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  • il y a 9 minutes
L’inclusion financière et numérique devient un enjeu central pour permettre l’accès aux services essentiels au plus grand nombre. Avec ses technologies de paiement, de connectivité et de cybersécurité, IDEMIA Secure Transactions développe des solutions pour les publics éloignés du système bancaire ou numérique.

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Transcription
00:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Yves Portalier, bonjour.
00:09Bonjour.
00:10Bienvenue, vous êtes le directeur de la stratégie RSE d'Idemia Secure Transactions,
00:15Idemia ou IST, il y a plein de façons de nommer l'entreprise.
00:19C'est quoi IST, Idemia ?
00:22Idemia est née du rapprochement de la fusion de deux entreprises bien connues
00:26qui sont Morpho et Auberthure en 2017.
00:31Et donc Idemia Secure Transactions est la division
00:34qui s'occupe de tout ce qui est sécurisation des transactions.
00:39Et quand on parle de sécurisation des transactions,
00:41on pense à d'un côté la partie bancaire, donc le paiement,
00:45et la connectivité avec la téléphonie mobile.
00:48Et aujourd'hui, bien que le nom ne soit pas très connu,
00:52vous utilisez sûrement un produit Idemia, soit dans votre téléphone,
00:55au travers d'une carte SIM, soit une carte bancaire fabriquée par Idemia,
01:00mais également au travers des solutions de paiement sans contact
01:04que nous sécurisons également.
01:07Et nous livrons à peu près 1,5 milliard de cartes à puces par an.
01:12Quels sont les défis que vous devez relever, les menaces,
01:15puisqu'on parle de sécurité ?
01:17Les défis actuellement sont liés à l'évolution,
01:21je dirais, ou en tout cas les opportunités sont liées aussi
01:23à l'évolution des modes de paiement en particulier.
01:28Également à la digitalisation de ces modes de paiement,
01:31à la nécessité d'avoir des paiements en temps réel.
01:36Et l'instantanéité, globalement, est une demande de la part des utilisateurs
01:42assez universelle.
01:44Et le fait, effectivement, d'utiliser de plus en plus son smartphone pour payer,
01:48c'est relativement nouveau.
01:50Alors vous dites que c'est à la fois une opportunité pour une entreprise comme la vôtre
01:53et un nouveau défi à relever ?
01:55Il y a effectivement des défis, mais il y a aussi beaucoup de nouveaux cas d'usage
02:00qui apparaissent au travers de l'utilisation du smartphone.
02:03Il y a également de nouveaux cas d'usage qui apparaissent au travers de l'évolution
02:06globalement des technologies qu'on retrouve avec les crypto-monnaies,
02:11les crypto-monnaies gouvernementales.
02:13On travaille par exemple avec des gouvernements comme le gouvernement brésilien
02:16pour favoriser l'inclusion et l'utilisation de monnaies digitales gouvernementales.
02:22Alors justement, il y a deux grands thèmes.
02:24Il y a la question de l'inclusion et la question de la souveraineté.
02:29Ces sujets d'inclusion financière.
02:31Alors de quoi on parle déjà quand on parle d'inclusion financière ?
02:34Je dirais qu'on parle un peu comme dans tous les sujets de la RSE,
02:38ces sujets d'inclusion.
02:39Ils obéissent à une vision qu'on doit avoir à 360 degrés
02:43de l'impact que l'on a des écosystèmes dans lesquels on opère.
02:47Et pour commencer, on a bien entendu des sujets d'inclusion du côté des clients
02:52et aussi des sujets d'inclusion des communautés dans lesquelles on opère.
02:56Inclusion du côté des clients, c'est un travail essentiellement avec les banques
03:01ou avec des gouvernements et des banques.
03:04Je citais le cas du Brésil.
03:06C'est une initiative gouvernementale.
03:09Et dans ce cas-là, on favorise des solutions de paiement
03:13pour des personnes qui sont non bancarisées
03:17et leur permettre de payer soit avec des solutions à base de cartes à puces,
03:21soit avec un téléphone portable, d'avoir une instantanéité des paiements,
03:25d'avoir également la capacité de payer dans des environnements sans réseau.
03:30L'Amazonie n'est pas couverte par des réseaux téléphoniques partout.
03:33Là, vous êtes en train de nous parler de systèmes de paiement développés pour l'Amazonie.
03:37Exactement.
03:38OK.
03:39Exactement.
03:40Des solutions de paiement aussi, toujours dans les sujets d'inclusion des clients.
03:44Des solutions pour les personnes en situation de handicap visuel
03:48avec des cartes bancaires, avec du braille et également des encoches sur ces cartes bancaires.
03:55Donc ça, ce sont des solutions, je dirais, d'inclusion,
03:59des projets d'inclusion que l'on a en aval du côté des clients,
04:03mais aussi des projets d'inclusion que l'on a dans les écosystèmes dans lesquels on est présent.
04:08On est fortement présent en Inde et on a décidé d'avoir une présence et une action proactive en Inde
04:15en développant une fondation qui va permettre à des jeunes qui sont sans qualification
04:22et sans capacité de pouvoir accéder au moindre emploi,
04:26de leur fournir une qualification et donc la capacité d'arriver à avoir un travail
04:31qui leur permette de vivre et parfois de faire vivre leur famille.
04:34Aujourd'hui, on forme plusieurs centaines de jeunes.
04:37Et notre objectif n'est pas de former, par ailleurs.
04:40Notre objectif, il est de nous assurer que les jeunes, à l'issue de la formation,
04:44ils aient tous en emploi.
04:46Donc l'objectif, c'est que 90% des jeunes à la sortie de la formation aient en emploi.
04:50Et alors là, on va reprendre ces exemples,
04:52parce que vous êtes passé presque trop vite sur l'Amazonie,
04:54mais concernant l'Inde, qui est à l'origine, qui est à l'initiative de cette proposition ?
05:00Donc on a une forte présence en Inde.
05:03On a plus d'un millier de salariés qui sont présents là-bas.
05:06On a à la fois des capacités de développement et de fabrication.
05:11Et il nous est semblé opportun, en tant qu'entreprise, responsable,
05:17d'investir dans l'éducation.
05:19On a une préoccupation globalement, je dirais,
05:21dans nos activités de mécénat, de bénévolat, autour de l'éducation.
05:26Étant une société de la tech éduquée, nous semble important.
05:31Et c'est donc pour cette raison-là qu'on a développé cette initiative.
05:35Je veux bien revenir sur l'Amazonie, parce que c'est assez fascinant.
05:39Comment ça marche, tout simplement ?
05:41Non, mais c'est vrai, vous nous dites,
05:43on s'adresse à des populations isolées, au cœur de l'Amazonie,
05:46il n'y a pas Internet.
05:48Comment ces systèmes de paiement fonctionnent ?
05:50Et surtout, à quoi ils servent, à ces populations isolées ?
05:54Donc, effectivement, l'utilisation est fondamentale,
05:58puisque l'objectif, c'est de remplacer à terme le cash,
06:01l'argent liquide, par des solutions de paiement digitales.
06:06Donc, ça, c'est l'objectif premier.
06:10Le deuxième, bien entendu, c'est de permettre à tout le monde
06:12d'utiliser ces monnaies digitales.
06:15Donc, c'est une initiative gouvernementale,
06:17lancée par le gouvernement brésilien,
06:19qui a pour objectif également de participer,
06:21de favoriser l'inclusion de ces populations.
06:24Donc, l'enjeu ici, c'est de s'assurer
06:27qu'on reproduit les cas d'usage de l'argent liquide
06:31dans le digital.
06:32Et l'argent liquide, on n'a pas besoin de réseau pour l'utiliser.
06:34On peut être dans un sous-sol d'immeubles,
06:36on peut être au fin fond de l'Amazonie, c'est pareil.
06:39Oui, ça marche.
06:39Donc, il y a des solutions techniques
06:41qui permettent de faire des transactions,
06:43ce qu'on appelle offline,
06:45c'est-à-dire sans être connectées,
06:48et qui, à un moment donné, bien entendu,
06:50une connexion est nécessaire
06:51et ça remet tous les systèmes en ligne.
06:54Alors, il y a aussi des enjeux de souveraineté,
06:57de protection des données.
06:59Déjà, quels sont les principes
07:01qui guident les solutions
07:02que Idemia met en place
07:04en matière de protection des données ?
07:07Alors, la protection des données,
07:08bien entendu, un enjeu de l'ARSE
07:11et puis un enjeu de responsabilité
07:12C'est le jeu majeur de nos sociétés, oui.
07:14Et c'est l'ADN d'Idemia Secure Transaction.
07:17On est là pour sécuriser des transactions,
07:20qu'elles soient financières
07:21ou de connexion à des réseaux mobiles.
07:24Et dans ce contexte,
07:26protéger les données,
07:28protéger les transactions est fondamental.
07:30Et bien entendu, ça fait partie de notre ADN.
07:32Et lorsqu'on envisage cet enjeu de souveraineté,
07:36ça commence par notre propre souveraineté,
07:39c'est-à-dire la maîtrise des technologies
07:40que l'on va livrer à nos clients.
07:42Et pour ce faire,
07:44on a d'une part,
07:45en termes de conception des produits,
07:49on travaille en anglais,
07:51on dirait du privacy, security by design.
07:54On travaille dans des conceptions
07:56qui sont sécurisées par elles-mêmes.
08:00Et donc, on va commencer à développer des produits
08:02et on développe, par exemple,
08:03nos composants électroniques.
08:04Vous avez une carte à puce, Idemia.
08:06Dans la majorité des cartes à puce,
08:08on a nos composants électroniques.
08:09Donc, on conçoit les composants électroniques
08:11et on maîtrise la chaîne de valeur
08:12de bout en bout,
08:13de la conception du composant électronique
08:15jusqu'à sa livraison à un client.
08:18Ça peut être un client d'une banque.
08:20Une banque, ça peut être un opérateur télécom.
08:23Et toutes les opérations
08:24qui sont effectuées dans cette phase-là
08:26sont totalement maîtrisées par Idemia.
08:28Ça veut dire que les crises géopolitiques
08:30qui se sont enchaînées
08:31n'ont pas eu d'impact sur votre activité,
08:33dans cette partie-là, en tout cas ?
08:34Les crises géopolitiques ont forcément façonné,
08:38en tout cas, la manière dont on réfléchit,
08:40puisque ce sujet de souveraineté
08:43est bien entendu en écho
08:45avec les crises géopolitiques,
08:47en écho également avec les sujets
08:48d'impact et de RSE.
08:52Ça n'a fait que conforter, je dirais,
08:53la tendance que l'on avait vue venir
08:57et l'orientation que l'on avait prise.
08:59On a par exemple ouvert, il y a deux ans,
09:02une nouvelle usine en Bretagne
09:04pour fabriquer des cartes à puces
09:06qui est plus importante et plus moderne
09:09que la précédente,
09:10donc pour réancrer et confirmer cet ancrage
09:13sur un territoire qui est l'Europe.
09:15Aujourd'hui, on a un ancrage
09:16dans plusieurs géographies du monde
09:18pour localiser nos productions
09:20à l'endroit où nos clients sont,
09:22justement pour favoriser, d'une part,
09:25ces problématiques de souveraineté,
09:26mais aussi limiter la distance de transport
09:29entre les produits et les clients
09:31et favoriser, bien entendu,
09:32les impacts environnementaux.
09:33Alors, il y a les cartes à puces,
09:34mais il y a aussi les données bancaires.
09:36Qu'est-ce qu'elles deviennent, ces données ?
09:38Alors, les données bancaires,
09:39nous n'en traitons pas beaucoup.
09:41Néanmoins, nous les sécurisons.
09:42Nous les sécurisons à la fois
09:44les données bancaires du client
09:45qui sont sur la carte à puces
09:47et, bien entendu,
09:48lors des transactions de paiement.
09:51Donc, en général,
09:52quand nous traitons des données,
09:53elles sont effacées rapidement.
09:54Ce sont les établissements bancaires
09:56qui conservent, eux, les données.
09:58Par contre, nous, nous assurons
10:00et nous mettons à la disposition
10:02des banques et des opérateurs télécoms
10:04pour les sujets liés à la téléphonie mobile
10:07des solutions qui leur permettent
10:08de crypter leurs données
10:11et de se préparer aussi
10:13aux solutions de demain.
10:14Le post-quantum qui commence à être
10:18de plus en plus, je dirais, public.
10:21Le post-quantum qui arrivera
10:22dans les années 2030, 2035.
10:24Qu'est-ce qu'on appelle le post-quantum ?
10:25Donc, ce sont des nouvelles technologies
10:27de calcul qui vont permettre
10:29d'aller plus vite pour certaines...
10:32Alors, c'est très technique,
10:33mais pour certaines opérations de calcul,
10:36ça va permettre d'aller beaucoup plus vite.
10:37Et dans certains cas,
10:38ça peut casser certains algorithmes
10:40de cryptographie.
10:42Et donc, on a travaillé pour
10:45anticiper cette évolution-là
10:46et mettre en place des solutions
10:48qui sont robustes
10:49à ce qu'on appelle le post-quantique,
10:51donc à l'air où l'ordinateur quantique arrive.
10:54Et donc, ça, c'est typiquement
10:55des solutions technologiques
10:56que l'on développe avec nos clients
11:00pour anticiper, je dirais,
11:01sur la protection des données
11:02et la sécurisation des opérations.
11:05Ça veut dire, juste pour bien comprendre,
11:06il y a des centres de données,
11:07vous opérez des centres de données
11:08ou ce n'est pas du tout vos métiers ?
11:10On opère des centres de données, oui.
11:11Est-ce qu'il faut qu'ils soient
11:14localisés à proximité des clients
11:15le plus possible,
11:16quand on parle de souveraineté ?
11:17Alors ça, pas forcément,
11:19et pas tous les centres de données.
11:22Donc, on essaie effectivement
11:23d'avoir des centres de données
11:25qui sont répartis
11:26sur les principales plaques géographiques,
11:29de manière à diminuer la dépendance
11:31par rapport aux distances
11:33et à optimiser l'efficacité.
11:37De la même manière, d'ailleurs,
11:39qu'on opère pour nos centres de production,
11:40puisqu'on a six centres de production,
11:43je dirais, assez équitablement répartis
11:45autour de la planète.
11:46Merci beaucoup, Yves Portallier.
11:47A bientôt sur Bistmart for Change.
11:49On passe au zoom de notre émission,
11:52la robustesse des PME au programme.
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