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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va parler de la situation en Iran, ou plutôt du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis,
00:07comprendre où on en est, puisque le président iranien Massoud Pesakian ordonne des pourparlers sur le nucléaire.
00:14Alors on a notre dispositif, nos correspondants, nos envoyés spéciaux, nous sommes au Qatar, nous sommes en Israël.
00:19On va commencer avec Syavosh Ghazi, le correspondant de France 24 et de RFI Radio France Internationale à Téhéran.
00:25Bonsoir Syavosh, donc c'est le président iranien qui publiquement ordonne ou demande des négociations. Pourquoi ? Que veut-il ?
00:33En fait, on parlait depuis hier d'une possible rencontre entre des responsables iraniens et américains,
00:40et donc ça officialise ce qui était en discussion depuis hier avec des pays et de la région qui ont joué les intermédiaires pour la désescalade
00:54et donc empêcher une attaque américaine contre l'Iran.
00:59Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, de son côté, a affirmé qu'une rencontre était désormais certaine,
01:07mais que pour l'instant le lieu et la forme n'ont pas été finalisés.
01:12Mais très certainement, selon les médias iraniens,
01:14ce sera une rencontre entre le ministre iranien des Affaires étrangères
01:18et le représentant américain Steve Itkoff.
01:21Sans doute en Turquie, des pays de la région pourraient également être présents,
01:27par exemple l'Arabie saoudite, l'Égypte ou par exemple le Qatar,
01:31qui ont joué les intermédiaires tous ces derniers jours pour rapprocher les points de vue.
01:36Donc ça va permettre d'engager des discussions et donc d'éloigner le spectre de la guerre.
01:42Alors la question principale, c'est de savoir est-ce que les deux pays, l'Iran et les États-Unis,
01:49vont trouver un point, une solution médiane, parce que les positions sont très éloignées.
01:56L'Iran refuse de renoncer à son programme d'enrichissement,
01:59refuse de discuter du programme balistique,
02:02alors que les États-Unis, jusqu'à maintenant en tout cas,
02:05demandaient un arrêt total du programme nucléaire
02:08et une réduction considérable de la portée des missiles iraniens.
02:13Est-ce qu'une solution médiane sera trouvée ou pas ?
02:16C'est toute la question qu'on peut se poser aujourd'hui.
02:18– Merci Isiavosh Ghazi à Téhéran.
02:21– Nous sommes avec le romancier iranien Javad Javahiri.
02:25Bonsoir, merci d'être avec nous.
02:27Il faut quand même préciser, quel est le pouvoir concret
02:32de ce président iranien Massoud Pezeskihan ?
02:34Est-ce qu'il pèse vraiment ?
02:36– Rien du tout.
02:36– Rien du tout.
02:37– C'est un pantin.
02:38– C'est un pantin ?
02:38– C'est un pantin, tout le monde sait que c'est un pantin.
02:40– Et qui tire les ficelles si c'est un pantin ?
02:41– Rien du tout, et tout est décidé au niveau d'Ali Khamenei,
02:45tout le pouvoir est décidé autour de lui,
02:48et c'est un cercle extrême qui est enturé par ces gens-là.
02:54– Donc ce qu'il dit n'a aucune valeur ?
02:55– Non, c'est un porte…
02:58– Mais est-ce qu'il faut le croire lorsqu'il dit
03:00« j'ordonne de parler avec Trump » ?
03:03– Oui, alors pour la forme, il joue son rôle,
03:06mais il ne dit rien d'autre que ce qui lui a été dicté.
03:10– C'est pour gagner du temps ?
03:11– Alors, le gouvernement islamique, aujourd'hui,
03:14il se retrouve dans une situation de telle fragilité
03:18qu'ils sont prêts à vendre père et mère pour rester encore au pouvoir.
03:23Et là, ils peuvent tous aider.
03:26– Donc c'est un aveu de faiblesse en fait ?
03:28– Complètement, c'est un aveu de faiblesse,
03:30mais franchement, si on veut parler de la situation iranienne aujourd'hui,
03:36ce qui me concerne, et pour ça je suis venu ici,
03:39ce n'est pas parler de la géopolitique de la région.
03:42Il y a d'autres personnes qui en parleront beaucoup mieux que moi.
03:44Je suis romancier et la matière sur laquelle je travaille,
03:49ce sont les humains.
03:50Ce qui est important aujourd'hui, ce qui s'est passé en Iran,
03:53c'est qu'à un moment donné, le peuple iranien s'est soulevé
03:56pour la vie chère, au début, à la bazar de Téhéran,
04:00et donc cet mouvement est devenu très vite politique.
04:06Et les gens ont réclamé la fin du gouvernement islamique,
04:08parce qu'ils savent très bien que c'est la fin du gouvernement islamique
04:11qui donnera une chance à la société iranienne de vivre une vie meilleure.
04:15Donc toute la jeunesse et toutes les couches sociales,
04:17cette fois-ci, se sont engouffrées dans cette affaire.
04:21Et à un moment donné, les gens sont descendus dans la rue
04:24et il y avait une ingérence de la part de l'Amérique,
04:30et donc reléguées par M. Lezapa à la vie,
04:33qui ont dit, restez dans la rue, récupérez...
04:36– Prenez les institutions.
04:37– Prenez les institutions, et l'aide est en route.
04:41D'accord ? L'aide est en route.
04:43Les gens sont restés dans la rue,
04:46et ils ont ramassé des balles, l'aide n'était pas en route.
04:49– C'est une sorte de trahison ?
04:51– Non, alors, c'est pire que ça, c'est abject,
04:53parce qu'en fait, ce qui s'est passé,
04:54c'est utiliser le peuple iranien, le sang de notre jeunesse,
04:58pour l'utiliser comme un levier dans les discussions nucléaires avec l'Iran.
05:03Or, le peuple iranien n'en a rien à serrer de nucléaire.
05:05– Ils ne sont pas descendus dans la rue pour des négociations sur le nucléaire ?
05:08– Absolument pas, ce n'est pas du tout en plus.
05:09– Ils sont descendus dans la rue pour avoir une vie meilleure ?
05:11– Pour une vie meilleure et pour la liberté, pour la fin du dictatorship.
05:15Et là, M. Trump l'utilise comme un levier
05:18pour affaiblir au maximum le résumé iranien,
05:21les gens en Iran regardent vers le ciel en disant
05:24« Quand est-ce que ces gens-là viennent nous sauver ? »
05:26parce qu'ils sont quand même à bout du souffle.
05:28Les Iraniens, ils ont tout essayé.
05:30Ils ont essayé depuis…
05:32Parce que ça ne commence pas aujourd'hui.
05:34Ça fait 30 ans que les Iraniens sont dans la rue.
05:37Et à chaque fois, ils sont réprimés.
05:39Et cette dernière répression, c'est quelque chose qui est inimaginable,
05:44qui est sans précédent dans l'histoire de l'Iran.
05:46– Je vous sens très en colère, justement.
05:48Mais je suis en colère contre toute cette ingérence
05:52qui a déraillé ce mouvement social et au niveau national
05:58qui était en marche, qui allait aboutir à quelque chose.
06:02On a transformé les Iraniens comme les soldats étrangères.
06:05On a donné de quoi au gouvernement islamique
06:07de le réprimer très sévèrement.
06:10Et là, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on entend ?
06:12Que M. Trump est en train de dealer avec le gouvernement islamique…
06:15– Donc ça veut dire que le gouvernement islamique va rester en place.
06:17– Donc c'est le peuple qui a perdu.
06:18– Ça veut dire une trahison complète.
06:20Ça veut dire de jouer avec les nerfs des Iraniens.
06:23Ça veut dire de jouer…
06:24– Avec la vie des Iraniens.
06:24– Quand on parle d'Iran, c'est un grand pays l'Iran.
06:27C'est trois fois la France, c'est 90 millions d'habitants.
06:30C'est un pays millénaire.
06:32Et là, aujourd'hui, il est jeté aux pâtures.
06:34Pourquoi ?
06:35Pour que le sang des jeunes iraniens soit utilisé comme levier.
06:40Pourquoi ?
06:41Pour qu'il ait un better deal ?
06:45Qu'est-ce qu'on a à foutre de ce better deal de M. Trump ?
06:48Après se vanter, comme quoi, vous voyez, j'ai réussi à…
06:52Dans les quatre conditions qu'a mis M. Trump,
06:54excusez-moi, laissez-moi quand même de…
06:55– On vous laisse, parce qu'on voit votre colère.
06:57– C'est la colère d'une bonne partie des Iraniens.
06:59– Votre émotion, oui.
07:00– Et donc, et cette deal,
07:02quand M. Trump va discuter avec l'Iran,
07:04il y a quatre conditions.
07:05Dans aucune de ces conditions n'est pas la liberté
07:07et n'est pas l'avenir du peuple d'Iran.
07:10On parle de quoi ?
07:11On parle de nucléaire, on parle de portée de missiles,
07:14on parle de…
07:16– On ne parle pas de la vie des Iraniens.
07:17– Il n'en devient plus dans la région et tout ça.
07:19Et où est finalement l'avenir de la jeunesse iranienne ?
07:24C'est complètement perdu dans cette affaire.
07:26Donc là, c'est abject.
07:28– Le peuple risque de tout perdre là.
07:30– Complètement.
07:31– Attendez, on va aller à Doha au Qatar,
07:32retrouver Nicolas.ca en direct pour BFM TV,
07:35parce que Nicolas, justement,
07:37c'est le Qatar qui de nouveau
07:39essaie de jouer les messieurs bons offices,
07:42d'être la plaque tournante diplomatique.
07:43– Oui, et pour deux raisons.
07:48La première, c'est que le Qatar est un petit peu en première ligne.
07:51On est ici seulement à 200 kilomètres des côtes iraniennes.
07:55Et il y a surtout ici, en ville à Doha,
07:57la plus grande base militaire américaine dans la région,
08:01qui avait déjà été visée à l'été dernier
08:04par des missiles iraniens
08:07et qui était de nouveau désignée comme une cible certaine.
08:10Si jamais les États-Unis attaquaient l'Iran,
08:12c'est ici en priorité que les Iraniens auraient riposté.
08:16Donc première raison de jouer les bons offices,
08:18c'est qu'ils se sentaient en danger ici, les Qataris.
08:21Et puis la deuxième raison,
08:22c'est que ce pays a une véritable tradition
08:24d'intermédiation et de diplomatie.
08:27Ici, on dit qu'on a deux richesses,
08:29c'est l'influence et le gaz.
08:31L'influence, ça veut dire qu'il y a toujours eu
08:34une diplomatie très forte qui proposait
08:35de servir d'intermédiation, par exemple,
08:38entre le Hamas et Israël,
08:39par exemple, entre les talibans et les Etats-Unis.
08:41Et donc de nouveau aujourd'hui,
08:43entre l'Iran et les Etats-Unis.
08:45Merci Nicolas Poincaré en direct de Doha au Qatar
08:48avec Jérémy Muller.
08:49Elsa Vidal, on a entendu la colère
08:52et qui doit être...
08:54C'est le ressenti par beaucoup d'Iraniens.
08:56On est en train effectivement de négocier
08:58sur le dos de plusieurs milliers de morts
09:01un accord sur le nucléaire
09:03qui existait d'ailleurs du temps de la présidence Obama
09:06que Donald Trump a défait.
09:08Et qu'il est en train d'essayer de refaire.
09:09Voilà, il essaie de refaire.
09:11Mais est-ce qu'on peut croire vraiment
09:12à la volonté iranienne de trouver un accord ?
09:15Peut-être que le régime peut se sauver.
09:17Et est-ce que Donald Trump a définitivement décidé
09:20de ne pas frapper ?
09:21Alors vraiment, sur le caractère définitif de la décision,
09:25on est obligé de dire que c'est assez peu probable
09:28puisque c'est le début d'une négociation.
09:30On est obligé aussi de rappeler que
09:31cette première négociation, les derniers jours,
09:34c'était pour fixer un cadre de négociation,
09:36une méthode de négociation, autant dire,
09:39pour gagner du temps et trouver des solutions.
09:41Côté iranien, côté américain,
09:43comme vous le rappeliez très justement,
09:45il y a un abandon complet, au moins dans le discours.
09:47On peut s'en tenir au discours, ce que nous partageons tous,
09:50ce qui nous est accessible,
09:50de la question des Iraniens.
09:53Du sort des Iraniens.
09:54Devenir du peuple iranien.
09:55Aujourd'hui, Donald Trump ne peut,
09:57quand il parle d'Iranien, il parle des dirigeants.
09:59Et ces dirigeants, vous savez,
10:00ils sont passés maîtres depuis 40 ans.
10:02Ils vont bientôt fêter, le 11 février,
10:04on va fêter le 47e anniversaire de la République islamique.
10:08Hélas, oui.
10:08Hélas.
10:09Et ces dirigeants, ils sont passés maîtres
10:12dans l'art de résister à la pression américaine.
10:14Ça fait longtemps que le régime est dans l'œil du cyclone
10:17vis-à-vis des Américains.
10:18Ils savent très bien utiliser toutes les techniques
10:20pour gagner du temps.
10:21Il y a même une théorie
10:22qu'Ali Khamenei a formée,
10:24ça s'appelle la flexibilité héroïque.
10:26Jusqu'où on penche de manière à ne pas rompre.
10:29Et donc là, on est rentré dans une de ces séquences
10:30avec des négociateurs extrêmement expérimentés
10:33qui ont toutes les manettes du régime dans leurs mains.
10:36Ils peuvent faire croire que c'est Massoud Pesteshkian
10:38qui donne l'ordre de négocier
10:40alors qu'ils sauvent leurs lettres.
10:41Et effectivement, on peut se dire,
10:43si on veut se bercer de bonnes intentions ou d'illusions,
10:47que peut-être si on fait tomber le programme nucléaire iranien,
10:51peut-être si on réduit les missiles balistiques,
10:53peut-être s'ils n'ont plus d'alliés dans la région,
10:55eh bien, ils seront moins dangereux, moins effrayants.
10:58Et donc, les Iraniens, les simples citoyens,
11:00auront une chance de se battre contre eux.
11:01La réalité, c'est que c'est un abandon, un énième abandon.
11:05Le président Obama avait abandonné aussi
11:07les manifestants iraniens en 2009.
11:09En octobre 2022, il avait dit que c'était une faute.
11:12Eh bien, pardon.
11:14Donald Trump n'a pas appris la leçon de Barack Obama
11:17qu'il prétend dépasser dans l'histoire.
11:19On va retrouver Igor Saïry qui, lui, est à Tel Aviv pour BFM TV.
11:23Igor, parce que du côté israélien,
11:27ce qu'on fait, c'est qu'on refait son arsenal militaire.
11:30Sait-on jamais ?
11:32Oui, vous savez, Alain, demain, il y a Steve Wittkopf
11:36qui va venir en Israël.
11:39Steve Wittkopf, c'est le fameux émissaire
11:40de Donald Trump américain.
11:43Il va rencontrer Benyamin Netanyahou,
11:45le Premier ministre israélien
11:46et le chef d'état-major de l'armée israélienne.
11:48Et au menu, il va y avoir deux sujets de cette visite.
11:51D'abord, le sujet des missiles balistiques iraniens,
11:55parce qu'Israël doit forcément anticiper
11:57une riposte iranienne à une éventuelle frappe américaine.
12:00Et les missiles balistiques, ce sont les plus dévastateurs
12:02lors des 12 jours de guerre contre l'Iran au mois de juin.
12:07Ces missiles balistiques avaient fait quand même 32 morts
12:10et plusieurs dizaines de blessés et beaucoup de dégâts matériels.
12:13Mais mine de rien, ça avait été une victoire
12:15grâce au système de défense aérien israélien,
12:19les systèmes patriotes et les systèmes TAD.
12:23C'est des systèmes primordiaux pour les Israéliens.
12:26Et donc, il sera question de cela, avec Steve Witkoff demain,
12:29s'assurer d'avoir une bonne protection
12:31et de bien remettre à jour les systèmes de protection,
12:35de défense du territoire israélien.
12:36Et l'autre sujet, ça va être les négociations à Ankara
12:38avec le ministre des Affaires étrangères iranien.
12:41Parce qu'au fond, Israël souhaiterait finalement
12:45des frappes américaines en Iran
12:46pour mettre à bas ce régime des Mollahs.
12:50C'est le pire ennemi de la région d'Israël.
12:52Les Iraniens, depuis 1979, ce sont eux qui ont financé le Hamas,
12:57ce sont eux qui ont financé le Hezbollah libanais
12:59et ce sont ceux qui veulent la fin d'Israël.
13:02Donc voilà un petit peu ce qui va se dire demain
13:04et voilà l'enjeu d'Israël aujourd'hui.
13:06Si Igor Saïry a tel avis pour BFMT avec Julie Roser.
13:09Didier François, donc là, on rentre dans une phase de négociation.
13:14Enfin, en tout cas, on va falloir définir un cadre
13:17pour des négociations sur le nucléaire.
13:20Effectivement, s'éloigne en fait l'idée que le peuple iranien
13:24puisse obtenir enfin qu'il y a de cause.
13:26Je crains que malheureusement pour le peuple iranien,
13:28effectivement, ça ne soit pas du tout dans les calculs de Donald Trump
13:30ni de qui que ce soit.
13:31En fait, les pauvres, malheureusement,
13:32ont été abandonnés de longue date.
13:35Et l'appel qui avait été fait en disant on arrive
13:38n'était clairement pas.
13:39Enfin voilà, on voit bien que ce n'est pas pour ça.
13:40C'était même plus fort.
13:41C'est, prenez vos institutions, on arrive.
13:43Donc c'est-à-dire renverser le régime et on va vous aider.
13:46C'est ça, si vous y arrivez.
13:47Enfin, sachant parfaitement que le régime, quand même,
13:50a un appareil répressif qui est absolument...
13:51Et n'hésite pas à tirer sur son peuple.
13:53Bien sûr.
13:54Enfin, c'est...
13:54Donc, honnêtement...
13:55Aller au casino, jouer au poker...
13:58Oui, enfin, c'est jouer perdant.
13:59Avec l'avis des autres.
14:00Avec l'avis des autres.
14:01Avec l'avis des autres.
14:04Malheureusement, jouer au poker, jouer au casino.
14:06Malheureusement, la géostratégie s'est faite rarement au profit des peuples.
14:11Non.
14:12Donc, il ne se rentre vraiment que très exceptionnellement.
14:15Et s'il y a des gros mouvements d'opinion internationale dans les calculs.
14:19Mais là, il n'y a plus de manifestations intérantes.
14:21Les manifestations ont quasiment arrêté trois jours après.
14:23Les débuts des massacres ont commencé dans la nuit du jeudi au vendredi 7.
14:28et ils ont fait tellement de morts en 48 heures
14:32que les manifestants ont été, mais, rincés, les pauvres.
14:36C'est impossible.
14:37C'était pas...
14:38Ils sont allés compter leurs morts.
14:40Ils ont fait ce qu'ils pouvaient faire.
14:42C'est essayer d'éviter les coups.
14:43C'est tout.
14:44Alors, quel est le coup d'après, là, maintenant, pour Trump ?
14:46Alors, bien entendu, le seul enjeu réel pour Trump...
14:50Enfin, c'est...
14:50Soit il est conséquent avec ce qu'il dit.
14:54C'est-à-dire qu'il veut un ulti...
14:55Il a lancé un ultimatum au régime
14:57pour, un, arrêter le nucléaire, le programme nucléaire,
15:02arrêter le programme de missiles
15:03et arrêter la déstabilisation régionale.
15:06C'est les trois points qu'on discute depuis 40 ans avec les Iraniens.
15:11En tout temps, il y a eu une guerre.
15:12Il a détruit une partie de l'arsenariat nucléaire.
15:15Oui, alors, une partie, mais lui avait...
15:17Alors, pourquoi c'est difficile de répondre clairement ?
15:21En toute logique, si on regarde les enjeux stratégiques,
15:26les Iraniens ne veulent rien lâcher, d'accord ?
15:29Et Trump, normalement, devrait les taper.
15:32En toute logique, on est sur une ligne de confrontation.
15:35La seule chose qu'on peut se dire, c'est que comme, il y a six mois,
15:38quand il a frappé le programme nucléaire iranien,
15:39il a dit, ça y est, tout est détruit.
15:41Il y a six mois, on pensait que c'était réglé.
15:43Là, de toute évidence, il va devoir recommencer.
15:45Les Iraniens essayent de sortir du piège en disant négociation, négociation,
15:49mais sans rien lâcher.
15:50Donc, moi, je vois mal comment la ligne de confrontation est arrêtée.
15:54Mais bon, on ne sait jamais.
15:55C'est Trump qui décide.
15:56Et si tout seul, on s'en coin.
15:57S'il dit, donnez-moi les 400 kilos, ça me suffit.
15:59Il a déjà vendu d'autres trucs, il sera capable de faire.
16:00Vous avez raison de rappeler qu'il y a quelques mois,
16:03Donald Trump, vous avez dit que l'arsenal nucléaire iranien n'existait plus.
16:06Mais la propre que non, puisqu'on veut le négocier maintenant.
16:08Merci d'avoir été avec nous, Jawad Javairi, Elza Vidal et Didier François.
16:13Il est 18 ans.
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