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  • il y a 3 heures
Ce mardi 17 février dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur la baisse des rendements du 10 ans américain, la baisse du prix de l'or sous les 4 900 dollars, la démission du président exécutif de Hyatt à cause de l'affaire Epstein, le projet de Goldman Sachs d'éliminer les critères de diversité pour recruter au sein de son conseil, et la rentrée en concurrence direct de Moonshot avec OpenAI. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:02D'abord c'est l'ouverture de Wall Street, le pari New York, votre pari New York de l'après
00:06-midi avec notre Dream Team, il est là, John Plassard depuis Cité Gestion, bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:10Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:12Et Antoine qui est là aussi effectivement en fil rouge, re-bonjour Antoine.
00:15Re-bonjour Guillaume, bonjour John.
00:16Après un numéro collector, c'était ce matin de tout pour investir en podcast et replay, ça y est.
00:20C'est vrai, on a encore essayé de démêler les chevaux sur qui va souffrir de la disruption, qui va
00:27survivre, etc.
00:27Note très intéressante de Goldman Sachs, à ce sujet que nous rapportait Félix Baron du Club des investisseurs indépendants.
00:34Et puis on s'est penché également sur pas mal de choses qui bougent sur les marchés, en particulier l
00:40'or.
00:41On est passé sous les 4900 dollars tout à l'heure, c'est très très violent cette rechute de l
00:46'or.
00:47Rechute du bitcoin aussi dont nous parlait Gilles Santacreux.
00:49Et puis on s'est aéré l'esprit en parlant des sacs à main de collection avec les experts de
00:54chez Christie's.
00:55J'ai appris plein de choses, c'était absolument merveilleux et vous pouvez le retrouver en podcast et en replay,
00:59c'était magnifique.
01:00Des plaisirs de fin gourmet en l'occurrence, tout pour investir tous les jours.
01:03Et donc cette ouverture américaine après un très long week-end.
01:06Hier c'était férié, donc c'est la première séance de la semaine aujourd'hui aux Etats-Unis.
01:09Comment démarre cette semaine américaine Antoine ?
01:11Finalement, est-ce qu'on n'est pas en train d'embrasser la tendance actuelle ?
01:13C'est-à-dire que les valeurs industrielles sont en hausse.
01:16Le Dow Jones gagne 0,39% et refait son petit chemin vers les 50 000 points.
01:20Le Nasdaq est en baisse, moins 0,7%, 22 404.
01:24Et au milieu de tout ça, le S&P 500 est à moins 0,15%.
01:286 828 points, signe d'agitation des marchés.
01:31On s'est vraiment bien bien installé au-delà des 20 points sur l'indice VIX.
01:34On est à 21,60%.
01:36Le CAC 40, lui, continue son petit bonhomme de chemin.
01:398 342 points, on est en hausse de 0,31%.
01:42Petit recul de la tech, moins 0,16% pour l'Euronext Tech Leaders.
01:45Et des indicateurs intéressants aujourd'hui aux Etats-Unis.
01:47Ce n'est pas les plus gros indicateurs de la Terre, mais quand même intéressants.
01:50Ça nous donne quelques bijes, effectivement, de quelques indices sur la dynamique américaine.
01:54John, il y en a deux.
01:55Deux indicateurs à suivre.
01:56Quelle leçon en tirez-vous aujourd'hui ?
01:58Oui, d'abord l'ADP.
02:00Les employeurs américains, c'est ce qu'on a appris,
02:02qui ont créé en moyenne 10 250 emplois par semaine
02:06au cours des quatre semaines qui se sont terminées le 31 janvier.
02:09Et c'est plus que ce qu'on avait avant.
02:15Ça nous montre une troisième semaine consécutive
02:18de renforcement des créations de l'emploi.
02:21Donc ça va toujours bien.
02:23Ça confirme le rapport de l'emploi de janvier qu'on a eu la semaine passée.
02:27Et surtout, c'est le rythme le plus rapide depuis fin novembre 2025.
02:33Donc on a une dynamique d'embauche qui est assez bonne.
02:37Et de l'autre côté, on va le faire rapidement,
02:40mais l'Empire Manufacturing de la région de New York,
02:42il est à 7,1 points.
02:45Alors c'est un peu plus que ce qu'attendait le consensus,
02:48un peu moins que ce qu'on avait le mois précédent.
02:52Mais c'est un chiffre qu'il montre que l'activité manufacturière
02:56continue de progresser à New York.
02:59Et c'est aussi positif globalement.
03:02Voilà ce qu'on retient de ces indicateurs.
03:03Mais il est intéressant de voir comment se porte du coup
03:05le marché obligataire aussi.
03:06Parce que le marché obligataire se fait le reflet de tout cela.
03:09Et après, les tensions à la hausse,
03:10on a au contraire une petite détente,
03:12voire une détente assez significative.
03:13Le 10 ans américain, John, il est actuellement à 4,04.
03:16Il est tout proche de repasser sous la barre des 4%.
03:18Ce serait une bonne nouvelle ou un mauvais signe ?
03:21Oui, c'est une bonne question.
03:23Alors pour l'instant, c'est une bonne nouvelle.
03:24Pourquoi ?
03:25Parce que le rendement du 10 ans américain est en train de baisser.
03:29Parce qu'on a eu une détente sur l'inflation,
03:32les chiffres qu'on avait commentés ensemble vendredi.
03:35Et aussi parce que l'emploi américain tient toujours.
03:40Donc c'est signe d'une désinflation progressive.
03:44Alors ce qu'il faut aussi regarder,
03:47c'est que cette baisse des rendements,
03:49eh bien ça traduit aussi une recherche de sécurité de la part des investisseurs.
03:55Il n'y a pas seulement l'or, il y a aussi les obligations américaines.
03:58Malgré tout ce qu'on dit sur la dédollarisation, etc.
04:02Et il faut rappeler que le 10 ans américain, qu'on le veuille ou non,
04:06eh bien c'est quand même le taux de référence mondial.
04:09Et lorsqu'on regarde, alors c'est un seuil psychologique, les 4%,
04:12on voit qu'il n'a pas réellement été cassé quelquefois,
04:17mais la tendance est au-dessus des 4% depuis 2022.
04:21Et si on devait, ça c'est vraiment le chiffre que regardent les techniciens,
04:26c'est le niveau des 3,75%, on n'y est pas du tout encore.
04:31Mais si on devait casser sous les 3,75%,
04:34eh bien ça nous enverrait, et ça enverrait un message au marché assez fort.
04:39On est actuellement à 4,05 sur le 10 ans américain.
04:41Et alors que Wall Street ouvre donc sur une note mitigée,
04:44on suit des pourparlers.
04:45Il y en a plein là aujourd'hui des pourparlers.
04:47Ça se passe d'ailleurs chez vous, John, à Genève.
04:48Vous êtes au centre du monde en l'occurrence,
04:50avec les États-Unis qui aujourd'hui à Genève négocient avec les Russes et les Ukrainiens.
04:55Voilà, discussion entre Russes et Ukrainiens sous l'égide des Américains.
04:57Et puis des discussions parallèlement entre les Américains et les Iraniens aussi.
05:00Ça se passe là aussi à Genève.
05:02On voit que la géopolitique reprend du poil de la bête cette semaine.
05:05Et l'once d'or recule.
05:06Antoine nous disait qu'on est sous les 5 000, actuellement à 4 914 dollars l'once.
05:10Comment interprétez-vous cette baisse, cette détente des cours de l'or aujourd'hui, John ?
05:13Alors je dirais que c'est plutôt technique et lié à la liquidité.
05:18Vous savez que c'est le nouvel an chinois.
05:21On a les marchés chinois qui sont fermés.
05:24Et on se souvient qu'hier, les marchés américains, vous l'avez dit avant, étaient aussi fermés.
05:30Donc les volumes étaient réduits.
05:32Et souvent quand on a des volumes réduits, on a des mouvements de correction.
05:36On peut dire ça comme ça.
05:39La deuxième explication, c'est le repositionnement des investisseurs face au prochain mouvement de la Fed.
05:47Quand est-ce que la Fed va baisser les taux ?
05:48C'est une grande interrogation.
05:50On ne sait pas vraiment sur quelle date parier, que ce soit juin, juillet ou décembre prochain pour la prochaine
05:58baisse des taux américains.
06:01Et puis il faut aussi rappeler une chose, qu'on le veuille ou non, parce qu'aujourd'hui tout le
06:06monde, ou presque,
06:07se l'amende de la baisse du prix de l'or.
06:08Mais l'or a monté d'une manière quasi stratosphérique et exponentielle depuis plus d'un an.
06:16Donc il y a aussi quelques prises de bénéfices.
06:18Donc je ne pense pas, moi je vois plutôt ça d'un œil technique plus que d'un œil fondamental.
06:24Parce que comme vous l'avez dit, on a des interrogations géopolitiques, monétaires et politiques,
06:28qui littéralement, notamment, dopent l'or et puis d'autres actifs, refuges comme peut-être l'or.
06:39Et puis on en a parlé avant, les obligations américaines.
06:41Effectivement.
06:42Et puis le pétrole qui reste extrêmement sensible à tout cela,
06:44alors que l'Iran annonce aujourd'hui qu'il va fermer une partie, une partie du détroit d'Ormuz pour
06:48les exercices militaires.
06:50Ça n'a pas d'impact aujourd'hui sur les cours du pétrole,
06:52parce que les Américains et les Iraniens reprennent quand même parallèlement leurs discussions.
06:56On va ouvrir un gros volet ESG parce que ça occupe beaucoup les Américains
07:01et ça commence à occuper même Wall Street, désormais l'affaire Epstein.
07:04Oui, ça y est, c'est la première fois qu'on va en parler dans BFM Bourse de cette affaire
07:07parce qu'elle commence à toucher Wall Street.
07:09Le président exécutif des hôtels Hayat a annoncé en effet sa démission avec effet immédiat
07:15parce qu'il se retrouve lui aussi mouillé, éclaboussé par cette affaire Epstein.
07:18Le titre Hayat, les hôtels Hayat, est en baisse de 2% en ce moment, John.
07:22Oui, il faut rappeler qu'il était président exécutif de Hayat depuis plus de 20 ans.
07:29Donc c'est vraiment un dinosaure de Wall Street.
07:34Il était présent, il a une présence continue à la tête du conseil d'administration depuis 2004.
07:41Et vous l'avez dit, il ne va pas se représenter.
07:43Évidemment, il est sur les fameuses listes d'Epstein et ça nous montre qu'on a une sensibilité
07:52des marchés extrêmes sur ce dossier et notamment pour les grandes entreprises au niveau réputationnel.
08:00Alors c'est là où c'est important parce que plus on va en parler de cette affaire Epstein,
08:06plus on va avoir des anciens dirigeants ou des dirigeants mouillés dans l'histoire,
08:10et bien plus on va être à même de vouloir licencier immédiatement
08:17pour ne pas être associé à cette affaire qui continue de faire énormément de bruit aux États-Unis
08:23et bien évidemment aussi en Europe.
08:26Et on rappellera que la transition là-dessus a été immédiate
08:30parce que l'actuel PDG qui s'appelle Marc Oplamizian a repris ses fonctions,
08:37a repris les fonctions du conseil d'administration
08:40et il est donc président du conseil actuellement.
08:44Et donc on ne parle plus de l'ancien PDG de Hayat.
08:47Voilà, qui s'en va donc avec la boussière à son tour par l'affaire Epstein.
08:50Hayat, les hôtels Hayat qu'il présidait, sont en baisse aujourd'hui à Wall Street d'un peu plus de
08:552%.
08:55Et Goldman Sachs pendant ce temps ?
08:57Goldman Sachs s'inscrit dans la mode du moment aux États-Unis,
09:00à savoir abandonner l'ESG, en tout cas faire moins d'ESG.
09:04Goldman Sachs prévoit de retirer les facteurs de diversité
09:07de ses critères de sélection des candidats au conseil d'administration.
09:10C'est-à-dire que Goldman Sachs ne tiendra plus compte de la diversité des candidats
09:14pour recruter au sein de son conseil.
09:16Oui, ça marque un changement stratégique significatif pour les banques aux États-Unis
09:22et plus globalement pour les entreprises dans la politique de gouvernance.
09:27Évidemment, ça met en avant et ça reflète un repositionnement total et plus large.
09:32Observé à Wall Street, on a eu d'autres entreprises dont Disney,
09:36qui avait été beaucoup dans la diversité et qui s'est remis en « hors de marche »
09:42face aux pressions politiques.
09:45Avant Donald Trump, on avait la diversité qui constituait un élément central
09:49des recommandations de gouvernance, ce n'est plus le cas.
09:54Donc on a une évolution de ce cycle de gouvernance
09:57et les priorités des marchés, aussi entre les objectifs sociétaux
10:02et puis les impératifs de performance financière et de compétitivité
10:07qui sont mis en avant par le président Trump et son administration.
10:12Warner Bros, il faut qu'on dise un petit mot de Warner Bros,
10:14puisque les discussions pourraient redémarrer avec Paramount,
10:18après une offre améliorée de Paramount.
10:20Warner Bros est en train d'ouvrir la hausse de quasiment 3% à New York.
10:24Netflix aussi, quand même, progresse toujours de 0,1%.
10:26On était curieux de voir comment Warner Bros allait ouvrir.
10:28Donc après la réouverture probable annoncée des discussions avec Paramount,
10:32ça se passe bien, donc Warner Bros est en hausse.
10:34Et dans l'univers de l'intelligence artificielle,
10:36pendant ce temps, on oublie peut-être un peu trop souvent de parler des Chinois,
10:39parce qu'ils continuent d'avancer, les Chinois.
10:41On vous dévoilera, on vous montrera une vidéo à l'occasion du nouvel an chinois.
10:45Ce sera dans quelques minutes une vidéo de robots humanoïdes,
10:47des robots humanoïdes qui ont fait sensation lors de la soirée de gala à la télévision chinoise,
10:52une grande émission, la plus familiale des émissions,
10:55dans laquelle donc des robots humanoïdes ont véritablement impressionné tout le monde.
11:00Et alors le progrès sur un an par rapport aux mêmes choses,
11:03ces mêmes robots il y a un an, est absolument incroyable.
11:05Ça va très très vite, vous le découvrirez donc à la télévision,
11:08ou en replay si vous suivez la radio.
11:10Mais parallèlement, on voit aussi les développements,
11:12dont il y a Moonshot par exemple, une valorisation de 10 milliards de dollars,
11:15qui, Moonshot, va rentrer en concurrence directe avec qui ?
11:18Avec OpenEye, Highton.
11:21Vous l'avez dit, ça illustre vraiment une accélération brutale
11:25dans la course d'intelligence artificielle.
11:28L'intelligence artificielle, c'est vraiment devenu une priorité stratégique nationale
11:33pour les États-Unis, mais on a l'impression
11:35que c'est encore plus important pour la Chine.
11:39Ce n'est pas seulement un projet entrepreneurial,
11:42c'est contrôler la prochaine infrastructure économique.
11:46Et ce qui est intéressant de noter, c'est qu'on avait, avant on parlait des États-Unis,
11:53on disait que c'était les États-Unis qui dominaient l'intelligence artificielle,
11:56mais la Chine, en ne faisant pas tellement de bruit,
11:59alors on avait parlé d'Ipsic, on avait même dit que c'était le moment d'Ipsic il y a
12:04deux ans,
12:05eh bien la Chine, en silence, a progressivement construit ses propres géants
12:10qui sont capables de rivaliser à l'échelle mondiale.
12:13Et puis, vous savez, pour conclure, c'est assez important de le noter,
12:17c'est qu'en Chine, vous avez quand même pas mal de données.
12:22On oublie de dire que l'intelligence artificielle, c'est de la big data,
12:25et les Chinois ont énormément de data, un marché domestique très fort,
12:30une base d'utilisateurs massif et une capacité, évidemment,
12:34d'éployer très rapidement les nouvelles technologies dans les applications concrètes,
12:39dans les robots, vous en avez parlé,
12:40et puis ça accélère, ça va accélérer l'apprentissage et l'amélioration des modèles.
12:46Donc, faire très attention, dans le bon sens du terme, mais pas pour les États-Unis,
12:49faire très attention à la Chine, parce que ça va très vite.
12:52Ce soir, publication attendue de Palo Alto dans la cybersécurité sera après la clôture de Wall Street.
12:57Merci beaucoup, John, de nous avoir accompagnés.
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