00:00Et d'abord, Wall Street qui ouvre, bien sûr, pour ouvrir BFM Bourse et l'ouverture des marchés américains.
00:06New York se lève en direct. Il est 9h30 là-bas. John Plassard est avec nous pour Cité Gestion. Bonjour John.
00:12Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:14Content de vous retrouver John avec effectivement Antoine Larigauder en fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:18Re-bonjour Guillaume, bonjour John.
00:19C'était fort ce matin. Tout pour investir 11h midi à retrouver un podcast et replay.
00:23Absolument, avec une thématique. L'or, au-delà des 5000 dollars l'once, qu'est-ce qu'on fait ?
00:29Est-ce qu'on s'y met ? Est-ce qu'on commence à prendre quelques bénéfices sur les bijoux de famille ?
00:34Sur quel support ? Avec quel horizon ?
00:37Énormément de questions en ce moment sur l'or et c'est sur lesquelles on a énormément de réponses.
00:43Il y avait en particulier Joachim Savigny de Cheval Blanc Patrimoine qui a été extrêmement précieux dans son aide.
00:51Et franchement, à réécouter en replay, en podcast, c'était vraiment extrêmement instructif.
00:56Joachim Savigny de Cheval Blanc Patrimoine.
00:58Rien que ces mots, c'est l'élégance.
01:00Voilà, c'est tous les matins, tout pour investir en 11h midi.
01:02Antoine, comment Wall Street ouvre-t-il ?
01:04Alors, Wall Street ouvre en ordre dispersé.
01:07Plus 0,57% pour le Nasdaq.
01:09On est à 23 737 points.
01:11Le Dow Jones, 0,67%.
01:1249 082.
01:14Plus 0,24% pour le S&P 500.
01:166 967 points.
01:18La volatilité baisse un petit peu à 16 points.
01:21A noter que du côté de Paris, on s'est finalement orienté à la hausse à la mi-journée.
01:26Et pour l'instant, on y reste.
01:27Plus 0,4%.
01:288 163 points.
01:30Mais alors, l'euro s'envole par rapport au dollar.
01:32On est à 1,1933 sur de nouveaux plus hauts de 5 ans.
01:36Ça va vite, effectivement.
01:37Aux États-Unis, l'activité toujours bloquée, congelée.
01:40Avec cette tempête historique qui se poursuit,
01:43de nouvelles estimations de l'impact économique de cette immense vague de froid
01:47sont en train de tomber.
01:48Et l'impact économique s'annonce extrêmement dur, négatif pour le marché américain, John.
01:55Oui, et surtout pour le premier trimestre.
01:56On rappelle cette tempête hivernale qui s'appelle FERN, F-E-R-N,
02:01qui pourrait, selon les estimations de Bank of America,
02:05amputer la croissance américaine au premier trimestre jusqu'à moins 1,5%.
02:12Ce qui aura un impact potentiellement suffisant
02:15pour ramener la croissance proche de zéro au premier trimestre.
02:20Alors, vous imaginez bien le président Trump au chaud à la Maison-Blanche
02:25qui regarde ces chiffres d'une manière assez effroyable.
02:29On sait qu'on aura une perte d'activité qui sera aussi extrêmement forte
02:35au niveau des dépenses de ménage.
02:37Si on prend une comparaison avec la tempête viola qui avait eu lieu en 2021,
02:43les dépenses des ménages avaient baissé de près de 1% sur un mois
02:48avec une baisse ponctuelle de moins 3,7% en glissement annuel
02:55des paiements par carte au pic de la crise.
02:58Donc, on est dans une situation où on va avoir un impact,
03:00qu'on le veuille ou non.
03:01On aura aussi évidemment des impacts sur les vols,
03:09les vols qui soient transatlantiques ou même les vols domestiques,
03:13puisqu'on a plus de 20 000 avions qui sont cloués au sol depuis trois jours.
03:19Et évidemment, ce qu'on espère, c'est que cet effet,
03:24cet impact négatif du premier trimestre,
03:26sera rattrapé au deuxième trimestre 2026.
03:32Mais vous savez, souvent, on s'attend à ce qu'il y ait une compensation totale,
03:37voire même plus, et des fois, ça n'arrive pas.
03:39Donc, c'est vraiment, aujourd'hui, pour l'administration Trump,
03:43un caillou dans le pied de Donald Trump.
03:47Effectivement, il fait tellement froid que plusieurs puits de pétrole
03:50sont gelés désormais aux États-Unis, ce qui gèle à la marge,
03:53à la marge quand même, mais une partie de la production américaine,
03:55plusieurs puits de pétrole gelés là-bas, du fait de cette vague de froid,
03:59cette vague arctique qui se poursuit et qui va encore s'aggraver.
04:02D'ailleurs, on attend une nouvelle baisse des températures
04:03sur une bonne partie du territoire américain.
04:05Ne regardez jamais de haut un nuage, c'est la leçon.
04:09D'ailleurs, Nvidia prend tout ça très, très à cœur,
04:11puisque Nvidia annonce lancer des modèles d'IA
04:13pour les prévisions météorologiques, John.
04:16Oui, des prévisions capables de produire des simulations
04:20en quelques secondes contre plusieurs heures
04:23pour des modèles actuels, traditionnels, climatiques.
04:28C'est un gain en puissance massif.
04:31On estime que ces GPUs, ces puces de Nvidia,
04:35pourraient permettre de réduire les coûts énergétiques
04:39et informatiques de près de 90 %
04:42par rapport au supercalculateur classique qu'on a maintenant.
04:46Et alors, si on va un peu plus dans le concret
04:49pour savoir s'il va faire beau dans 10 jours,
04:52eh bien, Nvidia, dans cette nouvelle présentation,
04:55met en avant une amélioration significative
04:58de la fiabilité des prévisions de 1 à 10 jours.
05:05Donc, évidemment, ça a un impact très fort
05:07pour la gestion des risques climatiques,
05:10notamment les risques climatiques extrêmes.
05:13Et c'est important de noter ça,
05:15parce que vous ne le savez peut-être pas, Guillaume,
05:18mais les sites qui sont les plus regardés au monde,
05:22au niveau global, c'est des sites météorologiques.
05:25Même si on sait que d'habitude, ils sont totalement faux,
05:28eh bien là, Nvidia s'engouffre dans la brèche.
05:31C'est des applications économiques directes
05:34qui vont aller de l'énergie, de l'agriculture,
05:37des assurances, des transports aériens,
05:39bien évidemment, la logistique.
05:41Et vous aurez potentiellement, avec ces nouveaux simulateurs,
05:46eh bien, des gains potentiels de plusieurs milliards de dollars
05:48en coûts évités, bien évidemment.
05:52Donc, on regarde et la météo devient un cas d'usage stratégique
05:58de l'intelligence artificielle.
06:00On parlait de la pharma, on parle évidemment de la technologie,
06:03mais là, on parle maintenant de la météo dans l'intelligence artificielle.
06:07Donc, c'est très important, c'est cette fameuse révolution industrielle.
06:11– Nvidia qui lance donc des modèles d'IA dédiés spécifiquement
06:14aux prévisions météorologiques.
06:16Wall Street vient d'ouvrir, on est en petite hausse.
06:18Le S&P 500 gagne 0,2, le Nasdaq plus 0,5.
06:21Et peut-être signe de nouvelles tendances à venir.
06:24Les tarés douaniers sont-ils encore un problème aux yeux des marchés ?
06:26Peut-être pas, peut-être plus.
06:27Enfin, vous allez nous dire ce que vous en pensez.
06:29Il se trouve que la Corée du Sud est la cible de nouvelles menaces de Donald Trump.
06:32Il compte surtaxer davantage la Corée du Sud
06:34parce qu'elle traîne trop à mettre en place les tarifs qui étaient déjà signés l'été dernier.
06:38Donc, sanctions.
06:39Et pourtant, ce matin, la bourse de Céhul a beaucoup progressé,
06:43quasiment 3%, battant même un nouveau record.
06:45Est-ce que ça signifie, John,
06:46que désormais les marchés se fichent des tarifs douaniers ?
06:49– C'est une très bonne question.
06:51On rappelle les chiffres.
06:53Donald Trump a dit qu'il allait monter les taxes de 15 à 25%.
06:57Donc, c'est énorme.
06:59Selon la raison, vous l'avez dit,
07:02les Coréens traîneraient les pieds pour mettre en application
07:05ces fameuses taxes et prévisions d'achat de biens américains.
07:09Alors, sur le papier, l'impact théorique est extrêmement lourd
07:14puisque les secteurs visés, c'est l'automobile, le bois, la pharmacie,
07:18qui sont centraux pour l'économie coréenne,
07:21avec en ligne de mire des groupes comme Hyundai,
07:25vous savez, les véhicules,
07:26qui ont exporté environ 1,1 million de véhicules
07:29vers les États-Unis en 2024.
07:31Donc, c'est énorme.
07:32Mais, vous l'avez dit, au niveau de la bourse,
07:35c'est totalement différent.
07:37Pourquoi ?
07:38Parce que de plus en plus, la bourse coréenne
07:41et d'autres bourses dépendent de plus en plus
07:44des valeurs de la tech,
07:45et notamment dans les semi-conducteurs.
07:49Et on parle, bien évidemment, de TSMC.
07:52Donc, on serait dans une situation
07:54où, effectivement, lorsqu'on fait le tri,
07:57vous n'avez pas tous les secteurs qui ont peur,
08:01entre guillemets, des menaces de Donald Trump.
08:04Et puis, on sait que souvent,
08:05il revient sur ses décisions.
08:08On l'avait vu, notamment à Davos,
08:10sur la question du Groenland.
08:12Donc, de plus en plus,
08:14on va potentiellement s'habituer à ces menaces.
08:17On aura un peu moins de volatilité.
08:20Antoine le disait juste avant, au niveau du VIX.
08:23Et on pourra même avancer, malgré les menaces.
08:26Et ça, c'est très intéressant de regarder,
08:28parce que ça laisse augurer d'une,
08:31j'allais dire d'une fin d'année,
08:32mais d'une suite de l'année extrêmement positive.
08:35Bon, et on sait qu'effectivement,
08:36Donald Trump menace toujours le Canada de surtaxe,
08:38parce que le Canada a eu le malheur
08:40de nouer les accords avec la Chine.
08:41Ça ne fait pas peur à Londres.
08:42Ça ne fait pas peur à Keir Starmer,
08:44le Premier ministre britannique,
08:45est à Pékin, justement, aujourd'hui,
08:47même si Donald Trump, peut-être, du coup,
08:49le menacera lui aussi.
08:50Il est à Pékin, le Premier ministre britannique.
08:52C'est la première visite d'un dirigeant britannique
08:54là-bas à Pékin, depuis huit ans, quand même.
08:56C'est un signal, et on en reparlera
08:57dans la suite de BFM Bourse.
08:58Tout le commerce mondial est en train de commencer
09:00à se réorganiser, John, quand même,
09:02avec cette ambiance, le trumpisme,
09:03et ce rapprochement en cours, désormais,
09:06entre l'Union européenne et l'Inde.
09:07Ça y est, après 20 ans de négociations,
09:09l'Union européenne et l'Inde ont annoncé
09:11un accord commercial, l'accord des accords,
09:14dit Narendra Modi, le Premier ministre indien.
09:15Est-ce qu'il est si important que cela ?
09:16Et surtout, est-ce qu'il a de quoi
09:17faire peur aux États-Unis, cet accord avec l'Inde ?
09:21Oui, la mer des accords, carrément.
09:23C'est ce qu'il dit.
09:24On sait que ça fait depuis 20 ans
09:27que l'Union européenne et l'Inde négocient.
09:3020 ans, vous avez bien entendu.
09:31Eh bien, là, ils ont conclu un accord de libre-échange
09:36qui couvre près de 2 milliards de consommateurs.
09:40Évidemment, ce deal a été clairement accéléré
09:44par les tensions commerciales sous Donald Trump.
09:48L'Inde, et c'est très important de le noter,
09:52l'Inde va s'engager à réduire ou supprimer
09:54les droits de douane sur 96,6 % des exportations.
10:02Et l'Union européenne fera la même chose
10:04sur quasiment 100 % des importations indiennes
10:08sur 7 ans.
10:10Et aussi intéressant, parce que, vous savez,
10:12avant qu'il y ait Donald Trump,
10:13on ne parlait pas beaucoup des tarifs douaniers.
10:16Eh bien, là, New Delhi a ouvert un quota préférentiel
10:20de 250 000 véhicules européens
10:24avec des droits de douane qui vont passer de 110 %.
10:27Ils étaient à 110 % les droits de douane.
10:29Eh bien, ces droits de douane de 110 %
10:31vont être amenés à 10 %.
10:33Alors, évidemment, vous l'avez dit,
10:35c'est un rééquilibrage global, géopolitique,
10:39très important.
10:40Et évidemment, c'est un signal politique et négatif,
10:45surtout pour Washington,
10:46parce qu'avec un commerce bilatéral Europe-Inde,
10:50déjà de 136 milliards de dollars,
10:55et qui est amené à croître encore fortement d'ici 2032,
11:00eh bien, on voit que les États-Unis, à terme,
11:04ne seront plus le seul frère d'armes,
11:10je dirais, commercial pour l'Union européenne.
11:13– Effectivement, cet accord commercial entre l'Union européenne et l'Inde,
11:17il couvre 25 % du PIB mondial,
11:19un tiers du commerce mondial aussi.
11:20L'Union européenne, le géant des géants,
11:23en l'occurrence, en termes de marché,
11:25et puis l'Inde, le géant démographique,
11:26qui est amené l'Inde à devenir cette année,
11:28d'ailleurs, la quatrième puissance économique mondiale devant le Japon.
11:31Ça, c'est une prévision du FMI.
11:32L'Inde, cette année, passera, à priori, devant le Japon.
11:35Wall Street est en hausse, plus 0,2 sur le S&P,
11:37et on a quelques publications d'entreprises.
11:38Alors, il y a ces valeurs qui rient, qui sourient,
11:41qui profitent de leur publication.
11:42GM, par exemple, General Motors gagne 5 %,
11:44puis à l'inverse, Boeing perd 1,5 %, John.
11:48– Oui, alors, on va le faire assez rapidement,
11:50mais c'est intéressant.
11:50Vous savez, quand on parle des véhicules,
11:53et notamment de General Motors,
11:54on se dit toujours qu'avec l'arrivée de la concurrence,
11:57avec les gens qui achètent moins de voitures,
12:00eh bien, ça devrait mal aller, vous l'avez dit.
12:02La valeur est en nette hausse
12:03après la publication de résultats solides au quatrième trimestre.
12:07On a un chiffre d'affaires qui ressort légèrement en retrait sur un an,
12:11mais ça traduit un espèce de ralentissement des volumes,
12:15mais c'est largement compensé par la discipline sur les coûts
12:19et un mix produit favorable.
12:21On savait qu'on avait une réorganisation totale au niveau,
12:25notamment, des coûts de General Motors.
12:29On voit surtout que les Américains continuent d'acheter des SUV et des pick-up.
12:33C'est le cœur de la génération de cash pour General Motors.
12:38L'autre, vous l'avez dit, l'autre acteur, c'est Boeing.
12:42Le résultat, une nouvelle fois,
12:46marqué par des difficultés industrielles,
12:48des pertes toujours significatives,
12:51ça reflète l'impact persistant des problèmes de qualité.
12:54On en parle depuis des années et des années,
12:56des retards de production et puis des coûts exceptionnels
13:00liés aux programmes commerciaux.
13:02Et puis, évidemment, la situation du 737 MAX,
13:06la vache à lait de Boeing,
13:08reste au cœur des préoccupations,
13:11avec des cadences de production qui sont toujours retardées,
13:14évidemment, par les exigences renforcées des régulateurs.
13:19Et donc, effectivement, ici,
13:21c'est toujours le chemin de croix pour Boeing.
13:23Boeing perd 1,5%.
13:25La OGM, après sa publication, gagne 5%.
13:27Merci beaucoup, John Plassard, avec nous pour Cité Gestion.
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