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  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:01Générique
00:05Bonsoir à tous, c'est toujours du côté des Etats-Unis qu'il faut le regarder au 60ème jour de
00:10guerre des Américains qui rejettent la dernière proposition iranienne de discussion.
00:15Donald Trump qui estime aujourd'hui que l'Iran est au bord de l'effondrement et c'est même l
00:20'Iran qui informerait Donald Trump.
00:22Regardez, il nous souplit d'ouvrir le détroit d'Hormuzo plus vite. Il cherche à clarifier sa situation politique et
00:27je suis sûr qu'il y parviendra.
00:29Donc un Donald Trump qui met peut-être une dose d'optimisme et c'est du Donald Trump. Alors il
00:34faut bien sûr être prudent.
00:36On a nos envoyés spéciaux qui nous attendent aujourd'hui bien sûr pour vous faire vivre cette guerre au Moyen
00:44-Orient, ce 60ème jour.
00:45Bonsoir à tous. On va immédiatement retrouver Antoine Lard dans la capitale américaine.
00:50Donc selon Trump, l'Iran est en état d'effondrement.
00:57Oui, c'est ce qu'il écrit sur son réseau social. En substance, le président américain explique que l'Iran
01:02est en train de s'effondrer
01:04et que les Iraniens supplient Washington de lever le blocus, le blocus qui bloque les pétroliers iraniens
01:10et qui prive Téhéran d'une manne financière extrêmement importante.
01:14Donald Trump qui décrit également un régime qui serait lui aussi à bout de souffle miné par de profondes divisions
01:21internes.
01:22Et ce qui est intéressant avec ce message, c'est que Donald Trump, à travers ces quelques lignes,
01:27veut montrer qu'il est en position de force, qu'il a les cartes en main et que l'Iran
01:31n'est pas en mesure de dicter sa volonté.
01:34Ce message montre aussi que Donald Trump est convaincu que sa stratégie fonctionne,
01:40sa stratégie qui consiste à étouffer économiquement le régime iranien
01:44pour obtenir dans un deuxième temps des concessions sur le nucléaire.
01:48Trump est convaincu que cette arme est la plus efficace, peut-être même plus efficace que la guerre.
01:54Ça ne le dit pas, mais en tout cas, il a bien l'intention de continuer dans cette voie.
01:58Vous savez que les Iraniens ont proposé à Trump une sortie de crise en deux temps.
02:02D'abord négocier sur le détroit d'Hormuz, rétablir la circulation et puis, dans un deuxième temps seulement, discuter du
02:08nucléaire.
02:09Et ça, Donald Trump ne veut pas en entendre parler, ne veut pas décorréler les deux sujets,
02:13tout simplement parce qu'il ne veut pas abandonner cette arme du blocus
02:16qu'il juge donc extrêmement efficace pour faire plier les Iraniens.
02:21Donald Trump, qui, et ça c'est la presse américaine, nous l'apprend, n'est pas fermé au dialogue
02:25et qui pourrait, dans les prochains jours, formuler des contre-propositions aux Iraniens
02:30pour essayer de trouver une sortie de crise.
02:32Même si Donald Trump n'a pas complètement renoncé au recours à la force,
02:37pour le moment, ça ne semble pas être la piste privilégiée par la Maison-Blanche.
02:41Alors Antoine, en direct de Washington pour BFM TV.
02:46Donc, Donald Trump, sa stratégie, c'est tout miser sur le blocus.
02:50Alors c'est intéressant, c'est presque une réponse, finalement, à ce qu'a dit le chancelier Merz,
02:55qui a dit « les Etats-Unis sont en train de se faire humilier par l'Iran, les Etats-Unis
02:59n'ont aucune stratégie ».
03:00Ça, c'est ce que dit le chancelier Merz, mais tiens, on va l'écouter, comme ça, derrière,
03:04on pourra analyser précisément la phrase de Donald Trump, sa stratégie, si elle en a une ou pas.
03:12Les Américains n'ont clairement aucune stratégie.
03:15Les Iraniens laissent les Américains voyager jusqu'à Islamabad
03:18pour, au final, qu'ils ne repartent avec aucun résultat.
03:22Une nation entière est en train d'être humiliée.
03:27Alors, Islamabad, il faut rappeler que c'est là-bas qu'ont eu lieu les discussions avec les Iraniens.
03:31Alors, est-ce qu'il a vraiment une stratégie, Trump, ou il est en train de se faire gentiment humilié
03:35par l'Iran, alors ?
03:36Si on le savait, c'est ça ?
03:38Non, mais ce qui est fascinant, si l'on peut dire, c'est que ce qui se passe dans le
03:43détroit d'Hormuz
03:43est quand même le produit d'un triple échec pour le président américain.
03:46D'abord, ne pas avoir anticipé ce qui pouvait se passer dans le détroit d'Hormuz,
03:50alors que c'était évident pour ceux qui ont niveau 1 en géopolitique.
03:54Et évidemment, les conseillers eux-mêmes du président, son État-major,
03:57qui l'ont mis en garde avant l'entrée dans ce conflit,
04:00que ce détroit risquait de devenir un enjeu majeur.
04:02Ensuite, deuxième échec, si on avance par ordre chronologique,
04:05ses multiples exigences, menaces, à coup de lettres majuscules sur son réseau social,
04:11lorsqu'il dit à l'Iran, il faut ouvrir le détroit tout de suite,
04:14faute de quoi, l'apocalypse va arriver, et ça va être la fin de la civilisation iranienne,
04:19fin de non recevoir, le détroit risque de bloquer.
04:22Troisième échec, le blocus, le blocus qui était supposé étrangler l'Iran si rapidement
04:27que le régime met un genou à terre et supplie Donald Trump de mettre fin à ce conflit,
04:33ça, ça ne s'est pas produit non plus.
04:35Donc, on est dans une situation, effectivement, de guerre froide,
04:39en quelque sorte, de conflit gelé dans cette région,
04:42ce qui, évidemment, ne convient pas du tout au président américain,
04:44parce que lui veut en sortir, a besoin d'en sortir politiquement,
04:48il est en train de s'effondrer dans les sondages,
04:50le prix à la pompe est très élevé aux États-Unis,
04:53le baril a recommencé à monter,
04:56donc il cherche cette porte de sortie, évidemment.
04:59Ça fait plusieurs jours maintenant qu'il dit que c'est difficile de négocier
05:03parce qu'il y a de telles dissensions au sein du régime iranien
05:06qu'il n'y a plus de véritables interlocuteurs en face de lui.
05:08Ce qui est vrai, sûrement.
05:09Ce qui est une possibilité, mais en tout cas, il est pour l'instant,
05:12il semble, il donne l'impression d'être quand même un peu coincé.
05:15Donc, il ne faut pas accorder plus d'importance que ça
05:18à la énième déclaration de Donald Trump sur l'effondrement du régime iranien, alors.
05:22– Mais écoutez, moi je pense que le gouvernement iranien va s'effondrer,
05:28l'économie iranienne s'effondre, ça c'est certain que ça va s'effondrer.
05:32Simplement, comme les gardiens de révolution sont prêts à sacrifier le peuple entier,
05:36comme tous les régimes totalitaires, ça leur est complètement égal
05:39si les gens n'ont rien à manger, eux, ils auront toujours quelque chose.
05:42Mais il est vrai que même sur le plan du carburant,
05:44comment voulez-vous même qu'ils utilisent leur lance-missile
05:46s'il n'y a même pas de carburant ?
05:47Donc petit à petit, il y en aura peut-être qui passera par la Russie,
05:50par les terres, etc.
05:51Mais il y a quand même vraiment un affaiblissement énorme de l'Iran
05:56en tant qu'économie.
05:58Et finalement, c'est la seule cartouche que Trump a pour faire une régie.
06:03– On a la cour, simplement, pendant que vous parlez,
06:06qui atteste, vous voyez, la chute c'est 70% des importations de pétrole,
06:11des exportations, pardon, et aujourd'hui 567 000 barils jour,
06:16alors qu'on était à 1 850 000.
06:18– Voilà, donc ce qui va se passer c'est qu'effectivement,
06:20en plus les stocks de pétrole vont s'amonceler,
06:23ça va les forcer à fermer les puits.
06:25S'ils ferment les puits, il y a de l'eau qui va rentrer dans les puits,
06:27ça risque vraiment d'endommager les installations.
06:30Donc je pense qu'il avait la choix…
06:31– Donc le temps joue en faveur de Donald Trump avec ce blocus pour le moment.
06:34– Oui, parce que les mitters sont loin,
06:36et même si elles sont perdues,
06:38il y a combien de présidents qui ont perdu les mitters dans un mandat ?
06:41– Franchement, ça ne va pas le tuer, il sera toujours là.
06:44Mais simplement, moi je pense que s'il se laisse entuber, si j'ose dire,
06:47par le fait qu'il cède au blocus,
06:52et bien là il n'aura jamais rien sur le nucléaire, rien.
06:55Donc il essaye, je pense qu'il essaye peut-être encore une quinzaine de jours,
06:58il a encore un tout petit peu de marge.
07:00– De toute façon, il a jusque, même le calendrier pour le président des Etats-Unis,
07:06c'est de redemander l'autorisation aussi du Congrès.
07:08– Oui, mais c'est 60 jours, 70 jours.
07:10– Et donc ça tombe quand là, la prochaine demain ?
07:11– 60 jours, c'est aujourd'hui.
07:12– Non, non, à partir du moment où ça reprend, après la guerre.
07:14– Non, c'est le 2 mai, parce qu'ils avaient officiellement déclaré la guerre le 2 mars, c'est
07:18ça ?
07:18– Oui, alors on peut…
07:20– À quelques jours près.
07:21– À quelques jours près, mais de toute façon, deux remarques.
07:24Un, effectivement, il peut étendre 2-30 jours à partir du 60ème jour,
07:28même si en théorie, la loi dit que les 30 jours supplémentaires
07:31sont destinés au retrait des forces, c'est-à-dire que
07:34s'il n'a pas obtenu l'autorisation du Congrès,
07:37au bout de 60 jours, il doit arrêter la guerre.
07:39Et pour arrêter la guerre, on lui donne 30 jours supplémentaires
07:41pour que tout le monde puisse rentrer à la maison, c'est ça que dit la loi.
07:45Cela étant, si l'on regarde ce qui s'est passé au cours des décennies écoulées,
07:49à peu près tous les présidents américains qui ont engagé les forces armées
07:52dans un conflit se sont affranchis de cette loi,
07:55George W. Bush sur l'Irak et l'Afghanistan,
07:58Bill Clinton sur le Kosovo, etc.
08:01Donc, il trouvera le moyen de détourner,
08:03simplement, ça crée une contrainte supplémentaire,
08:07dans la mesure où il va quand même être obligé de discuter un petit peu avec le Congrès.
08:11Le Congrès, certes, a majorité républicaine,
08:14mais ces élus républicains qui sont en campagne,
08:16parce qu'il y a les midterms, ils lisent aussi les sondages,
08:19ils savent que cette guerre est profondément impopulaire,
08:22donc ils attendent du président qui ne les entraîne pas
08:24dans un conflit qui n'a pas d'issue.
08:26– Ce que dit Brigitte Hadès, c'est très juste,
08:28c'est-à-dire qu'aujourd'hui le régime étouffe totalement,
08:31alors certes, il n'en a rien à faire de savoir si la population meurt de faim ou pas,
08:34mais si le régime ne peut même pas financer ses propres soldats,
08:37là ça va commencer à lui poser problème.
08:39S'il ne peut plus vendre son pétrole, ça pose problème.
08:42S'il ne peut plus payer les Basijis,
08:43qui sont les hommes qui au quotidien oppriment la population iranienne,
08:47il faut quand même préciser que tous les jours, des personnes sont enfermées,
08:50sont pendues, sont arrêtées, sont torturées, sont violées par le régime,
08:53qui est totalement étouffée aujourd'hui,
08:55donc oui, économiquement, ça aura des répercussions,
08:58et c'est ce qui est en train de se passer aujourd'hui.
08:59Donc oui, c'est vrai, tiens, il y a un coup de l'avant pour ça.
09:02– Où est cet argent iranien ?
09:03Il est dans les banques du Golfe, il est où cet argent ?
09:07– Mais ils ne peuvent plus en avoir.
09:09– Oui, mais il n'y a pas de réserve,
09:10ils n'ont pas d'argent de côté, si je puis dire,
09:12où c'est déjà effusé ?
09:13– Il y a forcément de la crypto-monnaie,
09:14aujourd'hui on est dans un monde moderne,
09:16mais par exemple, ils ne pourront plus non plus payer le Hezbollah,
09:19qui sème la terreur dans le site Liban,
09:20donc c'est tout un système qui va s'effondrer.
09:23Ensuite, il y a une autre option,
09:24il ne faut pas oublier qu'il faut avoir du recul dans ce que dit Donald Trump,
09:27c'est-à-dire quand on lit des phrases où il explique
09:28que les Iraniens me supplient, les Iraniens m'implorent,
09:32c'est du langage de Trump,
09:34ayons du recul par rapport à ça,
09:35ça ne veut pas dire que demain, lui va s'occuper du détroit d'Hormuz.
09:38En revanche, il y a une autre option.
09:39– Ce n'est pas la première fois qu'il le dit aussi.
09:40– Vous évoquiez tout à l'heure, Alain,
09:42l'échec des négociations de ce week-end,
09:43on l'évoquait ici en fin de semaine dernière,
09:45avant même qu'elle n'ait commencé.
09:46Tout le monde savait que ces négociations ne serviraient à rien,
09:49qu'elles n'aboutiraient à rien,
09:50parce que les deux parties avaient des idées totalement opposées,
09:53l'un à l'autre,
09:54il était impossible de les mettre d'accord durant ce week-end.
09:56Donc de toute façon,
09:57c'est un round de négociations qui ne servait à rien,
09:59si ce n'est à perdre du temps,
10:01ou gagner du temps selon le protagoniste.
10:03Pourquoi ?
10:04Il faut dire la chose malheureusement.
10:06Peut-être qu'il y aura un retour des armes.
10:07Quand il y a une paralysie telle que celle qu'on connaît aujourd'hui,
10:10c'est les armes qui vont en prendre le dessus.
10:13Tzal les a informés ce matin et a bien expliqué
10:16que l'Iran est en train de totalement se réarmer
10:18et le balistique qui avait été détruit au début de la guerre
10:21est en train de se reformer.
10:23Il y a aussi urgence côté militaire.
10:24Puisque vous parlez de l'usage des armes,
10:26il y a un autre porte-avions d'ailleurs qui fait route vers la région,
10:29c'est l'Eisenhower.
10:30C'est le porte-avions américain, l'USS Eisenhower.
10:33Donc ce qui veut dire qu'effectivement,
10:35l'option militaire peut-être même plus forte,
10:37elle est loin d'être exclue, général.
10:39Absolument.
10:40Moi je pense que les deux adversaires sont pris par le temps
10:42pour des raisons différentes,
10:44ça a été très bien expliqué.
10:45Pour le président Trump, c'est son opinion publique,
10:48c'est aussi le monde économique.
10:49Et puis juste pour dire que je pense que
10:53se présenter devant le Congrès ne lui fait pas peur
10:55parce qu'aujourd'hui, il a la chance d'avoir encore la majorité
10:58et donc il sait que le Congrès ne s'opposera pas
11:00à la poursuite de la guerre.
11:02mais néanmoins, les mid-terms effectivement arrivent
11:04et donc il a cette pression politique.
11:06Et les Iraniens, de leur côté, ils sont pris par le temps
11:08parce qu'ils sont en train, effectivement, je pense,
11:10alors le mot effondrement est peut-être un peu fort,
11:13mais c'est le président Trump,
11:14ils sont effectivement pris parce qu'ils sont en grande difficulté économique.
11:18Pour revenir sur la question des armes,
11:21alors effectivement...
11:22C'est-à-dire que ça reprendrait de la même manière ?
11:23Ce serait exactement la même stratégie ?
11:25On retaperait de la même manière ?
11:26Enfin, les Américains retaperaient de la même manière ?
11:27Non, moi je suis persuadé que non.
11:29D'abord parce que les Américains...
11:30Alors ce serait quoi la nouvelle stratégie ?
11:31On peut leur reprocher tout un tas de choses,
11:33mais les Américains, j'ai beaucoup travaillé avec eux,
11:35sont de grands professionnels,
11:36donc ils ont planifié un certain nombre de choses.
11:38Que le président Trump ait choisi les mauvaises options,
11:40c'est un autre problème.
11:41Les mauvaises options militaires ?
11:42Militaires.
11:43Mais en revanche...
11:44C'est pas lui qui les a choisis, c'est lui qui les valide.
11:46C'est lui qui les valide.
11:52C'est la meilleure option si les armes reprennent.
11:54Aujourd'hui, vraisemblablement, si les armes devaient reprendre,
11:57il est évident que les Américains frapperaient
12:03vraisemblablement en premier le détroit d'Hormuz.
12:05Très clairement, aujourd'hui...
12:06Et quoi dans le détroit d'Hormuz ?
12:07Tout ce qui empêche de rétablir la navigation
12:10dans le détroit d'Hormuz.
12:11C'est-à-dire toutes les batteries côtières,
12:14toutes les armes qui ont été mises en place,
12:16les bunkers, les flottes de moustiques américains,
12:20enfin, les Iraniens, pardon, les petites vedettes rapides,
12:23tout ça peut être ciblé assez facilement.
12:26Mais c'est très volatile, justement.
12:27Bien sûr.
12:28Quand on parle de ces petites vedettes qui sèment la pagaie,
12:30c'est très volatile.
12:31C'est très volatile, mais les Américains ont aujourd'hui les moyens,
12:34avec l'armada présente et éventuellement avec le quatrième porte-avions,
12:37si tant est que ce porte-avions vienne effectivement dans le Golfe,
12:40on peut encore en discuter.
12:41Oui, c'est une option.
12:42Ils ont les moyens militaires de frapper.
12:45Alors, je m'avance un petit peu,
12:46parce que je n'ai pas planifié la campagne américaine,
12:49mais vraisemblablement, les Américains s'adapteront
12:52et ils tireront les leçons de leurs échecs précédents.
12:56Mais pourquoi ça marcherait ?
12:57Mais parce qu'ils ne frapperont pas la même chose.
13:01Premièrement, il n'est pas impossible que le Président...
13:04On les voit, ces vedettes rapides,
13:05ce sont ces vedettes dont vous parlez,
13:08qui sont armées.
13:10Le Président Trump peut très bien prendre l'option également
13:13de frapper de nouveau le régime.
13:16Aujourd'hui, on sent bien qu'il y a quand même des dissensions
13:19dans le régime iranien.
13:20On ne sait plus exactement qui est aux commandes.
13:23On sait qu'il y a un interlocuteur,
13:24a priori c'est le Président du Parlement iranien
13:26qui serait l'interlocuteur des Américains.
13:28Je mets du conditionnel, bien sûr.
13:29On le suppose.
13:30On voit aussi qu'il y a pas mal de dissensions,
13:33ce qui explique aussi les allers-retours
13:35dans les déclarations iraniennes.
13:38Donc, une option serait aussi
13:40de reprendre les frappes sur le régime.
13:41à mon avis, peu efficace, parce que les Iraniens
13:44se sont préparés depuis longtemps
13:46et ils sont capables de résister, ils l'ont prouvé.
13:49Il y a une autre option, c'est de frapper,
13:51effectivement, comme je l'ai dit,
13:52ce qui empêche la reprise de la navigation
13:55dans le détroit d'Hormuz.
13:56Et il faut bien comprendre aujourd'hui
13:58qu'effectivement, les Iraniens se sont sans doute réarmés,
14:02mais ils se sont surtout réarmés
14:04parce qu'ils ont sorti de leur stock
14:06des armes qu'ils avaient préservées
14:08en les mettant à l'abri
14:09des bombardements américains
14:11de la première campagne.
14:12Ça ne veut pas dire
14:13qu'ils en ont fabriqué de nouvelles.
14:15Ça veut dire qu'ils ont déstocké
14:16des armes qu'ils avaient mises à l'abri.
14:18Or, tant qu'elles étaient à l'abri,
14:20elles étaient invulnérables.
14:21À partir du moment où elles sortent,
14:23elles deviennent vulnérables.
14:24Je rappelle que pendant les 30 premiers jours
14:26de la campagne,
14:27les Américains ont frappé 13 000 cibles.
14:29Il faut se rendre compte
14:30de ce que ça représente.
14:32Aujourd'hui, l'armada en place,
14:33elle est toujours là.
14:34Et donc, ils ont de nouveau
14:36la capacité de frapper ces cibles.
14:38Il faut savoir que la boucle d'engagement
14:39aujourd'hui, elle est très courte.
14:40Ils ont refait leur stock,
14:41les Américains aussi,
14:42l'on peut imaginer.
14:43Ils ont refait leur stock.
14:44Ils ont utilisé les 15 jours
14:46de cesser le feu
14:46pour mettre en place
14:47un flux logistique
14:47qui leur a permis
14:48de rapatrier un certain nombre
14:50d'éléments
14:50et de les concentrer dans le Golfe.
14:52Et il faut savoir
14:53que la boucle d'engagement
14:54est très courte.
14:54Aujourd'hui,
14:56un lanceur de missiles
14:57qui est détecté par un satellite,
14:58il est engagé dans les 3 à 4 minutes
15:00qui suivent par un avion.
15:02Donc, ce que je veux dire,
15:04elles étaient invulnérables.
15:06Dès qu'elles sortent...
15:06Donc là, elles ont bougé,
15:07elles ont peut-être été repérées
15:08et donc maintenant,
15:09ils n'attendent que le go
15:10pour aller de nouveau taper.
15:11Donc en fait,
15:12si les armes devaient reprendre,
15:13la campagne sera différente
15:15de celle qui a été faite.
15:16Ils tireront les leçons
15:17et ils s'adapteront.
15:18Alors, on va continuer,
15:19bien évidemment,
15:20d'évoquer cette situation
15:21mais toujours en passant
15:21par la case de nos envoyés spéciaux
15:24qui sont dans les zones stratégiques.
15:26Et là, c'est Hugo Smag
15:27que l'on va retrouver.
15:28Il est à Doha, au Qatar
15:29parce qu'il y a, bien évidemment,
15:31la carte militaire
15:32que l'on regarde,
15:33mais il y a la carte économique.
15:34C'est-à-dire tous les pays de la région,
15:35les pays du Golfe
15:36et le nerf de la guerre,
15:38c'est aussi le pétrole.
15:39Il y a des réunions
15:40qui n'en finissent plus,
15:41qui se succèdent,
15:42notamment sur la question
15:44du pétrole.
15:46Hugo et les Émirats arabes unis
15:47qui ont décidé de quitter l'OPEP,
15:49la puissante organisation
15:51des pays pétroliers de la région.
15:55Oui, c'est un véritable tournant
15:56pour les pays du Golfe,
15:58le fait que les Émirats arabes unis
15:59décident de quitter cette organisation
16:01à partir de vendredi prochain.
16:03Donc, c'est quasiment immédiat.
16:05Alors, qu'est-ce que cela implique réellement ?
16:08Eh bien, normalement,
16:08l'organisation des producteurs
16:10et exportateurs de pétrole
16:12a pour but de réguler
16:13le prix du pétrole
16:15en régulant le nombre
16:17de millions de barils
16:18qui sont exportés chaque jour
16:19dans le monde entier.
16:20Et le fait d'en partir
16:21va permettre aux Émirats arabes unis
16:24de sortir de ces quotas
16:26et de choisir le nombre de barils
16:28qu'ils vont produire
16:29et pouvoir exporter,
16:30pouvant potentiellement
16:30un peu déréguler le marché
16:32pour le reste des pays du Golfe.
16:34Ça, c'est la première information.
16:35Alors, pourquoi ils ont choisi
16:37de quitter l'OPEP là maintenant
16:38alors que c'est une menace
16:39qu'ils avaient déjà brandie
16:40à plusieurs reprises
16:41ces dernières années ?
16:42Eh bien, l'une des principales raisons,
16:44c'est que dans l'OPEP,
16:45il y a l'Iran
16:46et que ce qui s'est passé
16:47au début de cette guerre
16:49n'a pas du tout été accepté
16:50par les Émirats arabes unis
16:51qui ont été particulièrement touchés
16:52ici dans le Golfe
16:53par la guerre
16:54puisqu'il y a eu notamment
16:55des drones qui ont touché
16:56l'aéroport de Dubaï
16:57qui est un des plus gros
16:59aéroports internationaux
17:00et donc les Émirats arabes unis
17:02perdent énormément d'argent
17:04dans cette guerre
17:05à la fois sur le tourisme,
17:07on parle de plus de 30 000 vols
17:08qui ont été annulés
17:09dans la région
17:09mais également sur le pétrole
17:10puisqu'ils subissent
17:11de plein fouet
17:12le blocus des Iraniens
17:15puisqu'ils se situent
17:16juste avant le passage
17:17du détroit d'Ormuz.
17:19Et puis dans toute la région
17:20il y a aussi d'autres pays
17:21qui commencent à se poser
17:23des questions
17:23puisque toutes les économies
17:24ici sont très impactées
17:25c'est le cas notamment
17:26du Qatar
17:27où nous nous trouvons
17:28avec Clément Grodonnier
17:29qui est également
17:30très touché
17:31par cette guerre
17:32et là aujourd'hui
17:33le ministre des Affaires étrangères
17:34ici disait
17:35qu'il avait peur
17:36que cette guerre continue
17:37qu'il y ait un gel
17:38de cette guerre
17:39parce qu'il fallait trouver
17:40absolument des solutions
17:41pour le détroit d'Ormuz
17:42car ici
17:43quasiment toute l'économie
17:45est basée
17:46sur ce pétrole
17:46qui désormais
17:47ne passe plus le détroit
17:49De Doha au Qatar
17:50on va aller en Iran
17:51maintenant
17:51retrouver Syavosh Ghazi
17:52qui est dans la capitale iranienne
17:53et à Téhéran
17:54pour BFM TV
17:55alors Donald Trump le dit
17:57l'affirme
17:57l'Iran est en train
17:58de s'effondrer
17:59ou l'Iran s'effondre
18:00Syavosh
18:02Ce n'est pas la première fois
18:03qu'il fait de telles déclarations
18:06en fait je ne sais pas
18:07sur quoi il se base
18:08pour dire ça
18:09ce qu'on sait ici
18:10c'est que l'Iran
18:12se sent en position de force
18:13y compris
18:15notamment dans la production
18:16pétrolière
18:16puisque aujourd'hui même
18:18il y a plusieurs pétroliers
18:20notamment un pétrolier japonais
18:22et un pétrolier chinois
18:23qui ont traversé le détroit d'Ormuz
18:26avec l'autorisation de l'Iran
18:28avec du pétrole iranien
18:29pour aller donc
18:31décharger ce pétrole
18:32en Chine et au Japon
18:34un geste en direction
18:35des japonais
18:36donc l'Iran
18:38choisit les clients
18:39et les pays
18:40qui peuvent exporter
18:41du pétrole
18:42depuis le Golfe Persique
18:43ce qu'on dit aussi
18:45sur par exemple
18:47les réservoirs de pétrole
18:48je voudrais apporter
18:49une précision
18:50c'est que
18:50en 2018
18:52lorsque Donald Trump
18:54est sorti
18:54de l'accord nucléaire
18:55donc en 2015
18:57l'accord nucléaire
18:57avec les grandes puissances
18:58la production pétrolière
19:00a fortement baissé
19:01et en 2020
19:03on était
19:03à une exportation
19:05de l'ordre
19:06de 700 000 barils
19:08de pétrole
19:09par jour
19:10c'est-à-dire
19:10la moitié
19:11du pétrole
19:12que l'Iran
19:13exporte aujourd'hui
19:14et à l'époque
19:15déjà
19:16cela n'avait pas
19:17posé de problème
19:18donc
19:19l'Iran n'avait pas
19:20été obligé
19:21par exemple
19:21de fermer
19:22ses puits
19:22de pétrole
19:23donc il y a
19:25d'autres solutions
19:25l'Iran
19:26peut exporter
19:27du pétrole
19:27par camion
19:30citernes
19:31vers les pays voisins
19:33notamment
19:33le Pakistan
19:34vers l'Afghanistan
19:36ou encore
19:37par un chemin de fer
19:38qui a été inauguré
19:39il y a deux ans
19:40vers la Chine
19:41et puis
19:42il y a aussi
19:43toutes les industries
19:44pétrochimiques iraniennes
19:45qui peuvent utiliser
19:46ce pétrole
19:47parce que finalement
19:48l'Iran
19:49qui produit
19:50300 000
19:51barils de pétrole
19:53par jour
19:53n'en exporte
19:55qu'un million
19:55500 000
19:56et cela peut être
19:57utilisé à la fois
19:58pour la production
20:00pétrochimique
20:00mais aussi
20:01pour être exporté
20:03vers les pays voisins
20:04notamment
20:04l'Afghanistan
20:05ou le Pakistan
20:08ou encore
20:08la Turquie
20:09mais si
20:10derrière vous
20:11on voit des embouteillages
20:12donc quand on dit
20:13l'Iran
20:13l'Iran s'effondre
20:15on s'attend aussi
20:16à ce que ce soit
20:16la vie quotidienne
20:17qui s'effondre
20:18alors est-ce que
20:19les Iraniens vivent
20:20normalement
20:21ou pas
20:21ou est-ce qu'il y a
20:22des problèmes
20:25à la normale
20:26de la vie
20:27totalement
20:28c'est
20:30comme vous voyez
20:31derrière moi
20:32ces embouteillages
20:34qu'on a l'habitude
20:35de voir
20:36en Iran
20:36à Téhéran
20:39et donc
20:40qu'on retrouve
20:42maintenant
20:43les cafés
20:44sont pleins
20:46mais il y a
20:47un problème
20:48économique
20:49puisqu'il y a
20:50une inflation
20:50très importante
20:51depuis une semaine
20:52une inflation
20:54par exemple
20:55sur plusieurs produits
20:56les oeufs
20:57l'avion de poulet
20:58tout ce qui est
20:59l'huile de cuisine
21:01ou encore
21:01tout ce qui est
21:02produits classiques
21:03par exemple
21:03les sacs poubelles
21:05tout ça
21:05ont augmenté
21:06de 100 voire
21:07de 200%
21:08en une semaine
21:10et cela affecte
21:11bien évidemment
21:12beaucoup d'Iraniens
21:13qui étaient déjà
21:13sous pression
21:14parce qu'il y avait
21:15déjà avant la guerre
21:16une inflation
21:17qui dépassait
21:17les 60%
21:19en direct de Téhéran
21:20c'est correspondant
21:21des RFI
21:21de France 24
21:22vous voyez
21:23juste à côté
21:24de ce que nous dit
21:24Siavosh
21:25on a mis ces images
21:25d'illustration
21:26vous les avez vues
21:27en écoutant
21:28Siavosh
21:28ce sont des clichés
21:30qui viennent
21:30de l'agence France
21:31presque
21:31et on les voit
21:32passer aussi
21:32sur les réseaux sociaux
21:33on voit des femmes
21:34qui se dévoilent
21:36on voit des gens
21:37en jean
21:37même des cafés
21:39avec du monde
21:40et on se dit
21:41est-ce que ça veut dire
21:42que du côté
21:42des gardiens
21:43de la révolution
21:44on se dit
21:44qu'il y a
21:44d'autres urgences
21:46où c'est simplement
21:47des instantanés
21:48mais il y a une population
21:49qui reste quand même
21:50bien sûr
21:50sous pression
21:51surveillée
21:52arrêtée
21:53interpellée
21:54c'est compliqué
21:55de savoir
21:56ce qui se passe
21:56vraiment bien
21:57j'ai par hasard
21:58des cousins
21:58qui habitent là-bas
22:00ce que je sais
22:01c'est que la vie
22:02a continué
22:03c'est-à-dire que
22:03les boulangeries
22:03sont ouvertes
22:04le pain est cuit
22:05l'eau qu'on circule
22:06dans les immeubles
22:07et c'est la grande force
22:08des gardiens
22:09de la révolution
22:09c'est qu'ils ont voulu
22:10tout de suite rétablir
22:11ou en tout cas
22:12ne jamais cesser
22:13de voir une espèce
22:14de continuation
22:15pour que
22:16les réptions
22:18étaient épouvantables
22:19et ils ont envoyé
22:19des milices pakistanaises
22:21des gens de pays
22:22de Syrie
22:23d'Irak
22:24qui sont finalement
22:25absolument
22:26comme des espèces
22:27de mercenaires
22:28qui auront besoin
22:29d'être payés d'ailleurs
22:30pour surveiller
22:31la population
22:32parce que finalement
22:32ils avaient peur
22:33qu'il y ait des défections
22:34parmi leur propre population
22:35étant donné
22:36la répression
22:36qu'ils avaient faite
22:38mais je pense
22:39que ça n'empêche pas
22:40que les céréales
22:42ne circulent pas
22:43ça va venir
22:44ce n'est pas immédiat
22:45et c'est vrai
22:47pour ça qu'il est important
22:48en même temps
22:49c'est regrettable
22:51parce qu'on n'a pas envie
22:51que la population souffre
22:52mais en même temps
22:52je pense que la seule solution
22:54sinon le nucléaire iranien
22:56ne sera jamais négocié
22:57parce qu'ils ne vont jamais
22:58négocier avec Trump
23:00après avoir débloqué
23:02le blocus
23:03c'est évident
23:04Benjamin
23:05ce genre d'image
23:07me rappelle
23:07un autre pays
23:08dans lequel
23:08j'ai beaucoup travaillé
23:09c'est à savoir
23:10Israël et les plages
23:10de Tel Aviv
23:11c'est à dire que
23:12quand vous aviez
23:12les missiles tirés
23:14par Téhéran
23:14sur Tel Aviv
23:15les Israéliens
23:17étaient terrés
23:18chez eux
23:18dans les abris
23:18et puis dix minutes après
23:20quand tout était terminé
23:21tout le monde sortait
23:22c'est à dire que
23:23malgré la guerre
23:23la vie continue
23:24la vie continue
23:25mais sauf qu'en Iran
23:26la vie elle est compliquée
23:27difficile
23:28parce que vous êtes
23:29surveillés
23:29interpellés
23:30arrêtés
23:30embastillés
23:31il y a une réalité
23:32c'est à dire que
23:32si la farine est chère
23:33si les oeufs sont chers
23:34si en plus
23:35vous vous faites arrêter
23:36au bord de la rue
23:36par les basidji
23:38emprisonnés
23:38torturés
23:39parce que vous êtes suspectés
23:40d'être un ennemi politique
23:41la vie devient impossible
23:42et puis il faut préciser
23:44aussi qu'en ce moment
23:44à la direction
23:45ce sont les durs
23:46qui ont la main
23:46le président du parlement iranien
23:48Mohamed Halibaf
23:49il faut rappeler
23:50que vendredi dernier
23:51il a disparu des radars
23:52il a disparu
23:53toutes les négociations
23:54brusquement on a vu
23:55qu'il a publié un tweet
23:56qui était le même tweet
23:57que 20 autres leaders iraniens
23:58autrement dit
23:59on lui a dit coco
24:00tu fais comme tout le monde maintenant
24:01et tu écris la même phrase
24:02que tout le monde
24:03qui était je ne sais plus
24:04le régime iranien
24:05bien sûr mais quand on voit
24:06les images
24:07c'est les durs
24:08qui ont la main aujourd'hui
24:09bien sûr mais quand on voit
24:09ces images sont aussi trompeuses
24:11oui sont aussi trompeuses
24:12mais c'est peut-être
24:13une réalité trompeuse
24:14mais c'est quand même
24:15une réalité
24:15c'est à dire
24:16il y a une partie
24:17de la population
24:17qui est là
24:18qui vit à peu près normalement
24:20on voit des images
24:21de femmes
24:21on a vu des reportages
24:22aussi de gens
24:24dans les cafés
24:24qui se rencontrent
24:26il y a même
24:26des concerts le soir
24:28il faut savoir aussi
24:28où les caméramans
24:28et où les photographes
24:29sont autorisés
24:30à aller filmer
24:31à prendre des photos
24:32c'est aussi ça
24:32elles sont dévoilées en tout cas
24:34ça c'est vrai
24:34qu'elles n'ont plus besoin
24:35de porter le voile
24:36pour celles qu'on voit
24:37sur les clichés
24:38c'est pour ça qu'on tenait
24:39quand même à vous les montrer
24:40et parler un petit peu
24:41de la vie quotidienne
24:41à Téhéran
24:42on va aller
24:43puisque vous évoquiez Israël
24:44on va aller à Tel Aviv
24:45retrouver Milan Arjouas
24:46parce qu'il ne faut pas oublier
24:47les deux fronts du conflit
24:49c'est à dire
24:51Iran-Etats-Unis
24:51ou Etats-Unis-Iran
24:52et puis le Liban
24:54avec Israël bien sûr
24:55et dans le sud du Liban
24:57et bien les frappes israéliennes
24:58continuent Milan
25:02Oui tension toujours aussi forte
25:04dans le sud du Liban
25:05avec également l'armée israélienne
25:07qui annonce que le Hezbollah
25:08a lancé de nouveaux drones
25:10aujourd'hui contre Tsaal
25:11sans faire de blessés
25:12mais de son côté
25:13Tsaal a annoncé
25:15un appel à évacuer
25:17de 16 nouveaux villages
25:18ce qui annonce en général
25:20de nouvelles frappes israéliennes
25:22à venir
25:22d'ailleurs il y a seulement
25:23quelques minutes
25:24Tsaal a annoncé
25:25une future destruction
25:27d'une infrastructure
25:28très importante
25:29au sud du Liban
25:30tout près de la frontière
25:32avec le nord d'Israël
25:34au total
25:34un bilan de Tsaal
25:36a fait état
25:36de plus de 1000 infrastructures
25:38du Hezbollah
25:39démantelées
25:40depuis le début de la guerre
25:41donc depuis deux mois
25:42nous avons pu également
25:43avec Juan Palencia
25:45et Nadav Alami
25:46échanger
25:47avec un officier
25:49un haut gradé
25:50de l'armée israélienne
25:51aujourd'hui
25:52qui a assumé
25:53auprès de nous
25:54les rasages
25:55des maisons
25:55dans le sud
25:56du Liban
25:57des rasages
25:58par précaution
25:59dit-il
25:59qui pourraient potentiellement
26:00représenter une menace
26:02pour l'armée israélienne
26:04et puis nous lui avons
26:04également posé
26:05une question
26:06pour savoir
26:07si l'armée israélienne
26:08pourrait potentiellement
26:09dans le futur
26:10opérer
26:10au-delà
26:11de cette ligne jaune
26:13vous savez
26:13cette zone tampon
26:14délimitée
26:15par l'armée israélienne
26:17et il nous a affirmé
26:18que s'il y avait
26:20une menace
26:20identifiée
26:21pour Tzahal
26:22alors oui
26:22l'armée israélienne
26:23pourrait bien
26:23opérer
26:24au-delà
26:24de cette ligne jaune
26:25Milana Argelas
26:27en direct
26:27de Tel Aviv
26:28pour BFM TV
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