- il y a 2 jours
Ce jeudi 19 mars, Antoine Larigaudrie a reçu Marc Tempelman, fondateur de Cashbee, et Laurent Grassin, directeur des médias chez Boursorama, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Marc Templeman de Cashbee, bonjour.
00:08Bonjour.
00:08Et Laurent Grassin de Boursorama.
00:10Bonjour Antoine.
00:11Bonjour à vous deux, on va peut-être juste commencer par l'actualité chaude, brûlante.
00:17On a quand même un conflit qui est en train de sortir un petit peu des limites qu'on lui
00:23donnait au départ,
00:24c'est-à-dire qu'il n'est plus question de décapiter le régime iranien,
00:27il n'est plus question du nucléaire iranien.
00:28Là, les Israéliens ont quand même ouvert une sacrée boîte de Pandore
00:32qui est d'aller taper directement l'Iran sur le secteur énergétique.
00:36Donc, les Iraniens fous furieux qui répliquent sur tous les pays du coin
00:41et finalement, cette forme de « gentleman agreement » au début
00:47qui était de ne pas toucher au secteur énergétique, là, tout ça vole en éclats.
00:52Est-ce que vous pensez qu'on a eu une première flambée des cours du brut
00:56avec, effectivement, le détroit d'Hormuz ?
00:58Est-ce que là, vous ne pensez pas qu'on est passé à une deuxième étape
01:01qui est « all-in, on y va, ok, vous voulez la guerre, on va vous la faire, il n
01:05'y a pas de souci »
01:06et spécifiquement sur ce terrain-là pour bien, bien mettre le bazar sur toute la planète.
01:11Marc Templeman, est-ce que vous pensez que là, on est en train de sortir du scénario de base ?
01:16Je pense qu'il y a énormément de dits spécialistes qui misaient sur un conflit court
01:21et que, clairement, ce qui se dessine, c'est un conflit beaucoup plus long
01:23parce qu'on se rend compte que l'Iran n'a pas besoin d'énormément de moyens
01:27pour pouvoir nuire très fortement l'économie mondiale.
01:31Et je crois que c'est, en gros, la seule stratégie que le reste.
01:34Je ne suis pas un spécialiste géopolitique, mais je partage la vision
01:37qui est que le scénario un peu rose initialement anticipé n'est plus vraiment pas la table.
01:42Laurent Grassin, nervosité maximale et peut-être, justement,
01:48la matérialisation d'une deuxième phase.
01:50Oui, et puis, on l'avait déjà dit la semaine dernière,
01:52l'absence de lisibilité du scénario américain.
01:55Quels sont les objectifs que cherchent à atteindre les États-Unis ?
01:58La sortie de Trump sur le détroit d'Hormuz et l'appel à ses alliés de l'OTAN,
02:02puis, finalement, on n'a pas besoin de bouffe.
02:04Donc, on ne les sent pas du tout sereins sur ce qu'ils veulent faire.
02:07Et après, vous l'avez dit très justement, Antoine,
02:09si on commence à taper les infrastructures pétrolières,
02:12ça a un effet direct sur les prix, mais ça a un effet de long terme
02:15parce que remettre, je crois que les dommages qui ont été enregistrés
02:19sur certaines infrastructures sont déjà sérieux,
02:21remettre en fonction des sites comme ça, ça ne se fait pas du jour au lendemain.
02:25Quand un arrêt de production se fait, notamment sur des sites gaziers et autres,
02:28donc ça veut dire quoi ?
02:29Ça veut dire que là, on est en train de créer des déséquilibres
02:32à moyen long terme sur la chaîne de production.
02:36Donc oui, ce n'est pas bon du tout, d'autant que,
02:40alors là, on a l'impression que les États-Unis veulent calmer le jeu
02:43et sont en train de dire, attendez, il faut, là aussi,
02:47soit disant, Israël a attaqué le champ iranien,
02:50puis les États-Unis étaient visiblement avertis, puis plus avertis.
02:54Beaucoup de mal à comprendre.
02:55Quel est là aussi, vis-à-vis de ces deux alliés,
02:58la position et le partage d'informations ?
02:59Il y a un truc très particulier qui s'est passé sur ces frappes.
03:03Exactement.
03:04Donc, encore une fois, quand vous êtes sur les marchés,
03:07vous anticipez, là, vous anticipez que vous ne maîtrisez pas vraiment
03:10ce qui est en train de se passer.
03:12Il y a une conséquence directe sur les prix
03:14et on a le sentiment qu'on s'engage vers quelque chose
03:17où, oui, tant que les infrastructures n'étaient pas touchées,
03:20on avait toujours l'espoir d'une désescalade
03:21et que, finalement, dans deux, trois mois,
03:24on pouvait revenir à business as usual.
03:26Là, j'ai plus ce sentiment-là aujourd'hui.
03:28Puis, surtout, il y avait ce sentiment que, voilà,
03:30tout sur l'Iran, l'Iran qui tape sur tout le monde
03:32et puis là, Israël qui tape sur un truc
03:35qui appartient aussi au Qatar,
03:37donc, visiblement, qui règle ses comptes avec...
03:40Non, non, là, c'est...
03:41Oui, oui, c'est assez préoccupant, il faut le dire.
03:43Bon, Marc Templeman, on a énormément de questions
03:46et on va le voir en fin d'émission
03:48sur les résultats un peu du top 4,
03:50des chroniques les plus téléchargées de
03:51Tout pour investir.
03:52J'aime bien parce que, comme ça,
03:53on lit un petit peu les préférences des auditeurs,
03:55des téléspectateurs.
03:56On est clairement en mode défensif.
03:59Et la question, c'est comment je protège
04:01mes investissements.
04:02On commençait à le dire la semaine dernière
04:04et, si j'ai bonne mémoire, la fois d'avant,
04:07mais voilà, cash is king.
04:09Est-ce qu'on revient à ce paradigme-là ?
04:12On voit qu'en plus,
04:14il y a un phénomène de rapatriement des capitaux
04:16vers les valeurs exposées au dollar.
04:20Donc, est-ce que le cash devient une denrée
04:23qu'il va falloir sécuriser ?
04:25Alors, le cash fait toujours partie
04:27d'une proportion plus ou moins grande
04:30d'un portefeuille sensiblement construit.
04:32Et il se trouve qu'en tout cas,
04:33les professionnels, les investisseurs
04:35dits institutionnels,
04:36commencent à louer un peu plus d'argent
04:39à cette partie de leur portefeuille,
04:40sachant qu'un investisseur institutionnel,
04:42un gérant de fonds, actions,
04:44pour prendre un exemple,
04:45est censé investir dans des actions.
04:46Donc, le fait qu'eux, qui au début de l'année
04:48étaient, entre guillemets, quasiment all-in
04:51et n'avaient que 3,2% de cash
04:53en moyenne dans leur portefeuille,
04:55et aujourd'hui, ils en ont 4,3%,
04:57donc ça a augmenté relativement considérablement,
05:00c'est déjà un premier signe.
05:01Il y a d'autres signaux.
05:02Ça faisait assez longtemps
05:04que des investisseurs très admirés
05:05comme Warren Buffett,
05:07qui certes a pris sa retraite,
05:08mais avant de le faire,
05:09avaient déjà construit et fortement augmenté
05:11la partie qu'il avait en cash
05:12pour pouvoir justement faire des investissements
05:14le jour où de nouvelles opportunités
05:16se ferait jour.
05:17Et donc, je peux parfaitement comprendre
05:19qu'un épargnant qui manque de lisibilité,
05:21qui ne comprend pas nécessairement
05:22où va mener cette guerre,
05:24se dise qu'il faudrait peut-être
05:25augmenter une partie de la liquidité
05:28de mon portefeuille,
05:28avec un dernier argument
05:29qui va en faveur de cette évolution,
05:33qui est de se dire que le cash,
05:34il peut être déployé facilement
05:36à 3%, voire 4% en dollars,
05:38il peut être déployé à 2-3% en livres starlin,
05:40et même en euros,
05:42nous proposons des livrets à 5-10% pendant deux mois,
05:46le fonds euro,
05:47on peut en trouver,
05:48qui va vous donner un rendement de 3%.
05:50Le cash rapporte.
05:51Donc, le cash rapporte pas mal,
05:53et pour le battre,
05:55comme on le voit sur les indices boursiers,
05:56ce n'est pas évident d'aller trouver des valeurs
05:57dont on est relativement certain
05:59qu'elles vont finir l'année
06:00en hausse de plus de 3%.
06:03Mais il y a ça,
06:04et il y a aussi la possibilité
06:06de regarder du côté des aristocrates
06:09du rendement aussi,
06:10parce que ça devient un enjeu.
06:13Ceux qui distribuent du dividende,
06:14qui rachètent leurs actifs.
06:15Alors, il y a les aristocrates,
06:17et puis il y a les kings, les rois.
06:18Les aristocrates,
06:19c'est des sociétés qui,
06:20depuis plus de 25 ans,
06:22versent tous les ans un dividende
06:23égal ou supérieur à l'année précédente,
06:25et les kings, les rois,
06:27ils font ça depuis 50 ans.
06:28Et il y en existe,
06:29notamment aux US,
06:30Procter & Gamble,
06:31Coca-Cola,
06:32McDonald's, Walmart,
06:33en font partie.
06:34Et donc, oui, c'est vrai
06:36que ce sont des valeurs
06:37qu'on peut considérer
06:38comme étant plutôt défensives
06:39dans la tourmente.
06:40Premier élément.
06:41Le deuxième élément,
06:42c'est que,
06:43suite à une correction,
06:44pour l'instant encore modeste,
06:45mais la baisse des cours
06:46depuis le début de l'année,
06:47fait presque de façon automatique
06:49que le rendement de dividendes
06:51sur certains titres,
06:52à condition que ces titres,
06:54que ces valeurs
06:55maintiennent leurs dividendes
06:56par rapport à l'année dernière,
06:57il y a des dividendes,
06:58enfin des rendements de dividendes
06:59qui commencent à ressembler
07:00à quelque chose.
07:01On peut commencer à espérer
07:02toucher du 4 voire 6 %
07:04sur certaines banques européennes.
07:06C'est le même cas
07:08sur certaines boîtes pharmaceutiques.
07:10Et donc, on peut se dire,
07:11tiens, oui,
07:12je risque d'avoir de la volatilité
07:13à court terme sur ces titres,
07:14mais pour peu que ces boîtes
07:16maintiennent leurs dividendes,
07:17rien qu'en dividendes,
07:18je peux me faire du 4, 5, 6 %.
07:21d'autant que, et on le voit,
07:24certains disent,
07:25oui, mais enfin,
07:25c'est le miroir aux alouettes
07:27parce que plus on a de dividendes,
07:29moins le titre progresse, etc.
07:31Oui, mais il y a un truc
07:32qui a changé le paradigme,
07:33je regarde notamment
07:34du côté de l'infrastructure,
07:35du côté des utilities,
07:37mais il y a des titres
07:38qui progressent
07:39et qui gavent leurs actionnaires.
07:41Là, la magie, vous savez,
07:42les valeurs de rendement,
07:44les valeurs qui versent dividendes,
07:45c'est celles qui sont en cycle mature,
07:46qui ont moins besoin de financement
07:48et qui redonnent une partie
07:51de leurs résultats aux actionnaires.
07:52Et vous l'avez dit, Antoine,
07:53généralement, c'est des valeurs,
07:54il y a moins de croissance,
07:55donc il y a moins de plus-value à attendre,
07:57donc c'est une façon
07:57de récompenser l'actionnaire.
07:58Sauf qu'en ce moment,
08:00ça marche des deux côtés
08:01puisque qui donne beaucoup de dividendes,
08:04les groupes notamment pétroliers
08:05et les énergéticiens,
08:07alors on voit qu'en ce moment,
08:08c'est carton plein.
08:09Les valeurs réputées
08:10plus défensives,
08:11on pourrait parler des opérateurs télécoms,
08:13on pourrait parler des pharma,
08:14des bancaires,
08:15Marc l'a dit,
08:16et en ce moment,
08:17alors les bancaires,
08:18c'est un peu plus compliqué
08:18parce qu'on voit qu'elles réagissent
08:20pas mal au conflit,
08:21mais en tout cas,
08:21la pharma, ça tient plutôt bien,
08:23etc.
08:23Donc là, c'est le coup double,
08:24effectivement,
08:25c'est vraiment gagnant
08:26sur cette stratégie
08:26de valeur de dividendes,
08:28donc ça peut être intéressant
08:29et sur la partie liquidité,
08:31je pense que c'est compliqué
08:32de faire une réponse générale
08:34parce que tout le monde
08:35n'est pas dans la même situation,
08:36mais ce qui est sûr,
08:36c'est que Marc l'a très bien dit,
08:37aujourd'hui,
08:38à un moment,
08:39avoir des positions en cash,
08:40ça coûtait,
08:40ça ne rapportait pas,
08:41donc il y avait très peu d'intérêt
08:43et au début de l'année,
08:44tout le monde était resté
08:45très exposé en action
08:46parce qu'on prévoyait
08:47une année de 2026
08:47où la croissance
08:48allait rester forte,
08:49plutôt même mieux partagée
08:50avec un peu un décentrage
08:52des US
08:52et un équilibrage
08:53des émergents,
08:54etc.
08:54et tout le monde mettait
08:55cette condition
08:56quand le conflit iranien
08:57s'est déclaré
08:58à la condition
09:01que le conflit iranien
09:02reste de courte durée,
09:03de courte durée.
09:04Là, on est en train
09:04de passer sur autre chose.
09:06Donc, fondamentalement,
09:07si vous êtes,
09:08et encore une fois,
09:09ça dépend de votre situation,
09:10mais si vous êtes très exposé,
09:11très investi
09:12sur des actions et autres,
09:14et bien là, oui,
09:15ça peut valoir le coup.
09:16Alors, attention,
09:17parce que c'est un peu
09:18à double tranchant,
09:18c'est-à-dire que
09:20la tentation de tout retirer,
09:21de tout sécuriser,
09:22c'est aussi potentiellement,
09:23si vous êtes un investisseur
09:25de long terme,
09:25le risque de louper la hausse,
09:26c'est toujours ce qu'on dit,
09:27donc attention,
09:28mais quand même,
09:29si aujourd'hui,
09:30vous étiez vraiment resté
09:33très très exposé
09:34sur les actions,
09:35ça peut valoir le coup
09:36quand même
09:36de se laisser
09:36un petit coussin de sécurité.
09:38Oui, effectivement.
09:39Je regardais,
09:39vous parliez des marques,
09:41vous parliez des valeurs financières
09:42en termes de pourvoyeurs
09:43de rendement.
09:44Ah oui, c'est bien.
09:44Rien que BNP Paribas,
09:462025, on est à 6 %,
09:49estimé 2026, 6,90,
09:50et estimé 2027, 7,5.
09:52Ça commence à devenir
09:54des beaux gros aristocrates,
09:57voire même des petits princes,
09:59si on fait le classement.
10:01Oh, Marc,
10:02pendant des mois,
10:04pendant des années,
10:06j'allais dire,
10:06on allait chez le banquier
10:07et on essayait de s'exposer
10:08un peu au marché actions,
10:09gentiment.
10:11premier truc,
10:11oh, on a un truc génial,
10:13c'est les produits structurés.
10:15Ouais.
10:17On fait quoi, là ?
10:19On est quand même
10:20dans un marché très instable
10:21et produits structurés
10:22par essence.
10:23Il y a beaucoup de choses,
10:24c'est le gratin de poisson,
10:26comme on dit
10:27dans The Big Short.
10:29Il y a à boire
10:30et à manger.
10:31Est-ce que,
10:32quand on est très exposé
10:33aux produits structurés,
10:34et ça peut arriver,
10:35et il n'y a pas de mal à ça
10:36parce que c'est quand même
10:37des produits qui offrent
10:37du rendement
10:38et de la sécurité du capital,
10:39est-ce qu'il y a des choses
10:40à changer dans l'environnement
10:41actuel ?
10:42Je dirais plusieurs choses.
10:44Le premier élément,
10:45c'est qu'un produit structuré
10:46reste un produit
10:47financier complexe.
10:48Et donc,
10:49ce n'est pas pour tout le monde.
10:50Il faut prendre le temps
10:50de bien les comprendre
10:51et surtout que,
10:53comme vous l'avez
10:53très bien souligné,
10:54dans le secteur
10:55des produits structurés,
10:56il y a énormément de choses
10:58qui peuvent être
10:59assez différentes
11:00les uns des autres.
11:01Les caractéristiques clés étant
11:02est-ce que mon capital
11:03est pleinement garanti
11:04ou n'est que partiellement garanti
11:06et que dans certains scénarios
11:07de catastrophe,
11:08je mets à risque
11:09mon capital,
11:09pour prendre un exemple.
11:10Le nombre d'indices sous-jacents
11:12sur lesquels on pourrait indexer
11:13et faire dépendre
11:14sa performance,
11:16pareil,
11:17c'est une grande,
11:18grande variable.
11:19Ensuite,
11:19je dirais
11:20qu'il n'y a pas de doute
11:21sur le fait que ceux
11:22qui sont déjà investis
11:23sur des produits structurés
11:24dont les sous-jacents
11:25sont des indices boursiers,
11:26ils ont probablement vu
11:28leur valeur théorique
11:29baisser
11:30en ligne
11:31avec les marchés actions
11:32qui ont corrigé.
11:34Ce n'est pas une raison
11:35de paniquer.
11:36Ces produits sont justement
11:37conçus pour durer dans le temps.
11:39Typiquement,
11:40les échéances sont relativement longues,
11:41de l'ordre de 10,
11:4211,
11:4212 ans.
11:43Et ça veut probablement dire
11:45que ceux qui avaient l'espoir
11:46que des mécanismes
11:47de rappel automatique
11:48qui allaient s'activer
11:50potentiellement
11:50dans les trimestres à venir,
11:51qu'ils devront attendre
11:52un peu plus longtemps.
11:53Mais ce n'est pas pour autant
11:54que tout est perdu,
11:55ce n'est pas pour autant
11:56que les revalorisations
11:59à la baisse
12:00vont être cristallisées.
12:01vous pouvez toujours
12:02espérer ce fameux gain
12:03que vous avez visé
12:04initialement
12:05en y investissant.
12:06En revanche,
12:07pour ceux qui regardent
12:08aujourd'hui
12:09l'investissement
12:09en produits structurés,
12:11il y a un certain nombre
12:12d'avantages
12:13qu'on peut souligner.
12:14Le premier,
12:14c'est que la volatilité
12:15étant plus haute,
12:16le pricing,
12:17les mécanismes de pricing
12:18qui rentrent en considération
12:20pour concevoir
12:21ces produits structurés
12:21sont un peu plus favorables
12:23et peuvent vous permettre
12:23de viser des rendements
12:24un peu plus élevés
12:25à structure égale.
12:26Le deuxième,
12:27c'est que si votre sous-jacente
12:28dépend d'un indice boursier,
12:29forcément,
12:30par la force des choses,
12:31votre point d'entrée
12:32sera probablement plus bas.
12:34Et dernier élément,
12:35vous l'avez dit,
12:35mais je le répète,
12:36l'avantage de ces produits
12:37et la raison principale
12:38pour laquelle
12:39nos clients
12:41mettent une partie
12:42de leur patrimoine,
12:43jamais la totalité,
12:43une partie de leur patrimoine
12:44dans ce type de produit,
12:45c'est que vous êtes protégé
12:46à la baisse,
12:47soit partiellement,
12:48soit totalement.
12:49Donc, ça reste des instruments
12:50qui, même dans la tourmente
12:51ou peut-être à cause
12:52de la tourmente,
12:53peuvent faire sens.
12:54Bon, c'est plutôt
12:55une bonne chose.
12:56Laurent Grassin,
12:57on va terminer avec vous.
13:00« Gnye, gnye, gnye, gnye,
13:01il n'y a pas de tech
13:01en Europe ».
13:03Oh !
13:03STMicro, Soitec,
13:05super performance en ce moment.
13:07On se remet à découvrir
13:08qu'on a des très bons acteurs
13:10de semi-conducteurs
13:11de pointe en France.
13:12Oui, c'est en tout cas
13:14la redécouverte des marchés
13:15puisque Soitec, je crois,
13:17on est à plus 170%
13:18depuis le début de l'année.
13:19Oui, depuis le début de l'année.
13:21STMicro,
13:22jusqu'à la semaine dernière,
13:23quelques jours,
13:24était devant aussi
13:25leader du CAC 40
13:26devant Total Energy.
13:27Je crois qu'il s'est fait
13:27shipper sa place.
13:29Donc, effectivement,
13:30le marché redécouvre
13:31nos fabricants
13:32de semi-conducteurs.
13:34Les marchés redécouvrent
13:34Grenoble.
13:36Notre Silicon Valley à nous.
13:38Parce qu'effectivement,
13:39il voit une inflexion
13:39de tendance
13:41avec quand même
13:41des perspectives
13:42qui étaient en train
13:42de se redresser.
13:43Et sur Soitec,
13:45sur Soitec,
13:46un petit peu de prudence
13:47quand même.
13:47Je trouve qu'il y a
13:48beaucoup, beaucoup de volume.
13:49Il y a beaucoup de spéculation
13:50sur le titre.
13:51Je lisais dernièrement
13:53un article qui disait
13:53que c'était parce que
13:54peut-être un investisseur
13:56suivi sur X
13:57avait pris une position
13:58sur le titre.
13:59Voilà !
13:59Là, on est quand même
14:00loin du scénario
14:02de base.
14:03Il y a de ça, oui.
14:04Voilà !
14:05Après, ce qui est sûr,
14:06c'est qu'effectivement,
14:08Soitec, dans sa position
14:08à certaines de ses technologies,
14:10est exposée au secteur
14:10de l'IA.
14:11C'est une valeur
14:12qui reste volatile,
14:13qui a été
14:16souvent extrêmement
14:16aussi pénalisée
14:18dans certaines phases
14:18de marché.
14:19Donc, c'est vrai
14:19que c'est assez sympathique
14:21de le découvrir,
14:22en tout cas de voir
14:23que depuis le début
14:23de l'année,
14:24là aussi,
14:25dans un contexte
14:27où les valeurs
14:28de la tech et de l'IA
14:29ont pu être pénalisées
14:30par ailleurs.
14:31Eh bien,
14:31nos deux champions français,
14:32que ce soit sur le CAC 40
14:33ou sur le SBF 120,
14:34se distinguent.
14:36Prudence, quand même,
14:37prudence sur Soitec.
14:38Je trouve que c'est allé
14:39très vite, très fort,
14:41avec pas beaucoup de...
14:42quand même pas beaucoup
14:43de news flow,
14:44comme on dirait,
14:44pas beaucoup d'actualité
14:45pour alimenter
14:45ce mouvement de hausse.
14:47Le dernier gros news flow
14:48de Soitec,
14:49c'était un...
14:50D'ailleurs,
14:51finalement,
14:51c'est très intéressant
14:52et ça explique
14:53pourquoi cette valeur va...
14:55Justement,
14:55il y a pas mal de commentaires
14:56sur les réseaux sociaux
14:57en disant que c'est devenu
14:58un même stock.
14:59Oui.
14:59Bon, ça va,
15:00c'est pas GameStop,
15:01il y a un outil industriel.
15:02Il y a quand même
15:02une vraie technologie derrière.
15:03Savoir-faire.
15:04Et il y a à la fois
15:05une exposition à l'IA,
15:07à tout un tas
15:08de secteurs de croissance
15:09et parallèlement,
15:10leur dernier contrat,
15:12il était axé
15:13sur l'infrastructure,
15:15justement,
15:15sur la 5G,
15:16sur la bonne vieille 5G,
15:17les bons vieux réseaux télécom.
15:19Donc, voilà.
15:20Regardez Soitec comme ça.
15:21Là aussi,
15:21on sera quand même content
15:22à un moment,
15:24on rembarque ça finalement
15:25dans toutes les thématiques
15:26de souveraineté,
15:27d'avoir des compétences,
15:29des savoir-faire
15:29qui sont ou européens
15:32ou tricolores
15:32et on espère que là aussi,
15:34ça se répercutera
15:35dans les carnets de commandes
15:36de privilégier
15:37ces acteurs-là nationaux
15:38plutôt que d'aller chercher
15:39des compétences à l'extérieur.
15:40Tout ça est capital.
15:41Laurent Grassa,
15:42Boursorama,
15:42merci d'avoir été avec nous.
15:44Marc Templeman,
15:45CashBiz,
15:45c'est toujours agréable
15:46avec vous
15:46parce qu'on passe
15:47de la géopolitique géante
15:48à vraiment votre quotidien
15:50en termes de placement
15:51et puis à nos entreprises
15:52qui font quand même
15:53le succès
15:54de la bourse
15:55et surtout en ce moment
15:57en ces temps agités.
15:58Merci d'avoir été avec nous.
15:59Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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