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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Venons ensuite à notre premier sujet de discussion politique.
00:03La France insoumise cristallise encore toutes les critiques liées à la mort de Quentin Doran,
00:07que le soutien à la jeune garde fondé par Raphaël Arnaud.
00:09La tension est d'autant plus forte à l'approche des élections municipales du 15 mars prochain.
00:13D'ailleurs au gouvernement, on patine un peu sur la stratégie.
00:16Aurore Berger, la ministre, avait d'abord appelé le RN à se désister
00:18si la France insoumise pouvait d'aventure gagner une ville.
00:22Rectification de la porte-parole du gouvernement.
00:24Ensuite, Maud Bréjean.
00:25Nous disons une chose simple, c'est la position du gouvernement.
00:28C'est d'ailleurs la position d'Aurore Berger qu'elle a rappelée à plusieurs reprises.
00:31Ni le RN, ni la France insoumise.
00:34Et donc nous n'appelons ni le RN à procéder à des décisions électorales,
00:40ni la France insoumise de même.
00:42Nous ne demandons, nous n'appelons ni l'un ni l'autre
00:46à faire des choix qui iraient dans un sens ou dans un autre.
00:48Il n'y a pas de couac.
00:49Ni le RN, ni la France insoumise.
00:53Alors, quelle est la stratégie au gouvernement ?
00:55On le sait maintenant précisément ou pas, Néla Latrousse.
00:58Je tiens à préciser une chose, c'est qu'hier, sur un bandeau,
01:02on a fait dire à Aurore Berger qu'elle appelait
01:04un front républicain contre les insoumis.
01:07Elle n'a pas utilisé cette expression.
01:08Elle a simplement dit, il faut que le RN, les élus RN soient...
01:12Désistent leurs candidats.
01:13Se désistent si les insoumis sont en mesure de l'emporter.
01:18Voilà, petite précision.
01:20Mais vous voyez bien que si le gouvernement ou l'un de ses ministres
01:23appelle le RN à adopter une stratégie pour les municipales,
01:28c'est qu'en quelque sorte, il top avec le RN,
01:31ou en tout cas qu'il lui saisit la main.
01:33Or, précisément, Sébastien Lecornu, il l'a redit tout à l'heure au Sénat,
01:38en disant, mon gouvernement a fait le choix de ne pas travailler avec l'extrême droite,
01:41il a essayé de démontrer que lui, il essaie de conserver, on va dire,
01:45cet espace central, ni le RN d'un côté, ni la France insoumise de l'autre.
01:49Et donc, de ce fait, la position d'Aurore Berger place un peu le gouvernement
01:53dans une situation délicate,
01:55d'où effectivement c'est rectificatif de Maude Bréjon,
01:59qui est porte-parole du gouvernement et qui, en théorie,
02:01est seule à porter la parole officielle de l'exécutif.
02:05Mais enfin, on voit bien, à travers la prise de position personnelle d'Aurore Berger,
02:10qu'il y a, dans cette grande famille du centre,
02:13si on élargit au-delà du gouvernement,
02:15une forme d'impasse aujourd'hui.
02:17Parce que, si vous dites, il faut le cordon sanitaire contre la France insoumise,
02:21c'est laisser à penser qu'il y a un camp unique
02:23qui va au fond du centre jusqu'à Jordan-Bardella.
02:27Et si vous dites, il n'y a pas de cordon sanitaire,
02:28ça laisse à penser que vous ne condamnez pas
02:32les ambiguïtés, en ce moment, d'un Jean-Luc Mélenchon
02:34sur la violence en politique
02:35et son refus, notamment, de se dissocier de la jeune garde
02:39qu'ils retrouvent aujourd'hui pris sous le feu des critiques.
02:42– Ce n'est pas très clair, pardon,
02:42mais moi, je me souviens d'un Gabriel Attal,
02:44donc patron des macronistes de Renaissance,
02:47appelant à voter LFI contre le RN,
02:50entre les deux tours des élections législatives de 2024.
02:54– Et en même moment, on avait vu un Gérald de Darmanin…
02:55– On n'était pas dans le Nini à l'époque.
02:56– Et dans le même temps, on avait vu un Gérald de Darmanin dire
02:58« Mais pas du tout, il faut le Nini, ni LFI, ni Rassemblement d'Agence ».
03:02– Donc, on voit bien qu'effectivement,
03:03cette question-là, en tout cas, va agiter le bloc central.
03:09Et je vois…
03:09– Oui, je vois que notre ami…
03:11– Qui a plein d'éléments à porter là-dessus.
03:13– Si vous êtes porte-parole et secrétaire nationale Renaissance,
03:15je fais simplement de rappeler, je rappelle simplement des faits,
03:18Gabriel Attal l'a dit publiquement,
03:21plutôt LFI que le RN en 2024.
03:23Donc là, on a changé de position du côté de Renaissance ?
03:25– Non, ce n'est pas du tout ça qu'on a dit.
03:26En réalité, nous, nous combattons et nous avons toujours combattu
03:29la France insoumise et le Rassemblement national.
03:31Ce que nous avons fait au premier tour,
03:32c'est que nous avons retiré dans 60 circonscriptions
03:34des candidats Renaissance pour empêcher la France insoumise
03:37d'avoir une majorité à l'Assemblée.
03:39Vu que ce danger était exclu au moment du second tour,
03:41nous avons dit « Il vaut mieux un 90e député LFI
03:45qu'un 290e député RN qui permettrait à l'extrême droite
03:48d'arriver au pouvoir ».
03:49Donc, en réalité, on combat les deux,
03:51nous combattrons toujours les deux,
03:52ni la France insoumise ni l'Assemblée nationale.
03:54– C'est-à-dire qu'on ne doit pas voter LFI au premier tour,
03:57mais au deuxième tour, on peut parce que…
03:58– Mais nous, notre objectif, c'est d'empêcher
04:00et la France insoumise et le Rassemblement national
04:02d'arriver au gouvernement.
04:03Nous le ferons toujours par les urnes,
04:05par le combat politique, jamais par la violence.
04:06Mais oui, c'est très clair, nous ne souhaitons pas…
04:08– C'est-à-dire que ça sera une consigne
04:09si jamais on a un second tour,
04:10Jean-Luc Mélenchon, face à Jordan Bardella,
04:13ça sera la consigne, ni Mélenchon, ni Bardella ?
04:15– Nous, on fait tout pour déjà que ce duel
04:16ne soit pas celui dans lequel les Français sont prisonnés.
04:18– Mais c'est une hypothèse qui n'est pas complètement fausse
04:20si on en croit les derniers sondages.
04:22– On prendra nos responsabilités quand il faudra.
04:24La réalité, c'est qu'on fait tout pour que ce duel
04:25ne soit pas celui-là.
04:27Et encore une fois, sur la France insoumise…
04:28– Est-ce que vous dites ce soir,
04:29ça ne sera ni Mélenchon, ni Bardella ?
04:31– Mais ce n'est pas la question,
04:32ça c'est de la politifiction, ça ne m'intéresse pas.
04:33– Non, c'est de la politifiction, c'est dans un…
04:34– Pardon de revenir sur les attaques qui sont faites
04:36sur Gabriel Attal depuis un certain nombre de semaines.
04:45C'était bien au chaud, c'est Gabriel Attal.
04:47Donc en réalité, nous, on est très clairs.
04:49Au premier tour, nous avons tout fait pour empêcher
04:51la France insoumise d'être qualifiée,
04:52ce danger étant exclu.
04:54Au second tour, effectivement, nous avons tout fait
04:56– Donc il y a des députés LFI qui le sont,
04:57qui sont devenus députés grâce aux voies de renaissance.
05:00– Mais ça, si vous voulez, nous,
05:02on prend nos responsabilités quand il faut.
05:03Sur ce fait-là, c'est extrêmement…
05:04Je vous remercie de me poser la question comme ça.
05:06En réalité, le Rassemblement national
05:08est l'un des premiers pourvoyeurs de députés LFI
05:11parce qu'ils se sont maintenus
05:12dans un grand nombre de circonscriptions
05:14où il y avait ce qu'on appelle des triangulaires.
05:15Et donc, en refusant de se retirer,
05:18en empêchant de voir gagner un député du camp républicain,
05:21ils ont fait élire des députés RN.
05:23– Vous étiez d'accord avec Aurore Berger
05:24lorsqu'elle dit qu'il faut que ces candidats RN se retirent ?
05:28– Mais moi, je pense que, comme l'a dit Maude Bréjon,
05:30en fait, elles disent la même chose.
05:31Ni RN, ni LFI.
05:33Et juste pour dire, je ne suis pas certain que ça intéresse
05:34– Non, non, Aurore Berger semble appeler un front républicain,
05:37même si le terme n'a pas été utilisé, encore une fois,
05:39par Aurore Berger, mais c'est comme ça
05:39que nous, on l'a interprété.
05:40Elle appelle à un front républicain contre LFI.
05:43– De notre côté, c'est très clair, on combat les deux.
05:45Ce sont deux menaces, pas de la même nature,
05:48mais deux menaces que nous combattons.
05:49Et ce que Maude Bréjon a dit, à savoir ni LFI ni RN,
05:52nous n'avons pas vocation à nous allier.
05:53Et juste pour terminer, quand vous votez pour Renaissance
05:55ou Municipale, vous avez la certitude
05:57que vous ne voterez ni pour une liste qui va faire alliance
05:59avec la France Insoumise, ni pour une liste
06:01qui va faire alliance avec le RN et Reconquête.
06:03Et donc, d'une certaine manière, le seul appel qu'on lance,
06:05c'est à la clarification.
06:07Est-ce que le Parti Socialiste peut nous dire de manière très claire
06:10« Nous ne ferons plus d'alliance avec LFI ? »
06:12Est-ce que les Républicains de M. Retailleau
06:13peuvent nous dire de la même manière
06:15« Nous ne ferons jamais d'alliance avec le RN
06:17et, a fortiori, avec Reconquête ? »
06:19– Amoni Antalaya, avant, le débat tournait autour du RN,
06:23enfin du FN, maintenant, LFI, finalement, est traité comme le RN ?
06:26– Oui, voire, enfin, est devenu en tout cas aussi…
06:29– Repoussoir.
06:30– Nul, aussi repoussoir pour la majorité.
06:33Et c'est vrai que tout est une affaire de contexte.
06:35Il faut bien se rappeler le contexte des consignes
06:37qui ont été prises précédemment.
06:38C'est-à-dire que tout le monde dans le centre
06:41craignait que le RN puisse avoir une majorité absolue
06:44à l'Assemblée nationale, voire qu'il puisse gouverner.
06:47Donc, ils avaient tous en tête cette priorité.
06:49Il ne faut absolument pas que ça arrive.
06:50Et à l'époque, comme la France insoumise
06:52n'avait pas eu de propos aussi graves
06:55que ce qu'elle a tenu récemment,
06:57ça leur paraissait plus acceptable que certains passent,
07:00tant pis, plutôt que le RN.
07:02La situation a maintenant complètement évolué.
07:05Et on voit bien que le combat du gouvernement,
07:07c'est de dire, d'exormer,
07:08l'un est aussi mauvais que l'autre,
07:11aussi dangereux que l'autre.
07:13Emmanuel Macron n'arrête pas de dire
07:14que la France insoumise et le RN sont hors du champ républicain.
07:18Maude Bréjon dit que c'est ni le RN ni l'FI.
07:21Donc, on voit bien qu'il semble évoluer en ce sens.
07:23Après, pour être très honnête,
07:24– En n'étant pas sûr que tout le monde soit d'accord avec ça.
07:26– Mais non, tous les partis sont complètement confus.
07:29Les socialistes disent tout et son contraire
07:31en l'espace de deux jours,
07:33entre les cadres et d'autres responsables.
07:35La droite, en effet, certains d'entre eux penchent quand même
07:37pour un rapprochement avec le RN,
07:40d'autres ne l'assument pas.
07:41Et puis au centre, il y a ces consignes
07:43qui sont extrêmement différentes aussi,
07:45suivant qui les porte.
07:46Et puis il n'y a qu'à voir à Paris
07:48la façon dont les municipales se passent
07:50et toute l'histoire autour d'Edouard Philippe aujourd'hui
07:52pour comprendre que le centre est aussi très divisé.
07:54– Puisque vous parliez d'Edouard Philippe,
07:56on est avec le maire Horizon de Nice dans les Alpes-Maritimes.
07:59C'est Christian Estrosi qui est candidat
08:00aux prochaines élections municipales.
08:02Bonsoir M. le maire, merci d'être en direct avec nous.
08:05Vous allez plus loin en ce qui concerne LFI
08:07puisque vous demandez la dissolution du parti de Jean-Luc Mélenchon,
08:11au moins un débat sur la dissolution de LFI.
08:16– D'abord, je veux adresser toute ma compassion
08:20et mes pensées pour le décès de Quentin
08:24dans ces conditions aussi sauvages.
08:27Nous voyons depuis quelques années dans notre pays,
08:31au-delà de l'insécurité,
08:32monter une violence politique depuis à peu près 12 ans
08:36avec des agressions qui ont doublé,
08:38des affrontements multipliés par 5.
08:41Il y a 6 morts depuis 2022 dans des violences politiques.
08:45Donc on voit cette polarisation, cette brutalisation,
08:50ce climat de campagne qui se déroule dans une très grande violence.
08:55Et je dis que chacun, c'est un devoir de chaque formation politique,
08:59doit faire le ménage dans ses rangs.
09:01Est-ce que LFI fait le ménage dans ses rangs ?
09:05Tenez, regardez ce candidat qui est investi aujourd'hui par LFI
09:11et qui est à l'origine même de la création de la jeune garde
09:16avec deux de ses proches qui sont déjà mis en examen.
09:19Eh bien, moi, je demande au gouvernement,
09:21dans une clarification,
09:23de suspendre les financements à LFI
09:25tant que la lumière n'est pas faite
09:27sur les liens entre jeune garde et LFI.
09:30– Mais vous demandez la dissolution ?
09:33– Pas un centime d'argent public pour LFI.
09:35– Oui, mais il y a quand même un moment,
09:39ça fait maintenant deux ans que nous entendons
09:43des propos discriminants, des propos incitants à la violence,
09:49des propos antisémites de la part de certains responsables
09:53où un modeste citoyen français qui n'aurait pas tenu
09:56la moitié de ses propos aurait déjà été traduit devant des tribunaux.
10:01et on n'ouvre pas le débat ?
10:03Eh bien, moi, je demande...
10:06– Sur quel motif juridique ?
10:08– Tant que les choses n'auront pas été...
10:12– Sur quel motif juridique ?
10:13– Sur quel motif juridique, vous avez aujourd'hui,
10:17vous avez aujourd'hui une addition,
10:19une succession de faits, de comportements additionnés
10:22sur les deux, trois dernières années
10:24d'incitation à la violence,
10:26une incitation à la violence
10:28de la part d'un parti politique.
10:31C'est quand même un fait et un acte
10:35qui est parfaitement qualifiable
10:38dans notre code pénal ou notre code de procédure pénale.
10:42Et je ne vois aucune juridiction
10:45qui ne soit saisie sur le sujet.
10:47Eh bien, je demande dans un premier temps,
10:50tant que les choses ne sont pas qualifiées,
10:52je ne vais pas dire que M. Mélenchon
10:55soient responsables de l'acte qui a mis à mort
10:59le jeune Quentin.
11:01Je dis simplement que nous avons besoin
11:04d'une clarification.
11:06Et que tant que cette clarification
11:07sur le lien qu'il y a entre la jeune garde
11:10et ce mouvement politique,
11:11là où on ne semble pas le dénoncer
11:14du côté de LFI,
11:16cette clarification ne sera pas intervenue.
11:19Tant qu'il n'y aura pas une procédure
11:21qui aura clarifié les choses,
11:22il n'y ait pas un centime d'argent public
11:24pour LFI,
11:25tant que cette lumière n'est pas faite
11:27sur leur lien.
11:29Concernant Raphaël Arnaud,
11:31qui est donc le cofondateur de la jeune garde
11:33et l'un de ses collaborateurs
11:35est aujourd'hui en prison,
11:37soupçonné d'avoir participé
11:39à ce tabassage,
11:40à ce lynchage à mort de Quentin.
11:42L'argument de Manuel Bonparc est avancé.
11:45En vertu de quelles règles
11:46un employeur devrait être responsable
11:48des actes commis par ses salariés ?
11:50Est-ce que c'est un argument recevable, selon vous ?
11:52– Moi, la seule chose qui est recevable
11:58et qui est inacceptable,
12:02c'est que son investiture
12:04ne lui ait toujours pas été retirée.
12:07Je crois que dans n'importe quelle autre
12:09formation politique
12:11qui se reconnaît
12:12dans les comportements
12:15qui doivent être républicains
12:17dans une démocratie comme la nôtre,
12:19toute autre formation politique
12:21aurait déjà retiré l'investiture
12:23à ce candidat.
12:24– Oui, mais la France insoumise
12:27a des élus,
12:28a un groupe parlementaire.
12:30Les gens ont voté
12:31pour la France insoumise.
12:32Donc aujourd'hui,
12:33dissoudre un parti
12:34qui a des élus
12:35à l'Assemblée nationale,
12:36ça peut paraître
12:38un non-sens politique
12:39et même un non-sens démocratique.
12:43je ne suis pas certain
12:46après cette non-condamnation
12:48par la France insoumise
12:50d'une mise à mort
12:52d'un jeune homme de 23 ans
12:54tabassé au sol
12:56jusqu'à ce que mort s'en suive,
12:59les incite à continuer
13:00à leur faire longtemps confiance.
13:03Et donc,
13:03j'attends de voir l'évolution des choses.
13:05Elle sera très intéressante.
13:07– Est-ce que vous demandez
13:09à la gauche
13:09de clarifier sa position
13:11quand je parle de la gauche,
13:12la gauche non-mélenchoniste,
13:14c'est-à-dire le Parti socialiste,
13:16les écologistes,
13:17les communistes,
13:17de clarifier leur position
13:19vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon
13:21et de mettre en quelque sorte
13:22un cordon sanitaire
13:23puisque l'expression en ce moment
13:24est à la mode ?
13:28– Moi, vous savez,
13:30je fais confiance aux électeurs.
13:33Et parmi ces formations politiques
13:36qui ont des électeurs,
13:38je pense que les électeurs
13:39sont d'abord totalement libres,
13:42qu'ils auraient bien tort
13:44vis-à-vis de leurs électeurs
13:45de ne pas clarifier leur position
13:47parce que s'ils ne la clarifient pas eux,
13:50ce sont leurs électeurs
13:51qui la clarifieront eux.
13:55Ils représentent des formations
13:57parfaitement insérées
13:58dans l'arc républicain en général.
14:00Aujourd'hui,
14:02s'ils veulent conserver la confiance
14:04de leurs électeurs,
14:05je leur recommande
14:07de prendre rapidement
14:10des mesures de cordon sanitaire
14:13à mettre entre LFI eux-mêmes.
14:15– Merci, Christian Estrosi,
14:17maire Horizon de Nice.
14:18Et je rappelle que lundi prochain,
14:19il y a le débat sur les élections à Nice
14:21en direct sur BFM TV
14:23et BFM Nice à 20h50.
14:26– Juste une petite précision
14:27puisque M. Estrosi dit
14:28que Jean-Luc Mélenchon
14:29n'a pas condamné la jeune garde.
14:31– En revanche,
14:32il a tenu à se désolidariser
14:33de fait avec les violences
14:34en disant,
14:35et c'est là toute la difficulté
14:36dans le cadre d'une dissolution,
14:38que, parenthèse,
14:39la question s'était posée
14:40au moment du Front National
14:41sous Jean-Marie Le Pen
14:43de savoir est-ce que
14:43le Front National
14:44pouvait être dissous
14:45au motif de l'appel à la haine,
14:47etc.
14:47Et le législateur avait considéré
14:49ou les différents gouvernements
14:50qu'il n'y avait pas d'appel
14:51manifeste à la violence
14:52et qu'au contraire,
14:52le parti se désolidarisait
14:54de toute forme de violence.
14:55Pour revenir sur Jean-Luc Mélenchon
14:56sans faire de parallèle
14:57entre les deux,
14:58on évite les raccourcis
14:59en ce moment,
15:00c'est mieux pour tout le monde,
15:03il a tenu à se désolidariser
15:05en disant,
15:05ceux qui ont frappé
15:06se sont déshonorés,
15:07quelle que soit l'opinion
15:09de l'enfant,
15:09on ne ramène pas
15:09un enfant mort, etc.
15:11Je voulais juste le préciser
15:12pour rester irréprochable.
15:12– Tout en soutenant la jeune garde
15:13pour toute l'ambiguïté.
15:14– Absolument,
15:14tout en soutenant la jeune garde,
15:15mais je voulais juste le préciser
15:16pour être irréprochable
15:17sur la couverture
15:18de ces événements
15:19qui sont très réunis.
15:19– Il est censé ne plus exister,
15:21il y a quand même un problème.
15:23D'ailleurs,
15:29on voit bien que
15:29la dissolution de mouvements
15:31ne règle pas le problème.
15:31– Non,
15:32il y a deux questions,
15:33c'est que la dissolution
15:34ne règle pas les questions
15:36puisque les collectifs
15:37peuvent se reformer
15:38et que deux,
15:39on voit aussi des collectifs
15:40qui ne sont pas
15:41constitués sous forme d'associations.
15:42Je pense par exemple
15:43au soulèvement de la terre
15:44qui, lorsque le gouvernement
15:46a souhaité s'attaquer
15:47à ce collectif
15:48et déposer une demande
15:50de dissolution
15:51il y a quelques années
15:53avec Gérald Oudermanin,
15:54s'était retrouvé confronté
15:55au fait que les soulèvements
15:55de la terre
15:56n'aient pas une association
15:57déposée en préfecture.
15:58Donc vous avez la double difficulté.
15:59Un, d'abord,
16:00vous n'empêchez pas
16:01la reconstitution
16:02sous une autre forme
16:03et deux,
16:04pire, parfois,
16:05vous vous retrouvez
16:05avec des collectifs
16:06qui n'ont même pas
16:06de forme juridique en réalité.
16:08– Mais Jadza,
16:09vous êtes pour la dissolution
16:10de la France insoumise
16:11ou pas ?
16:12C'est ce que demande
16:12Christian Estrosi ?
16:13– Écoutez, nous,
16:14on combat la France insoumise
16:15dans les urnes.
16:16– Mais la dissolution ?
16:16– Non, pas particulièrement,
16:17pas à ce stade en tout cas,
16:18c'est pas un sujet
16:18sur lequel on s'est prononcé
16:19et on n'y appelle pas.
16:21On combat la France insoumise
16:22sur cette question-là.
16:22Le gouvernement a aussi
16:23pris ses responsabilités
16:24il y a quelques jours
16:25avec la publication
16:26de ce fameux nuancier politique
16:27qui classait la France insoumise
16:28à l'extrême gauche.
16:29Vous rappeliez l'enquête en cours
16:31sur la jeune garde
16:32et les suites de sa dissolution.
16:34Si vous voulez,
16:34par rapport au débat
16:35qu'il y avait là,
16:35je pense que les masques
16:36vont tomber.
16:36Ils vont tomber quand ?
16:37Au plus tard,
16:38au soir du premier tour,
16:39le 15 mars,
16:39quand on va voir
16:40les appels qui vont être faits
16:41soit par les socialistes,
16:42soit par les républicains
16:43à s'unir,
16:44à s'allier,
16:44à appeler aux électeurs
16:46pour les uns
16:46de la France insoumise
16:47et pour les autres
16:48du RN et de Reconquête,
16:50aller vers eux.
16:51Et donc,
16:51moi j'appelle,
16:52nous appelons à la clarification
16:53parce que la transparence
16:55d'une élection,
16:55c'est aussi que les partis
16:56assument la responsabilité
16:57devant les Français.
16:58Est-ce que le Parti socialiste,
16:59j'ai entendu,
16:59je crois que c'était
17:00sur votre antenne,
17:01quelqu'un du Parti socialiste
17:02dire on ne fera plus
17:02avec LFI
17:03mais peut-être
17:04qu'à condition,
17:04au cas par cas.
17:05Non.
17:05Est-ce que oui ou non,
17:06les socialistes nous disent clairement
17:07on ne fera pas d'alliance
17:08avec LFI
17:09et est-ce que les républicains,
17:10parce que c'est la même chose,
17:11les républicains nous disent
17:12à longueur de journée
17:13on combat les extrêmes,
17:14en l'occurrence l'extrême gauche.
17:15Est-ce qu'ils combattent
17:16avec la même vigueur
17:17l'extrême droite
17:17et est-ce qu'ils s'engagent
17:18à ce qu'ils ne feront pas
17:19d'alliance avec le RN
17:20et avec le RN ?
17:21Vous avez entendu hier
17:21le maire de Lyon,
17:23Gréorio Doucet,
17:24sur BFM TV
17:25qui n'exclut pas
17:26de fusionner sa liste
17:27avec celle des insoumis
17:30entre les deux tours.
17:31Oui, tout à fait.
17:31Alors, il n'est pas au Parti socialiste,
17:32c'est entre les écologistes,
17:35effectivement.
17:37Au moins, il y a une forme
17:37de clarification.
17:38Est-ce que oui ou non
17:39le Parti socialiste
17:40qui nous dit
17:41que la LFI est infréquentable,
17:42est-ce que oui ou non
17:43dans les actes,
17:43parce que là,
17:44il y a des élections
17:44et les gens vont aller aux urnes,
17:45est-ce que oui ou non
17:46ils sont clairs ?
17:47C'est ça l'appel
17:48qu'il faut passer,
17:49en tout cas que je passe,
17:49celui de la clarification.
17:50Bernard Sananès,
17:51c'est intéressant de voir
17:52dans notre enquête
17:53dont on va reparler
17:54qu'un électeur de gauche sur deux
17:57souhaite qu'au second tour,
17:58les alliances restent
17:59avec la France insoumise.
18:01Donc, vous savez,
18:01il y a un dogme
18:02en sciences politiques,
18:03c'est l'union de la gauche
18:04en France depuis notamment 1978.
18:06L'union de la gauche,
18:07à chaque fois on dit
18:07elle va s'effriter,
18:08elle va s'effondrer,
18:09mais elle tient,
18:09elle résiste.
18:10On l'a vu encore
18:11aux législatives de 2024
18:12où elle a été un des clés
18:13du bon résultat de la gauche.
18:15Même s'il y a, c'est vrai,
18:16des désaccords
18:17au sein du Parti socialiste.
18:18Donc en fait,
18:19qu'est-ce qui va se passer ?
18:20Il peut se passer que
18:21dans des villes
18:21qui sont détenues par le PS,
18:23le maire sortant PS
18:24et se disent
18:24moi je n'ai pas besoin de LFI
18:26et donc je vais me passer
18:27de faire cette alliance
18:28et en revanche...
18:28Vous pensez par exemple
18:29au maire de Montpellier par exemple ?
18:30Ou de Nantes,
18:30Johanna Roland ou de Rennes.
18:32Mais à l'inverse,
18:32c'est dans des villes
18:33que le PS espère gagner.
18:34Je prends Toulouse,
18:35je prends Saint-Étienne,
18:36je prends Amiens,
18:37des villes de ce type
18:37qui sont détenues aujourd'hui
18:38par la droite.
18:39À ce moment-là,
18:40si le PS veut gagner,
18:40il va devoir faire alliance
18:42avec la France insoumise.
18:43Et donc on aura sans doute
18:45des tractations
18:46qui resteront très locales
18:47et différentes
18:47en fonction des enjeux.
18:48Bien que François Hollande
18:49aujourd'hui se détache
18:50complètement de la France insoumise.
18:51Et sa position
18:52est largement approuvée
18:53chez les Français
18:54et au sein du PS,
18:55mais pas tout à fait
18:56au sein de l'État.
18:57Justement,
18:57pendant un instant,
18:58on va détailler
18:58notre sondage,
18:59Bernard Saint-Denès,
19:00sur la perception
19:00de la France insoumise
19:01par les Français
19:03depuis le drame
19:04de Quentin de Ranck,
19:05la violence liée
19:06à la France insoumise.
19:07Est-ce que ça change
19:08véritablement aujourd'hui
19:09la perception des Français ?
19:10On a tout de suite
19:11en direct sur BFM TV.
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