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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va aux Etats-Unis retrouver le renseignement direct pour BFM TV
00:03parce que malgré la situation, ou plutôt à cause de la situation,
00:07Donald Trump veut signer rapidement avec les Iraniens et il est optimiste.
00:13Alors il est vraiment plus qu'optimiste, il est absolument persuadé que tout va bien,
00:18qu'on n'est pas du tout nous journalistes dans les coulisses des négociations,
00:22je fais du verbatim du président et de ses conseillers,
00:25et que finalement on est là que pour poser des mauvaises questions et dire que tout va mal,
00:28alors que Donald Trump, mais aussi Pitek 7, le secrétaire à la Défense et un peu Marco Rubio,
00:34ne cesse de répéter dès qu'ils sont devant les caméras,
00:37voilà, la navire iranienne est au fond de l'océan, les avions iraniens ont été détruits à 90%,
00:43nous maîtrisons très bien la situation et regardez, disent-ils, Wall Street remonte,
00:48une fois que le détroit d'Hormuz sera sécurisé, et bien l'Europe et d'autres pays viendront,
00:53nous on s'en ira, on est vraiment l'impression ici, en lisant les médias,
00:57qu'on est sur une fin de guerre, il n'y a aucune manifestation,
01:00il n'y a absolument plus rien qui se passe, on attend les tweets du président,
01:04on attend de savoir quand le président ira signer la paix,
01:08et on est vraiment dans un décalage total,
01:11avec bien évidemment les informations qui nous parviennent sur BFM
01:14et dans le monde entier sur la situation au Proche-Orient,
01:17regardez aussi ce décalage que Valentin Ribb, qui m'accompagne, va filmer,
01:21il y a tous les jours un petit monsieur qui se met ici, devant la Maison Blanche,
01:26et il est tout seul, et il a son petit panneau, il met beaucoup de musique en disant
01:30arrêtez de vous haïr, aimez-vous les uns les autres,
01:35parce que c'est ça qu'il faut faire lorsqu'on est en désaccord,
01:39voilà, on est dans une Amérique un peu folle,
01:41avec Donald Trump qui reste extrêmement optimiste sur la fin du conflit en Iran.
01:46– Extrêmement optimiste, mais aussi extrêmement protégé,
01:50vu ce qui arrive ces derniers temps au président des États-Unis,
01:53protégé, et avec un vice-président, lui, qu'on ne voit plus beaucoup, J.D. Vance.
02:00– Alors J.D. Vance, c'est très simple, il a complètement disparu,
02:03il est invisible, il ne répond à rien, il était dans l'Ohio et l'Indiana
02:07il n'y a pas très longtemps avec des journalistes,
02:09il a refusé même d'aller à l'intérieur de l'avion pour répondre aux questions,
02:12c'est comme si J.D. Vance, depuis plusieurs jours maintenant,
02:16on le voit à peine, il était simplement à l'intérieur de la salle de la Maison Blanche
02:20pour assister à une cérémonie de la fête des maires,
02:22avec Mélania Trump, fête des maires pour les militaires.
02:25Par contre, l'information importante, c'est que, et ça, à mon sens, à Paris,
02:29et pour les gens qui regardent ce conflit, il faut bien le comprendre,
02:33on est en Amérique dans une violence politique incroyable,
02:36il y a énormément de sécurité qui s'est renforcée autour du président Trump,
02:41mais aussi autour du vice-président.
02:42On a appris ce matin par nos confrères du Washington Post
02:45qu'il y avait eu un tir la semaine dernière,
02:48après que le convoi de J.D. Vance soit passé à quelques mètres de la Maison Blanche,
02:53il n'y a aucune communication de l'administration là-dessus,
02:57l'homme originaire du Texas a été arrêté,
02:59mais ça veut dire, puisque c'est vérifié,
03:01qu'en 15 jours, il y a un tireur qui a voulu pénétrer à l'intérieur du dîner des correspondants,
03:06et il y a une semaine, quelqu'un qui a essayé de tirer au passage, sans doute,
03:11du convoi du vice-président.
03:13Les secrets de service sont inquiets,
03:15et on sent, quand on est ici sur le terrain,
03:17cette violence politique entre deux Amériques qui ne s'aiment pas.
03:21Merci, Laurent Saïm, en direct de Washington.
03:23Didier François, Nicolas Tenzer, bonsoir à vous deux.
03:26On a bien compris, Donald Trump est très optimiste,
03:28il attend une réponse iranienne sur les propositions américaines,
03:33quand cette réponse doit-elle intervenir ?
03:36Normalement, c'est demain, c'est pour ça qu'il y a encore un peu de tension,
03:40ce n'est pas certain que les Iraniens répondent tout de suite de manière favorable,
03:44Donald Trump leur a donné une semaine pour répondre à la proposition,
03:47et il n'est pas certain que ça débouche,
03:49mais c'est la première fois qu'on voit s'articuler,
03:53non pas la sortie des négociations, on est très très loin,
03:57mais le cadre qui permettrait de les commencer.
04:00Donc c'est un protocole d'accord qui ouvre des négociations.
04:05Voilà, c'est un mémorandum d'entente,
04:07c'est le nom officiel qu'ils lui ont donné,
04:09en fait c'est une page,
04:10mais qui fixe le cadre qui permettrait de négocier.
04:14Ça c'est intéressant, c'est la première fois que ça arrive,
04:17on va caricaturer de manière très forte,
04:20il y a les deux choses qui sont fondamentales pour les Américains,
04:24la question de l'enrichissement de l'uranium et du stock d'uranium enrichi,
04:29parce qu'eux ne veulent pas que les Iraniens aient la bombe,
04:33et côté iranien, le truc fondamental pour eux,
04:35c'est la levée des sanctions et récupérer les 100 milliards ou 120 milliards
04:42d'avoir gelé depuis les sanctions,
04:47particulièrement celles de 2020.
04:48Mais d'y essuyer cet accord et trouver ce protocole d'accord
04:51pour démarrer une phase de négociation,
04:53est-ce que le détroit d'Hormuz rouvre tout de suite ?
04:55Alors ce qui est intéressant justement,
04:57c'est que d'abord ces deux questions-là sont prises en compte,
05:00donc les questions américaines,
05:04les impératifs américains et les impératifs iraniens
05:07sont dans l'accord, ça ne veut pas dire que ça se réglera,
05:10mais les deux choses se font face,
05:12et les deux blocus,
05:15le blocus détroit d'Hormuz par les Iraniens
05:17et le blocus des ports iraniens par les Américains
05:21devraient pendant 30 jours se lever de manière symétrique
05:25et calculée en fonction de l'évolution des négociations.
05:30Et donc on aurait une première phase de 30 jours
05:31qui permettrait de voir si ça se met en place,
05:33et à ce moment-là on aurait 30 jours renouvelables derrière
05:36sur le nucléaire et le reste,
05:38si ça fonctionne,
05:39avec la possibilité de reporter,
05:41donc là aussi c'est intéressant,
05:42c'est qu'il n'y a pas de levée automatique,
05:44ça sera fait de manière progressive.
05:46Donc ce n'est pas encore mis en place,
05:47loin de là,
05:48mais c'est intelligent,
05:49parce que pour la première fois on voit un mécanisme
05:52qui permet de progresser
05:53avec les besoins des deux qui se mettent.
05:55Et que vient faire la Chine dans ce scénario ?
05:59Parce qu'il y a ce fameux voyage de Donald Trump en Chine,
06:04c'est le bon moment justement pour passer cette deuxième phase ?
06:07Alors je pense qu'il y a deux éléments.
06:09D'abord effectivement,
06:11je pense que la Chine a un poids
06:13peut-être relativement, disons, modérateur sur l'Iran.
06:17Ça c'est une hypothèse en tout cas qu'on peut faire.
06:20Dit à l'Iran,
06:21écoutez, ce n'est pas votre intérêt
06:23d'aller jusqu'au bout.
06:26Reste à savoir effectivement
06:28ce que l'Iran sera prêt à céder.
06:30Moi je n'imagine pas qu'ils abandonnent
06:32leur stock d'uranium enrichi.
06:33Ça je le vois.
06:35À la fin, je pense qu'il y a une fois.
06:36Mais on n'en est pas là pour l'instant.
06:37Mais on n'en est pas là effectivement.
06:38Donc je pense qu'il y a cette perspective-là.
06:40De l'autre côté,
06:42il y a effectivement
06:43la volonté des États-Unis,
06:46de Trump en particulier,
06:47de trouver un terrain dansant avec Xi Jinping.
06:50Et donc,
06:50dans un cadre de conflits,
06:52je dirais,
06:53exacerbé,
06:54il est impossible,
06:55aussi d'ailleurs pour les Chinois,
06:57d'accorder ce que Trump demande.
06:59Le président américain
07:00voudrait arriver en Chine
07:01avec ce protocole d'accord signé.
07:03Avec ce protocole d'accord,
07:04ça fait plus bio bien maintenant.
07:05Ce qu'il faut quand même savoir,
07:07c'est que Trump n'a pas mis vraiment
07:09toutes les cartes dans son côté,
07:10sur le fond.
07:11Parce que, je veux dire,
07:12on a quand même tellement l'impression,
07:14et ce n'est pas comme ça
07:14qu'on conduit une négociation,
07:16que Trump a tellement envie d'en sortir,
07:18qu'il est prêt à céder énormément.
07:20Et je pense que,
07:21à la fois sur la question de l'enregistrement,
07:22sur les missiles,
07:24où il semblerait quand même
07:25qu'il en reste 40 ou 50%
07:27dans le stock iranien,
07:29sans même parler des drones,
07:30sur effectivement la question des proxys,
07:32c'est-à-dire,
07:33vous savez,
07:33les milices chiites financées par l'Iran,
07:36la question n'est absolument pas réglée.
07:38Donc, en fait,
07:39est-ce qu'on va s'en sortir
07:40avec un Moyen-Orient
07:41qui sera plus stable,
07:43plus sûr,
07:44notamment pour les autres pays de la région
07:45et pour, je dirais,
07:47les pays occidentaux
07:48de manière générale ou non ?
07:49Moi, je ne suis pas nécessairement
07:51très optimiste sur ce plan-là.
07:52On va voir Laura Cambeau,
07:54on va l'écouter,
07:55elle est à Doha au Qatar
07:56pour BFM TV.
07:57C'est intéressant d'écouter,
07:58de regarder les réactions
07:59des pays du Golfe,
08:01justement, Laura,
08:01à propos de l'arrivée prochaine
08:03du Charles de Gaulle.
08:07Oui, il n'y a pas eu
08:08de réaction directe
08:09des pétromonarchies
08:10qui restent très discrètes,
08:12très policées
08:13quant à cette guerre.
08:14Mais en tout cas,
08:14ce qu'on peut vous dire,
08:15c'est qu'elles suivent
08:16avec attention
08:17toutes les initiatives françaises.
08:19Pourquoi ?
08:19Eh bien parce qu'il y a
08:20trois pétromonarchies,
08:21le Qatar,
08:22l'Arabie Saoudite
08:23et le Koweït
08:23qui ont participé
08:25à la réunion organisée
08:26le mois dernier
08:27par Emmanuel Macron
08:28avec le Royaume-Uni.
08:30C'était donc une réunion
08:31à l'Elysée
08:32qui avait pour objectif
08:33de rouvrir
08:33ce fameux détroit d'Hormuz.
08:35Pourquoi est-ce que
08:36les pétromonarchies,
08:37elles suivent aussi
08:38cet objectif ?
08:39Eh bien parce que
08:39leur économie
08:40est complètement étranglée.
08:42Les monarchies du Golfe
08:43sont en plein cauchemar.
08:45On vous le rappelle,
08:4530% de leur PIB
08:47est généré par les exportations
08:49de pétrole et de gaz.
08:51Voilà pourquoi
08:51elles suivent
08:52toutes ces initiatives.
08:53Et puis,
08:54il faut également savoir
08:55que le fait
08:55qu'Emmanuel Macron
08:56dise que le Charles de Gaulle
08:58pourrait donc venir
08:58dans la région
08:59et rester à l'écart
09:01des belligérants,
09:02ça les intéresse aussi
09:03ces pétromonarchies
09:03qui veulent rester loin
09:05à la fois des Etats-Unis
09:06et loin de l'Iran
09:07puisque ces pétromonarchies,
09:08en fait,
09:09elles n'ont qu'un objectif,
09:10la stabilité de la région
09:11pour pouvoir,
09:13eh bien comme je vous le disais,
09:14retrouver une certaine forme économique
09:16et pour pouvoir de nouveau
09:17exporter leurs hydrocarbures.
09:19Finalement,
09:20on a l'impression
09:20que les objectifs
09:21de la France
09:22et de ces monarchies du Golfe
09:23se rejoignent un peu.
09:24Qu'est-ce qu'on va faire
09:25là-bas avec le Charles de Gaulle alors ?
09:28Eh bien justement,
09:29on essaye de concrétiser,
09:32de donner un peu
09:34de matière militaire
09:36à ce projet diplomatique.
09:38Pour l'instant,
09:39on l'a juste mis
09:40à ce qu'on appelle
09:40la poignée de l'éventail.
09:41C'est-à-dire qu'il ne va pas rentrer,
09:42il ne va pas aller à Hormuz,
09:43il ne va pas rentrer à Hormuz,
09:44il ne va pas se positionner
09:45pas trop loin de Djibouti,
09:47en face du Yémen.
09:48C'est un endroit intéressant
09:49parce que ça permet
09:50de ravitailler,
09:51de réparer s'il y avait besoin.
09:53Et c'est à 48 heures
09:55de mouvement
09:56de Hormuz.
09:58Donc ça permet
09:59d'essayer de construire
10:01autour de la France,
10:02de donner un peu de chair
10:03à cette initiative espérée
10:07qui avait été présentée à Paris
10:11avec effectivement
10:11une quarantaine de pays,
10:12dont les pays du Golfe.
10:13Des gendarmes du Golfe,
10:14quoi, en fait, c'est ça ?
10:15Honnêtement,
10:15on ne sera pas vraiment
10:16les gendarmes du Golfe
10:16parce que de toute façon,
10:17il faudra attendre
10:18que les Américains
10:19et les Iraniens
10:20se soient d'accord.
10:21Ils soient d'accord
10:21avec ça aussi.
10:23D'où la position
10:25un peu prudente
10:27des Français
10:27pour ne dire que ça
10:29avec les Iraniens.
10:30On essaie de ne pas
10:31les fâcher,
10:31même quand ils tirent
10:32sur des bateaux de chez nous.
10:33On dit que ce n'est pas
10:34la France qui visait.
10:34Voilà, mais parce qu'en fait,
10:35on sent bien
10:36qu'il y a une tentative aussi
10:37de pouvoir garder
10:38ce canal ouvert
10:39et donc,
10:40on ne veut pas les prendre
10:40de front.
10:41Mais comme d'habitude,
10:41depuis 1982 et 83,
10:44depuis le Dracar,
10:45on ne les prend jamais de front.
10:46Donc, il y a un petit sujet
10:47là-dessus.
10:48Mais le...
10:48Attends, c'est quoi le sujet ?
10:50Il y a un gros sujet là-dessus.
10:52Vous êtes un petit,
10:53pas moi,
10:54de quoi ?
10:54Vous allez parce que
10:55vous vouliez réagir là-dessus.
10:56François-Xavier Benhamy,
10:57on est trop...
10:58Lâche.
10:59On est lâche
10:59vis-à-vis des Iraniens ?
11:00Avec les Iraniens.
11:02On est...
11:03En tous les cas,
11:03la France,
11:04la diplomatie française
11:04a été d'une complaisance
11:06terrible
11:06à l'égard du régime iranien
11:08depuis longtemps.
11:08Et je pense que
11:09l'inquiétude aujourd'hui
11:10des pays du Golfe
11:11que vous évoquiez à l'instant,
11:12cette inquiétude,
11:13elle devrait être
11:13la nôtre aussi.
11:15Si demain,
11:15le régime iranien sort,
11:18c'est-à-dire,
11:19non pas renforcé,
11:19mais à minima,
11:20pas détruit
11:20et donc renforcé
11:21de fait de cet épisode,
11:23alors c'est un risque majeur
11:24pour toute la région
11:25mais aussi directement
11:26pour le monde occidental.
11:28La vérité,
11:29c'est que pendant très longtemps,
11:30la France a fermé les yeux
11:31sur la réalité de cette menace.
11:32Et encore aujourd'hui,
11:33quand on entend
11:33le président de la République
11:34qui essaye d'expliquer
11:35par tous les moyens possibles
11:36que la France n'est pas visée
11:38au moment où
11:38on tire sur nos bateaux
11:40ou le Hezbollah,
11:41milice islamiste iranienne,
11:43chiite,
11:43tire sur nos soldats
11:45et tue des soldats français,
11:46voir que nous sommes encore
11:48en train d'alimenter
11:49ce déni de réalité
11:50a quelque chose d'inquiétant.
11:52Que la diplomatie soit nécessaire,
11:53c'est un fait.
11:54Mais aujourd'hui,
11:55notre devoir doit être
11:56d'avoir la lecture
11:57la plus juste
11:58de la réalité de la menace
11:59et d'agir.
12:01Et d'agir.
12:01Cette position très modérée,
12:02pour ne pas reprendre le terme lâche,
12:04mais très modérée de la France,
12:05est-ce que ça ne permettra pas
12:06justement à la France
12:07de jouer un rôle
12:08via le porte-avions
12:10Charles de Gaulle
12:11lorsque la guerre sera terminée
12:13pour garantir
12:14la sécurité
12:16de tous ces navires
12:17qui transitent
12:18chaque jour
12:18par le détroit d'Hormuz ?
12:19Je rappelle qu'il y a
12:201500 en ce moment
12:21navires qui sont toujours
12:23piégés dans le détroit.
12:24Mais l'outil militaire
12:25est exceptionnel.
12:25Le Charles de Gaulle,
12:26c'est une projection
12:27de puissance
12:28qui permet de rayonner
12:30dans toute la région
12:31et qui relaie
12:32ce qui a été fait
12:32pour le coup
12:33très justement
12:35par le gouvernement
12:36et par nos forces armées
12:39lorsque, par exemple,
12:40les Émirats,
12:41les pays du Golfe
12:41ont été directement
12:42ciblés par l'Iran.
12:43La France a été
12:44aux avant-postes
12:45pour venir les soutenir
12:46et je crois que ça a
12:48considérablement renforcé
12:48la crise.
12:49Vous auriez aimé
12:49qu'on en fasse davantage ?
12:50Non, c'était pour le coup
12:51une magnifique opération
12:54qui a coûté cher
12:56en termes d'engagement,
12:57en termes de munitions,
12:58en termes d'efforts humains aussi.
12:59Il se trouve que j'ai embarqué
13:00sur le Charles de Gaulle
13:01il y a deux mois
13:02et je pense à ces soldats
13:03qui sont toujours en mer depuis,
13:04à ces militaires
13:05qui sont en train de porter
13:06le pavillon français
13:07tout près de cette zone de combat.
13:09Ils portent sur leurs épaules
13:10une partie de la souveraineté
13:12et du rayonnement de la France.
13:13Mais le fait est que
13:14pour que cet outil militaire
13:15soit efficace,
13:16il faut avoir une lecture claire
13:17de où est la menace.
13:19Et je le redis,
13:20ça rejoint les analyses
13:22que Nicolas Tenzer a faites
13:23pendant longtemps
13:24sur le rôle des puissances moyennes,
13:26le rôle des petits états,
13:27des états moyens.
13:28Aujourd'hui, la France
13:29n'a sans doute pas
13:30les moyens d'arrêter le conflit
13:32entre l'Iran et les Etats-Unis
13:34ou de résoudre ce conflit.
13:35Mais la France peut agir
13:36dans des petits états
13:37ou dans des puissances moyennes
13:39autour de ce conflit.
13:40Je pense en particulier au Liban
13:42et aujourd'hui,
13:43nous devons avoir
13:43une préoccupation particulière
13:44pour le peuple libanais
13:45qui souffre d'avoir été impliqué
13:47malgré lui dans cette guerre
13:48qui n'est pas la sienne
13:49et qui espère
13:50le désarmement du Hezbollah
13:51auquel la France
13:52et l'Europe
13:53devraient pouvoir contribuer.
13:53Un mot sur l'Arabie saoudite.
13:55Selon les médias américains,
13:56l'Arabie saoudite
13:57a dit non aux Américains
14:00pour l'utilisation
14:02de leur base aérienne
14:03et s'y expliquerait d'ailleurs
14:04que Donald Trump
14:05ait abandonné,
14:06ce fameux projet
14:07qui a duré 2-3 jours,
14:09le projet d'escorter les navires
14:11et de libérer
14:12le détroit d'Hormuz.
14:13Qu'est-ce qui se passe
14:14entre l'Arabie saoudite
14:15et les Etats-Unis ?
14:15Pourtant,
14:16ce sont des alliés.
14:17Oui,
14:18alors c'est compliqué
14:18la relation entre
14:19les Etats-Unis
14:20et l'Arabie saoudite
14:21sur la question
14:21parce que
14:23la presse américaine
14:24a un peu tordu le bâton
14:26dans l'autre sens
14:26mais en fait
14:27les Saoudiens
14:28n'avaient rien
14:28contre le fait
14:29de mettre en place
14:32une opération.
14:34Parce que rappelons-le,
14:34les Saoudiens
14:35aimeraient bien
14:35que le régime iranien
14:36tombe quand même.
14:39On va essayer
14:39de rentrer
14:40dans un tout petit
14:40poil de subtilité
14:41vous m'excusez
14:41deux secondes
14:42mais sans être trop long
14:44vous allez voir
14:44la subtilité
14:45grosso modo
14:46les Etats-Unis
14:47sont assez vatanguère
14:48et sont pour déchirer
14:49les Iraniens
14:49sans faire de concession.
14:50Ils ont été quand même
14:51pas mal visés aussi
14:51par les Iraniens.
14:52Les Qataris
14:53sont plutôt pour négocier
14:54comme les Omanais
14:55un accord tranquille
14:56ou marlou
14:57sous la table.
14:58Les Saoudiens
14:58c'est un pas entre les deux.
14:59Grosso modo
15:00ils étaient plutôt d'accord
15:01pour une opération
15:02qui permettait
15:03de faire écouler
15:04mais ils ne voulaient pas
15:06se retrouver
15:06avec des missiles
15:07plein la figure
15:08et ils voulaient avoir
15:09la garantie surtout
15:09que les Américains
15:10les protégeraient
15:11en cas de tir.
15:12Il semble que cette garantie
15:13n'est plus là.
15:13En fait c'est ça
15:14qui s'est passé.
15:14Ils étaient contre
15:16essayer de débloquer
15:17le bon 3 de Hormuz
15:17par un peu la force
15:19mais c'était qu'ils se disaient
15:20si ils faisaient ça
15:20les Américains
15:21au moins devaient
15:22les protéger
15:22face aux tirs iranais.
15:24Les Américains
15:24qui n'ont rien fait
15:25pour protéger
15:25les Émirats arabes unis
15:26ont été visés.
15:27Ce qu'ont fait les Américains
15:28et ce qui est juste
15:29ça a quand même
15:29fait un peu bouger les choses
15:30c'est qu'en faisant rentrer
15:31leurs marines
15:32ils ont montré
15:33qu'ils étaient capables
15:33de le faire
15:34et que les Iraniens
15:34n'étaient pas capables
15:35de les en empêcher
15:35mais ils n'ont pu en fait
15:37protéger que leurs navires
15:38de guerre.
15:39Pourquoi ?
15:39Parce qu'ils avaient
15:40les conduites de tir
15:41qui permettaient de le faire
15:42et qu'en revanche
15:44les états de la région
15:45et les navires civils
15:47en conférence
15:48ils sont arrivés
15:48aux différents pétroliers
15:50et vraquiers
15:51qui sont passés
15:52eux se sont fait taper.
15:53C'est là-dessus
15:53que ça couine en fait
15:54et à juste titre.
15:56D'abord il faut savoir
15:58qu'il y a
15:58je dirais
15:59une rivalité
16:01extrêmement forte
16:02qui ne fait que s'accroître
16:03entre les Émirats
16:04et l'Arabie Saoudite
16:05les deux sont en combat
16:06pour le leadership régional
16:08et on peut dire
16:08d'une certaine manière
16:09qu'on a toujours
16:10maintenant
16:10presque par principe
16:12une distance
16:12entre la position
16:13des uns et des autres.
16:14Deuxièmement
16:15il y a un sujet aussi
16:16qu'on n'évoque pas
16:17c'est que l'Arabie Saoudite
16:18d'ailleurs comme les autres
16:19états du Golfe
16:20mais ils l'expriment
16:20peut-être moins
16:21peuvent craindre
16:22alors on n'y est vraiment pas
16:23une sorte de normalisation
16:25de l'Iran
16:25parce que si vous aviez
16:26une normalisation de l'Iran
16:27c'est comme une troisième
16:28et quatrième réserve
16:30de gaz et de pétrole
16:31ça veut dire que
16:32par rapport
16:33je dirais
16:33aux autres pays du Golfe
16:34on a effectivement
16:35une pression majeure
16:37à la baisse des cours
16:38ça je crois qu'il faut
16:39quand même l'évoquer.
16:40Troisièmement
16:41je reviens
16:41une toute petite seconde
16:42quand même sur l'histoire
16:42du Charles de Gaulle
16:43parce qu'elle est importante
16:44c'est très bien effectivement
16:45c'est pour rien qu'on ait
16:45cette projection
16:46on n'est pas du tout encore
16:47je dirais au stade
16:48où la France
16:49et les autres puissances
16:50pourraient vraiment débloquer
16:51mais surtout
16:51on n'imagine pas
16:52une sécurisation permanente
16:54par la France
16:55et les autres états
16:55du détroit d'Hormuz
16:57on va apparaisser
16:58des mois et des mois
16:59c'est quelque chose
17:00je dirais
17:00qui n'est pas possible
17:01on ne va pas immobiliser
17:02ni le Charles de Gaulle
17:03ni un certain nombre
17:04de bateaux
17:04comme ça
17:05pendant plus de 6 mois
17:06un an, deux ans
17:06il faudra discuter après
17:08de qui protège
17:09le détroit d'Hormuz
17:09l'idée c'est de le mettre là
17:10pour attirer les autres
17:11pour faire une coalition
17:11c'est un peu le déclencheur
17:13local
17:13de ne pas être tout seul
17:14coalition locale
17:15international je pense
17:16qu'on pourrait avoir
17:17des indiens
17:17une quarantaine de pays
17:18merci messieurs
17:19merci d'avoir été avec nous
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