- il y a 4 mois
Ce vendredi 15 mai,Léa Dauphas, cheffe économiste chez TAC Economics, Céline Piquemal-Prade, présidente de Piquemal Houghton Investments, Eric Bleines, directeur général de Swiss Life Gestion Privée, et Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:01BFM Business présente
00:05C'est votre argent
00:07Marc Fiorentino
00:09Oui je sais, je sais, mauvaise nouvelle et bon courage pour vous, il va falloir travailler 5 jours de suite
00:14la semaine prochaine.
00:16Franchement c'est scandaleux quoi, 5 jours de boulot dans une semaine de mai, je comprends pas.
00:20Mais moi j'ai 3 bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une
00:24émission exceptionnelle.
00:25Alors pourquoi elle est exceptionnelle ? Vous allez me dire, bah oui, d'abord parce qu'on est dans un
00:28grand studio.
00:28Alors ça c'est exceptionnel, parce qu'on va commenter les événements qui ont marqué cette semaine sur l'économie,
00:34la finance, les marchés, votre argent.
00:36Au sommaire aujourd'hui, vous allez voir, on va faire un mot de la semaine qui va être le bilan.
00:41On va essayer de dézoomer un petit peu et de se dire, bah tiens, au point où on en est
00:45aujourd'hui, quel est l'impact sur l'économie, sur l'inflation, sur la croissance, sur les taux d'intérêt.
00:50On va en parler de ce qui s'est passé en Iran depuis quelques semaines.
00:54La question macro, est-ce qu'une fois que tout ça sera terminé, la croissance pourra rebondir ?
01:00On va essayer de se donner un peu d'espoir.
01:02Le chiffre de la semaine, on va se poser ici la question de savoir ce que vont faire les banques
01:06centrales.
01:07Beaucoup de discussions, monter les taux, ne rien faire, aller baisser, on va en reparler.
01:12En deuxième partie de l'émission, la bourse, bien évidemment, quels ont été les événements qui ont le plus marqué
01:17mes invités sur les marchés depuis le début de la guerre ?
01:21Quelles perspectives, justement, pour la bourse ? La question d'argent, c'est quoi le placement ? Où est-ce
01:25qu'on met son argent ?
01:26Votre argent, pendant cette période d'incertitude, le top ou le flop, le top 3 des gérants pour 2026 ?
01:34Vous verrez, il y a des surprises et les actions à acheter ou vendre.
01:37Mais vous le savez maintenant, pour une émission exceptionnelle et pour continuer à battre de records, parce que je le
01:46répète, on a battu un nouveau record le mois dernier.
01:48Il faut des invités exceptionnels.
01:50J'ai le plaisir de vous présenter nos Jedi de l'économie, de la finance de guerre et de la
01:54finance de trêve.
01:56Elle s'est imposée dans notre team comme elle s'est imposée parmi les économistes de talent.
02:01Léa Dauphaz, vous êtes chef économie chez TAC Economics. Comment ça va ?
02:04Très bien, et vous, Marc ?
02:05Alors, vous êtes sur vos modèles, vous remettez tout à jour, toutes les 10 minutes, à chaque déclaration de preuve
02:10?
02:10Non, pour l'instant, ça tient, il est rentré. Ça tient un scénario de persistance.
02:18Il connaît les secrets des plus grandes fortunes gérées par nos amis suisses et il va nous les livrer aujourd
02:23'hui même.
02:24C'est un scoop. Eric Bled, vous êtes directeur général de Swiss Life, gestion privée. Merci d'être venu.
02:29Bonjour, Marc.
02:29Vous avez tout de vous dire, là ?
02:31Je vais tout vous dire et vous dire aussi que finalement, les performances depuis ce début d'année sont bonnes.
02:36Ah oui ?
02:36Et il y a des souscriptions de la part de nos clients.
02:38Ah ben voilà, des bonnes nouvelles. Sa parole est d'or. Ses conseils sur les valeurs aussi, c'est normal.
02:43Elle nous conseille d'acheter les valeurs de l'or depuis des mois, avant la grande flambée.
02:48Céline Picmalprat, bravo d'abord. Vous êtes présidente de Picmal Houghton Investment.
02:53Ça va ? Vous allez me dire qu'il faut acheter de l'or. Vous le passez en de la
02:55semaine ? Je ne sais même pas pourquoi je vous pose la question.
02:57Si on achète, façons d'acheter.
02:59Voilà. Plus besoin de le présenter, non ? Je ne sais pas, on va perdre du temps. Bon, on le
03:04fait quand même.
03:05Il a son rond de service chez BFM Business. Intervient notamment avec Rio tous les lundis dans la matinale.
03:11Wilfried Galland, bonjour.
03:12Bonjour, Marc.
03:13Merci d'être venu. Vous êtes directeur général adjoint de Montpensier Arbevel et on démarre tout de suite avec le
03:18mot de la semaine, le bilan.
03:20J'avais envie qu'on prenne un tout petit peu de recul, qu'on essaye de se détacher un peu
03:25des déclarations quotidiennes et souvent contradictoires de Trump,
03:28des déclarations belliqueuses de l'Iran, pour faire un premier bilan de ces semaines de guerre et de cette drôle
03:34de trêve.
03:35L'économie mondiale est-elle fortement impactée ? Est-ce que vous êtes inquiet, Léa, sur la croissance ou sur
03:41l'inflation ?
03:42Les deux, mais pas avec la même temporalité. Pour l'instant, ce qu'on voit, c'est vraiment le choc
03:46d'inflation qui se diffuse.
03:47Il est déjà là, mais on est sur une inflation qui est affectée, entre guillemets, seulement par la hausse des
03:52prix de l'énergie.
03:53Donc ça, c'est le premier effet, l'effet qu'on attend.
03:56Maintenant, si ce conflit perdure, en fait, c'est la deuxième jambe qui va arriver.
04:03Et donc, ça va être les transmissions assez classiques, l'inflation, les marges des entreprises, la confiance des ménages et
04:08donc la croissance prendra le relais.
04:10Et là, ça va vraiment dépendre. Alors, on a bien sûr le temps du conflit, mais aussi, est-ce qu
04:14'on a des capacités de production qui sont détruites ?
04:17Comment le conflit va évoluer ? Et ça, ça va vraiment être l'ampleur et l'impact que ça va
04:22avoir sur la croissance.
04:24Pour l'instant, dans l'état actuel des choses, le hausse de l'inflation, elle est faite, elle est transmise.
04:29Les chocs de confiance, il est déjà là. Il y a un indicateur assez intéressant.
04:32Oui, c'est pour ça, parce que vous dites, il y a un séquencement, mais moi, j'ai plutôt l
04:35'impression, presque, le choc de confiance, il vient même avant l'inflation.
04:42Puisque pour l'instant, on est plutôt, je reprends toujours la terminologie de Jean-Marc Daniel, mais on est plutôt
04:46dans une hausse des prix, on n'est pas encore dans de l'inflation.
04:49Oui, on est plutôt dans une hausse des prix, mais pas dans l'inflation.
04:52Par contre, le biais inflation-croissance, il passe par la confiance et on est dedans.
04:57Donc le choc de confiance, il est là.
04:59Le choc de confiance, il est là.
05:01Très différencié sont les économies. Le chiffre du T1 américain sur la croissance, il est très bon.
05:06On va en parler zone par zone.
05:07Je mets les US de côté, il y a les effets.
05:08Il y a zone euro, on l'a déjà vu.
05:10Alors, il y a quelques effets un peu transitoires, mais en gros, la zone euro, ce qu'on espérait pour
05:15cette année, c'était que la hausse de confiance qu'on avait depuis un an prendrait forme et rentraînerait la
05:20demande.
05:20Or, là, ce qu'on voit dans les enquêtes, c'est qu'on a une hausse de l'incertitude qui
05:25est revenue au niveau d'avril de l'année dernière, au moment où Trump a mis en place cette arrivée.
05:29Donc tout ce qu'on avait gagné cette année en termes de confiance pour les ménages est remis à plat.
05:34Donc là, en gros, c'est la situation aujourd'hui. Les marges des entreprises tiennent encore, la conso tient encore.
05:41Pas partout.
05:42Pas partout, mais on n'est pas sur quelque chose qui est en train de céder.
05:45En gros, le choc d'inflation, il arrive dès le premier trimestre. Le choc de confiance, il arrive entre le
05:49T1 et le T2.
05:50Donc, deuxième trimestre, ça va être l'inflation. Deuxième semestre, ça va être la croissance.
05:54C'est intéressant parce que moi, j'avais plutôt le sentiment qu'on avait d'abord le choc de confiance.
05:59Enfin, je suis beaucoup plus inquiet par l'impact sur la croissance que par l'impact sur l'inflation.
06:03Wilfried ?
06:04Oui, moi, je partage cet ordre de priorité, en fait.
06:09Effectivement, ce qu'on voit aujourd'hui en termes de choc de confiance est important.
06:13Quand on regarde effectivement les indicateurs de confiance, quasiment dans toutes les zones géographiques d'ailleurs,
06:19ils ont pris quand même une baisse assez nette.
06:24On voit quand même qu'il y a une grande fragmentation de l'impact en fonction de l'ouverture des
06:31zones
06:32sur justement ce choc au Moyen-Orient.
06:35L'impact, il est très fort en Asie.
06:37On voit déjà des restrictions, pour reprendre ce que disait Léa,
06:41on voit déjà des destructions de capacités de production dans certains pays asiatiques.
06:46Moïdi a demandé à ses habitants de faire du télétravail pour ne pas utiliser de carburant.
06:53Exactement, on a la même chose qui se déroule en Indonésie, en Thaïlande.
06:57Donc ça, c'est effectivement un élément important parce que c'est une zone très importante pour la croissance mondiale.
07:02Pour vous, c'est la zone la plus touchée ?
07:04On peut chiffrer ? C'est quoi ? C'est 0,5% de croissance en moins ? C'est
07:081% de croissance ?
07:10Si on parle de l'impact de la croissance au niveau mondial, sur cette zone-là,
07:14on va probablement être effectivement autour de 0,5%.
07:18En revanche, l'impact sur la zone elle-même va être beaucoup plus important.
07:21Mais ça, on a du mal aujourd'hui à le mesurer.
07:24Ce qu'on voit quand même, c'est que la deuxième zone la plus impactée, évidemment, c'est l'Europe,
07:30et en particulier l'Allemagne.
07:31C'est-à-dire qu'on avait beaucoup d'espoir sur une relance de l'activité allemande.
07:34C'était la locomotive de la croissance pour 2026.
07:37Exactement, c'était le fameux plan mer qui allait tout changer.
07:41Et on voit qu'au fur et à mesure, l'Allemagne passe de prévision de croissance autour ou légèrement supérieure
07:47à 1%,
07:48à 0,5% voire en dessous.
07:50Et donc, on n'a plus cette locomotive-là.
07:52En fait, la seule zone qui résiste encore aujourd'hui, c'est la zone Amérique,
07:56en particulier les États-Unis, qui font preuve quand même,
07:59et je vous tenais à le souligner, d'une nouvelle fois...
08:02– Si vous teniez à le faire, il faut le faire.
08:04– Mais oui, il faut le faire, parce que de temps en temps...
08:05– Je tenais à le souligner.
08:06– Mais oui, je tenais à le souligner.
08:07En fait, cette souplesse et cette adaptabilité absolument considérable de l'économie américaine,
08:12qui moi me surprend, en fait, en permanence...
08:15– Elle me surprend, elle me fascine.
08:16– Exactement, et donc ce qu'on voit, et d'ailleurs ce qu'a souligné Kevin Warsh
08:21lorsqu'il avait été auditionné au Sénat pour la Fed,
08:25c'est en particulier une augmentation de la productivité américaine
08:30qui, dans les cinq dernières années, est deux fois supérieure à ce qu'elle a été dans les années 2010.
08:36Donc c'est, en termes de changement de rythme de croissance,
08:40de potentiel de croissance, c'est considérable.
08:41Donc évidemment, il est amoindri par le choc qu'on a au Moyen-Orient,
08:44mais grâce à ses qualités intrinsèques, et on parle de la croissance précédente,
08:50donc en fait, le choc d'IA, il n'est même pas encore là, en fait.
08:53On n'a même pas encore intégré dans les chiffres sur la productivité.
08:55Donc ça, c'est quand même très impressionnant.
08:57C'est, pour moi, le motif d'espoir sur 2026, c'est que l'Amérique continue à tenir,
09:02et donc, aussi d'un point de vue marché, va continuer probablement à être la locomotive que tout le monde
09:07attend.
09:07– Céline, vous nous disiez avant l'émission,
09:09vous, la zone qui vous intéresse beaucoup, que vous connaissez bien,
09:12c'est les pays émergents, et là, vous nous dites, ça fait mal.
09:16– Tout à fait, ça fait mal.
09:18Pour rebondir, effectivement, sur le cas de l'Asie,
09:20c'est vrai qu'on a une problématique très forte pour la Malaisie, l'Indonésie,
09:24mais surtout pour l'Inde, qui était vue comme la future locomotive de l'économie mondiale,
09:31et donc là, on a, et chouchou des investisseurs,
09:35et donc on a un coup d'arrêt assez net qui vient de la problématique inflationniste,
09:41pour laquelle je m'inquiéterai peut-être un petit peu plus que ce qu'on vient de dire jusqu'à
09:46présent,
09:47pour plusieurs raisons.
09:49Tout d'abord, on parlait de la productivité tout à l'heure,
09:51mais j'ai peur que nous surestimions l'impact de l'intelligence artificielle,
09:56notamment parce qu'il y a des débats, je crois, sur le calcul de la productivité,
10:00entre la productivité horaire et la productivité par travailleur,
10:04l'augmentation de la productivité n'étant pas la même en fonction de la façon dont on calcule,
10:08et dans un environnement où on n'est pas forcément assis à son poste tous les jours,
10:12le calcul peut être remis en cause.
10:15Donc je serais plus inquiète, parce que comme on le disait avant l'émission également,
10:19on va quand même vers un monde dans lequel on doit produire localement,
10:23dans lequel on ne veut plus avoir un monde global,
10:25dans lequel les personnes bougent moins également,
10:28et on est confronté, dans ce cas-là, à une optimisation de la productivité
10:33qui n'est plus la même que celle qu'on a pu vivre, nous, au cours des 40 dernières années.
10:37Léa, vous le disiez, et Wilfried le reprenait aussi, le développait,
10:41les États-Unis, c'est quand même super étonnant.
10:44Alors, oui et non, en fait, c'est ce qu'on a appris de 2025 qu'on doit mettre sur
10:482026.
10:49Le cycle macro qu'on a aujourd'hui, ce n'est plus un cycle traditionnel,
10:51c'est un cycle dans lequel l'IA amène tout.
10:53Et on l'a bien vu, les chiffres du PIB américain sont amenés par de l'investissement en IA,
10:57c'est un chiffre exceptionnel, mais qui crée aussi des nouvelles choses qui sont moins répondantes au cycle.
11:02Aujourd'hui, l'emploi américain, il n'a plus besoin d'être autour de 100 à 150 000 créations d
11:07'emplois par mois
11:07pour stimuler l'économie.
11:09Les dernières estimations montrent qu'entre 10 000 et 50 000 créations d'emplois, elles sont suffisantes.
11:14Sur cette histoire de productivité, c'est le vrai sujet.
11:17Si on fait un peu de macro pur, ce qu'on dit, c'est que la croissance potentielle,
11:20elle dépend du facteur capital, du facteur travail et de la productivité.
11:23Productivité, on ne sait pas comment la mesurer, on sait qu'elle va augmenter.
11:26Facteur capital, on sait qu'il va augmenter.
11:27Franchement, le facteur travail, on n'en sait rien.
11:29Est-ce que l'emploi lié à l'IA va mettre de côté une part significative des travailleurs ?
11:35Plus de 40% des travailleurs vont être assujettis aux contraintes d'IA.
11:39Qu'est-ce qu'on fait de cette situation-là ?
11:40On voit bien qu'aujourd'hui, la croissance américaine repose sur des pieds
11:43qui ne sont pas des piliers traditionnels.
11:45Ça ne va pas être la conso, ça va être l'effet richesse lié à l'IA,
11:48ça va être ses investissements liés à l'IA.
11:50Bien sûr, cette bulle-là va continuer, mais aujourd'hui, ce qui fait la croissance américaine
11:53et ce qui fait sa force, la rend aussi...
11:55C'est l'investissement dans l'IA ?
11:57C'est aussi l'effet richesse ?
11:58C'est la combinaison de tout ça.
11:59C'est l'effet richesse, l'investissement en IA,
12:01qui est moins soumis à des contraintes de sensibilité au taux d'intérêt.
12:05Donc tout ça, en fait, met les États-Unis à part dans cette dynamique.
12:08Alors, par contre, l'effet...
12:09De toute façon, les États-Unis ne répondaient pas tout de suite au choc Iran.
12:13Ils sont exportateurs nets, on en a bien parlé.
12:15Nous, dans nos modèles, c'est un effet positif.
12:18Oui, c'est ça.
12:19Même si sur le pouvoir d'achat des ménages, il y a quand même énormément de pression,
12:23mais le pays lui-même, les exportations de carburant ont augmenté de 20%.
12:28Tout le monde vient se servir chez eux.
12:30C'est pour ça que vous mettiez, j'ai méliné dans les modèles,
12:32les États-Unis, c'est vraiment le modèle à part.
12:34On a fait un choc mondial dans lequel les pays interagissent les uns les autres
12:37via des variables de taux d'intérêt.
12:38Les États-Unis sont seuls dans lequel, à l'instant T,
12:41vous avez un supplément de croissance créé par le conflit Iran.
12:44T plus 2, T plus 3, T plus 4 après le choc, c'est plus le cas.
12:47Pourquoi ? Parce que l'inflation prend le pas.
12:49Et c'est pour ça, je suis d'accord avec vous sur le fait
12:51qu'il faut être beaucoup plus inquiet sur le choc de croissance
12:53que ce conflit pourrait créer.
12:55Mais par contre, il y a quand même un choc d'inflat d'abord
12:57et ensuite le choc de croissance.
12:59L'ampleur, on a encore du mal à la mesurer.
13:00On va en reparler.
13:02Eric, vous, vous parlez beaucoup à des chefs d'entreprise,
13:04c'est votre métier d'investir dans les entreprises.
13:06Le ressenti aujourd'hui, c'est l'inquiétude par rapport à l'incertitude ?
13:11Le ressenti premier, c'est l'incertitude, le ralentissement économique.
13:17Il y a ce sentiment déjà chez les entrepreneurs ?
13:19Absolument.
13:20J'ai l'impression que sur les débouchés, il y a des inquiétudes.
13:22Donc, il y a les entrants, évidemment.
13:24L'augmentation de l'énergie, des plastiques, des engrais.
13:28Donc, tout ça, ils le voient bien.
13:30Ils ont quand même eu l'habitude de jongler avec ça.
13:32Ils ont vu ça il n'y a pas très longtemps avec le Covid.
13:34Donc, ça, il faut réagir.
13:35Covid, l'Ukraine.
13:38Les disruptions aussi de chaînes d'approvisionnement,
13:40tout ça, ils commencent à comprendre.
13:41Mais là, on sent que le ralentissement économique, il est plus sérieux
13:44et il commence à être inquiétant en Europe, en tout cas, on le sent.
13:47Et ça vient de l'Allemagne, qui est quand même un gros trou.
13:49Donc, c'est ce que j'entends, de mon côté.
13:52Wilfried, je voudrais revenir, puisqu'il y a le sommet Trump-Xi Jinping.
13:58On était tous, il y a quelques années, à dire en 2024-2025 que la Chine va rattraper les États
14:04-Unis.
14:04Les chiffres ne sont pas du tout là.
14:07Non, ce n'est pas du tout.
14:08On a quoi, 30% ?
14:09Enfin, j'ai vu que sur le PIB par habitant, on était à 20 ou 30% de décalage.
14:12Et sur le PIB lui-même, on est encore à 20 ou 30% de décalage.
14:15Tout à fait, oui.
14:16C'est frappant, quoi.
14:17En fait, ce qui est frappant, c'est qu'effectivement, on a un gros décalage de tendance.
14:22Mais qui est lié aussi, il y a des effets de taux de change sur le fait que le ban
14:27a quand même été très largement sous-évalué.
14:28Alors, il est en train de rattraper.
14:30Mais c'est vrai qu'on imaginait la Chine avoir cette trajectoire de numéro 1 mondial assez rapide.
14:38Et en fait, le Covid a tout bouleversé.
14:40C'est-à-dire que, quand je parlais tout à l'heure de l'augmentation de la productivité aux États
14:44-Unis,
14:44on n'a pas du tout eu ça, en Chine, en tout cas dans ces mêmes proportions.
14:48Covid, crise immobilière...
14:49Voilà, parce qu'en fait, ce qu'on voit, c'est que l'augmentation de la productivité aux États-Unis,
14:54elle est liée largement à la productivité dans les services, dans les services aux entreprises,
14:57et pas tellement dans la productivité manufacturière.
15:00Et c'est très dur de faire croître la productivité manufacturière,
15:02surtout comme quand la Chine, quand vous êtes la Chine et que vous investissez tellement,
15:06qu'en fait, marginalement, votre production par unité d'investissement, elle commence à décroître.
15:11Donc la Chine commence à payer ça, le fait d'être dans un modèle, en fait,
15:15profondément déflationniste quand même, même si là, elle profite du choc pour sortir de ça.
15:19Et donc la Chine, aujourd'hui, qui est une économie qui, en fait, dépend beaucoup aussi,
15:24moins que l'Inde, évidemment, mais dépend quand même pas mal du Moyen-Orient,
15:27et de ses exportations.
15:29Et de ses exportations.
15:30Et donc, quand vous avez des incertitudes sur les chaînes de valeur mondiale,
15:33la Chine prend également ça.
15:35Et donc c'est pour ça que ça peut être, soyons aussi un peu positifs,
15:38ça peut être une force de stabilisation dans ce conflit-là.
15:40La Chine n'a pas du tout intérêt à ce que ça dure trop longtemps.
15:44Alors souvent, surtout dans les médias européens qui adorent détester les États-Unis,
15:48et donc qui disent, bon, la Chine, à la fin, c'est toujours la Chine qui gagne.
15:53Aujourd'hui, quand Xi Jinping et Trump se rencontrent,
15:56c'est quand même Trump qui a la main haute, non ?
15:57Alors non, moi je ne suis pas du tout d'accord avec le constat que vous offrez sur la Chine.
16:01Un, je pense qu'on fait vraiment un amalgame entre la situation conjoncturelle chinoise
16:05et la situation structurelle.
16:07À long terme, aujourd'hui, quand on regarde la part de recherche dans les secteurs clés,
16:13que ce soit lié à la robotique, la génomique ou autre,
16:15la Chine a surpassé en termes de chercheurs et de publications toute l'arche scientifique.
16:20Domination militaire, on est d'accord.
16:22Domination technologique, elle est très forte.
16:25Et puis aujourd'hui aussi, on voit bien la transition énergétique qui est en cours
16:29va passer par les chaînes de production chinoises.
16:33Les questions...
16:33Domination industrielle, je suis d'accord.
16:35Oui, mais d'un autre côté, quand on voit par exemple les budgets chinois,
16:38aujourd'hui, vous regardez l'évolution des budgets chinois
16:40dans l'éducation, dans l'aide à la consommation, dans les plans de relance,
16:45tout a été basculé vers l'armement, la technologie.
16:48Bon, c'est un choix peut-être d'avenir, vous avez raison.
16:50Ok, peut-être que dans dix ans, ils vont y arriver, mais en attendant...
16:53C'est ça que vous avez le lien par rapport à ce que vous dites sur le sommet.
16:55En réalité, on a l'impression qu'on attend quelque chose du sommet,
16:58mais le sommet a été déjà bouclé il y a quelques semaines
17:01avec le plan quinquennal voté en Chine.
17:04Oui, c'est ça.
17:04Trump ne vient avec absolument aucun outil de négociation.
17:07La Chine a voté, et c'est ancré dans la loi, le plan à cinq ans.
17:12Trump va vouloir négocier.
17:13Donc vous, vous dites, l'image qu'on a, moi, j'ai quand même l'impression
17:16que pour l'instant, c'est États-Unis 1, Chine 0.
17:19Les États-Unis restent aujourd'hui la puissance dominante,
17:22mais en fait, on est dans une décennie qui va encore durer,
17:25dans laquelle on cherche les combats de puissance,
17:27et aujourd'hui, la Chine se positionne quand même assez bien à moyen terme.
17:29Pour l'avenir ?
17:30Pour l'avenir, ils auront moins d'habitants.
17:33S'ils ont des habitants qui sont de plus en plus pauvres,
17:35ça leur fera une belle jambe d'avoir...
17:36Oui, mais là, on voit bien qui est aujourd'hui le gagnant de cette guerre.
17:40Aujourd'hui, c'est la Chine.
17:41Je reviendrai dans ce...
17:43Je ne suis pas du tout d'accord.
17:44Comment vous pouvez dire ça ?
17:44Pourquoi la Chine est gagnante de cette guerre ?
17:46Parce qu'aujourd'hui...
17:47Bon, alors, je vais revenir sur mon flamme, mais...
17:49Allez-y, allez-y, c'est pas grave, on fait sauter les autres sujets.
17:51Très bien.
17:52Le sondage annuel d'Izéa,
17:53donc le think tank de référence de Singapour et d'Asie,
17:57montre qu'aujourd'hui, 52% des pays d'Asie
18:00préfèrent s'aligner sur la Chine que sur les États-Unis.
18:03Il y a vraiment la question où on disait
18:05comment la Chine gère sa région,
18:06ce qui n'était pas le cas l'année dernière.
18:08Aujourd'hui, le fait que le gendarme américain,
18:12le créateur de règles, ne respecte plus les règles,
18:14en fait, enveloppe tout le bloc...
18:16Mais là, vous parlez stratégique.
18:18J'ai envie de vous dire, le quotidien,
18:21c'est d'avoir quelque chose à bouffer.
18:22Alors, si on va faire du conjoncturel,
18:24oui, effectivement, la Chine est dans une mauvaise situation.
18:26Mais le conjoncturel devient structurel,
18:27quand vous n'avez rien à bouffer.
18:28Alors, je vous rajoute une couche supplémentaire.
18:30Dans nos indicateurs, nous, on fait du risque pays.
18:32On a un signal de crise sur la Chine l'année prochaine.
18:35Ah bah voilà !
18:36Mais...
18:36Ah bah voilà, on y arrive.
18:38Ah, on y arrive !
18:40Léa, on y arrive.
18:41Je trouve qu'il y a un peu trop...
18:43Il y a autant de China bashing que de US bashing.
18:47Il faut peut-être équilibrer.
18:48Allez, moi, j'aime bien le China bashing.
18:49Allez, on passe à la question macro.
18:51L'économie mondiale peut-elle rebondir et comment à l'issue du conflit ?
18:54C'est une question pour vous, de nos spectateurs, Wilfried Galland.
18:59Alors, elle va rebondir, oui.
19:03Comment ?
19:03Mais la question, c'est jusqu'à quel niveau ?
19:07Et je pense qu'on va avoir, un peu comme...
19:10Après le Covid, on a eu à un moment donné une rupture de tendance.
19:13Je pense qu'on va avoir cette rupture de tendance
19:15parce que, globalement, les coûts généraux de l'économie mondiale ont monté.
19:18On n'est pas dans un cycle inflationniste,
19:21mais on est dans une montée des coûts de l'économie mondiale.
19:24Et ce dont on parlait tout à l'heure, c'est-à-dire cette...
19:26Moi, ce que j'appelle la société de la défiance,
19:27qui se généralise, défiance entre les pays,
19:30entre les zones géographiques, voire même entre les individus.
19:32Mais qu'on ne voit pas tellement, quoi.
19:34Je veux dire, quand on regarde les chiffres du commerce international,
19:36évidemment, avant la guerre en Iran,
19:38et même avec les droits de douane,
19:39on n'a pas vu ce cloisonnement, ce que tout le monde raconte,
19:44le découplage...
19:45Mais en fait, ce qu'on voit, c'est que...
19:47Il y a une redéfinition des échanges par zone,
19:49mais ce n'est pas très grave, ça.
19:50Alors, ce n'est pas très grave,
19:52mais le commerce mondial croit moins
19:55par rapport à la croissance mondiale que ce qu'il était.
19:58On a un découplage.
20:02Et surtout, en fait,
20:04on a globalement, de la part des entreprises,
20:06on est passé à un stade
20:07où tout le monde veut être le plus indépendant possible.
20:11Bien sûr, autonome.
20:12Alors, quand vous devez être indépendant,
20:15en fait, vous rajoutez des couches supplémentaires
20:18à votre...
20:20Et puis, vos coûts d'approvisionnement sont plus élevés.
20:22Voilà, les coûts d'approvisionnement sont plus élevés.
20:24Et donc, tout devient plus...
20:26Le niveau de friction de l'économie mondiale
20:28est en train de monter.
20:29Donc, ce n'est pas pour ça qu'il y a moins d'échanges.
20:30Mais en fait, les frictions de ces échanges,
20:32par exemple, en termes de normes,
20:34sont en train de monter.
20:35Et ça, effectivement, il y a un coût pour l'économie mondiale
20:37et ce coût, il va être probablement important.
20:38Léa, vous confirmez que la croissance du commerce mondial
20:40est inférieure à la croissance économique
20:42ou il essaye de m'en fumer ?
20:44Non, il n'en fume pas.
20:44Il joue son économiste.
20:46On est d'accord.
20:46Non, non, c'est cette logique de fragmentation, en fait.
20:48C'est une bifurcation des échanges.
20:50Il n'a pas menti, donc ?
20:51Non.
20:51Dans lequel il va y avoir plus de commerce sud-sud.
20:54Et en fait, à qui ça va pénaliser ?
20:55En fait, c'est les États-Unis et l'Europe en premier lieu.
20:58Et c'est un monde, pas nécessairement
21:00avec une spirale inflationniste,
21:01mais avec une marge escalier vers une inflation plus élevée.
21:05Potentiellement, une croissance potentielle plus élevée.
21:06Donc, des taux d'intérêt plus élevés.
21:08C'est ça, en fait, ce monde-là.
21:09Et nous, en Europe, on va s'en sortir, là ?
21:12Quel horizon ?
21:14Après la guerre ?
21:15C'est structurel ou c'est structurel ?
21:15Après la guerre ?
21:17Alors, déjà, après la guerre,
21:20on a encore beaucoup de scénarios.
21:21OK.
21:23Disons que dans quelques semaines, c'est terminé.
21:25Disons que dans quelques semaines, c'est terminé.
21:26La prime d'inflation, elle se réduit.
21:28La hausse de taux BCE qui peut être envisagée recule.
21:32On a des fonds.
21:33Alors, effectivement, l'Allemagne est moins le moteur
21:36que ce qu'on épaierait,
21:36mais les plans de défense sont là.
21:38On a tout le restant des plans d'ANGEU
21:39qui arrivent et qui a les questions stratégiques
21:42et d'indépendance.
21:43Donc, oui.
21:44Mais avec, effectivement, un coût du capital plus élevé,
21:47une inflation structurellement plus élevée.
21:49Et avec ce que vous adorez, les économies,
21:52c'est la croissance potentielle
21:53qui n'est quand même pas terrible.
21:55C'est-à-dire ?
21:55On a un bon niveau de croissance quand même.
21:59On a quasiment un niveau de croissance observé
22:01qui est proche de la croissance potentielle.
22:02Oui, mais justement, la croissance potentielle n'est pas fabuleuse.
22:04En Europe, non.
22:05Non.
22:05Mais ça, c'est rien de nouveau.
22:06C'est rien de nouveau.
22:07Eric Blaine, rien de nouveau ?
22:08Moi, ce que j'entends, moi aussi,
22:10c'est quand même que la partie immobilière ne marche pas.
22:12Alors, ça ne marche pas en Chine.
22:15Aux États-Unis, ça ralentit.
22:16Et en Europe, ce que je peux entendre
22:20des promoteurs immobiliers, des architectes,
22:22c'est que les taux d'intérêt sont trop élevés.
22:24Les coûts de fabrication sont élevés.
22:26Les consommateurs, les acheteurs,
22:29ne peuvent pas vraiment aujourd'hui
22:30se montrer très dynamiques et à l'achat.
22:32Et je trouve que lorsque la construction de l'immobilier
22:35ne fonctionne pas...
22:36Quand le bâtiment ne va pas, rien ne va.
22:37Et oui.
22:38Et ça, ce n'est pas une bonne nouvelle.
22:39Donc, il faut que les taux baissent, en fait.
22:40Le sujet, c'est qu'avec les endettements des États,
22:44ce n'est pas la voie qui est prise.
22:46Et ça, c'est vraiment un sujet, je trouve.
22:47Vous êtes d'accord avec ça, Wilfried ?
22:49Pardon, Céline.
22:50Je suis d'accord.
22:51Vous êtes d'accord ?
22:52Oui, oui.
22:53Non, mais vous êtes d'accord avec l'idée
22:55que le secteur immobilier,
22:56c'est quand même un poids sur la croissance mondiale
22:58ou la croissance de certaines zones ou pas ?
23:00En tout cas, c'est un moteur qui manque.
23:01C'est un moteur qui manque.
23:02Céline, pardon.
23:03Non, c'était juste pour rebondir sur, effectivement,
23:04le poids des taux.
23:05Rebondissez, rebondissez.
23:05Le poids des taux qui pèse sur les économies développées.
23:10Mais pour revenir sur la thématique chinoise de tout à l'heure,
23:13si on regarde les chiffres,
23:15il y a un endroit où, pour le coup,
23:17l'environnement immobilier s'améliore d'un point bas,
23:20on est d'accord, tout à fait,
23:22c'est la Chine.
23:23Parce qu'effectivement, eux, ils ont nettoyé leurs stocks.
23:26Ça fait six ans qu'ils sont en crise.
23:28On est sûr qu'ils ont nettoyé leurs stocks ?
23:29Là, on est à des niveaux extrêmement bas, oui.
23:31Et là, on a une reprise.
23:32Si vous regardez des villes comme Shanghai,
23:33enfin, des grosses villes en Chine,
23:34on a une reprise.
23:34Des reprises des prix ?
23:35Des prix.
23:36Ah oui ?
23:37Vous l'avez observé, ça, Léa ?
23:38Oui, tout à fait.
23:39Vous aussi, Wilfried ?
23:40Dis pas oui, si vous voulez.
23:42Non, mais disons qu'après six ans,
23:45c'est normal d'avoir un petit rebond.
23:47On peut voir aussi les signaux positifs quand ils existent.
23:50Donc là, vous êtes plutôt positif, c'est ça, sur la Chine ?
23:52Vous nous dites quoi ?
23:53Juste pour revenir sur le débat sur la Chine,
23:55qu'il y avait quand même quelques petits signaux domestiques
23:57qui étaient moins mauvais que par le passé,
23:59et que par ailleurs, la problématique de la Chine,
24:01c'était la déflation.
24:02Et comme le disait Wilfried à l'instant,
24:04quand on a de l'inflation qui est un petit peu plus forte,
24:07eux, ils en profitent.
24:07Vous citez Wilfried.
24:08Voilà, c'est ça.
24:09Vous citez Wilfried dans le texte.
24:11Honneur, honneur.
24:11Bon, est-ce qu'on peut avoir le sourire pour 2027 ?
24:14Il faut.
24:15Non, non, mais au-delà de ça, au-delà du wishful thinking,
24:18est-ce qu'on a quand même des signaux,
24:20en se disant qu'à un moment, d'une façon ou d'une autre,
24:22cette guerre va s'arrêter,
24:23est-ce qu'on a des signaux d'espoir pour la croissance pour 2027 ?
24:27Pour moi, le signal d'espoir, c'est la productivité qui monte.
24:31Et aux Etats-Unis, elle monte,
24:34et une nouvelle fois, j'insiste là-dessus.
24:36Céline, elle dit qu'on ne peut pas la mesurer.
24:38Non, on ne peut pas mesurer l'impact de l'IA.
24:41Elle monte depuis 2021.
24:43Aux Etats-Unis ?
24:44Aux Etats-Unis.
24:45Donc 2021, il n'y avait pas encore les modèles qui s'étaient développés,
24:48puisque la présentation, c'était 2022.
24:50Et donc en fait, là, effectivement, il y a une incertitude
24:52sur ce que va donner l'IA.
24:53Mais en revanche, la productivité, ça nous permet effectivement
24:55d'avoir le sourire pour 2027.
24:57Allez, on finit sur le sourire de Wilfried Galland,
24:59cette première partie de l'émission.
25:00On se retrouve en deuxième partie de l'émission.
25:01On va parler de taux d'intérêt, on va parler de bourse,
25:03on va parler de placement, on va parler d'action.
25:15Et on s'est quitté sur un sourire.
25:17Est-ce que ça va être le sourire aussi pour les marchés ?
25:19La bourse avec Wilfried Galland, avec Céline Picmal, avec Eric Blaine,
25:23avec Léa Dauphace.
25:25On va parler tout de suite des marchés.
25:27Waouh !
25:27Depuis le début de l'année, bon,
25:30ce qu'on peut dire de façon très large,
25:33c'est que globalement, l'Europe qui avait pris un peu d'avance
25:36et on s'était dit, ça y est, c'est parti,
25:38l'Europe, on a rattrapé, on est leader,
25:40bon, bof, depuis le début de l'année, on est quasiment à zéro.
25:43Les États-Unis, carburent, le Japon, carburent,
25:47bon, la Chine ne fait pas trop mal,
25:48le MSCI World est quand même en hausse, à peu près 7%.
25:52Avant de parler de l'évolution des bourses et des marchés,
25:56je voudrais me retourner vers nos économistes
25:58pour leur demander, les banques,
26:01bon, on sait très bien que l'économie,
26:04Eric parlait tout à l'heure de l'immobilier
26:05qui dépend des taux d'intérêt,
26:07l'économie dépend des taux d'intérêt,
26:09la bourse dépend beaucoup des taux d'intérêt,
26:13on entend tout et n'importe quoi,
26:15et son contraire, sur la politique des banques centrales,
26:18Léa, est-ce que les banques centrales vont monter les taux
26:22ou baisser les taux d'intérêt ?
26:24Alors, je ne vais pas répondre à la question,
26:26est-ce qu'elles doivent ou est-ce qu'elles ne doivent pas ?
26:28Est-ce qu'elles doivent ou est-ce qu'elles ne doivent pas ?
26:32Ça, je le mets de côté.
26:33Est-ce qu'elles vont ou est-ce qu'elles ne vont pas ?
26:34La BCE, c'est assez clair qu'elle montera les taux
26:36lors du prochain meeting.
26:37Ah ouais ?
26:38Ça me paraît assez clair, le communiqué de la conférence.
26:42C'est une cata, ça.
26:43Je ne réponds pas à la question,
26:44est-ce qu'elles doivent ou est-ce qu'elles ne doivent pas ?
26:45Non, mais attendez, là, vous me faites flipper.
26:48La BCE va monter ses taux d'intérêt
26:49alors qu'on a une économie qui est au tapis.
26:51Elle doit, elle va le faire pour ancrer ses anticipations,
26:56ne pas faire l'erreur qu'on lui a reproché sur la crise Covid
26:59de la crise ukrainienne, vous avez mis trop longtemps à monter.
27:03Elle va faire une fois, voire deux cette année.
27:05Ah ouais ?
27:06Et après, si le choc inflationniste s'ajuste,
27:09elle pourra les rebaisser assez facilement.
27:11Je n'étais pas du tout ouverte sur
27:13elle fera une hausse en avril sur les marchés price-7.
27:15Ah mais moi, je ne pensais pas du tout.
27:16J'étais encore sur des bases de taux.
27:17Non, mais c'était encore sur notre histoire d'inflation.
27:19L'inflation augmente, elle est pricée, le risque, les effets augmentent
27:22et que ça décroche.
27:23De toute manière, elle doit agir.
27:25Donc vous dites une hausse de taux d'intérêt à la BCE.
27:27Une hausse de taux.
27:28Et Etats-Unis ?
27:29Etats-Unis, rien.
27:30Oui, d'accord.
27:31Etats-Unis, rien.
27:32Parce qu'eux, ils ont compris le truc.
27:33Et nous, on n'a rien compris.
27:34Déjà, ils ont un double mandat.
27:36Ils n'ont pas Christine Lagarde.
27:38Moi, je n'aurais pas votre point de vue sur Christine Lagarde.
27:41Mais je n'ai pas de point de vue, moi.
27:42Moi, je suis un commentateur.
27:44Et par contre, non.
27:46La FED, c'est plus compliqué.
27:47Elle pourrait, en tout cas, et c'est validé parce que disent les modèles théoriques,
27:51la BCE, c'est une à deux.
27:52De toute façon, s'il fait ça, il se fait dégager en cinq minutes.
27:53On vient de le nommer, lui.
27:54Il sera critiqué par Trump.
27:57En fait, c'est un banquier central assez classique.
27:59Bon, là, vous venez de me faire flipper.
28:01Wilfried, vous êtes d'accord avec ça ?
28:03Non, ne me dites pas oui aussi, qu'il va y avoir une hausse des taux en Europe.
28:06Ah oui, moi, ça a été annoncé.
28:07Je me tirais une balle.
28:08Non, mais ça a été annoncé.
28:08Enfin, en tout cas, ça a été assez clair.
28:10C'est un cauchemar.
28:11C'est que même François Véle-Roi de Gallo,
28:12qui est le plus accommodant de tous les banquiers centrales européens,
28:17nous a dit oui, quand même.
28:18Non, mais ce n'est pas parce que vous montez les taux d'intérêt
28:20que le prix du pétrole va baisser.
28:22Ah, mais on est totalement d'accord.
28:23C'est une erreur catastrophique.
28:24D'accord, mais si vous...
28:25Moi, encore, mon avis n'est pas important.
28:27Vous, vous pensez...
28:28Ah, moi, je suis effondré.
28:29Ok, vous aussi, ils ont des économistes quand même là-bas.
28:32Oui, mais on sait qu'un des prismes d'action numéro un
28:38de la Banque centrale européenne,
28:39c'est d'abord et avant tout être considéré
28:43comme étant une banque centrale sérieuse,
28:45et en particulier, quand on est à Francfort,
28:48sérieuse sur l'inflation.
28:49Sans voir qu'effectivement, le choc de 2026
28:52n'a rien à voir avec le choc de 2022,
28:54parce qu'on n'a pas eu ce déversement d'argent public
28:58qu'on avait eu en 2020 et 2021,
29:00qui a fait qu'on avait en même temps
29:01un choc de demandes et un choc d'offres.
29:03Là, ce n'est pas du tout la même chose,
29:04mais on va quand même réagir comme si...
29:06Voilà, vous m'annoncez une très mauvaise nouvelle.
29:08Vous m'avez gâché un week-end,
29:10et en plus, il est long.
29:11Qu'est-ce qu'on fait sur les marchés, Céline ?
29:13Alors, sur les marchés, effectivement,
29:15on a eu un mouvement spectaculaire
29:19sur les marchés financiers,
29:20notamment sur une partie du marché,
29:23la technologie, avec un Nasdaq
29:24qui a pris plus de 30% en l'espace d'un mois.
29:28Une société qui s'appelle Intel
29:30qui a pris 207% en l'espace de cinq semaines.
29:33Une petite start-up.
29:34Une petite start-up.
29:35Et qui, par ailleurs, juste pour une parenthèse,
29:38a retrouvé en avril 2026
29:40son cours de mars 2000.
29:43Donc, juste parce que...
29:44Avant l'explosion de la bulle Internet.
29:45On dit les marchés financiers,
29:46ce n'est pas la peine de les timer.
29:47Bon, 26 ans, c'est quand même un peu long,
29:49donc il faut faire attention parfois
29:50quand même à ce qu'on touche.
29:51Ah, mais on dit que la bourse,
29:51c'est un investissement en longue durée.
29:53Ah oui, alors là, c'est long.
29:54Ah bah oui, c'est de la longue durée.
29:56Mais donc, effectivement,
29:57il y a eu un mouvement
29:57qui a été tiré par le fait
30:01qu'on cherchait un refuge,
30:02on s'est dit,
30:02on se met tous sur cette petite île.
30:04Explosion des dépenses d'investissement,
30:06c'est parfait.
30:06Les bénéfices ont été revus
30:09en progression de façon significative,
30:13tirés pour 75% par 8 valeurs
30:15de l'intelligence artificielle
30:17et pour 50% par 2 valeurs.
30:19Donc maintenant, on en est là,
30:22on a eu effectivement
30:22cette progression spectaculaire
30:24et donc là, effectivement,
30:25il faut quand même,
30:26à mon sens,
30:26même si on réouvre le détroit demain,
30:29qu'on revient à une situation
30:33quasi normale, voilà.
30:35À mon sens, il faut faire deux choses.
30:38La première, vous l'aviez annoncé
30:41au début de l'émission,
30:42toujours garder un peu d'or
30:43parce que quand même,
30:45on reste dans un environnement
30:46où le...
30:47Vous arrivez encore à me surprendre.
30:48Comme le disait Wilfried tout à l'heure,
30:49la confiance vis-à-vis des Etats-Unis...
30:51Non, attendez,
30:52si vous citez Wilfried deux fois
30:53dans l'émission, on est mort.
30:54Voilà.
30:54Il va avoir un melon,
30:55il ne va plus passer par la porte.
30:57Voilà, c'est le nouveau maître du plateau.
31:00OK.
31:01Et deuxième chose,
31:03on n'utilise l'argent
31:05sur les marchés d'action
31:05pour le déployer ailleurs
31:07que sur les Etats-Unis
31:08puisque comme je le disais tout à l'heure,
31:09la progression qu'on a eue
31:11est tout à fait inhabituelle.
31:13Quel pays ?
31:13Et donc, il y aura, à mon avis,
31:15deux pays qu'il faudra privilégier.
31:16Je sens que vous allez aimer ma réponse.
31:19Le Brésil,
31:19qui est un pays producteur de matières premières
31:21qui a très bien progressé cette année
31:23et qui me semble très intéressant,
31:24très peu cher, très peu détenu.
31:25Et un deuxième pays
31:26que vous aimez beaucoup
31:27qui s'appelle la Chine.
31:28Voilà.
31:29Qui a l'avantage d'être un marché décorrélé
31:31et dans le monde actuel,
31:33on l'évoquait à plusieurs reprises tout à l'heure,
31:34dans lequel on doit produire
31:36plus d'un point de vue local,
31:38dans lequel on veut être souverain
31:39d'un point de vue énergétique,
31:40avoir deux tiers de parts de marché
31:44sur la production de voitures électriques,
31:46avoir 70% de parts de marché
31:47dans les batteries.
31:49Ça me semble être un positionnement
31:51tout à fait intéressant.
31:52quand on veut investir.
31:54Cette deuxième partie de l'émission,
31:55elle commence super mal.
31:56C'est-à-dire qu'on m'annonce
31:59des hausses des taux en Europe.
32:01J'attends des baisses des taux.
32:03Et on m'annonce qu'il faut investir en Chine
32:05et ça me désole.
32:07Eric, il y a un événement
32:08qui vous a marqué sur les marchés
32:10récemment ou dans les derniers jours ?
32:12Moi, ce qui m'a le plus marqué
32:14dans cette phase haussière des marchés,
32:16parce que finalement,
32:16on a eu un beau rallye.
32:18Incroyable.
32:19En période de guerre.
32:20En période de guerre.
32:21C'est justement ça.
32:22C'est que le secteur de la défense
32:23aux Etats-Unis un petit peu
32:24et en Europe en particulier
32:26a baissé.
32:26Et sensiblement.
32:27Il avait hyper monté avant.
32:29Il avait hyper monté avant.
32:31On avait des valos dingues.
32:33Ce n'est pas surprenant quand même.
32:36L'heure aussi,
32:37il y a eu un peu de recul
32:38parce que ça avait énormément progressé.
32:40Les gens ont pris leur profit
32:41là où il y avait des profits.
32:42En fait, je pense que ce n'est pas
32:43les gens qui ont pris leur profit.
32:44Je pense que c'est les Américains
32:45qui ont changé d'attitude
32:47vis-à-vis de leur allocation d'actifs.
32:49Ils sont revenus sur les Etats-Unis.
32:50Ils ont fait progresser la tech
32:51parce qu'il y avait matière à faire.
32:53Notamment croissance bénéficiaire.
32:55On l'a vu.
32:57Mais ils ont pris de l'argent
32:58là où ils en avaient.
32:59Et ils en avaient essentiellement
33:00en fait en Europe
33:00sur un secteur
33:01qui avait été largement
33:02effectivement acheté précédemment
33:04donc l'année précédente
33:05avec le plan allemand.
33:07Et donc,
33:07ils ont vendu sensiblement
33:08les valeurs de défense.
33:09Pourtant,
33:11on est en période de guerre.
33:13Ça, ça vous a frappé ?
33:14Ça, ça m'a frappé.
33:15Je trouvais que c'était quand même...
33:17Juste un petit pas de côté,
33:19Wilfried.
33:20Les gens qui vous écoutent
33:21à la radio,
33:22ils ne savent pas
33:22que vous êtes sur le plateau
33:24avec un masque.
33:25L'antavirus,
33:26il faut qu'on commence à en parler
33:27ou pour l'instant,
33:29on peut dormir tranquille ?
33:30Ce n'est pas encore
33:31un sujet économique.
33:31Ce n'est pas un sujet économique ?
33:32Ce n'est pas un sujet financier ?
33:33Ça commence à être un sujet de marché.
33:35Ça commence à être un sujet de marché.
33:37On a vu un certain nombre de valeurs
33:38très liées à...
33:40Des valeurs Covid.
33:40On appelait des valeurs Covid.
33:42On a vu Moderna.
33:43On a vu des petites valeurs
33:44liées à des vaccins en France
33:47qui étaient devenues des valeurs
33:48des pénistocs,
33:49extrêmement délaissées,
33:50montées très fortement.
33:51On sent qu'il commence à y avoir
33:53à la fois une inquiétude
33:54et un intérêt
33:56sur un certain nombre de secteurs.
33:58et au fur et à mesure
34:00que se déploient
34:01les nouvelles
34:03sur les bandeaux
34:04des chaînes de télévision
34:04dans le monde...
34:05Et surtout quand on disait
34:06« ne vous inquiétez pas,
34:07il ne va rien se passer ».
34:08Surtout, tout va bien
34:09et la France a un stock de masques
34:11largement prisant.
34:12Effectivement,
34:13ça rappelle un certain nombre
34:14de souvenirs
34:14et donc, même si économiquement
34:17ce n'est pas aujourd'hui un sujet,
34:19ça devient progressivement
34:20un sujet de marché.
34:21Il va falloir voir
34:21comment est-ce que ça se déploie.
34:22Léa, ce n'est pas un sujet économique
34:23pour l'instant ?
34:24Je n'ai pas refait retourner les modèles.
34:25Je reste des modèles irantes.
34:27Eric,
34:28sur les marchés,
34:29vous voyez quoi ?
34:30Sur les bourses,
34:31on va continuer ou pas ?
34:32On vient de le dire,
34:32ça vient de bien progresser.
34:33Nous, on a eu tendance
34:34à prendre un peu de bénéfices
34:35quand même.
34:36Donc, nous soupons
34:37des légèrement actions
34:38et en étant très diversifiés.
34:40Donc, ça fait plaisir à Céline
34:41de l'or,
34:43des marchés émergents absolument.
34:45Alors, on va parler des placements
34:46mais globalement,
34:48vous dites...
34:49Nous, on est un peu prudents.
34:50Un peu prudents.
34:50Oui.
34:50Alors justement,
34:51je vais vous demander
34:52soit vos allocations
34:53soit votre placement de la semaine.
34:54On va commencer par vous, Eric.
34:55Donc, diversification,
34:57c'est ce que je disais.
34:59Or, marchés émergents,
35:01on reste quand même aux Etats-Unis
35:02en ayant pris des bénéfices
35:03et en Europe,
35:04mais on a pris des bénéfices là-dessus.
35:06Et en fait, nous,
35:06on aime bien l'idée
35:07qu'il faut avoir
35:09des fonds alternatifs.
35:10Donc, c'est-à-dire...
35:11Pourquoi des fonds alternatifs ?
35:11C'est-à-dire que ce sont des...
35:14Acheter des fonds
35:15qui ne sont pas directionnels.
35:17Ça permet en fait de vendre
35:18et d'acheter en fait deux actifs
35:20et quelle que soit
35:21direction de marché en fait...
35:22Et ça, c'est disponible
35:23par exemple pour des particuliers ?
35:25Ça, c'est disponible
35:25à travers de fonds essentiellement,
35:27à travers du long short actions
35:28par exemple.
35:29Et ça, quelqu'un qui nous écoute,
35:31il peut...
35:31Absolument, il y a des fonds
35:32qui sont spécialisés là-dessus
35:33sur lesquels nous, nous rentrons
35:34et donc on choisit
35:35pour nos clients
35:35et qui permet en fait
35:37de faire la performance
35:37quelle que soit la direction de marché.
35:39Et ça...
35:40D'accord, c'est-à-dire
35:40ce sont des fonds
35:41qui achètent des actions d'un côté
35:42et qui en vendent d'autres de l'autre.
35:44C'est ça pour essayer ?
35:45À découvert, absolument.
35:46Et donc...
35:47Et l'idée, c'est de quoi ?
35:48C'est de s'immuniser
35:49de l'évolution globale des marchés
35:51mais d'essayer
35:52de profiter de la tendance...
35:54L'achat et la vente,
35:55c'est-à-dire...
35:55D'accord.
35:56Lorsqu'on vend à découvert,
35:57si le titre en question baisse,
36:00eh bien on gagne de l'argent
36:01et si celui qu'on a acheté monte,
36:02eh bien il y a un double effet
36:03et ça peut donner des...
36:04Donc ça peut être
36:04un secteur contre un autre secteur,
36:06un pays contre un autre pays
36:07ou à l'intérieur du secteur,
36:08une entreprise contre une autre.
36:09Par exemple, il y a eu beaucoup ça
36:11sur...
36:11Dans le luxe,
36:12à un moment,
36:13les gens ont joué
36:14LVMH contre Kering
36:15ou des choses comme ça.
36:15C'est ça ?
36:16Et ça peut être aussi
36:17des histoires
36:18où en fait,
36:19une société en achète une autre
36:20et il se crée
36:21un petit décalage de cours
36:22entre le moment
36:23où le titre va sortir de la cote...
36:24C'est de l'arbitrage.
36:25C'est de l'arbitrage.
36:26Donc ça, c'est ça
36:27les fonds alternatifs ?
36:28Absolument.
36:28Qui sont disponibles
36:29et donc ça,
36:30vous considérez que ça...
36:31On emmène en portefeuille
36:32plus de 5%
36:33de manière à ce qu'on soit
36:36hors directionnel de marché
36:37parce qu'on pense
36:38que c'est un peu haut, effectivement.
36:39Aidez-moi,
36:39est-ce que je me tourne vers Céline
36:42pour lui demander
36:42le placement de la semaine
36:43ou est-ce qu'on sait
36:44ce qu'elle va nous dire ?
36:48Le placement de la semaine ?
36:49L'IA.
36:52Non, effectivement,
36:54clairement,
36:55donc l'or,
36:56je disais tout à l'heure,
36:57les minières...
36:58Heureusement qu'on a changé de plateau
36:59parce que sinon,
36:59j'ai l'impression
37:00de pouvoir à chaque fois...
37:01C'est toujours un peu la chose
37:02mais c'est ça
37:03qui est intéressant,
37:04de tenir son cap.
37:06Mais donc, effectivement,
37:07l'or, les minières,
37:10prendre position,
37:11même si effectivement
37:12les marchés
37:14peuvent corriger
37:15de façon
37:18sur les prochaines semaines,
37:19de façon logique.
37:19De façon conjoncturelle,
37:20comme dirait Léa,
37:21mais pas structurelle.
37:22Prendre position
37:23sur les pays émergents
37:24et plus particulièrement
37:25pas sur des trackers.
37:27Voilà, je voudrais quand même
37:27le rappeler.
37:28Ah bon, pourquoi ?
37:28Aujourd'hui,
37:29il faut faire très attention
37:29aux trackers émergents
37:30parce qu'ils sont extrêmement exposés
37:33à la technologie
37:35puisque après ce qui s'est passé
37:36sur le mois d'avril,
37:38vous avez donc la Corée du Sud
37:40qui a pris 47%
37:42et Taïwan
37:42qui s'est très bien comporté.
37:43Vous avez trois valeurs
37:44maintenant
37:45qui pèsent
37:46pour plus de 20%
37:47dans les 10 émergents.
37:48C'est intéressant ce que vous dites.
37:49TSMC,
37:49AINIC,
37:50C'est ça.
37:50Donc là, vous dites...
37:50Si vous achetez...
37:52Si vous vous positionnez
37:53sur les émergents,
37:54ne prenez pas...
37:55Je ne pense pas
37:55que c'est une bonne idée.
37:56Et donc, il faut prendre quoi alors ?
37:57Si vous voulez aller chercher
37:58des sociétés directement
37:59ou des gérants...
37:59C'est dur pour quelqu'un
38:01qui nous regarde
38:01d'aller chercher
38:02une société en Chine
38:03ou au Brésil.
38:03Il faut aller chercher
38:03des gérants actifs
38:04qui vont aller investir
38:06parce que...
38:06Oui, mais les gérants actifs
38:07aussi, ils n'ont pas
38:08ces valeurs techno,
38:09ils n'ont pas de la Corée.
38:10Il faut regarder
38:10ce qu'ils ont.
38:11S'ils sont véritablement actifs,
38:12ils doivent faire
38:13leur travail de sélection
38:14de valeurs,
38:14mais il faut quand même
38:15faire très attention
38:16parce que sinon,
38:16on peut se retrouver...
38:17Ils sont en tout lundi,
38:17ça veut dire qu'ils n'en ont pas.
38:18Voilà.
38:19Donc, regarder avec attention
38:21ce qui est présent
38:22dans le fond.
38:24Donc, les derniers
38:24seront les premiers
38:25sur les pays émergents.
38:26Donc, il faut faire
38:26très attention à ça.
38:28Allez, on passe tout de suite
38:28au top ou au flop
38:29de cette semaine.
38:34Allez.
38:35La Chine ?
38:36Non, non, ok.
38:38Attendez, attendez, attendez.
38:39C'est le cadeau.
38:40Non, non, attendez,
38:40je voudrais savoir.
38:41C'est la fin des taux de Chine.
38:42Est-ce que vous vous êtes appelé
38:43avant l'émission
38:44en vous disant
38:45« Bon, écoutez, lui,
38:46on va le descendre
38:47pour le week-end
38:47parce qu'il a l'air
38:48en pleine forme,
38:49il est bronzé,
38:50il est en forme,
38:50on va le démoraliser ? »
38:52Non, c'est plutôt des...
38:54Non, excusez-moi,
38:54c'est que des mauvaises nouvelles.
38:56Alors, on en discutait
38:57tout à l'heure,
38:58mais je pense qu'il est important,
38:59il est passé un peu de côté.
39:00Donc, le sondage de l'ISEAS
39:02qui est un think tank
39:03de référence de Singapour
39:04qui vient de faire,
39:05qui est l'équivalent
39:05d'un eurobaromètre
39:06qui vient de montrer
39:07que désormais 52%
39:09des pays d'Asie du Sud-Est
39:10préfèrent s'aligner
39:11sur la Chine
39:12que sur les États-Unis.
39:1330% de ces pays-là
39:15anticipent une dégradation
39:16des relations
39:16avec les États-Unis.
39:17Ça a été multiplié par 2
39:19depuis l'année dernière
39:20et aujourd'hui,
39:21le leadership de Trump
39:22est vu comme la première
39:24des préoccupations
39:25avant même
39:26la question de la Chine
39:27sur la zone de mer de Chine
39:29méridionale.
39:30Donc, aujourd'hui,
39:32on a un rapprochement significatif
39:34de toute la zone asiatique
39:35vers la Chine,
39:36ce qui n'était pas le cas
39:37l'année dernière
39:37et ce sondage a été fait
39:39avant le début
39:40du conflit en Iran.
39:42On se doute bien
39:42que ça va encore
39:44multiplier là-dessus.
39:45Donc, toute la question
39:47autour de la transition,
39:48vous mentionnez
39:49comment on rebondit ensuite.
39:50Il y avait le sujet,
39:52on a une transition énergétique
39:53qui va être accélérée
39:54dans la mesure où la Chine
39:55est à la clé
39:56de cette chaîne d'approvisionnement.
39:57Avec ces bascules géopolitiques,
39:59la Chine devrait là aussi
40:00en sortir de manière positive.
40:03Eric ?
40:03Vous soyez un peu déçu aussi,
40:05hein Marc ?
40:05Non, mais arrêtez.
40:06Qu'est-ce que je vous ai fait là ?
40:07Franchement,
40:07il a été très sympa
40:08dans le couloir.
40:09Je vous ai accueilli
40:09de façon chaleureuse.
40:12J'ai même dit,
40:13j'ai menti,
40:13j'ai dit que j'étais content
40:14de vous voir.
40:14Pour le coup,
40:15c'est un flop.
40:16C'est un flop de Célantis
40:17qui annonce
40:18quand même une première.
40:19C'est-à-dire
40:20qu'ils vont abandonner
40:21une usine,
40:22une usine qui est située
40:23en Espagne,
40:23à Saragosse
40:24au profit
40:25d'un de leurs partenaires,
40:27donc Lib Motor,
40:28qui est chinois.
40:29Et donc,
40:30ça va permettre
40:31quand même
40:32à Lib Motor
40:33d'aller produire
40:34et distribuer
40:36de l'automobile électrique
40:40à bas prix
40:41et donc de prendre
40:42des parts de marché
40:42en Europe
40:43de façon considérable.
40:44C'est le début
40:44d'une tendance lourde.
40:45J'ai un peu peur
40:46parce qu'on voit quand même
40:47le problème social
40:49aujourd'hui
40:49de l'automobile
40:50avec des pertes
40:51de parts de marché,
40:52avec des matrications
40:56qui ne sont pas
40:56au niveau attendu
40:57et donc on est
40:58en sorte de réciter de production.
40:59Sur le plateau,
40:59il y a quelques semaines,
41:00je disais
41:01qu'on va voir
41:02des acquisitions
41:03de groupes européens
41:04par des Chinois
41:05mais en fait,
41:06on m'a répondu
41:06qu'il n'y a pas besoin
41:07de les acquérir
41:07parce qu'on est en train
41:08de les détruire.
41:09Et puis surtout,
41:09ils sont en train
41:10de lâcher leurs usines
41:11donc il faut acheter.
41:13Super.
41:13Ok, merci.
41:15Céline,
41:16t'as pour fallu ?
41:16Alors moi,
41:16j'ai un flop
41:17qui m'a fait rire
41:19mais qui n'est ni la Chine
41:21ni l'or
41:22et c'est le logiciel
41:24de location
41:25de voitures
41:27Pocket OS
41:28qui a eu la bonne idée
41:29je ne sais pas
41:30si vous l'avez lu
41:31cette semaine
41:32qui a eu la bonne idée
41:33de détruire
41:34toutes les données
41:36de backup
41:36et de réservation
41:38de tous les loueurs
41:39de voitures
41:39un 27 avril
41:40donc toutes les personnes
41:42qui sont arrivées
41:42au guichet
41:42il n'y avait plus de données
41:43donc ça a été
41:44un sacré bazar
41:46aux Etats-Unis.
41:47Mais dans tout le pays ?
41:47Dans tout le pays
41:48tous les loueurs
41:49se sont trouvés sans données
41:50donc ça a duré
41:51ils ont mis plus de 48 heures
41:53à retrouver à peu près
41:54ce qu'ils devaient faire
41:54avec les voitures
41:55mais donc c'était juste pour
41:57et non mais le logiciel
41:58s'est excusé à la fin
41:59en disant
41:59oups je suis désolé
42:01j'ai pris l'initiative
42:02de faire une action
42:05sans qu'on me le demande
42:06voilà
42:06donc c'était juste pour dire
42:08que tout va pas
42:09qu'il faut contrôler
42:10qu'il faut contrôler
42:10et qu'on n'est pas
42:11complètement au point
42:12sur tous les outils
42:14fantastiques et magiques
42:15qu'on nous vend aujourd'hui
42:16alors là on va se tourner
42:17vers l'homme que vous avez
42:19cité deux fois
42:20Céline
42:21je vais vous faire plaisir
42:22Marc
42:22oui Fred
42:22ah faites moi plaisir
42:23ça est sympa
42:24c'est un flop
42:25mais qui va vous faire plaisir
42:25allez
42:26c'est le flop
42:28en fait de la version 4
42:29du modèle
42:31DeepSync
42:32d'intelligence artificielle
42:33en fait tout le monde
42:34l'attendait
42:35rappelez-nous DeepSync
42:37ce qui s'était passé
42:38parce que tout le monde
42:38n'est pas forcément
42:39DeepSync il y a un an
42:40avait généré
42:41un tremblement de terre
42:42sur les marchés
42:43en disant moi je suis capable
42:44de faire un modèle
42:45d'intelligence artificielle
42:47qui est aussi bon
42:48que les modèles américains
42:49pour 10 voire 20 ou 30 fois
42:51moins cher
42:52et donc la promesse
42:54qui était faite
42:54c'était une promesse
42:55un peu comme ce qu'il fait
42:56dans l'automobile
42:57c'est-à-dire avec une qualité
42:58formidable et des prix très bas
42:59et donc je crée
43:00de la surproduction
43:01je détruis tout
43:02sur mon passage
43:02mais c'est pas grave
43:03vous allez pouvoir en profiter
43:04parce que vous êtes
43:05des consommateurs
43:06et donc régulièrement
43:08on se disait
43:09mais qu'est-ce qui va se passer
43:10avec ce fameux modèle
43:11DeepSync version 4
43:12et donc quand il est sorti
43:13tout le monde disait
43:13il est formidable
43:14en plus il n'est pas cher
43:15et puis en plus
43:16il a été entraîné
43:17sur des puces Huawei
43:17alors là
43:18ils n'ont même pas eu besoin
43:19de puces Nvidia
43:19donc on s'est rendu compte
43:20que 1
43:20ils ont eu besoin
43:21de plus Nvidia
43:22et que 2
43:23en fait
43:23il y a un tel contrôle
43:25des autorités chinoises
43:26sur ce qu'était capable
43:27de faire le modèle
43:28et comment est-ce que
43:28le modèle fonctionnait
43:29qu'en fait
43:30plus personne
43:30s'est véritablement occupé
43:32de DeepSync
43:32et que l'intelligence artificielle
43:33ailleurs que DeepSync
43:34a continué
43:35sans aucun problème
43:37son rush
43:39absolument formidable
43:40voilà enfin une bonne nouvelle
43:41en fait c'est à la fois
43:43une bonne nouvelle
43:43et c'est le signe
43:44que les deux zones
43:44sont en train de se découpler
43:45il y a d'un côté
43:46la zone chinoise
43:46et de l'autre côté
43:47le reste du monde
43:48mais c'est intéressant
43:48parce que même aux Etats-Unis
43:50enfin il y a eu
43:50là récemment
43:51pas mal d'enquêtes
43:52sur les différents modèles d'IA
43:53et même Grock
43:54de Musk
43:55qui est quand même
43:55à la ramasse
43:56absolument
43:57par rapport à Tchad GPT
43:58et par rapport à Anthropik
44:00on passe tout de suite
44:01au top 3 des gérants
44:03et on a Pierre Chambre
44:04toujours positif
44:0611,7%
44:07Stéphanie Mogé
44:088,4%
44:09Alain Pitou
44:10notre ami Alain
44:11le roi de l'allocation
44:12qui est en hausse
44:14de 7,5%
44:15et là maintenant
44:16puisque bon
44:17ils m'ont un peu gâché
44:18la fête
44:18ils m'ont gâché le week-end
44:19moi je vais leur mettre la pression
44:21je veux une musique
44:22qui fait peur
44:23voilà
44:24c'est simple
44:26vers qui je me tourne
44:30allez Eric
44:31je commence avec vous
44:32Eric Blaine
44:33la France vous regarde
44:35vous avez du Vinci
44:36je garde
44:37vous avez de l'exocence
44:39l'exocence je pense
44:40c'est là aussi
44:40bon ça ça marche bien
44:41ça marche très bien
44:42vous disiez que les valeurs
44:43de la défense
44:44avaient baissé
44:44mais celle-là
44:45c'est à peu près
44:45une des soldes
44:45qui a tenu
44:46vous avez menti tout à l'heure
44:47non je n'ai pas menti
44:48mais celle-là
44:49elle a bien tenu
44:50vieux mérieux
44:50je conserve
44:51celle-là elle a baissé par contre
44:52vous avez du Stellantis
44:53qu'est-ce qu'on en fait ?
44:55écoutez il y a un Investordel
44:5521 mai prochain
44:56ça va être coté en Chine
44:57je garde
44:59on a du Safran
45:00je conserve
45:00on a du Essilor
45:02Luxottica
45:02je la garde aussi
45:03on a du Atos
45:04je crois
45:06dans la restructuration
45:07de sa société
45:07donc je la conserve
45:08vous pensez qu'on va avoir
45:10une belle recovery là-dessus ?
45:11je pense que Philippe Salle
45:12sait faire
45:12donc c'est le moment
45:13où il faut être
45:14de toute façon
45:14vu de là où on vient
45:15ça ne peut pas être pire
45:16on a du Rubis
45:17Rubis je conserve aussi
45:19il y a une dynamique incroyable
45:21sur les dividendes
45:21ça fait 30 ans
45:22qu'ils augmentent régulièrement
45:23leurs dividendes
45:24tous les ans
45:24ça c'est
45:25dividendes aristocrates
45:26c'est du gaz c'est ça ?
45:29alors c'est la distribution
45:29en fait d'énergie
45:31au sens large
45:32et aussi de la production
45:33sur le renouveau
45:35du Publicis
45:35Publicis je conserve
45:36Médincelle
45:37Médincelle
45:38je conserve précieusement
45:39il y aura des nouvelles
45:39en 2026
45:40qui devraient être intéressantes
45:41vous avez un tuyau
45:41c'est un délit d'initié ?
45:43non non non
45:43je pense que c'est
45:44une petite pépite intéressante
45:45vous pouvez y aller
45:46la meuf ne nous regarde pas
45:47on a du Legrand
45:48Legrand je conserve
45:49qu'est-ce qu'on achète ?
45:51alors moi j'aime bien Virbac
45:52si vous aimez bien
45:53c'est pas grave
45:54voilà donc je vous en parle
45:55allez-y
45:56vous êtes comme chez vous
45:56c'est une entreprise
45:57en fait
45:57qui fait à peu près
45:583 milliards
45:59de capillages en boursière
45:59qui est un laboratoire
46:01vétérinaire familial
46:03donc elle est intéressante
46:05parce que en fait
46:06les tendances sont très porteuses
46:07sur la santé animale
46:09il n'y a plus d'enfants
46:10mais il n'y a plus en plus de chiens
46:11voilà exactement
46:11la population vieillit
46:13donc il y a plus en plus de chiens
46:14et les chats
46:14il faut les soigner
46:16c'est pas eux qui vont payer
46:16notre retraite
46:17voilà
46:17il n'y a pas de problème
46:19effectivement
46:20pour eux
46:21moi je suis d'accord
46:22les animaux
46:23en plus
46:25donc ça c'est quand même
46:26très porteur
46:27la société elle-même
46:28elle est sur de l'innovation
46:30cette innovation
46:30apporte de la croissance
46:32elle est aussi sur des gains
46:33de productivité
46:34donc à 3 ans
46:36les marges devraient augmenter
46:37de 16 à 20%
46:38et l'entreprise
46:39aujourd'hui
46:40elle vaut un PER
46:41de 16 fois
46:42historiquement
46:42elle valait 20 fois
46:43donc on y va
46:44donc c'est intéressant
46:44donc vous vibrez
46:45pour Virbac
46:46une petite pépite
46:47allez Céline
46:48oui
46:50elle fanfaronne
46:51là vous mettez la musique
46:51qui fait peur là
46:52on va la calmer tout de suite
46:55alors Céline
46:55qu'est-ce que vous avez
46:56en portefeuille
46:57vous avez du Barry Gold
46:58tiens c'est étonnant
47:00on garde
47:01je le garde
47:01vous avez du Michelin
47:02et alors par contre
47:03Michelin je le vends
47:05parce qu'ils ont
47:07tendance à augmenter
47:08les prix
47:08mais il y a un petit problème
47:09au niveau de la croissance
47:10en volume
47:12donc je préfère
47:13me séparer de la valeur
47:14après le rebond
47:15connu depuis le début
47:16de l'année
47:16alors pour ceux
47:17qui ont la télé
47:19qui regardent la télé
47:19si vous connaissez
47:21le nom de la troisième valeur
47:22vous êtes très très fort
47:24c'est AIA
47:24moi je le sais
47:25parce que c'est barqué
47:26on a toujours le logo
47:27en chinois
47:28mais on a du Total Energy
47:30Société d'assurance
47:31Total bien entendu
47:32qu'on conserve
47:32on a du Newmont
47:33Newmont
47:34on garde également
47:35leader dans les minières mondiales
47:38pour compléter Baric
47:39on a du Midea
47:41Mighty
47:41qui est une société chinoise
47:44puisque vous aimez beaucoup la Chine
47:45qui est leader
47:46sur les conditions
47:47le franc chouillard
47:47on a du Midea
47:48on a du Mighty
47:50voilà
47:51Mighty
47:51elle m'a remis à ma place
47:52sur les robots
47:54ils ont acheté KUKA
47:55peut-être que vous connaissez un peu plus
47:56en Allemagne
47:57voilà
47:57bien sûr
47:59c'est bien sûr
48:01Itaou
48:01Itaou
48:02Société brésilienne
48:03j'ai bien fait là
48:04j'étais bon là
48:05on a du V3
48:06avec l'accent sur le U
48:08le Brésil
48:08c'est à force d'aller au bois de boulogne
48:11on a du Sugi Holdings
48:12Sugi au Japon
48:14qu'on conserve
48:15et on a du Ping An
48:17voilà
48:18qu'est-ce qu'on achète
48:19en Chine
48:20et on achète
48:20Schlumberger
48:21qui s'appelle maintenant
48:22SLB
48:24donc une valeur américaine
48:26c'est ni chinois
48:27ni une valeur minière
48:30mais on a détruit
48:32un certain nombre de sites
48:34de production d'énergie
48:36et on va devoir les reconstruire
48:38c'est le leader mondial
48:39des services pétroliers
48:41qui avait été créé par des français
48:43c'est américain
48:46français il y a 100 ans
48:47et malheureusement
48:48c'est localisé aux Etats-Unis maintenant
48:49mais pendant longtemps
48:51ils avaient une double équilibre
48:53de relations investisseurs
48:54à Paris
48:54et pourquoi on achète ça maintenant ?
48:56et on l'achète maintenant
48:57parce qu'il y a
48:58un carnet de commandes
48:59qui est très bien rempli
49:01puisqu'on va devoir reconstruire
49:03ce qui a été détruit
49:03au Moyen-Orient
49:04et qu'en parallèle
49:05on va devoir
49:06comme on l'évoquait ensemble
49:07tout à l'heure
49:08comme le disait Wilfried
49:09multiplier les endroits
49:11dans lesquels on produit
49:12donc on va arrêter
49:13de produire
49:13les énergies fossiles
49:15uniquement au Moyen-Orient
49:16on va peut-être s'intéresser
49:17et le timing est bon
49:19le cours est plutôt bas
49:20ou pas forcément ?
49:21la valeur se traite
49:22pour 16 fois les bénéfices
49:23c'est intéressant
49:25pour 28% de croissance
49:26l'année prochaine
49:26donc c'est un bon point d'entrée
49:29Schlumberger
49:29bon bah vous avez été bon
49:32merci
49:33merci
49:33merci de nous avoir suivis
49:36on se retrouve la semaine prochaine
49:37pour une émission
49:38mais qu'est-ce qu'on m'en raconte là ?
49:40elle va être exceptionnelle
49:42paraît-il
49:42et n'oubliez pas
49:43que vous pouvez nous écouter
49:45nous voir
49:45nous revoir en replay
49:46en podcast
49:46sur toutes les plateformes
49:47pour combattre
49:48de nouveaux records
49:51c'est votre argent
49:53sur BFM Business
49:54sure ne vous invite moi
49:54merci de vous
49:54au revoir
49:55pour toute l' accounting
49:55de nouveaux records
49:55donner
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