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  • il y a 4 heures
Ce mercredi 18 mars, David Benamou, gérant associé chez Axiom Alternative Investments s'est penché sur le potentiel haussier dans le secteur bancaire face au conflit au Moyen-Orient, et l'impact du crédit privé pour les banques dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.


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Transcription
00:00BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05Les banques aujourd'hui sont en hausse, c'est vrai, c'est parmi les plus fortes hausses,
00:08on va essayer de vous expliquer pourquoi, mais depuis le 1er janvier, elles reculent les banques.
00:12Est-ce qu'elles peuvent retrouver quand même un chemin haussier, durable ?
00:15Lui le pense toujours, David Benhamou, il nous rejoint, gérant associé pour Action Alternative Investment.
00:20Bonjour David.
00:21Bonjour.
00:22Bienvenue.
00:23C'est vrai, depuis le début de l'année, un peu moyen le secteur, crédit agricole,
00:26moins 5%, société générale, moins 4%.
00:28Alors il y a BNP qui fait plus 6.
00:29Bon, on va détailler, mais déjà, dans quel état sont-elles les banques face à la guerre au Moyen-Orient,
00:34aux craintes monétaires, peut-être des hausses de taux de la BCE cette année ?
00:36Dans quel état vous les sentez ?
00:40Alors, d'abord, en fait, les banques européennes ont peu ou pas d'exposition à la guerre,
00:47à ce qui se passe en tout cas en Iran.
00:50Les deux banques européennes qui ont des expositions, notamment sur l'immobilier à Dubaï,
00:56par exemple, c'est HSBC, Standard Chartered.
00:59Pour les autres, il n'y a pas d'exposition en direct,
01:03donc à part, ensuite il y a des expositions en direct,
01:06mais via tous les secteurs qui sont impactés,
01:08les secteurs énergie intensif, tourisme, etc.
01:14Donc, déjà, c'est d'un point de vue, c'est relativement neutre ou mineur.
01:22Ensuite, la guerre des effets, effectivement, inflationnistes,
01:27qui, depuis le début des événements, ont provoqué, en fait,
01:31un réajustement des taux courts, notamment à peu près de 40 points de base.
01:35Donc, il faut savoir que ça crée un contexte de stagflation à ce stade,
01:39puisque, selon la durée de fermeture des étroits d'hormous,
01:42on verra à quel point la croissance peut souffrir.
01:46Tant qu'on est dans des espaces-temps courts,
01:49un, trois mois maximum,
01:51on aura une configuration, en fait, qui va être favorable au secteur.
01:55Donc, taux courts, en fait, plus élevé.
01:58Taux longs, on a peu d'aplatissement,
02:01puisqu'on a aussi les taux longs qui montent un petit peu.
02:07Alors, c'est moins évident que la partie...
02:10Dix ans américains, quasiment à 5%.
02:11Voilà.
02:12Et puis, voilà.
02:13Trente ans américains, quasiment à 5%.
02:14Le bouton aussi a monté un petit peu.
02:16Donc, voilà.
02:17Donc, on a ce contexte-là qui, en fait, est en réalité favorable au secteur,
02:23notamment la partie...
02:24Alors, de deux façons, la partie marge nette d'intérêt,
02:27puisque vous avez 40 BP de plus, en fait,
02:30qui va alimenter la marge nette d'intérêt.
02:33Ensuite, ce qu'on voit, c'est que,
02:36quand on regarde, en fait, l'activité récente,
02:37c'est qu'il y a, malgré tout, en fait, pas mal de flux.
02:44Donc, si on suit les flux de TF,
02:45il y a pas mal d'investissements et de flux, en fait,
02:48depuis le début de l'année.
02:49Et si on observe, en fait, la partie plus récente de l'actualité,
02:54évidemment, en fait, toutes les banques d'investissement
02:56qui ont des activités oil and gas
03:00vont être les grandes gagnantes de cette phase de jeu,
03:04puisque vous avez beaucoup de trading,
03:08d'opérations de financement qui sont dénouées.
03:10Voilà.
03:11Donc, si on regarde vraiment à court terme,
03:14je dirais que l'image globale,
03:20où le contexte, en fait, n'est pas absolument défavorable
03:25pour le secteur, au contraire.
03:26Au contraire, pour l'instant, à court terme,
03:28on a...
03:28C'est ça.
03:29Tant qu'on est sur un conflit de 2-3 mois,
03:30parce que pour ce secteur bancaire aussi,
03:32la durée du conflit compte, c'est la clé.
03:34Si on est sur un conflit de 2-3 mois, ça va.
03:36C'est même pas forcément mauvais pour le secteur.
03:38Si ça va au-delà, si on va vers une vraie stagflation,
03:40par exemple, des banques centrales
03:42qui, pourquoi pas, relèveraient leurs taux,
03:43enfin, là, ce serait complètement différent ?
03:45Alors, non.
03:46Les taux, aussi, des banques centrales relèvent leurs taux,
03:48au contraire.
03:49C'est bien.
03:49La stagflation, c'est un contexte
03:50qui est vraiment parfait pour le secteur.
03:52D'accord.
03:53Ce qui, au contraire...
03:55Mais c'est aussi moins crédit pour les entreprises.
03:57Enfin, ça fait un certain point d'activité
03:58pour le secteur bancaire qui ralentirait.
04:00Ça dépend.
04:01Oui, mais aujourd'hui, quand on regarde, en fait,
04:03les volumes de crédit,
04:03la machine, en fait, est repartie.
04:05C'est-à-dire, depuis le début de l'année,
04:08quand on regarde les progressions de volume,
04:10à la fois de dépôt et de crédit,
04:12on est à des niveaux très élevés,
04:14même en France, en fait,
04:15où on est assez bas,
04:16on est à plus 1 sur le crédit,
04:20plus 2 sur les dépôts.
04:21Et il y a des zones qui sont encore plus importantes.
04:26Notamment, si on regarde la Grèce,
04:30on est à plus 10 sur les volumes de crédit.
04:34Donc, la machine à financement, en fait,
04:36elle est lancée.
04:37Le principal risque, plutôt,
04:41c'est si on va sur le plus long terme,
04:44c'est les dépréciations.
04:47C'est-à-dire que si on dépasse 3-4 mois,
04:51on a un impact sur le PIB
04:52qui va être de l'ordre.
04:54Alors, estimer peut-être 1,20,
04:56à peu près quelque chose comme ça.
04:58Là, on commence à être une croissance à zéro.
05:02On entre dans le territoire négatif.
05:03Donc, vous avez une hausse de défaillance d'entreprise,
05:05et le cycle classique
05:08où on a l'asset de quality qui va se dégrader.
05:14Et donc, c'est par le risque
05:15que la menace va venir.
05:18En fait, on est sur une ligne de crête
05:20qui peut nous faire passer très vite
05:23à un mètre près, en gros,
05:24du scénario hyper favorable
05:26au scénario un peu défavorable.
05:28Alors, on est beaucoup plus qu'à un mètre près.
05:30Alors, pourquoi ?
05:31Parce que les banques européennes
05:33se promènent toujours
05:34avec à peu près 20 points de base
05:36de provision de précaution.
05:37Donc, 20 points de base
05:38de provision de précaution,
05:39pour vous donner en ordre de grandeur,
05:41c'est une dépression, en fait.
05:50Donc, on est dans un contexte
05:51qui est plutôt bon.
05:54Parmi les risques
05:54qui pourraient crisper un petit peu tout le monde,
05:57malgré tout,
05:57il y a celui de la dette privée.
05:59On en parle beaucoup.
06:00Alors, c'est principalement localisé
06:01du côté des États-Unis
06:02pour alimenter la tech,
06:04les logiciels, etc.
06:06Est-ce que ça nous menace en Europe
06:07d'une manière ou d'une autre ?
06:09Alors, la dette privée,
06:11c'est, si vous regardez, en fait,
06:15les secteurs financiers
06:17qui sont vulnérables à la dette privée,
06:19vous avez d'abord, en fait,
06:20les asset managers
06:20qui se sont développés
06:22dans la dette privée.
06:24Donc, là,
06:25ce qui va se passer globalement,
06:27c'est que,
06:27et notamment avec les développements
06:30côté retail,
06:31avec les fonds semi-liquides,
06:33qui aujourd'hui reçoivent des redemptions,
06:36donc des demandes de remboursement,
06:37en fait, importants,
06:39ce qui va se matérialiser,
06:40tout simplement,
06:41c'est moins de revenus,
06:43puisque c'est une classe d'actifs
06:45qui était extrêmement à la mode
06:46et sur lesquelles, en fait,
06:48vous aviez des attentes
06:50de croissance de revenus
06:51qui étaient élevées
06:52et qui vont baisser.
06:54Ensuite,
06:55si on se tourne du côté
06:56du secteur bancaire,
06:59vous avez un peu
07:00ces mêmes mécanismes.
07:00Si vous regardez
07:01Barclays et Deutsche Bank,
07:02ce sont deux banques
07:05pour lesquelles
07:06une partie de l'activité
07:07de la banque d'investissement
07:08est liée au private credit,
07:10donc essentiellement
07:12des opérations de couverture,
07:14des fonds de private credit,
07:15de financement,
07:17voilà.
07:18Mais ça va être, en fait,
07:19essentiellement
07:21par le compte de résultats
07:22et le P&L
07:23que vient la menace.
07:24Oui.
07:25Aujourd'hui,
07:26le secteur est en forte hausse.
07:27Il y a toujours
07:27cette consolidation,
07:28en tout cas,
07:28la montée d'une crédit
07:30au capital de commerce banque,
07:31en pente,
07:31mais qui n'échappe pas,
07:32évidemment, aux Allemands,
07:33qui disent toujours
07:33qu'il n'est pas question du tout
07:34qu'une crédit prenne
07:35le contrôle de commerce banque.
07:37Qu'est-ce qui fait monter
07:37le secteur bancaire ?
07:38C'est l'idée, effectivement,
07:39d'une consolidation
07:40qui pourrait quand même
07:41se faire ou pas ?
07:42Alors, globalement,
07:43ce qui fait monter
07:47de stagflation
07:48dont on parle,
07:50puisque ça,
07:51ça va être favorable,
07:52c'est clairement favorable,
07:53en fait,
07:54à la marge nette d'intérêt.
07:55Il faut ajouter aussi
07:58que la base de départ
08:00qu'on a là,
08:04donc on vient de digérer
08:05les résultats
08:05du quatrième trimestre,
08:08est très, très bonne.
08:09Oui, oui.
08:09C'est-à-dire que...
08:10On en a bien parlé, déjà.
08:11Voilà.
08:11On a une croissance
08:12des revenus, etc.
08:15Donc, voilà,
08:16la base de départ est bonne
08:17et le scénario, en fait,
08:18n'est pas...
08:18Et consolidation européenne,
08:19quand vous voyez
08:19une e-crédit dans le commerce banque,
08:20vous vous dites,
08:21oui, c'est un cas isolé
08:22et puis ça n'ira pas très loin
08:23ou il y a un signal, là ?
08:24Non, il y a des opérations
08:27qui sont maintenant
08:30extrêmement fréquentes.
08:31Santander, en fait,
08:32sur Webster
08:34et pas que dans le secteur bancaire.
08:36Vous avez Zurich
08:36qui a acheté Bizley
08:37avec une prime magnifique
08:38de 40%.
08:40Voilà.
08:40On avait un portefeuille,
08:41donc c'est super.
08:43Et donc, vous avez
08:44des opérations.
08:45Par contre, en fait,
08:46le sentiment qu'on peut avoir
08:47sur le fait
08:49qu'il y en a peu ou pas,
08:51c'est qu'il y a beaucoup
08:51d'opérations sur le non-listé.
08:52Donc, vous avez
08:53beaucoup plus
08:55de sociétés, en fait,
08:56non-listées,
08:56détenues par le private equity
08:57ou autres,
08:58qui font l'objet
08:58d'acquisitions.
09:00David Benhamou,
09:00un des meilleurs spécialistes,
09:01et vous vous en êtes rendu compte
09:02en l'écoutant, là,
09:03comme ça,
09:03de ce secteur bancaire
09:05Action Alternative Investment.
09:06Merci beaucoup, David,
09:07d'être passé nous voir.
09:08Merci beaucoup.
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