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  • il y a 9 heures
Ce mardi 10 mars, Christophe Barraud, directeur de la Gestion Discrétionnaire et de la recherche chez Lior Global Partners, Paul Marcel, cofondateur de l’Atelier des Options, Louis de Fels, directeur général chez Gay-Lussac Gestion, Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, et Patrick Guérin, co-directeur de la gestion chez Bordier & Cie, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:05L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business avec Etienne Braque. Etienne, ce matin, rien n'a changé
00:11et tout a changé.
00:12Contexte totalement différent et pourtant il ne s'est rien passé de concret dans l'étroit d'Hormuz.
00:17Et pourtant, les marchés européens vont ouvrir en forte hausse et pourtant Wall Street a rebondi hier d'une façon
00:21impressionnante
00:22avec notamment le Nasdaq qui a pris plus de 1,3% à la clôture. Leur S&P 500 a
00:27pris 0,8%.
00:29Donald Trump qui estime que la fin du conflit est proche alors que la semaine dernière, il estimait que le
00:33conflit allait durer 4 à 5 semaines.
00:36Donald Trump qui a également eu le président Poutine au téléphone et qui estime hier qu'il va probablement mettre
00:42fin à certains embargos
00:44afin de libérer du pétrole sur le marché. Et l'impact a été immédiat puisque hier matin, souvenez-vous, le
00:51peril de pétrole avait touché les 119 dollars
00:53pour la première fois depuis 2022. Et hier soir, il est revenu à 90 dollars et ce matin, vous avez
00:58à nouveau une baisse flagrante du pétrole
01:00de plus de 8% puisque nous sommes à 92 dollars sur le baril de Brent. Donc vous voyez, on
01:05a perdu 30 dollars en l'espace de 24 heures
01:08sur le baril de pétrole avec beaucoup de positions spéculatives qui ont été débouclées.
01:12Et donc ça, ça a eu un impact très clair que ce soit pour le WTI, pour le baril de
01:17Brent et également ce matin pour les cours du gaz en Europe
01:20qui repartent très clairement à la baisse puisqu'on a le TTF qui perd 14%, 48 euros le mégawatt-heure.
01:25Et alors hier, ça s'était tendu un peu sur l'obligataire. Là, ça se détend.
01:28Oui, avec un 10 ans français qui est à 3,40 contre 3,6% hier matin. Donc là aussi,
01:33on perd 20 points de base en l'espace de 24 heures
01:35sur le 10 ans français. Alors bien sûr, vous avez des taux qui sont corrélés avec le baril de pétrole
01:40dans le sens où hier matin,
01:41à 120 dollars, tout le monde avait peur d'un retour de l'inflation. Là, à 90 dollars, désormais, le
01:46message, c'est non, mais c'est gérable.
01:48Bref, on a beaucoup de volatilité sur les matières premières, sur les devises, sur les taux, sur le marché actions
01:54et puis également sur certaines valeurs. Vous avez quand même des grandes valeurs à Paris ou même de l'Eurostock
01:5950
02:00qui ont gagné ou perdu 10% entre leur plus haut et leur plus bas et ça devrait se confirmer
02:04dans quelques instants.
02:05Dans l'actualité, à surveiller quand même les résultats d'Orak, ça sera ce soir ?
02:08Oui, ça sera ce soir après la clôture de Wall Street. D'ailleurs, Wall Street qui clôture à 21 heures
02:12suite au changement d'heure
02:14de ce week-end. Oui, les Américains sont déjà à l'heure d'été. Pour nous, en France, ça sera
02:19à la fin du mois.
02:20Donc, il y a un petit décalage, ouverture à 14h30 et fermeture des marchés américains à 21 heures, heure française.
02:27Oracle qui va publier ses résultats ce soir. Le titre a tout de même perdu 50% depuis l'automne
02:32dernier.
02:33C'est vraiment aujourd'hui le groupe qui suscite le plus d'inquiétude concernant l'intelligence artificielle
02:37et concernant la rentabilité des investissements dans l'IA. Des investissements qui vont probablement caler.
02:43Vous avez notamment vu des informations de Bloomberg ce week-end qui mettaient en avant des tensions entre OpenEI et
02:50Oracle,
02:51au point même qu'un agrandissement de data center dans le Texas était abandonné.
02:55Le CAC 40 qui ouvre à l'instant.
02:56Qui ouvre à l'instant en hausse avec le CAC 40 qui retrouve les 8000 points déjà.
03:018 064 points, c'est une hausse de 1,9%. L'Eurostock 50 prend 1,6%.
03:07Quand du côté du DAX à Francfort, on est également sur une hausse qui frôle les 2%.
03:12ArcelorMittal qui était hier, la plus forte baisse, se retrouve aujourd'hui la plus forte hausse,
03:15plus 5,5%, suivi de STMicroelectronics, Société Générale ou encore Saint-Gobain.
03:204 valeurs qui gagnent plus de 4% à l'ouverture.
03:22Et puis à l'inverse, les plus fortes hausses d'hier sont les plus fortes baisses ce matin.
03:25Total Energy perd 2% à 67,41€.
03:28Bref, le marché se fait balotter un petit peu dans tous les sens.
03:31Renault présente son plan stratégique aujourd'hui.
03:33Le titre prend 3% à 28,88€.
03:36Plan stratégique à horizon en 2030 avec, contrairement à Stellantis et d'autres constructeurs,
03:40Renault qui garde le cap de l'électrification.
03:42Ils annoncent ce matin développer un peu plus de 30 modèles électriques
03:46pour les 4 prochaines années, les 3 prochaines, 4 prochaines années.
03:50On en est en 2026.
03:51Et puis dans le secteur automobile, il faut suivre ce matin Volkswagen qui a publié ses résultats.
03:56Le titre prend un peu plus de 2% à Francfort, au-delà des 90€.
03:59Ça a vraiment été une année compliquée pour Volkswagen qui va d'ailleurs supprimer 50 000 postes en Allemagne.
04:04Le résultat opérationnel a été divisé par deux.
04:06Mais partant de bas, le groupe dit qu'il va faire mieux cette année.
04:09Et visiblement, le marché préfère voir le verre à moitié plein.
04:12D'autant plus qu'on est quand même sur un fort recul du titre depuis le début de l'année.
04:16Moins 15%, mais également par rapport à ses niveaux de l'an passé.
04:20Et donc ça y est, le CAC 40 prend 2%.
04:228065 points.
04:23Tout a changé, rien n'a changé.
04:24Visiblement, les marchés sont optimistes en ce moment.
04:26Au menu, enfin en ce moment, aujourd'hui.
04:28Aujourd'hui.
04:29Au menu de Good Morning Market.
04:30Dans un instant, on sera avec Christophe Barraud.
04:32Vous savez, c'est un économiste qui a notamment été très reconnu par notamment différents classements américains.
04:39Il nous donnera sa vision sur l'économie mondiale.
04:41Est-ce qu'il faut s'inquiéter d'un retour de l'inflation ?
04:44Réponse dans une poignée de minutes.
04:45On sera avec lui en début d'émission.
04:47Avec Paul Marcel de l'Atelier des options.
04:49On essaie de comprendre un petit peu ce qui se passe sur les grands indices européens.
04:51Quels sont les niveaux techniques à suivre.
04:53Et puis nous reviendrons également sur les petites et moyennes valeurs à suivre.
04:56Avec les équipes de Guénusac Gestion et Louis De Fels.
05:00Et puis nous serons également avec Jacques Lemoisson dans la dernière partie de l'émission.
05:04Pour comprendre un petit peu ce qui s'est passé cette nuit du côté de l'Asie.
05:07Puisque là aussi, il y a eu beaucoup de volatilité.
05:09Hier, les coupe-circuits se sont mis en place à Séoul.
05:11Parce que l'indice, le COSPI perdait plus de 8%.
05:14Et là, cette nuit, il y a eu à nouveau une interruption de cotation.
05:16Parce que ça montait un peu trop fort.
05:18Le COSPI prenait 6%.
05:19On parlera de tout ça dans cette émission Good Morning Market jusqu'à 10h.
05:22Bonne émission à demain.
05:31C'est parti pour Good Morning Market.
05:33Dans quelques minutes, nous serons donc avec Paul Marcel de l'Atelier des options.
05:35Pour comprendre un petit peu ce qui se passe à la Bourse de Paris.
05:37Le CAC 40 gagne 1,9% plus 2,4% même pour l'Eurostox 50.
05:42Dans le sillage de Wall Street qui a donc rebondi hier.
05:46Donald Trump qui estime que la fin du conflit est proche.
05:48Et puis surtout, le président américain a fait basculer les cours du pétrole de façon impressionnante hier.
05:54Puisque vous avez notamment Donald Trump qui a annoncé hier réfléchir à des mesures pour faire baisser les prix des
06:01carburants,
06:02notamment aux Etats-Unis.
06:03Que ce soit via des escortes dans le détroit d'Hormuz.
06:06Mais également en mettant fin à certains embargos.
06:09Le baril de pétrole est à 90 dollars.
06:1186 dollars pour le WTI.
06:15Dans ce contexte très volatil, c'est Christophe Barraud qui va nous éclairer ce matin.
06:19Directeur de la gestion discrétionnaire et de la recherche chez Lure Capital Partners et membre du comité de Carleton Sélection.
06:25Bonjour Christophe Barraud, merci d'être avec nous ce matin.
06:27Encore cette année, vous avez été classé comme meilleur économiste par Bloomberg au niveau mondial.
06:33Félicitations.
06:33Comment vous regardez un petit peu cette année 2026 avec toute la volatilité qu'il peut y avoir sur le
06:40pétrole, sur l'étau, sur les marchés américains ?
06:42J'imagine qu'en termes de lecture, il faut s'accrocher.
06:46Bonjour à tous.
06:48J'ai envie de dire que les années se suivent et se ressemblent.
06:52Même en 2025, on avait une année relativement agitée.
06:56Agitée, plutôt avec le volet port de douane, là ça passe un cran au-dessus avec le volet géopolitique.
07:04Mais on reste dans un contexte très mouvementé où les choses vont très vite dans un sens comme dans un
07:11autre.
07:12J'ai envie de dire que ça ne change pas tellement le quotidien.
07:17Néanmoins, vous ne pouvez pas ignorer un baril de pétrole à 100 dollars dans vos prévisions.
07:21Ce matin, on est à 90 dollars, ça bouge très vite.
07:23Comment garder un petit peu les grandes lignes, les grands axes macroéconomiques dans une telle volatilité ?
07:30Des discours politiques également, des déclarations de ça et là.
07:35Quelles sont vos prévisions ?
07:36Est-ce que face à la remontée des cours, des matières premières depuis une dizaine de jours,
07:41vous avez revu un petit peu vos prévisions pour cette année ?
07:44Oui, forcément, on est mécaniquement obligé de les revoir.
07:48Parce qu'au-delà du fait qu'on a un choc en instantané, il y a quand même ce phénomène
07:55qui est que
07:55on sera sur des niveaux qui sont durablement un peu plus élevés, voire moyennement plus élevés qu'attendus.
08:03Parce que le conflit et, je dirais, ses conséquences vont à minima durer.
08:10On voit très bien avec tout ce qui se passe dans les pays du Middle East,
08:14que ce soit sur leur production de pétrole, leur livraison, le temps que ça va mettre pour remettre en route
08:19la machine, etc.
08:20Donc mécaniquement, on est obligé de prendre des hypothèses de prix des matières premières plus élevées,
08:26ce qui a un impact sur l'inflation avec une hausse de l'inflation essentiellement pour les pays,
08:32beaucoup les pays consommateurs de pétrole et dépendants du pétrole.
08:38Et à l'inverse, le choc, je dirais, d'incertitude va mécaniquement aussi peser sur les prévisions de croissance
08:46en touchant les secteurs les plus vulnérables. Donc ce sera la consommation, ou plutôt la consommation discrétionnaire.
08:53Ce sera également l'immobilier via le canal des taux d'intérêt.
08:57Donc mécaniquement, des révisions à la baisse qui se font sentir beaucoup plus sur les pays dépendants du pétrole,
09:05mais globalement à peu près tous les pays développés.
09:08Les taux, en effet, qui ont bien remonté ces derniers jours, que ce soit sur les taux longs et également
09:13sur les taux courts,
09:14avec cette crainte d'un retour de l'inflation.
09:17En ce qui concerne les banques centrales, est-ce que vous estimez que, oui, la Fed peut baisser ses taux,
09:23comme attendu à la fin du premier semestre ?
09:27Pour la Fed, baisser ses taux sur 2026, ça reste encore faisable,
09:34dans le sens où le canal de l'énergie est une chose, ça peut avoir des implications sur le prix
09:40de l'essence et autres.
09:40Il y a le canal aussi des prix de l'alimentation, parce qu'il ne faut pas oublier que tout
09:46ce qui va être lié au prix des fertilisants remonte,
09:49et ça aura un impact.
09:50Néanmoins, il y a quand même une dynamique sous-jacente qui est fondamentale,
09:55qui est celle d'une inflation qui se normalise pour tout un tas de phénomènes,
09:59et notamment on peut citer l'intelligence artificielle qui crée un choc, entre guillemets, désinflationniste.
10:07Et aussi aux États-Unis, il ne faut pas l'oublier, c'est qu'on a une dynamique sur les
10:12loyers,
10:12la composante loyer qui représente à peu près 35% du CPI, qui se normalise.
10:19Et si on regarde un petit peu les indicateurs avancés dans le secteur,
10:22donc ce qu'on appelle les market rents, ils pointent sur une normalisation jusqu'à minima la fin de 2026.
10:30Donc il peut y avoir cette fenêtre de tir encore pour les États-Unis,
10:35d'autant que le mandat de la Fed est en double.
10:39On voit bien que le marché de l'emploi, et on l'a vu à travers les derniers chiffres qui
10:43ont été publiés la semaine dernière,
10:45c'est un marché de l'emploi qui reste vulnérable à un choc exogène.
10:48Et là, on a eu ce choc exogène.
10:51Donc à un moment ou à un autre, ils seront dans une situation où ils pourront potentiellement à nouveau rebaisser
10:59les taux.
10:59Il faut bien comprendre qu'il y a les phénomènes long terme, moyen terme,
11:04qui sont vers une faiblesse de l'emploi,
11:06et un phénomène, entre guillemets, court terme, qui est une hausse de l'inflation.
11:11Maintenant, la question, c'est plus, qu'est-ce qu'on appelle court terme sur l'inflation,
11:16et est-ce qu'on va avoir une normalisation plutôt lente,
11:19ou éventuellement rapide, qui permettra à la Fed de baisser ses taux le plus vite possible.
11:24Tout dépend bien sûr de la durée de ce conflit,
11:27et donc de la durée des matières premières sur des niveaux soutenus.
11:32En tout cas, vous avez hier la directrice générale du FMI,
11:35Kristalina Georgieva, qui a mis en garde contre les risques inflationnistes.
11:39Néanmoins, il est important de rappeler aujourd'hui, Christophe Bauch,
11:42nous ne sommes plus du tout dans la même situation qu'en 2022,
11:45c'est-à-dire qu'un baril à 100 dollars aujourd'hui,
11:46il y a un baril à 100 dollars en 2022, ce n'est pas du tout la même chose.
11:50Les pressions inflationnistes ne sont pas les mêmes,
11:52il y a beaucoup moins de craintes d'une boucle prix-salaire.
11:57Oui, alors il y a deux paramètres,
12:00c'est plus déjà on avance dans le temps,
12:02et plus en fait la part de l'inflation qui est liée directement au pétrole
12:08a tendance à diminuer, donc ça, ça limite le choc.
12:11Et si on compare par rapport à 2022,
12:14c'est une situation complètement différente,
12:16où on a eu littéralement un contre-choc,
12:20qu'on était sur des marchés de l'emploi qui étaient en bien meilleure santé,
12:25des ratios, par exemple,
12:27nombre d'offres disponibles sur nombre de chômeurs aux États-Unis qui étaient à 2,
12:33là aujourd'hui on est en dessous de 1,
12:35donc la boucle de second tour sur le moyen terme,
12:39encore aujourd'hui,
12:42la probabilité est relativement faible.
12:45Donc je dirais que les situations ne sont pas du tout les mêmes.
12:49Maintenant tout dépendra, effectivement,
12:53est-ce qu'on est, on a vu le pic du conflit avec les États-Unis,
12:58et notamment Donald Trump qui a bien compris qu'il fallait qu'il sorte de cette guerre,
13:02et donc vers une normalisation,
13:04ou est-ce qu'à un moment ou à un autre,
13:06on peut avoir quelque chose qui se renforce,
13:10et là ça nous amènera à revoir une nouvelle fois toutes les prévisions.
13:15Christophe Barraud, vous êtes chef économie,
13:17vous êtes également conseil auprès de l'Urc Global Cap Partners,
13:20auprès de Carlton Selection,
13:22dans un environnement volatil,
13:24que ce soit sur les matières premières,
13:26mais également sur le marché d'action,
13:27on en parlera dans un instant,
13:28le CAC 40 reprend 1,7%,
13:30l'Eurostox plus de 2%,
13:31quelle est votre stratégie d'investissement ?
13:34Comment vous naviguez un petit peu à vue au milieu de tout cela ?
13:37Là, aujourd'hui, il y a différentes manières,
13:40soit vous pouvez le voir en mode trading,
13:42soit en mode moyen terme,
13:44qui est plutôt mon cas dans le cadre de ces deux fonctions.
13:48Nous, on va chercher à rester concentré sur les thématiques de long terme,
13:54tout ce qui peut être lié aux utilities, etc.
13:58Et puis si on vise un repositionnement,
14:01ce qui commence à être notre cas,
14:03je pense que la meilleure manière de le jouer
14:06sans pour autant se repositionner à 100% sur un portefeuille,
14:12c'est plus d'aller sur cette console discrétionnaire
14:17qui a été matraquée,
14:18et plus précisément sur des actions qui ont perdu 20-25%,
14:23et qui peuvent permettre de se réexposer,
14:26d'une part en visant une normalisation du conflit,
14:29et aussi potentiellement de jouer les annonces en provenance de la Chine
14:34sur le volet consommation
14:36qui vont petit à petit se renforcer au cours des semaines à vie.
14:40Merci beaucoup, Christophe Barraud nous a accompagné ce matin.
14:43Je rappelle que vous êtes directeur de la gestion discrétionnaire
14:45et de la recherche chez l'Ur Global Partners
14:46et membre du comité de Carlton Selection.
14:499h15, tout de suite, on va jeter un coup d'œil à la séance du jour
14:52avec un rebond marqué sur les grands indices européens.
14:55À l'image de l'Eurostock 50 qui prend 2,3% du côté du DAX à Francfort,
15:00on est également sur un gain de plus de 2%.
15:02Le DAX qui part reconquérir les 24 000 points
15:05quand la Bourse de Paris progresse de 1,8%
15:07et retrouve les 8 000 points, 8 056 points.
15:10Bonjour Paul Marcel, merci d'être avec nous ce matin.
15:12Vous êtes cofondateur de l'atelier des options.
15:14Alors vous étiez avec nous mardi dernier,
15:17vous nous avez dit attention, il faut surveiller la zone des 7 700, 7 800 points.
15:20Bon, on est allé la taper hier.
15:22Bon, une fois que c'est fait, comment vous regardez ce rebond aujourd'hui ?
15:26Est-ce que c'est un rebond du chat mort
15:28ou est-ce qu'au contraire, ça y est,
15:30on peut être un peu plus constructif sur la partie action ?
15:34Oui, bonjour Etienne.
15:35Effectivement, il y a beaucoup de volatilité sur les marchés
15:38puisque les journées de hausse ou de baisse de 2% sont fréquentes.
15:41Alors comme vous venez de le dire,
15:42effectivement, je vous disais la semaine dernière
15:44que le marché des options avait prévu un mouvement de 3,75%
15:48d'ici l'expiration du mois de mars.
15:49Je trouvais ça un petit peu juste par rapport aux tensions géopolitiques environnantes.
15:53Alors bon, j'avais vu juste puisque le CAC 40 a chuté de 6%
15:56entre le moment où on s'est parlé jusqu'à hier matin.
15:59Donc là, aujourd'hui, le mouvement prévu est de 4%
16:01sur l'expiration de la semaine prochaine.
16:03Alors c'est un peu plus que la semaine dernière,
16:04alors qu'il reste une semaine de moins.
16:06Donc c'est vraiment un signe que la volatilité implicite,
16:08elle a fortement grimpé.
16:09Elle est actuellement à 27%.
16:11Alors d'un point de vue graphique,
16:13on a donc largement dépassé les 7 896 points
16:16que j'ai indiqué la semaine dernière
16:17qui était une cible possible de la vague de Wolf.
16:19Alors avec la hausse d'aujourd'hui,
16:21on a réintégré un range que nous avons connu pendant plusieurs mois.
16:24Donc ce range est compris entre un support à 7 935
16:27et une résistance à 8 259.
16:30Alors après une forte baisse comme nous l'avons connue,
16:32la résistance des 8 259 points sera très difficile à franchir.
16:37En revanche, le support des 7 935 me paraît plutôt fragile.
16:40Donc voilà, c'est surtout les nouvelles géopolitiques
16:44qui vont continuer à donner le temps sur les marchés.
16:46Donc il faut quand même continuer de surveiller ces zones-là.
16:50Et d'un point de vue technique,
16:51est-ce que vous pouvez nous rappeler les grands niveaux à suivre pour le CAC 40 ?
16:55Oui, alors pour l'instant, on a réintégré l'orange.
16:58Donc il y a une résistance à 7 935.
17:01Donc il faut qu'elle tienne.
17:02Sinon on va casser cette résistance et donc poursuivre la baisse.
17:07C'est un support à 7 935 et on a une résistance à 8 259.
17:12Donc c'est pareil, si le CAC 40 continue de se rétablir,
17:16cette résistance va être difficile à franchir.
17:19Donc si on la casse, on va reprendre sur des plus hauts historiques.
17:25Mais ça me paraît assez difficile de casser cette résistance.
17:28Du côté des valeurs à suivre ce soir,
17:30Oracle qui a publié ses résultats,
17:32ce sera après la clôture de Wall Street.
17:33C'est bien sûr un titre à suivre.
17:36Dans un contexte où il y a pas mal d'incertitudes,
17:38de questions concernant l'intelligence artificielle.
17:42Oui, alors Oracle annonce ce soir après la clôture.
17:45Alors les analystes tapent sur un chiffre d'affaires
17:47pour ce trimestre de presque 17 milliards
17:49et un résultat net par action de 1,55 dollars.
17:52Donc c'est en hausse par rapport au trimestre de l'année passée.
17:56Les marchés d'options price un mouvement de 13%
17:58d'ici l'expiration de la semaine prochaine.
18:00Alors c'est plus que d'habitude.
18:01Mais de notre côté, Oracle a tendance à beaucoup bouger
18:02lors des résultats trimestriels.
18:04Le ratio put call est de 1,02.
18:06Alors ce n'est pas un extrême,
18:07mais on est quand même sur un ratio qui est relativement prudent.
18:09Les opérateurs sont donc assez bien protégés au niveau des options.
18:12Et d'un point de vue graphique,
18:14Oracle est en tendance baissière depuis septembre 2025,
18:17marquée par une oblique baissière.
18:19Alors depuis quelques semaines,
18:20l'action est dans un range compris entre un support à 135,40
18:24et une résistance à 164,60.
18:27Alors si les résultats sont bien appréciés et qu'on casse cette résistance,
18:31on pourrait alors chercher la prochaine résistance à 186,60 dollars.
18:35En revanche, si les publications déçoivent et qu'on casse le bas du range,
18:39on pourrait se diriger rapidement sur un très gros support à 118 dollars.
18:44Dans le secteur automobile, vous avez Renault aujourd'hui qui présente son plan stratégique 2030.
18:48Le titre progresse de plus de 2%, 28,71 euros.
18:51Et puis également du côté du DAX à Francfort,
18:54vous avez Volkswagen AG qui a publié ses résultats, c'est la holding.
18:58Et dans cette holding, on compte notamment un constructeur bien connu,
19:02Porsche, qui va publier ses résultats demain, je crois.
19:05C'est ça, tout à fait.
19:06On rappelle que suite à l'effondrement des ventes en Chine,
19:09l'instauration des droits de voie américains,
19:11une transition électrique ratée
19:13et l'effondrement des marges du constructeur,
19:15Porsche a perdu plus de la moitié de sa valeur boursière entre mai 2023 et aujourd'hui.
19:20Alors, les résultats de cette semaine vont être intéressants.
19:23On va voir si Porsche commence à entrevoir le bout du tunnel
19:25ou si l'avenir reste toujours aussi incertain.
19:27Au niveau des options, le mouvant prévu par les market makers est de 2,7 euros,
19:31soit plus ou moins 7%.
19:33Le put-call ratio est très pessimiste.
19:36Ça signifie que les opérateurs s'attendent déjà au pire.
19:39Donc, il faudra vraiment que les résultats soient beaucoup plus mauvais que prévus
19:42pour surprendre négativement le marché.
19:44Maintenant, d'un point de vue graphique, l'action a été installée depuis mars 2025
19:47dans un range compris entre une résistance à 47,80 euros
19:51et un support à 39,46 euros.
19:54Avec la baisse de ce début de mois, les coûts ont cassé ce support
19:57pour réenclencher une dynamique baissière.
19:59Alors, si les résultats déçoivent l'objectif de cette tendance baissière
20:02et la duplication du range qu'on vient de quitter,
20:04donc à savoir les 31,25 euros,
20:06et si les résultats sont bien appréciés,
20:08alors on pourrait avoir une fausse sortie
20:10et réintégrer son range de 2025 avec comme 6 balles à hausse
20:14la résistance des 47,80 euros.
20:17Et si jamais on venait à reprendre une tendance beaucoup plus haussière
20:20et à casser encore cette résistance,
20:21on pourrait viser un objectif plus ambitieux de 56,10 euros.
20:24Merci beaucoup, Paul Marcel nous a raccompagné ce matin
20:27pour faire donc un point sur le CAC 40 qui prend 1,7% à 8 045 points
20:31sur Oracle et sur Porsche.
20:33A noter que les cours du pétrole se stabilisent à 90 dollars
20:36après avoir donc frôlé les 120 dollars hier matin.
20:399h20, tout de suite, on va parler des small and mid cap.
20:42Avec Louis De Fels, qui est le directeur général de Guay-Lussac Gestion.
20:46Bonjour Louis.
20:47Merci d'être avec nous ce matin.
20:50Ça commence, c'est une période importante pour les small and mid cap
20:53qui vont publier leurs résultats.
20:54On a eu les grandes publications du CAC 40,
20:56ça s'est terminé la semaine dernière.
20:58Et maintenant, pour les petites et moyennes valeurs,
21:00c'est le bal qui s'ouvre pour les résultats annuels.
21:03Le bal s'ouvre dans les deux prochaines semaines.
21:05On va être content, pas de parler code géopolitique,
21:07de revenir aux fondamentaux,
21:08revoir un peu les petites pépites du terroir.
21:11Parce qu'il ne faut pas oublier quand même
21:12que c'est le fruit des résultats, la bourse future.
21:16Donc voilà, je suis content enfin que ça reparte.
21:19Néanmoins, on en a eu quelques-unes,
21:20je serais ravi de vous en parler.
21:21Avec notamment des résultats du côté de Interparfum,
21:24avec une année un petit peu de transition, là, 2026.
21:27Alors, Interparfum, clairement, c'était une des darlings
21:29dans les gérants small cap.
21:31Et c'est vrai qu'il y a eu un énorme rating depuis deux ans,
21:33notamment avec la remontée des taux.
21:34C'est une valeur qui se payait très chère.
21:36Et c'est vrai que toutes les valeurs un peu de qualité,
21:37donc celles qui offrent beaucoup de cash flow,
21:38ont beaucoup souffert.
21:40Et c'est vrai que les pauvres, ils ont eu les droits douanes,
21:42le dollar, ça a été compliqué.
21:43Néanmoins, ils ont fait une année 2025
21:44où ils ont à peu près sauvé les meubles
21:46en générant beaucoup de cash flow.
21:50Le début d'année va être encore un peu compliqué
21:52chez Interparfum,
21:53ce qui a un très très fort effet de base sur le dollar.
21:55Donc on pense qu'il va être encore
21:56moins 10, moins 15 sur le premier trimestre.
21:59Deuxième trimestre revient flat.
22:01Et ce qui est assez positif sur la valeur,
22:03normalement, tout devrait s'améliorer
22:04sur le deuxième semestre,
22:06et notamment l'année prochaine.
22:07L'année prochaine, il y a un énorme pipe de lancement,
22:10que ce soit chez Coach, Montblanc, Lacoste, Jimmy Chou,
22:13et aussi leur nouvelle licence Longchamp.
22:15Il y a vraiment beaucoup de choses.
22:16Donc voilà, la machine, la beauté d'Interparfum
22:19qu'on a beaucoup aimée,
22:19qui était un peu une valeur un peu luxe,
22:21donc qui a été un peu massacrée
22:22comme tout le secteur du luxe.
22:24Voilà, c'est peut-être encore un petit peu tôt
22:26pour se mettre sur le dossier.
22:29Néanmoins, clairement, ça sera une valeur
22:31qu'il faudra re-regarder au deuxième semestre
22:33pour jouer, notamment la fin de l'année et 2027.
22:36Juste pour vous donner quelques chiffres,
22:37c'était une valeur qui se payait quasiment 25 fois le PE historiquement.
22:40Aujourd'hui, vous pouvez acheter ce titre de qualité
22:43pour seulement 15 fois les résultats.
22:45Avec des actions gratuites
22:46qui vont à nouveau être distribuées cet été.
22:48Ils n'ont pas encore donné les modalités,
22:50mais en tout cas, chaque année,
22:51ils donnent des actions gratuites.
22:52Voilà, c'est un peu comme notre air liquide pour le CAF.
22:54Chaque année, ils donnent une action pour 10
22:56depuis plus de 10 ans,
22:57donc c'est toujours bénéfique pour le titre, évidemment.
22:59À suivre également, Spi.
23:00Alors là, c'est une valeur qui a bien performé,
23:03notamment l'an passé.
23:04C'est vrai qu'eux, ils profitent de la souveraineté,
23:07des plans de relance,
23:08une valeur qui est très forte sur ces marchés.
23:10Voilà, alors Spi, c'est vraiment le leader
23:11dans l'efficacité énergétique,
23:13du génie électrique.
23:15Donc ça coche vraiment toutes les cases
23:16qu'on aime bien en ce moment chez Guélusac Gestion.
23:19Voilà, c'est une valeur souveraineté européenne,
23:21d'électrification, digitalisation,
23:23exposé au plan allemand,
23:24pas du tout d'exposé aux tarifs US,
23:27zéro présence au Middle East.
23:28Donc là, ils cochent vraiment toutes les cases.
23:30Donc la semaine dernière,
23:31elle a présenté ses résultats 2025,
23:34une croissance modeste de 2%,
23:36bien tirée par l'Allemagne
23:38et les autres pays européens.
23:39C'est toujours la France qui lague un peu,
23:40c'est un peu pénible.
23:42Mais normalement, la société a un bon pricing power,
23:44ce qui a permis d'avoir une marge
23:46un peu en légère hausse à 7,6%.
23:48Ils ont fait un nouveau plan
23:50pour l'année prochaine,
23:51où ils ont dit qu'ils avaient continué
23:53de croître organiquement et par M&A,
23:55et avec une guidance de 2028,
23:57d'une marge de 2028.
23:59Donc c'est vrai que ça,
24:00c'est plutôt une mid-cap.
24:01Nous, Henri Dacros,
24:02on aime bien aussi dans les micro-caps
24:04Gérard Perrier Industrie,
24:05qui fait un peu la même chose.
24:06Même souvent,
24:06Spie délègue des carnets de commandes
24:10à Gérard Perrier,
24:11qui pareil,
24:11dans l'électrication,
24:12la défense,
24:13dans l'énergie et tout.
24:15Donc voilà,
24:15ça, c'est des belles sociétés
24:16qui sont complètement décorées
24:18de ce qui se passe
24:18et qu'on recommande
24:19à nos investisseurs.
24:21Spie et donc Gérard Perrier,
24:23qui est un peu plus petit.
24:24Gérard Perrier,
24:24c'est un peu plus de 300 millions
24:26de capitalisation boursière.
24:29Du côté de l'énergie,
24:31on l'a vu forcément
24:32avec la remontée des cours
24:33du gaz,
24:34du pétrole,
24:35ça profite à certains acteurs.
24:37Le secteur oil and gas
24:39a très bien performé,
24:40que ce soit en Europe,
24:41mais aussi aux États-Unis
24:42depuis le début de l'année.
24:43Et on retrouve notamment
24:44dans ces valeurs GTT,
24:46qui est sur des plus hauts historiques.
24:48Voilà, donc GTT
24:49qui a publié fin février,
24:50c'est vraiment une valeur
24:51qui est géniale,
24:52c'est qu'elle est à la fois
24:53décorée du pétrole,
24:54donc même quand le pétrole
24:55baisse ou monte,
24:56elle en bénéficie.
24:57Pourquoi ?
24:57Est-ce que c'est vraiment
24:58le leader dans tout
24:59ce qui est solution de GNL ?
25:00Vous savez qu'aujourd'hui,
25:01le GNL,
25:01il y en a de plus en plus besoin,
25:02notamment depuis la guerre
25:03en Ukraine.
25:04Et c'est vrai qu'il y a eu
25:05beaucoup, beaucoup de demandes.
25:06Donc c'est vraiment une société
25:07qui a un brevet assez unique
25:09et qui permet de transporter
25:10le GNL de façon
25:12beaucoup plus,
25:13on va dire,
25:14plus healthy.
25:16Donc ça,
25:16ce qui est pratique,
25:17c'est une société
25:18qui a un très, très fort
25:18canet de commandes.
25:19Ça avait un peu baissé,
25:20parce qu'il y a eu
25:20beaucoup de commandes
25:21post-inflation,
25:22post-prix du baril en 2022.
25:24Et là, ça y est,
25:24la société est repartie
25:26en forte croissance
25:27de carrément de commandes.
25:28Donc elle a annoncé
25:29des très bons résultats.
25:30Ce qui est bien,
25:30c'est que même la guidance
25:31long terme de Bethany
25:32a été révisée à la hausse
25:34à plus de 450.
25:35Donc il y a encore
25:36des horizons très bons.
25:37C'est une société
25:38qui affiche
25:38une très forte cash flow,
25:40une très forte récurrence
25:40de son chiffre d'affaires.
25:41Et voilà,
25:42c'est une société
25:43qui permet d'être
25:43complètement décorrélée
25:44de toutes les problématiques
25:46actuellement.
25:47Donc c'est vraiment
25:48une société, voilà,
25:50que l'on recommande beaucoup.
25:51Plus de 25%
25:52depuis le début de l'année.
25:53GTT qui rentre très clairement
25:54dans la cour des grands
25:55puisque désormais,
25:56c'est 7 milliards
25:56de capitalisation boursière.
25:58C'est une grande mid-cap.
25:59Le titre qui frôle
25:59les 200 euros,
26:00nous sommes à 194 euros
26:02ce matin.
26:03Et puis alors là,
26:03vous allez nous parler
26:04d'un dossier
26:05qui est un peu plus
26:08ambitieux,
26:08je ne sais pas.
26:09En tout cas,
26:09c'est une recovery
26:10dans laquelle il faut croire,
26:11c'est Atos.
26:12Alors bon,
26:13d'ailleurs son patron
26:14était hier soir l'invité
26:15d'Edvich Chevrillon.
26:15Il dit ça y est,
26:16on commence à avoir
26:16le bout du tunnel,
26:17on avance sur notre plan,
26:18etc.
26:19Mais là,
26:19pour le coup,
26:20on vient de très très loin.
26:21On revient très très loin
26:22sur Atos,
26:23notamment les pauvres.
26:25Donc déjà que ce n'était
26:25pas facile pour eux,
26:26ça fait des années
26:27qu'ils brûlent du cash,
26:28qu'ils ont eu
26:28beaucoup de restructurations
26:29et notamment leur métier
26:30eux-mêmes.
26:31Il y a eu des grandes interrogations
26:32s'il y a à aller
26:33les disrupter ou pas.
26:34Donc voilà,
26:35nous aujourd'hui,
26:36on en parle devant nous,
26:37ce n'est pas forcément
26:37une valeur qu'on recommande
26:38parce qu'il y a eu beaucoup
26:39de...
26:40C'est assez compliqué.
26:41Donc voilà,
26:42je pense qu'aujourd'hui,
26:43c'est une société qui,
26:44derrière,
26:44vous savez,
26:45quand ça se passe,
26:45ils ont eu énormément
26:47de coûts de restructuration.
26:48C'est pour ça qu'ils ont
26:49enregistré de lourdes pertes.
26:50Ils ont encore brûlé du cash.
26:52Ça fait des années et des années
26:53qu'ils brûlent du cash.
26:54C'est pour ça que nous,
26:55chez Guilessac Gestion,
26:56on dit qu'il ne faut jamais
26:57toucher à une société
26:58qui a du free cash flow négatif.
27:00Vous savez,
27:00le free cash flow,
27:00c'est la société,
27:01c'est le cash que vous générez
27:03exactement après
27:03votre besoin de foudroulement
27:05et vos investissements.
27:06Donc voilà,
27:07pour l'instant,
27:07c'est trop tôt
27:08pour savoir
27:08si ça va marcher ou pas.
27:09Bon courage
27:10au nouveau patron.
27:12C'est vrai qu'il y a,
27:12par le passé,
27:13fait des miracles
27:14dans d'autres sociétés informatiques
27:16avec plutôt du succès.
27:17Donc voilà,
27:18la guidance n'est pas non plus incroyable
27:19entre moins 5 et plus 1,
27:21peut-être encore
27:22avec beaucoup de restructuration.
27:23Donc pour l'instant,
27:24c'est un titre
27:24qu'on ne recommande pas.
27:25Mais comme c'est un ancien
27:26darling du secteur
27:27qui a quasiment fait faillite,
27:29voilà, c'est à surveiller.
27:30Néanmoins,
27:30pour l'instant,
27:31c'est encore trop tôt.
27:32Attendons de voir
27:32s'il recrée du cash
27:33et à ce moment-là,
27:34on verra.
27:34En tout cas,
27:35si le dossier Atos vous intéresse,
27:36n'hésitez pas à retrouver
27:38sur BFM Business
27:39le podcast,
27:40le replay de Philippe Salle,
27:42le patron d'Atos
27:43qui était hier soir
27:43l'invité de la grande interview
27:45d'Edwis Chevrillon.
27:46Merci beaucoup,
27:47Louis Defeuille.
27:47Je vous ai accompagné ce matin,
27:48directeur général
27:49de Guélus Aggestion
27:50pour nous partager
27:50vos convictions.
27:52Alors on a compris,
27:52prudent,
27:53très prudent même sur Atos,
27:54mais en tout cas,
27:54vous restez positif
27:56que ce soit sur Spi,
27:57sur Interparfums
27:57et sur GTT.
27:58Très courte pause,
27:59on se retrouve dans un instant,
28:00il sera 9h30.
28:01Nous serons notamment
28:02avec Jacques Lemoisson
28:04qui est le fondateur
28:05de Gay Capital Management
28:06et puis avec Patrick Guérin
28:08pour regarder un petit peu
28:09ce qui se passe
28:09sur les cours du pétrole.
28:11Très forte volatilité
28:12avec donc hier matin
28:13un baril de pétrole
28:14qui était sur des plus hauts
28:152022,
28:15proche des 120 dollars.
28:16Ce matin,
28:17on est à 90 dollars
28:18et puis également
28:18une forte baisse
28:19sur les cours du gaz
28:20avec notamment le TTF.
28:21Donc c'est la référence
28:22en Europe
28:23qui perd un peu plus de 15%
28:24sous les 50 euros
28:25le mégawatt-heure
28:26avec Donald Trump
28:27qui a tenté
28:28de calmer le jeu hier.
28:29Ça fonctionnait,
28:30Wall Street a clôturé
28:31dans le vert
28:31quand ce matin
28:32le CAC 40 progresse
28:33de 1,7%.
28:34L'Eurostox plus 2,5%.
28:36A tout de suite.
28:45Deuxième partie
28:45de Good Morning Market
28:46et un CAC 40
28:47qui rebondit fortement
28:49ce matin.
28:49Plus 1,7%
28:51après avoir clôturé
28:51sur une baisse
28:52de 0,98 hier
28:53et l'Eurostox 50
28:55est très largement
28:56en tête.
28:56Plus 2,5%
28:58quand le DAX
28:58à Francfort
28:59prend 2,2%.
29:00ArcelorMittal,
29:01Société Générale
29:02et Schneider Electric
29:02sont les trois
29:03plus fortes hausses.
29:04Trois valeurs
29:04qui gagnent plus de 4%.
29:06À l'inverse,
29:07Total Energy
29:07qui surperformait
29:08ces dernières heures.
29:10L'âge du terrain
29:10moins 2,6%
29:11dans le sillage
29:12des cours du pétrole
29:13avec ce matin
29:14un baril de Brent
29:15qui se stabilise
29:16à 90 dollars.
29:17Le WTI
29:18perd près de 3%
29:19à 87 dollars.
29:20Nous en reparlerons
29:21dans un instant.
29:21Hier après-midi,
29:22Donald Trump
29:23a tenté de calmer le jeu
29:24en annonçant notamment
29:27provisoirement
29:27arrêter certains embargos.
29:29Pourquoi pas
29:29escorter des flottes maritimes
29:31dans le détroit d'Hormuz ?
29:32Ça a permis à Wall Street
29:33de se reprendre
29:34quand les cours du pétrole
29:35se sont donc
29:35très largement dégonflés.
29:36L'euro-dollar
29:37retrouve la barre des 1,16
29:38à 1,1655
29:39quand sur le front des taux
29:40on a également
29:41une nette détente.
29:42Le 10 ans français
29:42qui était hier matin
29:43à 3,6%
29:44est à 3,43
29:45quand le 2 ans
29:46est à 2,4%.
29:48Du côté du SBF 120,
29:50à noter
29:52certaines valeurs
29:53comme Telsat
29:54qui gagne plus de 8%.
29:55Les équipementiers automobiles
29:57également
29:57qui surperforment
29:58le secteur automobile
29:59qui fait l'actualité aujourd'hui
30:00avec donc le plan stratégique
30:01de Renault
30:02à 2030.
30:03Le marché achète
30:04ce plan ce matin
30:05plus 2,7%
30:06pour Renault
30:07à 28,83 euros.
30:08Quand du côté de Francfort,
30:10Volkswagen gagne 3%
30:11après la publication
30:11de ses résultats ce matin.
30:13Résultat opérationnel
30:14divisé par 2 en 2025
30:15mais un groupe
30:16qui se monte prudemment
30:16optimiste pour cette année.
30:20Il y aura encore
30:20beaucoup de résultats
30:21à suivre cette semaine
30:22du côté de Francfort
30:24avec notamment
30:24Rheinmetall
30:25qui va publier
30:25ses résultats demain.
30:27Juste avant,
30:27on va parler de l'Asie
30:28comme chaque mardi
30:29à 9h30.
30:30Et ce matin,
30:30c'est Jacques Lemoisson
30:31qui nous accompagne,
30:32fondateur de Gay Capital Management.
30:33Bonjour Jacques.
30:34Bonjour Étienne.
30:35Dans un instant,
30:35on reparlera de la réaction
30:36de marché,
30:36très forte volatilité
30:37sur les cours du pétrole
30:38et puis surtout
30:39les indices actions
30:40qui se font un petit peu
30:40balotter dans tous les sens.
30:42Comment vous regardez
30:43ce qui se passe
30:43sur le Brent ?
30:44On était hier matin
30:45à 119 dollars
30:46et là,
30:47on a perdu 30% quasiment.
30:49C'est historique.
30:50Merci Trump.
30:51L'oracle des marchés
30:52est le plus grand trader
30:53du monde
30:53parce qu'il finit,
30:55les fondamentaux
30:56n'ont pas changé.
30:57Simplement,
30:58c'est la...
31:00Je dirais déjà,
31:00le G7 avait commencé
31:01à laisser fuiter
31:03qu'on pourrait avoir
31:04des...
31:05Je dirais,
31:07des réserves stratégiques
31:08utilisées
31:09pour réduire la pression
31:10sur les prix du baril.
31:11Trump a ajouté
31:12une couche
31:12en disant
31:13que la guerre
31:14ne serait qu'une question
31:15d'heures
31:16ou de minutes
31:16ou de jours,
31:17on ne sait pas encore.
31:18Et ça suffit
31:20pour que les algorithmes
31:21sautent dessus
31:22et après
31:23fassent vendre le marché.
31:25Il y a eu des prises
31:26de bénéfices aussi.
31:27Maintenant,
31:27ce qui compte pour nous
31:29c'est le régime.
31:29Le régime iranien
31:31n'a pas changé.
31:32Le régime de Hormuz
31:33n'a pas changé.
31:35Et les stocks
31:38des différents pays
31:39du Golfe
31:39sont pleins.
31:41Ce qui veut dire
31:42que là,
31:42il y a des annonces
31:43depuis ce matin
31:43qui coupent
31:44les productions.
31:46Et ça,
31:46couper une production,
31:47ça se fait assez rapidement.
31:48La relancer,
31:49ça met plus de temps.
31:50Donc,
31:51cette asymétrie temporelle
31:52n'est pas du tout
31:53prise en compte
31:54par le marché.
31:55Donc,
31:55pour l'instant,
31:56on va dire
31:57qu'on reste prudent.
31:58Et pourtant,
31:58le marché
31:59se fait un peu baloté
32:00dans tous les sens.
32:02Tout a changé
32:02et rien n'a changé.
32:03C'est-à-dire qu'en fait,
32:04hier,
32:04Donald Trump,
32:05ce n'est pas des annonces
32:06concrètes,
32:07c'est des intentions.
32:08On va peut-être
32:11déjà dire qu'il y a
32:11une dizaine de jours.
32:12C'est pourquoi pas
32:13mettre fin à des embargos.
32:15Mais ça aussi,
32:15le secrétaire
32:16au Trésor américain
32:17avait mis cette piste
32:18la semaine dernière.
32:19Qu'est-ce qu'il y a
32:20d'un seul coup
32:20comme ça
32:21propulsé hier
32:22les indices américains
32:23et fait dégonfler
32:24les cordes du pétrole ?
32:24C'est la spéculation ?
32:26C'est des investisseurs
32:26qui se sont pris
32:27les pieds dans le tapis ?
32:28Non,
32:28il y a déjà eu
32:29des prises de bénéfices
32:29sur le baril.
32:30La hausse,
32:31nous,
32:32on était rentrés
32:32à 63 au baril.
32:34Qu'on le vendre
32:35à 190 ou 80,
32:41petit 1.
32:42Petit 2,
32:42vous avez beaucoup
32:43de produits hybrides
32:44maintenant
32:44qui commencent à fleurir
32:45partout dans le marché.
32:46C'est des produits structurés
32:47qui jouent deux classes
32:48d'actifs à la fois
32:50et donc qui ne font
32:51qu'augmenter
32:52les variations
32:53entre deux actifs
32:54sur la corrélation
32:55et décorrélation
32:56de ces actifs-là.
32:57C'est un peu technique
32:57mais de plus en plus
32:58les flux sont
32:59complètement déconnectés
33:01d'un certain fondamental
33:02jusqu'à ce que le fondamental...
33:04J'aime toujours
33:05dire aux investisseurs
33:06et ce que j'écris
33:07dans ma lettre matinale,
33:09c'est
33:11quand le prix du pétrole parle,
33:14même si on a
33:15des hommes politiques
33:16qui ont une grosse voix,
33:17ce n'est pas forcément
33:18eux
33:18qui ont le mot de la fin.
33:20Oui,
33:21il a fait baisser
33:21de 115 à 85
33:23de dollars le baril.
33:24Maintenant,
33:25le mini-choc d'inflation
33:26commence à se faire sentir
33:27et certains pays,
33:29notamment asiatiques,
33:30peuvent être aussi
33:30très sensibles
33:32à un régime
33:34du prix du baril
33:35plus élevé
33:36que lorsqu'il était
33:37à 65 dollars
33:38il y a quelques semaines.
33:38Depuis une semaine,
33:39on le voit,
33:40les marchés européens,
33:41les marchés asiatiques
33:42sont des cibles.
33:43En tout cas,
33:43on a quand même
33:44une très belle surperformance
33:45de Wall Street
33:46et puis à l'inverse
33:46des prises de bénéfices
33:47marquées du côté de l'Asie,
33:49du côté de l'Europe
33:50avec le marché
33:51qui pense en fait
33:52que la cible,
33:53c'est l'Asie,
33:55c'est l'Europe
33:55dans le sens
33:56où c'est deux continents
33:56qui seront pénalisés
33:58par cette guerre,
33:58par la remontée
33:59des matières premières.
34:01C'est vrai que
34:01quand on regarde
34:01les flux énergétiques,
34:02notamment du côté du Japon,
34:04du côté de la Corée
34:05dans une moindre mesure,
34:06du côté de la Chine,
34:07on a une dépendance extrême
34:08du pétrole du Moyen-Orient.
34:11Hormuz,
34:12et on revient
34:13toujours au même problème,
34:14Trump peut dire
34:14ce qu'il veut,
34:15pour l'instant,
34:15Hormuz est bloqué.
34:16Enfin, à 90% bloqué,
34:18on va dire.
34:19Donc, s'il est bloqué,
34:20on a toujours
34:20ce goul d'étranglement
34:21et une grosse partie
34:22du pétrole
34:24va en effet en Asie.
34:26Maintenant,
34:27en effet,
34:27les pays asiatiques
34:29consomment globalement
34:2940% de la production mondiale
34:31et produisent zéro.
34:32Ce que les gens oublient,
34:33c'est que la Chine
34:35représente 20%
34:36du raffinage mondial.
34:38Numéro 1.
34:39Or, le mix énergétique
34:41du pétrole et du gaz
34:42en Chine,
34:44c'est 4%.
34:45Et c'est quasiment 60%
34:47au Japon,
34:48en Corée
34:49et en Thaïlande.
34:51Ce qui veut dire
34:51que lorsque vous avez
34:52un choc de prix du baril
34:54de 20 dollars,
34:55et je ne parle pas
34:56des 119 dollars,
34:57là, je mets juste 20 dollars.
34:59La Chine, elle,
35:00c'est charbon,
35:01green energy
35:03et nucléaire.
35:044% seulement
35:05pétrole-gaz.
35:06Par contre,
35:06le Japon,
35:07la Thaïlande
35:08et la Corée,
35:09ça, c'est autre chose.
35:10C'est pour ça
35:10que vous avez eu
35:10d'énormes variations
35:11sur les indices
35:12coréens et japonais.
35:13Parce que très clairement,
35:14vous avez des problèmes
35:15et si vous mettez
35:16en corollaire
35:16en même temps
35:16la politique monétaire
35:18un peu hasardeuse
35:19de Takashi au Japon
35:20qui veut baisser les taux
35:22malgré les choses
35:22d'inflation,
35:23là, vous avez
35:23de l'inflation apportée
35:24dans ces pays-là.
35:26Et que le baril soit
35:27à 110 ou à 90 dollars
35:29ou à 85 dollars,
35:30entre guillemets,
35:31ce n'est pas le problème.
35:32C'est s'il reste là
35:33à ce niveau-là,
35:34là, c'est un problème
35:35pour ces pays-là.
35:35Et pourtant,
35:36c'est des pays
35:37qui achètent du pétrole
35:39en dehors du marché,
35:40notamment du côté
35:41de la Russie.
35:42Donc, il y a des voies
35:43quand même
35:43de contournement.
35:44Non, mais là,
35:45on parle toujours,
35:46on est obligé
35:47de simplifier les choses.
35:48Donc, évidemment,
35:49il y a des voies
35:49de contournement.
35:50Maintenant,
35:51si on parle
35:51d'un point de vue
35:52volatilité,
35:53pourquoi certains
35:55pays asiatiques
35:56comme le Japon
35:57ou la Corée,
35:58notamment,
35:59ont été très volatiles ?
36:00C'est en raison,
36:01justement,
36:01de l'impact
36:02du baril dessus.
36:03Pourquoi la Chine
36:04a été stable
36:05par rapport
36:05à ces marchés-là ?
36:06C'est que la Chine
36:07ne dépend pas,
36:08ça, je tiens à répéter,
36:09du pétrole et du gaz
36:10pour son mix énergétique.
36:12Sachant qu'elle achète
36:13énormément de pétrole,
36:15oui,
36:15mais c'est pour le raffiner
36:16et le revendre.
36:17À tel point
36:18que, justement,
36:18si la Chine commençait
36:19à dire,
36:20nous, on stoppe
36:21toutes les exportations
36:22pour les raffinés,
36:23je pense qu'il y a
36:24un petit problème.
36:25En tout cas,
36:25ça a pesé
36:26sur les indices asiatiques.
36:28La Chine continentale
36:29a plutôt bien résisté,
36:30mais on a eu
36:30des prises de bénéfices
36:31marquées du côté
36:31de Hong Kong,
36:32du côté de Tokyo
36:33et surtout du côté
36:34de Séoul.
36:35Encore cette nuit,
36:35les coupes-circuits
36:36se sont mis en place
36:37parce qu'il y a
36:37beaucoup de volatilité
36:38tirée notamment
36:39par SKNX
36:41et par Samsung.
36:42Est-ce qu'aujourd'hui,
36:44ce nouveau conflit
36:45géopolitique
36:45remet en cause
36:46ce thème d'investissement
36:48sur l'Asie ?
36:49Sur la Chine ?
36:51De mon avis,
36:52ce qui se passe
36:53en Iran,
36:54on verra
36:55la finalité,
36:57parce que ce n'est
36:58pas encore très clair,
36:59peut être
37:01par la même magnitude
37:02que la chute
37:03du mur de Berlin.
37:04Vraiment.
37:05Donc,
37:06ce n'est vraiment
37:06pas anodin.
37:08Maintenant,
37:08quel va être
37:09l'outcome
37:10pour parler en bon français ?
37:11Ça,
37:11on ne sait pas encore.
37:12Maintenant,
37:12après,
37:13pour l'Asie,
37:13très clairement,
37:15on voit encore,
37:17et je suis désolé
37:18de le répéter
37:18et de le redire,
37:19la Chine,
37:20grâce à sa décarbonation
37:21et grâce à son indépendance
37:23de plus en plus forte
37:24sur la technologie
37:25et sa planification,
37:27reste la vraie
37:28diversification.
37:29Elle n'a vraiment
37:30pas subi,
37:30hier,
37:31quand les bourses
37:32étaient négatives
37:32à l'ouverture.
37:33Il y avait deux ETF
37:34qui étaient en hausse
37:35à New York.
37:36C'était le K-Web
37:37et le CQQ
37:38qui sont deux ETF
37:39sur la tech chinoise.
37:41Ils étaient dans le vert
37:43et tous les indices
37:44étaient dans le rouge.
37:45Donc,
37:46on voit bien
37:46qu'il y a un énorme flux
37:48en ce moment
37:49qui arrive
37:49et on voit bien
37:50la monnaie.
37:51Le CNH
37:51et le CNY
37:52tiennent très très bien.
37:53Contrairement à l'euro
37:54qui est l'une des pires
37:56monnaies
37:57depuis le début de la guerre.
37:58Moins 2% quand même
37:59sur l'euro.
38:00Donc,
38:01globalement,
38:02oui,
38:02ça va redistribuer
38:03les cartes
38:04géopolitiquement.
38:05La place de la Chine
38:06va devenir de plus en plus importante
38:07et oui,
38:08c'est une grande diversification
38:09parce que,
38:09je vous le dis,
38:10la Chine n'est pas du tout
38:12dépendante
38:13du pétrole
38:14dans son mix énergétique.
38:16Elle a installé
38:16en 5 ans
38:17l'équivalent
38:18de la production
38:18d'électricité
38:20de l'Europe
38:22en éolien
38:23et en solaire.
38:24Et sur le Japon,
38:25un dernier mot quand même
38:26parce que c'est un marché
38:26qui a très bien performé
38:27en début d'année
38:28avec notamment
38:29la première ministre
38:31Sanae Takachi
38:31qui a gagné
38:33des élections législatives,
38:34qui est en train
38:34de mettre en place
38:35son plan de relance.
38:36Là,
38:36il y a eu des prises
38:37de bénéfices
38:37qui étaient sûrement
38:38là aussi légitimes.
38:40Néanmoins,
38:40il y a un marché
38:41qui est un petit peu
38:41prudent depuis quelques jours
38:43sur ce marché japonais
38:45car il craint l'inflation.
38:4860% du mix énergétique
38:50japonais
38:50dépend du gaz
38:51et du pétrole.
38:52Ils ont très peu
38:53de stock
38:53et si on a
38:55encore une fois
38:56un régime de prix
38:57du baril
38:57qui est largement
38:59au-dessus
38:59des 65 dollars
39:00que nous avions avant,
39:02il y a un problème
39:02d'inflation.
39:03Takashi a promis
39:04des baisses de taux
39:05et des baisses de taxes.
39:06Il y a un petit problème
39:06budgétaire non négligeable.
39:08Ça,
39:08on est habitué au Japon.
39:09Mais in fine,
39:10on a un problème
39:12de politique monétaire
39:13et de politique fiscale
39:16qui peut arriver
39:17d'où la prudence.
39:18Vous restez avec nous
39:18Jacques Lemoisson,
39:19on va passer au face-à-face
39:20avec Patrick Guérin.
39:24Patrick Guérin
39:24qui est le co-directeur
39:25de la gestion
39:26chez Bordier & Compagnie
39:27en France.
39:28Bonjour Patrick Guérin,
39:29merci d'être avec nous
39:30ce matin
39:30pour nous aider
39:31à comprendre un petit peu
39:32ce qui se passe
39:32sur les marchés financiers
39:33avec donc en ce moment
39:35des indices
39:36et surtout des matières premières
39:37qui sont un petit peu
39:38balottées dans tous les sens
39:39et donc Jacques Lemoisson
39:40qui est toujours avec nous
39:41le fondateur
39:41de Gay Capital Management.
39:43Comment vous regardez
39:44un petit peu
39:44ces 5-6 dernières séances
39:47depuis que le conflit
39:48en Iran
39:49a pris une autre dimension ?
39:52On a quand même
39:53des indices
39:53la semaine dernière
39:54à Wall Street
39:55qui ont très bien tenu.
39:56Encore hier soir
39:57ça progressait
39:58et puis à l'inverse
39:59il y a des doutes persistants
40:00notamment sur l'inflation,
40:02sur les conséquences
40:03éventuelles
40:03d'une remontée
40:04des matières premières.
40:06Oui, alors
40:07moi ce qui m'intéresse
40:08peut-être davantage,
40:09je vais répondre
40:09à votre question,
40:10mais ce qui m'intéresse
40:10davantage c'est de voir
40:11une fois de plus
40:12que celui qui a le jeu
40:14en main
40:14c'est toujours
40:14Donald Trump.
40:15C'est-à-dire qu'en fait
40:16c'est lui qui va décider
40:17du tempo,
40:18c'est lui qui va décider
40:19du moment où
40:20et ça on ne sait pas quand
40:21la guerre va s'arrêter
40:22et en fait
40:23tout ce qui s'est passé
40:24les jours précédents
40:25on l'a presque déjà oublié
40:26en vérité.
40:27bien entendu l'Europe
40:29a payé cher
40:30la crise iranienne
40:33parce que l'Europe
40:34est beaucoup plus sensible
40:36vous l'avez probablement
40:37développée auparavant
40:37monsieur
40:40au prix du pétrole
40:41qui est la variable clé
40:43dans l'histoire évidemment
40:45et l'Europe était aussi
40:46très en avance
40:47par rapport aux Etats-Unis
40:48sur le plan boursier
40:49depuis le début de l'année
40:49donc bon
40:50c'est un rattrapage
40:51qui est assez classique
40:53les investisseurs
40:54préfèrent se réfugier
40:55vers un pays
40:56qui offre
40:57un déloignement géographique
40:58et deux
40:59une profondeur de marché
41:01que n'ont pas
41:01les pays européens
41:03donc c'est pas
41:05c'est pas tellement
41:05une surprise
41:06d'avoir vu
41:07cette correction
41:10qui finalement
41:10était aussi
41:11relativement modérée
41:12on a pu imaginer
41:14une descente
41:16des indices
41:17beaucoup plus violente
41:18donc bon
41:19là ce qui était important
41:21dans ces derniers jours
41:22c'était de
41:22savoir raison garder
41:24et de surtout pas
41:25se précipiter
41:26pour prendre des bénéfices
41:28ou en tout cas
41:28éviter de perdre davantage
41:30parce que je pense
41:31qu'il y avait
41:31beaucoup plus de risques
41:32à perdre
41:32qu'à ne pas agir
41:35pour le moment
41:35alors autant
41:36il y avait peut-être
41:37un peu de buy the deep
41:38à faire du côté de l'Europe
41:39autant du côté des Etats-Unis
41:40il n'y avait rien
41:41puisque les marchés
41:43étaient quand même
41:44très très résilients
41:45quand on regarde
41:45la progression des indices
41:47et même des grandes valeurs
41:48sur ces 5-6 dernières séances
41:50et bien on a les mêmes gagnants
41:51et un petit peu
41:52les mêmes perdants
41:53on parlera peut-être
41:54du secteur bancaire
41:54dans un instant
41:56est-ce qu'aujourd'hui
41:57vous estimez
41:58que ça y est
41:59la situation
41:59est un petit peu plus lisible
42:01ou non
42:01vous restez un petit peu prudent
42:02après cette baisse
42:03de 6-7%
42:04des grands indices européens
42:05on aurait envie de penser
42:07que c'est un peu plus lisible
42:08mais je pense qu'il faut
42:09encore une fois
42:10être extrêmement prudent
42:11puisque les marchés
42:13avaient besoin
42:14de cette pause
42:15avaient besoin aussi
42:16d'avoir un petit soulagement
42:18comme on a eu hier
42:19maintenant
42:21sur le terrain
42:22on ne sait pas du tout
42:23comment ça va évoluer
42:24on ne sait pas si la guerre
42:25va vraiment s'arrêter
42:26ou pas
42:26et c'est en fait
42:27la seule donnée
42:28qui doit être
42:31monitorée pour le moment
42:31pour parler aussi
42:33en bon français
42:34donc la priorité
42:37pour le moment
42:37je pense
42:38c'est de voir
42:38comment le marché du pétrole
42:41va réagir
42:41dans les prochaines heures
42:45et pour l'instant
42:46je pense qu'encore une fois
42:47la prudence s'impose
42:48la prudence s'impose
42:50le marché
42:51c'est intéressant
42:52cette fois
42:52on n'a pas acheté l'or
42:53aujourd'hui Jacques
42:55on est encore
42:55à 5100 dollars
42:57c'est-à-dire quasiment
42:58sur les mêmes niveaux
42:58qu'il y a 10 jours
42:59en fait là
43:00le refuge en ce moment
43:01c'est le cash
43:03c'est le cash
43:03en effet
43:04bon l'or monte
43:05ce matin
43:05justement parce qu'il y a
43:07des pressions inflationnistes
43:08qui commencent à être gentiment
43:10en train de se répandre
43:11et ça on verra ça
43:12dans un mois
43:13mais on a le CPI
43:14qui sort aussi
43:15dans quelques heures
43:17aux Etats-Unis
43:18donc ça va être intéressant
43:19de voir comment
43:19les chiffres de l'inflation
43:21vont être intégrés
43:22mais globalement
43:25on est dans un environnement
43:27où les séquences
43:28en fait militaires
43:29et de communication politique
43:30vont s'entrechoquer
43:32avec les séquences
43:32algorithmiques
43:33qui réagissent
43:34à la seconde près
43:35sans prendre en compte
43:37que ça peut être
43:38uniquement
43:39du verbiage politique
43:41et in fine
43:42on revient nous
43:43à la même chose
43:44c'est que
43:44l'or
43:45n'est pas un edge
43:48mais c'est un amortisseur
43:50si vous faites un calcul
43:51en 2008 par exemple
43:53avec le fameux
43:5460-40
43:5560% equity
43:5640% bonds
43:57ou l'inverse
43:58pas grave
43:58et que vous mettez
44:0020% d'or
44:02donc vous réduisez
44:03les deux autres
44:04et vous mettez
44:0420% d'or
44:04vous verrez
44:05que votre portefeuille
44:06va baisser
44:07beaucoup moins
44:07mais il baisse
44:08donc l'or
44:09est une valeur refuge
44:11uniquement
44:11lorsqu'on a un pic
44:12d'inflation
44:13qui va arriver
44:13ou qu'on anticipe
44:14l'inflation
44:14dans un cas
44:15de choc géopolitique
44:16ce n'est pas un edge
44:18c'est un buffer
44:19il va moins baisser
44:21que les actions
44:22par exemple
44:22ou que l'obligation
44:23mais il va
44:24servir d'amortisseur
44:25ça s'appelle
44:26la diversification
44:27avec un effet change
44:29quand même
44:29qui est présent
44:29il ne faut pas l'oublier
44:30l'once d'or
44:31est en dollars
44:32et on l'a vu
44:32depuis le début
44:33du conflit
44:34l'euro a perdu
44:35du terrain
44:36face au dollar
44:36absolument
44:37mais il faut se méfier
44:38des fameuses corrélations
44:39vous pouvez avoir
44:40dans un contexte particulier
44:42une hausse du prix de l'or
44:43et on l'a eu
44:44il n'y a pas très longtemps
44:45et une hausse du prix
44:46du dollar
44:495193 dollars
44:49ce matin
44:50pour une once d'or
44:51Patrick Guérin
44:52dans une banque
44:52comme Bordier et compagnie
44:53j'imagine que vous regardez
44:54l'or
44:55surtout après un parcours
44:56spectaculaire
44:57comme on a pu le voir
44:57l'an passé
44:59on regarde l'or
45:00depuis un moment déjà
45:01et on ne peut pas
45:01que la regarder
45:02on investit
45:02on ne peut plus faire semblant
45:03de dire
45:04qu'est-ce qui se passe
45:05c'est vraiment la surprise
45:06de l'an passé
45:07l'once d'or
45:08oui
45:10déjà en 2024
45:11ça avait été une belle progression
45:12il ne faut pas l'oublier
45:13on avait déjà fait
45:14à peu près 25%
45:15donc l'or
45:16effectivement
45:16prend toute sa place
45:18aujourd'hui
45:18dans une allocation
45:19d'un portefeuille
45:19qu'il soit diversifié
45:22géographiquement
45:22c'est une chose
45:23mais il faut aussi
45:24bien sûr
45:24avoir une exposition
45:25à l'or
45:26pas démesurée non plus
45:27mais
45:28parce que
45:29ce n'est pas
45:31un actif
45:32qui progresse régulièrement
45:33on a vu tout à l'heure
45:33vous l'avez évoqué
45:34monsieur
45:34la corrélation
45:35entre l'or et le dollar
45:37bien entendu
45:37quand le dollar
45:39retrouve quelques forces
45:40et bien entendu
45:41l'or immédiatement
45:42lui aussi
45:43subit ce contre-coup
45:44donc
45:47ces deux actifs
45:48jouent l'un
45:49de manière symétrique
45:50l'un envers l'autre
45:50et
45:51dans une allocation
45:53traditionnelle
45:54on pense que
45:545 à 10% d'or
45:55ont tout à fait leur place
45:56dans un portefeuille
45:57donc oui
45:58c'est quelque chose
45:59qu'on suit
46:00et il ne faut pas
46:01s'inquiéter
46:02outre mesure
46:02on a tous en tête
46:03le pic de 5500
46:05fin janvier
46:06c'est pas très grave
46:07c'est pas grave
46:08si on passe de 5005
46:08à 5000
46:09l'anomalie c'était 5005
46:11et on a encore
46:12une progression
46:12d'à peu près 20%
46:13depuis le début de l'année
46:14ça nous va très bien
46:16et on est toujours
46:17sur une hausse
46:17de plus de 80%
46:18en l'espace d'un an
46:19en dollars bien sûr
46:20parce que si on retraite
46:21en euros
46:22ce n'est pas
46:22la même performance
46:25il y a un instant
46:25avec Jacques Lemoisson
46:26on parlait de l'Asie
46:27c'est vrai que
46:28les marchés émergents
46:29ont fait un grand comeback
46:30notamment Séoul
46:32alors c'est vrai que là
46:32depuis plusieurs jours
46:33c'est du moins 6
46:35plus 6
46:35car il y a une forte dépendance
46:37à deux valeurs
46:37SKNX et Samsung
46:39au point même
46:40que ça pose des problèmes
46:41encore cette nuit
46:42il a fallu interrompre
46:43les quotations
46:43pendant quelques instants
46:44en tant qu'aujourd'hui
46:47gestionnaire
46:48chez Bordier et compagnie
46:49où vous gérez
46:49notamment l'argent
46:50pour le compte de clients
46:51comment vous regardez
46:52cette tendance
46:52des indices asiatiques
46:54qui s'élèrent sur le papier
46:55ont tout pour réussir
46:57notamment en termes
46:57de diversification
46:58par rapport aux actions
46:59américaines
47:00oui mais il faut aussi
47:01se souvenir que
47:02être exposé
47:04au marché asiatique
47:05ça peut parfois
47:06réserver des mauvaises surprises
47:07et donc
47:08ce sont des marchés
47:09qui sont beaucoup plus volatiles
47:10que les autres marchés
47:12traditionnels
47:13marchés actions
47:13en tout cas
47:14et nous
47:15il nous paraît utile
47:17de détenir
47:18une exposition
47:19au marché émergent
47:20pas seulement asiatique
47:21au sens large
47:22donc
47:23être investi
47:25sur un pays
47:26en particulier
47:27je trouve que c'est un peu risqué
47:28et un peu inutile
47:30pour nos clients
47:31en tout cas
47:32donc une allocation
47:33aux émergents
47:33globale
47:34me paraît beaucoup plus prudent
47:35et ça ne doit pas dépasser
47:385% d'un portefeuille
47:39et il faut savoir
47:40qu'il y a une forte volatilité
47:41que c'est très dépendant
47:42de l'évolution du dollar
47:43mais aussi
47:44ce sont des pays
47:44qui ont une croissance économique
47:46solide
47:47et qui profitent donc
47:49d'un dollar faible
47:49et qui voient aussi
47:51leur taux d'intérêt
47:52singulièrement baisser
47:53depuis quelques années
47:54alors il y a une correction
47:55forte
47:55qui s'est opérée
47:56ces derniers jours
47:57ce n'est pas surprenant
47:58c'est la même correction
48:00qui a concerné
48:01tous les actifs
48:02qui avaient beaucoup
48:02progressé depuis 6 mois
48:05on peut citer l'exemple
48:06on en parlait tout à l'heure
48:07des banques
48:07les banques ont connu
48:09un véritable rallye
48:10en 6 mois
48:11qu'on ait une baisse
48:13de 10%
48:14à l'occasion
48:15de ce conflit
48:16ce n'est pas tellement
48:17surprenant
48:17et ce n'est pas non plus
48:18une raison pour être
48:18totalement absent
48:19de ce segment
48:20donc pour moi
48:21c'est vraiment un actif
48:22de diversification
48:23les émergents
48:24j'allais dire
48:25au même titre que l'or
48:26et dans un portefeuille
48:27type
48:27quelles sont aujourd'hui
48:28les zones géographiques
48:29les secteurs
48:29que vous privilégiez ?
48:31alors
48:32chez Bordier
48:33on pense
48:34mais je pense que
48:35pour monsieur
48:35c'est la même chose
48:36la diversification géographique
48:38c'est absolument essentiel
48:39donc bien sûr
48:40il faut être présent
48:40sur l'Europe
48:42bien sûr
48:42il faut être présent
48:43sur les Etats-Unis
48:44après on peut pondérer
48:45les zones
48:46plus ou moins
48:47mais en fait
48:47ce sont vraiment
48:48les deux grandes zones
48:49sur lesquelles
48:49il est absolument indispensable
48:51d'être présent
48:51et pour un acteur suisse
48:53comme Bordier
48:54évidemment
48:54le marché suisse
48:55présente aussi
48:56un certain nombre d'intérêts
48:57on a vu
48:58les indices suisses
48:59progresser
48:59dans les mêmes conditions
49:01que les marchés européens
49:01depuis le début de la guerre
49:02c'est pas étonnant
49:03c'est un pays très exportateur
49:04mais ce sont aussi
49:05des valeurs qui sont
49:06très intéressantes
49:07et qui ont toute leur place
49:09dans une allocation
49:09de portefeuille
49:10avec notamment
49:11l'industrie
49:11et la pharma
49:12qui sont deux grands secteurs
49:14sur le front des taux
49:15c'est vrai que
49:16ces craintes inflationnistes
49:17ont fait remonter
49:18les taux courts
49:19et surtout les taux longs
49:20avec même hier
49:21le 10 ans français
49:22qui a retapé
49:23Jacques les 3,6%
49:25le spread
49:25donc l'écart de taux
49:26entre la France
49:27et l'Allemagne
49:27a frôlé les 70 points
49:29parce que
49:30le marché est en train
49:31de regarder un petit peu
49:33quels sont les pays
49:33qui ont des marges
49:34de manœuvre budgétaire
49:35et comme l'a souligné
49:36encore hier
49:36la patronne du FMI
49:37Cristalina Georgieva
49:38attention
49:39parce que si demain
49:40il y a à nouveau
49:41des retours
49:42de pression inflationniste
49:43il vaut mieux avoir
49:44des marges de manœuvre
49:45oui de toute façon
49:46en fait
49:47si on regarde
49:49les flux financiers
49:49depuis à peu près
49:50une quinzaine d'années
49:51pendant une période
49:52nous avions les banques centrales
49:54qui mettaient de l'argent
49:55dans le marché
49:56donc en gros
49:56votre taux long
49:5810 ans
49:5920 ans
49:5930 ans
50:00vous pouvez regarder
50:01sa valeur
50:02on va dire
50:02parce que le prix
50:03on le connait
50:04mais la valeur des choses
50:04on tend à l'oublier un peu
50:06par rapport
50:07au bilan
50:08d'une banque centrale
50:09la banque centrale
50:09peut printer des billets
50:11tant qu'elle veut
50:11donc elle peut
50:13équilibrer son bilan
50:14et son bilan
50:14entre guillemets
50:15est généralement
50:16très solide
50:18donc vous aviez
50:19des taux d'intérêt
50:19qui continuaient de baisser
50:20et vous aviez
50:21l'argent
50:22qui venait des banques centrales
50:22là maintenant
50:23les banques centrales
50:24se sont retirées
50:25et ce sont ce qu'on appelle
50:26des fiscalizing
50:27donc c'est les états
50:28qui sont venus
50:29pour booster l'économie
50:31et mettre de la liquidité
50:32et là en face
50:32de votre 20 ans
50:3430 ans américain
50:34ou français
50:35vous avez le bilan
50:36d'un état
50:38c'est pas pareil
50:40quand on voit
50:40les déficits
50:41qu'il y a partout
50:41et qu'on voit
50:42notamment le coût
50:43des emprunts
50:45passer
50:46il y a un problème
50:47c'est pour ça
50:47que nous
50:48on est totalement prudents
50:49sur la partie longue
50:49des cours
50:50parce que
50:50vous passez
50:51d'un état
50:52et d'un régime
50:53où les banques centrales
50:54étaient en face
50:54de cette valorisation là
50:55et maintenant
50:56vous mettez des bilans
50:56des états
50:57c'est pas du tout
50:58la même chose
51:00on n'est pas à l'abri
51:01d'un retournement
51:02de situation
51:03sur l'inflation
51:04et donc
51:04un changement
51:05de paradigme
51:06sur les taux courts
51:07qui vont potentiellement
51:08lifter les taux longs
51:09mais si je grossiliterai
51:10j'ai envie de vous dire
51:11les banques centrales
51:11sont là
51:12si demain
51:12les taux progressent
51:13trop vite
51:15de banques centrales
51:16pour essayer
51:17de calmer un petit peu
51:18le jeu
51:18alors aux Etats-Unis
51:19ils sont un peu revenus
51:19aussi du QE
51:21on serait plutôt sur
51:23on va dire
51:23un contrôle
51:24de la courbe
51:26des taux
51:27plutôt ce qui est
51:29en filigrane
51:31maintenant après
51:32les politiques monétaires
51:33peuvent agir
51:34directement
51:35sur les taux courts
51:36les taux longs
51:37c'est les taux de marché
51:38et donc en effet
51:39ils peuvent intervenir
51:40pour l'instant
51:40c'est pas le mood
51:41parce qu'on s'est aperçu
51:42que ces politiques
51:43non conventionnelles
51:44peuvent donner des résultats
51:46dans l'économie réelle
51:48un peu perturbants
51:50en termes d'actifs
51:51qui sont survalorisés
51:52en termes de population
51:54qui gagne de l'argent
51:55et l'autre partie
51:56de la population
51:56qui ne gagne rien
51:57donc ces distorsions sociales
51:58et à fois économiques
52:00font que c'est des outils
52:02qui ont été utilisés
52:03un peu comme
52:05les professeurs
52:06Frankenstein
52:07et parfois le monstre
52:09arrive à manger
52:10son créateur
52:11donc pour l'instant
52:12on n'en est pas là
52:12mais on voit
52:13quelques cracks
52:14dans quelques produits
52:15et quelques types
52:16de secteurs
52:18du marché
52:19du crédit
52:20il ne faudrait pas
52:21qu'on ait
52:21une inversion
52:22de la tendance
52:23donc les taux
52:23et sur l'OAT
52:25j'ai un mystère
52:26si quelqu'un a la réponse
52:26à 3,63
52:28il y a quelqu'un
52:29qui intervient
52:29je ne sais pas qui
52:31sur le 10 ans français
52:31à 10 ans français
52:32vous regardez techniquement
52:34c'est assez magique
52:35ça touche ce niveau-là
52:36abracadabra
52:37hop ça revient
52:37des assureurs peut-être
52:39qui sur du temps long
52:40trouvent des opportunités
52:41face à cette remontée
52:42je ne sais pas
52:42mais je trouve que
52:43la redondance
52:44des événements
52:45me paraît assez intéressante
52:47en tout cas
52:47un point fait pas une tendance
52:49Patrick Guérin
52:49mais force est de constater
52:50que depuis 10 jours
52:51les taux longs et les taux courts
52:52remontent
52:52est-ce que vous
52:53vous constatez
52:54que ça ouvre des opportunités
52:55notamment sur la partie crédit
52:58j'ai pas envie trop
53:00de dire que ça fait
53:00des opportunités
53:01parce qu'on voit
53:02ces mouvements
53:03oscillations
53:04qui sont assez fortes
53:05quand on voit le 10 ans US
53:07qui prend 20 bips
53:08en 10 jours
53:10idem sur les marchés européens
53:11donc je crois
53:12qu'il y a autant
53:13de coups à prendre
53:14que d'opportunités
53:15à saisir
53:15donc dans ces cas-là
53:16il est prudent
53:17de rester attentiste
53:19et de ne pas prendre
53:20de position trop rapide
53:21qui s'avérait rapidement
53:24malencontreuse
53:25vous voyez
53:25ça sera bien sûr
53:27à suivre
53:28peut-être juste un mot
53:29sur le crédit privé
53:30parce que vous avez commencé
53:30à en parler
53:31Jacques Lemoisson
53:32BlackRock a perdu 7%
53:34vendredi
53:35il y a une semaine
53:35c'était Blackstone également
53:36il y a un mois
53:37c'était Blue Oil
53:38alors forcément
53:39on est sur des actifs
53:40qui ne sont pas liquides
53:40donc forcément
53:41quand certains clients
53:42souhaitent reprendre leur mise
53:43ils ne peuvent pas le faire
53:44comme ils le souhaitent
53:45ça c'était un petit peu
53:46écrit dans la notice
53:47en dehors de ça
53:48est-ce qu'aujourd'hui
53:49il faut s'inquiéter
53:50sur cette partie
53:51du non-coté ?
53:52pas encore
53:53mais il n'y a pas
53:55de fumée sans feu
53:56donc pour l'instant
53:57il faut surveiller la fumée
53:59et en effet
54:00le crédit privé
54:01n'est pas un problème
54:02en tant que soi
54:02c'est de vendre des produits
54:03qui garantissent une liquidité
54:06alors que le sous-jacent
54:06n'est pas liquide
54:07c'est ça le problème
54:08maintenant après
54:09en effet
54:10si les taux continuent
54:10de remonter
54:12et que la consommation
54:14commence un peu
54:15à caler aux Etats-Unis
54:16on a vu
54:16les chiffres économiques
54:17montrent un certain plateau
54:19on peut avoir
54:20des problèmes sur le crédit
54:21pour l'instant
54:21les spreads
54:23et les banques
54:24ne montrent pas
54:25de signes d'inquiétude
54:26sur ce sujet
54:26et en tout cas
54:27il faudra bien sûr
54:27suivre ce sujet
54:28du crédit privé
54:29comme le sujet
54:29de l'intelligence artificielle
54:30avec Oracle
54:31qui va publier ses résultats
54:32ce soir
54:33merci à tous les deux
54:34de nous avoir accompagnés
54:34ce matin
54:35Jacques Lemoisson
54:36fondateur de
54:36Ye Capital Management
54:37et Patrick Guérin
54:38qui est co-directeur
54:38de la gestion
54:39chez Bordier et compagnie
54:40France
54:41le CAC 40 progresse
54:42donc de 1,9%
54:43après avoir clôturé
54:45sur une baisse
54:45de 0,9% hier
54:47les 8000 points
54:48qui sont déjà de retour
54:498063 points
54:50quand l'Eurostock 50
54:52prend 2,6%
54:53dans 3 minutes
54:54il sera 10h
54:55vous allez bien sûr
54:55retrouver Raphaël Legendre
54:57et les experts
54:58oui absolument
54:59bonjour Etienne
55:00on va revenir
55:00sur les mouvements
55:01erratiques
55:02du cours du BRAN
55:03du WTI
55:04on va essayer
55:05de comprendre
55:05pourquoi ça bouge
55:06si fort
55:07et puis finalement
55:07si la crise pétrolière
55:08n'est pas déjà finie
55:10et les réponses
55:11que pourrait quand même
55:12apporter le gouvernement
55:13face à la grogne
55:14dans les stations
55:15ça râle toujours
55:16on va revenir aussi
55:18sur ces chiffres
55:19spectaculaires
55:20des exportations chinoises
55:21sur les deux premiers mois
55:22de l'année
55:22qui ont encore
55:23rebondi
55:24de plus de 20%
55:25alors qui arrêtera
55:26le rouleau
55:27compresseur chinois
55:28ce sera le deuxième
55:29thème des experts
55:30et puis face à ce monde
55:32qui va trop vite
55:33on va prendre un peu
55:34de recul
55:34en fin d'émission
55:35pour revenir
55:35sur les 250 ans
55:37de quoi
55:37de la publication
55:39de la richesse
55:40des nations
55:40par Adam Smith
55:41les préceptes
55:42d'Adam Smith
55:43sont-ils toujours
55:45de rigueur
55:47aujourd'hui
55:48ou en tout cas
55:48de bonnes leçons
55:49voilà pour le dernier thème
55:50voilà le programme
55:51des experts
55:5210h 11h
55:53et puis ensuite
55:53vous retrouvez
55:53Antoine Larigauderie
55:54pour tout pour investir
55:55à 11h
55:56l'ouverture de Wall Street
55:57avec un petit décalage
55:59puisque Wall Street
55:59ouvre à 14h30
56:00depuis hier
56:01à la suite du changement d'heure
56:02aux Etats-Unis
56:03séance à suivre
56:04bien sûr
56:05dans BFM Bourse
56:06avec Guillaume Sommerer
56:07très bonne journée
56:08Good Morning Market
56:10sur BFM Business
56:11Sous-titrage Société Radio-Canada
56:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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