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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:01Générique
00:04Bonsoir à tous, l'édition spéciale continue avec bien évidemment la guerre en Iran, 20ème jour de guerre, bonsoir Olivier
00:09Truchot.
00:10Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:11Guerre militaire et même guerre énergétique totale, c'est l'expression employée par les experts internationaux, les experts financiers des
00:18marchés aussi.
00:19Voilà ce qu'ils redoutent, que ce soit la guerre énergétique totale avec la flambée des prix sur le pétrole
00:24et sur le gaz.
00:25On est au lendemain de l'attaque contre le site iranien de Pars, le régime de Téhéran a promis lui
00:29-même de s'en prendre aux infrastructures énergétiques du Golfe.
00:32Et le premier site qui a été touché, c'est le premier site de gaz délégué au monde, il est
00:36situé au Qatar, à Ras Lafane.
00:39On va retrouver bien évidemment l'ensemble de nos envoyés spéciaux, que ce soit à Téhéran, à Beyrouth, en Israël.
00:45Et justement on va commencer par Boris Karlamov, qui était à Doha au Qatar, parce que je l'ai résumé
00:50Boris,
00:50mais c'est bel et bien ça aujourd'hui l'enjeu, la crainte d'un embrasement sous fond de guerre
00:54énergétique.
00:58Absolument, et pour cause, puisque le Qatar est l'un des principaux producteurs mondiaux de gaz naturel liquifié.
01:04Il partage avec l'Iran le plus grand réservoir de gaz naturel au monde.
01:09Ces frappes sur des infrastructures énergétiques, notamment ici dans les pays des Golfe,
01:14et bien elles ravivent les craintes d'une crise économique majeure.
01:17Le Qatar qui prévient aujourd'hui que l'attaque iranienne sur son site de Ras Lafane, son site de gaz
01:24liquifié,
01:25a de lourdes répercussions sur l'approvisionnement énergétique mondial.
01:30On va rappeler que ce site, il est l'un des plus grands, il est le plus grand complexe de
01:35liquification de gaz naturel au monde.
01:37Il est situé sur la côte nord du Qatar, à 80 km au nord de Doha.
01:43Il a donc été la cible de deux attaques iraniennes en l'espace de quelques heures.
01:47Des attaques qui ont provoqué un gigantesque incendie qui est désormais maîtrisé.
01:52Fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer.
01:55Mais selon la compagnie Qatar Énergie, les dégâts sont aujourd'hui considérables.
02:00Réaction de la France qui appelle désormais à la mise en œuvre sans délai d'un moratoire
02:04sur les frappes ciblant les infrastructures civiles, qu'elles soient liées à l'eau ou à l'énergie.
02:11On va rappeler bien que depuis 24 heures, ces frappes s'intensifient de la part de l'Iran.
02:16Tout part en réalité de cette frappe menée par Israël et par les Américains
02:20sur l'installation gazière de South Park qui se situe sur la rive iranienne.
02:26Voilà Boris Karlamov avec Marc Gossev en direct de Doha au Qatar pour BFM TV.
02:31Gaëtan Mélin, bonsoir.
02:34Ces frappes qui visent donc maintenant des sites gaziers ont des conséquences directes sur les marchés ?
02:40Oui, tout à fait, des conséquences directes tout d'abord sur ces pays du Moyen-Orient
02:44qui, rappelons-le, vivent justement de cette manne pétrolière et gazière.
02:49On voit bien aujourd'hui qu'en attaquant ces installations, c'est bien l'offre de gaz que l'on
02:55vise.
02:55Et forcément, ça fait monter les prix du gaz.
02:58On en a eu l'exemple ce matin.
03:01A titre d'information, sachez que le 27 février, donc la veille du début de cette guerre,
03:06on avait un gaz naturel en Europe qui se négociait à 27 euros le mégawatt-heure.
03:13Ce matin, on a eu une hausse de 35% après les attaques d'hier et de la nuit.
03:19Et bien le mégawatt-heure était à 68 euros.
03:23À l'instant, on est aux alentours de 61 euros.
03:27Donc vous voyez, on a eu un mouvement.
03:27Et quelles conséquences pour le consommateur français, pour nous ici ?
03:30Eh bien tout simplement, le gaz, il est utilisé dans de nombreux secteurs industriels.
03:34Donc ce sont des coûts de production qui vont être augmentés.
03:38Donc il y a des conséquences pour les entreprises, mais aussi pour les particuliers.
03:40Bien évidemment. Et puis, rappelez-vous aussi une chose qui est très importante.
03:43On fait partie du marché européen de l'électricité.
03:47Et le prix de l'électricité dépend aussi du niveau de gaz.
03:52Puisqu'on le rappelle, le prix de l'électricité est calculé en fonction de la dernière usine d'électricité
03:59qui fonctionne au gaz, justement, qui est située en Allemagne.
04:02On l'avait vu pendant la guerre en Ukraine.
04:04Ça avait fait exploser justement le prix du gaz et par conséquent le prix de l'électricité.
04:11Donc malheureusement, effectivement, si la situation s'enlise et de toute façon, on ne voit pas comment...
04:17On s'embrasse parce que d'autres sites pourraient être touchés.
04:19Bien évidemment.
04:19Écoutez Donald Trump en direct.
04:21Justement.
04:33Alors, nous allons en parler aujourd'hui.
04:36Nous avons beaucoup de soutien.
04:39Nous avons une excellente relation avec le Japon.
04:41Et je pense que, par rapport à une déclaration qui nous a été faite avant-hier et qui concernait le
04:48Japon,
04:50ils sont à la hauteur.
04:51Oui, tout à fait.
05:03Alors, pas comme l'OTAN.
05:09Est-ce que vous allez lever les sanctions sur le pétrole iranien ?
05:14Et pensez-vous déployer des troupes ?
05:17Non, je ne vais pas déployer des troupes nulle part.
05:19Si je le faisais, en tout cas, je ne vous le dirais pas.
05:23Mais nous ne déployons pas de troupes.
05:25Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour garder le prix de l'essence bas.
05:29Et d'ailleurs, le DAO vient d'augmenter et d'atteindre 50 000.
05:36Et on pensait que ça n'est jamais arrivé, que ça n'est pas arrivé sous mon mandat.
05:40Alors que moi, je l'avais prévu.
05:42J'avais prédit que cela arriverait.
05:43Je ne savais pas que ça allait arriver aussi vite.
05:4550 000.
05:46Et on y est arrivé en un an, pas en quatre ans.
05:49Le S&P, on est à 7 000.
05:52Et on pensait que c'était encore plus impossible que d'atteindre 50 000 avec le DAO.
05:57Ce que nous avons réussi à le faire, l'économie est formidable.
06:01Les prix de l'essence ont beaucoup baissé.
06:05On était à 1,99$, 1,95$ le gallon d'essence.
06:12Donc tout cela est arrivé.
06:14Et malheureusement, on a dû faire cette petite expédition.
06:17Mais c'était essentiel.
06:20Et je pense que la situation aurait pu être pire.
06:24Et lorsque cette petite excursion sera terminée, le monde sera plus sûr.
06:29La Première Ministre est d'accord avec moi, d'ailleurs.
06:32Elle pense que l'Iran, c'est terrible, ce qu'ils ont fait.
06:34D'ailleurs, tous les autres pays, ils sont d'accord.
06:35L'Iran est une vraie menace pour le monde, pour le Moyen-Orient et pour le monde.
06:40Et tout le monde est d'accord avec moi.
06:42Je crois que tous les pays au monde sont d'accord avec moi.
06:47Donc je voulais éteindre cet incendie.
06:50Et pour le faire, eh bien, malheureusement, ça veut dire que les prix vont augmenter un petit peu.
06:54Et je pensais que ce serait pire.
06:56Bien pire, d'ailleurs.
06:58Ce n'est pas si mal.
07:00Et maintenant que nous avons oblitéré leurs marines,
07:04et à peu près tout ce qu'il y avait à détruire, nous l'avons détruit.
07:08Même leur leadership, leur armée de l'air, leur équipement anti-missile a disparu.
07:17Nous pouvons à présent voler en toute liberté au-dessus de l'Iran.
07:20Personne ne nous tire dessus.
07:22Comme vous le savez, leur leadership est éliminé.
07:26Ils cherchent de nouveaux dirigeants.
07:27Ils sont éliminés.
07:28Ils en cherchent un autre.
07:29Nous l'éliminons à nouveau.
07:32Donc on peut prendre l'île, si on veut.
07:37La petite île du pétrole, comme je l'appelle, puisqu'elle n'est pas protégée.
07:42Et on peut tout prendre, sauf les tuyaux, les pipelines,
07:47parce que cela prendrait des années pour les reconstruire.
07:52Mais je dirais qu'on est en avance sur notre calendrier.
07:58J'ai appelé ça une excursion, parce qu'il s'agit d'une petite excursion.
08:03J'ai fait quelque chose qu'aucun autre président n'a eu le courage de faire.
08:08Il voulait le faire, mais il n'a pas eu le courage de le faire.
08:10Et je ne leur en veux pas.
08:13Je pense que j'ai dû le faire, moi, et j'ai fait un excellent travail.
08:16Notre armée a fait un excellent travail.
08:18Nous avons l'armée la plus forte dans le monde, et de loin.
08:23Et notre équipement est acheté également par beaucoup.
08:27Par le Japon en particulier.
08:29Et voilà ce dont nous avons parlé, un petit peu, de vente d'équipements militaires.
08:33Donc nous avons une excellente relation avec la Première ministre et avec le pays.
08:38Et je crois qu'elle va devoir nous quitter.
08:42Tout va bien ?
08:45Vous comprenez ?
08:48C'est incroyable.
08:54Moi, je n'ai pas appris le japonais encore.
08:55Votre langue, je ne la maîtrise pas.
08:57Mais la prochaine fois que vous venez, je parlerai japonais.
09:03Pourquoi est-ce que le Pentagone va demander au Congrès
09:08plusieurs centaines de milliers de dollars supplémentaires ?
09:10Nous le faisons au-delà de ce qui se passe en Iran.
09:15Nous vivons dans un monde très volatile.
09:18L'équipement militaire, les puissances, la puissance des armes, aujourd'hui, est impensable.
09:27On peut détruire des villes entières en quelques secondes, si on le veut.
09:33Mais nous voulons faire cela avec sagesse.
09:37D'ailleurs, Biden avait détruit notre armée.
09:39Moi, j'ai reconstruit l'armée lors de mon premier mandat.
09:42Et Biden, malheureusement, n'a rien fait avec l'Afghanistan.
09:47Il était trop bête et trop paresseux.
09:52Et c'est très peu par rapport à ce que moi, j'avais construit.
09:57Nous voulons avoir à notre disposition une grande variété de munitions,
10:01ce que nous avons à présent.
10:05Mais nous avions donné tant à l'Ukraine.
10:08Biden a donné 350 milliards en cash et en équipements militaires à l'Ukraine.
10:14Et il n'a rien reconstruit.
10:18Heureusement, nous avons des armes, des munitions dans des quantités illimitées.
10:34Et nous préservons ce que nous avons.
10:36On n'en a pas vraiment besoin pour l'instant.
10:38Mais nous construisons des usines d'armement à un niveau que nous n'avions jamais vu auparavant.
10:47Pete, en particulier, et tous.
10:50Mais Pete, en particulier, est un de mes généraux les plus forts.
10:54Et nous construisons quatre usines.
10:58Lucky également.
10:59Il y en a quatre ou cinq.
11:00Et ce sont des usines qui sont construites très rapidement
11:02parce que nous leur mettons la pression.
11:07Et nous avons acheté
11:14ces usines de nouveau.
11:17Et nous sommes en train de construire
11:19à une échelle sans précédent.
11:23Donc on est en excellente forme.
11:25Mais nous voulons être dans la meilleure forme possible.
11:29Et si je n'avais pas reconstruit l'armée,
11:32nous ne serions pas dans cette position.
11:34Et Biden n'a rien fait.
11:35Et si vous écoutez les démocrates,
11:38ils voudraient qu'on ait même part d'armée.
11:41Et vous voyez à présent à quel point c'est important.
11:44Nous avons donc l'armée la plus forte au monde,
11:47le meilleur équipement.
11:48Nous fabriquons le meilleur équipement militaire.
11:51Et hier,
11:53141 roquettes
11:54ont été lancées
11:55d'un seul site
11:58de ces roquettes
11:59les plus puissantes.
12:00et chacune
12:01a été éliminée
12:03grâce à notre équipement.
12:06Donc on nous a tiré des roquettes dessus.
12:09Elles ont pu être toutes éliminées
12:11grâce à nous.
12:18Vous avez dit qu'il y avait des défactions
12:20au niveau du gouvernement iranien ?
12:27Nous avons quelqu'un ici
12:30du département du Trésor
12:33que quelqu'un veut lui poser des questions ?
12:35Donc il y a des défections
12:42à tous les niveaux
12:43en Iran,
12:44mais c'est difficile de savoir
12:45ce qu'il se passe avec le régime iranien.
12:47Nous n'avons pas de nouvelles ici
12:50depuis les Etats-Unis,
12:52mais on pense que le régime
12:53va sans doute s'effondrer
12:54tout seul.
12:55et en particulier
12:57en ce qui concerne
12:58leur ministère des Finances,
13:00l'argent
13:01n'est pas accessible
13:02pour eux.
13:04Il y a également
13:05des défections militaires,
13:07beaucoup de défections militaires
13:08en Iran.
13:10Et franchement,
13:10je les comprends.
13:14J'ai parlé à Netanyahou,
13:18je lui ai dit
13:18ne faites pas ce que vous faites.
13:21Vous savez,
13:21on en a discuté.
13:23On s'entend très bien.
13:25Les efforts sont coordonnés,
13:26mais parfois,
13:27de temps en temps,
13:28il va faire quelque chose
13:29que je n'aime pas.
13:30Et donc,
13:31j'essaie d'éviter cela maintenant.
13:42Alors,
13:42il y a une enquête
13:44en ce moment.
13:48Et donc,
13:48il s'agit du dirigeant
13:51du VI
13:52qui construit
13:54un bâtiment
13:54qui dépasse
13:55le budget
13:56de plusieurs centaines
13:56de millions
13:57de dollars.
13:58Il s'agit
14:00de le bâtiment
14:02que nous construisons,
14:02nous,
14:03juste de l'autre côté,
14:04là,
14:04est bien plus complexe.
14:06Et moi,
14:07je suis excellent
14:08à construire
14:09des bâtiments.
14:10c'est ce que j'ai toujours fait
14:12et j'arrive toujours
14:13à le faire
14:14pour un budget moindre
14:16et en avance.
14:17Et donc,
14:17ils auraient pu le faire.
14:18Il s'agit d'une rénovation
14:20et si vous regardez
14:21le bâtiment,
14:23on se demande
14:24s'ils ne vont jamais pouvoir
14:25emménager
14:25parce que ça fait des années
14:27que c'est en construction.
14:29c'est le bâtiment
14:30le plus cher
14:31jamais construit.
14:32Et je sais
14:33qu'il s'agit
14:34d'incompétences
14:36absolues
14:38et
14:38de la Fed,
14:40pardon.
14:40Et donc,
14:41il faut que ce bâtiment
14:42de la Fed,
14:43vous avez vu,
14:44ils ont essayé
14:44de baisser
14:45les taux d'intérêt
14:46encore
14:48et
14:51il construit
14:53ce bâtiment
14:54alors qu'il devrait
14:54faire baisser
14:55les taux d'intérêt.
14:56Mais il ne va pas le faire
14:57parce que c'est une personne
15:00incompétente
15:00et têtu.
15:01Et ça,
15:02c'est une très mauvaise
15:03combinaison
15:04lorsque vous êtes
15:05incompétent et têtu
15:06et en plus,
15:06il n'est pas très intelligent.
15:08Et donc,
15:09il est en train
15:10de construire
15:10un complexe
15:12là-bas.
15:13C'est lui
15:14qui a commencé
15:15cette construction
15:16et il en a perdu
15:17le contrôle.
15:18Plusieurs milliards
15:19pour juste
15:20un bâtiment.
15:21Moi,
15:21j'aurais pu
15:21construire ce bâtiment
15:22et en faire
15:23un bâtiment magnifique
15:24pour 25 millions
15:26de dollars
15:27et ce bâtiment
15:28aurait été
15:28tout à fait magnifique.
15:29Regardez la Maison-Blanche
15:30comme je l'ai rénovée
15:32quand je suis arrivée.
15:34La Maison-Blanche
15:34était en très mauvais état,
15:36les sols,
15:37etc.
15:38Et moi,
15:39j'aurais pu
15:40vraiment rendre
15:40ce bâtiment
15:41merveilleux
15:42pour juste
15:4225 millions
15:43de dollars.
15:44Et lui,
15:45il est en train
15:45de dépenser
15:464 milliards.
15:50Donc,
15:51oui,
15:52il s'agit
15:52de crimes,
15:54peut-être
15:55avec les personnes
15:57qu'il a recrutées,
15:59avec l'appel
15:59d'offres
16:00des constructeurs.
16:02Et nous savons
16:03que l'un des constructeurs
16:04en tout cas
16:06est extrêmement riche.
16:10Et il va
16:12bénéficier
16:12de plusieurs
16:13millions
16:14de dollars.
16:16Moi,
16:17j'ai écouté
16:17des chiffres
16:18qui vont
16:18entre 3 et 4
16:20milliards de dollars.
16:21Ça en ferait
16:22le bâtiment
16:23le plus cher
16:24au mètre carré
16:24de l'histoire
16:25des États-Unis.
16:26Et en plus,
16:27il ne rénove même pas
16:28l'extérieur.
16:29La structure reste
16:30la même,
16:30l'extérieur reste le même.
16:33Donc,
16:34moi,
16:34je veux en parler
16:35au public.
16:36Je veux
16:36que le public
16:37sache
16:38qu'il s'agit
16:38d'une personne
16:39très incompétente
16:40et malhonnête.
16:42Peut-être qu'il est malhonnête,
16:43lui,
16:43en tout cas,
16:44quelqu'un est malhonnête
16:45parce que ce bâtiment
16:46ne vaut pas
16:474 milliards de dollars.
16:51Monsieur le Président,
16:52vous avez mentionné
16:56le Japon.
16:57Ah,
16:57c'est l'un des vôtres.
16:58Est-ce qu'il est bon
16:59ou il est mauvais ?
17:00C'est un bon reporter
17:02ou un mauvais reporter ?
17:06Je crois qu'il est sympa.
17:09Monsieur le Président,
17:11vous avez dit
17:12que le Japon
17:13était à la hauteur.
17:16Quelles sont vos attentes
17:17pour le Japon
17:18à l'avenir ?
17:19Moi,
17:20mes attentes
17:21au niveau
17:22du Japon,
17:24c'est que nous avons
17:25une bonne relation.
17:26Nous,
17:26on est en pleine conférence
17:28de presse
17:29à la Maison-Blanche
17:30de Donald Trump
17:30avec la Première ministre japonaise.
17:31Il y a quand même
17:32un certain nombre de choses
17:32à retenir, Thierry Arnaud.
17:33En ce qui concerne
17:34le conflit,
17:36revenons sur
17:37ce qu'a dit Donald Trump.
17:39Alors,
17:39pas de troupe au sol,
17:40dit le Président,
17:41qui ajoute quand même
17:42si je décide de le faire,
17:43je ne vous le dirai pas.
17:44Donc,
17:45il ne ferme pas complètement
17:46la porte,
17:47mais il veut sans doute
17:48avec cette formule
17:49plutôt rassurer
17:50les Américains.
17:51On rappelle cela étant
17:52qu'au moment où on se parle,
17:53il y a
17:542500 Marines
17:55et 5000 soldats
17:57qui sont en direction
17:59des côtes de l'Iran
18:01où il devra arriver
18:02d'ici une semaine.
18:04Les Marines,
18:04a priori,
18:05sont des gens
18:05qui ont vocation
18:06à opérer au sol.
18:07Donc,
18:07on ne voit pas très bien
18:08ce qu'ils iraient faire sur place
18:09si ce n'est pas le cas.
18:10Ce qu'il veut en fait
18:11démentir certainement,
18:12c'est l'idée,
18:13et c'est ce que disait
18:14Pete Exa,
18:14son secrétaire à la guerre
18:16ce matin,
18:17d'un conflit prolongé
18:18qui verrait
18:19sur le sol iranien
18:21intervenir massivement
18:21des dizaines
18:22de milliers
18:22de soldats américains.
18:24Je pense que c'est
18:24plutôt comme ça
18:25qu'il faut comprendre
18:25cette réflexion.
18:26Ce qui est intéressant aussi,
18:27c'est ce qu'il dit
18:28à propos de sa relation
18:29avec le Premier ministre israélien.
18:32J'ai dit à Benyamin Netanyahou,
18:34ne faites pas ce que vous faites.
18:35Nos efforts avec les Israéliens
18:36sont coordonnés,
18:37mais parfois,
18:38Israël fait des choses
18:39que je n'aime pas.
18:41Alors,
18:41on retourne écouter
18:42de l'intérêt
18:42qui parle du détroit d'Hormuz.
18:47Oui, alors,
18:48en ce qui me concerne,
18:49c'est trop tard.
18:51Vous savez,
18:51le Royaume-Uni
18:52veut envoyer
18:53des porteurs d'avions.
18:56Et moi,
18:57j'ai dit,
18:57je voulais
18:58les porteurs d'avions
18:59avant la guerre,
19:01pas une fois
19:02que la guerre est gagnée.
19:03Maintenant,
19:03ils veulent m'envoyer
19:04des porteurs d'avions
19:05et il n'y a plus
19:06vraiment besoin.
19:08Alors,
19:09peut-être qu'on peut
19:09parler des missiles.
19:12Les capacités
19:12en missiles de l'Iran
19:13sont détruites
19:14à 99 %,
19:16leurs usines également.
19:22nous avons donc détruit
19:24depuis le début
19:2590 %
19:26de leur capacité
19:27en missiles.
19:28Et ce que vous avez dit
19:29est particulièrement important,
19:32M. le Président.
19:32c'est leur capacité
19:34de construire
19:35des missiles.
19:36Et donc,
19:37toutes leurs fabriques
19:38et leurs usines
19:40de missiles
19:40sont impossibles.
19:42Et même s'ils voulaient
19:43en reconstruire,
19:44ils ne pourraient pas
19:44le faire à l'avenir.
19:46Et ça,
19:46c'est un niveau
19:47de destruction
19:47pour leur armée
19:49qui est sans précédent.
19:51Et nous avons fait cela
19:52en deux semaines.
19:53Nous avons détruit
19:54la marine,
19:54nous avons détruit
19:58les forces aériennes,
19:59toutes leurs télécommunications
20:01en détruites.
20:03Et je pense
20:04qu'on a fait
20:05un très bon travail.
20:06Une dernière question
20:07pour la première ministre.
20:11Il y a une merveilleuse
20:13personne du Japon
20:14qui va poser une question
20:15pour la première ministre.
20:16Il n'y a pas de croire.
20:21Il avait l'air choisi.
20:23Bien sûr,
20:26le Japon et les Etats-Unis
20:27sont bons amis.
20:29J'ai une question.
20:36Pourquoi ne pas prévenir
20:38les alliés européens
20:39ou le Japon,
20:40alliés des Etats-Unis également,
20:42de cette guerre ?
20:44Eh bien,
20:44vous savez,
20:46lorsque l'on est entrés
20:47dans cette guerre,
20:48on est entrés
20:49de manière très brutale
20:50et nous ne voulions
20:51le dire à personne
20:52parce que nous avions besoin
20:53de la surprise.
20:54Et le Japon connaît très bien
20:56l'effet de surprise.
20:58pourquoi vous ne nous avez
20:59pas prévenus
20:59pour perdre l'arbore ?
21:04Donc, nous,
21:05nous pensons
21:06que la surprise,
21:07c'est important
21:09et il fallait les surprendre.
21:11Et c'est ce que nous avons fait.
21:12Et à cause de cette surprise,
21:14les deux premiers jours,
21:16nous avons détruit
21:16pratiquement 50%
21:20de cibles,
21:21et bien plus
21:22que ce que nous pensions faire.
21:24Et si on avait prévenu
21:26nos alliés,
21:27cela n'aurait plus été
21:28une surprise.
21:29une dernière question
21:30pour la Première Ministre.
21:32C'est une question
21:33pour la Première Ministre ?
21:36Oui.
21:37Voilà, donc,
21:38Donald Trump
21:39qui est aux côtés
21:39de la Première Ministre
21:40du Japon,
21:40Madame Takeshi,
21:41mais on revient
21:42véritablement
21:43sur les propos
21:44de Donald Trump
21:44concernant cette guerre
21:45au Moyen-Orient.
21:46Oui, Frédéric Ponce,
21:47je voulais vous interroger
21:48sur ce qu'il dit
21:49par rapport à Benjamin Netanyahou
21:50qui, rappelons-le,
21:52les Israéliens
21:52ont frappé
21:53le site gazier
21:55offshore iranien
21:56qui fournit
21:57environ 70%
21:58du gaz naturel
21:58consommé en Iran.
21:59C'est ça qui a déplu
22:01à Donald Trump
22:02lorsqu'il dit que
22:02parfois,
22:03je ne suis pas d'accord
22:04avec ce qu'il fait
22:05et je lui dis.
22:06Oui, alors,
22:07avant de répondre
22:07précisément à cette question,
22:09franchement,
22:10deux remarques.
22:11D'abord,
22:11ce discours,
22:12cette conférence de presse
22:13de Donald Trump
22:14est à destination
22:15de l'opinion publique
22:16américaine
22:16et de son camp.
22:17Cet exercice
22:18d'autosatisfaction,
22:20le nombre de missiles
22:21tirés,
22:21de cibles détruites,
22:22s'est fait pour rassurer
22:23l'opinion américaine.
22:23Je suis en avant
22:24sur mon calendrier.
22:25Et là,
22:27deuxième remarque,
22:28je pense que
22:29sur nos plateaux,
22:30il faut arrêter
22:30de prendre au sérieux
22:31ou au premier degré
22:32tout ce que dit
22:33Donald Trump.
22:34Il y a des choses
22:35intéressantes.
22:36En général,
22:36ce sont des mots
22:38qui n'ont aucune portée
22:40au-delà de 12 heures
22:41ou de 24 heures.
22:42Ce qu'il dit
22:43sera démenti
22:44peut-être demain matin
22:45ou dans la nuit.
22:46Donc,
22:46il faut vraiment
22:47raison garder
22:48et rester.
22:48On prend du recul
22:48par rapport à ce qui a raconté.
22:49Voilà.
22:50En ce qui concerne Israël,
22:51tout indique
22:52que les Israéliens
22:53qui avaient d'excellents
22:54renseignements
22:55ont un peu forcé
22:56la main des États-Unis
22:58dans cette affaire-là
22:59et ont convaincu
23:00Donald Trump,
23:01qui était peut-être
23:02tout prêt à être convaincu,
23:04qu'il fallait taper
23:05très vite,
23:05tout de suite,
23:06parce qu'il y avait
23:07ces frappes
23:07de décapitation
23:09qui étaient à portée
23:10des Israéliens
23:11le 28 février.
23:13Et donc,
23:13ensuite,
23:14c'est l'enchaînement
23:15dynamique
23:16de toutes les guerres
23:17où les plans de campagne
23:18souvent volent en éclat
23:19dès les premières 48 heures.
23:21Et là,
23:22on voit bien
23:22que Trump est engagé
23:23dans une guerre
23:24qu'il ne maîtrise plus
23:25tout à fait complètement.
23:27C'est une guerre
23:28par palier,
23:29par escalier.
23:30Les Iraniens tapent,
23:31les Américains retapent,
23:32c'est-à-dire montent une marche
23:33et vont taper
23:34de plus en plus loin.
23:34Et quand il dit que je ne suis pas
23:36tout à fait d'accord
23:37avec ce que fait Israël,
23:37c'est par rapport
23:38aux frappes
23:39qui visent notamment
23:40le gaz iranien ?
23:42Oui.
23:42Parce que derrière,
23:42effectivement,
23:43il y a la réponse iranienne
23:44qui vise le Qatar.
23:46Depuis 20 jours,
23:4820 et quelques jours,
23:48on sait très bien
23:49qu'il y a deux stratégies
23:51à l'œuvre.
23:52La stratégie américaine
23:53qui était d'abord
23:54de détruire
23:54l'appareil militaire
23:57et toutes les capacités
23:59de tir balistique
24:00de l'Iran,
24:01c'était purement militaire.
24:02Ils ont globalement réussi.
24:04Et la stratégie israélienne
24:05va beaucoup plus loin.
24:07C'est vraiment une guerre
24:10de destruction du régime.
24:12On casse les têtes
24:13et on casse tout.
24:14En visant le guide suprême,
24:15en visant les principaux
24:16responsables du régime.
24:17Et en visant maintenant,
24:18et ça,
24:18c'est la stratégie israélienne
24:20à l'œuvre
24:20que les Américains
24:21essaient de contrôler,
24:22en visant ce qui fait
24:23le cœur de la richesse
24:25de la République islamique,
24:26c'est-à-dire
24:27le gaz et le pétrole.
24:28Le trésor de guerre,
24:29en fait,
24:29de ce régime déboleur.
24:30Et ça,
24:30c'est les gardiens
24:30de la Révolution.
24:32Le jour où ils perdent ça,
24:34là, ça va vraiment
24:35flotter chez eux.
24:36On va retourner aux Etats-Unis
24:37et retrouver Axel Mooney
24:38en direct pour BFM TV.
24:39Il est à Washington
24:40parce que ce que l'on retient
24:42aussi de cette conférence
24:43de presse de Donald Trump,
24:44du président aux Etats-Unis,
24:45c'est qu'il a eu l'air de dire
24:46qu'il s'est quand même
24:47fait pousser
24:48ou laissé entraîner
24:49par Benjamin Netanyahou.
24:52Oui,
24:53c'est ce qu'il avait déjà dit
24:54dans un message
24:55sur son réseau social Truth,
24:57dans lequel il ne semblait
24:59pas très heureux
25:00de cette frappe
25:00contre le site gazier.
25:02de Southpars
25:03en Iran,
25:05mais les informations
25:07qu'on a ici
25:08contredisent un petit peu
25:09les propos de Donald Trump.
25:11D'abord parce que,
25:12d'après plusieurs journalistes
25:14américains
25:15et d'après plusieurs sources
25:16israéliennes également,
25:17Donald Trump a été mis au courant
25:19de cette frappe
25:20contre le site gazier.
25:23Et ensuite,
25:23il l'aurait même,
25:24d'après le Wall Street Journal,
25:25validé pour faire passer
25:27un message à l'Iran,
25:28selon lequel il faudrait
25:30desserrer les taux
25:31autour du détroit d'Ormuz.
25:32Mais Donald Trump
25:33n'est pas prêt à assumer
25:35probablement publiquement
25:36parce que ça veut dire
25:37qu'il serait indirectement
25:39responsable de la hausse
25:41des cours.
25:41Et on sait qu'ici,
25:42c'est un sujet qui devient
25:44de plus en plus prégnant,
25:45de plus en plus important
25:46parce qu'il y a plus de 30%
25:48d'augmentation du prix
25:49à la pompe.
25:50Il y a aussi les deux tiers
25:51des Américains
25:52qui sont de plus en plus inquiets
25:53des conséquences économiques
25:54de cette guerre.
25:55Donc Donald Trump
25:56doit maîtriser cela.
25:57Et il est difficile
25:58d'imaginer que Donald Trump
26:00puisse être mis devant
26:01le fait accompli
26:02sur ses frappes.
26:03Ou alors,
26:03ça veut dire que cette guerre
26:04devient clairement celle d'Israël
26:06et que les Etats-Unis
26:07ne sont plus que dans la roue
26:08de leurs partenaires.
26:09Et ça, c'est quand même
26:10difficile à imaginer.
26:11Bref, il y a beaucoup de choses
26:14à prendre avec des pincettes
26:15dans les propos
26:16que Donald Trump
26:17vient de tenir.
26:18Surtout qu'effectivement,
26:19encore une fois,
26:20il y a des officiels israéliens
26:22qui ont confirmé
26:22à des journalistes américains
26:25que Donald Trump
26:26avait bien été mis au courant
26:27de ses frappes.

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