- il y a 26 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00– Donald Trump qui, après avoir parlé de la situation internationale de la guerre au Moyen-Orient,
00:05est reparti maintenant sur les affaires de politique intérieure.
00:08On rappelle qu'il a des élections de mi-mandat qui vont arriver dans quelques mois.
00:11Mais enfin, il a encore répété aujourd'hui le président des États-Unis
00:15qu'il négocie avec l'Iran, qu'il y avait un accord en très bonne voie
00:18et qu'il avait tout détruit là-bas.
00:20– Et on a la confirmation qu'il a, semble-t-il, trouvé sa voie de sortie de la guerre,
00:26je dis bien, entre les États-Unis et l'Iran.
00:28Parce qu'il reste une guerre, celle entre les Israéliens et l'Iran,
00:32il reste la situation extrêmement chaotique pour tous les pays du Golfe,
00:35mais il a quasiment acté la fin de l'intervention américaine face à l'Iran.
00:40– Quelle est cette voie de sortie ?
00:41– Cette voie de sortie, c'est son accord, il l'estime en très bonne voie,
00:47notamment parce que l'Iran n'aurait plus moyen de négocier,
00:51l'Iran n'est plus une menace pour les États-Unis,
00:53l'Iran a renoncé à l'arme nucléaire,
00:55évidemment il sera démenti par les déclarations iraniennes dans quelques jours,
00:59mais le fait est, ou dans les quelques heures,
01:01mais le fait est que les pourparlers sont en train d'avancer au moins sur la forme.
01:06On le voit, les fuites arrivent du Pakistan,
01:10arrivent de Turquie, arrivent d'Israël et des États-Unis,
01:12sur la montée d'un sommet.
01:14Le mot sommet a vraiment une signification particulière,
01:17c'est-à-dire que vous avez quelque chose qui s'annonce comme conclusive.
01:20Donc ça avance, mais ça avance simplement pour le volet américain.
01:24– Un sommet qui pourrait se tenir au Pakistan,
01:27Patricia Alémonière, bonsoir.
01:29– Bonsoir.
01:30– Donc on a commencé à discuter,
01:32malgré les démentis des autorités iraniennes,
01:35ça y est, c'est la voie de la diplomatie qui revient en fait ?
01:39– Ça a toujours été le choix de Trump.
01:41Trump, depuis le départ, a voulu trouver la personne
01:43avec qui négocier le deal qu'il veut réaliser.
01:47Et donc là, on avait des rumeurs qui, depuis le week-end dernier,
01:52commençaient à dire que même les Britanniques, les Turcs, les Égyptiens,
01:56les Omanais, un peu moins partants, semble-t-il,
02:00mais ils s'occupaient du détroit d'Hormuz, les Omanais,
02:02et les Pakistanais étaient en train de faire passer des messages.
02:06Alors on est passé des messages ce week-end à Trump,
02:10qui nous annonce effectivement aujourd'hui,
02:12un sommet pratiquement pour demain ou après-demain,
02:15enfin deux jours de négociations face à face.
02:17– On parle du président du Parlement iranien qui pourrait y participer.
02:21– Alors le Parlement iranien, il faut savoir,
02:24c'est un ancien général, le chef des Pazdaran,
02:27qui était maire de Téhéran, mais c'est un dur.
02:29C'est l'homme des Pazdaran.
02:31Il y a à ses côtés un autre homme dont on parle peu,
02:34c'est celui qui a remplacé l'Aridjani, encore plus dur.
02:37Ces deux étaient proches de l'ancien guide,
02:40du feu guide Al-Ataya Ramenaï qui est mort.
02:43Est-ce que ces hommes sont prêts à jouer des négociations ?
02:48On ne peut pas aujourd'hui l'affirmer.
02:50Les négociations ne se feront qu'avec l'aval du corps des Pazdaran.
02:54– Et d'Israël.
02:55– Alors l'aval des Pazdaran d'abord,
02:57parce qu'on ne sait pas ce que Trump veut.
02:59Est-ce qu'il veut négocier tout seul son deal
03:01parce qu'il a vu la bourse et le pétrole s'effondrer ?
03:06Parce que le pétrole, il a beau dire,
03:07moi je suis exportateur, néanmoins à la pompe,
03:10le pétrole a augmenté puisque le prix est mondial.
03:15– Mais d'accord, mais c'est-à-dire que s'il négocie,
03:17il négocie avec les hommes du régime qui sont toujours en place,
03:20même s'il dit qu'il en a beaucoup éliminés.
03:22– Oui, tous, ils disent qu'il en reste.
03:25Donc ça veut dire qu'il n'y a pas de changement de régime.
03:27C'est-à-dire que le régime d'Emola va s'en sortir
03:30en trouvant des points de négociation
03:33et comme ça pouvoir continuer à avancer.
03:37– Vous avez raison, mais c'était bien la grosse crainte
03:40du peuple israélien, du peuple iranien,
03:43mais aussi d'Israël.
03:44Parce qu'Israël, je ne sais pas si ça arrange vraiment Israël
03:48– Non, parce qu'Israël avait un objectif,
03:49c'était de faire tomber le régime.
03:50– C'était faire tomber le régime et d'avoir une autre situation.
03:52Donc là, un deal avec un des membres,
03:54effectivement des membres du régime,
03:56et donc une survivance potentielle du régime,
03:58arrange l'économie américaine,
04:00arrange les élections futures de Donald Trump,
04:03mais n'arrange sûrement pas le peuple iranien
04:06et le Benjamin Netanyah.
04:08– Bertrand Villemeyer, bonsoir.
04:09Vous êtes ancien chef d'état-major interarmée,
04:11ancien pilote de chasse, ingénieur aéronautique et spatial.
04:14En attendant, les menaces de Trump
04:17de frapper les centrales électriques iraniennes
04:20sont mises de côté.
04:21Il avait donné un délai de 48 heures.
04:23Tout à l'heure, il parlait de 5 jours.
04:24Donc si on négocie, plus de frappes,
04:26en tout cas sur ces centrales électriques.
04:29– Ça me fait penser à l'attitude de Trump
04:32quand il a pris en main le dossier ukrainien.
04:36Il a fait ami-ami avec M. Poutine,
04:38et tout allait bien, tout allait se passer pour le mieux,
04:41et on est passé de 24 heures à une semaine,
04:43puis à 15 jours, on en est à 4 ans.
04:45Donc je pense qu'il faut faire extrêmement attention
04:47aux déclarations du président américain.
04:48– Il y a deux points qui sont quand même à mettre en exergue,
04:52c'est quels sont les faits.
04:55– L'effet final recherché de Trump, c'était le nucléaire,
04:59rien, fiasco, le changement du régime, fiasco,
05:03et le détroit d'Orbouz, qui n'est pas forcément complètement libéré.
05:07– Non.
05:07– Donc ses objectifs sont vraiment contre lui.
05:11– Vous dites qu'en l'instant, il n'a rien gagné.
05:13– Oui, il n'a rien gagné.
05:15Alors il fait de la communication, bien sûr,
05:17il essaye de reporter un petit peu la responsabilité sur les Européens,
05:21en disant « vous ne m'aidez pas à ouvrir le détroit d'Orbouz »,
05:24et puis là, c'est un petit peu le bébé à Israël, si je puis dire.
05:28Donc globalement…
05:29– Il a détruit quand même, là.
05:30S'il arrête, ça veut dire qu'il doit avoir les assurances
05:33qu'au niveau des infrastructures iraniennes,
05:35qu'elles soient nucléaires ou militaires,
05:37il ne reste plus grand-chose.
05:38C'est ce qu'il dit.
05:39– Oui.
05:40– Vous n'êtes pas sûr.
05:41– J'en doute.
05:42– Vous en doutez.
05:43– Pourquoi ?
05:44– Il y a 4 jours, Netanyahou et Trump ont assuré en même temps
05:50que les capacités nucléaires de l'Iran étaient diminuées,
05:54et le lendemain, ils bombardaient Nathan.
05:59Il y a quand même un petit paradoxe, quand même.
06:01D'autre part, les 440 kilos d'uranium…
06:04– Sont toujours là.
06:04– Ils sont toujours là, et ils peuvent faire une dizaine de bombes.
06:07Enfin, ça dépend des techniques, entre 8 et 10.
06:09Ça dépend si c'est de l'imposition, si c'est de la compression.
06:11On ne va pas entrer dans le détail.
06:12Et j'imagine qu'ils ont fait 8 tas, et pas un seul tas.
06:17Donc le problème, il n'est pas si simple.
06:19Et puis quant au régime, j'ai cru comprendre que les assemblées provinciales
06:24avaient eu pour directive de mettre en œuvre une succession par 3.
06:29C'est-à-dire qu'un chef avait 3 successeurs possibles.
06:32Donc dire que le régime a été éradiqué totalement sur toutes les provinces,
06:37je crois que c'est un peu rapide.
06:38– Katara Boudiab, est-ce qu'Israël peut suivre les Américains
06:42parce qu'ils n'avaient pas du tout les mêmes objectifs ?
06:44En tout cas, l'objectif du Premier ministre israélien Netanyahou,
06:47c'était de faire tomber le régime.
06:48– Oui, ça c'est essentiel.
06:50Mais est-ce qu'Israël pourrait continuer sa guerre sans les États-Unis ?
06:54Je doute beaucoup.
06:55Quoi que l'on soit, c'est la plus mauvaise gestion d'une guerre avec Donald Trump.
07:01On ne peut pas faire mal plus que ça.
07:04Car enfin, depuis le début, la chose est son contraire.
07:07D'autre part, les objectifs.
07:09C'est vrai, dire la vérité aux gens.
07:13C'est-à-dire, il a bombardé Ford en 2025, lors de la guerre des 12 jours.
07:18Il a dit qu'il a détruit tout le programme nucléaire.
07:21Mais on sait bien que le programme nucléaire, c'est aussi,
07:24les généraux peuvent me corriger, c'est avant tout le contrôle du cycle nucléaire.
07:30Donc l'Iran contrôle le cycle nucléaire.
07:32Et l'Iran a, dans 440 kilos, c'est une énigme où ils sont.
07:37Est-ce qu'ils sont vraiment enfouillis sur un site donné ou dans un autre endroit ?
07:43C'est un secret pour le moment.
07:45Et donc, non, le programme nucléaire iranien reste, il est là, et toujours.
07:51Et on voit bien quand même que cette force balistique iranienne,
07:56elle est pour protéger le programme nucléaire iranien et pour protéger le régime.
08:00Et cette fois, le régime a pris une assurance vie de plus des détruits d'Hormuz.
08:05Et c'est un grand chantage contre l'économie internationale.
08:10Donc on est dans une période très dure.
08:13Et je pense que les Israéliens vont continuer la guerre au Liban.
08:17C'est le Liban qui va payer le prix.
08:20Mais avec l'Iran, je pense que ça dépend beaucoup des aléas de Donald Trump.
08:27Alors justement, on va aller aux États-Unis retrouver Antoine Allard pour BFMTV.
08:30Il est à Washington.
08:31Donald Trump qui presque persistait signe.
08:34L'Iran n'est plus une menace.
08:36Et ça y est, je suis en train de négocier.
08:38Donc c'est comme s'il était en train d'écrire la sortie de la guerre, la fin de la
08:41guerre, Antoine.
08:45Oui, exactement.
08:46Et ce qui frappe dans les propos de Donald Trump, c'est son optimisme à plusieurs reprises.
08:50Lors de cette réunion dans le Tennessee, il a expliqué qu'un accord est en bonne voie,
08:55qu'il a de bonnes chances de trouver un accord.
08:57Trump se donne cinq jours, dit-il, pour y parvenir un peu plus tôt dans la journée.
09:00Il avait même indiqué que ça pourrait aller encore plus vite.
09:04Donald Trump qui a surpris tout le monde ce matin.
09:05D'abord sur son réseau social, en indiquant que des discussions sont en cours,
09:09qu'elles sont très bonnes, qu'elles sont productives.
09:11Des propos qu'il a ensuite réitérés au pied de son avion alors qu'il quittait la Floride.
09:16Il a donné à cette occasion plus de détails, indiquant que c'est Steve Witkoff et Jared Kushner,
09:20ces deux hommes de confiance qui mènent les discussions.
09:23Autre surprise, Donald Trump dit qu'il y a déjà 15 points d'accord majeur avec Téhéran.
09:28Et puis donc à nouveau dans le Tennessee, Donald Trump se montre extrêmement optimiste.
09:34Trump qui aussi explique que c'est grâce à sa stratégie finalement que les discussions avancent bien.
09:40Il explique que c'est parce qu'il a menacé de détruire toutes les infrastructures énergétiques
09:44et toutes les centrales électriques iraniennes que les Iraniens sont venus à la table des discussions.
09:49Trump dit que ce n'est pas lui qui a contacté les Iraniens,
09:52mais que ce sont les Iraniens qui sont venus à lui.
09:55Façon aussi de montrer aux Américains qu'il est en position de force dans ces discussions.
10:00Antoine Larmé, je reviens quand même sur ce que dit Donald Trump.
10:03Il y a peut-être un désaccord militaire ou d'experts là.
10:06Tout est détruit, tout n'est pas détruit.
10:08Il doit rester effectivement un peu de capacité de réplique à l'Iran, Général Pélistrandi.
10:13D'autant plus qu'il donne des chiffres.
10:14Il y a 158 navires qui ont été détruits.
10:17On sait déjà que la marine iranienne, ce n'était pas 158 navires.
10:21Donc, il doit compter les petites vedettes.
10:25Il dit qu'il y a 88 dirigeants qui ont été éliminés.
10:29Donc, oui, en fait, il est très content de lui.
10:33Et ça, c'est un élément qui transparaît.
10:36Alors, il faut être réaliste.
10:38L'appareil militaire iranien a pris quand même de sacrés coups.
10:42Il ne faut pas non plus penser que l'intégralité a été préservée.
10:46Il n'en demeure pas moins que, et on l'a vu avec les tirs,
10:50donc des missiles balistiques, soit vers l'île de Diego Garcia,
10:53soit vers la ville de Dimona,
10:57que les Iraniens, visiblement, conservent des capacités de nuisances conséquentes.
11:03Alors, est-ce que ça va être mis dans un accord ?
11:06En tout cas, on sait que, voilà, l'outil militaire iranien est en mesure de continuer à perturber,
11:13et ne serait-ce que parce qu'il peut, à tout moment,
11:16eh bien, je regardais tout à l'heure, le détroit d'Hormouth,
11:21pour le moment, la navigation n'a pas repris.
11:23Voilà.
11:23Donc, tous ces éléments-là, bon, on fait que, lui, il est très content.
11:27Bon, bah, c'est ça qui compte.
11:29C'est quand même le fait majeur de la journée, lui, c'est Gosset.
11:32C'est Donald Trump qui nous fait miroiter une fin de conflit,
11:37une fin de conflit, pardon, des négociations qui se passent très bien.
11:40D'ailleurs, il a dit, nous négocions avec des gens très bien,
11:42que je trouve très raisonnables, très solides.
11:44Ils sont très respectés,
11:46et peut-être que l'un d'entre eux sera celui que nous cherchons.
11:48Ils sont sympathiques.
11:49Oui, c'est une réécriture de la réalité,
11:51avec un formidable habillage qui, évidemment...
11:54Désormais, les mollas sont sympathiques.
11:56Voilà.
11:56Non, mais il s'agit pour Donald Trump de trouver une voie de sortie,
11:59on le sait déjà depuis une semaine au moins.
12:01Elle est réelle, là ?
12:01Il est dans une impasse.
12:03Parce qu'on est dans la quatrième semaine ?
12:04Mais si vous voulez, là, le scénario est bien ficelé.
12:06Il commence par menacer d'un gros bâton,
12:08en disant, si les Iraniens n'acceptent pas mes conditions,
12:11eh bien, je bombarderai la plus grande centrale électrique du pays.
12:14Ça veut dire couper l'électricité pour tout le pays, pour tout l'Iran.
12:17Il menace.
12:19Les Iraniens, évidemment, disent, nous, on est prêts à négocier.
12:22Donc, Trump dit, ben voilà, ils ont accepté mes conditions.
12:26Et donc, on peut maintenant discuter sérieusement.
12:28Et ils vont abandonner leur programme nucléaire.
12:31C'est ce que je voulais depuis le début.
12:33Voilà, la boucle est bouclée, si j'ose dire.
12:34Mais...
12:34Enfin, la population iranienne, pardon, Ulysse,
12:36la population iranienne, elle se situe où dans tout ça ?
12:40Parce que la population iranienne, elle attend un changement de régime.
12:44Elle attend le feu vert, en quelque sorte.
12:45Et si on parle de négociation avec le régime,
12:48c'est que le régime va rester en place.
12:49Ce n'est pas la priorité de Donald Trump.
12:51C'est tragique, c'est cynique et c'est pragmatique.
12:53C'est de la réelle politique.
12:54Trump, il a une priorité, faire baisser les marchés à la bourse,
12:59faire baisser le prix du pétrole et gagner les prochaines élections de novembre
13:03qui vont être capitales pour lui parce que s'il les perd,
13:06c'est la fin du règne de Donald Trump.
13:08Les députés républicains de la Chambre des représentants
13:10l'ont dit très clairement, ils ont sonné l'alarme.
13:13Donc, Donald Trump est obligé de changer de pied, de réagir.
13:16Et le peuple iranien, en l'occurrence, pour l'instant,
13:19il n'en a pas grand-chose à faire.
13:20C'est vraiment de la réelle politique.
13:21Et ce qui compte pour Donald Trump, aujourd'hui,
13:23c'est de rétablir le calme dans le Golfe, Persique,
13:25c'est de retrouver une Arabie Saoudite qui fonctionne.
13:29N'oubliez pas que la famille Kouchner est très investie en Arabie Saoudite.
13:32Il faut rétablir également le business avec les Émirats Arabes Unis,
13:36la stabilité au Qatar où se trouve la plus grande base militaire de la région.
13:40Tout cela, c'est cela qui conditionne, si vous voulez, la négociation.
13:44Juste une dernière chose, ça c'est le plan Trump.
13:46Donc, c'est un très bel habillage.
13:47Et Israël aussi.
13:48Mais n'oubliez pas deux facteurs israéliens qui disaient,
13:51il y a à peine quelques heures la nuit dernière,
13:53on en a encore pour quelques semaines de bombardements.
13:55Et puis, n'oubliez pas non plus les Iraniens,
13:57qui, eux, aujourd'hui, posent leurs conditions.
14:00Ils veulent, par exemple, autoriser la navigation sur le détroit d'Ormuz,
14:05mais en faisant payant une taxe de 2 millions de dollars par bateau
14:08et en excluant les navires américains.
14:10Ils veulent la fermeture de toutes les bases américaines dans la région.
14:13Donc, ils imposent leurs conditions.
14:15Et ils n'ont pas dit oui.
14:16Ils n'ont pas dit oui.
14:17Ils veulent des indemnités.
14:18Et ils veulent des dommages de guerre.
14:20On parle de 100 milliards, 100 milliards de dollars.
14:23Alors, si vous voulez, ça veut dire qu'il y a aujourd'hui
14:25une proposition de Trump qui est sur la table.
14:28Et on comprend qu'il a vraiment besoin d'en sortir.
14:30Mais il va falloir maintenant qu'il négocise sérieusement avec l'Iran
14:33et qu'il fasse, je dirais, avaler la pilule à Benjamin Netanyahou,
14:37le Premier ministre israélien.
14:38Patricia Léonière ?
14:39Alors, il y a l'option, effectivement, le bâton.
14:42Là, il est sur l'optique bâton à nouveau pour faire essayer,
14:46pour faire ce deal qu'il attend avec qui que ce soit dans le régime,
14:49comme on l'a dit depuis le début de cette émission.
14:51Mais si ça ne marche pas, si effectivement, comme le dit très bien Ulysse,
14:56les missiles continuent à voler.
14:58Trump, lui, pendant ce temps, qu'est-ce qui arrive ?
15:00La 82e Airborne est en route.
15:03Des bateaux amphibies pour des débarquements sont en route
15:06et vont arriver dans la région.
15:07Ils n'ont pas été déroutés, ces navires.
15:09Ils n'ont pas été déroutés.
15:10Ils continuent à voguer en direction de la région.
15:12Donc, ils se réservent toujours le droit de revenir sur un plan purement militaire.
15:17Et de changer d'avis.
15:18Mais, attendez, je finis.
15:20Effectivement, il peut changer d'avis s'il a le deal,
15:23mais il peut aussi revenir complètement à l'option militaire.
15:27Ça fait partie de ce brouillard qu'il ne cesse d'entretenir.
15:30Et souvenez-vous, la veille de la guerre, qu'est-ce qu'il disait ?
15:34Les négociations se passent super bien.
15:37On avance, on est au bord du deal.
15:39Donc là, on se retrouve avec la même conversation
15:42qu'on a eue juste avant la fin de la guerre.
15:44On est au bord d'un accord.
15:46Merci à tous pour ce commentaire concernant la dernière intervention de Donato.
15:51Vous voyez, l'Iran veut la paix.
15:53Et le président des États-Unis assurent qu'il négocie.
15:55Il y a un peu de temps qui...
15:55Oui.
15:55Oui.
15:55Oui.