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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue sur le plateau de BFM TV, 24e jour de guerre au Moyen-Orient.
00:05Bonsoir Olivier Truchot.
00:06Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:07Et la nouvelle intervention médiatique du président Trump qui attire l'attention,
00:10qui interroge puisqu'il parle de discussions productives avec l'Iran pour un arrêt total des hostilités avant d'aller
00:16à Washington.
00:16On écoute le président des Etats-Unis.
00:19Nous souhaitons vraiment avoir un accord, ce sera un bon accord.
00:22Et il n'y aura plus de guerre, plus d'armes nucléaires.
00:25Ils n'auront plus d'armes nucléaires, ils ont donné leur accord.
00:30Tout ça s'est réglé maintenant.
00:32Vous avez parlé de plusieurs points d'accord avec l'Iran, vous pouvez les évoquer ?
00:3615 points, 15 points.
00:38Que les Iraniens n'aient pas l'arme nucléaire, c'est le premier point.
00:41Le premier, le deuxième et le troisième.
00:44Ils n'auront jamais l'arme nucléaire.
00:46Et ils ont dit oui ?
00:47Ils ont dit oui.
00:48Voilà, c'est donc les déclarations du président des Etats-Unis qui attirent l'attention.
00:52Axel Mounier, vous êtes à Washington pour BFM TV, donc Donald Trump discute avec l'Iran et l'Iran dit
00:57oui.
01:01Oui, ça c'est la surprise de cette matinée puisqu'il y a encore deux jours, Donald Trump promettait de
01:06frapper les centrales électriques
01:07si le régime iranien ne libérait pas l'accès au détroit d'Ormuz.
01:11Pareil, il y a quelques jours, il refusait d'entendre parler de possibles négociations avec l'Iran.
01:16Il disait que c'était trop tard.
01:17Il disait surtout que les Etats-Unis étaient en train d'enchaîner les succès militaires
01:21et qu'il n'y avait pas de raison donc de se mettre à la table des négociations.
01:24Changement de cap, difficile d'imaginer qu'il a eu lieu en seulement quelques heures,
01:29mais Donald Trump affirme cependant que les discussions ont commencé ce dimanche par téléphone,
01:33par la voix de ces deux émissaires, les deux hommes en qui il a confiance
01:37et qu'il a choisi pour toutes les missions concernant la géopolitique et la diplomatie
01:42depuis le début de ce second mandat, c'est-à-dire Jared Kushner, son gendre,
01:46et Steve Witkoff qui comme lui est un homme d'affaires en qui il a toute confiance
01:49mais qui n'a aucun background, aucune connaissance, expertise on va dire en tout cas
01:54sur la question géopolitique et diplomatique.
01:57Alors ce qui va se passer c'est que Donald Trump a donc quand même gardé cet ultimatum
02:01mais qu'il a repoussé jusqu'à 5 jours.
02:04Désormais il se donne 5 jours pour parvenir à un accord avec l'Iran.
02:075 jours il pense même que c'est trop puisque selon lui il y a déjà 15 points d'accord
02:12qui ont été atteints et notamment sur la question du nucléaire militaire iranien.
02:17Une très grande surprise qui va donc devoir nécessiter encore des confirmations
02:22pensées notamment sur le sujet de l'Ukraine ou de Gaza.
02:25Il avait annoncé des choses similaires avant que ce ne soit démenti par la réalité
02:30donc on va attendre quand même la suite des événements
02:32mais ça semble quand même bien engagé d'après ce que dit Donald Trump
02:35pour pouvoir parvenir à un accord entre l'Iran et les Etats-Unis.
02:38Axel Monnier à Washington, autre son de cloche cette fois du côté de Téan.
02:42On dément formellement Syavosh Ghazi.
02:46Absolument, c'est un démenti complet sur tout dialogue avec les Etats-Unis,
02:51toute négociation avec les Américains.
02:54L'Iran estime désormais, le pouvoir iranien estime désormais
02:57qu'il a la haute main dans le conflit qui a commencé il y a plus de 22 jours maintenant.
03:02Donc pas question de négocier avec les Américains.
03:05Il y a des exigences qui sont avancées par les responsables iraniens, par les médias iraniens en tout cas.
03:12D'une part, c'est que les Etats-Unis mais aussi les monarchies arabes du Golfe Persique
03:18devront payer l'équivalent de 100 milliards de dollars de compensation et de démangement
03:26pour toutes les destructions qui ont été portées contre l'Iran depuis le début de la guerre.
03:33Ça, c'est la première chose.
03:35La deuxième chose, c'est le démantèlement de toutes les bases américaines dans la région,
03:40aux Émirats, en Arabie Saoudite, à Bahreïn, au Kovait, en Irak,
03:45mais aussi au Qatar et dans tous les pays de la région.
03:49Pas question que l'Iran accepte qu'il y ait ces bases américaines
03:54à partir desquelles l'Iran a été frappé par des missiles.
03:59Et aussi, en ce qui concerne le détroit d'Hormuz,
04:02pas question de laisser passer des navires ou des pétroliers américains
04:06ou des pétroliers ou navires marchands des alliés des États-Unis.
04:13Et pour les autres, et pour tous les autres navires marchands et pétroliers des autres pays,
04:18ils devront désormais payer l'équivalent de 2 millions de dollars de taxes par passage.
04:25Donc, ce sont les exigences iraniennes qui sont de plus en plus évoquées ici en Iran.
04:31Une manière de dire que c'est l'Iran qui contrôle désormais le détroit d'Hormuz
04:34et donc impose ses règles dans toute la région.
04:38Alors, Patrick Sos, nous avons un président américain
04:41qui nous fait soudainement miroiter la fin d'un conflit
04:44et même peut-être un changement de régime.
04:47Il est très optimiste avec des discussions qui auraient commencé avec le régime des Mola.
04:51De l'autre, on a des Iraniens qui démentent ces discussions,
04:54mais qui, à l'instant, par un ministère, fait savoir que l'Iran a reçu des messages
04:59de pays amis pour des discussions avec les États-Unis.
05:02Donc, on en est où précisément ?
05:04Alors, ce qui est avec Trump, c'est toujours le problème,
05:07c'est que tout est absolument mélangé.
05:09Il y a une vraie opportunité et ça, c'est factuel,
05:11le fait d'avoir lancé ce message aussi optimiste juste avant l'ouverture des marchés.
05:16Il ne faut vraiment pas l'oublier lorsqu'on voit la courbe du baril du pétrole qui retombe.
05:21Et là aussi, quand je dis qu'il mélange tout,
05:23on a déjà des sous-brosseaux juste avant qu'il parle.
05:26Est-ce qu'il y a des délits d'initié ?
05:27Est-ce qu'il a prévenu quelques amis de bien…
05:29Donc, il veut rassurer les marchés.
05:31Il a rassuré les marchés.
05:32Juste derrière, il appelle CNBC, c'est-à-dire le BFM Business démocrate,
05:37et ensuite Fox Business, le BFM Business républicain, pour rassurer tout le monde.
05:42Donc là, on se dit, ok, c'est de l'enfumage, c'est pour rassurer.
05:45Et en même temps, comme à son habitude, il donne énormément d'informations,
05:49qu'on se dit au départ très farfelues, qui va beaucoup trop loin,
05:53mais qui sont vérifiées dans les faits.
05:55C'est-à-dire que là, en ce moment, on a un certain nombre de sources qui annoncent que oui,
05:59les Pakistanais, par exemple, sont en train d'essayer d'organiser une réunion de très haut niveau,
06:04un sommet entre les Américains et les Iraniens à Islamabad d'ici la fin de la semaine.
06:10Le président du Parlement iranien affirme à l'instant qu'il n'y a pas de négociation avec les États
06:14-Unis.
06:14Est-ce qu'on le croit ? On ne sait pas.
06:16J'ai vu une photo, il a atterri soit hier, soit ce matin à Islamabad, ce même homme.
06:22Donc, il va y avoir un jeu de poker moteur.
06:24Il y aurait sans doute la présence de J.D. Vance, le vice-président américain.
06:27Vous ne faites pas déplacer le vice-président américain de Washington vers Islamabad
06:31s'il n'y a pas, comme on dit, un sommet, quelque chose.
06:34Qu'est-ce qu'on va négocier ?
06:35La fin de la guerre entre les Américains et les Iraniens.
06:38Vous avez remarqué qu'il manque un acteur encore.
06:39Oui.
06:41Justement, il manque Israël, Benjamin Petrovert.
06:43Est-ce que le gouvernement israélien, sur cette même longueur d'onde,
06:46il est temps de négocier et de trouver les moyens de mettre fin à ce conflit ?
06:50Ce qui est intéressant côté israélien, c'est qu'on affirme avoir été tenu au courant
06:53de cette intervention de Donald Trump.
06:55En revanche, on dit ne pas avoir été tenu au courant de cette fameuse histoire
06:58des 15 points sur lesquels Américains et Iraniens seraient d'accord.
07:02L'autre réponse israélienne, c'est faite non pas par voie diplomatique,
07:06mais par voie militaire, puisqu'au même moment,
07:08Saal a annoncé l'ouverture de nouvelles opérations sur le ciel de Téhéran,
07:13avec des opérations massives qui doivent donc avoir lieu en ce moment même
07:16pour éliminer à nouveau les infrastructures du régime des Mola.
07:19Donc ça dit quelque chose. Soit on est dans une opération good cop, bad cop,
07:24c'est-à-dire Donald Trump, il montre qu'il est dans le dialogue ou l'ouverture,
07:26et les Israéliens de l'autre côté montrent qu'eux, ils sont en train de taper.
07:29Peut-être qu'il est en train de rassurer les marchés, comme l'a très justement expliqué Patrick,
07:34pour pouvoir continuer en fait à laisser les opérations avoir lieu sur le terrain,
07:38car je vous rappelle qu'à l'origine, cette guerre devait durer à peu près 4 semaines.
07:42Et la fin des 4 semaines, c'est là maintenant.
07:44Donc peut-être qu'on parle de négociation, pendant qu'au même moment,
07:47vite vite doivent se poursuivre les frappes, parce que peut-être que les Israéliens ont conscience
07:51qu'avec Donald Trump et le contexte d'un électorat défavorable,
07:55cette guerre ne pourra pas être éternelle.
07:56Mais Elsa Vidal, Donald Trump dit, nous négocions avec des gens que je trouve très raisonnables,
08:01très solides, ils sont très respectés, peut-être que l'un d'entre eux sera celui que nous cherchons.
08:06C'est-à-dire qu'on cherche la personne qui serait fréquentable
08:09et qui pourrait donner l'impression que le régime iranien est en train de changer.
08:13Le président du Parlement, c'est peut-être la bonne personne ?
08:15Khalifa, ça peut être la bonne personne si on veut quelqu'un qui est en capacité
08:18de tenir effectivement la totalité de l'appareil, que ce soit économique, politique ou sécuritaire de l'Iran.
08:25On a bien compris que le guide suprême n'est pas dans le jeu.
08:28Oui, Trump l'a dit de manière très explicite, en disant que ce monsieur n'est pas en capacité de
08:32parler,
08:32je ne sais pas d'ailleurs s'il est encore vivant, donc ce n'est pas une hypothèse de travail
08:37à l'heure actuelle.
08:38Il y a aussi bien sûr le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Haqqi,
08:42qui est, j'ai envie de dire, dans le cœur de la machine depuis plusieurs décennies
08:48et qui la connaît très bien mais qui la maîtrise moins et qui est moins respectée en termes d'autorité
08:54que le président du Parlement.
08:56Ce qui est intéressant effectivement de la part de Donald Trump, c'est qu'il a semé une multitude d
09:02'informations
09:02et maintenant on est bien placé pour essayer de trier le bon grain de livret.
09:06Est-ce qu'il dupe les Iraniens pendant qu'il négocie avec eux ?
09:10Puisqu'on n'a, jusqu'à preuve du contraire, pas reçu une information disant que les porte-avions
09:15qui amènent des Marines et des Rangers vers le détroit d'Hormuz auraient été déroutés.
09:20Donc c'est qu'encore une fois, la méthode négocions, oui, mais avec un pistolet sur votre tempe.
09:24En tout cas, Jérôme Péistrandi, général, les frappes promises sur les centrales électriques
09:31ou les infrastructures énergétiques en Iran ont été repoussées.
09:35Il y avait un délai de 48 heures.
09:37Maintenant, Donald Trump annonce cinq jours.
09:39Oui, alors là, c'est dans le cadre de la planification.
09:42Donc pour les militaires, la question est de savoir,
09:45est-ce qu'il y a d'autres frappes programmées sur d'autres cibles militaires ?
09:52Est-ce qu'on maintient une pression militaire durant ce laps de temps des cinq jours
10:00ou est-ce qu'on, entre guillemets, on lève le pied ?
10:02Et là, pour le moment, on n'a pas beaucoup d'informations,
10:04sachant que du côté israélien, je dirais, là, il n'y a pas d'ambiguïté.
10:08Et ça, c'est une vraie question et qui peut être d'ailleurs un problème.
10:12Alors, à la fois un problème et un avantage.
10:15Alors, un problème, parce que pour les militaires américains,
10:18suspendre les opérations, ça veut dire qu'on donne du temps à l'adversaire
10:21pour se reconfigurer et vice-versa,
10:25l'intérêt, c'est que ça permet quand même aux militaires américains
10:30de souffler un peu, par exemple,
10:31ne serait-ce que pour le maintien en condition des avions.
10:33Voilà, c'est toujours ambigu.
10:36Quand il y a...
10:37Y a-t-il pause dans les combats ou pas ?
10:39Et pour le moment, on n'a pas d'informations très claires là-dessus.
10:43Il est sûr que cette situation qui s'envenime, là, sur la guerre de l'énergie,
10:47plus éventuellement des frappes intenses pour la libération du détroit d'Ormus,
10:50ça inquiète plus qu'autre chose,
10:52y compris les marchés, les géants du pétrole, les géants du gaz.
10:56Donc, peut-être que les pays alentours se disent,
10:58bon, allez, maintenant, vous savez quoi ?
10:59Il faut négocier parce que sinon, là, ça va être la crise énergétique mondiale
11:03et on va vers le pire.
11:04Donc, peut-être que l'Iran est effectivement poussé par les pays voisins à négocier.
11:07Possiblement.
11:08Il faut voir aussi que Donald Trump est peut-être poussé à négocier
11:10par les pétromonarchies qui s'attendaient à être mieux protégés.
11:13On disait à la blague un matin,
11:15à Abu Dhabi, en fait, les Émirats arabes
11:16qui pensaient être la Suisse de la région
11:19et qui se sont découverts les mentales de la région
11:21parce que ça passait par tous les trous.
11:23Et c'était très inquiétant.
11:25Pour aller s'y aller dans les écoles de diplomatie.
11:27Mais je pense qu'il y a une pression.
11:29Ils ont beaucoup, beaucoup d'argent
11:30et moyen de faire pression sur Donald Trump
11:32et sur son appétit peut-être à négocier.
11:35Donald Trump, aujourd'hui, a dit que pour cinq jours,
11:36on suspendait les frappes sur les installations électriques et énergétiques.
11:40Donc, ça n'exclut absolument pas
11:41que la machine militaire continue à frapper,
11:43et qu'il y ait une pression.
11:45Le déplacement des marines,
11:46alors du Japon d'abord parti à bord du Tripoli
11:49et puis du boxer de San Diego la semaine dernière.
11:52Alors, eux sont très loin d'être là.
11:53Mais depuis le début,
11:54c'était aussi une possible carte de négociation.
11:56C'est de dire ou de faire voir,
11:58vous voyez, on a des marines qui seront là.
11:59Si on a des marines,
12:00ils ne resteront pas à bord du bateau très longtemps.
12:01On va débarquer quelque part.
12:03Alors, est-ce que c'est cargues ?
12:04Est-ce que ce sont d'autres îles
12:05qui auraient permis de mieux sécuriser le détroit d'Hormuz ?
12:07Je pense que ça participait de la stratégie de négociation.
12:10Et à ce jour, Donald Trump n'a jamais fait du changement de régime
12:16une condition sine qua non.
12:17Très rapidement, il a dit au jour 1,
12:20nous allons ouvrir la voie.
12:22Les Iraniens saisiront ou non leur destin.
12:25Et là, effectivement, il en parle.
12:26Il dit qu'on va vers un changement de régime.
12:28Il a du mal à...
12:29Alors, il dit qu'une bonne partie des dirigeants iraniens
12:31ont été tués, mais enfin, il en reste.
12:32Alors, peut-être que c'est acté.
12:33De son point de vue, c'est un changement de régime
12:35parce que ce ne sont plus les mêmes têtes
12:36au sommet de la pyramide.
12:38Mais pour autant, ça ressemble à ça, hein ?
12:40Exactement.
12:41Il y a quand même un angle mort dans l'intervention de Donald Trump
12:44et dans le schéma qui est en train de s'esquisser
12:46si véritablement, aux coulisses, il y a des négociations.
12:49C'est le peuple iranien, parce que vous l'avez rappelé,
12:51les trois missions de cette guerre,
12:53c'était un, éradiquer le nucléaire,
12:55deux, éradiquer le balistique,
12:57trois, faire tomber le régime des mollahs.
12:59Permettre à la population de se soulever
13:01sans risquer d'être massacrée.
13:03C'est exactement ça, Olivier.
13:04Quand on écoutait les déclarations israéliennes et américaines
13:06du début de la guerre, à chaque fois, il était de pire.
13:08Surtout israéliennes.
13:09Surtout, voilà, Netanyahou disait à chaque fois,
13:10le peuple iranien, c'est à vous de prendre votre destin en main.
13:14Sous-entendu, pardon, je suis mis au jour de la parole,
13:16sous-entendu, une fois que le ciel iranien est dégagé,
13:19que le balistique et que les basidges sont touchés,
13:21ce qui a beaucoup été fait ces derniers jours,
13:23eh bien, c'est à vous de vous soulever
13:24et de sortir dans la rue.
13:25Et c'est vrai que pour l'instant,
13:27on n'entend pas le peuple iranien.
13:29C'est pas ce qui se passe.
13:30Avec le caveat que les Israéliens ont aussi informé les Américains
13:32de ce qu'en cas de révolte, il y aurait beaucoup,
13:34beaucoup de victimes, que les Iraniens étaient encore capables
13:36d'imposer un régime de répression très, très, très solide.
13:40Et rappelons quand même que le secrétaire de la guerre,
13:42Exet, a dit très tôt,
13:43nous, on n'est pas dans le business d'imposer la démocratie.
13:45Oui, mais enfin, mettons-nous à la place
13:47de ceux qui sont descendus dans la rue,
13:49qui ont perdu des proches, des frères, des sœurs.
13:52Si finalement, le changement de régime,
13:53c'est de prendre le président du Parlement iranien,
13:55négocier avec lui, et puis, hop, s'en allait.
13:58Mais maintenant, débrouillez-vous,
13:59ce serait comme une tragédie pour ceux qui se sont soulevés.
14:02C'est un peu ce qui s'est passé en janvier.
14:04En janvier, on annonçait que
14:05help was on the way.
14:07Il y a quelques milliers de personnes qui sont mortes.
14:09Je ne connais pas le chiffre exact, mais ces gens sont morts
14:11pensant qu'on venait les appuyer.
14:13Et il y avait la volonté, pardon, concernant ce week-end.
14:15Il faut rappeler que ce week-end, c'était le nouvel an persan.
14:18Et que beaucoup imaginaient
14:19que la population qui descend souvent dans la rue
14:22à ce moment-là pour simplement fêter le nouvel an
14:24allait descendre dans la rue.
14:25C'est surtout une fête familiale.
14:26Voilà, c'est une fête familiale.
14:27C'est ce que disait Siavache dans ses directs.
14:28Mais c'est aussi souvent une occasion de descendre dans la rue.
14:31C'était peut-être l'occasion pour certains de dire
14:33là on va descendre pour dénoncer le régime.
14:35Et là il ne s'est rien passé du tout.
14:37Donc, soit il y a un feu vert qui n'a pas encore été donné,
14:40soit il y a une véritable crainte.
14:40Mais qui donnerait le feu vert ?
14:42Exactement, c'est la question.
14:43Soit ceux qui devaient descendre dans la rue,
14:44ils ont été soit massacrés en janvier,
14:46soit actuellement en prison.
14:48Mais avant d'aller au Liban voir la situation,
14:50parce que les frappes continuent bien évidemment
14:52pour empêcher le Hezbollah d'être ravitaillé, alimenté,
14:55quand même, cette histoire d'escalade dans le détroit d'Hormuz.
14:58Parce que l'Iran a dit, attention si ça monte,
15:00nous maintenant on va mettre des mines sales.
15:02Dans le golf.
15:02Dans le golf.
15:03Qu'est-ce que c'est que ces mines sales ?
15:05Est-ce que c'est possible ou pas général ?
15:06Alors, les mines, c'est vieux comme la Première Guerre mondiale.
15:10C'est des grosses boules métalliques avec des points...
15:15Ça n'a pas changé.
15:17C'est un très gros avantage, c'est comme les drones.
15:19C'est pas cher, c'est très facile à fabriquer.
15:21Et ça fait des dégâts.
15:22Et ça peut faire des dégâts.
15:23Et le simple fait, en fait, de dire
15:26nous sommes en mesure de miner le détroit
15:29est déjà en quelque sorte dissuasif.
15:31Pourquoi ?
15:32Parce qu'à partir du moment, il suffit...
15:34Voilà, aucun armateur ne peut engager un bateau
15:37dans une zone où il y aurait des mines.
15:39Et on estime que le parc de mines disponibles
15:42est de l'ordre entre au moins 5 000 mines.
15:45La seule chose, c'est que c'est très facile à mettre à l'eau.
15:48Mais c'est quoi des mines sales ?
15:49Non, mais en fait, il n'y a pas de mines.
15:50Par définition, c'est une mine, c'est...
15:53Par définition, c'est sale.
15:54C'est sale.
15:55Mais c'est très facile à mettre en œuvre.
15:57Il suffit d'une grosse vedette, on met deux mines.
16:01Ça fait à peu près un mètre de diamètre,
16:02on met ça à l'eau.
16:03C'est pas compliqué.
16:04Et donc, c'est vraiment comme les drones,
16:06c'est comme les frelons.
16:07Ça empoisonne la vie.
16:09Alors même que, a priori,
16:12nous estimons qu'il n'y a pas de mines
16:14qui étaient mises pour le moment dans le Détroit.
16:17On va aller sur le terrain du conflit directement.
16:19On va aller à Beyrouth,
16:20retrouver Nicolas Kouadou en direct pour BFM TV
16:22parce qu'Israël continue de bombarder
16:25et de bombarder le sud du pays.
16:29Oui, absolument.
16:30Des bombardements qui ont encore pris
16:32une nouvelle intensité aujourd'hui
16:33avec de très nombreuses localités
16:35situées entre 0 et 20 km de la frontière avec Israël
16:38qui ont été pilonnées toute la journée
16:40par des frappes aériennes
16:42et également par des tirs d'artillerie
16:44avec également ces combats au sol
16:45qui continuent de s'intensifier dans cette région-là.
16:48Et Israël qui, depuis hier,
16:50frappe énormément tous les ponts de cette région
16:53avec cet objectif pour Tsaël
16:55de couper totalement l'approvisionnement
16:58du Hezbollah du nord vers le sud.
17:01Mais dans les faits,
17:01ce sont surtout des dizaines de milliers
17:03de Libanais qui se retrouvent totalement bloqués
17:05sans axe logistique.
17:07Nous avons pu y tourner quelques images
17:09avec Théo Touché cet après-midi.
17:10Regardez.
17:12Voilà tout ce qu'il reste du pont de Casemillet
17:14qui a été frappé hier à deux reprises
17:16par l'armée israélienne.
17:17On y voit un énorme cratère
17:19de plusieurs mètres de largeur
17:21et de profondeur.
17:23C'est le résultat de deux frappes,
17:25deux bombardements aériens consécutifs
17:26menés par l'armée israélienne hier.
17:29La conséquence, c'est que ça coupe totalement
17:32cet axe majeur en deux.
17:34Cette route, c'est l'autoroute côtière,
17:36la route principale au Liban
17:37qui permet d'aller de Beyrouth au sud.
17:40Et désormais, l'accès est totalement impossible
17:43pour tout le monde.
17:44L'objectif, revendiquer de l'armée israélienne
17:46avec ses frappes sur des infrastructures
17:48comme des ponts,
17:49c'est d'empêcher le Hezbollah
17:50d'aller vers le sud.
17:52Sauf qu'en réalité,
17:53c'est un axe majeur
17:54utilisé par des dizaines de milliers
17:57de Libanais qui habitent au sud
17:58pour se déplacer à l'intérieur du pays.
18:00Et donc, la conséquence, c'est que toute une vaste partie,
18:03tout ce qui se situe finalement derrière moi,
18:05derrière ce pont,
18:06toute une partie du pays
18:07est totalement coupée du reste du Liban.
18:09C'est un tournant majeur
18:11dans cette offensive israélienne
18:12dans le sud du Liban.
18:13Et même le président libanais,
18:16habituellement plutôt mesuré,
18:17a réagi hier soir
18:18en dénonçant cette frappe israélienne
18:20et en expliquant que c'était sûrement
18:21le prélude à une invasion terrestre
18:23de plus grande ampleur d'Israël.
18:25C'est vraiment ce qui inquiète
18:26tout le monde ici.
18:26– Mais le Hezbollah décapité,
18:29pas décapité,
18:30défait, pas défait ?
18:32– Le problème est que la dernière guerre
18:33s'était achevée,
18:34comme vous vous en souvenez,
18:35par un cessez-le-feu
18:36et que le cessez-le-feu
18:37disait clairement
18:38que le Hezbollah devait être désarmé.
18:41Chose qui n'a pas été faite.
18:43J'ai eu d'ailleurs cette semaine
18:45quelques contacts
18:45avec des habitants libanais
18:47qui étaient extrêmement en colère
18:48parce qu'il faut rappeler
18:49que les civils libanais
18:50payent un prix extrêmement lourd
18:51dans cette guerre.
18:52Et pour eux, les coupables,
18:53ce n'est pas seulement le Hezbollah,
18:54c'est le pouvoir libanais,
18:55c'est l'armée libanaise
18:56qui n'ont pas joué leur rôle,
18:57c'est-à-dire de vérifier
18:58que le Hezbollah soit désarmé.
19:01– Alors la question,
19:01c'est est-ce qu'ils ont la possibilité
19:02puisque, comme on le sait,
19:03le Hezbollah est aussi
19:04un mouvement politique,
19:05présent au Parlement
19:05et de l'autre côté,
19:07la finule qui n'a pas joué son rôle
19:08où là-bas aussi,
19:09on dit mais attention,
19:10nous aussi,
19:11on ne peut pas aller au-delà
19:12des missions qui sont les nôtres.
19:13Donc quand personne ne peut le faire,
19:15eh bien au final,
19:16c'est l'armée israélienne
19:16qui se retrouve sur le terrain
19:18et qui a adressé d'ailleurs aujourd'hui
19:20un message aux populations
19:21du nord d'Israël
19:22en leur disant
19:23restez proches des abris,
19:24sous-entendu,
19:25ça va tomber,
19:27nous on va tirer fort
19:27mais le Hezbollah
19:28va répliquer très fort.
19:29Pour aller très vite
19:30sur cette histoire de pont,
19:31pourquoi les ponts sont coupés ?
19:32Parce qu'en fait,
19:33ils veulent isoler le Hezbollah
19:34qui jusqu'à présent,
19:35vous savez,
19:35était armé par l'Iran,
19:37par l'intermédiaire de la Syrie.
19:39Si tous les contacts sont coupés,
19:40eh bien le Hezbollah
19:41ne ressortira plus d'armes.
19:42Merci à tous.
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