqueur
27:07sur BFM Business
27:08Once Upon a Time.
27:10Exactement.
27:10Et aujourd'hui,
27:11on vous voit tout le temps
27:13évidemment sur M6
27:14dans l'émission
27:15qui veut être mon associé
27:16et vous êtes devenue
27:17une business angel
27:18vraiment la plus médiatique
27:20et puis vous publiez un livre
27:21parce que vous êtes
27:21la première femme
27:23à avoir créé
27:23une société de gestion.
27:24On va revenir là-dessus.
27:25Mais justement,
27:26je voulais aussi
27:27qu'on essaie
27:28de comprendre
27:28un peu ce qui se passe
27:29sur le front
27:29des taux d'intérêt
27:30et des taux d'emprunt
27:31parce qu'on voit bien
27:31qu'il y a beaucoup de tensions.
27:33Wilfried Galland,
27:34on a la chance
27:34qu'il soit avec nous,
27:35directeur stratégique
27:36chez Montpensueux.
27:37Bonsoir, Wilfried.
27:39Bonsoir, Adige.
27:40Merci d'avoir pris le temps
27:41parce que je voulais
27:42comprendre
27:43qu'est-ce qui se passait
27:44pour les taux français-allemands
27:46mais aussi beaucoup
27:47du côté des taux américains
27:49parce que c'est peut-être
27:50une explication
27:52derrière en coulisses
27:54des volte-face multiples
27:56de Donald Trump.
27:58C'est sûr qu'on approche
28:00des seuils de douleur
28:01qu'on a connus
28:02exactement au moment
28:04par exemple
28:04de l'annonce
28:05des droits de douane.
28:06On est exactement
28:07sur ces seuils-là
28:08qui ont déclenché
28:09les volte-face
28:11de Donald Trump.
28:12on est dans une situation
28:14où les taux
28:15ont beaucoup monté
28:17et ça,
28:18vous le soulignez,
28:19Edwige,
28:20c'est très important
28:21parce qu'on parle
28:21beaucoup des matières premières,
28:22on parle beaucoup
28:23du pétrole
28:23et d'autres matières premières
28:24qui passent par des froides
28:25en mousse,
28:26mais la matière première
28:28numéro un
28:28de l'économie,
28:29c'est l'argent,
28:30c'est le crédit
28:30et lorsque son prix
28:32s'envole,
28:33en fait,
28:33ça fait trembler
28:34tout le monde,
28:34en particulier
28:35dans les économies
28:35comme les États-Unis
28:36qui sont extrêmement endettés,
28:38qui marchent beaucoup
28:39avec la dette
28:39et là,
28:40effectivement,
28:40Donald Trump
28:41ne peut pas se permettre
28:42d'avoir pendant longtemps
28:43des coûts de financement
28:44qui remontent trop fort.
28:46Oui,
28:46est-ce que c'est un peu
28:48comme il y a quelques mois
28:49où vraiment
28:50on a senti
28:51qu'il était obligé
28:53encore une fois
28:54de faire un volte-face
28:55parce que l'Amérique
28:58était au bord
28:58du krach obligataire ?
29:00Alors,
29:02compte tenu
29:03de la vitesse
29:04de la montée
29:05des taux,
29:06on n'était pas encore
29:06dans des situations
29:07de krach obligataire
29:08mais la pression montait
29:10de façon très forte
29:11et de façon surtout,
29:13on avait l'impression
29:15inexorable,
29:15c'est-à-dire qu'on n'avait
29:16pas vraiment de répit
29:17dans cette montée
29:19et on avait l'impression
29:21que Donald Trump
29:23n'était aujourd'hui,
29:25ne prêtait pas encore
29:27attention
29:27et d'un seul coup,
29:29on a vu qu'à l'approche
29:30de ce fameux seuil
29:31de 4,5%
29:32qui ouvrait la voie
29:34au seuil symbolique
29:35des 5%,
29:36à 4,5%,
29:37on avait véritablement
29:38un sujet
29:38et là,
29:39Donald Trump
29:39a commencé effectivement
29:40à dire
29:40je suis en train
29:41de négocier,
29:42je suis en train
29:42de trouver des sorties
29:43de crise,
29:44ça va être beaucoup mieux
29:45après qu'avant
29:46et effectivement,
29:47les taux d'intérêt,
29:48une fois de plus,
29:49on parlait.
29:49Oui,
29:50c'est le point important,
29:51c'est la règle
29:52des quatre,
29:53comme dirait Emmanuel Lechypre,
29:55le prix du galon
29:56a franchi les quatre dollars
29:57et puis les taux d'intérêt
29:59sont allés au-dessus
30:00de 4 à 4,5%.
30:02Donc,
30:03c'est une des explications
30:04en tous les cas.
30:06Comment est-ce que vous,
30:06alors au niveau du taux
30:08d'intérêt français,
30:09du taux d'emprunt français,
30:10où en sommes-nous ?
30:12Et l'impact que ça a,
30:13nous,
30:14on doit rembourser
30:1560 milliards cette année,
30:1770 milliards l'année prochaine
30:18d'intérêt d'emprunt.
30:20Oui,
30:21on sera probablement plus
30:22autour de 70 à 75 milliards
30:25cette année.
30:26Ce qu'on voit en France,
30:30exactement,
30:30ce qu'on voit effectivement,
30:32c'est qu'on a une pression financière
30:35qui commence à monter
30:37sur l'économie.
30:38Alors,
30:38pour l'instant,
30:38ça ne se voit pas encore
30:40parce que les dettes,
30:41évidemment,
30:41se créent au fur et à mesure.
30:43On vit sur un stock
30:44de dettes ancien,
30:45mais effectivement,
30:46c'est un des sujets,
30:47je pense que le Trésor français
30:49et le ministre des Finances
30:50regardent de façon très forte
30:51parce que lorsque l'on voit,
30:53par exemple,
30:53le niveau des indicateurs avancés
30:55de l'économie française
30:56qui est en train de baisser,
30:57on se dit qu'une des raisons,
30:59pas la seule,
31:00mais une des raisons,
31:01c'est effectivement,
31:02on sent la pression financière
31:03qui est en train de monter.
31:043,75,
31:05c'est un taux
31:05qui commence à être important
31:07et on est aujourd'hui,
31:08par exemple,
31:08en Allemagne,
31:09largement au-dessus des 3 %,
31:11donc toute l'Europe est impactée,
31:13la France,
31:14l'Allemagne,
31:14l'Italie,
31:15l'Espagne.
31:15Oui,
31:15et puis en plus,
31:16on voit les prévisions de croissance
31:17de l'INSEE
31:18qui sont tombées tout à l'heure,
31:19comme on dit dans notre jargon,
31:21alors c'est une légère baisse,
31:22mais forcément,
31:23c'est un impact.
31:24En revanche,
31:25toute dernière question,
31:26Wilfried Galland,
31:27beaucoup évacue la stagflation
31:29en disant le taux d'inflation,
31:30il est quand même
31:31largement contenu en Europe.
31:34Oui,
31:35aujourd'hui,
31:36on n'a pas,
31:38on aura probablement
31:39une remontée des prix,
31:40mais je ne pense pas
31:41qu'on ait aujourd'hui
31:41des mécanismes inflationnistes,
31:43des mécanismes,
31:44en particulier prix-salaire,
31:45qui se déclenchent
31:46que lorsque les marchés
31:47de l'emploi sont très tendus.
31:49Ils le sont moins aux États-Unis,
31:50ils ne le sont pas du tout
31:51en France
31:53et pas encore beaucoup
31:54en Europe,
31:54donc la mécanique inflationniste
31:56aujourd'hui n'est pas là.
31:58Attention néanmoins,
31:59on a vu une petite baisse
32:00de la productivité
32:01aux États-Unis,
32:01une augmentation des salaires,
32:03la situation est quand même
32:04à surveiller,
32:05je ne suis pas dans le camp
32:06des inflationnistas,
32:07mais c'est quand même
32:08une situation à surveiller.
32:09L'essentiel,
32:10le vrai sujet,
32:12c'est quand même d'abord
32:13et avant tout la récession.
32:14– Merci beaucoup
32:15Wilfried Galland,
32:16toujours intéressant
32:17et clair vos décryptages.
32:19Merci d'avoir été avec nous.
32:21Tout de suite,
32:21on a invité Alice Laboue,
32:22elle aussi,
32:23elle aura peut-être
32:23une vision
32:24sur ce qui se passe
32:25en ce moment,
32:26notamment sur le front financier,
32:27parce que c'était
32:28la première femme
32:30à avoir créé
32:30une société de gestion.
32:32On voit ça tout de suite.
32:35– Le 18-19
32:37d'Edwige Chevrillon
32:38sur BFM Business.
32:39– Oui, c'est rigolo.
32:41– Rebonsoir Alice Laboue,
32:43merci d'être là.
32:43– Bonsoir Alice,
32:44merci de m'avoir invitée.
32:45– Plein de questions
32:46à vous poser,
32:47parce que d'abord,
32:48vous publiez un livre,
32:50j'ai presque envie de dire,
32:51c'est un peu votre biographie,
32:52mais vous êtes trop jeune.
32:54Passer à l'action,
32:55c'est un peu,
32:55c'est entre biographie
32:57et puis aussi,
32:58qu'est-ce qui se passe,
33:00qu'est-ce que vous conseillez
33:01pour créer,
33:02parce que vous avez
33:03un parcours étonnant.
33:04On va voir ça,
33:05puis en plus,
33:06visiblement,
33:06on vous voit tout le temps
33:07dans qui veut être mon associé,
33:09parce que vous êtes
33:10une femme engagée,
33:11en tous les cas,
33:12ça, moi,
33:12c'est ça que j'apprécie chez vous.
33:14Juste sur la situation aujourd'hui,
33:16puisque vous connaissez ça très bien,
33:18comment vous,
33:19vous l'analysez ?
33:20Qu'est-ce que vous dites,
33:21justement,
33:21aux gens qui vous ont confié
33:23leur épargne ?
33:24– Alors, je dis qu'on est
33:25dans une zone de turbulence,
33:26c'est sûr qu'on se serait bien passé
33:28de cette situation
33:29et donc à nouveau
33:31des taux d'intérêt
33:32qui montent plus
33:33un petit côté un peu inflationniste
33:35qui peut inquiéter,
33:36on était enfin sortis
33:37de cette situation
33:37dans l'espoir
33:38d'une baisse à venir des taux.
33:39On sait que c'est salvateur
33:40pour nous,
33:41les investisseurs,
33:42puisque une baisse des taux
33:43a un impact direct
33:44sur le marché actions
33:45sur lequel vous êtes
33:45probablement investis.
33:47Donc, normalement,
33:47ça fait monter le marché actions.
33:48Donc là,
33:49on est plutôt reparti
33:50sur une hausse des taux.
33:51Donc, il faut espérer
33:52que cette période difficile
33:53ne soit que court terme,
33:55que les sujets
33:55soient réglés rapidement
33:56et je pense qu'en fait,
33:58il y a un alignement d'intérêts
33:59qui est évident.
34:00C'est-à-dire,
34:01vous le disiez vous-même,
34:02en fait,
34:02Donald Trump n'a pas
34:03d'autre choix
34:04que de trouver une issue
34:05rapide et favorable
34:06si possible
34:07parce que l'ensemble
34:08de l'économie américaine
34:09est impacté
34:10et surtout,
34:11l'épargne des Américains
34:13est impactée.
34:13Et je rappelle
34:14que les retraites
34:15des Américains
34:15sont principalement
34:16investies en bourse.
34:17Donc, une hausse des taux
34:19trop longue,
34:19une situation inflationniste,
34:21le retour de l'inflation
34:22serait catastrophique
34:23pour les retraites
34:24des Américains
34:24et comme il y est très sensible,
34:26je pense qu'il trouvera
34:27une solution rapidement.
34:28Oui, et puis ça serait catastrophique
34:30aussi pour Donald Trump
34:31et son élection.
34:33Alors,
34:34j'ai envie de dire
34:34qui êtes-vous Alice Balouzan ?
34:36Alors,
34:36vous avez eu chroniqueur ici
34:38sur d'autres médias.
34:40On vous voit,
34:41donc,
34:41je le disais,
34:41dans l'émission
34:43qui veut être mon associé.
34:45On vous a vu aussi
34:47prendre des engagements
34:48très forts sur les femmes.
34:50Vous avez créé une société
34:51puis une autre.
34:52Vous investissez beaucoup.
34:54Vous investissez
34:55dans des centaines d'entreprises.
34:56Ça fait quoi aujourd'hui,
34:57des centaines d'entreprises ?
34:58J'ai investi
34:59dans des centaines d'entreprises,
35:00peut-être même
35:00dans des milliers d'entreprises
35:02dans ma vie
35:02puisque j'ai créé
35:03une société de gestion
35:04il y a 15 ans
35:05qui s'appelait
35:06Trecento Asset Management.
35:07J'ai développé un fonds
35:09sur le thème de la santé.
35:10Donc,
35:10j'ai investi
35:11au capital
35:12de sociétés cotées en bourse
35:13partout dans le monde,
35:14dans la santé,
35:15des labos,
35:16des fabricants
35:16de matériel médical,
35:17ce genre d'investissement.
35:18Et puis ensuite,
35:19très vite,
35:19j'ai créé
35:20le premier fonds français
35:21Action International
35:23dédié à l'investissement
35:24dans l'intelligence artificielle
35:25et dans la robotique,
35:26en particulier
35:27la robotique industrielle.
35:29Donc,
35:29de la même manière,
35:29on a investi
35:30partout dans le monde,
35:31beaucoup aux Etats-Unis,
35:32évidemment beaucoup au Japon,
35:33en Corée du Sud
35:34où on est devenu
35:34assez fort dans ce domaine-là.
35:36Et puis ensuite,
35:37en fait,
35:38j'ai d'abord créé
35:39cette entreprise
35:39et puis ensuite,
35:40j'ai décidé de m'intéresser
35:42plus à l'épargne
35:43des particuliers
35:43parce qu'effectivement,
35:44je me suis rendu compte
35:45qu'il y avait vraiment
35:46un manque en la matière
35:47et qu'un savoir-faire
35:48un peu plus pointu
35:49pouvait apporter
35:50de la valeur ajoutée.
35:51Donc,
35:52je suis entrepreneuse
35:53et je suis investisseuse,
35:55comme vous le voyez,
35:56notamment dans l'émission
35:57qui veut être mon associé
35:58où là,
35:59à titre personnel,
35:59je prends des participations
36:00dans des sociétés
36:01plus émergentes,
36:02on va dire.
36:03Et donc là,
36:04maintenant,
36:04écrivain,
36:05passé à l'action,
36:06comment j'ai créé
36:07ma liberté financière
36:09et c'est publié
36:10chez Émile Laffont.
36:11Juste quand même un point,
36:13vous dites qu'aujourd'hui,
36:14vous conseillez
36:15des épargnants,
36:16de quelle manière ?
36:17Vous êtes une société
36:18de gestion,
36:19de quelle manière ?
36:20Alors,
36:20j'étais une société de gestion
36:21puisque Trecento Asset Management
36:22a été vendue,
36:23en fait,
36:24à un confrère
36:25de grande qualité
36:26en juin
36:27et en fait,
36:28j'ai créé une structure...
36:28Qui s'appelle comment ?
36:29Elle est un petit peu
36:29de pub pour tout le monde.
36:30La nouvelle structure,
36:31elle s'appelle
36:31Alice Labou Conseil,
36:32ça a été assez simple
36:33et efficace.
36:34Non,
36:34mais celle que vous avez vendue
36:35Trecento,
36:35vous l'avez vendue ?
36:35Ah, j'ai vendue à UZES Gestion.
36:37D'accord, ok.
36:37La financière d'UZES
36:38pour ceux qui connaissent
36:39et en fait,
36:40la nouvelle structure,
36:41elle est venue aussi du fait
36:42que j'ai eu énormément
36:50On ne comprend rien du tout.
36:51Est-ce que vous pouvez nous aider ?
36:53Et la chance que j'ai, moi,
36:54c'est que j'ai passé ma vie
36:55à investir
36:56pour des investisseurs institutionnels
36:57mais surtout,
36:58j'ai toujours travaillé
36:59autour de thématiques
37:00d'investissement.
37:01Et la réalité,
37:02c'est que la plupart des gens,
37:03en fait,
37:03ils ne sont évidemment
37:04pas plus bêtes que nous.
37:05C'est juste qu'en fait,
37:06on utilise toujours
37:07des termes très compliqués,
37:08des noms de produits
37:09très compliqués
37:10alors qu'en fait,
37:11quand on décide
37:11de réfléchir ensemble
37:13à quelles sont
37:13les bonnes thématiques
37:14pour vos investissements
37:15et quelles sont
37:16les thématiques de demain,
37:17tout le monde a un avis
37:18et c'est souvent un avis
37:19qui est intéressant.
37:20Donc, je travaille beaucoup
37:21autour des thématiques.
37:22Mais ils vous appellent,
37:23ils viennent vous voir.
37:24Vous en avez combien ?
37:25Enfin, j'imagine,
37:25vous en avez combien
37:26de particuliers ?
37:27J'en ai pas mal.
37:28Je dirais plusieurs centaines
37:30maintenant
37:30en finalement assez peu de temps.
37:33Mais en fait,
37:35je suis assez visible
37:36comme vous l'avez compris
37:37et donc en fait,
37:38sur les réseaux sociaux
37:39et un peu partout
37:40sur mon site internet,
37:41il y a des formulaires
37:41d'entrée en contact
37:42où les gens expriment
37:43leurs besoins
37:44et ensuite,
37:44mon équipe et moi-même,
37:45nous leur proposons
37:46différents placements
37:47qui sont des placements
37:48assez traditionnels.
37:49C'est-à-dire qu'on ne cherche pas
37:50à réinventer la roue.
37:51Par contre,
37:52on donne du sens
37:52à l'investissement
37:53et l'idée,
37:54c'est que chacun
37:55devienne acteur
37:55de la gestion de son épargne,
37:57ce qui n'est pas toujours
37:57le cas aujourd'hui.
37:58Et donc,
37:59la thématique,
38:00vous disiez,
38:00c'est quoi à peu près là ?
38:03Je pense qu'on a
38:04un bon point d'entrée
38:04sur l'intelligence artificielle
38:06et la robotique
38:07mais la santé,
38:07c'est pareil,
38:08c'est une thématique
38:08qui est intéressante
38:09mais vous avez aussi
38:10d'autres thématiques.
38:11J'ai ouvert évidemment
38:12à tout ce qui se fait
38:13à travers le monde
38:13et qui peut entrer
38:14dans un contrat d'assurance-vie
38:15ou dans un plan
38:16d'épargne-retraite
38:17puisqu'on est en France,
38:18on est obligé
38:19de penser fiscalité,
38:20on ne peut pas faire autrement.
38:21Quand on conseille
38:21des particuliers,
38:22on ne peut pas leur ouvrir
38:23n'importe quoi,
38:24n'importe comment.
38:25Donc en fait,
38:25on va travailler
38:26sur plein de thématiques
38:27d'investissement,
38:27l'environnement,
38:28la raréfaction de l'eau,
38:29le luxe par exemple,
38:31la conquête spatiale,
38:32enfin il y a beaucoup
38:32d'opportunités.
38:33Ça,
38:34c'est la zone,
38:34on va dire,
38:34risqué pour le client
38:36mais après évidemment
38:37on va désensibiliser
38:38son portefeuille
38:39avec d'autres produits
38:40selon son âge,
38:41selon ses perspectives,
38:42sa sensibilité au risque.
38:43Oui,
38:44parce que vous m'avez dit
38:45qu'au début de cet entretien,
38:46je lui ai dit
38:46je ne sais plus
38:47comment vous présenter
38:48parce que vous vous chargez,
38:49vous avez fait tellement
38:50de choses à l'île
38:51que c'est compliqué.
38:52Et vous m'avez dit
38:53je suis coach.
38:53Je me suis dit
38:54zut,
38:54j'ai loupé une étape là.
38:56Non,
38:56en fait vous êtes coach
38:57en gestion de patrimoine
38:58quelque part.
38:59Exactement,
39:00en fait l'idée
39:00c'est d'accompagner les gens
39:01et de les amener surtout
39:02à se sentir concernés
39:04et à être acteurs
39:05de leur vie.
39:06Et d'ailleurs ce livre
39:06qui s'appelle donc
39:07Passer à l'action,
39:08je l'ai écrit aussi
39:10de manière à ce que
39:10en fait les gens
39:11puissent se dire
39:13à travers mon exemple
39:15en fait
39:15comment reprendre
39:16et devenir acteur,
39:17reprendre la main
39:18et devenir acteur
39:19de sa vie professionnelle,
39:21de sa vie personnelle
39:22et de la gestion de son état.
39:23C'est très à la mode,
39:24c'est vrai qu'on le retrouve
39:25partout mais non
39:26mais c'est intéressant
39:26on le retrouve un peu
39:28juste au titre
39:28en disant
39:29il ne faut pas être
39:29des moutons de panurge.
39:30En fait chacun
39:31a quand même
39:31le libre arbitre
39:32c'est très important
39:33chacun peut prendre
39:33une décision d'achat
39:35d'achat,
39:36une brique de lait
39:37ça c'est
39:38c'est qui le patron
39:40ou ce que vous dites.
39:42Mais vous avez raison
39:42le libre arbitre
39:44ça vient avec la connaissance
39:45et donc le problème
39:46de l'investissement
39:47et de la gestion
39:48de l'épargne
39:48c'est qu'en fait
39:49on n'a pas forcément
39:49les connaissances
39:50on n'est pas formé
39:51donc il faut faire
39:51un travail de pédagogie
39:52et d'explication
39:53et sur cette chaîne
39:55vous le faites très bien.
39:56Merci beaucoup.
39:57C'est sincère.
39:58L'éducation
39:59c'est très important
40:00justement en ce moment
40:01il y en a beaucoup
40:02qui se mobilisent
40:02et même une semaine
40:03de l'éducation
40:05à l'école
40:05l'éducation
40:06notamment de l'économie
40:07de la finance
40:08ça c'est vraiment
40:09ce qui manque.
40:10En deux mots
40:11quand même
40:11votre histoire
40:12parce qu'elle est
40:14étonnante
40:15quand je disais
40:15vous êtes la première femme
40:17à avoir créé
40:18un club d'investissement
40:19quand vous sortez
40:19de votre école
40:21de commerce
40:21enfin même
40:22lors de votre école
40:23de commerce
40:23au sein même
40:24de l'école de commerce
40:25et puis après
40:26vous rentrez
40:26chez quelqu'un
40:27qu'on connaissait bien
40:28à l'époque
40:28qui s'appelait
40:29Gérard-Augustin
40:30Normand
40:30là on vous fusille
40:33du regard
40:33en deux mots
40:34et puis en plus
40:35en fait
40:35quelque part
40:36le déclic
40:37c'est que
40:37vous avez été envoyé
40:38dans des pensionnats
40:40parce que votre mère
40:41a fait faillite
40:42à cause d'un client
40:43elle était
40:43chef d'entreprise
40:44racontez-nous
40:45en deux mots
40:45En fait
40:46moi je suis née à Paris
40:47et mes parents
40:48avaient leur petite entreprise
40:49à deux
40:50ma mère filmait
40:52et mon père
40:52faisait des histoires
40:53pour des entreprises
40:54donc c'est des films
40:54pour des entreprises
40:55mes parents sont séparés
40:56quand j'étais assez jeune
40:57et ma mère est allée vivre
40:58à Poitiers
40:58donc je vivais avec elle
40:59elle était graphiste
41:00à la maison
41:01et comme pas mal
41:02de personnes
41:03qui travaillaient seules
41:04elle s'est retrouvée
41:05en fait à faire confiance
41:06à un client
41:06qui devait normalement
41:09la faire travailler
41:10et puis finalement
41:10il a dit non
41:11et elle
41:12elle avait passé
41:13beaucoup de temps
41:13sur le projet
41:14et donc du jour au lendemain
41:15elle n'a plus pu payer
41:16le crédit de la maison
41:18par conséquent
41:18on a eu
41:19les huissiers
41:20à la maison
41:21ça a été assez difficile
41:22d'ailleurs pour vous envoyer
41:23dans les pensionnats
41:24exactement
41:24on est parti
41:25mon petit frère et moi
41:26en internat
41:27avec plus ou moins
41:28de plaisir
41:29surtout pas mal de douleur
41:30parce que c'était pas
41:31du tout quelque chose
41:32qui m'a plu
41:32après il y a des gens
41:33qui adorent l'internat
41:34mais pour ma part
41:35ça n'a pas été un plaisir
41:35mais j'ai eu une chance
41:37incroyable
41:38j'ai rencontré une femme
41:39une soeur
41:40qui s'appelait
41:41soeur Geneviève de chez elle
41:42qui a eu
41:42l'immense gentillesse
41:44de me prendre sous son aile
41:44elle était professeure
41:45d'économie
41:46et elle m'a transmis
41:48mais vraiment
41:48la lecture du monde
41:49à travers le prisme économique
41:51et c'est là où tout a démarré
41:53d'accord
41:54et alors
41:55quand vous
41:56parce qu'en fait
41:57c'est sûr que la finance
41:58c'est un métier d'homme
41:59même encore aujourd'hui
42:00même si vous êtes là
42:01même s'il y en a quand même
42:02de plus en plus
42:03mais c'est quand même
42:03ça reste un métier d'homme
42:04en tout cas
42:05en haut de la chaîne alimentaire
42:06c'est un métier d'homme
42:07oui
42:09comment vous est venue
42:10l'idée quand même
42:11de créer
42:12d'accord ce club d'investissement
42:14on a tous fait
42:14des clubs d'investissement
42:16comment ça vous est venu
42:17ensuite
42:18de rentrer
42:19chez Mescars
42:20vous avez été à l'AMF
42:22qu'est-ce qui vous a pris
42:24j'ai envie de dire
42:25en réalité
42:26j'ai toujours voulu
42:27créer quelque chose
42:28je savais que j'allais
42:29créer mon entreprise
42:30mais quand je me suis passionnée
42:31pour les marchés actions
42:32que je trouve vraiment
42:33extraordinaire
42:34parce que c'est le pouls
42:34de l'économie
42:35au quotidien
42:36on dirait Nicolas Dose
42:37qui nous manque ici
42:39pour moi en tout cas
42:40ça a été vraiment ma passion
42:41et c'est toujours ma passion
42:42en fait je me suis dit
42:43un jour je créerai
42:45une société de gestion
42:46après avoir créé
42:46ce club d'investissement
42:47et puis je suis arrivée
42:49chez Richelieu Finance
42:50alors pour ceux
42:51qui ont connu
42:51Richelieu Finance
42:52c'était une très grande
42:53société de gestion française
42:54qui a été rachetée
42:55et en fait
42:56tout en haut de la pyramide
42:57il y avait ce monsieur
42:58Gérard Augustin Normand
42:59qui était le fondateur
43:00que je trouvais vraiment brillant
43:02et en fait je me suis dit
43:04c'est là que je veux être
43:05et je me suis surtout rendu compte
43:07que j'aurais jamais
43:08cette place
43:08en continuant à travailler
43:09pour les autres
43:10et donc j'ai décidé
43:11de démissionner
43:12j'ai fait une expérience
43:12chez Mescart
43:13que vous connaissez bien ici
43:14et ensuite j'ai démissionné
43:16pour créer ma propre
43:17société de gestion
43:18alors là vous dites
43:19c'est intéressant
43:21je veux dire
43:21c'est amusant
43:22mais sans sangler du terme
43:23je vous dis
43:24au moment où vous faites
43:25ce choix-là
43:25plus personne ne vous parle
43:27chez Mescart
43:29parce qu'ils disent
43:31ils admitent quelque part
43:32enfin c'est votre interprétation
43:33mon interprétation
43:34je fais ce qu'ils n'osent pas faire
43:36donc parce qu'en plus
43:38vous n'avez pas de fortune
43:39pas de réseau
43:40en fait vous n'avez rien
43:42si ce n'est votre belle gueule
43:43j'ai envie de dire
43:43c'est ça
43:44et mon courage
43:45ma détermination
43:46et peut-être aussi
43:48mon innocence
43:49c'est-à-dire qu'en fait
43:50quand on sait
43:50la difficulté
43:51de créer une société de gestion
43:53de développer
43:53de la rendre rentable
43:55une société de gestion
43:55agréée par l'autorité
43:56des marchés financiers
43:57quand on le sait vraiment
43:58je ne suis pas sûre
43:59qu'on s'y attaque aussi jeune
44:00et avec aussi peu d'armes
44:01que ce que moi j'ai fait
44:02je ne le savais pas
44:03mais j'étais convaincue
44:04que je pouvais vraiment
44:05écrire une histoire
44:06extraordinaire
44:07c'est-à-dire en dehors
44:08de l'ordinaire
44:08et je crois qu'en fait
44:10ça fait écho
44:10ça a fait à l'époque
44:11écho autour de moi
44:12peut-être que plein de gens
44:14auraient eu envie
44:14de passer à l'action
44:16mais finalement
44:17le confort aussi
44:18du salariat retient
44:20et ça m'a d'ailleurs
44:21longtemps porté préjudice
44:23c'est-à-dire que
44:23dans l'industrie
44:24j'ai quand même eu
44:24le sentiment globalement
44:26que pas mal de gens
44:27auraient aimé faire
44:28ce que moi j'avais fait
44:30mais en fait
44:31n'avaient pas
44:32ni le courage
44:32ni l'envie
44:33ni la détermination
44:34ni le sens du sacrifice
44:35parce qu'en fait
44:36on dit souvent
44:37on voit souvent
44:38le bon revers de la médaille
44:39mais la réalité
44:40c'est qu'il faut mesurer
44:41son succès
44:42au prix qu'il vous a coûté
44:43oui
44:43je dirais
44:44si on reviendra
44:44sur votre échec
44:45puisque c'est intéressant
44:46parce qu'il y a un échec
44:47enfin il y a quand même
44:47des échecs évidemment
44:48parce que
44:50dans ce livre
44:51je dirais
44:52qu'il y a entre
44:53un petit manuel
44:54d'apprentissage
44:56il y a un moment
44:57que je trouve
44:57qui est important
44:58c'est que
44:59quand vous avez été
45:01prise en partie
45:02par ceux qui
45:02dans ce parcours
45:04un peu difficile
45:05au début
45:05vous êtes resté
45:06toujours
45:08très sobre
45:10vous avez rien montré
45:11de votre exaspération
45:13au contraire
45:13de votre envie
45:14de pleurer
45:14ou d'exploser
45:15et vous avez dit
45:17il faut savoir oser
45:18il faut savoir affronter
45:21expliquez-nous
45:22écoutez je crois
45:23que en fait
45:23c'est peut-être
45:24une des choses
45:24qui me caractérise
45:25le plus
45:25c'est la posture
45:27c'est à dire
45:27et d'ailleurs
45:28je finis mon livre
45:29là-dessus
45:29vous verrez
45:30j'ai lu
45:31qui est vraiment
45:32extraordinaire
45:33dont je veux
45:33volontiers parler
45:34mais en fait
45:35je crois
45:36qu'il est important
45:37de se montrer
45:38au monde
45:38aussi
45:39comme quelqu'un
45:39de serein
45:40c'est pas
45:41c'est pas quelque chose
45:42de l'agressivité
45:42c'est pas de l'ordre
45:43de l'agressivité
45:44ni de la défiance
45:45du tout
45:45quand je dis la posture
45:46quand je dis la posture
45:47c'est avoir le sentiment
45:48qu'on est là
45:49où on doit être
45:50qu'on a les qualités
45:51pour être là
45:52où on doit être
45:52les compétences
45:53et donc
45:54quel que soit
45:55l'environnement
45:55et les différents mouvements
45:57qu'il y a autour de vous
45:58finalement
45:58vous restez droite
45:59et vous restez en phase
46:00avec votre vision des choses
46:02et ça m'a plutôt servi
46:03alors
46:04il faut toujours un échec
46:05c'est important
46:06oui
46:07et j'en ai eu pas mal
46:08et vous en avez eu pas mal
46:09non mais moi j'aime bien
46:10c'est celui je crois
46:10de mémoire
46:11c'est celui en 2018
46:12où vous décidez
46:13déjà à l'époque
46:14de vous lancer
46:15dans la crypto-monnaie
46:16oui
46:16vous vous dites
46:17c'est un truc formidable
46:18il faut regarder
46:18il faut y aller
46:19et donc vous y allez
46:20exactement
46:21vous faites le tour du monde
46:22paraît-il tellement de fois
46:24oui
46:24que là il y a les pilotes
46:26qui vous font venir
46:27dans le cockpit
46:27dans le cockpit
46:28en disant
46:29vous êtes notre plus grande
46:31plus grande voyageuse
46:33c'est vrai cette histoire
46:33c'est tout à fait vrai
46:35ça je vous le confirme
46:36en fait je me retrouve
46:37dans un vol Air France
46:38en revenant du Japon
46:39et on vient me chercher
46:40et on me dit
46:41madame
46:42le pilote aimerait vous rencontrer
46:44et je vais donc rencontrer
46:45le pilote dans le cockpit
46:46et il me dit
46:47en fait vous avez fait
46:48l'équivalent
46:48on était seulement
46:50en avril ou en mai
46:51de l'année
46:52et j'avais déjà fait
46:53l'équivalent du tour de Neptune
46:54c'était impressionnant
46:55moi-même
46:56j'en revenais pas
46:56mais c'est vrai que
46:57j'avais beaucoup voyagé
46:57parce que je m'étais dit
46:59à l'époque c'était
47:01il y a longtemps
47:01mais en fait je m'étais dit
47:04les crypto-monnaies
47:05c'est une nouvelle classe
47:06d'actifs
47:06et la blockchain
47:07c'est très intéressant
47:08pourquoi après avoir
47:09enfin pourquoi ne pas
47:11après avoir lancé
47:12un fonds santé
47:12puis un fonds
47:13IA et robotique
47:14pourquoi ne pas créer
47:15un nouveau fonds
47:16dédié aux cryptos
47:16et la blockchain
47:17ça me semblait
47:18assez logique
47:18et bien c'était une erreur
47:20oui non
47:21parce que quand vous regardez
47:22aujourd'hui
47:23c'est pas une erreur
47:25les cryptos
47:26donc qu'est-ce qui s'est passé
47:28pourquoi
47:28et est-ce qu'aujourd'hui
47:30qu'est-ce que
47:31vous feriez
47:32parce que j'imagine
47:33que là vous conseillez
47:34à des gens
47:34d'investir en crypto
47:36en fait
47:37l'histoire c'est
47:38que j'étais à Las Vegas
47:39au Consumer Electronics Show
47:40que vous connaissez probablement
47:42et donc en fait
47:42je découvre
47:43qu'il y a une petite conférence
47:44sur les blockchains
47:45et la crypto
47:46je ne connaissais pas
47:47mais j'avais pour habitude
47:47de prendre comme ça régulièrement
47:50de prendre
47:50de réserver ce genre de choses
47:52quand je suis arrivée
47:53il faut quand même le raconter
47:54c'était en 2018
47:55en janvier
47:55c'était 500 dollars
47:57pour s'inscrire à cette conférence
47:58qui était quand même
47:58pas négligeable
47:59c'était au sous-sol
48:00d'un immense hôtel
48:01ils avaient ouvert
48:02carrément toutes les portes
48:03ils avaient enlevé
48:03toutes les chaises
48:04les gens étaient par terre
48:05en tailleur
48:06et pour écouter cette conférence
48:08bon ok je m'installe
48:09et là je vois
48:10à ma droite
48:11le patron d'un fonds de pension
48:12japonais
48:13à ma gauche
48:14la numéro 2
48:14d'un très gros assureur australien
48:16je me dis
48:16tiens il y a peut-être
48:17quelque chose d'intéressant
48:18donc quand je suis revenue à Paris
48:19j'ai dit à mon équipe
48:20étudions ça
48:21il y a quelque chose à faire
48:22et du coup comme d'habitude
48:23on s'est chauffé
48:24on s'est motivé
48:24moi j'adore les projets
48:26sauf que la réalité
48:27était tout autre
48:27c'est-à-dire qu'à l'époque
48:28la régulation
48:30était impossible
48:31c'est-à-dire que moi
48:31je voulais faire ça
48:32dans un cadre régulé
48:33et l'autorité des marchés financiers
48:35c'était même
48:37c'était trop avancé
48:39si vous voulez
48:39par rapport à leur
48:40degré de suivi
48:41et donc j'ai fait une tentative
48:43pour faire la même chose en Suisse
48:45donc j'ai créé une société
48:46de gestion en Suisse
48:47qui s'appelait
48:47Trecento Blockchain Capital
48:48qui a été un échec
48:50parce qu'en fait
48:50j'ai carrément décidé
48:51de créer ma propre monnaie
48:53pour financer cette société
48:54donc j'ai émis
48:54une crypto-monnaie
48:55à cette époque-là
48:57j'ai fait le tour du monde
48:58je suis allée rencontrer
48:59les baleines
48:59ceux qui sont
49:00les plus gros investisseurs
49:01ceux qui étaient à l'époque
49:02en tout cas
49:02les plus gros investisseurs
49:03parce que ça
49:04c'est un autre enseignement
49:05que vous dites
49:06dans votre livre
49:07c'est qu'en fait
49:08les assureurs
49:09ils détiennent la clé de tout
49:10oui
49:10donc il faut jouer
49:12avec les assureurs
49:13enfin jouer
49:13il faut passer par
49:15les fourches codines
49:16des assureurs
49:17si vous ne pouvez pas
49:18faire référencer
49:19vos produits
49:20dans les contrats
49:21d'assurance vie
49:22ou dans les plans
49:22d'épargne-retraite
49:23vous êtes coupé
49:24d'un énorme pan
49:25en fait
49:26de l'épargne en France
49:27donc c'est fondamental
49:29or à l'époque
49:30évidemment impossible
49:31de faire référencer
49:31des fonds crypto
49:32oui c'est sûr
49:33donc là
49:34vous êtes donc juré
49:36dans qui veut être
49:37mon associé
49:38d'accord
49:38moi je regarde
49:39de temps en temps
49:40vous avez investi
49:41dans combien de sociétés
49:42en fait
49:42j'ai investi
49:43alors là je suis en fin
49:44parce que vous êtes
49:45le troisième juré
49:46que je reçois
49:46c'est vrai
49:47par hasard
49:47c'est incroyable
49:48j'ai vu que vous avez eu
49:49Jean-Michel Caram
49:50j'ai eu Eric Larchevêque
49:51et j'ai reçu
49:55l'autre
49:56Jonathan Angloff
49:57vous avez eu
49:59Jonathan Angloff
49:59et Eric Larchevêque
50:00d'accord très bien
50:01par hasard
50:02Eric Larchevêque
50:03c'est justement
50:03sur les cryptos
50:04oui
50:04il est très très fort
50:05là dessus
50:06et c'est vraiment
50:06son domaine de prédilection
50:07donc en fait
50:08moi je suis devenue jurée
50:09dans l'émission il y a deux ans
50:10donc là c'est ma deuxième saison
50:11qui vient de se finir
50:12en tout
50:13donc l'année dernière
50:14j'ai pris quatre participations
50:16dans des entreprises
50:16et là cette année
50:18je suis autour de six
50:19mais on est en train de faire
50:20ce qu'on appelle
50:21les due diligence
50:21c'est-à-dire que
50:22vous savez en plateau
50:23vous avez une heure
50:24une heure et quart
50:24pour parler avec les entrepreneurs
50:26mais on n'avait pas du tout
50:26de données
50:27on n'avait pas de chiffres
50:28on n'avait pas les comptes
50:29on n'avait pas les statuts
50:30et donc évidemment
50:32après vous faites les due diligence
50:33et vous décidez ou pas
50:34d'investir
50:35bah oui c'est la question
50:36c'est pour ça que certains disent
50:36mais en fait c'est un peu
50:38un peu du fake
50:39parce que
50:40vous vous dites
50:41tiens je vais investir
50:42et puis en fait à la fin
50:43vous n'investissez pas quoi
50:44et oui mais en fait
50:45il faut comprendre
50:45que déjà nos statistiques à nous
50:47elles sont bien au-dessus
50:48par exemple d'un fonds d'investissement
50:49qui ferait du non-coté
50:50et qui recevrait des dossiers
50:52qui ferait des pré-sélections
50:53mais même après les pré-sélections
50:54il y a toutes les études
50:55qui sont à réaliser
50:56et parfois vous avez
50:57des mauvaises surprises
50:58par exemple
50:59je peux le dire aux gens
51:00qui nous écoutent
51:00le brevet dont on vous parle
51:02en plateau
51:02bah en fait
51:03il appartient pas à l'entreprise
51:04il appartient à l'entrepreneur
51:05donc vous n'allez pas mettre
51:06de l'argent dans une entreprise
51:07mais c'est pour vous donner
51:08un exemple
51:09ou alors vous découvrez
51:10que la société en question
51:11a une dette très importante
51:13et qu'elle est en cessation
51:14pardonnez-moi
51:15et elle ne l'a pas dit
51:16en plus c'est quelqu'un
51:16qu'on connait bien ici
51:17qui s'occupe des dossiers
51:18mais c'est quand même
51:20c'est bien que les dossiers
51:21ne sont pas préparés
51:21parce que si le brevet
51:23n'appartient pas à l'entreprise
51:25mais à l'entrepreneur
51:27c'est quand même embêtant
51:28mais je pense que les dossiers
51:29sont préparés
51:30simplement en fait
51:31si vous voulez
51:31parfois vous avez aussi
51:33sur la masse
51:33c'est normal en fait
51:34sur la masse
51:35vous pouvez avoir des dossiers
51:36qui sont plus ou moins bien
51:36après il y en a plein
51:37qui sont bien
51:38quand je dis ça
51:38c'est juste pour expliquer
51:40en fait on critique parfois
51:41les jurés là-dessus
51:41mais franchement
51:42on a fait preuve
51:44d'une énorme bonne foi
51:45et on accompagne vraiment
51:46les entreprises
51:47Tiens juste puisque
51:48vous êtes
51:49il y a une autre femme
51:50enfin ça dépend
51:50ça change évidemment
51:51mais bon vous êtes
51:53un des piliers
51:55et on voit bien
51:56que les hommes
51:57ils ont une méthode
51:58d'investissement
51:59très différente de la vôtre
52:00non je me trompe
52:01enfin c'est ce qui transparaît
52:03écoutez en fait
52:03c'est intéressant
52:04d'entendre ça de l'extérieur
52:05le point de vue extérieur
52:06je crois que
52:08on a
52:08si vous voulez
52:09on est tous le fruit
52:09de notre histoire
52:10et donc on a des manières
52:11différentes
52:12moi je suis assez analytique
52:13mais en même temps
52:14assez bienveillante
52:15c'est à dire qu'en fait
52:15mon approche
52:16et je crois d'ailleurs
52:17que quand on a vraiment
52:20enfin je veux dire
52:20l'entrepreneuriat
52:21c'est un chemin de croix
52:23je veux dire
52:23il faut quand même
52:24être honnête
52:24en tout cas
52:25vous avez des moments
52:26assez difficiles
52:27par conséquent en fait
52:28on ne peut que être
52:29d'une certaine manière
52:30gentil et bienveillant
52:31avec ceux qui essayent
52:32d'entreprendre
52:32forme de camaraderie quoi
52:34ça me semble un peu normal
52:35ils entrent dans l'arène
52:37en plus c'est pas un exercice
52:38qui est simple
52:38après pour ma part
52:39je suis très analytique
52:41et c'est normal
52:41ça vient de ma formation
52:42d'analyste financier
52:43et d'investisseuse
52:44sur le marché actions
52:45et je crois que
52:46l'autre investisseuse
52:47Kelly est pareil
52:48mais elle
52:49elle fonctionne aussi
52:50sur des coups de coeur
52:50ce qui est moins mon cas
52:51c'est à dire que moi
52:52j'ai plus un degré analytique
52:54je crois
52:54et si vous avez
52:55un petit conseil
52:56à donner
52:56à ceux qui
52:57qui cherchent
52:58des investisseurs
52:59comme vous
52:59alors qu'ils soient
53:00à la télé
53:00ou pas forcément
53:00à la télé
53:02vous diriez quoi
53:03parce que là
53:04vous commencez aussi
53:04vous pourrez faire
53:05un deuxième livre
53:05voilà ce qu'il faut présenter
53:07ça et j'ai des centaines
53:09voire si ce n'est pas
53:10des milliers
53:10de demandes
53:11d'entrepreneurs
53:12qui veulent que j'investisse
53:13dans leur entreprise
53:14donc je ne peux pas
53:15investir partout
53:16mais je regarde
53:17j'essaye de regarder
53:17au maximum
53:18en fait
53:19comment moi j'ai fait
53:20par exemple
53:20moi j'ai fait
53:20une augmentation de capital
53:21quand j'ai créé
53:22ma société de gestion
53:24d'agrément
53:24je n'avais pas de client
53:25je n'avais pas de bureau
53:26je n'avais pas de salarié
53:27et j'ai créé une holding
53:28pour cette holding
53:29j'ai vraiment fait un document
53:30qui expliquait ma vision
53:31ma stratégie
53:32mes projections financières
53:33et j'ai fait
53:34une augmentation de capital
53:35avec une très grosse prime
53:36d'émission
53:37c'est peut-être un peu technique
53:38mais en tout cas
53:39je suis allée chercher
53:39des investisseurs
53:41autant que j'ai pu
53:41partout
53:42même des tout petits tickets
53:43même quand on a du mal
53:44à trouver
53:44si on veut lever
53:45quelques centaines
53:46de milliers d'euros
53:46on a du mal
53:47à trouver un ou deux investisseurs
53:48c'est pas grave
53:49on va en chercher 10
53:49on va en chercher 12
53:50et à l'époque
53:51et là aujourd'hui
53:52je trouve qu'on a quand même
53:53beaucoup plus de chance
53:54parce qu'on a
53:55l'intelligence artificielle
53:56qui peut nous aider
53:57à préparer notre mémorandum
53:58notre business plan
54:00franchement
54:00un peu trop
54:01un peu trop
54:02c'est un gain de temps énorme
54:03deux
54:03vous avez quand même
54:04LinkedIn
54:04qui est quand même
54:05une opportunité géniale
54:06pour parler à des gens
54:08qui sont business angels
54:08et sur la masse
54:10en fait un certain nombre
54:10vont répondre
54:11et donc vont vous recevoir
54:12et après
54:13ce n'est que des statistiques
54:14c'est à dire qu'en fait
54:15il faut tabasser
54:16il n'y a pas de secret
54:16ça ne tombe pas comme ça
54:17ça ne tombe pas du ciel
54:18il faut aller en un
54:20et c'est comme ça
54:20que moi j'ai fait
54:21et franchement
54:22ça a marché
54:23bah oui la preuve
54:24bah oui je suis là
54:25face à vous
54:26merci beaucoup
54:27merci beaucoup
54:27Alice
54:28Alice Labouse
54:29donc passée à l'action
54:30et c'est publié
54:31chez Michel Lapont
54:32et donc on peut vous voir
54:33sur BFM Business
54:34évidemment
54:35en replay
54:35en podcast
54:36et puis voilà
54:38qui veut être mon associé
54:39qui veut être mon associé
54:39sur M6
54:40voilà sur M6
54:41merci beaucoup
54:42d'avoir été avec nous
54:42voilà c'est la fin
54:43de ce 18-19
54:44on se retrouve demain
54:46avec notamment
54:46Thierry Blandinière
54:48c'est le patron
54:48vous savez de
54:49In Vivo
54:50on parle d'engrais
54:50bah lui il en fait beaucoup
54:52les engrais
54:53c'est sans doute
54:53un des chocs
54:54les plus importants
54:56au-delà du choc pétrolier
54:57avec ce blocage
54:59du D3-Narmouse
54:59mais tout de suite
55:00Stéphane Colot
55:01pour son journal de l'écho
55:02bonne soirée
55:04le 18-19
55:06d'Edwish Chevrillon
55:07sur BFM Business
55:08Sous-titrage Société Radio-Canada
55:09Sous-titrage Société Radio-Canada
55:09Sous-titrage Société Radio-Canada
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