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  • il y a 5 mois
Mercredi 10 septembre 2025, retrouvez Wilfrid Galand (Directeur stratégiste, Montepnsier-Arbevel), Damien Charlet (Directeur de la Gestion sous mandat, Mandarine Gestion) et Vincent Lequertier (Gérant Senior, responsable de l'allocation d'actifs, WeSave) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00Tous les soirs en direct, trois experts sont avec nous en plateau, ou presque.
00:14On est ravis d'accueillir Wilfried Galland.
00:16Bonsoir Lucry.
00:17Bonsoir Fabrice.
00:17Directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel.
00:20Et également directeur général adjoint, monsieur le directeur général adjoint.
00:23Bonsoir.
00:24On va parler des taux, on va parler des US, peut-être déjà en récession.
00:27Et puis savoir, vous direz, si les banques centrales ont encore les clés, les clés du camion.
00:32On va parler un peu de tout.
00:33Très bien.
00:34A vos côtés, Damien Charlet.
00:35Bonsoir Damien.
00:36Bonsoir Fabrice.
00:36Vous êtes directeur de la gestion sous mandat de Mandarine Gestion.
00:40Et avec vous, une grande question.
00:41Alors, après 6 ou 7 ans de disette, est-ce que c'est la remontada annoncée pour les small et mid-cap ?
00:46Ça frémit.
00:47Ça frémit.
00:47On le saura dans un instant.
00:49A distance, Vincent Lequartier est avec nous.
00:52Bonsoir Vincent.
00:53Bonsoir Fabrice.
00:54Gérant-seigneur et responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave.
00:58Bonsoir à vous.
01:00Alors, on va démarrer tout de suite en plateau avec cette nouvelle.
01:04Alors, cette fois, le président de la République n'a pas mis des mois.
01:07Ah non, c'était rapide.
01:08Il n'y avait pas l'exprimer des Jeux Olympiques pour décider.
01:10Donc, Sébastien Lecornu nommé hier soir Premier ministre.
01:14Ça a été vite.
01:15Déjà, est-ce que ça lève une incertitude ?
01:17Parce qu'on avait peur peut-être qu'il y ait ce fou artistique de nouveau du côté de ma...
01:20Clairement, il y a énormément d'interrogations, bien sûr, puisque le contexte politique,
01:26l'architecture politique de l'Assemblée, les équilibres restent les mêmes.
01:29Donc, on sait que ça va forcément être extrêmement compliqué pour le budget.
01:33Néanmoins, on avait effectivement une petite crainte compte tenu du passé d'Emmanuel Macron
01:36que le maître des horloges prenne véritablement beaucoup, beaucoup de temps
01:40et qu'on laisse un peu le flou s'installer.
01:44Cette espèce d'écran de fumée qui commençait à envahir le paysage économique.
01:48Rien n'est évidemment totalement réglé.
01:51Mais au minimum, on a une indication.
01:54Nommé Sébastien Lecornu, c'est clairement au minimum se situer dans une tonalité.
02:00On verra comment est-ce qu'il va jouer sa partition.
02:02Mais en tout cas, c'est une tonalité qui est relativement similaire à ce qu'on a connu avant.
02:07Donc, c'est capable, je pense, de rassurer un certain nombre de milieux économiques.
02:11On ne va pas vers l'aventurisme qu'on aurait pu avoir si on avait eu un changement total.
02:15On parlait effectivement de nommer Premier ministre issu du Parti Socialiste.
02:19Ça n'est pas le cas.
02:20Maintenant, effectivement, il va falloir que les décisions concrètes arrivent.
02:24On sait qu'on a une certaine instabilité sociale aussi en France.
02:27Donc, ça rend les choses un peu plus difficiles.
02:30Et surtout, il va falloir gérer les équilibres politiques.
02:32Ils restent les mêmes.
02:33Et les équilibres économiques ne vont peut-être pas attendre que les équilibres politiques suivent.
02:37Et qu'il n'y ait pas de censure de ce nouveau gouvernement.
02:40Et qu'il n'y ait pas de censure.
02:41On est de nouveau dans le fameux accord de non-censure.
02:44Voilà, on va attendre de voir ce que va donner cet accord de non-censure.
02:47Baby Macron, le moine soldat.
02:50Voilà, on a un peu tous les capacités qu'il fait pour le nouveau Premier ministre.
02:53En tout cas, troisième Premier ministre en un an.
02:56En remplacement de François Bayrou.
02:59Il a 39 ans.
02:59Il est le troisième plus jeune Premier ministre.
03:01Après, Gabriel Attal, qui lui avait 34 ans quand il avait pris ses fonctions en janvier 2024.
03:05Et Laurent Fabius, 37 ans, en juillet 84.
03:08Ça ne nous rajeunit pas.
03:09Ce nouveau Premier ministre, on en attend des réformes.
03:12Enfin, Damien Charlet ?
03:13On en attend des réformes.
03:16Sans doute, il va essayer de faire passer un budget.
03:18Il a dit le fonds et la réforme, tout va changer.
03:20Oui, alors ça, on verra dans le détail.
03:22Mais pour l'instant, je pense que ce qu'attendent les marchés et ce qu'attendent les électeurs
03:27et tous ceux qui participent à la vie économique, c'est qu'on ait un budget.
03:31Et par rapport, évidemment, à l'objectif précédent qui était de réduire le déficit budgétaire à 4,6.
03:37Je crois que les marchés ne croyaient plus déjà depuis un certain temps.
03:39Donc, on n'est même plus sur un objectif de 4,6% de déficit.
03:42Mais on sait que le nouveau Premier ministre va devoir faire des concessions
03:47et que l'objectif de déficit public sera plutôt de l'ordre peut-être de 5, 5,1.
03:53Donc, un déficit public en légère réduction.
03:58Certains disent qu'il pourrait satisfaire la Commission européenne.
04:03À voir, parce que c'est quand même une réduction qui est relativement limitée,
04:05mais c'est une réduction quand même, avec évidemment l'objectif de rassembler, de ne pas être censuré.
04:11Alors, de ce point de vue-là, il a quelques avantages.
04:15Comme vous l'avez dit, il est jeune, donc il a une cote de popularité qui n'est pas trop dégradée.
04:20Surtout qu'il a encore l'image du ministre des Armées qui a réussi à faire passer un certain nombre de réformes,
04:25même si effectivement, c'était dans une période où, de toute façon, on avait besoin de renforcer.
04:31Donc, c'était facile.
04:33En tout cas, il a réussi à faire passer un certain nombre de réformes.
04:36Il a laissé une bonne trace, en tout cas.
04:37Voilà, exactement.
04:38Pour l'instant, il a laissé une bonne image.
04:39Donc, sa cote de désamour, j'allais dire,
04:42parce qu'on parle de cote de désamour et non pas de cote de confiance.
04:47De popularité, oui.
04:48Sa cote de désamour, comme les gens ne connaissent pas bien, finalement,
04:52sa cote de désamour n'est pas trop élevée.
04:53Ça va être des preuves du feu, d'ailleurs, puisqu'on a...
04:56Alors, aujourd'hui, on a dit avoir une journée d'action.
04:58C'est le cas de le dire pour le ministre des Armées, c'est le cas de le dire.
05:00Et puis, la semaine prochaine, voilà, on a eu une première journée de grève générale.
05:05D'ailleurs, enfin, une des interrogations, c'était...
05:08Vous mentionnez le fait qu'il avait été nommé très, très rapidement.
05:13Une des réflexions qu'on faisait, c'était pourquoi le nommer aussi rapidement,
05:17juste avant une journée comme celle d'aujourd'hui,
05:20plutôt que d'éventuellement le nommer juste après
05:22pour que certains manifestants aient moins de prise
05:26par rapport à la nomination d'un fût au premier ministre.
05:29Ça, c'est de l'analyse de comptoir.
05:32Mais ce qui est...
05:34Une de ses forces, à mon avis...
05:35Il s'habitue un petit peu.
05:36Oui, il va bien s'habituer.
05:38Mais une de ses autres forces qui est souvent mentionnée par les observateurs,
05:41c'est qu'il s'était rapproché avec le RN il y a quelques mois,
05:46en dînant avec Mme Le Pen et avec M. Bardella.
05:51Donc, il a des relations avec le RN.
05:55Les ponts ne sont pas coupés.
05:57Et la dernière chose, c'est que le RN n'a pas forcément besoin
06:02ni intérêt à faire sauter le gouvernement tout de suite,
06:07puisque de toute façon, il n'y aura pas de jugement pour Mme Le Pen
06:10avant début 2026, puisque son appel doit commencer en début 2026
06:14pour le jugement après.
06:15Donc, il n'y a pas d'urgence.
06:16On va pouvoir négocier, en tout cas, une non-censure avec cette...
06:18Exactement.
06:19Vincent Le Cartier, votre vision, là, justement.
06:23Bon, des réformes, on n'attend pas forcément des masses.
06:25Néanmoins, on voit que...
06:27On parlait tout à l'heure, tiens, d'un non-événement,
06:28en tout cas sur le marché.
06:30Bon, le CAC 40 montait gentiment.
06:31On est allé jusqu'à 7800 points.
06:33C'est un non-événement, on a l'impression, pour les marchés financiers.
06:36On le voit sur le marché obligataire français
06:40qui se redétend un petit peu.
06:43Donc, c'est déjà un premier signe.
06:45Moi, qui m'amuse à regarder assez régulièrement les CDS,
06:48autrement dit, les primes d'assurance
06:50contre le risque de défaut de tel ou tel pays,
06:55ça se redétend sur cette prime d'assurance.
06:58Autrement dit, les investisseurs obligataires, pour le moment,
07:04n'ont pas l'air de paniquer sur un risque d'emballement
07:07de la fiscalité sur les entreprises ou sur les ménages
07:11ou, à l'inverse, d'un emballement de la dépense publique.
07:15Donc, pour le moment, les investisseurs restent observateurs
07:20et attendent d'avoir plus de précisions sur la constitution du gouvernement
07:23et sur les pistes de ce qui sera proposé en termes de budget.
07:30Pour ce qui est de l'euro-dollar quasi statu quo,
07:35et les seules choses qui donnent l'impression de le faire bouger,
07:38c'est plus les statistiques américaines à l'heure actuelle.
07:41Donc, on voit bien que, pour le moment,
07:42il n'y a pas de focus particulier à l'égard de la situation française.
07:50Quand on regarde, par ailleurs, les spreads,
07:56donc les écarts de rendement avec l'Italie ou avec l'Allemagne,
08:00on est dans une grande stabilité.
08:02Donc, pour le moment, je pense que c'est vraiment du wait and see.
08:04On attend d'avoir un petit peu plus de clarification sur les marchés.
08:09Pour ce qui est des actions,
08:12quand je regarde les performances du jour,
08:15j'ai du mal à discerner celles qui relèvent de la dynamique internationale
08:22ou de la dynamique domestique,
08:24puisque c'est quand même une des grandes rotations
08:26qui a caractérisé le début d'année.
08:29Avec les tarifs douaniers,
08:30il fallait fuir les valeurs sensibles à l'international
08:35et être plutôt exposé aux valeurs domestiques françaises.
08:38Avec le retour de l'incertitude politique,
08:41il y a eu une rotation dans l'autre sens.
08:44Donc, on fuyait plutôt les valeurs domestiques françaises.
08:47Et là, aujourd'hui, quand je regarde
08:48les performances respectives à la hausse ou à la baisse,
08:51le message n'est pas clair.
08:53Donc, je pense vraiment que le marché
08:55est en mode wait and see.
08:57Alors, c'est quand même usant ce climat politique.
09:00On l'a vu et les entreprises nous l'ont dit
09:03avec la rentrée du Medef.
09:05C'était à la fin du mois d'août.
09:06Il y a quelque chose d'autre qui pourrait être affecté.
09:08C'est la croissance à travers la consommation des ménages.
09:12Est-ce que ça ne va pas peser, Wilfried Galland ?
09:14Est-ce que cette confiance ne pourrait pas être érodée ?
09:18On voit déjà à travers l'épargne.
09:19On épargne massivement en France en ce moment.
09:23Absolument.
09:24On n'a pas en France de problème de consommation.
09:29La demande française est à un bon niveau.
09:33On a un problème sur l'offre.
09:34On n'a pas un problème sur la demande aujourd'hui.
09:36Néanmoins, ce qu'on voit effectivement,
09:38c'est qu'on a un certain nombre de décisions d'investissement
09:41qui ont été repoussées.
09:43Clairement, les entreprises interrogeées à ce sujet
09:45nous donnent des indications
09:48comme quoi les gros projets d'investissement en particulier
09:51sont mis en pause aujourd'hui.
09:55Ce qui est véritablement à craindre,
09:59c'est que le climat général
10:02est un climat d'augmentation de la pression fiscale.
10:05Et c'est ça, en fait, que les entreprises craignent.
10:08Moi, j'entends beaucoup parler de stabilité, instabilité.
10:13Quand on commence à avoir l'argument de la stabilité qui vient,
10:16c'est souvent le voile de lâcheté derrière lequel on se cache.
10:20La question n'est pas de la stabilité ou de l'instabilité.
10:22La question, c'est est-ce qu'on est capable d'avoir en France
10:24un climat qui soit pro-business,
10:27qui soit favorable à la création de richesses,
10:30qui soit favorable à la prospérité partagée
10:32et non pas à une pression fiscale toujours plus forte.
10:37Est-ce que les règles, finalement, n'ont pas changé
10:38pour que ce soit en France, pour ceux qui investissent en France,
10:40et même pour les investisseurs étrangers,
10:42en se disant que la France, finalement, n'est pas très fiable ?
10:44On a eu cette parenthèse un petit peu dorée,
10:46où c'était quand même pro-business avec l'arrivée de Macron
10:48et un petit peu plus.
10:49Là, ça pourrait peut-être être mis en cause
10:51parce que l'État a besoin d'argent ?
10:52Alors, il y a ça, et le fait également que ça vient se cumuler
10:55avec un mouvement général de suspicion
10:59vis-à-vis des investissements étrangers en France,
11:02avec un contrôle beaucoup plus fort.
11:04Quand on interroge des milieux économiques
11:06qui sont en contact régulier avec Bercy,
11:08on voit que les demandes qui sont faites à Bercy
11:12sont traitées soit de façon de plus en plus stricte,
11:16soit de façon de plus en plus lente.
11:19Ce qui revient en fait au même,
11:20puisque dans ces domaines d'investissement étranger,
11:23contrairement à d'autres domaines dans l'administration,
11:25la non-réponse vaut refus.
11:27Il faut savoir que quand vous demandez une autorisation à Bercy
11:30pour avoir un investissement en France
11:33de la part d'entreprises étrangères,
11:34si Bercy ne répond pas dans les délais prévus,
11:36ça veut dire que c'est refus implicite.
11:39Et donc, il y a beaucoup de problèmes aujourd'hui
11:40en France sur ces sujets-là.
11:42Donc, il faut qu'on aille à lever ces obstacles.
11:45Et c'est ça que regardent les milieux économiques.
11:48La nomination pour ça de Sébastien Lecornu est plutôt un bon signal,
11:53parce qu'il a une réputation d'être quelqu'un de pragmatique et à l'écoute.
11:56En plus, il connaît visiblement tous les champs de l'armée française,
11:58et ça, visiblement, c'est quelque chose qui est très apprécié par les milieux.
12:03Oui, oui, oui.
12:04Voilà, exactement.
12:04Ça vient de son grand-père,
12:05donc on sait qu'on va apprendre énormément de choses là-dessus.
12:07Mais au-delà de la blague, c'est effectivement très important
12:09d'avoir quelqu'un qui, peut-être, sera capable de déverrouiller un certain nombre de choses
12:14sans agiter des chiffons rouges sur, justement, les cadeaux faits aux entreprises,
12:19aux plus riches, etc.
12:20Donc, essayer de déverrouiller un certain nombre de choses.
12:22Il a réussi à le faire dans le domaine de la défense.
12:24Dans le domaine de la défense, ce qu'on dit de Sébastien Lecornu,
12:26c'est qu'il a des moyens qui étaient limités,
12:29mais au moins avec ces moyens-là, il a fait des choses qui fonctionnent.
12:31Et les armées étrangères qui utilisent les armes françaises disent
12:38qu'en fait, ça fonctionne.
12:39Il n'y en a peut-être pas assez.
12:40Il y a moins de budget, mais ça fonctionne bien.
12:42Voilà, mais ça fonctionne correctement.
12:43Il y a eu une petite rallonge quand même de 7 milliards.
12:45Voilà, donc on va attendre de voir comment ça va se dérouler.
12:48Mais il faut effectivement qu'on déverrouille un certain nombre de choses.
12:51Oui, on a entendu le mot.
12:52Pression fiscale, c'est vrai qu'on a quand même le sentiment
12:54que ça risque de changer, Damien Charlet.
12:57C'est ce que redoute l'homme de la rue, comme les investisseurs,
13:00cette modification de la fiscalité ?
13:03L'investisseur, il redoute surtout une augmentation
13:05de la pression fiscale des entreprises,
13:07qui pourrait éventuellement faire baisser les bénéfices prévisionnels,
13:10puisque la bourse fonctionne par prévision de bénéfices.
13:13Donc après, la pression fiscale et individuelle, j'allais dire,
13:18a priori, elle concernera surtout les très très hauts revenus.
13:23Donc ce n'est pas forcément eux qui changeront le niveau de consommation,
13:25le niveau de croissance, c'est peut-être eux qui changeront
13:27le niveau d'investissement, ce qui est un autre problème.
13:30Mais là, c'est difficile d'avoir une vision assez claire sur
13:32est-ce que le supplément de création fiscale va provoquer un exode
13:35des patrimoines, et si exode il y a, de toute façon,
13:39il faudra qu'ils payent avant de partir.
13:42Donc, non, je ne suis pas convaincu que ce soit la pression fiscale
13:46que les marchés craignent, parce qu'aujourd'hui,
13:50les scénaristes, c'est que de toute façon, la pression fiscale
13:52sur les entreprises va rester élevée encore une année de plus,
13:55avec des niveaux d'impôts ou avec des taxes exceptionnelles,
13:59enfin, qui sont supposées être exceptionnelles.
14:00On prend des pincettes pour dire ce genre de choses.
14:04Donc, c'est déjà dans le scénario.
14:07Ce que le marché craint toujours, c'est cette instabilité,
14:10et le spectre qui fait extrêmement peur,
14:13c'est le spectre d'une instabilité qui provoquerait
14:16la montée en puissance de parties qui, là, pour le coup,
14:18seraient beaucoup plus dangereuses pour l'économie.
14:19On n'en est pas là, mais...
14:21Des mesures plus drastiques, on va dire, effectivement.
14:22Voilà, exactement.
14:24Et après, juste un dernier mot, c'est que, bon, là,
14:26on est toujours assez pessimiste, et on parle beaucoup de la France
14:30parce qu'on baigne dedans, mais la France est quand même
14:33dans un contexte européen qui ne va pas si mal que ça.
14:36On rentrera dans les détails si vous le souhaitez,
14:39mais globalement, l'économie européenne,
14:40elle est quand même relativement solide,
14:42le marché de l'emploi est bon.
14:44Avec la revanche, effectivement, des dépit sur les pays du Clubman,
14:47qui cartonnent en ce moment, que ce soit la Grèce, l'Italie, l'Espagne,
14:51donc des économies qui ne sont peut-être pas aussi puissantes,
14:54mais qui tirent quand même le bateau Europe,
14:57l'Allemagne qui a ce grand plan de relance,
14:59et finalement, au milieu, j'ai l'impression,
15:01le passager embarqué, peut-être des fois clandestin,
15:03la France qui, c'est vrai, peine à faire ses réformes.
15:07J'ai une question pour vous, Vincent.
15:08Vincent Cartier, est-ce qu'il y a des secteurs économiques
15:10qui risquent d'être plus affectés par cette période
15:13un petit peu de flottement politique,
15:14sur l'énergie, sur le logement, sur l'industrie, sur la finance ?
15:19Oui, justement, c'est un des sujets.
15:22C'est ce qui a expliqué la rotation récente.
15:25C'est que les financières, l'immobilier, les services collectifs
15:29sont extrêmement dépendants de l'activité domestique française.
15:33Donc, ce sont eux, en cas de hausse de fiscalité,
15:36qui seraient les plus pénalisés.
15:38Et à l'inverse, des secteurs comme la santé, par exemple,
15:41en sont quasiment exonérés, parce que l'essentiel de l'activité
15:45se fait à l'international.
15:48Globalement, quand on regarde le CAC 40,
15:51que ce soit chiffre d'affaires ou bénéfices,
15:54il n'y a grosso modo qu'un quart de l'activité qui est domestique.
15:58Le reste est réalisé à l'international.
16:01Ce qui veut dire que, quand bien même on aurait un durcissement de fiscalité,
16:04globalement, le CAC 40, en tout cas, n'en serait pas trop affecté.
16:09La plupart des sociétés du CAC 40 n'en seraient pas trop affectées.
16:12Par contre, quand on regarde le SBF 120,
16:15donc quand on descend un petit peu dans les capitalisations,
16:18là, effectivement, on risque d'avoir une plus grande pénalité
16:23à l'encontre de ces sociétés.
16:26Et c'est encore plus vrai pour les petites et moyennes capitalisations françaises.
16:30Oui, pénalité pour les entreprises locales.
16:32On va voir ça dans un instant.
16:33Mais tout d'abord, messieurs, on ouvre notre page États-Unis
16:36avec des chiffres sur l'emploi qui ne sont pas fameux.
16:42Alors comme le précédent directeur, le patron des chiffres, a déjà été viré,
16:47même si les chiffres sont mauvais, là, Donald Trump s'est réfréné.
16:50Avec cette question un peu provocatrice, Ulfric Galland,
16:54est-ce que les États-Unis sont déjà en récession ?
16:57Est-ce qu'il y a des craintes de ce côté-là ?
16:58La problématique, ce qui fait craindre aux milieux économiques
17:02avec ce genre de scénario, c'est que la problématique des récessions,
17:05on sait qu'on est en récession à peu près six mois après que la récession soit effectivement déclenchée.
17:11Et donc, tout le jeu, c'est d'essayer d'avoir les indicateurs
17:14qui essaient de montrer véritablement en instantané
17:17quel est le climat économique des affaires.
17:20Ce qui n'est pas évident avec, pardonnez-moi, ces révisions, en fait,
17:23qui paraissent un petit peu ubuesques, alors sans avoir des prévisions à la chinoise
17:27qui sortent avant d'être publiées, mais là, on a l'impression que c'est remis en classe,
17:31mais drastiquement, on était encore hier à 911 000, le chiffre a été révisé,
17:35911 000, donc 1 million d'emplois en moins.
17:37Absolument. Alors déjà, il y a deux bémols à ça.
17:41Le premier, c'est que les indicateurs d'emploi sont parmi les indicateurs
17:45les plus retardés sur la conjoncture économique.
17:47Donc, ce n'est pas comme ça que vous savez que vous êtes en récession.
17:49Le deuxième, c'est quand vous voyez le processus qui a abouti à ces révisions,
17:56en fait, c'est assez simple.
17:57C'est-à-dire qu'en fait, les chiffres au mois le mois sont issus de deux enquêtes.
18:01Une enquête vis-à-vis des entreprises et une enquête vis-à-vis des ménages.
18:04L'enquête vis-à-vis des ménages, ça vous donne le taux de chômage.
18:06L'enquête vis-à-vis des entreprises, ça vous donne le nombre d'emplois créés.
18:09Donc, vous appelez les entreprises et vous dites, vous avez créé combien d'emplois nets ce mois-ci ?
18:13Et vous agrégez tout ça avec deux sujets.
18:16Le premier, c'est que vous avez 60% maintenant des entreprises qui répondent.
18:20Avant, vous en aviez plus de 90% avant le Covid.
18:22Donc, vous avez un sujet statistique.
18:24Et le deuxième, c'est qu'en fait, c'est juste du déclaratif.
18:27Et donc, un an plus tard, effectivement, vous envoyez des documents aux entreprises
18:31en disant, est-ce que vous pouvez me détailler, employé par employé,
18:35ceux qui sont arrivés et ceux qui sont partis.
18:36Le problème, c'est que si vous faites ça quand vous êtes une entreprise,
18:38vous êtes obligé de dire à chaque employé quel est son numéro de sécurité sociale.
18:43Et il y a des employés qui sont arrivés et d'autres qui sont partis
18:46qui n'avaient pas de numéro de sécurité sociale.
18:48Vous voyez ce que je veux dire aux Etats-Unis ?
18:49Donc, ce n'est pas à l'heure de l'intelligence artificielle.
18:52C'est-à-dire qu'en fait, c'était issu de l'immigration clandestine.
18:56Et donc, vous n'avez pas du tout envie de dire, vous préférez vous dire,
18:58oh là là, je me suis trompé en fait.
19:00Il y a beaucoup moins d'emplois qui ont été créés.
19:01Non, non, je me suis trompé en fait.
19:02Donc, là-dessus, je trouve que ce n'est pas très significatif.
19:07En revanche, ce qui est significatif, c'est qu'effectivement,
19:08vous avez des instituts comme le New Bureau of Economic Research,
19:18qui est un institut non lucratif en fait,
19:22qui essaie d'agréger un certain nombre de données tous les mois
19:27pour voir quels sont les secteurs qui sont en récession,
19:29quels sont les secteurs qui sont en expansion
19:31et quels sont les chiffres qui indiquent des récessions,
19:33quels sont les chiffres qui indiquent des récessions.
19:35Et là, c'est exactement ce que ça dit.
19:35Et là, en fait, ça montre qu'effectivement,
19:37vous avez à peu près deux tiers des Etats-Unis
19:39qui sont déjà en récession.
19:40Et qu'en fait, les Etats qui tiennent aujourd'hui,
19:43c'est la Floride, le Texas et la Californie.
19:46La Floride, le Texas, la Californie et New York.
19:49Et donc, géographiquement...
19:50Je concentre les grandes sociétés.
19:52Exactement.
19:52Donc, géographiquement, on voit qu'en fait,
19:54on commence à avoir des secteurs géographiques
19:58qui sont fragilisés.
19:59On voit également que vous avez des secteurs
20:01qui sont des secteurs industriels
20:04qui sont en forte décélération aujourd'hui.
20:08Juste un dernier point.
20:10Quand vous regardez le nombre d'emplois
20:11qui ont été créés depuis l'investiture de Donald Trump.
20:14Aux Etats-Unis, vous êtes à peu près sur 600 000
20:16créations nettes d'emplois depuis l'investiture.
20:18Sur ces 600 000, vous en avez plus de 500 000.
20:20C'est juste le secteur de la santé.
20:22Tout le reste de l'économie n'a créé que 100 000 emplois.
20:24C'est pas grand-chose.
20:26Voilà.
20:26Et donc, ça veut dire qu'en fait,
20:27on est sur une ligne de crête.
20:28Les marchés apprécient aujourd'hui
20:29parce qu'on n'est pas encore en récession officiellement.
20:32Donc, tout va bien.
20:32Et en plus, on va baisser les taux.
20:34Il ne faut pas qu'on baisse.
20:35Donc, les risques sont là quand même.
20:36En tout cas, Damien Charlet,
20:38ça donne du grain à moudre à John Powell.
20:40Les marchés sont maintenant à 100 %
20:42pour une prochaine baisse de taux,
20:44une première baisse de taux la semaine prochaine.
20:47C'est le 17 septembre.
20:48Reste à savoir si ça va être 25 points
20:51ou est-ce qu'il pourrait aller jusqu'à 50 points de baisse de taux ?
20:54Il ferait plaisir, en tout cas, au président.
20:56Oui, je l'ai encore dit aujourd'hui
20:57qu'il fallait qu'il baisse beaucoup.
20:59Massivement.
21:00Voilà.
21:00Mais le chiffre d'inflation de la production aujourd'hui
21:06le conforte quand même dans sa position
21:09parce qu'il va pouvoir baisser les taux d'intérêt.
21:11À moins que demain, il y ait des chiffres d'inflation
21:13qui soient très importants
21:15et qui surprennent à la hausse,
21:17sachant que les chiffres de demain sont déjà entendus
21:19en légère hausse par rapport au mois précédent.
21:22Mais il est dans une situation relativement confortable
21:23pour baisser les taux.
21:24Et effectivement, il y a un large consensus
21:25pour dire qu'il va baisser ses taux.
21:27Pour l'instant, le consensus est quand même
21:30très, très concentré sur 25 BP et non pas sur 50.
21:33Alors, est-ce qu'il a intérêt à en faire 50 tout de suite ?
21:37C'est quand même pas évident.
21:38De toute façon, il n'a pas besoin de sauver sa place
21:40parce que dans six mois, il sera obligé de la rendre.
21:44Et il a tenu jusqu'à présent.
21:46Donc, ce n'est pas sous la pression de Donald Trump
21:47qu'il va baisser de 50.
21:49Donc, honnêtement, je vois Wilfried qui acquiesce,
21:52mais je ne pense pas qu'il ait d'intérêt à faire 50 BP.
21:56Ça ne sert à rien de se précipiter.
21:58Là, pour l'instant, ça va être un mouvement
21:59qui va juste montrer une tendance
22:00et qui, psychologiquement, va être favorable
22:02aux acteurs économiques ou aux investisseurs.
22:07Mais a priori, ça doit rester 25 BP.
22:09Bon, c'est déjà bien pricé.
22:11Oui, c'est plutôt bien pricé.
22:13D'ailleurs, c'est pour ça qu'à un certain nombre,
22:15que si on regarde les marchés américains,
22:17on se dit que ça pourrait plafonner un petit peu quand même
22:21parce qu'il y a déjà pas mal de choses qui sont pricées.
22:23Pour vendre, effectivement, la nouvelle, comme on dit.
22:25On achète l'armement, on vend la nouvelle.
22:27Juste, Vincent Lecartier, on a l'impression que,
22:29alors, si ce n'est pas déjà employé,
22:30c'est quand même le prochain président.
22:31Il a un peu pris, on se dit, entre le marteau et l'enclume.
22:34D'un côté, c'est vrai, un emploi qui patine un peu.
22:37Donc, en faveur de la baisse, c'est le soutenir l'emploi.
22:39Mais une inflation qui pourrait avoir été retardée
22:42et qui pourrait apparaître de manière plus significative
22:46dans les prochains mois.
22:49Oui, de toute façon, on sait très bien qu'avec les tarifs douaniers
22:53et un dollar qui a baissé face à pas mal de devises,
22:56on sait très bien qu'il y a un risque d'inflation importée aux États-Unis
23:01et qu'effectivement, le fait que beaucoup de sociétés
23:04aient constitué de façon préventive des stocks
23:07pour éviter d'être pénalisés par ces augmentations de taxes douanières.
23:14Les stocks, au fur et à mesure, sont écoulés,
23:16ce qui veut dire qu'il faut renouveler les produits
23:19et cette fois-ci, les renouveler avec des tarifs qui sont augmentés.
23:22Donc, il est assez clair que les entreprises
23:25vont subir de plus en plus la pression tarifaire
23:29et essayer de la reporter sur le ménage ou sur l'acheteur final.
23:35Donc, il est assez clair pour moi que la partie inflationniste
23:38risque de déraper encore un petit peu d'ici la fin de l'année.
23:43Par contre, est-ce qu'il y aura une spirale inflationniste
23:47qui va se mettre en place avec un risque de dérapage
23:49à 5, 6, 7 % d'inflation ?
23:52Ça, ça me semble pour le moment complètement exclu.
23:55Le rythme de consommation et la qualité du pouvoir d'achat des ménages
24:02n'est pas assez forte pour pouvoir se permettre
24:05de tout répercuter sur les ménages.
24:08Ce qui veut dire que la question qui se pose,
24:12c'est celle des marges.
24:13Et ça, les marges, on le verra au moment des prochaines publications
24:17de résultats, de savoir si effectivement on a une pression
24:22de ce côté-là qui se fait.
24:25Donc, en clair, une cote américaine qui est peut-être
24:29un petit peu survalorisée, à part certains secteurs hypertoniques,
24:34qui est peut-être un peu survalorisée,
24:36parce que n'ayant pas forcément le pricing power nécessaire
24:40pour retransmettre tout ça au client final.
24:43En tout cas, dernière révision des taux, c'était plutôt très bon.
24:47Alors évidemment, toujours les 7 magnifiques
24:48avec des bénéfices par action assez incroyables.
24:52Les 493 autres, ce n'était pas aussi mauvais non plus.
24:55En tout cas, vous l'avez dit, ça se concentre sur certains secteurs.
24:58On fait quand même cette parenthèse sur le titre Oracle hier,
25:01qui a annoncé des résultats, c'était après la clôture,
25:04qui montait hors clôture, enfin après la clôture de 30 %
25:07et qui a bondi de 40 % à l'ouverture, Vincent Lecartier.
25:11Ce qui est étonnant, c'est qu'en parle d'Oracle,
25:12ce n'est pas la penny stock qui a pris 40 %,
25:15c'est déjà une macro cap qui va atteindre du coup aujourd'hui
25:17les 900 milliards de dollars
25:19et qui pourrait encore doubler son chiffre d'affaires
25:22qui atteindrait 144 milliards de dollars à l'horizon 2030.
25:25C'est assez stupéfiant comme trajectoire.
25:29On voit que l'intelligence artificielle continue
25:31de créer énormément d'activités, d'investissements au pays.
25:35Assez clairement, je pense que la croissance américaine,
25:38si vous retraitez de tous les investissements
25:41qui sont faits dans l'intelligence artificielle,
25:44sans dire qu'elle serait nulle, elle serait en tout cas
25:46beaucoup, beaucoup, beaucoup plus basse
25:48que ce qu'elle est aujourd'hui.
25:50Assez clairement, c'est un thème qui est majeur,
25:53qui va rester majeur.
25:54On voit bien qu'il n'y a pas de décélération
25:56dans les investissements qui sont faits,
25:57ce qui veut dire que c'est un marche ou crève
26:01pour beaucoup d'entreprises.
26:03C'est une marche forcée de leur part.
26:05Elles ont bien compris qu'il était indispensable
26:08de faire ces investissements
26:11parce que si vous ne les faites pas,
26:13vous serez mis au rencard par les concurrents
26:14qui, eux, les auront faits.
26:16Donc à l'évidence, celle-là de dynamique
26:19à l'intérieur de la côte américaine,
26:21je pense qu'elle va perdurer.
26:23La grande question, en fait, c'est de savoir derrière
26:25comment est-ce que les entreprises qui font
26:27tous ces investissements auront un retour
26:30sur investissement rapide ou pas ?
26:33Les quelques retours qu'on peut avoir pour le moment
26:35indiquent qu'au niveau des salariés,
26:39vous avez bel et bien une amélioration
26:40de la productivité individuelle,
26:43mais par contre que les entreprises
26:44n'arrivent pas encore à canaliser
26:46l'intégralité de ces gains individuels
26:49pour transformer ça en augmentation de la production
26:54ou gains de productivité au niveau global de l'entreprise.
27:00Donc c'est déjà à ce niveau-là qu'il faudra le regarder.
27:03Et la deuxième chose, c'est de savoir
27:04quelle est la granularité, la redescente
27:08qu'il va y avoir au niveau des différents secteurs,
27:11à quelle vitesse ça va se faire.
27:12Il y aura probablement certains secteurs
27:14qui vont avoir un retour sur investissement
27:17beaucoup plus rapide que d'autres.
27:19Je pense par exemple au secteur de la santé.
27:21Il est évident que c'est un des secteurs
27:23qui va le plus en profiter,
27:24alors même que c'est un des secteurs en bourse
27:26qui souffre énormément pour X raisons.
27:31De mon point de vue, c'est probablement
27:32un des secteurs qui va le plus rapidement en profiter.
27:35Oui, et c'est vrai qu'on a l'impression
27:37que sur ces sept magnifiques, en tout cas,
27:40qui investissent massivement dans l'IA,
27:43c'est le malheur au vaincu.
27:44C'est-à-dire qu'on sent que là,
27:45tout le monde injecte des dizaines,
27:47voire des centaines de milliards de dollars
27:48et que ça va mal se passer pour celui
27:51qui a un petit peu la traîne,
27:52Wilfried Galland.
27:53Oui, mais c'est moins clair que ça, finalement.
27:57C'est-à-dire que ce qu'on voit,
27:58c'est que dans les méga-caps tech US,
28:04à l'intérieur même de ces méga-caps,
28:05il y a des rotations.
28:07Et qu'en fait, certains profitent
28:11à un moment donné d'annonces assez spectaculaires.
28:13On a vu Meta à un moment donné, par exemple.
28:16Et puis après, c'est Google
28:18lorsque l'horizon juridique s'éclaircit légèrement.
28:22Ça a été, il ne faut pas l'oublier,
28:24depuis un mois, Apple,
28:25même si c'est une des moins flamboyantes,
28:28mais qui, depuis un mois, un mois et demi,
28:30avait largement rattrapé,
28:32en tout cas, une partie de son retard.
28:35C'est souvent Microsoft.
28:37On a une rotation, en fait,
28:39au sein même de cette magnifique,
28:40parce qu'on ne sait pas,
28:41et je rebondis sur ce qu'a dit Vincent,
28:43on ne sait pas la forme
28:45que va prendre véritablement
28:46les progrès matérialisés
28:49par l'intelligence artificielle.
28:50On sait qu'on a énormément de choses
28:52quand on interroge des entreprises.
28:54Il y a quand même énormément de choses
28:55qui sont à l'étude.
28:59Et on voit qu'on a cet espoir
29:01quand même très fort
29:02qui est matérialisé
29:02par des data centers extraordinaires.
29:05Ce qui monte aujourd'hui à Wall Street,
29:06à la séance en ce moment,
29:08c'est tout ce qui tourne autour des data centers.
29:09Ce n'est pas uniquement...
29:11D'ailleurs, les sets magnifiques,
29:12aujourd'hui, ce n'est pas extraordinaire.
29:13C'est tout ce qui est électricité.
29:17C'est effectivement
29:18ceux qui bâtissent véritablement
29:22l'infrastructure.
29:24C'est effectivement tout ce qui est puce.
29:26On parle beaucoup d'NVIDIA.
29:27Broadcom en fait partie aussi.
29:29En fait, tout cet écosystème-là.
29:31Et donc, on sait que c'est tout un écosystème
29:32qui bouge.
29:33Et Vincent le soulignait.
29:35Il y a à peu près...
29:35Il y a les études qui commencent à sortir.
29:37Il y a à peu près 80%
29:38de la croissance américaine
29:39qui est liée directement à ça.
29:39Et donc, comme disait Laetitia Bonaparte,
29:43pour vous, que ça doule.
29:45On verra.
29:46Allez, des macro-cap.
29:47On passe aux petites valeurs
29:50qui pourraient, cette année,
29:51tirer leur épingle du jeu.
29:52En tout cas, qui commençaient
29:53à entamer une remontada.
29:56Damien Charlet,
29:57sauf qu'on a cette politique
29:59un peu compliquée
30:00qui met un peu des bâtons dans les roues.
30:02Où on en est sur les smalls et mid-cap ?
30:04Est-ce que c'est le moment
30:05de s'y réintéresser ?
30:07Alors, déjà, en Europe,
30:09elle surperforme depuis mars-avril,
30:11globalement.
30:12Avec des hauts et des bas.
30:13Mais la tendance,
30:14c'est qu'elle surperforme
30:15déjà depuis plusieurs mois.
30:17Effectivement,
30:17le cas français est particulier
30:18puisqu'au moment où il y a eu...
30:20où François Béraud a annoncé
30:22qu'il allait mettre
30:22la confiance au vote,
30:23le marché français des mid-cap
30:26a pris un peu de plomb dans l'aile.
30:28Mais sinon, au niveau européen,
30:29ça surperforme.
30:30Et même au niveau américain,
30:32ça surperforme aussi.
30:32Mais depuis plus récemment,
30:33ça surperforme que depuis le mois d'août.
30:35Mais l'idée derrière ça,
30:37c'est que d'abord,
30:39un, tout à l'heure,
30:39on évoquait le fait
30:40que les marchés,
30:41ça monte avec les BPA.
30:43Les bénéfices par action.
30:43Avec les bénéfices par action,
30:44bien sûr, pardon.
30:46Et là, en l'occurrence,
30:47les bénéfices par action
30:48des entreprises petites et moyennes
30:49devraient être plus dynamiques
30:50l'année prochaine
30:51que celles des grandes valeurs.
30:52avec des bénéfices
30:54qui sont attendus
30:54en hausse de 15-20%.
30:56Donc, ça pourrait être
30:57une belle année,
30:57sachant que ça fait quelques années
30:58que les bénéfices sont stables
31:00ou en tout cas très mous.
31:02Et ça, dans un contexte
31:03où les valorisations
31:05qui, historiquement,
31:07en moyenne,
31:08offraient une prime
31:09de valorisation au mid-esmôle
31:11pour la simple et bonne raison
31:12qu'elles avaient plus de croissance
31:14que les grandes.
31:15Alors, cette prime,
31:15elle atteignait
31:16une vingtaine de pourcents en PE.
31:17Aujourd'hui,
31:18on est sur des décodes
31:18de 10 à 15%.
31:19Donc, ça, ça illustre
31:22et ça traduit
31:23la très forte sous-performance
31:25depuis 3-4 ans.
31:27Et parmi les éléments
31:29qui peuvent être favorables aussi,
31:31c'est que les small caps
31:32sont sensibles
31:34à l'économie locale.
31:35Ça, c'est clair.
31:35Donc, s'il y a une récession
31:36en zone euro,
31:37ce qui n'est pas du tout
31:38notre scénario,
31:39ça ne sera pas
31:39un bon investissement.
31:41En revanche,
31:42si l'économie européenne tient,
31:44elles seront plutôt favorisées
31:45parce que, justement,
31:46avec un euro fort,
31:48elles ne sont pas pénalisées
31:49par la hausse de l'euro
31:50comme peuvent l'être
31:51les exportateurs.
31:53Et d'ailleurs,
31:53on a bien vu
31:53que les bénéfices
31:54des exportateurs
31:55sont revus à la baisse
31:56à cause de la force de l'euro.
31:57Ce n'est pas le cas
31:57des milliers de small.
32:00Il y a une dynamique
32:00de flux qui commence
32:01à revenir.
32:03Donc, là aussi,
32:04c'est des valeurs
32:04qui ont été critiquées
32:06parce qu'elles ne sont
32:06pas suffisamment liquides.
32:07Donc, quand il y a
32:08des flux négatifs,
32:08ça pèse encore plus
32:09sur leur performance.
32:10Aujourd'hui,
32:11ces flux,
32:11ils s'inversent.
32:13Donc, on a beaucoup
32:15d'éléments
32:16qui pourraient être
32:18favorables au milieu
32:19et au small.
32:20Maintenant,
32:20bon, ça fait six mois
32:21que ça dure,
32:22donc c'est plus
32:22qu'un faux départ,
32:23maintenant, j'allais dire.
32:24Donc, on peut avoir
32:25effectivement bon espoir
32:26que les institutionnels
32:29prennent un peu le relais
32:30des investisseurs particuliers
32:31parce que, pour l'instant,
32:32ça a été quand même
32:32beaucoup nourri
32:33par des flux
32:33d'investisseurs particuliers
32:35et moins par les institutionnels.
32:36On commence à en voir un peu,
32:39mais c'est encore
32:40assez précoce.
32:41Donc, il y a de la place.
32:43Il y a des raisons fondamentales.
32:45Donc, oui,
32:46on y croit
32:46et on en met de plus en plus
32:48dans nos allocations.
32:49On va profiter
32:50d'avoir un responsable
32:51de l'allocation d'actifs
32:52avec Vincent Lequartier
32:54chez WeSafe.
32:55Qu'est-ce qu'on fait,
32:56justement,
32:56en termes d'allocation d'actifs,
32:58Vincent,
32:58pour cette rentrée ?
32:59Est-ce qu'elle a bougé
33:00par rapport aux incertitudes
33:01peut-être qu'on peut avoir
33:02en Europe ou aux États-Unis ?
33:04Ou qu'est-ce qu'on fait
33:06en ce moment ?
33:07Non, je pense que nous,
33:08on a une allocation
33:09assez classique,
33:11c'est-à-dire
33:11toujours très exposée
33:12aux États-Unis,
33:13en particulier sur la techno.
33:16Comme la plupart des gens,
33:18on a eu un peu de prudence
33:19à l'égard du dollar,
33:20donc on a couvert
33:21une partie des expositions
33:23de ce point de vue.
33:25Pour ce qui est
33:26des émergents,
33:28nous, on est plutôt
33:29sur la Chine
33:29que sur autre chose
33:30parce qu'on reste convaincu
33:32que la dynamique
33:33de redécouverte
33:34de la techno chinoise
33:36n'est pas achevée.
33:37Donc, on est vraiment,
33:38nous, sur le Hang Seng
33:39et non pas sur les valeurs
33:40domestiques chinoises.
33:42En Europe,
33:43moi, je suis assez convaincu
33:46que les investissements
33:49allemands vont se faire,
33:51mais que ça va être lent,
33:53laborieux,
33:54et qu'il ne faut surtout pas
33:55surestimer le potentiel
33:57de croissance de l'Europe
33:59et la probabilité
34:02que ça s'écoule
34:04vers les pays voisins.
34:06Je pense que ça va être
34:08plus difficile
34:09que ce qu'on peut imaginer.
34:10Pour autant,
34:11ce n'est pas une mauvaise croissance
34:13et la croissance mondiale
34:14reste satisfaisante
34:16avec un niveau
34:17de soutien budgétaire
34:20qui reste fort
34:21et qui va rester très fort
34:22pendant les prochaines années
34:23et avec des banques centrales
34:25qui, soit ont déjà fait
34:27une partie du boulot
34:28au niveau des baisses de taux,
34:31soit qui pourraient éventuellement
34:32essayer d'aider les États
34:34au travers d'une reprise
34:36du quantitative easing
34:37ou en tout cas arrêter
34:39de faire du quantitative tightening
34:40comme elles le font
34:41à l'heure actuelle.
34:42Donc un contexte
34:44de coût du financement
34:45qui reste plutôt favorable
34:48des soutiens budgétaires.
34:49Donc je pense que l'agressivité
34:50continue de payer
34:51et au niveau des obligations,
34:55je pense que c'est assez clair
34:56que ce sont les États
34:57qui font le gros
34:59de l'effort financier
35:00sur les prochaines années.
35:02Autrement dit,
35:03il vaut mieux privilégier
35:04les obligations d'entreprise
35:06puisque les États,
35:08par leur soutien budgétaire
35:10et les banques centrales
35:12en baissant les taux d'intérêt,
35:14ont plutôt tendance
35:15à créer un contexte favorable
35:16pour les entreprises
35:19et pour leur croissance.
35:20Ça veut dire que le risque
35:21de défaut de paiement
35:22des entreprises est faible.
35:23Donc privilégiez plutôt
35:24les obligations d'entreprise
35:25plutôt que les obligations des États.
35:27Le crédit donc,
35:28plutôt que les obligations d'entreprise.
35:29Exactement.
35:31On profite également
35:32d'avoir un stratégiste
35:33sur le plateau,
35:34Wilfried Galland.
35:36Allocations modifiées,
35:38comment on réarbitre
35:39en cette rentrée ?
35:41Alors, nous,
35:43ce qu'on aime bien
35:43comme classe d'actifs,
35:45c'est une classe d'actifs
35:46qui, là aussi,
35:47on parlait de la remontada
35:48des mids moules,
35:49on aime bien
35:49les mids moules européennes.
35:52Mais on s'est pas mal battus
35:54et là, ça a payé
35:55pas mal cette année.
35:57On espère que ça va continuer
35:58à payer très fort.
35:58Ce sont les obligations convertibles.
36:00qui avaient vécu
36:02véritablement
36:03une période très difficile
36:04et un délaissement total
36:06dans ces deux dernières années
36:07et qui,
36:09voilà,
36:09que ce soit
36:10sur les obligations
36:11convertibles européennes
36:12ou les obligations
36:13convertibles internationales,
36:15montent véritablement
36:16des performances
36:16qui sont très bonnes
36:18avec des émissions
36:19qui sont quasiment
36:20des émissions records
36:20de convertibles
36:21puisque le sujet
36:22souvent des convertibles,
36:23c'est un marché
36:25qui est relativement étroit.
36:26Et là,
36:26on est sur des émissions records
36:27depuis le Covid.
36:27Au moment du Covid,
36:29on a eu évidemment
36:29un shoot d'émissions
36:31très fort
36:31pour se refinancer
36:32un peu en urgence.
36:34En deux mots,
36:34le principe,
36:35l'obligation convertible,
36:36on a ce coupon
36:37qui est pratiquement
36:38garanti sauf accident
36:39et on a la possibilité
36:40de convertir,
36:41c'est-à-dire
36:41si le marché à action
36:42marche bien,
36:42on ne pas reméficie
36:43l'effet booster de l'action.
36:44Exactement.
36:45C'est est-ce qu'on a une option
36:47et à quel prix
36:48est-ce qu'est l'option ?
36:49En fait,
36:50il y a deux éléments
36:51très importants.
36:51C'est un,
36:52est-ce qu'on est payé
36:52pour attendre ?
36:53Est-ce que les taux
36:53sont suffisamment hauts ?
36:55C'est le cas aujourd'hui.
36:56Et est-ce que la prime
36:58est suffisamment intéressante
36:59pour générer
37:00une option intéressante ?
37:03Et à chaque fois,
37:04ça a été le cas
37:04et donc nous,
37:06on a mis l'accent là-dessus,
37:08y compris dans un fonds
37:09daté convertible.
37:11C'est assez rare
37:11et je me permets
37:13de le souligner.
37:13Donc ça,
37:14c'est un problème
37:14en termes de classe d'actifs,
37:16c'est une classe d'actifs
37:17qu'on aime bien.
37:19Et ensuite,
37:19l'important,
37:20c'est effectivement
37:21d'avoir une stratégie
37:21qui soit adaptée
37:23à la situation
37:23dans laquelle on est,
37:25à savoir à la fois
37:26les grandes valeurs technologiques
37:27qui continuent
37:28à tirer la croissance.
37:29Donc il faut être investi là-dessus.
37:30Si vous n'êtes pas investi
37:31dans les grandes valeurs technologiques,
37:32dans la technologie américaine,
37:33en fait,
37:33vous n'êtes pas présent
37:34sur les secteurs
37:36qui croisent.
37:37Donc il faut être présent
37:38et en parallèle,
37:39avoir effectivement
37:40une allocation
37:40sur des grandes valeurs européennes,
37:43mais aussi des mid-cap,
37:44des small-cap.
37:44On est plus mid en ce moment
37:45que small
37:46parce qu'il y a peut-être
37:47un peu plus d'incertitude encore
37:48sur les small-cap,
37:49les vraies micro-cap européennes.
37:51Mais on voit effectivement
37:52un retour de l'appétit
37:56pour ces segments.
37:57Et Damien le soulignait,
37:59quand les investisseurs institutionnels
38:02commencent à se réintéresser
38:03à cette classe d'actifs
38:04et on a, nous,
38:05on commence à avoir
38:05de nouveau de l'intérêt,
38:07ça montre qu'en fait,
38:08on a le deuxième étage
38:10de la fusée
38:10qui se met en route.
38:11Ça, c'est aussi quelque chose
38:12sur lequel on est très positif.
38:14Oui, Damien Charlet,
38:15donc small et mid-cap,
38:16on l'a bien compris.
38:17Il y a sur l'Europe,
38:19sur la France,
38:20sur l'Allemagne,
38:21sur les États-Unis,
38:21qu'est-ce que vous regardez
38:22en priorité ?
38:23Mandarine.
38:25Écoutez,
38:26dans une allocation globale,
38:27on est assez d'accord,
38:29je crois,
38:30on est évidemment
38:31très présent
38:31sur les États-Unis
38:32et sur le segment technologique
38:33parce qu'effectivement,
38:34c'est là qu'il y a de la croissance.
38:35Après,
38:36sur l'Allemagne,
38:38sur l'Espagne,
38:38c'est du stock picking,
38:40donc là,
38:41on n'est plus en train
38:42de faire de la macro,
38:43mais on est plutôt en train
38:43de choisir des valeurs.
38:45Effectivement,
38:46ces derniers temps,
38:48on a plutôt renforcé,
38:49enfin,
38:50je dis ces derniers temps,
38:50c'est depuis neuf mois,
38:52plutôt renforcé
38:52les mid-cap allemandes,
38:53notamment.
38:54Alors,
38:54c'est encore des mid-cap,
38:55mais c'était…
38:56le mid-cap allemandes du Mittelstand.
38:58Exactement,
38:58exactement.
38:59Et évidemment,
39:00avec les plans d'investissement,
39:01même s'ils mettent un peu de temps
39:02à arriver,
39:03c'était quand même
39:03un des segments
39:04potentiellement
39:06les plus à même
39:07d'en bénéficier.
39:09Et après,
39:10aujourd'hui,
39:12on est plutôt
39:13un petit peu
39:13sous-investis
39:14sur la paraction,
39:16considérant que
39:16le potentiel
39:17à très court terme
39:18est un peu limité
39:19par les valorisations
39:20et par ce qui est déjà
39:21pris en compte
39:21par les marchés,
39:22est plutôt agressif
39:23sur la partie obligataire,
39:24un peu comme le disait Vincent,
39:25c'est-à-dire sur des obligations
39:26corporettes
39:27et notamment
39:28sur les obligations
39:29corporettes high yield
39:29parce que comme on n'a pas
39:31de scénario de récession,
39:33on préfère,
39:33et que les taux de défaut
39:34sont bas,
39:35on va chercher du rendement
39:36sur des obligations
39:37en rendement
39:37qui fournissent du 5%,
39:38ce qui est quand même
39:39très nettement supérieur
39:39à l'inflation.
39:40Donc,
39:40c'est des bons rendements
39:41avec un risque
39:42qu'on estime aujourd'hui
39:43relativement faible.
39:43Donc,
39:43on préfère être peut-être
39:44un peu plus agressif
39:45en ce moment
39:46sur les obligs
39:46et un tout petit peu
39:48sous-investi
39:49sur la partie action.
39:50Voilà.
39:50Bon,
39:55les allocations,
39:57messieurs,
39:58dames,
39:58voilà,
39:58maintenant,
39:59à vous de recomposer
40:00peut-être vos portefeuilles
40:01avec ces idées.
40:02Merci en tout cas
40:03à Vincent Lequartier
40:04pour WeSave.
40:05Merci Vincent,
40:06à distance.
40:07Et puis,
40:07en plateau,
40:08Damien Charret,
40:09merci.
40:10Mandarine Gestion,
40:11Wilfrin Galan,
40:12c'est un grand plaisir.
40:12Comme d'habitude,
40:13mon pensier Arbevette
40:14qui était avec nous.
40:15Dans un instant,
40:16on continue Smart Bourse
40:18et on va s'intéresser
40:19pour ce dernier quart d'heure
40:20aux gardes du corps financier.
40:22A tout de suite.
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