00:00C'est le Premier ministre Sébastien Lecornu qui s'exprime en ce moment face aux motions de censure du Rassemblement
00:06National et de la France Insoumise concernant la politique énergétique.
00:09Il les a accusés de provoquer un désordre politique inutile et il a pointé aussi la gauche et la France
00:16Insoumise dans cette volonté de mettre le désordre et de l'ambiguïté dans laquelle ils sont bien évidemment.
00:21On va l'évoquer maintenant dans le signé Consigny avec Charles Consigny bien sûr. Bonsoir Charles. Bonsoir. Bonsoir Florian Philippot,
00:29vous êtes président des Patriotes.
00:30Donc on est dans un moment de tumulte, d'accusation politique, de véhémence et la dernière véhémence en date, ça
00:37a été aussi la charge de la France Insoumise contre les médias, contre les fascistes des plateaux et les nazis
00:44au petit pied.
00:45Donc on désigne les médias à tort ou à raison Charles Consigny ?
00:50Plutôt à tort je pense, je vais l'expliquer mais cette sortie de Madame Chikirou qui nous traite tous de
00:58nazis permet en tout cas au candidat Lecornu de planter quelques banderies.
01:04Pourquoi le candidat Lecornu ?
01:05Parce que ses discours de Premier ministre à l'Assemblée Nationale je trouve ressemblent de plus en plus forts à
01:11des discours de candidats.
01:12Et je sais qu'en Macronie il y a une petite musique qui monte à son profit.
01:18Donc là ça lui permet si vous voulez de camper le garant de la stabilité en fait contre le désordre.
01:26L'homme raisonnable contre les extrêmes.
01:29Moi je trouve ça un peu facile honnêtement cette rhétorique et je trouve ça...
01:34Enfin bref, ce système où il y a des fausses oppositions.
01:37Mais quand la France Insoumise dit que les médias finalement ce sont des fascistes ou des complices des fascistes ?
01:44C'est de la politique, c'est de la politique pure.
01:47C'est une manière de souder les troupes de la France Insoumise, de remobiliser les troupes.
01:52C'est évidemment complètement excessif.
01:55Ils accuseraient les médias de faire jeu, de faire système.
01:59À la limite, pourquoi pas, certains pourraient prêter le flanc à cette critique.
02:03Encore que l'audiovisuel public est plutôt très favorable à la France Insoumise.
02:07En réalité, si vous allez à France Inter, les gens n'estiment pas forcément qu'il faut mettre un cordon
02:13sanitaire autour de la France Insoumise.
02:15Donc je pense que c'est une manière de faire de la politique.
02:17Et puis c'est une manière d'exprimer une certaine brutalité qui existe.
02:22notamment chez Mme Chikirou qui, à mon sens, est une femme brutale.
02:25C'est payant de taper sur les journalistes, M. Philippot ?
02:28Écoutez, je pense que, d'abord pour revenir sur ce que vient de dire le Premier ministre,
02:34ils parlaient de l'énergie, ils ont oublié de dire une chose, tous.
02:38Là, ça va mettre d'accord le LFI, le RN et M. Le Cornu.
02:41C'est qu'en fait, la PPE 3, la programmation pluriannuelle de l'énergie,
02:45les éoliennes partout, les prix trop chers, c'est simplement la transposition d'une directive européenne.
02:49Je voulais simplement le dire parce qu'on est vraiment au théâtre de l'Assemblée, là.
02:52C'est une directive qu'on doit appliquer.
02:54On avait deux mois pour le faire.
02:55La Commission européenne nous avait dit le 30 janvier.
02:57Il vous reste jusqu'au 30 mars pour le faire.
02:58Il l'a fait.
02:59Et évidemment, aucun au Parlement ne vous l'explique
03:01parce que ça supposerait de sortir de l'Union européenne
03:03comme nous le proposons aux Patriotes pour pouvoir changer tout ça et baisser les prix.
03:06Sur la question des médias, moi, ce qui m'inquiète en ce moment,
03:10c'est pas tant qu'on tape sur les médias parce qu'ils ont le droit d'être critiqués.
03:13Moi, je pense que le principal problème aujourd'hui des médias,
03:15ce n'est pas tous qui sont des nazis, comme le dit LFI, c'est grotesque.
03:19Non, c'est qu'il y a un gros problème de manque de pluralisme.
03:22Voilà, vous parlez de l'audiovisuel public.
03:24Moi, je n'ai pas accès à France 2 depuis des années.
03:28On est sixième mouvement politique de France en termes d'adhérents,
03:32plus de 45 000 adhérents.
03:33Mais pas d'élus non plus.
03:35On a des élus municipaux, on a des maires.
03:37Et par ailleurs, ce n'est pas le seul critère, si vous lisez la loi.
03:39Donc, il y a un souci, mais on peut essayer de discuter avec eux quand il y en arrive.
03:42Mais ça ne marche pas.
03:43Ce qui m'inquiète encore plus, c'est, et là, ce n'est pas la question de LFI,
03:48c'est la question du gouvernement, de M. Macron et le Cornu,
03:52c'est comment, en ce moment, ils sont en train de taper sur les réseaux sociaux.
03:56Car aujourd'hui, l'essentiel de l'information, désolé pour vous,
03:59mais ne vient plus des médias traditionnels.
04:01L'essentiel de l'information vient des réseaux sociaux.
04:03– Des médias traditionnels qui sont sur les réseaux sociaux aussi.
04:06– Ils y sont, bien sûr.
04:07– Les plus consultés sur les réseaux sociaux sont les médias traditionnels.
04:10– Mais quand je vois hier, le ministre des Affaires étrangères demande d'abord
04:13pourquoi il se mêle de ça, M. Barraud dire, il faut mettre au pas les réseaux sociaux,
04:18ça veut dire les faire obéir, c'est très inquiétant.
04:20Parce que ça veut dire qu'ils ont un agenda de censure.
04:24Et que là aussi, ils sont en train de le mettre en place,
04:26passe numérique, la pseudo protection des enfants pour se connecter sur les réseaux sociaux,
04:31ça n'a rien à voir avec la protection des enfants.
04:32C'est pour obliger tout le monde à se connecter en donnant son identité numérique.
04:35Donc c'est un passe numérique.
04:37Et ça arrivera au début de l'élection présidentielle en septembre 2026.
04:40On a le règlement européen DSA qui est en train de complètement brider les réseaux sociaux,
04:45qui va les censurer de plus en plus.
04:47On a Macron qui dit l'autre jour, la liberté d'expression c'est du bullshit.
04:51Ce qui a fait réagir le monde entier.
04:54La France a quand même le mot de liberté en tête de sa devise.
04:57Et on est en train de le transformer en mot de censure.
04:59Et ça, ça m'inquiète.
05:00Parce que, imaginez aujourd'hui si on vivait l'affaire Epstein sans les réseaux sociaux,
05:03il n'y aurait pas d'affaire Epstein, parce que les médias n'avaient pas envie d'en parler.
05:06Pareil sur le Covid, pareil sur l'Ukraine, pareil sur l'Europe,
05:08pareil sur tous les faits divers, terribles, Lola, Philippines.
05:12Les réseaux sociaux aujourd'hui, les médias indépendants,
05:14sont la caisse de résonance des grands débats démocratiques.
05:16Non mais c'est intéressant ce que dit Florent Pipo.
05:19Je suis un peu d'accord au sens où moi je suis contre toute forme de censure.
05:22En même temps, on voit bien par exemple qu'Elon Musk trafique X
05:25pour promouvoir les candidats qu'il soutient.
05:28On sait par exemple qu'il a modifié les algorithmes
05:31de manière à mettre en avance Aracnafo par rapport aux autres candidats.
05:35Là, c'est sorti ces derniers jours.
05:38Et les grands médias qui ont fait 41 de Macron sur Macron.
05:42Oui, oui, oui, d'accord.
05:42On parle toujours de l'algorithme.
05:44Attention, quand on dit les réseaux sociaux,
05:46c'est un espace de liberté formidable par rapport aux autres.
05:49Ils sont aussi manipulés et manipulables.
05:51Voilà ce que je veux dire.
05:51C'est quoi l'algorithme ?
05:52Non mais monsieur Filippo, il faut quand même qu'on puisse échanger.
05:56Grock lui-même, l'IA de X, a reconnu que Saracnafo était mise en avant
06:01de manière intentionnelle par le réseau social lui-même.
06:05Donc, il y a quand même à boire et à manger dans le truc.
06:07Et autant, moi, je trouve assez sympathique que X soit devenu
06:11une espèce de Far West, effectivement, sans contrôle.
06:13C'est d'ailleurs pour ça que les gens...
06:14Pourquoi sympathique ?
06:16Parce que je suis contre la censure.
06:17Donc, je trouve que c'est effectivement sympathique,
06:20même si on ne peut plus rien croire, en réalité,
06:22de ce qui est écrit sur les réseaux sociaux.
06:23Et du coup, c'est pour ça que les médias traditionnels
06:25sont très suivis sur les réseaux sociaux,
06:27parce que les gens se disent que si...
06:29Il y a des journalistes derrière.
06:30Voilà, que ça a été quand même un minimum vérifié.
06:33Donc, par ailleurs, cher monsieur Filippo,
06:36vous-même sur les réseaux sociaux, sur l'Ukraine par exemple,
06:39vous relayez quand même assez joyeusement la propagande pro-russe.
06:43C'est plus ou moins votre droit.
06:45Non, mais donc, ce que je veux dire, c'est que c'est bien de défendre
06:49la liberté d'expression, mais il ne faut pas que ce soit complètement vicié.
06:53Voilà, c'est tout.
06:55J'ai regardé un peu votre compte Twitter avant.
06:58Je pense qu'on doit quand même défendre aussi le rôle qui, à mon avis,
07:02va devenir de plus en plus important,
07:04de vérificateur des médias traditionnels,
07:06même si je vous accorde qu'ils ne sont pas exempts de tout soupçon,
07:10et qu'effectivement, par exemple, quand il y a eu 350 000 unes d'Emmanuel Macron,
07:15il y avait un côté bourrage de crâne qui est éminemment critiquable.
07:19Alors, cette accusation, vous êtes un porte-parole du créneau ?
07:22Non, mais ça, quand on n'a pas l'argument, on dit
07:23c'est soit Poutine, soit les complotistes,
07:26ou même l'affaire Epstein, paraît-il, qui s'est tué un complot russe,
07:28d'après les médias.
07:29Non, je défends la paix et la France.
07:31Voilà, la France libre.
07:33Et depuis le début, de manière cohérente, la paix.
07:35Je vois que les Français, il y a eu un sondage cette semaine,
07:36ils viennent de plus en plus, puisque la première fois,
07:39il y a moins de 50% des Français, pour la première fois,
07:43qui veulent qu'on envoie de l'argent et des armes à l'Ukraine.
07:45Ils ont bien raison.
07:46La paix, c'est de ne pas aider l'Ukraine ?
07:48C'est d'arrêter d'entretenir la guerre, oui, évidemment.
07:50D'accord, donc de laisser l'Ukraine perdre.
07:52Vous voulez faire quoi ? La guerre à la Russie ?
07:54A une puissance nucléaire ?
07:55Vous voulez faire quoi ?
07:56Vous voulez faire quoi ?
07:57La guerre à la France, une puissance nucléaire ?
07:58Non, moi, je souhaite que la France cherche à trouver la paix là-bas.
08:02Aide à trouver la paix.
08:04Nous sommes une puissance, normalement.
08:05Par la défaite de la paix ?
08:07Et parfois, il faut faire la guerre pour obtenir la paix, vous savez bien.
08:09Non, non, non, l'Union européenne met de l'argent, des armes, a bloqué.
08:14Ça a été documenté, l'OTAN, également, en avril 2022,
08:17il y avait une négociation de paix qui allait aboutir.
08:19Les Ukrainiens étaient d'accord.
08:20L'OTAN et l'Union européenne ont dit, on arrête,
08:22parce que l'Union européenne a besoin de cette guerre pour imposer son agenda,
08:25et notamment, elle veut imposer son armée européenne.
08:27Elle a besoin de cette guerre pour piquer aux États la compétence de la défense,
08:31et même notre dissuasion nucléaire qui pourrait être européanisée.
08:33– Ce qui veut dire que les prochaines élections vont se faire sur les réseaux sociaux ?
08:37– Ça veut dire que les élections se feront…
08:38– La présidentielle va se faire sur les réseaux sociaux ?
08:40– Si on nous laisse la possibilité de le faire.
08:43– Qu'est-ce qui l'empêcherait ?
08:45– Ah, c'est-à-dire, regardez ce qu'ils ont fait en Roumanie.
08:47C'est très intéressant ce que vous dites d'ailleurs sur les ingérences russes, soi-disant.
08:51On nous dit, en Roumanie, en 2024, il y a eu une présidentielle.
08:54On nous a dit, il y a un candidat, M. Georges Escou,
08:56qui, dans son TikTok, aurait été favorisé par les Russes.
08:59Donc, on a deux jours avant le second tour.
09:01Il allait gagner.
09:02Il voulait sortir de l'Union européenne et de l'OTAN, comme par hasard.
09:05On a annulé l'élection, sous pression de l'Union européenne.
09:08Et il a été démontré, il y a encore un rapport américain qui vient de le démontrer,
09:11qu'il n'y avait aucune ingérence russe sur son compte TikTok.
09:13Donc, c'est aujourd'hui un prétexte qu'on va utiliser.
09:15– Mais elles existent quand même, les ingérences russes, de façon générale.
09:19– Je pense que c'est infiniment moins important que les ingérences de l'Union européenne,
09:26aujourd'hui, ou américaine, pendant des années.
09:28– On est dans l'Union européenne, donc moi, je veux bien les ingérences de l'Union européenne.
09:31– C'est très grave, les ingérences de l'Union européenne.
09:33– Oui, mais d'accord, mais quand la Commission européenne intervient dans une élection,
09:38c'est une ingérences gravissime.
09:40– Les ingérences russes, on voit bien qu'elles existent.
09:42– C'est quoi ? Trois bots sur les réseaux ?
09:43– Par exemple, les punaises de lits que les russes…
09:45– Non, vous n'allez pas ressortir ça.
09:46– Bah si, qu'ils ont créé, sorti de nulle part.
09:49– Il y a des chants de punaises de lits pour les délevages.
09:51– Les tags sur le mémorial de la Shoah, qui sont aussi l'œuvre des russes.
09:55– C'est ça, c'est ça.
09:56– Les rumeurs sur Brigitte Macron, qui ont été largement amplifiées par les bots russes.
10:01– Vous vous rendez compte de ce que vous nous citez comme exemple ?
10:02– Il y a énormément de choses, plein de trucs de déstabilisation.
10:06Ils diffusent des vidéos fabriquées par l'intelligence artificielle
10:10pour essayer de déstabiliser les gens.
10:12– Quand vous avez, pendant des années, pendant des décennies,
10:16nos présidents de la République étaient écoutés et surveillés par la NSA américaine.
10:20On n'a rien dit, ce n'est pas ingérent ça.
10:21– Mais nous-mêmes, on espionne les Américains.
10:23Les Allemands espionnaient Obama dans Air Force One.
10:25– On n'a rien dit, ce n'était pas les Russes, c'était les Américains.
10:28– Tous les services secrets espionnent tous les pays.
10:30– Depuis Trump, les Américains sont méchants, on a bien compris.
10:32Mais avant, ils étaient gentils, donc on ne disait rien, on était soumis.
10:35Quand vous avez l'Allemagne qui intervient dans notre débat public énergétique
10:38par des fausses fondations pour diaboliser le nucléaire
10:41et nous refourguer leurs éoliennes made in Germany,
10:44ça marche très bien d'ailleurs.
10:45Ce n'est pas une ingérence monumentale.
10:47Donc vous voyez, la Russie, je pense que c'est un peu l'arbre qui cache la forêt.
10:51– Merci de ce débat un peu tronqué, pardon, sur les médias
10:53puisqu'on a été pris quelques minutes par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
10:57Mais l'événement politique, il sera sur BFM TV ce soir.
11:00– Je voudrais juste dire en un mot.
11:01– Attends, je suis une question à vous poser, M. Philippot,
11:03parce que ce soir, Marine Le Pen, c'est un entretien avec Sophie Dupont et Marie Chantret.
11:10Il sera diffusé à partir de 21h.
11:12Elle a ses chances pour la présidentielle, Marine Le Pen, ou pas Florian Philippot ?
11:16– Je trouve que c'est la justice qui décidera le 7 juillet.
11:19Je pense qu'il y a plus de chances qu'elle ne soit pas la candidate
11:22et que ce soit donc Jordan Bardella, a priori, puisqu'elle sera inéligible.
11:25On verra bien, mais si ça se passe comme en première instance,
11:29ça sera a priori inéligible.
11:30Mais si je la voyais, vous voyez, ce que je lui dirais, c'est tout ça pour ça.
11:33– Et vous-même, vous êtes…
11:35– Attendez, je lui dirais tout ça pour ça.
11:36Tu as travaillé, on a beaucoup travaillé,
11:39on avait fait un grand mouvement souverainiste, cohérent,
11:42qui voulait sortir de l'euro, de l'Union Européenne, c'était travailler.
11:44Aujourd'hui, tout a été abandonné par le RN.
11:46Le RN a tout abandonné, et finalement, toi-même,
11:49tu ne pourras même pas être candidate,
11:50et ton parti ne défend plus rien, il a les deux pieds dans le système.
11:54– Donc vous serez candidat à l'élection présidentielle ?
11:56– Moi, j'espère qu'il y aura un candidat souverainiste
11:58qui s'appellera Philippe de Villiers.
12:00Voilà, très exciteur.
12:01Et s'il ne l'est pas, oui, je le serai.
12:02– Merci Florian Philippot.
12:04– Merci.
12:04– Merci.
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