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  • il y a 7 heures
Mercredi 18 mars 2026, retrouvez Emmanuelle Meric (Directrice Général, Supernova Invest) et Michael Thomas (Investment director, Supernova Invest) dans DEALMAKERS SHOW, une émission présentée par Mathieu Meffre.

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00:15Bonjour à tous, vous êtes sur le DealMakers Show, l'émission du PAF qui parle du transactionnel,
00:19des investissements, des sorties, de la value creation au sein des participations des gros
00:24M&A des corporate et aujourd'hui avec mon confrère Tom Lefenberger. Bonjour Tom.
00:28Nous allons nous concentrer sur le venture et notamment sur le space puisque nous recevons,
00:34nous avons le plaisir de recevoir Emmanuel Méric. Bonjour Emmanuel. Bonjour. Vous êtes la directrice
00:38générale de Loft Orbital depuis un petit peu plus de trois ans je crois. On a beaucoup parlé de vous
00:42en ce début d'année puisqu'il y a une nouvelle levée qui a eu lieu récemment, une levée importante
00:47de 170
00:48millions d'euros. Vous aviez déjà levé 125 millions en 2021 et donc on va revenir un petit peu sur
00:54ces
00:55levées et évidemment le projet Loft Orbital. A vos côtés Michael Thomas. Bonjour Michael. Bonjour.
01:00Je crois que vous vous connaissez bien puisque vous êtes investment directeur au sein de Supernova et
01:05vous faites partie du tour de table au sein de Loft Orbital. Oui, tout à fait. Juste un tout petit
01:10mot sur Supernova en termes de AUM, de stratégie d'investissement, de secteur parce que là on est sur
01:16le space, vous ne faites pas que du space. Non, tout à fait. Alors je peux vous donner un petit
01:20aperçu, donc on est une trentaine de personnes, on a à peu près un milliard sous gestion. On investit
01:25partout en Europe, du site jusqu'à la série C, donc du late stage on va dire, dans des sociétés
01:30un peu plus
01:30matures comme Loft Orbital. On investit sur des tickets de 1 à 20 millions d'euros et on investit sur
01:36trois grandes thématiques. La première c'est des technologies industrielles, donc c'est des solutions qui
01:40vont être des mix de hardware et de software. Ça peut être du spatial, ça peut être de la robotique,
01:45ça peut être des
01:45semi-conducteurs. Donc des solutions assez lourdes, enfin assez light et infra, mais quand même avec du
01:53hardware. On a une verticale pure software, on va investir dans un software d'infra, vertical AI et de la
01:58cybersécurité. Et la dernière verticale c'est la santé. Donc voilà, à peu près où on en est aujourd'hui.
02:03Bon, des applicatifs qui parlent j'imagine à Loft Orbital puisque vous êtes à la croisée des chemins
02:07dans plein de choses. Je ne sais pas si la santé sera un applicatif rapide, mais en tout cas en
02:11termes
02:11d'infrastructures hard et soft, vous êtes bien dessus. Et justement Emmanuel Méric, donc merci d'être
02:16avec nous. Vous devez être super fort chez Loft Orbital pour lever autant d'argent. Alors on vous
02:21met, si vous le voulez bien, vous voulez bien se plier à l'exercice, on vous met au défi. Présentez
02:27-nous
02:27Loft Orbital en deux minutes si vous le voulez bien.
02:29Ok, donc nous on est une start-up, je pense qu'on pourrait même nous qualifier de scale-up dans
02:35ce monde du
02:36spatial. Donc du spatial plus précisément de ce qu'on appelle le new space. Alors en deux mots pour positionner
02:40le
02:41new space pour ceux qui ne connaissent pas. Le new space c'est un mouvement qui est encore relativement récent,
02:45qui est né aux Etats-Unis, avec cette volonté de venir un peu perturber, transformer les activités spatiales
02:51très traditionnelles avec des technologies innovantes et des modèles d'entreprises beaucoup, beaucoup plus agiles.
02:57Et nous on s'inscrit pleinement dans cette démarche-là parce que ce qu'on veut faire chez Loft, c
03:01'est vraiment
03:02combiner le meilleur de la tech et du spatial traditionnel. Je pense qu'on y reviendra, mais il n'est
03:07pas anodin que la société
03:09soit aujourd'hui installée entre San Francisco, cœur de la Silicon Valley, côté des géants mondiaux de la tech, et
03:13Toulouse,
03:14qui est une véritable capitale du spatial. Donc en deux minutes, qu'est-ce qu'on fait ? On est
03:19une société
03:19d'infrastructures spatiales. Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est qu'on conçoit des constellations de satellites.
03:24Alors la génération des satellites qu'on fait voler aujourd'hui pour se donner un ordre d'idées, c'est
03:28à peu près
03:281 mètre cube, 200 à 300 kilos, 5 mètres d'envergure quand les panneaux solaires sont déployés.
03:34On déploie ces constellations de satellites autour de la Terre en orbite basse, qu'on appelle l'orbite basse,
03:38600 kilomètres autour de la Terre, et on opère ces constellations qu'on va mettre à la disposition
03:42de nos clients comme un service de bout en bout, vraiment dans une offre as a service,
03:48pour qu'ils puissent venir exécuter leur mission. Et la mission des clients, c'est extrêmement large,
03:52et on pourra revenir en détail là-dessus. Typiquement une mission, c'est de faire voler pour nos clients
03:58une charge utile physique. Ce qu'on appelle une charge utile, c'est un capteur, c'est un instrument qu
04:02'ils vont nous fournir.
04:02C'est un capteur optique pour faire de l'observation de la Terre, qu'on va utiliser pour la surveillance
04:06des forêts, des océans. Ça peut être une caméra infrarouge hyper thermique qu'on va utiliser
04:12pour la détection de feux de forêt, ça peut être du radar, ça peut être de la radio fréquence.
04:17Et un peu la particularité, la singularité de la proposition de valeur de l'OFT, c'est celle de faire
04:22voler
04:22sur un même satellite, en fait une gamme hétérogène de capteurs pour plusieurs clients.
04:28Et on est dans un modèle où on va venir mutualiser notre infrastructure spatiale, nos capacités satellitaires,
04:32et ne faire payer nos clients qu'à l'usage qu'ils vont faire du satellite.
04:36Vraiment, si on prend la comparaison du cloud, on est dans un modèle d'infrastructure as a service.
04:42Et en fait, ce modèle d'affaires-là, il vient vraiment transformer l'industrie du spatial des satellites.
04:47Parce que jusque-là, c'était mon capteur ou mon réseau, mon telco égale mon satellite.
04:52Exactement. Et donc, on change le paradigme réellement, complètement.
04:57On vient standardiser l'ensemble des plateformes, l'ensemble des systèmes sur lesquels on va déployer des solutions.
05:03Et les innovations que nous, on apporte, c'est des innovations à la fois matérielles et logicielles,
05:07avec cette idée de pouvoir, dans un modèle de plug-and-play de n'importe quelle charge utile,
05:12sur n'importe quelle plateforme satellitaire.
05:14Et la vision de l'Opte, c'est vraiment celle-ci au départ, la vision techno,
05:17c'est de se dire, on veut pouvoir déployer simplement, rapidement, efficacement,
05:21n'importe quel capteur, sur n'importe quelle plateforme.
05:23On va l'opérer ça à partir de n'importe quel réseau de stations-sol,
05:28puisque c'est avec ça qu'on va communiquer avec nos satellites, depuis n'importe quel cloud.
05:32Et ça, c'est la vision qu'on déploie depuis l'origine.
05:35Alors aujourd'hui, ça se décline sur plein de verticales et sur plein de propositions de valeurs,
05:39mais ça, c'est la vision techno du départ.
05:40Combien de satellites aujourd'hui est en opération ?
05:42Alors aujourd'hui, on a lancé 8 satellites.
05:45On en lancera, on est préparé, on a lancé 10 cette année.
05:4920 l'année prochaine, on a un carnet de commande de 500 millions de satellites.
05:53Et on est vraiment dans ce changement d'échelle,
05:55où on est passé à une société qui lançait un satellite par an,
05:58à une entreprise qui doit lancer plusieurs dizaines par an.
06:00Et là, c'est le ramp-up industriel qui va être un sacré challenge, j'imagine.
06:04Exactement.
06:04Pas de problème pour...
06:05Et dernière question avant, Tom avait également des questions importantes à vous poser,
06:09mais pas de problème sur la partie justement ingénierie, pièces, assemblage par rapport à d'autres concurrents
06:15qui, j'imagine, trustent une partie du marché outre-Atlantique ?
06:18Alors nous, on n'est pas une société de production de satellites.
06:22Oui, mais déjà dans l'agglomération des pièces, enfin de ceux dont vous avez besoin pour lancer.
06:27Alors aujourd'hui, on s'appuie sur une chaîne d'approvisionnement,
06:31majoritairement européenne, parce que c'est des choix qu'on a faits, notamment il y a 3-4 ans.
06:36On a la chance en Europe d'avoir un écosystème industriel extrêmement mature, extrêmement subtil,
06:41qui a de l'héritage de vol.
06:42Et donc nous, on a fait ce choix-là, on travaille avec des Airbus, on travaille avec des Safran, on
06:45travaille avec des TAS.
06:46On travaille évidemment avec des sociétés plus innovantes, plus agiles,
06:49mais on s'appuie sur ces sociétés-là, spatiales, traditionnelles,
06:54sur lesquelles on vient innover, apporter des branches innovantes,
06:57des technologies innovantes, pour aller plus vite, plus vite qu'eux,
07:01pour proposer des choses plus standardisées, plus efficaces en termes de cours, en termes de délai.
07:06Et ça, c'est absolument essentiel dans le monde du spatial aujourd'hui.
07:08On a entendu les différents messages et le carnet commande de 500 millions,
07:11donc c'est bien pitié, on investira au prochain tour de table,
07:13si vous ne vous y autorisez, s'il y a du retail qui peut investir,
07:15on se retournera vers Supernova le moment venu.
07:19Tom, je crois que vous vouliez creuser un peu l'aspect clientèle, business model peut-être.
07:22C'est ça.
07:24Effectivement, je pensais plutôt aussi partir sur la levée de fonds.
07:26La levée de fonds, maintenant, il y a un an,
07:28avec du coup l'arrivée de Supernova, le réinvestissement aussi de TKO, de BPI.
07:32Comment est-ce que vous avez choisi vos investisseurs ?
07:34Quels profils ont été les plus pertinents ?
07:36Quels ont été les facteurs que vous avez privilégiés par rapport à d'autres ?
07:40Aujourd'hui, l'année dernière, on a annoncé notre levée de fonds, notre série C.
07:44On a suivi un parcours assez classique de levée de fonds pour une start-up.
07:48Une série A en 2019, qu'on a fait dans la Silicon Valley.
07:532019, le spatial en Europe, ce n'était pas tout à fait la verticale
07:56sur laquelle on trouvait beaucoup d'investisseurs, beaucoup de liquidités,
07:59beaucoup de fonds d'investissement qui voulaient prendre ce risque-là.
08:032021, c'était notre série V, plus 100 millions.
08:05Des investisseurs plus traditionnels, côte est des États-Unis,
08:09qui nous ont évidemment permis de faire un premier passage à l'échelle,
08:12de commencer à déployer notre modèle à l'échelle.
08:14Et quand on s'est lancé dans la série C, il y avait une vraie volonté de se dire
08:18qu'il faut qu'on choisisse des investisseurs qui ont du sens pour notre développement commercial.
08:21Aujourd'hui, on est organisé entre la France et les États-Unis,
08:25avec cette vision forte de se dire que nos deux marchés domestiques,
08:29ce sont le marché américain et le marché français-européen.
08:31Et donc, c'était important pour nous d'ancrer cette série C avec des investisseurs français, européens.
08:37Donc, le tour de TAM et l'idée par Tiqueo Capital,
08:40BPI qui avait déjà investi dans la série B, a réinvesti dans la série C.
08:45Et puis, on a eu le plaisir d'accueillir Supernova Invest dans ce tour de TAM-là.
08:48Donc, c'était vraiment un tour de financement qu'il y avait.
08:51Pour nous, c'était important qu'il y ait du sens dans notre histoire, dans notre développement,
08:54dans la manière dont on voulait aborder les années à venir.
08:57Et on est ravis, évidemment, d'avoir Supernova de côté pour ça.
09:02C'était ce qu'on appelle un hard cap, 170 millions, c'était le montant visé.
09:07C'est vrai que vous êtes sorti de l'aspect science-fiction, between brackets,
09:12pour devenir un marché de plus en plus trendy par rapport aux investisseurs.
09:15Il y a maintenant un référentiel, le pathway est bien identifié.
09:21Pour autant, la tech, grosse correction depuis trois ans au sens large.
09:25Vous restez quand même sur un aspect new avec de l'ingénierie, mais aussi et surtout du soft.
09:31Donc, ça a été difficile comme roadshow.
09:34Vous, en tant que directrice générale, aux côtés de vos collègues, ça a été challenging ?
09:39Ou au contraire, tout le monde a frappé à votre porte ?
09:42Je pense qu'il faut toujours avoir un peu d'humilité par rapport à ça.
09:44Donc, il reste toujours des exercices qui prennent du temps, qui sont exigeants,
09:49qui sont aussi importants dans la structuration d'une entreprise,
09:52de se mettre devant des investisseurs, de réexpliquer notre stratégie.
09:59Donc, je pense que c'est un exercice qu'on a plutôt bien mené,
10:01notamment à un moment donné où les marchés n'étaient pas les plus favorables.
10:05Aujourd'hui, on est dans une nouvelle dynamique un peu différente,
10:08notamment par rapport à ce qui se passe aux États-Unis sur des annonces d'IP
10:11ou un peu structurantes pour le marché.
10:13Voir les plus grosses de l'histoire.
10:15Exactement.
10:16Voilà.
10:17Donc, je pense qu'il faut avoir l'humilité de se dire qu'on a réussi un beau tour de
10:20financement.
10:21On y a travaillé sérieusement.
10:22Et je pense que c'est à la hauteur de ce qu'on espérait pouvoir cloder sur ce tour-là.
10:26Et vous, Mickaël, justement, quelle est la stratégie d'investissement de Supernova ?
10:30Est-ce que vous pouvez revenir un petit peu sur pourquoi vos motivations pour investir dans l'offre orbital ?
10:34Oui, bien sûr.
10:36Nous, un des premiers critères d'investissement dans une startup, c'est l'équipe.
10:40Donc, en fait, il y a deux grands pans, on va dire, associés à ça.
10:43C'est une équipe qui est capable d'exécuter un très haut niveau et capable de lever de l'argent.
10:48Si on a seulement un des deux critères, en général, ça ne se passe pas bien.
10:51Et quand on regarde l'historique de l'offre, effectivement, on vient de parler des levées de fonds.
10:54Ça a été une equity story assez bien exécutée.
10:59Et à côté de ça, effectivement, la capacité à démarrer, on va dire, avec une simple technologie,
11:03d'ailleurs à l'industrialiser, envoyer des satellites dans l'espace.
11:06Ça reste une industrie très dure, très complexe, où les produits à mettre en œuvre
11:10et envoyer des satellites dans l'espace, ça reste très complexe.
11:13Ça a été fait exactement de la même manière, sans déboire.
11:18Mais donc, c'était un des premiers critères qu'on a regardés.
11:21Un autre critère, on va dire, c'est le sous-jacent de marché.
11:25Donc, à la fois, le positionnement de Loft sur ce marché-là,
11:29sur le marché du spatial, qui était très différenciant, assez pionnier,
11:33même très pionnier, on va dire, puisque l'idée était, avant même d'apporter une technologie innovante,
11:39où l'idée, c'est vraiment de brancher n'importe quel type de payload sur un bus standardisé,
11:42de pouvoir très rapidement aller à l'orbite.
11:45L'idée, c'était vraiment de casser cette chaîne de valeur historique des acteurs legacy
11:50qui envoient des satellites en plusieurs années, qui sont extrêmement chers,
11:54et qui n'apportent pas forcément un bénéfice fondamental au client.
11:57Là, on était vraiment à l'accès à l'orbite très rapide, on casse cette chaîne de valeur,
12:03justement, en intégrant de la standardisation, en intégrant du software,
12:08principalement aussi, on n'est plus sur un modèle purement hardware.
12:11Et donc, ce positionnement, pour nous, c'était un positionnement stratégique très malin.
12:15Et enfin, par rapport au marché en lui-même, on voit aujourd'hui, en fait, le marché du spatial,
12:19notamment sur le marché coté, on voit qu'il y a des premiums absolument monstrueux.
12:24Quelques exemples, on a Rocket Lab, qui fait 600 millions de revenus,
12:26moins 200 millions de résultats nets, et qui est valorisé 40 milliards.
12:31AST Mobile, alors, ce n'est pas dans l'observation de la Terre, c'est sur les télécoms,
12:34mais 70 millions de revenus, 35 millions de valos, donc on est sur des multiples à 400x.
12:39Pour Rocket Lab, c'est des multiples à 60, 70x.
12:42Planet Lab, 250 millions de revenus, moins 100 millions.
12:46Là, on est sur des revenus 35x, ils font 9 milliards de valos.
12:49Donc, on voit, en fait, que ce n'est pas corrélé directement aux revenus,
12:51c'est corrélé au futur, au côté stratégique de l'infrastructure spatiale.
12:55Donc, ça, ça faisait partie également aussi de l'analyse et de pourquoi on a voulu investir.
12:59C'était une percée pour vous sur le New Space ou vous y aviez déjà traîné vos guêtres ?
13:04Oui, alors, avant ça, moi, j'avais déjà investi pas mal dans le spatial,
13:06via un autre fonds d'investissement, dans d'autres sociétés,
13:10un peu partout dans le monde, mais beaucoup, en fait, sur notre analyse de la chaîne de valeur,
13:13parce qu'on a vraiment regardé tous les aspects de la chaîne de valeur.
13:17On voit que la valeur, clairement, aujourd'hui, par rapport aux sociétés que j'ai mentionnées,
13:19notamment là, on voit que la valeur, elle est quand même plus aujourd'hui sur l'infrastructure,
13:23sur l'upstream.
13:25Voilà, posséder l'infrastructure, posséder la data, en être propriétaire,
13:29ça a plus de valeur que les sociétés qui vont être purement d'upstream aujourd'hui,
13:32qui ont encore beaucoup de mal à trouver leur modèle économique,
13:34très peu valorisé, maîtrisent pas la donnée, maîtrisent pas leurs marges.
13:39Un modèle, je veux dire, un modèle B2B de démocratisation de l'usage de l'espace
13:45avec une mutualisation, un go-to-market qui semble beaucoup plus simple
13:49que si on devait s'acheter son propre satellite.
13:51J'imagine qu'il y a un recurring, j'imagine qu'il y a des frais up front.
13:54C'est un modèle génial pour adresser l'espace en tant qu'entrepreneur
13:59et pour les investisseurs qui suivent.
14:01Bien sûr, et même la vision d'avoir commencé d'abord par l'infrastructure
14:04où je fournais de la capacité à des clients,
14:05et maintenant ce passage justement sur le traitement de la donnée.
14:09En fait, justement, on ne traite plus de l'image.
14:11L'idée, c'est de traiter soi-même la donnée dans le satellite,
14:14d'envoyer de l'information, parce qu'en fait, au final,
14:16c'est ce qui intéresse les clients.
14:18Cette deuxième étape, pour nous, a aussi été un déclencheur de l'investissement.
14:23Donc, ça n'a pas coincé en comité d'investissement ?
14:25Il n'y a pas eu de question particulièrement challenging ?
14:27Si, comme toujours.
14:28Oui, c'est normal.
14:29C'est heureux.
14:31Parce que vous, quand vous pitchez, c'est difficile,
14:33mais en comité d'investissement, ce n'est pas facile non plus.
14:36On se fait secouer, mais non, là, c'est passé.
14:38Vous n'avez pas parlé de petits hommes verts et tout ça en comité d'investissement ?
14:42Non, c'est vrai que le spatial, le deep space, comme on dit,
14:46on n'est pas encore en train d'aborder ça.
14:48C'est très, très lointain et ce n'est pas forcément compatible avec du venture capital.
14:51Mais sur des business, effectivement, où il y a un impact direct sur des activités humaines,
14:54là, on n'est plus bullish.
14:57Et justement, si on sort un peu de l'aspect deal et qu'on parle plutôt sur l'aspect création
15:02de valeur,
15:02justement, dans la levée de fonds, il y a un an, vous annonciez la production de 30 nouveaux satellites auprès
15:06d'Airbus,
15:065 étaient déjà opérationnels.
15:08Comme vous le disiez, la production a augmenté cette année.
15:12Est-ce que vous pouvez redire où est-ce que vous en êtes
15:14et quelles sont les ambitions que vous poursuivez plus largement à moyen terme maintenant avec cette série C ?
15:19Oui.
15:20Cette série C, elle était vraiment clé pour le passage à l'échelle.
15:23C'est toujours l'enjeu des start-up de réussir ce passage à l'échelle.
15:26C'est encore plus important dans le spatial.
15:28Ce qui est important dans le spatial, c'est réussir son premier lancement,
15:30son premier satellite, on est évidemment essentiel.
15:33Mais après, d'arriver dans un modèle récurring,
15:35d'arriver à un modèle où le non-récurrent n'est pas la première source de dépense dans l'entreprise,
15:41ça, c'est des modèles qu'il faut qu'on arrive à développer.
15:44Comment est-ce qu'on opère une constellation, une flotte de 30 satellites avec une équipe de start-up ?
15:49Ça, c'est évidemment les choses qu'il faut arriver à faire de manière positive.
15:56Donc nous, la série C, c'était évidemment la continuité de ce qu'on avait entrepris avec la série B
16:04sur le développement de centres d'intégration, etc.
16:07Et puis cette série C, elle s'est accompagnée d'une deuxième grosse étape pour nous
16:10sur un timing qui était à peu près le même,
16:13qui est la création de nos joint ventures aux Émirats.
16:15On s'est associés avec un partenaire local là-bas,
16:18qui s'appelle Maryland Space, à Abu Dhabi,
16:20sur un projet industriel qui était quand même assez ambitieux,
16:23qui est celui de créer la première infrastructure privée
16:27de développement, production, intégration et opération de satellites au Moyen-Orient.
16:32C'est un projet de plus de 100 millions d'euros, de dollars,
16:36avec l'ambition de sortir 50 satellites par an.
16:39Et pour nous, c'était vraiment la capacité de pouvoir continuer à étendre
16:42notre modèle d'infrastructure spatiale dans une région extrêmement stratégique
16:45et celle du Moyen-Orient, et en développement de l'écosystème local là-bas.
16:49Et donc dans les choses sur lesquelles on a travaillé ces derniers mois,
16:53c'est l'ouverture et l'inauguration de ce centre d'AIT en un peu plus de 12 mois.
16:57Donc c'est assez remarquable quand même dans le monde du spatial.
17:01Et avec un centre d'intégration qui a été inauguré en novembre,
17:04le premier satellite qu'on va lancer, qui va sortir de ce centre d'intégration,
17:07il sortira moins d'un an après l'inauguration du centre d'intégration,
17:10puisqu'on prévoit de le lancer en octobre.
17:12Donc évidemment, ça c'était des grands enjeux,
17:15c'est un grand enjeu pour Loft,
17:17de réussir pleinement à développer cette co-entreprise aux Émirats,
17:21d'aller servir ce marché des Émirats, ce marché du Moyen-Orient,
17:25en continuant en développant le groupe Loft,
17:30comme un groupe qui s'entend se développer entre les États-Unis, la France et les Émirats.
17:35Et justement, avec le Moyen-Orient, est-ce qu'il y a aussi une volonté d'aller plus tard en
17:38Asie,
17:38potentiellement conquérir d'autres marchés internationaux ?
17:41Depuis le départ, Loft s'est développé, s'est construit comme un groupe
17:46qui a voulu être résolument international.
17:48C'est depuis le premier jour.
17:49Au départ, il y a trois co-fondateurs, deux Français et un Américain.
17:52Il y avait cette ADN forte, cette volonté forte de se dire,
17:55il faut qu'on soit un leader mondial sur le spatial.
17:57On ne peut pas être juste un leader national.
17:58Donc on a ouvert et on s'est développé entre la France et les États-Unis,
18:02avec Toulouse, qui est vraiment notre ancrage européen depuis le départ.
18:07Évidemment qu'on va aller regarder et qu'on regarde ce qu'il va se passer,
18:10ce qu'on va faire dans la prochaine étape en Asie.
18:13Lors de la série C, on a fait rentrer le fonds d'investissement Temasek,
18:17fonds souverain de Singapour dans la levée de fonds.
18:19Tout ça a du sens et tout ça prend du temps,
18:22parce que le spatial est quand même un business qui prend du temps,
18:24même si on va très vite.
18:26Mais évidemment que si on veut devenir le leader mondial
18:30qu'on a l'ambition d'être, il faut s'en donner les moyens.
18:33On comprend par ailleurs que vis-à-vis de la situation géopolitique,
18:39le pavillon monde est une contre-mesure intéressante
18:42par rapport au sujet de souveraineté,
18:44bien que vous soyez officiellement une US personne,
18:46vu que vous vous êtes implantée à San Francisco.
18:48Ça, ce n'est pas une question facile,
18:50mais effectivement, du coup, vous êtes et aux Etats-Unis et en France
18:54et vous êtes un acteur mondial.
18:55Pour autant, le sujet de souveraineté devient assez prégnant.
18:58On voit bien que les data centers,
19:00ça explose avec un data for qui dépasse des valos
19:04absolument dingues également et tout.
19:06Sans même parler de l'exit,
19:08ce sera votre question pour vous, Michael,
19:09parce que ce sera un sujet.
19:10Comment est-ce qu'on arrive à évoluer dans ce sujet
19:13où le mot souveraineté,
19:15où le mot nation,
19:16commence à prendre une place
19:19à fortiori, j'imagine,
19:21sur des sujets de...
19:23On va dire de...
19:24Comment dire ?
19:25Pour scruter la planète, quoi.
19:27Est-ce qu'il s'y passe ?
19:28Alors, sur le spatial,
19:29le mot souveraineté,
19:30il a toujours été extrêmement important.
19:32Je pense qu'évidemment,
19:34dans le contexte géopolitique actuel,
19:35il l'est encore plus.
19:38Mais il revêt deux aspects, en fait.
19:41Il revêt...
19:42Enfin, le contexte géopolitique,
19:44il va fortement aussi impacter les besoins
19:48imminents de l'ensemble,
19:49si je me focalise sur l'Europe,
19:51de l'ensemble des nations européennes,
19:52d'avoir des solutions spatiales
19:53qui fonctionnent et qui fonctionnent rapidement.
19:55On a un écosystème,
19:57et puis on a des acteurs émergents,
19:58comme l'OFT,
19:58qui amènent des solutions qui sont rapides,
20:00qui sont fonctionnelles,
20:01qui sont complémentaires
20:02des moyens patrimoniaux
20:03qui ont été développés
20:04pendant des décennies
20:05par l'ensemble des gouvernements.
20:07Et aujourd'hui,
20:08on est sur des institutions
20:10qui sont extrêmement pragmatiques
20:11par rapport à ça.
20:12Et évidemment,
20:13l'enjeu de souveraineté,
20:14c'est à qui est-ce que je confie,
20:15où sont fabriquées mes solutions,
20:17quelles sont les équipes
20:18qui sont à la manœuvre, etc.
20:21Une des forces de l'OFT,
20:22dans notre proposition de valeur initiale,
20:24c'est de se dire
20:25qu'on veut être agnostique,
20:26agnostique des plateformes,
20:27agnostique des charges utiles,
20:28agnostique des stations de réseau sol.
20:31Et dans le déploiement de nos solutions,
20:33on est capable de déployer
20:34des solutions qui sont pleinement souveraines
20:36et qui répondent pleinement
20:37aux enjeux de souveraineté.
20:38Et aujourd'hui,
20:39on travaille avec la DGA en France,
20:41on va travailler avec...
20:42Vous avez fait un super centre de radar,
20:44vous étiez sur un gros projet,
20:46là, récemment.
20:46Oui, on a gagné un projet en consortium
20:49avec TAS, avec Takeover,
20:51pour développer le premier satellite radar
20:56SAR français.
20:57Donc, c'est évidemment une étape
20:58extrêmement importante,
20:59extrêmement structurante,
21:01et sur lesquelles,
21:01vous pouvez imaginer
21:02que les enjeux de souveraineté
21:03sont évidemment clés.
21:05Donc, soyez assurés
21:06que quand on discute avec la DGA,
21:07c'est évidemment des sujets
21:08dont on en discute,
21:09mais les solutions qu'on déploie,
21:11les solutions sur lesquelles
21:12on appuie nos technologies,
21:15nous permettent en fait
21:16d'avoir des solutions
21:17extrêmement européennes
21:18quand on veut répondre
21:19à des projets européens
21:19et puis de la même manière,
21:20quand on veut être
21:21sur des marchés US,
21:22on est capable de décliner
21:23nos solutions
21:24avec des écosystèmes,
21:25avec des chaînes d'approvisionnement
21:27qui sont très américaines
21:28parce qu'on a évidemment
21:29les mêmes problématiques
21:29d'un côté et de l'autre
21:30de l'Atlantique
21:31puisque tout le monde
21:32congé que son planté
21:33a sa sauce.
21:34Ça va rentrer dans le détail
21:35parce que je pense
21:36que vous ne pouvez pas
21:36mais le souverain,
21:37le secteur public
21:38au sens large
21:38représente combien
21:39des 500 millions
21:40dans le carnet de commandes ?
21:42Alors là,
21:42je n'aurais pas
21:43les chiffres en tête
21:44mais le marché du spatial
21:45c'est quand même
21:46un marché qui est
21:48majoritement institutionnel.
21:49Alors quand on met
21:49l'institution au niveau
21:50des agences spatiales
21:51ou au niveau
21:51des départements
21:53de la défense,
21:54c'est quand même majoritaire.
21:55Donc par l'agilité du modèle,
21:57vous trouvez le chemin
21:57assez rapidement
21:58des instituts
21:58qui ont l'habitude d'acheter
21:59et par contre,
22:00vous êtes encore en phase
22:01d'évangélisation
22:02sur le privé
22:02pour leur montrer
22:03que c'est possible
22:03peut-être d'y aller plus vite ?
22:06Oui, ça va dépendre.
22:07Ça va dépendre
22:07des marchés.
22:08On a les marchés
22:08qui sont plus ou moins matures
22:10évidemment par rapport
22:11à ces sujets-là
22:12mais en fait,
22:13le marché du spatial
22:14c'est beaucoup
22:14de marchés de niche.
22:15Donc il faut être capable
22:16d'être agile,
22:17d'adapter sa proposition
22:18de valeur
22:18aux besoins des uns
22:19et des autres.
22:20Il faut innover en permanence.
22:22Je pense qu'il y a
22:22un secteur
22:23sur lequel
22:25l'offre est assez pionnier
22:26et sur lequel
22:27on a beaucoup discuté
22:29notamment pour la CRI C.
22:30C'est tout ce que veut faire
22:31nous autour
22:31des constellations intelligentes.
22:34Qu'est-ce qu'une constellation intelligente ?
22:35Qu'est-ce qu'une constellation intelligente ?
22:37Une manuelle numérique ?
22:38Traditionnellement,
22:38quand on déploie
22:39une constellation de capteurs,
22:40ça capte de la donnée,
22:41on télécharge la donnée,
22:43on la télécharge au sol
22:44et on la traite au sol.
22:46Aujourd'hui,
22:46il y a une notion
22:47de temps réel
22:47qui n'est pas disponible
22:49sur les constellations
22:50de satellites.
22:50Les satellites ne sont pas
22:51en visibilité en permanence
22:52avec la Terre
22:53donc ce n'est pas comme
22:54votre téléphone
22:54qui parle en permanence
22:55à la Terre.
22:56Donc comment est-ce qu'on rend
22:57ces constellations intelligentes
22:58capables de faire
22:59du traitement temps réel
23:00pour de la surveillance
23:01de nos frontières,
23:02pour de la surveillance
23:02de feux de forêt,
23:03pour la surveillance maritime ?
23:04Il y a tout un cas
23:05de pan d'usage,
23:06de cas d'usage
23:07qui nécessite
23:08d'avoir du temps réel.
23:09Et la vision de l'OFT,
23:10c'est de se dire
23:11on a des capteurs,
23:13on a des constellations
23:14qui ont des multitudes
23:15de capteurs,
23:16on va y adjoindre
23:17de la capacité
23:18de calcul à bord,
23:19on va y adjoindre
23:19de la capacité
23:20de faire du temps réel,
23:21de la connectivité
23:22intersatellite
23:22et on va rendre
23:23nos constellations
23:24intelligentes.
23:25Et ce qu'on va faire,
23:25c'est qu'on va permettre
23:26à nos clients
23:27de pouvoir déployer
23:28à bord des constellations
23:30du logiciel,
23:32notamment du logiciel
23:33avec de l'IA,
23:34pour faire du traitement
23:35à bord
23:35au plus proche
23:36des capteurs.
23:37C'est vraiment
23:37du edge computing
23:39et ça,
23:40ça vient vraiment
23:40changer le paradigme,
23:42en tout cas changer
23:43beaucoup de choses
23:43qu'on peut faire
23:44avec le spatial
23:45et ça c'est la vision
23:46qu'on porte
23:47et on est convaincus
23:47que ça c'est la prochaine
23:49révolution
23:50que va apporter le spatial.
23:51Et donc voilà
23:52comment est-ce
23:52qu'on continue à convaincre,
23:53comment est-ce qu'on avance,
23:54comment est-ce qu'on convainc
23:55les institutions,
23:56comment est-ce qu'on convainc
23:56les commerciaux ?
23:57C'est toujours en étant
23:58en avance
23:58et en réfléchissant
24:00à ce qui a du sens
24:02pour la suite.
24:03On a à de vous retrouver
24:04très vite
24:05pour continuer
24:06à parler de tout ça.
24:07Tom, vous aviez une question
24:08avant la conclusion.
24:09À ce déploiement de l'IA,
24:10vous Mickaël,
24:11quelle expertise
24:12vous apportez justement
24:12à ce déploiement
24:13et à cette mise en place
24:14de l'IA
24:14au sein de questions
24:15de Constellation.
24:17Oui,
24:18comme je vous ai dit,
24:19parmi nos tests d'investissement,
24:21on a notamment
24:21du software,
24:22donc c'est des sujets
24:23qu'on regarde de manière
24:24très approfondie,
24:26surtout depuis,
24:26un événement
24:27très très fort
24:27de l'IA
24:28sur les trois dernières années.
24:31Effectivement,
24:32selon T'as parlé,
24:33Manuel,
24:33ce qui est hyper intéressant
24:34aujourd'hui,
24:35c'est de créer
24:35justement une espèce
24:36d'appstore,
24:37d'application
24:39pour le monde du satellite
24:40qui est aujourd'hui
24:40très statique.
24:42Ça monte de dynamisme.
24:43On ne peut pas
24:44aujourd'hui,
24:45en temps réel,
24:45injecter une application
24:47software
24:48dans un satellite.
24:49Ça reste des choses
24:50assez statiques,
24:52assez fermées.
24:53en fait.
24:54Donc,
24:54ces aspects-là,
24:55finalement,
24:56on les a trouvés
24:57particulièrement intéressants
24:59et on a,
25:00entre autres,
25:01parmi nos autres investissements
25:02qu'on peut faire
25:02en software,
25:03essayé d'évaluer aussi
25:04la faisabilité
25:05de ce genre
25:08de technologie.
25:09Ça reste complexe
25:09à mettre en œuvre,
25:11particulièrement quand...
25:12Alors,
25:12l'idée,
25:12c'est quand même
25:12de développer
25:13ce genre d'application
25:14dans des environnements
25:15qui ne sont pas directement
25:16dans le satellite.
25:17Effectivement,
25:17on développe des applications
25:18sur des environnements
25:19qui ressemblent
25:19à un environnement,
25:20une simulation,
25:21en fait,
25:21un environnement
25:22qui sont simulés.
25:24La construction
25:25de l'infrastructure
25:26est,
25:27on va dire,
25:29à des standards
25:31complexes,
25:31mais faisables.
25:32Après,
25:33la chose qui va être
25:33vraiment complexe,
25:34c'est d'envoyer ça
25:34dans les satellites,
25:35de faire des tests,
25:36d'avoir des retours
25:38d'informations
25:39qui sont justes.
25:40Donc,
25:41il va y avoir
25:41beaucoup de tests,
25:42mais c'est vrai
25:43que l'OFT a notamment
25:44recruté,
25:45Paul Lasset,
25:46récemment,
25:47un ancien de AWS
25:48dans le monde de l'IA.
25:49Donc,
25:49il s'entoure
25:50notamment des meilleurs
25:51pour pouvoir justement
25:51avoir cette roadmap
25:52qui leur permet
25:53d'être à la pointe
25:55et de pouvoir justement
25:56éviter un maximum
25:57de faire des erreurs
25:58et d'avoir un chemin
25:59tout tracé
26:00vers justement
26:00cette capacité
26:02à renvoyer de l'information.
26:03Parce qu'au final,
26:04l'idée,
26:05c'est vraiment
26:05d'avoir
26:07que le spatial,
26:08finalement,
26:08n'importe quel satellite
26:09devienne une source
26:09d'information
26:10comme une autre,
26:11mais sans qu'on y réfléchisse.
26:12Demain,
26:13quand vous serez
26:13sur votre LLM,
26:15vous le prendrez,
26:15vous pourrez demander
26:16une information
26:16dans un warehouse
26:18où il y aura
26:18des robots autonomes
26:20qui seront connectés
26:20directement au LLM,
26:21vous poserez la question
26:22sur vos stocks,
26:24vous pourrez poser
26:24une question
26:24directement à un satellite.
26:26Globalement,
26:27les sources d'information
26:28ne sera plus juste le web,
26:28ça sera aussi
26:29le monde physique
26:30et c'est ça aussi
26:31qui nous a beaucoup plu
26:32et en fait,
26:32par rapport à l'expertise,
26:34c'est globalement
26:34des sujets qu'on regarde,
26:35on investit dans la robotique
26:36autonome,
26:36on investit dans le software
26:37infra,
26:38ça nous a permis
26:39de faire une analyse
26:39un peu plus complète
26:41autour de ce que proposait
26:42Loft.
26:42Il nous reste très peu de temps,
26:44j'ai une dernière question
26:45à la fin pour Emmanuel,
26:46évidemment,
26:4730 secondes,
26:48l'exit,
26:50c'est forcément quelque chose
26:51à laquelle on a répondu
26:52pendant le comité d'invest,
26:53par rapport à ces sujets
26:54de souveraineté
26:55que j'évoquais,
26:55tout ça,
26:57comment vous identifiez
26:58le sujet ?
26:59C'est IPO ?
27:02Renext,
27:02évidemment,
27:03ou ailleurs ?
27:05C'est relevé ?
27:06C'est industriel ?
27:08C'est une bonne question.
27:10En 2021,
27:11on a surtout vu
27:11des vagues d'acquisition
27:13dans le monde
27:13du private equity,
27:14donc du KKR,
27:16des Goldman,
27:16etc.,
27:17qui venaient,
27:18qui ont acheté du Maxar,
27:19de l'OHB.
27:20C'est une vague
27:21qui a un petit peu,
27:22qui s'est un peu diminuée
27:24sur les dernières années.
27:24Là, on voit plutôt
27:25des gros sujets d'IPO
27:27pendant le monde spatial,
27:28avec,
27:28comme je l'ai dit avant,
27:29des multiples
27:29complètement dingues.
27:31La SpaceX arrive
27:32avec un multiple
27:33de 100x sur les revenus.
27:35Donc ça,
27:36je pense que c'est
27:36la traque
27:37ciblée par Loft.
27:39Le défi,
27:40ça va être
27:40de structurer
27:41l'entreprise
27:42pour une IPO.
27:43Ça demande vraiment
27:46une structuration
27:46au niveau de la gouvernance,
27:47au niveau
27:48de tous les process
27:49extrêmement carrés
27:50pour rentrer en bourse.
27:51Il y a un peu de travail.
27:52Il y a un peu de travail.
27:53Mais justement,
27:53ils ont également embauché
27:54un CFO de haut niveau
27:55qui va aussi aider
27:56à préparer ça.
27:58Sachant que pour rentrer
27:59en bourse,
27:59il faut être dans les 200-300
28:00millions de revenus
28:01pour commencer
28:02à envisager
28:02une à trois en bourse.
28:04On n'y en est pas très loin.
28:05On n'est pas très loin
28:05de la fin.
28:07Je termine.
28:08Ça serait plutôt
28:09une IPO,
28:10j'imagine.
28:11Après,
28:12effectivement,
28:12si le capital market
28:13de l'Europe
28:14se structure un peu,
28:15ça pourrait être Euronext.
28:16Sinon,
28:16le Nasdaq,
28:16ça pourrait être
28:16une bonne option aussi.
28:17Très bien.
28:18On vous saura
28:19tout à fait opportuniste
28:21et également attaché
28:23au développement d'Euronext.
28:24Qu'est-ce qu'on souhaite
28:25au Space ?
28:26À l'offre de lancer
28:27ces satellites correctement
28:28et puis de devenir un Prime.
28:30Très belle conclusion.
28:31Merci infiniment
28:32Emmanuel Méric,
28:33DG de Loft Orbital.
28:34Merci Mickaël Thomas,
28:35Investment Director
28:36au sein de Supernova.
28:37Merci Tom Lefenberger.
28:38Une fois de plus,
28:39la suite de vos programmes
28:40dans un instant
28:41sur Bsmart.
28:41C'était le DealMakers Show.
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