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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Bonsoir à tous, bonsoir Olivier. Bonsoir là, bonsoir à tous.
00:02Le lendemain de premier tour d'élection municipale, voici donc le temps des tractations, des négociations bien sûr pour gagner
00:07dimanche prochain au second tour.
00:09Paris, Marseille, Nice, Toulouse, pour ne citer que quelques villes phares où on discute, où on négocie.
00:16Dernier accord là, en date, c'est tout beau, tout chaud, ça vient de tomber, c'est Lyon.
00:20Oui, la liste conduite par M. Doucet, le maire sortant, a trouvé un accord avec la liste conduite par la
00:27candidate insoumise, Marie Chantret.
00:28Donc, un accord pour le second tour.
00:31Oui, effectivement, c'était délicat pour le candidat écologiste, maire sortant Grégory Doucet.
00:38Finalement, belle remontada avec de gros guillemets pour ce premier tour des élections municipales.
00:43Il était en difficulté tout au long de cette campagne.
00:46Jean-Michel Hollat s'était donné largement en tête et finalement, l'écart s'est largement réduit,
00:51au point même que Grégory Doucet est en tête dans ce premier tour.
00:55Mais ça ne suffit pas.
00:58Et donc, cette alliance que l'on avait déjà un peu pressentie, qui s'était faite aussi un peu sur
01:03notre plateau lors du débat que nous avons mené à Lyon,
01:07menée par Apolline de Malherbe, alliance vraisemblablement naturelle qui s'est faite dans ces dernières heures.
01:14Il faut savoir que les listes sont déposées, dernière limite, demain, mardi, 18h.
01:20Mais ça va très vite parce que, pour une raison assez anecdotique, on envoie, vous savez, les bons à tirer
01:25aux imprimeurs.
01:25Le matériel électoral, les affiches doivent être envoyées dès aujourd'hui.
01:31Et donc, ces alliances sont en train d'être finalisées.
01:34Ça va vite, très vite.
01:35Et les gens ont peu dormi, je peux vous le dire.
01:36Madame Béloissa Chérifié avait passé la barre des 10% tout juste.
01:41Elle était en capacité de se maintenir, en effet.
01:43Elle apporte donc ces 10%, si j'ose dire, à Grégory Doucet, dans un contexte particulier à Lyon,
01:48puisque c'est à Lyon que le jeune nationaliste a été tué, avec la mise en cause de collaborateurs d
01:54'un député et les filles.
01:56Tout ça n'a pas compté dans les discussions ?
01:58Si, forcément. Et ça s'est d'ailleurs retranscrit dans le débat que nous avons mené.
02:01Ce qui s'est retranscrit aussi, c'est la difficulté de Jean-Michel Aulas à s'imposer.
02:07Peut-être un débat raté, des prestations parfois qui n'ont pas convaincu.
02:12Candidat, on le rappelle, du bloc central, soutenu par le mouvement présidentiel.
02:18Ça traduit là aussi une grande difficulté du bloc central, localement, à s'implanter, à gagner des villes.
02:25Encore une fois, rien n'est fait.
02:26C'est un nouveau tour dimanche prochain.
02:29Mais pour Jean-Michel Aulas, représentant de la société civile, figure du football,
02:36c'est un peu plus compliqué que prévu.
02:38Il force est de constater qu'il n'a pas convaincu tout le monde.
02:40Le député LFI, Adrien Clouet, est avec nous.
02:43Qualifié au second tour sur la liste de François Pigmal à Toulouse,
02:46qui a également fait un accord avec la socialiste.
02:47Donc c'est une bonne nouvelle pour Lyon ?
02:49Bien sûr. Je trouve que partout où la droite et l'extrême droite menacent,
02:52et où les listes de gauche peuvent se ruiner au second tour...
02:55Là, c'est la droite, ce n'est pas l'extrême droite.
02:56Tout à fait. J'ai bien dit la droite et l'extrême droite, bien sûr.
02:58Mais partout où il y a une menace de la droite,
03:01il est normal de se réunir lorsqu'on estime qu'on a plus de choses en commun.
03:04Parce que le sujet des municipales,
03:06ce n'est pas juste un sujet de savoir quel est le nom de famille
03:09ou le prénom du maire ou de la maire.
03:11C'est un sujet sur le fonctionnement des écoles,
03:13c'est un sujet sur l'équipement sportif, etc.
03:15Et sur ces points-là, il faut se rassembler à gauche,
03:18parce qu'on a besoin de villes qui protègent.
03:19C'est le grand rabbi-bauchage à gauche ?
03:22Personne ne doit se renier.
03:24Nous, par exemple.
03:24Parce que parfois, vous avez des mots quand même très durs.
03:26Mais ce n'est pas grave de ne pas être d'accord sur des choses.
03:28Je pense que c'est même naturel de se le dire, franchement.
03:31Je pense que personne dans le pays n'imagine qu'on est d'accord,
03:33surtout avec le Parti Socialiste.
03:35Moi, je suis élu à Toulouse.
03:37On a passé la nuit entière.
03:38Là, j'arrive, on n'a pas dormi depuis hier,
03:39mais j'arrive chez vous.
03:40On a passé la nuit à discuter avec nos partenaires socialistes, écologistes.
03:44François Briançon, qui était candidat socialiste.
03:46Tout à fait, François Briançon, qui a pris la récordure sur Jean-Luc Mélenchon.
03:50On oublie tout ça ?
03:51Il l'oublie.
03:52Lui, je ne sais pas s'il l'oublie.
03:53Je ne vais pas demander.
03:54Le sujet, c'est est-ce qu'on souhaite gagner ensemble à Toulouse ?
03:56Moi, je le souhaite.
03:57Monsieur Briançon, on le souhaite aussi.
03:58Et François Piquemal, notre tête de liste, le souhaite aussi.
04:01Est-ce que vous comprenez que vous ayez un discours un tout petit peu confusant ?
04:02Parce qu'hier soir, vous appeliez à voter et à faire front
04:06contre les fascistes, les extrémistes.
04:08Jean-Michel Aulas, on peut discuter, disserter, mais ce n'est pas un extrémiste.
04:12Jean-Luc Moudinck n'est pas un fasciste non plus.
04:14Jean-Luc Moudinck non plus, à Toulouse, ce n'est pas un fasciste.
04:16Mais je n'ai jamais dit ça, donc ça tombe bien.
04:18Je ne vais pas me défendre d'un propos qui n'existe pas.
04:19J'ai bien dit contre la droite et l'extrême droite.
04:21Vous les mettez dans le même sac.
04:23C'est la même chose.
04:24Ce sont des adversaires politiques, bien sûr, la droite et l'extrême droite.
04:28Pardon, monsieur Vous, c'est les mêmes.
04:29Vous n'avez pas de signe égal ?
04:30Non, je ne mets pas de signe égal.
04:32Mais d'ailleurs, personne ici ne met un signe égal.
04:33C'est vous qui revenez avec vos questions.
04:34Moi, je ne les pose pas.
04:34C'est parce que vous dites la droite.
04:35Et monsieur Moudinck, pour prendre cet exemple-là, est quelqu'un qui est responsable
04:40notamment de l'augmentation des prix des loyers à Toulouse, donc qui pourrit la vie
04:45de tout le monde, qui est responsable de l'augmentation du niveau de pollution,
04:47notamment dans les quartiers populaires, qui a participé à la manif pour tous
04:50contre l'égalité des droits, qui a interdit des expositions sur le génocide
04:55à Gaza, etc.
04:56C'est quelqu'un de droit dur et je pense qu'il est bien qu'il part dimanche prochain.
05:00À Toulouse, l'un des colissiers de François Briançon, le candidat socialiste, se retire
05:06en expliquant qu'il n'oublie pas qu'il y avait un antisémitisme du côté de la France
05:11insoumise.
05:12Il n'y a pas d'antisémitisme que l'on efface par une tractation.
05:16Visiblement, il est le seul à penser ça, puisque le reste de la liste est toujours
05:19avec nous.
05:19On a passé une nuit entière à discuter sur des points de programme.
05:22Par exemple, je prends juste un cas concret.
05:24On a passé beaucoup de temps à discuter sur la gratuité des transports pour les moins
05:27de 26 ans.
05:27On a abouti à cette proposition.
05:29commune.
05:30Et donc, on ira aux élections dimanche en disant aux Toulousaines et aux Toulousains,
05:32si vous avez moins de 26 ans, on propose le transport gratuit.
05:35Voilà, ça c'est une chose très concrète qui doit nous mobiliser pour virer M.
05:39Moudinque de la mairie et du Capitole.
05:40– Alain Duhamel, vous comprenez ces accords, ces fusions entre LFI et PS, malgré d'ailleurs
05:44le mot d'ordre d'Olivier Faure qui avait dit pas d'accord au plan national.
05:47Donc, Toulouse, Doucet, il est soutenu par la socialiste à Lyon, mais aussi Limoges, Avignon.
05:55– Et il y a deux choses.
05:57La première, c'est que de commencer par dire qu'on ne discutera pas et de finir par discuter,
06:03c'est pas la première fois dans ma vie que je vois ça à l'occasion des élections municipales,
06:08franchement.
06:09– Et la deuxième chose qui est prosaïque, mais enfin qui est essentielle en politique,
06:14c'est que divisé, ils n'ont aucune chance de gagner et que rassembler,
06:19même si c'est artificiel, même si c'est partiel, même si c'est avec des arrières-pensées,
06:24ça peut leur permettre de gagner.
06:26Donc, je dirais que c'est la règle du jeu.
06:30– Oui, mais François Hollande disait ce matin, au risque de perdre, il ne faut plus s'allier.
06:33C'est une question de principe.
06:34D'ailleurs, à Paris et à Marseille, les socialistes refusent cette alliance.
06:39– Alors, c'est une question de principe.
06:41Je dirais, François Hollande est toujours très habile dans la façon de présenter les choses,
06:47mais ça n'est pas une question de principe, c'est une question de circonstance,
06:51puisqu'il y a des cas dans lesquels ça s'est fait et pas une fois, très souvent dans le
06:56passé,
06:56et puis il y a des cas dans lesquels ça ne peut pas se faire, ça ne doit pas se
06:59faire,
07:00on ne veut pas le faire.
07:01– Mais vous savez, moi je me rappelle, alors évidemment j'ai l'air de vieux messieurs qui ressassent,
07:05mais les communistes et les socialistes, avant 77, se tiraient dessus comme il n'est pas possible,
07:12quand je dis se tiraient dessus, c'était vraiment,
07:16se sont rabouichés artificiellement, ont remporté les élections municipales,
07:21et se sont rebouillés.
07:23Bon, c'est la vie politique.
07:25– C'est le grand reniement pour le Parti socialiste.
07:27– On va rappeler qu'à Paris, Emmanuel Grégoire, que vous soutenez,
07:30a décidé de ne pas faire alliance avec Yves Chiquirou.
07:34– Il vient de le répéter d'ailleurs.
07:35– Je pense, oui tout à fait, j'étais avec lui à l'instant, dans le 13ème arrondissement,
07:39où nous avons accompagné Jérôme Coumet, qui est le maire du 13ème arrondissement,
07:43qui a été élu dès le premier tour des élections municipales hier.
07:47Pour le coup, à Paris, nous avons une position qui a été claire et constante,
07:50et au-delà de ça, je pense que ça fait partie des choses qui nuisent à la vie politique.
07:54Aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est une forme de défiance,
07:57d'interrogation de la part des concitoyens à l'égard de leurs élus.
08:00À savoir, de dire exactement ce que vous venez de dire, monsieur Duhamel,
08:03c'est-à-dire que les circonstances d'aujourd'hui
08:05peuvent être complètement rognées de main à l'aune d'hypothèses,
08:09à l'aune d'un contexte…
08:12– Je ne vous le reproche pas, je reprends vos mots.
08:14À l'aune d'un contexte qui serait plus ou moins favorable.
08:17Et nous croyons, avec Emmanuel Grégoire, que ça ne peut pas se passer comme ça.
08:21D'abord à Paris, moi, ce que j'ai entendu dans la bouche de madame Chiquirou,
08:25la candidate de la France insoumise,
08:27c'est qu'elle a passé une plus grande majorité de son temps
08:30et de ses expressions politiques à taper sur Emmanuel Grégoire
08:32à coups d'insultes, d'invectives, de mots extrêmement durs,
08:36qu'à taper sur la droite extrémisée de madame Dati
08:38et jamais un mot sur madame Knafot.
08:41Au-delà de ça, nous avons des positions qui ne sont pas aujourd'hui convergentes
08:46et nous avons construit un accord inédit de la gauche et des écologistes
08:51dès le premier tour, où nous avons passé beaucoup de temps à discuter ensemble.
08:54Nous nous sommes mis d'accord sur un programme, sur une gouvernance.
08:57– Pourquoi ça converge ailleurs ?
08:58– Pourquoi ça converge à Besançon, à Lyon, à Toulouse, à Limoges, à Lyon ?
09:04– Je ne me défile pas du tout.
09:06Je dis simplement que moi, ce que je constate,
09:09c'est qu'Olivier Faure a tenu une position extrêmement claire
09:12pour le Parti Socialiste en appelant à ne pas avoir d'union
09:15avec la France Insoumise à l'échelle nationale.
09:18Ensuite, il y a des accords qui se nouent à l'échelle locale,
09:21libres à chacun de l'apprécier.
09:22– C'est hypocrite, parce que s'il y a beaucoup d'accords,
09:25ça devient quelque chose de national.
09:27– Pas du tout, à Marseille, à Paris, en tout cas à Paris,
09:30et moi je parle aujourd'hui au nom d'Emmanuel Grégoire,
09:32nous avons été extrêmement clairs.
09:34Nous avons construit une union inédite de la gauche et des écologistes
09:38au premier tour, nous avons déposé notre liste.
09:40– C'est illisible pour les gens, on ne comprend pas.
09:43– Ce n'est pas illisible, vous me posez la question à Paris.
09:44– Il y a des principes qui sont édictés par certaines personnalités à Paris,
09:48par Olivier Faure, et puis on s'aperçoit qu'en province,
09:51c'est tout le contraire qui se passe, c'est tout l'inverse.
09:54C'est-à-dire qu'on négocie, même à Nantes,
09:55la maire sortante de Nantes tente de négocier,
09:57alors c'est plus difficile j'ai l'impression,
09:59mais tente de négocier avec les filles.
10:00– En fait, Olivier Faure, ça a été on ne peut plus flou,
10:03parce qu'il a dit tout accord national,
10:04mais j'encourage les troupes à se rassembler dans la clarté
10:06et veiller au respect de nos valeurs.
10:08Donc plus flou que ça et plus ouvert que ça…
10:12– C'est un spécialiste, c'est-à-dire que Olivier Faure,
10:18c'est une langue particulière.
10:20Donc il faut apprendre la langue pour essayer de le comprendre.
10:23Alors il faut l'apprendre comme on apprend l'anglais ou l'allemand.
10:26Il faut apprendre l'Olivier Faure.
10:28Alors si on l'apprend vraiment attentivement,
10:30à ce moment-là on comprend que quand il dit national,
10:33ça veut dire donc que c'est possible le local.
10:35Si c'est interdit national, ça veut dire donc que c'est possible le local.
10:39Si les insoumis sont infréquentables,
10:44ça veut dire qu'il y a quand même des endroits
10:45où on pourra s'arranger, etc.
10:47Je veux dire, c'est un langage particulier.
10:50– Oui, mais qui ne le mettra pas en position de force pour l'avenir.
10:53– Non, mais c'est la même chose avec le Vatican.
10:55– D'accord.
10:56– Juste petite anecdote, on a appris,
10:59on a appris notamment au porte-parole du Parti Socialiste,
11:01Pierre Jouvet qui était sur notre plateau ce matin,
11:04ce qui était en train de se tramer à Toulouse notamment,
11:07et cette union entre la France insoumise et le Parti Socialiste.
11:11La direction du PS ce matin, quand ils viennent ici,
11:14ne savent pas que l'union est en marche
11:17et que la fusion est également pour une répartition.
11:19– Pourtant M. Briançon a dit qu'il avait appelé Olivier Faure.
11:21– Oui, alors ça il peut le dire devant nos caméras et devant nos micros.
11:26– Si je peux me permettre peut-être,
11:27il y a quand même aussi quelque chose qui est important à ne pas oublier,
11:30c'est que le Parti Socialiste c'est aussi une agglomération de fédérations.
11:33Et je suis bien placée pour le savoir,
11:35je suis à la tête de la Fédération Socialiste de Paris,
11:38avec pour le coup, notamment dans le cadre des élections locales,
11:41une forme d'autonomie des fédérations.
11:43– 50 nuances de fédérations.
11:45– Écoutez, ça s'appelle aussi la puissance de la démocratie interne,
11:49nous y sommes extrêmement attachés,
11:50à Paris nous avons toujours eu une position extrêmement constante
11:53et au-delà de ça, nous avons mené cette campagne
11:55avec clarté, conviction et détermination
11:57et aujourd'hui, nous nous adressons aux électeurs
12:00et notamment les électeurs de la France insoumise
12:01en leur disant, aujourd'hui, il n'y a qu'une seule possibilité,
12:05soit c'est Emmanuel Grégoire qui devient maire de Paris,
12:08soit c'est Rachida Dati.
12:09Et Sophia Chikirou a dit les choses très clamantes,
12:11elle a dit, je ne veux plus de maire socialiste
12:13à la tête de la ville de Paris.
12:15Donc aujourd'hui, vote pour Sophia Chikirou,
12:17c'est avoir Rachida Dati, maire de Paris.
12:19Donc aux électeurs de tranchées,
12:21il faut aussi leur faire confiance et parler à leur intelligence.
12:23– Alors on regarde ville par ville
12:24parce qu'à Marseille, il se pose aussi la question.
12:27Il y a ce tweet de Jean-Luc Mélenchon
12:29qu'on va regarder d'abord, le leader de la France insoumise,
12:32voilà ce qu'il écrivait sur les réseaux sociaux.
12:34« Consternante irresponsabilité arrogante de Benoît Payan,
12:38le maire par surprise de Marseille,
12:39il préfère le risque de l'extrême droite
12:41à la fusion technique avec la France insoumise.
12:44Marseille ne peut le supporter.
12:46Justement, on va aller à Marseille retrouver Sergio Coronado,
12:49c'est l'ancien député Europe Écologie-Les Verts.
12:50Il est qualifié au second tour sur la liste de Sébastien Delogu,
12:54l'élu de la France insoumise.
12:56Bonsoir M. Coronado, merci d'être avec nous.
12:58Benoît Payan, il persiste et signe,
13:00hors de question de faire accord avec vous.
13:03Qu'est-ce que vous en voulez ?
13:03– D'ailleurs, il a déposé ses listes.
13:07– Oui, il a en effet déposé sa liste à 15h,
13:09c'est assez consternant en fait.
13:11Je trouve que dans une ville comme Marseille,
13:13qui a une tradition de lutte antiraciste,
13:16de lutte antifasciste,
13:17alors même que les résultats placent le Rassemblement national
13:21juste derrière le maire sortant,
13:24et donc il existe un risque en fait
13:26que le Rassemblement national puisse s'emparer de la ville,
13:29jouer l'avenir de Marseille à la roulette russe,
13:31en fermant la porte à toute constitution d'un front commun
13:34de l'ensemble de la gauche pour écarter ce risque,
13:37et écarter la droite et l'extrême droite à la tête de la ville.
13:39– Mais pourquoi Sébastien Delogu ne se retire pas ?
13:41– Ça me paraît effectivement irresponsable et regrettable.
13:43– Pardon, s'il y a un risque de voir le RN l'emporter à Marseille,
13:46pourquoi Sébastien Delogu ne décide pas de se retirer de lui-même ?
13:52– Nous avons toujours dit en effet que pour battre l'extrême droite,
13:56pour écarter ce risque d'extrême droite,
13:58il faut une mobilisation de l'ensemble de la gauche,
14:00de toutes les familles de la gauche.
14:01Le poids qui nous a été donné au premier tour, 12%,
14:04nous permet de nous qualifier au second tour
14:06et techniquement nous pouvons en effet concourir au second tour.
14:09Nous avons tendu la main en fait, et il y a une demande,
14:12il y a des mobilisations là, tout à l'heure à Marseille, sur le Vieux-Port.
14:15– Pourquoi Sébastien Delogu ne se retire pas ?
14:17– Moi je réponds à votre question, nous tendons la main
14:21parce que ce que nous souhaitons, parce que nous pensons
14:23qu'il est plus efficace de constituer un front antifasciste
14:26qui rassemble toutes les familles de la gauche,
14:28pour empêcher que le RN ne s'empare de la ville,
14:31ne s'empare de la ville, c'est le moyen le plus efficace
14:35pour modéliser les citoyens et les citoyennes marseillaises.
14:39Vous savez, on a jusqu'à 18h demain,
14:41techniquement une liste déposée peut être retirée,
14:44nous avons, elle peut être retirée,
14:46ça a déjà été le cas à plusieurs reprises
14:48dans l'histoire électorale de ce pays, monsieur,
14:50enfin une liste qui se dépose, elle se retire.
14:52– Et celle de Delogu peut être retirée d'ici demain, 18h ?
14:56– Elle n'a pas été déposée, monsieur.
14:58Nous avons une stratégie, nous avons celle de la main tendue
15:02qui consiste à dire que nous pensons qu'il est nécessaire,
15:04qu'il est utile quand il y a un risque RN,
15:06que se constitue un front commun, un front antifasciste.
15:09Et nous sommes cohérents, nous n'avons pas trois ou quatre stratégies
15:12en cours de route, en cours d'élaboration.
15:14Nous tendons la main et nous attendons en effet
15:16que le socialiste Benoît Pagnan prenne conscience
15:19– Oui, vous voulez le piéger.
15:20– Du risque qui s'abat sur la ville, dites-moi.
15:25– Vous voulez le piéger parce que, pardon,
15:27aux dernières législatives, lorsqu'il s'agissait
15:29de faire des fronts républicains, il n'y avait pas de négociation,
15:31le candidat qui était moins bien placé se retirait
15:33pour empêcher le candidat RN d'accéder au pouvoir.
15:37Là, monsieur Delogu peut décider de se retirer
15:39pour laisser toutes les chances à Payan.
15:42– Excusez-moi, ne refaites pas l'histoire.
15:45Aux dernières législatives, il y a eu ce qu'on appelle
15:47le nouveau Front populaire.
15:48C'est-à-dire que toutes les forces politiques de gauche
15:51se sont mises d'accord sur un programme commun
15:54et sur une seule et unique candidature.
15:56C'était même tout à fait inédit dans l'histoire
15:58de la Ve République que d'avoir une seule candidature à gauche
16:01dans l'ensemble des circonscriptions françaises.
16:03– Oui, mais les candidats de gauche se sont retirés
16:04pour des candidats macronistes et ça n'a pas posé de problème.
16:08– Oui, mais les candidats macronistes
16:10et le macronisme ou la droite, nous ne faisons pas partie
16:12de la même famille.
16:13Alors qu'à gauche, il est de tradition,
16:16depuis que les partis de gauche se présentent aux élections,
16:19au premier tour, on se compte, au second tour, on se rassemble,
16:22on écarte la droite et le risque d'extrême droite.
16:24Je pense que quand l'extrême droite est aussi près du pouvoir
16:27comme c'est le cas à Marseille,
16:29on ne joue pas l'avenir de la ville à la roue d'être russe
16:31pour des histoires d'inimitié personnelle,
16:34d'un mot plus haut que l'autre.
16:35En fait, on fait preuve de responsabilité face à l'histoire.
16:38Je crois que les Marseillaises et les Marseillais sont en droit
16:41de l'exiger de la part des responsables politiques de gauche aujourd'hui.
16:44– Merci Sergio Coronado, sur la liste de Sébastien Delogu à Marseille.
16:48Merci d'avoir été avec nous.
16:49On va regarder ce qui se passe du côté de Nantes aussi.
16:50C'est Clémence Renard qui est avec nous.
16:52Qu'est-ce qui se passe à Nantes alors ?
16:54Où en est-on dans les tractations ?
16:57– Alors en tout cas, pour ce qui est d'une alliance
17:02entre le Parti Socialiste et LFI,
17:04comme l'avait demandé le candidat William Ockan ce matin,
17:07il a adressé une lettre à la mère sortante Johanna
17:11pour justement demander une alliance.
17:14Pour l'instant, à l'heure où je vous parle en tout cas,
17:16la réponse est plutôt non,
17:17puisque la liste nantaise de la France insoumise
17:20qui a remporté 11,20% des suffrages hier
17:23a publié un communiqué en début d'après-midi
17:26indiquant que des discussions ont eu lieu depuis hier soir
17:28entre les équipes d'LFI et celles de la mère sortante socialiste,
17:32donc Johanna Roland,
17:33qui elle est arrivée en tête du premier tour hier
17:35avec 35,24% des voix,
17:38mais qu'aucun accord de fusion démocratique n'a été trouvé.
17:42Les équipes de William Ockan,
17:44donc le candidat LFI pour la mairie de Nantes,
17:45nous indiquent dans le même temps
17:47que la situation change d'heure en heure,
17:49ce qui sous-entend donc que les discussions sont toujours en cours.
17:52William Ockan qui a même menacé de déposer sa liste dès ce soir.
17:56Merci, Johanna Roland ne change pas d'avis.
17:58En tout cas, c'est une proposition qui divise beaucoup
18:00du côté des électeurs ici à Nantes.
18:03Certains pensent que Johanna Roland n'a d'autre choix
18:05que d'accepter cette fusion avec LFI
18:06pour gagner les élections municipales dimanche.
18:09On rappelle que son rival,
18:11le candidat de la droite et du centre,
18:13Foulke Chambard, se situe juste derrière elle
18:15au premier tour avec à peine deux points de deux moins
18:18quand d'autres électeurs pensent au contraire
18:20que ce serait une erreur stratégique
18:22que d'accepter cette alliance avec la France insoumise.
18:25Clémence Renard et David Bouteillet à Nantes,
18:28Adrien Clouet.
18:28Est-ce qu'il va se passer à Nantes ?
18:29Là, on discute et puis ça va se faire.
18:31Moi, je le souhaite.
18:32Je le souhaite parce qu'on a besoin
18:34que des villes montrent l'exemple.
18:35On ne peut pas avoir que des notables irresponsables
18:38qui décident de livrer leur ville à la droite.
18:40Emmanuel Grégoire est un notable irresponsable ?
18:43Notable, oui, irresponsable, je ne sais pas encore.
18:44On verra d'ici le choix définitif.
18:46Ça, ça ne lui appartient qu'à lui.
18:47Ce n'est pas à moi de savoir en l'état.
18:48En plus, je ne suis pas à Paris,
18:49donc je ne suis pas à les discussions.
18:51Mais ça me paraît tout à fait irresponsable d'imaginer
18:53que des électeurs qui, au premier tour,
18:54ont fait des choix différents,
18:55et ils ont le droit, et c'est normal.
18:57Il y a des électeurs insoumis, socialistes, écolos,
19:00qui ont des opinions politiques.
19:01Ils veulent la cantine gratuite et une politique antiraciste.
19:03Ils votent plutôt LFI, par exemple.
19:05Les électeurs, ils votent au premier tour.
19:07Est-ce que vous croyez vraiment
19:08qu'ils vont aller tous au second tour voter
19:10pour des candidats dont ils n'ont pas voulu au premier tour ?
19:12Non, ce n'est pas vrai.
19:14Le plus sûr moyen de battre la droite,
19:16et encore plus l'extrême droite,
19:17comme dans le cas de Marseille,
19:18c'est de se rassembler tous
19:20et qu'on respecte l'ensemble des électeurs.
19:21Mais M. Delogu peut se retirer à Marseille.
19:24Si vous pensez qu'il y a un danger RN,
19:26qu'il se retire à Marseille.
19:27Mais je ne suis pas sûr que tous les électeurs
19:28qui ont soutenu la liste de M. Delogu,
19:31son programme de mon camarade Sébastien,
19:33est-ce qu'ils vont tous aller au second tour
19:35voter pour M. Payot ?
19:35S'il y a un danger RN, forcément,
19:38à gauche, on se mobilise.
19:39Vous savez, tout le monde ne suit pas
19:40au jour le jour, la minute,
19:42les évolutions électorales.
19:42Ils sont séduis par un programme.
19:44C'est quand même assez bizarre,
19:46parce que là où vous pouvez être en tête,
19:47vous dites qu'il faut nous suivre et on négocie,
19:49et là où vous n'êtes pas en tête,
19:51vous dites...
19:51Non, c'est pareil, regardez à Toulouse.
19:53Non, mais c'est la force des contradictions,
19:57en fait, que vous soulignez aujourd'hui
19:58au sein de votre formation politique.
20:01Là où Benoît Payot a des chances de gagner,
20:03vous pourriez l'aider.
20:05Mais vous n'êtes pas en tête.
20:07Ce qu'on a fait à Toulouse,
20:08à aucun moment, on a dit
20:08M. Briançon doit se retirer.
20:10Moi, ça me semble normal
20:10que des gens qui ont voté pour M. Briançon
20:15doivent avoir M. Briançon élu.
20:17C'est normal, ils lui ont fait confiance.
20:19C'est normal que M. Briançon siège.
20:21C'est normal, il a inspiré confiance
20:22à des électeurs et des électrices.
20:24Donc on doit tous se retrouver
20:25dans nos sensibilités.
20:26Quand ça vous arrive au second tour.
20:27La position constante que vous avez tenue
20:29au sein de la France insoumise,
20:30d'abord, c'est vous évertuer
20:31à essayer de faire battre
20:32la gauche socialiste
20:33partout où elle était en responsabilité.
20:35Ça a été une constante
20:36depuis le début de votre campagne.
20:37Deuxièmement, c'est d'insulter
20:39partout où vous le pouvez.
20:40Vous voyez, vous ne pouvez pas
20:41vous en empêcher.
20:42Vous l'avez traité,
20:42vous avez traité Emmanuel Grégoire
20:43de notable irresponsable.
20:45Mais enfin, pour qui vous prenez-vous ?
20:46Vous n'avez eu de cesse
20:48depuis le début de cette campagne,
20:49notamment à Paris,
20:50d'expliquer que nous étions de droite,
20:52que nous n'avons rien fait
20:53pour les Parisiens et les Parisiens
20:54et que notre politique
20:55était à vomir.
20:59Et ce, à plusieurs reprises,
21:01et de le traiter de raciste.
21:02Et ensuite, vous voudriez nous expliquer
21:04que l'absence de cohérence
21:05serait chez nous.
21:06Emmanuel Grégoire est le seul
21:07dans cette élection,
21:08que ce soit à Paris
21:09ou à l'échelle nationale,
21:10à avoir tenu une position constante.
21:12C'est de dire,
21:13je me présente dans la clarté.
21:14Je construis une union inédite
21:16de la gauche et des écologistes
21:18cohérente sur le plan des valeurs,
21:19cohérente sur la façon
21:20que nous avons de nous adresser
21:22aux Parisiens et les Parisiens
21:23et respectueuse des valeurs
21:24qui sont les nôtres.
21:25Vous, vous êtes placé
21:26en dehors de ce champ-là
21:27et vous brutalisez la vie politique
21:29depuis un certain temps.
21:30Et donc, aujourd'hui,
21:31nous tenons une position constante.
21:33C'est de dire,
21:33il faut être honnête,
21:35il faut être franc
21:35vis-à-vis des électeurs.
21:36Et encore une fois,
21:37aujourd'hui,
21:38notre seule adresse
21:38est aux électeurs
21:39et aux électrices.
21:41Ils ont la possibilité,
21:43aujourd'hui,
21:44soit de choisir
21:44Rachid Haddati,
21:46maire de Paris,
21:46soit de choisir
21:47Emmanuel Grégoire,
21:48maire de Paris.
21:49Vous voulez le faire battre,
21:50Sophia Chikirou l'a dit,
21:51pas une fois,
21:52pas deux fois,
21:53pas dix fois.
21:53Donc, soyez cohérents
21:55et dites que vous préférez
21:56voir la droite
21:57et l'extrême droite
21:58gagner partout.
21:59Vous pouvez battre
21:59des socialistes.
22:00On propose d'aller ensemble
22:01à l'élection.
22:01Ce n'est pas vrai.
22:02C'est quand ça vous arrange.
22:03C'est quand ça vous arrange.
22:04C'est quand ça vous arrange.
22:05C'est quand ça vous arrange.
22:06Les socialistes,
22:06c'est un peu pareil.
22:07Les socialistes,
22:08c'est un peu pareil.
22:08C'est le principe de deux tours.
22:09Quand ça vous arrange,
22:10quand ça vous arrange
22:11à Limoges,
22:12à Vignon ou à Lyon,
22:14vous faites alliance
22:15avec les Insoumises.
22:15Je suis là, ce soir,
22:16pour vous parler
22:16de la position
22:17que nous tenons sur Paris.
22:18Vous me connaissez.
22:19Ce n'est pas la première fois
22:20que je tiens ce discours-là.
22:21Nous avons tenu
22:21un discours clair
22:22et nous le tenons
22:23de façon claire.
22:24Nous avons dit
22:25qu'il n'y aurait pas
22:25d'alliance avec la France
22:26Insoumise au second tour.
22:27C'est comme ça
22:28que nous sommes présentés
22:28devant les électeurs
22:29et c'est comme ça
22:30que nous avons mis
22:3114 points à Rachida Dati.
22:3214 points.
22:33Ce n'est pas 5,
22:34ce n'est pas 3,
22:34ce n'est pas 10,
22:35c'est 14 points.
22:36Rachida Dati,
22:37qui aujourd'hui
22:37se retrouve à 2 points de plus
22:39qu'en 2020,
22:40après avoir essayé
22:42de brutaliser,
22:43de trumpiser la vie politique
22:44parisienne.
22:49En 2001,
22:50on a ratouillé
22:50l'élection parisienne
22:52et malgré ça,
22:53en fait,
22:53les électeurs parisiens
22:54ne sont pas dupes
22:54et lui ont dit
22:55qu'elle avait tort,
22:56qu'ils n'en voulaient pas
22:56et ils l'ont sanctionné.
22:58Donc je les invite
22:58à amplifier ce mouvement-là
23:00dimanche prochain.
23:01Vous fermez la porte à LFI.
23:02Mais on n'était pas sûr
23:03de gagner.
23:03Quand vous êtes sûr de perdre
23:04ou vous avez une inquiétude,
23:06là vous faites une négociation.
23:07Nous avons mené
23:09une campagne
23:10avec sérieux
23:10et détermination
23:11et beaucoup de conviction.
23:13Au tout début
23:13de cette campagne,
23:14souvenez-vous,
23:15depuis l'année dernière,
23:16si Chiquiou avait fait 15
23:17et Grégoire 20-25...
23:19Ça n'aurait rien changé.
23:20Emmanuel l'a dit
23:20depuis le début.
23:21Oui, mais d'accord.
23:21Mais si vous dites ça,
23:22ça veut dire que
23:23quand on dit...
23:23Parce que ce qu'on se trouve
23:24voyait dans le spectacle,
23:25c'est le spectacle combo aujourd'hui.
23:27Quand on fait ce qu'on dit,
23:28vous expliquez
23:28qu'on n'est pas sérieux
23:29et quand on ne fait pas
23:30ce qu'on ne dit pas
23:31ou je ne sais quoi,
23:32bref, vous dites
23:32qu'on n'est pas sérieux non plus.
23:33On tient une position
23:34consente, pardon,
23:35mais est-ce que vous pouvez
23:36un minimum le reconnaître ?
23:37On va aller dans le Nord.
23:38On va retrouver
23:39Mme Violette Spilbout
23:40qui est à Paris,
23:41pardon, qui est à Lille.
23:42C'est la députée
23:43candidate Renaissance
23:44à la mairie Lille.
23:44Vous êtes qualifiée
23:45pour le second tour
23:46mais en quatrième position.
23:47Et vous regardez,
23:48en fait,
23:49les trois candidats de gauche,
23:51c'est-à-dire socialistes,
23:52LFI et écologistes,
23:54se disputer,
23:56Mme Spilbout.
23:57C'est la guerre des gauches
23:58et vous êtes spectatrice ?
23:59Pas de guerre.
24:03Bien, pour l'instant,
24:04on peut déjà se réjouir
24:07que je sois qualifiée
24:08au second tour.
24:09J'ai 8000 électeurs
24:10qui m'ont fait confiance
24:12pour représenter
24:13les valeurs centristes,
24:15les valeurs du bloc central
24:16ici à Lille
24:17et je les en remercie.
24:18Et puis, c'est vrai
24:19qu'on constate surtout à Lille
24:21une explosion du paysage politique
24:23habituel
24:24avec une montée des extrêmes,
24:26montée très forte,
24:27un score multiplié par 3
24:29de la France insoumise
24:30et puis l'arrivée
24:31au conseil municipal
24:32puisqu'ils sont qualifiés
24:33au second tour
24:34du rassemblement national
24:36ce qui est très inquiétant.
24:38Et donc, c'est un moment
24:39qui est assez historique
24:40pour Lille
24:41où oui, j'attends
24:42de voir ce que vont décider
24:44les trois parties de gauche
24:46en termes d'alliance
24:47pour pouvoir prendre
24:49mes responsabilités
24:50et je le ferai.
24:51– Semble-t-il,
24:52alors pour l'instant,
24:53c'est une quinquangulaire,
24:54c'est le nouveau terme,
24:55quinquangulaire
24:55comme à Paris, Lille,
24:57mais visiblement,
24:58un accord est en train
25:00de se dessiner
25:01entre les insoumis
25:02et les écologistes.
25:04Si c'est le cas,
25:05quelle sera votre réaction ?
25:06Est-ce que vous pourriez
25:08vous désister
25:08pour faire barrage
25:09à cette alliance
25:10avec les insoumis ?
25:11– Absolument pas de désistement.
25:17Les Lillois veulent pouvoir
25:19avoir des élus
25:20au Conseil municipal
25:21qui représentent
25:22les valeurs
25:23de faire respirer Lille,
25:24mon mouvement,
25:25et les valeurs du centre.
25:27Et j'ai immédiatement,
25:28dès hier soir,
25:30déclaré très clairement
25:31que je proposais
25:32à Arnaud Deslandes,
25:34le premier aujourd'hui,
25:36dans le résultat
25:37du premier tour,
25:38de m'allier avec lui
25:40d'avoir une fusion
25:41de listes,
25:42le maire socialiste sortant,
25:44pour pouvoir faire en sorte
25:46que Lille ne soit pas
25:47dirigée par une maire
25:48insoumise.
25:49Et donc,
25:50c'est une évidence
25:51pour l'ensemble du collectif
25:52des colistiers
25:53que j'anime
25:53depuis plusieurs mois.
25:55Nous sommes sur le terrain
25:56à l'écoute.
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