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  • il y a 15 heures
Ce mardi 27 janvier, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur l'impact économique de la vague de froid aux États-Unis, le lancement des modèles d'IA de Nvidia pour des prévisions météo, l'annonce de Donald Trump concernant la hausse des taxes de 15 à 25 % pour la Corée du Sud, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Inde pour contrer Washington, la hausse de l'EBIT de General Motors au T4, et la publication des résultats de Boeing. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:00Et d'abord, Wall Street qui ouvre, bien sûr, pour ouvrir BFM Bourse et l'ouverture des marchés américains.
00:06New York se lève en direct. Il est 9h30 là-bas. John Plassard est avec nous pour Cité Gestion. Bonjour John.
00:12Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:14Content de vous retrouver John avec effectivement Antoine Larigauder en fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:18Re-bonjour Guillaume, bonjour John.
00:19C'était fort ce matin. Tout pour investir 11h midi à retrouver un podcast et replay.
00:23Absolument, avec une thématique. L'or, au-delà des 5000 dollars l'once, qu'est-ce qu'on fait ?
00:29Est-ce qu'on s'y met ? Est-ce qu'on commence à prendre quelques bénéfices sur les bijoux de famille ?
00:34Sur quel support ? Avec quel horizon ?
00:37Énormément de questions en ce moment sur l'or et c'est sur lesquelles on a énormément de réponses.
00:43Il y avait en particulier Joachim Savigny de Cheval Blanc Patrimoine qui a été extrêmement précieux dans son aide.
00:51Et franchement, à réécouter en replay, en podcast, c'était vraiment extrêmement instructif.
00:56Joachim Savigny de Cheval Blanc Patrimoine.
00:58Rien que ces mots, c'est l'élégance.
01:00Voilà, c'est tous les matins, tout pour investir en 11h midi.
01:02Antoine, comment Wall Street ouvre-t-il ?
01:04Alors, Wall Street ouvre en ordre dispersé.
01:07Plus 0,57% pour le Nasdaq.
01:09On est à 23 737 points.
01:11Le Dow Jones, 0,67%.
01:1249 082.
01:14Plus 0,24% pour le S&P 500.
01:166 967 points.
01:18La volatilité baisse un petit peu à 16 points.
01:21A noter que du côté de Paris, on s'est finalement orienté à la hausse à la mi-journée.
01:26Et pour l'instant, on y reste.
01:27Plus 0,4%.
01:288 163 points.
01:30Mais alors, l'euro s'envole par rapport au dollar.
01:32On est à 1,1933 sur de nouveaux plus hauts de 5 ans.
01:36Ça va vite, effectivement.
01:37Aux États-Unis, l'activité toujours bloquée, congelée.
01:40Avec cette tempête historique qui se poursuit,
01:43de nouvelles estimations de l'impact économique de cette immense vague de froid
01:47sont en train de tomber.
01:48Et l'impact économique s'annonce extrêmement dur, négatif pour le marché américain, John.
01:55Oui, et surtout pour le premier trimestre.
01:56On rappelle cette tempête hivernale qui s'appelle FERN, F-E-R-N,
02:01qui pourrait, selon les estimations de Bank of America,
02:05amputer la croissance américaine au premier trimestre jusqu'à moins 1,5%.
02:12Ce qui aura un impact potentiellement suffisant
02:15pour ramener la croissance proche de zéro au premier trimestre.
02:20Alors, vous imaginez bien le président Trump au chaud à la Maison-Blanche
02:25qui regarde ces chiffres d'une manière assez effroyable.
02:29On sait qu'on aura une perte d'activité qui sera aussi extrêmement forte
02:35au niveau des dépenses de ménage.
02:37Si on prend une comparaison avec la tempête viola qui avait eu lieu en 2021,
02:43les dépenses des ménages avaient baissé de près de 1% sur un mois
02:48avec une baisse ponctuelle de moins 3,7% en glissement annuel
02:55des paiements par carte au pic de la crise.
02:58Donc, on est dans une situation où on va avoir un impact,
03:00qu'on le veuille ou non.
03:01On aura aussi évidemment des impacts sur les vols,
03:09les vols qui soient transatlantiques ou même les vols domestiques,
03:13puisqu'on a plus de 20 000 avions qui sont cloués au sol depuis trois jours.
03:19Et évidemment, ce qu'on espère, c'est que cet effet,
03:24cet impact négatif du premier trimestre,
03:26sera rattrapé au deuxième trimestre 2026.
03:32Mais vous savez, souvent, on s'attend à ce qu'il y ait une compensation totale,
03:37voire même plus, et des fois, ça n'arrive pas.
03:39Donc, c'est vraiment, aujourd'hui, pour l'administration Trump,
03:43un caillou dans le pied de Donald Trump.
03:47Effectivement, il fait tellement froid que plusieurs puits de pétrole
03:50sont gelés désormais aux États-Unis, ce qui gèle à la marge,
03:53à la marge quand même, mais une partie de la production américaine,
03:55plusieurs puits de pétrole gelés là-bas, du fait de cette vague de froid,
03:59cette vague arctique qui se poursuit et qui va encore s'aggraver.
04:02D'ailleurs, on attend une nouvelle baisse des températures
04:03sur une bonne partie du territoire américain.
04:05Ne regardez jamais de haut un nuage, c'est la leçon.
04:09D'ailleurs, Nvidia prend tout ça très, très à cœur,
04:11puisque Nvidia annonce lancer des modèles d'IA
04:13pour les prévisions météorologiques, John.
04:16Oui, des prévisions capables de produire des simulations
04:20en quelques secondes contre plusieurs heures
04:23pour des modèles actuels, traditionnels, climatiques.
04:28C'est un gain en puissance massif.
04:31On estime que ces GPUs, ces puces de Nvidia,
04:35pourraient permettre de réduire les coûts énergétiques
04:39et informatiques de près de 90 %
04:42par rapport au supercalculateur classique qu'on a maintenant.
04:46Et alors, si on va un peu plus dans le concret
04:49pour savoir s'il va faire beau dans 10 jours,
04:52eh bien, Nvidia, dans cette nouvelle présentation,
04:55met en avant une amélioration significative
04:58de la fiabilité des prévisions de 1 à 10 jours.
05:05Donc, évidemment, ça a un impact très fort
05:07pour la gestion des risques climatiques,
05:10notamment les risques climatiques extrêmes.
05:13Et c'est important de noter ça,
05:15parce que vous ne le savez peut-être pas, Guillaume,
05:18mais les sites qui sont les plus regardés au monde,
05:22au niveau global, c'est des sites météorologiques.
05:25Même si on sait que d'habitude, ils sont totalement faux,
05:28eh bien là, Nvidia s'engouffre dans la brèche.
05:31C'est des applications économiques directes
05:34qui vont aller de l'énergie, de l'agriculture,
05:37des assurances, des transports aériens,
05:39bien évidemment, la logistique.
05:41Et vous aurez potentiellement, avec ces nouveaux simulateurs,
05:46eh bien, des gains potentiels de plusieurs milliards de dollars
05:48en coûts évités, bien évidemment.
05:52Donc, on regarde et la météo devient un cas d'usage stratégique
05:58de l'intelligence artificielle.
06:00On parlait de la pharma, on parle évidemment de la technologie,
06:03mais là, on parle maintenant de la météo dans l'intelligence artificielle.
06:07Donc, c'est très important, c'est cette fameuse révolution industrielle.
06:11– Nvidia qui lance donc des modèles d'IA dédiés spécifiquement
06:14aux prévisions météorologiques.
06:16Wall Street vient d'ouvrir, on est en petite hausse.
06:18Le S&P 500 gagne 0,2, le Nasdaq plus 0,5.
06:21Et peut-être signe de nouvelles tendances à venir.
06:24Les tarés douaniers sont-ils encore un problème aux yeux des marchés ?
06:26Peut-être pas, peut-être plus.
06:27Enfin, vous allez nous dire ce que vous en pensez.
06:29Il se trouve que la Corée du Sud est la cible de nouvelles menaces de Donald Trump.
06:32Il compte surtaxer davantage la Corée du Sud
06:34parce qu'elle traîne trop à mettre en place les tarifs qui étaient déjà signés l'été dernier.
06:38Donc, sanctions.
06:39Et pourtant, ce matin, la bourse de Céhul a beaucoup progressé,
06:43quasiment 3%, battant même un nouveau record.
06:45Est-ce que ça signifie, John,
06:46que désormais les marchés se fichent des tarifs douaniers ?
06:49– C'est une très bonne question.
06:51On rappelle les chiffres.
06:53Donald Trump a dit qu'il allait monter les taxes de 15 à 25%.
06:57Donc, c'est énorme.
06:59Selon la raison, vous l'avez dit,
07:02les Coréens traîneraient les pieds pour mettre en application
07:05ces fameuses taxes et prévisions d'achat de biens américains.
07:09Alors, sur le papier, l'impact théorique est extrêmement lourd
07:14puisque les secteurs visés, c'est l'automobile, le bois, la pharmacie,
07:18qui sont centraux pour l'économie coréenne,
07:21avec en ligne de mire des groupes comme Hyundai,
07:25vous savez, les véhicules,
07:26qui ont exporté environ 1,1 million de véhicules
07:29vers les États-Unis en 2024.
07:31Donc, c'est énorme.
07:32Mais, vous l'avez dit, au niveau de la bourse,
07:35c'est totalement différent.
07:37Pourquoi ?
07:38Parce que de plus en plus, la bourse coréenne
07:41et d'autres bourses dépendent de plus en plus
07:44des valeurs de la tech,
07:45et notamment dans les semi-conducteurs.
07:49Et on parle, bien évidemment, de TSMC.
07:52Donc, on serait dans une situation
07:54où, effectivement, lorsqu'on fait le tri,
07:57vous n'avez pas tous les secteurs qui ont peur,
08:01entre guillemets, des menaces de Donald Trump.
08:04Et puis, on sait que souvent,
08:05il revient sur ses décisions.
08:08On l'avait vu, notamment à Davos,
08:10sur la question du Groenland.
08:12Donc, de plus en plus,
08:14on va potentiellement s'habituer à ces menaces.
08:17On aura un peu moins de volatilité.
08:20Antoine le disait juste avant, au niveau du VIX.
08:23Et on pourra même avancer, malgré les menaces.
08:26Et ça, c'est très intéressant de regarder,
08:28parce que ça laisse augurer d'une,
08:31j'allais dire d'une fin d'année,
08:32mais d'une suite de l'année extrêmement positive.
08:35Bon, et on sait qu'effectivement,
08:36Donald Trump menace toujours le Canada de surtaxe,
08:38parce que le Canada a eu le malheur
08:40de nouer les accords avec la Chine.
08:41Ça ne fait pas peur à Londres.
08:42Ça ne fait pas peur à Keir Starmer,
08:44le Premier ministre britannique,
08:45est à Pékin, justement, aujourd'hui,
08:47même si Donald Trump, peut-être, du coup,
08:49le menacera lui aussi.
08:50Il est à Pékin, le Premier ministre britannique.
08:52C'est la première visite d'un dirigeant britannique
08:54là-bas à Pékin, depuis huit ans, quand même.
08:56C'est un signal, et on en reparlera
08:57dans la suite de BFM Bourse.
08:58Tout le commerce mondial est en train de commencer
09:00à se réorganiser, John, quand même,
09:02avec cette ambiance, le trumpisme,
09:03et ce rapprochement en cours, désormais,
09:06entre l'Union européenne et l'Inde.
09:07Ça y est, après 20 ans de négociations,
09:09l'Union européenne et l'Inde ont annoncé
09:11un accord commercial, l'accord des accords,
09:14dit Narendra Modi, le Premier ministre indien.
09:15Est-ce qu'il est si important que cela ?
09:16Et surtout, est-ce qu'il a de quoi
09:17faire peur aux États-Unis, cet accord avec l'Inde ?
09:21Oui, la mer des accords, carrément.
09:23C'est ce qu'il dit.
09:24On sait que ça fait depuis 20 ans
09:27que l'Union européenne et l'Inde négocient.
09:3020 ans, vous avez bien entendu.
09:31Eh bien, là, ils ont conclu un accord de libre-échange
09:36qui couvre près de 2 milliards de consommateurs.
09:40Évidemment, ce deal a été clairement accéléré
09:44par les tensions commerciales sous Donald Trump.
09:48L'Inde, et c'est très important de le noter,
09:52l'Inde va s'engager à réduire ou supprimer
09:54les droits de douane sur 96,6 % des exportations.
10:02Et l'Union européenne fera la même chose
10:04sur quasiment 100 % des importations indiennes
10:08sur 7 ans.
10:10Et aussi intéressant, parce que, vous savez,
10:12avant qu'il y ait Donald Trump,
10:13on ne parlait pas beaucoup des tarifs douaniers.
10:16Eh bien, là, New Delhi a ouvert un quota préférentiel
10:20de 250 000 véhicules européens
10:24avec des droits de douane qui vont passer de 110 %.
10:27Ils étaient à 110 % les droits de douane.
10:29Eh bien, ces droits de douane de 110 %
10:31vont être amenés à 10 %.
10:33Alors, évidemment, vous l'avez dit,
10:35c'est un rééquilibrage global, géopolitique,
10:39très important.
10:40Et évidemment, c'est un signal politique et négatif,
10:45surtout pour Washington,
10:46parce qu'avec un commerce bilatéral Europe-Inde,
10:50déjà de 136 milliards de dollars,
10:55et qui est amené à croître encore fortement d'ici 2032,
11:00eh bien, on voit que les États-Unis, à terme,
11:04ne seront plus le seul frère d'armes,
11:10je dirais, commercial pour l'Union européenne.
11:13– Effectivement, cet accord commercial entre l'Union européenne et l'Inde,
11:17il couvre 25 % du PIB mondial,
11:19un tiers du commerce mondial aussi.
11:20L'Union européenne, le géant des géants,
11:23en l'occurrence, en termes de marché,
11:25et puis l'Inde, le géant démographique,
11:26qui est amené l'Inde à devenir cette année,
11:28d'ailleurs, la quatrième puissance économique mondiale devant le Japon.
11:31Ça, c'est une prévision du FMI.
11:32L'Inde, cette année, passera, à priori, devant le Japon.
11:35Wall Street est en hausse, plus 0,2 sur le S&P,
11:37et on a quelques publications d'entreprises.
11:38Alors, il y a ces valeurs qui rient, qui sourient,
11:41qui profitent de leur publication.
11:42GM, par exemple, General Motors gagne 5 %,
11:44puis à l'inverse, Boeing perd 1,5 %, John.
11:48– Oui, alors, on va le faire assez rapidement,
11:50mais c'est intéressant.
11:50Vous savez, quand on parle des véhicules,
11:53et notamment de General Motors,
11:54on se dit toujours qu'avec l'arrivée de la concurrence,
11:57avec les gens qui achètent moins de voitures,
12:00eh bien, ça devrait mal aller, vous l'avez dit.
12:02La valeur est en nette hausse
12:03après la publication de résultats solides au quatrième trimestre.
12:07On a un chiffre d'affaires qui ressort légèrement en retrait sur un an,
12:11mais ça traduit un espèce de ralentissement des volumes,
12:15mais c'est largement compensé par la discipline sur les coûts
12:19et un mix produit favorable.
12:21On savait qu'on avait une réorganisation totale au niveau,
12:25notamment, des coûts de General Motors.
12:29On voit surtout que les Américains continuent d'acheter des SUV et des pick-up.
12:33C'est le cœur de la génération de cash pour General Motors.
12:38L'autre, vous l'avez dit, l'autre acteur, c'est Boeing.
12:42Le résultat, une nouvelle fois,
12:46marqué par des difficultés industrielles,
12:48des pertes toujours significatives,
12:51ça reflète l'impact persistant des problèmes de qualité.
12:54On en parle depuis des années et des années,
12:56des retards de production et puis des coûts exceptionnels
13:00liés aux programmes commerciaux.
13:02Et puis, évidemment, la situation du 737 MAX,
13:06la vache à lait de Boeing,
13:08reste au cœur des préoccupations,
13:11avec des cadences de production qui sont toujours retardées,
13:14évidemment, par les exigences renforcées des régulateurs.
13:19Et donc, effectivement, ici,
13:21c'est toujours le chemin de croix pour Boeing.
13:23Boeing perd 1,5%.
13:25La OGM, après sa publication, gagne 5%.
13:27Merci beaucoup, John Plassard, avec nous pour Cité Gestion.
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