- il y a 44 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va terminer l'émission avec notre rendez-vous traditionnel sur la politique avec le signet qu'on signe,
00:05qui va avoir lieu et qui va avoir trait surtout au 1er mai.
00:10Et au fait que le Premier ministre Sébastien Lecornu a dit non, on ne passera pas en force au syndicat,
00:16mais il a tenu aussi à envoyer un message aux différentes branches concernées par l'assouplissement du 1er mai.
00:23Les réformes sont possibles, dans le respect et avec une méthode, a dit le chef du gouvernement,
00:27qui a répondu ensuite aux critiques.
00:30Une tentative d'obstruction quasiment systématique venue de la France insoumise, qui crée un malaise dans l'hémicycle.
00:36Ce n'est pas un syndicat qui a pris la plume dimanche en voyant que nous allions tout droit vers
00:42une commission mixte paritaire
00:43qui allait rouvrir des filières entières, dont des boulangeries industrielles, des FNAC, un renvoi par décret, sans le moindre débat.
00:52Si on veut revenir uniquement au seul boulanger fleuriste à ouvrir, mais au seul boulanger artisanaux, indépendants, commerçants de proximité,
01:03ce qui était l'intuition initiale, le mandat a été donné au ministre pour accélérer justement une discussion sociale ad
01:11hoc.
01:11Personne dans cet hémicycle a intérêt à balayer le dialogue social d'un revers de main.
01:18C'est le signer Consigny avec Charles Consigny, l'avocat de CIS. Bonsoir.
01:22Bonsoir.
01:22Et Sabrina Roubache, ministre déléguée à l'enseignement, à l'information professionnelle, à l'apprentissage.
01:27Bonsoir madame la ministre.
01:28Bonsoir.
01:29Sébastien Lecornu a répondu aux critiques, en particulier sur le fait que la gauche le menaçait d'une censure,
01:33que c'est le parti socialiste qui a la signature à Matignon.
01:36Enfin, toujours est-il, il a cédé, il a cédé aux menaces de la gauche ?
01:38Mais non, mais c'est ridicule. On est au cœur des névroses françaises. Lecornu, là, il faudrait l'appeler conservator.
01:47J'ai croisé l'ancien ministre Dupond-Moretti tout à l'heure, qu'on appelait acquittator. Là, c'est conservator.
01:53C'est-à-dire que, oulala, vous vous rendez compte, on va permettre aux boulangers d'employer quelqu'un le
01:591er mai sans débat.
02:00Mais c'est impossible, mais vous n'y pensez. Et puis les fleuristes, oulala.
02:04Donc, très bien, la France est une espèce de village de schtroumpf qui se fait ses petits débats, toute seule,
02:12entre elles,
02:13sur des sujets complètement dérisoires, pendant que le reste du monde fait la guerre, construit des robots, investit des centaines
02:24de milliards dans l'intelligence artificielle.
02:25Mais c'est un manque de courage politique ? En même temps, M. Lecornu n'a pas de majorité. Il
02:30a réussi à faire passer son budget grâce au Parti Socialiste.
02:35Moi, je trouve que c'est pire qu'un manque de courage politique. C'est une déconnexion par rapport aux
02:42vrais enjeux auxquels la France est confrontée.
02:44Mais d'ailleurs, de part et d'autre, parce que le jeune Attal, qui a fait cette proposition...
02:48– Qui est visiblement au vent debout. – Mais non.
02:52– Ah bah si, Prisca Tevenot qui travaille avec lui. Finalement, ce gouvernement a peur d'un simple SMS de
02:58Sophie Binet de la CGT.
02:59– Oui, oui, mais ils font... En fait, ce qui est terrible, et après je laisserai parler Mme la ministre...
03:04– Ce ne sera pas.
03:04– Ce qui est terrible, ce qui est... Non mais je ne veux pas être trop long, etc.
03:08– Ce qui est terrible, c'est que les uns et les autres font de la politique.
03:13Gabriel Attal fait de la politique en voulant avoir l'air du gars qui défend le travail, etc.
03:19Alors que bon, ça fait quand même dix ans qu'il est aux manettes, il vient du Parti Socialiste...
03:23– Oui, enfin c'était une promesse d'Emmanuel Macron, hein.
03:25– Oui, d'accord, mais...
03:26– C'était dans le programme d'Emmanuel Macron, d'assouplir le travail le 1er mai.
03:30– Mais c'est bien la preuve que tout ça est bidon, et j'en termine par là.
03:33Moi, ce que je pense, c'est que le cornu fait aussi de la politique socialiste, etc.
03:39Mais moi, ce que je pense, c'est que le vrai sujet, ce n'est pas de travailler ou pas
03:41le 1er mai
03:42pour les boulangers et les fleuristes.
03:44Le sujet, c'est est-ce que collectivement, on travaille plus ou pas dans notre pays
03:48pour sauver notre système ? C'est ça la question ?
03:50– Sabrina Roubach, vous en tant que macroniste, on voit les macronistes qui se déchirent en ce moment
03:55sur cette question. Vous êtes dans l'incapacité aujourd'hui de réformer ?
04:00– Non, non, non, pas du tout.
04:01Ce que je crois, c'est que moi, pour avoir été d'une part et d'autre de la barrière,
04:08je vois quand même, dès que le Premier ministre dit, dès que Sébastien Lecornu dit,
04:13je veux une méthode, je veux dialoguer, je veux parler, je veux ouvrir le débat.
04:17Mes soeurs, elles sont commerçantes, vous le savez.
04:19Donc moi, je suis plutôt favorable à ce que, notamment, tu vois, les boulangers, les fleuristes,
04:24parce que les boulangers les fleurissent, pourquoi ?
04:26Parce que c'est le symbole de ce qu'est le Premier ministre.
04:28Ça compte, les symboles. De là où je viens...
04:30– Ça compte aussi d'être payé double ?
04:32– Non, mais absolument. Mais les symboles, ça compte.
04:34Ce que je veux dire, c'est que dès qu'on dit, on change de méthode,
04:37on permet justement aux branches par branches de discuter,
04:41on dit au ministre du Travail, Jean-Pierre Parnou.
04:43– Donc il a raison de faire ça ? Il aurait pu faire ça il y a un an ?
04:46Parce que c'est pas nouveau, ce sujet.
04:49– L'enfer est pavé de bonnes intentions.
04:51L'enfer, en tout cas, ce que moi, je comprends,
04:54et ce que je décrypte de tout ce qui est dit,
04:57parce que je me garderais, si j'étais les uns et les autres,
05:01d'aller trop loin, quand même, dans les invectifs.
05:05– Qu'est-ce qu'il y a de nous ? Va trop loin, par exemple ?
05:07– Non, je pense que c'est pas utile.
05:08– Et le député Karl-Olivre ? Vous avez vu ce qu'il a dit, Karl-Olivre ?
05:11– Oui, mais il ne faut pas oublier qu'on a fait quand même
05:14la réforme des retraites tous ensemble,
05:15on a tous été élus avec le président de la République,
05:17et qu'on lui doit tous à peu près notre élection.
05:19– On nous pisse dessus, a dit le député Karl-Olivre,
05:24on passe pour des jambons, pour des confinis,
05:26je me demande ce que je fous là.
05:27– C'est classe, c'était la rayon de groupe.
05:30– Voilà, c'est ce que j'allais dire, c'est classe.
05:32Vous savez, je ne crois pas, et pourtant,
05:35Dieu sait si on connaît mon caractère,
05:37je ne crois pas que d'insulter ceux qui sont en réalité
05:41dans votre bloc, parce que ça, on ne peut pas,
05:44on vient quand même, on a tous la même origine politique,
05:48on s'est tous bagarrés, à un moment donné,
05:50sur des choses difficiles, je parle de la réforme des retraites,
05:54on sait ce que c'est que le Parlement nommait.
05:56– Que vous avez renié complètement.
05:58– Moi ? Ah non, moi non.
05:59– La réforme des retraites, elle est passée par perte et profit
06:01pour faire le budget de cornu.
06:03– Elle est suspendue, et on sait que ça va en faire.
06:05– Si c'est ça votre grande bataille,
06:07– Non, mais alors, vous voulez quoi ?
06:08Vous avez un hémicycle, vous avez une France
06:10qui est incarnée à l'Assemblée nationale,
06:13parce que l'hémicycle que nous avons,
06:15eh bien le refait…
06:15– Là, vous aviez une majorité sur le Premier Maire,
06:17vous aviez les Français derrière vous.
06:18– Eh bien justement, est-ce que le fait que le Premier ministre dise,
06:21on veut réouvrir le débat, le dialogue,
06:23c'est-à-dire le dialogue avec les syndicats, rappelez-vous…
06:26– Vous voulez parler d'Olivier Fort, Premier ministre ?
06:28– Non, je parle…
06:30Je parle de notre, de mon Premier ministre…
06:33– Donc c'est bien Sébastien Lecornu, c'est Olivier Fort…
06:34– Sébastien Lecornu, c'est Gépéto ?
06:35– Moi, Olivier Fort, c'est pas mon Premier ministre,
06:38et je parle de mon Premier ministre.
06:40La réalité, c'est que dès qu'on écoute un peu les syndicats,
06:44c'est-à-dire qu'on veut discuter…
06:45– On ne peut pas écouter les syndicats.
06:46– Non, mais vous savez quoi ?
06:48– Ils ne représentent plus personne, les syndicats en France.
06:50– Non, honnêtement, les syndicats, ça reste quand même…
06:53– Mais c'est rien, c'est Sophie Binet qui se prend pour François Mitterrand
06:56avec son chapeau et son écharpe rouge, c'est plus rien les syndicats.
07:00– Tu ne t'engages pas en politique pour dire que Sophie Binet,
07:03elle met un chapeau ou pas.
07:04Moi, je me suis engagée en politique pour essayer…
07:06– C'est tout ce qu'elle peut faire en tout cas.
07:07– À mon petit niveau, à mon petit niveau, à mon petit niveau,
07:10et chacun avec beaucoup d'humilité, de changer la vie des gens,
07:14aider les autres.
07:16– Mais là, c'est des l'occasion.
07:17– Les boulangers, les boulangers…
07:18– Vous dites pas aux salariés fleuristes qui auraient aimé travailler ce premier mai-là
07:21et qui ne pourront pas ?
07:22– Je dis un tout simple, le ministre du Travail a eu un mandat, je répète,
07:26du Premier ministre pour pouvoir justement dialoguer,
07:28tout à l'heure, dialoguer avec les organisations patronales
07:31et les organisations syndicales.
07:34Si on parle des contrôles pour les boulangers,
07:37parce que c'est de ça en fait, il y a un mot que…
07:39– Donc il n'y aura pas de contrôle, c'est ça l'idée ?
07:41– Disons que quand tu veux…
07:43– Quand on est dans le Covid un peu.
07:44– Oui, on veut assouplir et on dit on est OK.
07:48Moi je suis d'accord pour que les boulangers et les fleuristes,
07:51encore une fois, parce que le 1er mai…
07:53– Alors pourquoi pas le faire tout de suite ?
07:54– Alors, parce que si cette PPL…
07:57– Vous avez peur d'être censuré ?
07:58– Non, mais non, mais regardez l'hémicycle qui aurait voté pour…
08:04Vous pensez vraiment que le bloc central aurait voté la motion ?
08:11– Il faut voir, il faut voir que de toute façon, le sujet…
08:15– Le but c'est de ne pas perturber…
08:17– Le but c'est de ne pas perturber…
08:18– On parle de stabilité, là où…
08:21– Madame la ministre…
08:22– Non mais je n'arrive pas à finir une démonstration, mais en fait c'est pas grave, oui.
08:24– Si, non mais moi je veux bien vous laisser parler…
08:26– J'ai la question moins facile, on débat, moi je pense que le sujet n'est pas celui-là,
08:34je pense que le sujet c'est que chacun fait de la politique, là qu'est-ce qui se joue
08:39derrière, c'est pas le premier mai ou pas, c'est une rivalité à Attal-le-Cornu pour la présidentielle,
08:44c'est ça, mais c'est ça la réalité, c'est que…
08:47– Et quand on s'attaque à un sujet, on dit « Ah mais c'est alors… »
08:50– Pour emmerder le Cornu, et le Cornu, mais c'est la vérité, et que…
08:54– Mais c'est la vérité, c'est la vérité, les Français ne sont pas…
08:57– Et moi je vais vous dire d'ailleurs une chose, je vais vous dire d'ailleurs une chose,
09:01Madame la ministre, je vais vous dire une chose, je pense que ce jeu de rôle ridicule
09:08entre Blanbec de la Macronie, je pense que les Français…
09:12Ah mais c'est ça pourtant, ah mais pourtant c'est ça, ce sont…
09:15– Mais Blanbec c'est pas une insulte, ils ont encore la gouttonnée, ils ont 12 ans
09:20et demi, et ils jouent à faire de la politique, et c'est ça la réalité.
09:23– Ils ont été élus, ils ont gagné des élections aussi, ils en ont perdu, mais ils en ont gagné.
09:27– Oui, bien sûr parce que plus personne veut faire de la politique.
09:28– Oui d'accord, mais enfin, pour certains qui n'ont jamais gagné d'élection de leur vie,
09:32qui n'ont jamais été élus du peuple, non mais…
09:34– Et alors, vous savez, il y a d'autres formes de légitimité que l'élection, Madame la ministre.
09:38– Non, non, non, l'élection, l'élection donne aussi quand même aussi une légitimité.
09:45– C'est ce qu'on en pense, moi je suis là pour dire ce que j'en pense, vous
09:47voyez ?
09:47– Et moi aussi.
09:48– Et je ne fais pas de langue de bois, et donc moi, le sentiment que j'ai,
09:51c'était effectivement une petite querelle de bac à sable,
09:54– C'est à ça que vous résumez le premier mai pour les Français,
09:58– Oui, oui, entre deux petits coques de la Macronie,
10:02– C'est ça le débat ?
10:02– Qui essayent de se faire une place vers 2027.
10:05– Oui, parce que quand on vous parle off, Madame la ministre, à vous et aux autres,
10:09ils nous le disent que c'est ça.
10:10– Moi je vous ai dit ça, moi en off je vous ai dit ça.
10:12– Pas vous, non, je dis vous et les autres.
10:14– Moi j'estime qu'il est…
10:15– Vous parlez en off avec des gens qui…
10:17– Je parle en off avec des tas de gens de la Macronie…
10:20– Moi je parle en on, ils connaissent, moi je parle en on.
10:21– Si vous voulez savoir quelque chose de moi, vous me le demandez, je vous le dis.
10:24– Qui me décryptent ça, et je sais très bien que derrière, c'est de la politique, voilà.
10:27– Et je pense honnêtement, et je vous laisse répondre,
10:31je pense que les Français, les respecter, c'est aussi ne plus les soumettre
10:36au psychodrame entre petits coques, enfants de Macron.
10:39Voilà, je pense qu'on pourrait relever le niveau,
10:42et que ce n'est pas avec ces gens-là qu'on est en train de le faire.
10:44– Alors, j'entends, même si je ne vous concède à peu près rien
10:49de ce que vous venez de dire, mais la réalité c'est que
10:53tu ne t'engages pas en politique pour qu'on te faire traiter de Blanbec ou de chez moi.
10:57– Mais Blanbec, ce n'est pas une insulte ?
11:00– Non, ce n'est pas bien, ce n'est pas bien.
11:02De l'autre côté, on parle du 1er mai, on parle de quelque chose
11:06où on a reproché, votre servitrice, on nous a reproché,
11:09on a été menacé, quand on veut faire passer des choses
11:12où on nous disait, vous passez en force.
11:14Alors, quand tu veux passer sans dialogue social, tu es un dictateur,
11:17et quand tu veux du dialogue social, tu es un as.
11:20C'est quoi l'histoire en fait ?
11:21– Mais moi, je vous dis que ça n'a pas d'intérêt le 1er mai.
11:23– Moi, j'ai été syndiquée, moi je suis désolée,
11:25moi les syndicats, ça compte.
11:26– Mais ça repris, ils ne représentent plus personne.
11:27– Et les organisations patronales aussi, ça compte.
11:29– Vous parliez des gens représentatifs, ils ne représentent personne, les syndicats.
11:32– Je recevais tout à l'heure l'UDP avec Michel Picon,
11:35qui est quand même le syndicat qui représente et qui me disait,
11:38qui représente donc nos commerçants, nos artisans,
11:40qui me disait, vous savez, on a déjà des accords,
11:42branche par branche, et puis maintenant,
11:44puisqu'on remet le débat eux aussi, moi aussi,
11:47j'aurais aimé que pour les boulangers, pour les fleuristes,
11:49que ce soit un monde idéal,
11:51où il n'y ait pas de débat, qu'il n'y ait pas de syndicat,
11:53mais non, ça n'existe pas.
11:54– Ils sont plutôt d'accord les boulangers fleuristes en France.
11:56– La France, ce n'est pas ça.
11:57Le 1er mai, le 1er mai, c'est un symbole.
12:00Moi, ça par contre, je le sais.
12:01Et pourtant, encore une fois, je viens.
12:03– C'est pour ça que c'est payé, c'est pour ça qu'au fond…
12:05– Absolument, et c'est normal.
12:06– Est-ce que vous êtes d'accord avec moi ?
12:07– Prenons le temps de la discussion, c'est ce que vous dites.
12:09– Oui, là, Charles Consigny disait que le fond de l'affaire,
12:13en fait, c'était une querelle de prétendants pour 2027.
12:16Justement, ça nous a fait réfléchir, en particulier,
12:19ça fait écho à ce que disait ce matin
12:21la présidente de l'Assemblée nationale,
12:23Yael Brown-Pivet.
12:24Pourquoi ?
12:24Parce que déjà, sur la ligne de départ pour 2027,
12:27il y a beaucoup de prétendants,
12:30et voilà ce que disait madame la présidente de l'Assemblée nationale.
12:33– Le spectacle que je vois,
12:36et finalement ce club des machos,
12:39qui se déclarent quasiment quotidiennement,
12:41on a un de ces messieurs qui se déclarent candidats,
12:45je trouve que ce n'est pas la bonne façon de faire.
12:46– Le club des machos, c'est qui ?
12:46C'est Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Gabriel Attal ?
12:49– J'ai entendu David Lissnard aussi se présenter.
12:52Ils sont légions, il ne vous aura pas échappé
12:55que les équipes aujourd'hui sont exclusivement masculines,
12:58or notre pays, ça ne vous aura pas échappé non plus,
13:00est composé de 50% de femmes,
13:03et donc il faut qu'il y ait des femmes qui soient autour de la table,
13:05et il y en a de grands talents,
13:07et donc moi ce que je voudrais, c'est qu'on puisse se réunir ensemble,
13:11en mixité, qu'on travaille un projet pour la France,
13:15et qu'on pense d'abord aux Français.
13:17– Si ce n'est pas un truc de mec, ça y ressemble quand même,
13:19quand on regarde bien sûr la galerie de portraits
13:21de ceux qui veulent aller en 2027,
13:24les candidats sont légions,
13:26c'est amusé à les refenser.
13:28Regardez, les femmes, vous les comptez sur les doigts d'une main,
13:30alors Yael Brond-Pivé, Mme Brond-Pivé potentiel,
13:33Aurore Berger potentiel, Mme Le Pen potentiel,
13:38Clémentine Autain, Marine Tondelier, Nathalie Arthaud, six femmes.
13:41– Six femmes sur une bonne vingtaine de candidats.
13:44Vous êtes d'accord avec ce que dit Yael Brond-Pivé ?
13:46– C'est le club des machos ?
13:47– Là pour le coup c'est factuel,
13:51mais la réalité c'est peut-être que ça nous ramène à quelque chose
13:55d'un peu plus profond dans la classe politique,
14:00c'est que peut-être on se dit que les femmes avant d'y aller
14:03elles vont réfléchir parce qu'elles ont aussi un petit peu
14:07d'autres perspectives, parce que dans la vie,
14:09celles qui ont les carrières H&E qui morflent le plus c'est les femmes,
14:12celles qui ont la charge mentale,
14:13ministre ou pas ministre, chef d'entreprise ou pas chef d'entreprise,
14:16professeur d'école ou pas professeur d'école,
14:18– Et les ambitions en politique ce sont les hommes ?
14:20– Absolument, et ça moi ça a été l'une des raisons
14:23pour lesquelles je me suis engagée en politique
14:26en me disant au nom de quoi moi je serai censurée,
14:28j'ai pas fait moins bien que les autres.
14:30Moi franchement j'ai pas fait moins bien.
14:31– Et donc vous trouvez que ça manque de femmes ou pas ?
14:33– Ça manque de femmes et que je dis…
14:36– Qui s'engagent.
14:36– Déjà qui s'engagent, mais l'élection présidentielle
14:39c'est pas non plus la fête à la saucisse quoi.
14:43– De toute façon toutes ces candidatures.
14:46– Si vous êtes d'accord,
14:48c'est un truc de mec ?
14:49– Ben c'est factuel là.
14:50– Oui mais honnêtement…
14:52– C'est normal d'avoir une vingtaine de candidats déjà ?
14:55– Non mais ça déjà ça veut rien dire,
14:57c'est que Macron a décomplexé tout le monde
14:58en se faisant élire de manière imprévue.
15:02Et donc c'est pas désagréable à ce que je dis,
15:05je dis juste qu'il s'est fait élire de manière imprévue.
15:07– Tout le monde pense pouvoir refaire le coup d'Emmanuel Macron.
15:10– Maintenant n'importe qui s'imagine se voit un destin.
15:13Je trouve que c'est quand même un peu téléphoné
15:16de la part de Mme Broun-Pivet de dire ça.
15:18D'abord ça sert à pousser sa propre candidature.
15:22À cette fois vous êtes d'accord, c'est marrant.
15:24Quand c'est les uns, je suis limite complotiste.
15:28– Mais au nom de quoi elle n'aurait pas plus pas vouloir ?
15:30– Vous réfutiez les arrières-pensées des deux que j'ai citées tout à l'heure.
15:37– Non, il ne me semble pas que le Premier ministre ait dit,
15:41soit venu à votre micro ou au micro de qui que ce soit,
15:43dire « je suis candidat et j'y pense ».
15:45Vous l'avez entendu ça ?
15:46– Oui mais ça se voit comme le nez au milieu de la figure.
15:50On ne devient pas Premier ministre si on n'a pas envie d'être président,
15:53Madame Agresti-Oubert.
15:54– Mais alors on devient ministre que si on peut être Premier ministre.
15:56– Mais c'est le tremplin idéal, comme le ministère de l'Intérieur,
16:00comme quelques autres postes, pour devenir président de la République.
16:03– Et c'est pas mal.
16:03– Candidat en tout cas.
16:04– Oui, candidat.
16:06Rochirac est devenu quand même président.
16:09Donc moi je trouve que c'est un peu téléphoné,
16:11un peu daté comme raisonnement.
16:14Et je pense que c'est honnêtement pas le sujet du tout.
16:16Moi les réunions en mixité,
16:18De Gaulle, vous imaginez si on était allé voir De Gaulle
16:22en lui disant « ah non, il faut faire des réunions en mixité ».
16:25– Le monde a changé un petit peu.
16:26– Heureusement que le monde a changé.
16:27– Oui, il a changé, vous savez quoi ?
16:30On a moins de personnages de la dimension du général De Gaulle.
16:34Effectivement, il a changé.
16:35On n'a plus de Pompidou, on n'a plus de Giscard,
16:39on n'a plus de Michel Debré,
16:40on n'a plus de gens comme ça.
16:41Ah, c'est sûr que ça a changé.
16:43– Ah, ça veut dire que le niveau politique a baissé ?
16:46– Oui.
16:46– Parce qu'il y a plus de femmes en politique ?
16:48– Non, pas pour ça.
16:49– Ah, merci.
16:49– Non, c'est pas ce que j'ai dit,
16:50mais arrêtez de penser de tout à l'heure.
16:52– C'était bien de le dire que je n'ai pas connu ça.
16:53– Je dis que ça aurait été ridicule
16:55d'imposer à des grandes heures de notre passé
16:59des réunions en mixité.
17:00Je pense que c'est ridicule.
17:01– Merci.
17:02– Mais vous vivez dans un monde qui est anachronique.
17:04– Merci Madame Roubache.
17:05– C'est vous qui voulez imposer un monde dont j'ai...
17:07– Merci Madame la Ministre.
17:08– Moi, je n'en veux pas de votre modèle de balle.
17:09– Moi, je n'en veux pas de votre modèle de balle.
17:10– Désolé, ça ne m'intéresse pas.
17:12– Les réunions en mixité ne se m'attachent pas.
17:14– Désolé.
17:15– Ça ne vous a pas beaucoup réussi en politique.
17:16– Merci Madame Roubache.
17:18– J'ai été candidat qu'une fois.
17:19Oui, pardon de ne pas être un professionnel
17:21du truc comme un mort-fâle sur mon mandat.
17:23– Moi, je ne suis pas un professionnel.
17:23– Moi, je ne suis pas un professionnel.
17:24– Désolé de m'intéresser un peu à d'autres choses.
17:26– Vous savez, il y a d'autres choses.
17:28– Vous ne venez pas de la politique.
17:29C'est vrai qu'on peut vous reconnaître ça.
17:31– Non, mais moi, on peut tout me reconnaître.
17:32– Franchement, vous pouvez tout me dire.
17:33– Moi, je suis sortie du gouvernement.
17:34– C'était votre unique argument contre moi.
17:36– Non, non, mais c'est pas…
17:37– Moi, je pourrais vous dire que vous n'avez rien écrit, par exemple.
17:39– Non, mais non, j'ai écrit un livre.
17:40– Bon, merci.
17:41Vous reviendrez débat.
17:42– C'est marrant.
17:43– Merci Charles Consigny.
17:44Merci Madame Roubache.
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