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  • il y a 41 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Tout à l'heure, nous avions Thierry Cotillard qui était avec nous.
00:03Thierry Cotillard, c'est le patron d'Intermarché.
00:05Et la question lui a été posée à la fois sur le dispositif que met en place le gouvernement
00:10et ce que demandent des partis politiques à gauche ou des syndicats,
00:14c'est-à-dire un blocage des prix.
00:16Voilà la réponse de Thierry Cotillard.
00:19C'est en fait une méconnaissance, très honnêtement,
00:22et avec beaucoup de respect de toutes les parties politiques.
00:25C'est la mort des indépendants.
00:25C'est une méconnaissance des mécanismes économiques.
00:27Parce qu'évidemment, je dis, allez, j'arrête à 2 euros.
00:31Mais si j'achète à un moment aussi, le baril monte à 150 dollars,
00:35vous aurez tous les petits indépendants, et nous aussi,
00:37qui ne pourront pas, évidemment, continuer.
00:40Ça veut dire pénurie, puisqu'à ce moment-là, on ferme toutes les stations
00:42et le pays est en vrac.
00:44Voilà, on va en débattre maintenant dans le signé consigné.
00:49Bonsoir, Charles Consigny.
00:51Bonsoir, Clémentine Autain.
00:52Bonsoir.
00:52Merci d'être avec nous, député de la Seine-Saint-Denis,
00:54et cofondatrice du mouvement, l'appel ex-LFI,
00:58parce que vous avez fait partie des purgés de la France.
01:01Et quand il y a, à l'élection présidentielle.
01:03Tout à fait.
01:04C'est un petit rappel utile, celui de Thierry Cotillard,
01:07qui dit, voilà, arrêtons de parler de blocage des prix.
01:09Dans ces cas-là, on court à la catastrophe.
01:13Rappel utile, pour ne pas cramer la...
01:15Ce que disent tous les professionnels de la profession,
01:18comme on dit, c'est que le blocage des prix, ça ne marche jamais,
01:21et que ça entraîne quasi systématiquement des pénuries d'essence.
01:24Que donc, il vaut mieux éviter de faire ça.
01:27Il n'est pas le seul à le dire.
01:28Il y a beaucoup d'experts du secteur qui le disent.
01:31Moi, je pense qu'il faut quand même être vigilant
01:34sur la tentation pour les pétroliers, au sens large,
01:39de profiter de cette crise pour maintenir des prix plus élevés
01:42après la crise qu'avant la crise,
01:44quand bien même ça se serait calmé.
01:47Même si on ne sait pas très bien à quel horizon ça va se calmer,
01:49vu que Donald Trump promet tous les deux jours
01:51la fin de la guerre dans deux jours.
01:53Donc, moi, je ne suis pas forcément pour le blocage des prix.
01:56Moi, ce que je pense, c'est que si on veut aider les Français
01:59dans ce moment difficile,
02:01on doit pouvoir faire des aides très ciblées
02:04comme le gouvernement est en train de les faire,
02:06mais on doit pouvoir faire aussi, à mon avis,
02:08des baisses de taxes.
02:10Et je suis très stupéfait
02:12de voir à quel point en France c'est difficile,
02:14ça semble psychologiquement presque impossible
02:17pour nos acteurs politiques de se dire
02:19on va baisser une taxe.
02:20– Mais il faut les financer.
02:21– Et donc, moi, non, non, parce que, non,
02:23parce que moi, je suis contre cette idée
02:24que quand vous baissez une taxe, ça vous coûte de l'argent.
02:27Quand vous baissez une taxe, vous vous privez d'un revenu,
02:30vous ne sortez pas d'argent des caisses publiques,
02:32il faut que l'État s'habitue un petit peu
02:34à se priver de certains revenus.
02:34– Mais c'est privé dans un budget.
02:35– Et donc, je termine par là,
02:37moi, je pense qu'on peut supprimer
02:38la fameuse contribution énergétique,
02:42je ne sais plus le site exact,
02:43– C'est ce que proposent d'ailleurs les distributeurs.
02:45– De cette usine à gaz.
02:46– Les certificats d'économie d'énergie.
02:48– Ça, ça ne rentre pas dans le budget en plus.
02:50– C'est 15, 20 centimes par litre.
02:51– Ce sera déjà ça pour les Français.
02:54Et faisons ça déjà, ce sera déjà ça pour les Français.
02:57– Clémentine Autain.
02:58– Pas de blocage de prix, déjà, voilà,
03:01c'est ce que disent les distributeurs.
03:02– Moi, je suis favorable à cette mesure d'urgence
03:05qu'est le blocage des prix, mais surtout…
03:07– Temporaire.
03:08– Temporaire.
03:09Et le plus important, c'est de s'attaquer
03:12aux super-profits des pétroliers,
03:15dégaziers, qui profitent de la crise
03:17pour dégager des marges encore plus importantes
03:20sur le dos de celles et ceux qui vont faire leur plein
03:23et qui paient aujourd'hui plus de 2 euros le litre.
03:25– Et comment vous le savez, c'est vrai qu'il y a des super-profits ?
03:27– 81 millions de super-profits par jour,
03:31vous m'entendez, par jour,
03:32depuis le début de la guerre en Iran à l'échelle européenne
03:35pour les entreprises pétrolières.
03:37Si je prends juste Total, sur le mois de mars,
03:40c'est 1 milliard d'euros.
03:42C'est considérable.
03:43Et je rappelle que Total ne paie pas d'impôts sur les sociétés.
03:49En France, zéro, pas d'impôts.
03:51Donc, celles et ceux qui sont contraints de prendre leur voiture…
03:55– Total qui a bloqué ses prix quand même.
03:55– Oui, mais il y a des gens qui sont, moi, ce matin encore,
03:59voilà, je n'ai pas d'autre choix que de prendre ma voiture,
04:01et je préfère prendre les transports en commun.
04:03Enfin, mais il y a des jours, moi, je suis élue de Seine-Saint-Denis
04:06et du nord de la Seine-Saint-Denis,
04:07il y a des jours où ça n'est pas possible.
04:09Voilà, ça n'est pas possible.
04:11Et donc, on est des vaches à lait,
04:12parce qu'avant même, avant même que le détroit d'Ormouz
04:16ait été bloqué, en fait, les pétroliers ont anticipé
04:19et ont augmenté ce prix.
04:20Donc, je suis, pour Contax, les super-profits.
04:23Et là, c'est ce à quoi jamais vous ne voulez vous attaquer,
04:25qui est assez marge, en fait,
04:27qui sont quand même une rente pour les pétroliers
04:30sur le dos des guerres, et ce n'est pas la première fois.
04:32Aujourd'hui, c'est la guerre en Iran.
04:35Hier, c'était la guerre en Ukraine.
04:37Ça peut être d'autres crises.
04:39Et nous devons nous prémunir de cela
04:42et taxer ces super-profits.
04:43Donc, quel serait le système ?
04:44On taxe les super-profits.
04:46Qu'est-ce qu'on fait avec l'argent récolté, avec les taxes ?
04:49Qu'est-ce qu'on en fait ?
04:50Pour que ça aide les Français à payer leur essence.
04:53Alors, d'abord, il faut aider les Français aussi
04:56à être moins dépendants de sa voiture.
04:58Non, non, non, non, Madame Moutard.
04:59C'est ce que, d'ailleurs, le gouvernement Lecornu veut.
05:02Il y a les mots, mais pas les mesures.
05:05Si vous nous dites que les pétroliers,
05:08et je veux bien croire que ce ne sont pas des premiers communiants,
05:11le groupe Total n'est pas devenu ce qu'il est devenu,
05:14en n'étant pas férocement commercial.
05:16Bon, si ces groupes font des super-profits en ce moment,
05:20que vous voulez les taxer,
05:21comment faites-vous pour que ça se transforme en baisse de prix de l'essence ?
05:25Parce que c'est quand même ça l'enjeu.
05:27L'enjeu, ce n'est pas juste de les taxer parce qu'ils font des profits.
05:29C'est de permettre aux Français de payer moins cher leur essence.
05:32Donc, comment ça se passe concrètement ?
05:33Je vous ai parlé du blocage des prix.
05:35Pour moi, le blocage des prix est déjà une première mesure d'urgence.
05:40Du coup, dans les bloqués, bloqués les prix, ils ne vendront plus ?
05:43C'est-à-dire que ça va vers une pénurie quand on bloque les prix ?
05:45Non, alors ça, ça peut être discutable.
05:47Il y a des mesures de blocage des prix qu'on a prises dans l'histoire
05:50ou qui ont été prises dans d'autres pays qui n'amènent pas de la pérouille.
05:52Aujourd'hui, il n'y a aucun pays qui bloque les prix.
05:54Non, mais attendez, j'entends ce problème
05:56et je pense que c'est un sujet qu'il faut regarder.
05:59La pénurie, c'est même pire que le…
06:00Oui, mais c'est pour ça qu'il faut s'organiser aussi dans le temps
06:03pour ne pas être sujet à des pénuries
06:05et donc dépendant aussi de pétroliers qui, eux, ne cherchent qu'une chose,
06:08c'est à faire des profits.
06:09C'est pour ça que j'appelle à la création d'un grand service public de l'énergie.
06:12Mais quand il y a un barré autour de 100 dollars,
06:13même s'il y a des profits, ça n'empêchera pas qu'à la pompe, vous payiez plus cher.
06:18C'est quoi ? Qu'est-ce que c'est le grand service public ?
06:19C'est pas de solution, pardon, dans ce que vous dites pour l'instant.
06:21Alors, je vous le dis dans le long terme
06:23et moi, je reproche notamment au gouvernement actuel et à la Macronie
06:26qui est là quand même depuis quasiment 10 ans
06:28et qui n'a rien fait sur l'électrification des voitures.
06:31Comment faire en sorte que davantage de ménages puissent avoir une voiture compacte, électrique
06:37et qui donc est moins dépendante des énergies fossiles ?
06:40Parce que le problème, c'est notre dépendance aux énergies fossiles.
06:43Quand vous dites qu'il n'y a pas d'autres solutions,
06:45Xerez No Alternative, ça fait quand même un paquet de décennies qu'on nous raconte ça.
06:48Moi, je veux qu'on organise notre non-dépendance énergétique,
06:52non seulement à l'énergie fossile, mais aussi à d'autres pays et aux grands groupes.
06:57Là, on est au Venezuela, excusez-moi.
06:59Là, qu'est-ce que c'est votre solution ?
07:01C'est bien, vous êtes les ULA tout de suite.
07:04Oui, vous voyez, quand j'entends blocage des prix,
07:09taxe sur les super profits sans but, dont on ne sait pas très bien ce qu'on va faire,
07:14et réduisons à long terme notre dépendance, etc.
07:19Alors que ça fait des années qu'on bourre le mou des Français
07:21avec cette histoire de voiture électrique.
07:23Pour l'instant, ils n'ont pas envie d'en acheter.
07:26Mais ce n'est pas qu'ils n'ont pas envie, Charles Consigny, mais vous vivez où ?
07:28Ils n'ont pas envie parce que c'est trop cher ?
07:30Parce qu'il n'y a pas de politique publique qui les aile ?
07:32Parce qu'aussi, on n'a pas les bornes ?
07:35Si on n'a pas les bornes, en plus...
07:36Et j'entends aussi ce qui me fait penser au Venezuela,
07:41grand service public de l'énergie.
07:42Alors ça, j'aimerais bien savoir.
07:44Déjà, je comprends que la taxe ne sert à rien, on est d'accord.
07:47Non, elle sert à financer des mesures pour soulager les Françaises et les Français.
07:53D'accord, donc c'est quoi ?
07:53C'est un chèque ciblé ?
07:55C'est quoi le gouvernement Lecormu ?
07:56Il dit la même chose, il faut expliquer le pays.
07:58Il faut des chèques ciblés, ça ne s'en donne pas les moyens.
08:01Donc on va faire une taxe,
08:03et on va faire travailler des fonctionnaires
08:05qui vont récolter la taxe pour la redistribuer sous forme de chèque.
08:09Il va falloir identifier qui a le droit au chèque, qui n'a pas le droit au chèque.
08:12Ça va être une usine à gaz
08:13qui va finir par coûter de l'argent aux Français à la fin des fins.
08:17C'est quoi la solution ?
08:18Comme souvent ces systèmes-là,
08:20la solution que je voulais donner, c'est de baisser les taxes.
08:22Elle est quand même toute conne cette solution.
08:23Oui, mais vous n'avez pas dit comment vous financez ?
08:24On en baisse au moins une.
08:26La taxe qui est fléchée vers le renouvelable,
08:29cette fameuse contribution machin truc,
08:31vous la supprimez, c'est 15 centimes par litre.
08:34Mais moi je ne veux pas rentrer dans la logique de mon ennemi.
08:38Donc je ne reprends pas ces sigles à la con.
08:40Mais vous êtes contre l'électrique ?
08:41Je suis contre le fait qu'on taxe l'essence
08:44pour construire des éoliennes et défigurer la ponte.
08:46C'est ce qu'on fait ensemble.
08:46Oui, c'est ce qu'on fait.
08:49Je vous questionne à la fin.
08:51J'aimerais bien savoir en quoi consiste
08:52ce grand service public de l'énergie.
08:54Je vous réponds d'abord parce que je pense
08:56qu'en effet, c'est deux visions du monde.
08:58Vous, vous pensez que le marché est vertueux
09:00et qu'il faut diminuer les dépenses publiques
09:03et donc les recettes de l'État.
09:05Moi, je pense exactement à l'inverse.
09:06Je m'appuie sur 3 millions d'histoires.
09:07Si je peux terminer, non, ce n'est pas 3 millions d'histoires.
09:10Moi, je pense à l'inverse,
09:11que nous sommes allés excessivement loin
09:15dans la privatisation de tout
09:16et dans la dérégulation
09:17et qu'à la fin, ce qu'on constate,
09:19c'est que les Français
09:22sont davantage soumis à la pauvreté,
09:24que les Français se servent de plus en plus
09:26la sensibilité ou que les services publics
09:28qui s'éloignent...
09:30On est très privatisés en France.
09:32Je termine.
09:33Ce sont des protections sociales,
09:35des accès à des droits qui sont diminués.
09:37Donc, j'ai une vision totalement inverse.
09:39Alors, votre rhétorique, à chaque fois,
09:40c'est de dire, ah mais sinon,
09:41avant, c'était l'URSS,
09:42maintenant, c'est le Venezuela.
09:43Ce n'est pas mon modèle
09:45et vous le savez bien.
09:46Aujourd'hui, de quoi souffrons-nous ?
09:48De quoi souffrons-nous ?
09:49Eh bien, mon diagnostic,
09:50c'est que nous avons laissé
09:51toujours plus de place au marché
09:53et que la logique du marché,
09:55elle ne favorise pas...
09:57C'est l'État qui va récolter les sens.
09:58L'intérêt général.
09:59Elle ne favorise pas l'intérêt général
10:01et elle accroît les profits
10:03des grands groupes économiques.
10:05Elle favorise les plus riches,
10:07ceux qui ont davantage les moyens
10:08de circuler comme ils veulent,
10:10de se nourrir comme ils veulent.
10:11distribuée par l'État, je comprends pas.
10:12Non, je ne vous parle pas de ça.
10:14Je ne vous parle pas de ça.
10:15Je vous parle de faire en sorte
10:17que la grande majorité de la population
10:20puisse avoir accès, d'abord,
10:22à des transports en commun,
10:23quand c'est possible,
10:24et parfois des transports en commun
10:25mis sur la route,
10:26ce qui n'a pas été fait.
10:27Accès à une voiture compacte
10:28en leasing social.
10:29Pas 50 000,
10:30comme le propose M. Lecornu,
10:32mais il nous faudrait
10:32un million de voitures
10:34sur un quinquennat.
10:35C'est possible de le faire.
10:37Et les dépenses concrètes...
10:38Donc, il faut être plus ambitieuse.
10:40Oui, mais les dépenses concrètes
10:41pour un ménage,
10:41c'est 100 euros au moins
10:42de dépenses de voitures.
10:43Mais pour le faire,
10:44oui, il faut de l'argent
10:46mis en commun.
10:47Et c'est pourquoi je dis
10:48qu'en taxant les super profits,
10:49on peut abaisser le coût
10:51des transports
10:53de la majorité de la population.
10:54Dans tous les cas,
10:55tout à l'heure,
10:56vous faisiez allusion
10:57au Venezuela.
10:58C'est un modèle
10:58qui a souvent été pris en compte
11:00par Jean-Luc Mélenchon,
11:01époque,
11:01Madure.
11:02Juste, attendez.
11:03Simplement,
11:04si je ramène à Jean-Luc Mélenchon,
11:06c'est parce qu'il y a une étude
11:06Cevipof qui est sortie
11:08auprès de 10 000 personnes
11:09intéressantes dans la perspective
11:10de la prochaine élection présidentielle.
11:12Que dit cette étude
11:13sur les intentions de vote
11:14et la perspective
11:15et la préhension des candidats ?
11:18Mécontentement en cas d'accession
11:19à l'Elysée,
11:2081% des Français
11:21seraient mécontents
11:22de voir Jean-Luc Mélenchon
11:23arriver à l'Elysée,
11:2481% des Français
11:27seraient hostiles
11:28devant Éric Zemmour,
11:28Marine Tournelier,
11:29le Rassemblement national.
11:31Et ensuite,
11:32Édouard Philippe,
11:33Clémentine Autain,
11:34cette crainte des Français,
11:35vous la partagez ?
11:37C'est pour ça que vous êtes candidate ?
11:38Je la constate.
11:39Je la constate.
11:41Et moi, je plaide
11:41pour qu'on ait
11:42une candidature
11:43de rassemblement
11:44de la gauche
11:44et des écologistes
11:45à travers une primaire.
11:46Et ça, par contre,
11:47vous n'avez peut-être pas
11:48le sondage aujourd'hui,
11:49mais ce qu'on constate,
11:50c'est que
11:50l'écrasante majorité
11:52du peuple de gauche
11:53aspire à ça.
11:54Donc, on a des appareils...
11:54Or, Jean-Luc Mélenchon...
11:55Oui, on a des appareils politiques
11:57à gauche
11:57qui sont crispés
11:58et beaucoup n'en veulent pas.
12:00Et notamment...
12:01Mais ça veut dire
12:01que Jean-Luc Mélenchon
12:02ne peut pas faire gagner
12:03la gauche en 2027 ?
12:04Écoutez, pour l'instant,
12:06on n'a pas d'indicateur
12:07qui laisse à penser ça.
12:07Il peut-il gagner seul ?
12:09Il prétend, par exemple,
12:10comme d'ailleurs
12:10le Parti Socialiste,
12:11qu'il ne va pas faire d'alliance
12:12avec quiconque
12:13aux élections législatives.
12:15Donc, il pense
12:15qu'il va gagner seul
12:16et qu'il va gouverner seul.
12:17Vous voyez bien
12:17que tout ça n'a pas de sens.
12:18Donc, il faut se rassembler.
12:20Il faut se rassembler
12:21pour ouvrir une perspective,
12:22celle de la possibilité
12:24que nous puissions
12:25être au second tour
12:26et gagner.
12:28Charles, 81%
12:29des Français
12:30qui seraient mécontents
12:32si Jean-Luc Mélenchon
12:33accédait à l'Élysée ?
12:34Pour moi,
12:35la gauche a un gros problème.
12:37C'est que Mélenchon
12:38est en l'État
12:39le seul
12:39qui peut les emmener
12:40au second tour.
12:41Mais c'est aussi
12:42le seul
12:43qui est sûr
12:43de perdre au second tour.
12:44Donc, Mélenchon,
12:45si vous voulez,
12:46c'est l'aubaine
12:47pour Bardella.
12:48Le rêve de Bardella,
12:49c'est de se retrouver
12:51face à Mélenchon
12:52au second tour.
12:52Et c'est d'ailleurs
12:53la grande angoisse
12:54du Bloc central,
12:55c'est d'avoir
12:56un second tour
12:56Mélenchon-Bardella.
12:59Mais en même temps,
13:00chère Mme Autin,
13:01pour l'instant,
13:02personne à gauche
13:03n'arrive
13:03à la cheville
13:04de Mélenchon
13:05en termes
13:06de force politique.
13:08Ils sont...
13:09Voilà,
13:09il y a vous,
13:11il y a Ruffin,
13:11il y en a quelques autres
13:12plutôt à l'extrême-gauche.
13:14Il y en a quelques autres,
13:16quelques-uns
13:16au centre-gauche,
13:18Hollande et Glucksmann.
13:19Tout ça,
13:20ce n'est pas
13:20François Mitterrand,
13:22disons,
13:22ce n'est pas des...
13:23C'est des gens
13:24qui ne peuvent pas
13:24rassembler la gauche.
13:26C'est des gens surtout...
13:26C'est pour ça qu'il faut
13:27un mécanisme.
13:28Vous abondez plutôt
13:29dans mon sens.
13:30Je suis d'accord avec vous.
13:31Vous êtes pour la primaire
13:32de la gauche.
13:33Non, mais je suis d'accord
13:34avec vous sur un point.
13:35Il n'y a pas de leader
13:38incontesté
13:38qui se dégage comme ça
13:39par magie.
13:39Il n'y a pas un parti
13:41qui a l'hégémonie
13:41sur les autres.
13:41Ça a fait gagner Hollande.
13:42La primaire a fait gagner Hollande
13:44de l'exemple.
13:45C'est aussi simple que ça.
13:46Mais qu'ensuite,
13:47tous les autres suivent
13:49celui qui sort
13:49gagnant les primaires.
13:50Ce qui n'est pas garanti
13:51dans ces cas-là.
13:52C'est l'engagement
13:53qu'il faut prendre
13:53et il faut donc
13:54une plateforme de base
13:56qui permette
13:57de rendre crédible
13:58cette...
13:58En quoi s'empêcheraient
13:59les deux candidatures ?
14:01Il y a deux gauches.
14:02Il y a une gauche
14:03plus radicale
14:03que vous pouvez représenter
14:04ou Jean-Luc Mélenchon
14:05peut représenter
14:06et une gauche sociale-démocrate.
14:07Quand François Hollande
14:08a gagné la primaire,
14:09il a gagné la primaire
14:09du Parti Socialiste
14:10et il n'a pas gagné
14:10la primaire de la gauche.
14:11Et il y avait
14:12Jean-Luc Mélenchon
14:13qui était candidat.
14:13C'est presque un autre siècle
14:16le Parti Socialiste.
14:17C'est un truc...
14:18Vous allez dire
14:18que les primaires
14:19sont en train de...
14:19Maintenant,
14:20le Parti Socialiste
14:21c'est un truc de documentaire
14:22sur le site de l'INA.
14:24C'est fini le Parti Socialiste.
14:25Il peut dire les choses
14:26comme elles sont.
14:27En tout cas,
14:28j'ai le sentiment que...
14:28Il a les peu cornus.
14:29Oui, oui, oui.
14:31On dit que c'est Olivier Faure
14:32qui est à Matignon.
14:33C'est devenu une force parlementaire.
14:35Mais je ne pense pas
14:35que dans le pays
14:36il y ait une quelconque
14:38voie de succès
14:39pour le Parti Socialiste.
14:40Je pense qu'il peut y avoir
14:40une primaire
14:41désignant un candidat unique
14:42de la gauche hors Mélenchon
14:43qui sera quand même
14:44écrasé par Mélenchon.
14:46Moi, je pense que c'est
14:46le libéralisme
14:47que vous incarnez
14:48qui est vraiment
14:49d'un autre siècle.
14:51Alors, je sais
14:51qu'on peut continuer
14:52à y croire.
14:53À un moment donné,
14:54on s'est rendu compte
14:54que la Terre était ronde
14:55mais il y avait encore
14:56des gens qui pensaient
14:57que la Terre était plate.
14:58Bien sûr.
14:58C'est une bonne comparaison.
15:00Je crois absolument
15:00qu'il y a quelque chose
15:02qui arrive en bout de course
15:03pour des raisons sociales,
15:05pour des raisons écologistes,
15:07pour des raisons démocratiques.
15:08Les Américains souffrent
15:09quand ils viennent en France
15:10et qu'ils trouvent
15:10que tout est tellement peu cher.
15:12Ils souffrent.
15:13Les Américaines du Mississippi
15:14qui est l'état
15:15le plus pauvre des États-Unis
15:16qui préfèrent venir
15:19prendre un avion
15:20pour voir Taylor Swift en France
15:21parce que ça leur coûte
15:22moins cher tout le voyage
15:23compris que de s'acheter
15:24un ticket aux États-Unis.
15:25Eux, ils pensent vraiment
15:26que c'est fini le libéralisme.
15:28Ça marche mal.
15:28En tout cas, moi,
15:29je pense que quand ils sont malades,
15:31c'est pas du tout même
15:32que vous voyez.
15:32C'est l'argument massue.
15:33C'est toujours la carte vitale.
15:34Vous vous en fichez
15:34parce que vous aurez
15:35toujours les moyens
15:35de vous soigner.
15:36C'est toujours la religion
15:36de la carte vitale.
15:37Vous voyez, ceux qui défendaient Cuba,
15:39ils défendaient aussi
15:39le système de santé cubain.
15:41Mais voilà, je pense
15:42que vous n'en êtes pas loin.
15:43D'ailleurs, on a vu
15:43que Mélenchon a été financé
15:45par les Sud-Américains
15:46dictatoriaux.
15:46Non, ce qui est plaisant
15:47avec vous, Charles Consigny,
15:48c'est votre subtilité.
15:50Vous reviendrez.
15:51Vous reviendrez.
15:52Moi, je regarde les programmes
15:54qui vous filent.
15:54Ce que vous avez déroulé ce soir,
15:56c'est un programme
15:57d'extrême-gauche
15:58totalement bolivarien,
15:59exactement comme on l'a vu
16:00en Amérique du Sud
16:01et qui n'a marché nulle part.
16:02Désolé.
16:03Merci, Clémentine.
16:04Je lis les choses
16:05à reprendre.
16:06Merci, Charles Consigny.
16:07Mais le ridicule
16:07ne tue pas.
16:08Ça va paraître.
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