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  • il y a 10 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Le signé concilier, justement, maintenant, on va s'intéresser à une autre formation politique,
00:03le Rassemblement National, qui se targue d'avoir fait un très bon premier tour.
00:08Qu'en sera-t-il du deuxième ? Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National.
00:12On avait eu un fonds républicain contre nous, enfin, un dit républicain,
00:15parce qu'il n'avait ça que de nom. Là, c'est pas ça.
00:18Je pense que c'est juste la lâcheté de la droite qui ne veut pas, comment dire,
00:22accepter la main tendue de Jordan Bardella et Marine Le Pen pour faire barrage à la gauche
00:25dans un certain nombre de communes. C'est dommage, voilà, c'est dommage,
00:29parce que, vous voyez, à Clermont-Ferrand, à Limoges, chez moi dans la Somme,
00:33on aurait pu empêcher les électeurs...
00:35À Saint-Étienne, à Chambly, à Amiens, à Limoges, les candidats LR disent non merci.
00:41Exactement, mais c'est leur responsabilité.
00:42Alors justement, on va en débattre maintenant dans le signé concilier avec Charles Consigny,
00:46avocat et séliste. Bonsoir.
00:47Bonsoir.
00:47Bonsoir Charles.
00:48Julien Audoul, député Rassemblement National de Lyon, porte-parole du Rassemblement National.
00:52Bonsoir, monsieur le député Audoul.
00:54Finalement, le Rassemblement National, c'est le gagnant du premier tour et le perdant du second tour.
00:59Charles Consigny ?
01:00Alors, gagnant du premier tour, déjà, c'est à relativiser,
01:03puisque, si mes chiffres sont exacts, dans les grandes villes de notre pays,
01:08Paris, Lyon, Toulouse, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux,
01:12les candidats du RN sont en dessous de 8%.
01:17Et l'UDR, le parti d'Éric Ciotti, ne permet pas au Rassemblement National de faire mieux que ça,
01:29sauf peut-être, évidemment, à Nice.
01:31Donc, déjà, c'est à relativiser.
01:33Et ensuite, moi, ce que je vois, c'est, je sais ce que va dire Julien Audoul,
01:38c'est qu'il va dire qu'il faudrait faire l'union des...
01:40J'anticipez, déjà.
01:41Oui, oui, on va voir si vous dites autre chose.
01:44Vous allez dire qu'il faudrait faire l'union des droites,
01:48comme font les partis de gauche en ce moment.
01:53C'est-à-dire, notamment à Marseille, par exemple,
01:55j'imagine que vous aimeriez beaucoup que la candidate des Républicains
01:59fusionne avec la liste de Franck Alizio.
02:02Moi, ce que je pense, c'est que si la droite ne s'y résout pas,
02:07ça n'est pas tant parce que vous seriez encore un parti d'extrême droite, etc.
02:12Ça, je laisse ça, moi, je le pense, mais je le laisse à l'appréciation de chacun.
02:17C'est parce qu'en réalité, sur la question économique et sociale,
02:22vous êtes un parti, au fond, socialiste comme les autres.
02:26Et que, donc, la droite ne peut pas s'allier avec vous.
02:30Je pense que vous vous êtes beaucoup notabilisé,
02:32presque trop notabilisé,
02:34que vous êtes devenu un parti assez mou sur la question des réformes.
02:39Alors, on est d'extrême droite, mais on est mou.
02:41Il faudra l'extrême droite violon.
02:43Sur la question économique et sociale,
02:45oui, vous êtes mou et vous êtes de gauche.
02:47Et je pense que c'est ce qui fait que la droite ne veut pas s'allier avec vous.
02:50Alors, on est d'extrême droite, on est mou.
02:53Sur la sécurité de l'immigration.
02:54On est socialiste, on est de gauche, on est un peu tout ça.
02:57Ça part un peu dans tous les sens.
03:01La vérité, et là, on est en total désaccord,
03:05pourquoi une partie de la droite,
03:06et je dis bien une partie de la droite,
03:07c'est-à-dire les états-majors de droite,
03:08parce que les électeurs, ils ont fait leur choix,
03:10depuis bien longtemps, dans les territoires,
03:12dans les terroirs, dans mon département,
03:14les électeurs ont fait leur choix,
03:15parce qu'eux, ce qu'ils veulent, c'est que leur vie s'améliore,
03:18c'est que leurs idées triomphent,
03:20et que leurs valeurs soient portées au plus haut niveau.
03:22Ils ont bien compris que ce n'était pas avec Gérard Larcher,
03:25que ce n'était pas avec Laurent Wauquiez,
03:27que ce n'était pas avec Bruno Retailleau,
03:29dont on a cru qu'il allait être l'homme fort de la droite,
03:31finalement, il a été piteux quand il était au ministère de l'Intérieur.
03:35Ils ont bien compris que c'était avec le Rassemblement national.
03:38– Je ne sais pas si les Français l'ont trouvé piteux au ministère de l'Intérieur.
03:40– Je pense, en tout cas, son bilan est assez lamentable,
03:43que ce soit en termes de titre de séjour, record 384 000,
03:47que ce soit en termes d'OQTF renvoyé, lamentable,
03:50que ce soit également en augmentation des violences physiques,
03:53plus 5% pour 2025,
03:55mais ça, c'est le bilan de M. Retailleau.
03:56Ce qui paralyse, en fait, les élites de droite,
03:59c'est qu'elles sont piégées par le piège mitterrandien
04:04qui a été dressé il y a un peu plus de 30 ans
04:09sur le fait que c'est l'idéologie de gauche qui s'impose
04:13et c'est la doxa de gauche qui s'impose
04:16et qui définit et qui arbitre les élégances.
04:19Qu'est-ce qui est le bien ? Qu'est-ce qui est mal ?
04:21Qu'est-ce qui est républicain ? Qu'est-ce qui est démocrate ?
04:23Et les élites de droite, depuis bien longtemps,
04:25y compris Nicolas Sarkozy, sont fascinés
04:28par cette appétence pour la gauche.
04:30Il faut plaire à la gauche.
04:31Il faut avoir l'onction de la gauche.
04:33C'est fini.
04:34Non, ce n'est pas fini. Pas du tout.
04:36Vous avez, par exemple, un certain nombre de hauts dignitaires
04:40des Républicains qui restent totalement soumis
04:43à cette doxa-là et qui sont en rupture totale
04:46avec leurs électeurs.
04:47Parce que leurs électeurs, eux, ils font le choix d'Éric Ciotti.
04:50Leurs électeurs, eux, veulent voir leurs idées triompher.
04:52Ils préfèrent la défense de la patrie
04:54plutôt que la défense de leur parti.
04:56À Nice, peut-être, mais pas dans le reste du pays.
04:59Mais si, mais ça continue.
05:01Très clairement.
05:01C'est vrai qu'au deuxième tour, vous avez du mal.
05:03Parce que vous manquez de réserve de voix.
05:05Par exemple, pour Franck Alizio à Marseille,
05:07la partie s'annonce quand même difficile.
05:09Il a fait le plein au premier tour.
05:10Est-ce qu'il y a encore une réserve de voix ?
05:13C'est d'une part les électeurs de Martine Vassal
05:15qui ont bien compris qu'elle est...
05:17Oui, mais elle se maintient, donc.
05:17Non, mais elle se maintient, mais...
05:19Ils peuvent changer de braquet.
05:20Oui, je pense que les électeurs sont responsables.
05:23Ils sont libres, surtout.
05:24Ils sont majeurs et vaccinés.
05:25Et eux, ce qu'ils veulent, c'est surtout pas
05:26que M. Payan reste à l'hôtel de ville de Marseille.
05:29Ils veulent une rupture.
05:30Ils veulent de la sécurité.
05:31Ils veulent de la tranquillité.
05:33Ils veulent que cette ville soit redressée.
05:35Et c'est certainement pas avec M. Payan,
05:37qui l'a enfoncée depuis six ans,
05:38que ça va être le cas.
05:40D'accord, mais ce que je veux dire,
05:41c'est la réserve de voix que nous avons.
05:43Et puis, nous avons aussi
05:43tous les abstentionnistes
05:45qui ont regardé le premier tour de loin
05:48et qui, là, se disent,
05:49et ça arrive beaucoup dans notre camp,
05:51qu'il y a la possibilité de faire triompher le changement
05:53et qui vont venir en renfort.
05:54Donc, très clairement,
05:55moi, je vois, à Marseille,
05:57nous avons une possibilité de gagner.
05:58À Toulon, bien évidemment,
06:00que l'or Lavalette...
06:00Ce ne sera pas simple non plus à Toulon.
06:02Mais je pense qu'elle gagnera.
06:03L'or Lavalette sera la prochaine mère de Toulon.
06:05Et à Menton aussi.
06:06Et à Menton.
06:07Nous avons à Draguignan.
06:08Enfin, il y a énormément de villes
06:09où c'est possible.
06:10Qui sont tous au même endroit, un peu.
06:12C'est-à-dire que c'est assez régional, quand même.
06:14Dans le reste du pays,
06:16il n'y a pas beaucoup de...
06:17On en a dans le Nord, dans le Pas-de-Calais.
06:19De grandes villes qui sont susceptibles
06:22de passer au RN.
06:23Il ne vous aura pas échappé
06:24que le Rassemblement national
06:26est implanté depuis de longues années
06:28dans ces territoires.
06:29Et c'est normal que le travail d'implantation locale,
06:31que les candidatures successives,
06:33que le travail de fourmis
06:35qu'on menait, nos élus, nos candidats,
06:37nos militants,
06:38payent.
06:38Et c'est normal qu'on en récolte des fruits.
06:40Oui, mais est-ce que ce n'est pas quand même
06:41un petit signe inquiétant pour vous,
06:44je le dis sans malice,
06:47que vous ayez tant de mal, finalement,
06:49à tirer votre épingle du jeu
06:50à l'occasion de ces élections municipales ?
06:52On parle beaucoup plus de la France insoumise.
06:54Alors que...
06:55Et de la gauche dans l'ensemble.
06:57Moi, je suis frappé de voir
06:58à quel point la gauche
07:00parvient tout à coup
07:00à s'unir, etc.
07:02D'ailleurs, on peut le critiquer.
07:04La France insoumise étant devenue
07:05ce qu'elle est devenue,
07:06évidemment que c'est critiquable.
07:07Mais, à l'approche de la présidentielle,
07:10alors que vous êtes censé
07:12et que vous prétendez
07:13être la force d'alternance
07:15au macronisme,
07:16et en tout cas au bloc central, etc.
07:18Bref,
07:19un, vous avez du mal aux municipales,
07:21et deux,
07:22vous avez un candidat
07:24qui n'a pas l'âge requis,
07:26n'a pas l'expérience requise,
07:27n'a pas les diplômes requis.
07:29Oui, il y a quand même un âge requis
07:31pour être président de la République.
07:32Ce que vous dites est ridicule.
07:33Moi, je trouve qu'il faudrait même
07:35l'écrire dans la loi.
07:36Vous savez qu'il y a un âge minimum
07:38pour être sénateur, par exemple.
07:40Je pense qu'on pourrait mettre
07:41un âge minimum
07:42pour être président de la République.
07:43Est-ce qu'il peut être raisonnable
07:44à un moment donné ?
07:45Honnêtement, je vous le dis
07:46sans malice, Julien.
07:47Mais si.
07:47Mais non, sans malice.
07:50Un petit peu de grotesquerie, quand même.
07:52Non, ça, c'est votre appréciation.
07:54Moi, je me dis,
07:54c'est quand même frappant
07:55de voir que malgré tout,
07:57ce parti, ça blanque encore.
07:58Parce que, je vais vous dire,
07:59le fond de ma pensée,
08:00je pense qu'au fond,
08:02vous êtes un parti
08:03de fausse opposition.
08:04C'est-à-dire que,
08:06vous parliez vous-même
08:08de ce piège créé par Mitterrand, etc.
08:10Effectivement,
08:10le Front National a été inventé
08:12par François Mitterrand
08:13pour emmerder la droite
08:15et faire gagner la gauche.
08:17C'est lui qui l'a théorisé comme ça.
08:19Et moi, j'ai le sentiment
08:20que Macron a repris
08:22à son compte
08:24cette arme fatale politique
08:26qui est d'avoir une espèce
08:27de faux opposant
08:28dont on sait à la fin
08:29qu'il ne gagnera pas,
08:30mais qui permet
08:31de coaliser
08:33les uns et les autres
08:34contre le...
08:34Donc, qu'est-ce qu'on va
08:36vers un second tour ?
08:37Édouard Philippe Bardella,
08:38Victoire Philippe.
08:39Vous avez dit beaucoup de choses.
08:41Premièrement,
08:41sur l'enseignement des municipales,
08:43nous performons
08:45dans nos villes.
08:46D'une part,
08:47ça montre bien
08:47que la gestion...
09:00a porté ses fruits.
09:01Non, pas du tout.
09:02Évidemment,
09:03Éric Ciotti,
09:04vous pensez...
09:05Une ville !
09:06C'est la cinquième ville de France.
09:07Mais à Lyon, par exemple,
09:08la capitale des Gaules,
09:10faites 7%.
09:11À Lyon,
09:12on n'a jamais fait des bons scores,
09:13ce n'est pas la question.
09:14Ce que je veux dire,
09:15c'est que nous sommes
09:16le troisième parti
09:19pour accéder en tête
09:20dans les villes
09:21de plus de 3500 habitants.
09:22Nous sommes le troisième parti.
09:23Alors, on met la focale
09:25sur LFI
09:26avec trois villes,
09:28avec Saint-Denis,
09:29avec Roubaix.
09:29Mais le vote LFI,
09:30lui, recule dans les faits.
09:31Oui, mais ça vous fait pas gagner
09:32dans ces villes-là.
09:34Ce qui n'est pas le cas
09:35du vote Rassemblement National.
09:36Donc, il y a véritablement
09:36une implantation.
09:37Nous avons fait relire
09:3825 maires.
09:39Nous avons près de 1300
09:41conseillers municipaux.
09:42Il y a 36 000 communes.
09:44Attendez,
09:44nous en aurons
09:45beaucoup plus dimanche.
09:47Et alors, concernant
09:49votre plafond de verre imaginaire,
09:50ça, c'est le coup
09:51qu'on nous fait depuis 30 ans.
09:52Ben, je sais.
09:53Il était à 10%.
09:53Il est passé à 15%.
09:55Il est passé à 20%.
09:56Il existe toujours.
09:57Mais non, il existe toujours.
09:58On l'a vu
09:58aux dernières législatives.
10:00Vous promettez le pouvoir,
10:01finalement,
10:01vous n'avez pas eu.
10:02Non, vous savez très bien
10:04ce qui s'est passé aux législatives,
10:05que ce soit les désistements
10:06anti-publicains.
10:07Et Magou,
10:07si ça s'était passé,
10:09j'allais dire,
10:09à la normale,
10:10nous aurions eu une majorité,
10:12vous le savez.
10:13Et concernant
10:14l'âge de Jordan Bardella,
10:16je trouve que c'est
10:16l'argument le plus débile.
10:18Excusez-moi.
10:19Parce que quand vous regardez...
10:20Il y a un âge minimum
10:20pour passer son permis de conduire,
10:22pour voter...
10:23Quand vous regardez
10:24les gens qui nous gouvernent
10:26depuis 40 ans,
10:28dont certains ont fait
10:28de prestigieuses carrières,
10:30ont fait les plus brillantes écoles,
10:32ils ont conduit notre pays
10:34dans le mur,
10:35avec des désastres successifs,
10:36que ce soit sur l'endettement,
10:38que ce soit sur le déficit,
10:40que ce soit sur la sécurité,
10:41sur l'immigration,
10:42ça a été des toccards finis.
10:44Alors de dire que,
10:45parce que ces gens-là
10:46ont un âge,
10:47il faudrait finalement
10:48les plébisciter,
10:49les promouvoirs,
10:49et que d'autres sont plus jeunes
10:51et donc je serai forcément
10:52amateurs,
10:53c'est totalement ridicule.
10:54Ce que je vous fais remarquer,
10:55c'est deux choses,
10:56c'est qu'en fait,
10:57est-ce que vous n'êtes pas
10:58finalement un peu court ?
10:59Est-ce que ça a suffisamment
11:01travaillé au Rassemblement National ?
11:03À Paris,
11:03vous ne faites pas...
11:04Et pourquoi vous ne dites pas ça
11:04pour les autres partis ?
11:05Non mais je le dis aussi
11:06pour les autres partis.
11:07Pour les macronistes ?
11:08Parce qu'il y en a qui bossent,
11:09par exemple,
11:09la France Insoumise.
11:11Moi, je ne suis pas du tout
11:13évidemment favorable
11:14à leur programme
11:15crypto-communiste.
11:16Mais pourtant,
11:17vous allez à l'université d'été.
11:18Non, pour un débat.
11:20J'étais là comme un contradicteur
11:22à Manuel Bompard,
11:23rassurez-vous.
11:25Je remarque qu'eux,
11:27ils ont,
11:27à somme toute,
11:29une espèce de travail
11:30sur le terrain, etc.
11:32Par exemple, à Paris,
11:33vous faites 1,5%.
11:35C'est quand même pas anodin.
11:37Je veux dire,
11:37Paris, c'est la capitale
11:39de notre pays,
11:40c'est la grande...
11:41C'est le gros moment économique
11:42de notre pays.
11:43C'est relativement reporté
11:44sur la candidature
11:45de Sarah Knafow.
11:46Vous l'avez quand même observé, ça.
11:47Je ne suis pas sûr.
11:48Ah, si.
11:49Je ne suis pas sûr
11:49que ce soit tout à fait
11:50forcément votre électorat.
11:52Et le fait que vous n'ayez pas pu
11:54exercer la moindre concurrence
11:56face à cette candidate
11:57très Bardella,
11:58finalement,
11:59très TikTok,
12:00très etc.
12:01Mais non,
12:02mais peut-être que vous avez du mal
12:03à convaincre les élites,
12:04par exemple.
12:05Mais ce n'est pas forcément...
12:07Je me dis,
12:08est-ce que vous n'arrivez pas
12:09un peu court
12:10à la présidentielle ?
12:11Voilà.
12:12Je me demande...
12:14Est-ce qu'il ne faut pas
12:15bosser un peu plus ?
12:16Oh là là,
12:17cette mythologie...
12:18Pour l'élection présidentielle,
12:19il ne s'agit pas de convaincre
12:20les élites,
12:21il s'agit de convaincre
12:22tous les Français
12:22et d'abord le peuple français.
12:24Que nous soyons,
12:26encore une fois,
12:28vilipendés,
12:28conspués
12:29par une toute petite partie
12:30aujourd'hui
12:31des élites françaises
12:32qui voient dans l'arrivée
12:33au pouvoir
12:34du Rassemblement National
12:36les calamités,
12:38les plaies d'Égypte,
12:39etc.
12:39Tout ça, évidemment,
12:40parce que ça les conforte
12:42dans l'idée
12:43qu'il ne faut surtout
12:44rien changer.
12:45Il y a beaucoup de choses
12:45à changer,
12:46que ce soit en matière
12:47de fiscalité,
12:48que ce soit en matière
12:49de valeur travail,
12:50que ce soit en termes
12:50d'aide au TPE, PME.
12:52Il y a beaucoup de choses
12:52à changer.
12:53Et d'ailleurs,
12:54tous ceux qui tiennent
12:54le pays à bout de bras
12:55le savent pertinemment
12:56et se tournent de plus en plus
12:57vers le Rassemblement National.
12:58Sur l'argument du travail,
13:00je pense que,
13:01regardez le travail
13:02qu'ont réalisé nos maires.
13:04Nos maires,
13:04quand ils gagnent
13:05en 2014,
13:06ils héritent de gestions
13:08qui ont 80 années
13:10de socialo-communisme,
13:12si on prend Hénard Beaumont,
13:13qui sont endettées
13:14comme ce n'est pas permis,
13:15si on prend par exemple Fréjus,
13:16qui sont dans un marasme
13:17épouvantable,
13:18si on prend Perpignan.
13:19Nos maires les ont redressées
13:21avec du sérieux,
13:22avec du travail,
13:23avec du pragmatisme,
13:24avec des compétences.
13:26Avec des compétences.
13:27Avec des compétences.
13:28Racheline,
13:28c'était des compétences,
13:29c'était du sérieux.
13:30Il y a quelques exceptions.
13:32Visiblement,
13:33il est réélu,
13:33donc les électeurs
13:34sont relativement contents
13:35de sa gestion.
13:37Patrick Balkany
13:38était réélu
13:39d'années en années.
13:39Je ne pense pas
13:40que la gestion
13:41de Patrick Balkany
13:42en matière de développement
13:43de Levallois
13:44ait été insuffisante.
13:45Et de développement
13:46de sa propre fortune aussi.
13:48C'est un autre débat.
13:49N'empêche pas l'autre.
13:50Ce que je veux dire,
13:51c'est que nos maires
13:52ont montré
13:53par leur travail,
13:54par leurs compétences,
13:55par leur sérieux
13:56et par leurs soucis
13:56d'intérêt général
13:57qu'ils avaient
13:58non seulement le niveau,
14:00mais qu'ils avaient
14:01toute l'estime
14:02et toute la confiance
14:03de leurs concitoyens.
14:04Donc ça,
14:04ça devrait être
14:04un argument
14:05que vous devriez entendre
14:06plutôt que de dire
14:08qu'ils ne travaillent pas,
14:09etc.
14:09On travaille
14:10et quand on arrive
14:11aux manettes,
14:12on est réélu brillamment.
14:13En attendant,
14:14les deux offres
14:15les plus claires
14:15aujourd'hui du paysage politique,
14:17c'est le Rassemblement National
14:17et c'est la France insoumise.
14:18Pour moi,
14:19c'est la même offre.
14:20Incontestablement.
14:21Mais oui,
14:22pour moi,
14:22sur les questions économiques
14:23et sociales,
14:24c'est la même chose,
14:25le RN et la LFI.
14:26Mais c'est un cercle
14:27qui se rejoint
14:28aux extrémités.
14:30Donnez-moi,
14:31par exemple,
14:32la retraite à 60 ans
14:33qui était dans votre programme
14:35il y a encore
14:35après six mois
14:36et qui est passé
14:37à 62 ans.
14:38Je l'ai regardé de près
14:39votre programme.
14:39Mais ce n'est pas 62 ans,
14:41mais c'est incroyable
14:43que quelqu'un...
14:43Nos téléspectateurs
14:44peuvent être
14:45sur le site du RN.
14:46Je sais, oui,
14:46ça va dépendre
14:47à quel âge on a commencé.
14:48Mais c'est les annuités
14:49travaillés.
14:50Mais il n'empêche
14:50que vous êtes favorable
14:51à la retraite
14:52à 62 ans.
14:53Il n'empêche
14:54que vous ne voulez pas
14:54réduire le nombre
14:55de fonctionnaires.
14:56D'ailleurs,
14:56je me demande même
14:59si...
15:00Qu'est-ce qu'elle a dit
15:01Marine Le Pen
15:01quand on lui a posé
15:02la question ?
15:03On lui a posé la question...
15:04Elle a dit non,
15:04ça c'est des trucs de droite.
15:06Non, mais vous savez très bien
15:07qu'il y a des endroits
15:08et des secteurs
15:09où il y a trop de fonctionnaires,
15:10où il y a des fonctionnaires
15:11qui ne servent à rien,
15:12tous les Français le savent.
15:13Et il y a malheureusement
15:14des secteurs
15:15où il n'y a pas assez
15:16de fonctionnaires.
15:16Donc vous ne réduisez pas.
15:17Oui, mais vous équilibrez.
15:18C'est parce qu'elle a dit.
15:20Il y aura de facto
15:21une réduction
15:22par rapport
15:23au non-remplacement
15:24de certains départs
15:25en retraite, évidemment.
15:26Mais vous constatez
15:27que ce soit dans les domaines
15:28de la sécurité,
15:29de la santé,
15:30il n'y a pas assez
15:31de fonctionnaires aujourd'hui.
15:32Ce que j'observe simplement,
15:33cher M. O'Doul,
15:35c'est que, en gros,
15:36la plupart des économistes
15:38sérieux,
15:38entre guillemets,
15:39la plupart des patrons...
15:40Des macronistes
15:41qui nous crachent dessus
15:41et qui obtiennent des prix Nobel ?
15:42Non, je vous parle
15:43du monde économique
15:44qui est très déçu par Macron,
15:46qui trouve qu'il n'a pas
15:46fait le boulot.
15:47Concrètement,
15:48ils disent qu'il faudrait
15:49faire 150 milliards d'euros
15:50d'économies
15:52dans nos dépenses publiques.
15:53On a proposé 100 milliards
15:53d'euros d'économies
15:54dans notre contre-budget.
15:55Ils disent que...
15:56Oui, mais parce qu'il y a
15:57des économies
15:58qui sont très théoriques.
15:59Théoriques.
16:00Par exemple, vous dites
16:01qu'on peut économiser
16:02X milliards sur l'immigration.
16:04On peut se demander...
16:05Sans doute que l'immigration
16:06coûte plus cher qu'elle rapporte,
16:07mais on peut se demander
16:08si vous grossissez pas.
16:10Sans doute, c'est sûr.
16:11Si vous grossissez pas
16:11un peu le trait.
16:13Et ça se paye pas seulement
16:14en termes de milliards d'euros.
16:16Ça se paye aussi
16:17en termes de sécurité.
16:18En tout cas...
16:18Ça se paye en termes d'éducation.
16:20Ça se paye en termes
16:21de prévision sociale.
16:22Et ça, ça n'a pas de prix.
16:23Vous serez d'accord pour dire...
16:24Ben voilà.
16:24Mais donc, vous n'êtes pas du tout...
16:26Vous n'êtes pas milléiste,
16:28par exemple, monsieur Oudoul.
16:29Je n'ai pas tronçonneuse.
16:30Je n'ai pas tronçonneuse.
16:32Je n'ai pas tronçonneuse.
16:32Mais pour autant,
16:34il y a des choses
16:34qu'il faut tronçonner.
16:35Les agences et les comités
16:36Oudoul, par exemple.
16:37Oui, mais c'est ce qui vous met
16:38quand même sur la même ligne
16:40fondamentalement
16:40que la France insoumise
16:41sur les questions
16:42économiques et sociales.
16:43Je considère que la seule chose
16:45qui vous différencie
16:46de la France insoumise,
16:47c'est votre programme
16:47sur la sécurité et l'immigration
16:49qui n'est pas le même.
16:50Mais pour le reste,
16:51en réalité,
16:52vous êtes sur la même ligne.
16:53Vous voulez qu'on prenne
16:54des exemples ?
16:55On va prendre des exemples.
16:55Et je pense que c'est pour ça
16:56que la droite ne veut pas
16:58s'allier avec vous.
16:59Qui veut faciliter la transmission ?
17:01Ce n'est pas la France insoumise,
17:02c'est le Rassemblement national.
17:03Qui veut soutenir
17:04les TPE et PME ?
17:05Qui veut favoriser
17:08l'augmentation des salaires
17:10en contrepartie
17:11d'une baisse de charges
17:12de cotisations patronales ?
17:13Ce n'est pas la France insoumise.
17:14Mais vous ne pouvez pas
17:15baisser les charges
17:15si vous n'augmentez pas
17:16l'âge de départ en retraite.
17:17Vous voyez bien
17:19qu'en fait,
17:19il y a une rupture
17:20dans les orientations
17:21que nous souhaitons
17:22en matière économique.
17:23Pour moi,
17:24votre programme,
17:24il est chiracien.
17:26C'est la droite de gauche.
17:28C'est la droche.
17:29Oui,
17:30non mais je pense vraiment.
17:30Et d'ailleurs,
17:31je pense que c'est voulu
17:33au Rassemblement national.
17:34Éric Ciotti
17:34qui a rejoint
17:35le RN,
17:37il vient de la droite.
17:37Oui,
17:38mais à la limite,
17:39c'est le seul.
17:40Voilà.
17:43Je pense que vous n'êtes pas
17:45sur l'un des seuls
17:46qui permettrait
17:47de revêter.
17:48Vous ne regardez pas
17:49nos propositions,
17:50vous ne regardez pas
17:50le programme,
17:51vous êtes obnubilé
17:51par vos fantasmes
17:52et vos préjugés.
17:53Mais pas du tout,
17:53je regarde.
17:53Vous vous êtes dit
17:54le RN,
17:55c'est ça,
17:55donc je vais rester
17:57avec ce délire.
17:58Je peux même dater
17:59quand vous êtes passé
18:00de 60 à 62 ans.
18:01Merci Julien Audoul.
18:0342 admittés travaillés.
18:04Je l'ai vu.
18:04Je l'ai vu.
18:06Merci à différents moments
18:07de consultation
18:07de votre programme.
18:08Merci à tous les deux.
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